Eglise_de_goven

L'Eglise Saint Martin de Goven

Canton de Guichen, Ile et Vilaine

l'église Saint-Martin-Saint-Goulven (1849-1854), oeuvre de l'architecte Jacques Mellet. Dédiée à saint Martin de Tours et à saint Roch, l'ancienne église de Goven appartenait en partie au XIVème siècle. Le clocher en fut détruit, le 2 février 1701, par une violente tempête ; on prétend qu'il avait 75 pieds au-dessus des cloches. On voyait en cette église les autels de Saint-Yves et de Saint-Nicolas, et une fenêtre rayonnante contenant quelques fragments d'un vitrail en grisaille ; cette peinture représentait le Christ entouré des attributs des quatre évangélistes ; sur une banderolle on lisait encore le nom de Matheus. La rareté des verrières du XIVème siècle rendait celle-ci doublement précieuse (Bulletin archéologique de l'Association bretonne, II, 200). En 1695, Marie Colbert, duchesse de Mortemart, prétendait, à cause de sa châtellenie de Bréal, aux droits de supériorité et de fondation dans l'église de Goven, ayant dans ce temple, outre son enfeu seigneurial, « ceinture et lizière au dedans et dehors, chargées d'écussons aux armes de ladite seigneurie de Bréal, lesquelles sont en plusieurs autres endroits tant en bosse qu'autrement » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). Toutefois, au siècle dernier, le seigneur de Blossac réclamait pour lui-même les prééminences de l'église de Goven et en était de fait considéré comme le vrai seigneur. Il avait, aussi bien que les seigneurs de la Tourneraye et de la Cucuère, son enfeu et son banc armorié dans cette église. La confrérie du Saint-Sacrement était érigée dans l'église de Goven au XVIIIème siècle ; plusieurs fondations s'y trouvaient alors aussi, entre autres celle de la messe de matin chaque dimanche et fête. La nouvelle église, dédiée à saint Martin et à saint Golven, évêque de Léon, fut commencée en 1849 et la première pierre en fut bénite le 4 juin ; elle fut bâtie sur l'emplacement de l'ancienne, par M. l'architecte Mellet, dans le style ogival. Le plan est une simple croix avec un choeur à pans coupés. Auprès de cette église s'élève encore une ancienne croix de cimetière, sculptée en granit ; elle porte d'un côté les armes des sires de Blossac : de vair à une fasce de gueules, et de l'autre, l'écusson suivant : écartelé au 1er d'azur à trois fleurs de lys d'argent, qui est de Québriac ; au 2ème de gueules à six macles d'or posées 2, 2, 2, qui est de Montauban ; au 3ème de vair à la fasce de gueules, qui est de Blossac, et au 4ème d'argent au lion coupé de gueules et de sinople, qui est d'Espinay. Ce blason nous apprend que la croix en question fut élevée par Renée d'Espinay, dame de Blossac, vivant en 1513, fille de Richard d'Espinay et de Béatrice de Montauban, et veuve à cette époque de Thomas de Québriac (Pouillé de Rennes). Au seigneur de Bréal appartenait le droit de supériorité et de fondation dans les églises de Bréal-sous-Montfort et de Goven.