19 septembre 2008

Le Serviteur de Dieu Bartholomé de Las Casas

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Le Serviteur de Dieu Bartholomé de Las Casas

1484-1566

Prière pour la Canonisation de Bartholomée de Las Casas

Dieu, Créateur et Sauveur, Tu es le Père de toute l’humanité. En Ta sagesse Tu as voulu que tous les hommes soient égaux devant Ton amour et que chacun puisse répondre en toute liberté à Ton appel. Tu as envoyé Ton Fils bien-aimé, le prince de la paix, pour nous sauver en accomplissant toute justice. Tu conduis Ton peuple par Ton Esprit Saint pour que l’évangile de la vie soit annoncé jusqu’aux limites du monde. À l’enseignement de Bartolomé de Las Casas, apprends à Ton Église à évangéliser le monde uniquement par la douceur. À son exemple, donne à tous ceux qui se réclament du Christ, le courage prophétique de refuser la tentation de la violence et de la domination. À sa prière et à son intercession, fais de tous les baptisés des envoyés vivant de l’Évangile qu’ils annoncent sur les chemins de la justice et de la paix. Nous Te le demandons par Jésus Christ notre Seigneur et notre frère qui vit avec Toi dans le feu de l’Esprit Saint pour les siècles des siècles.

Notice sur Bartholomé de Las Casas,

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Le Rosaire avec la Bienheureuse Agnès de Langeac

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Bienheureuse Agnès de Jésus de Langeac

Prieure du Monastère des Dominicaines de Langeac

1602-1634

Fête le 19 octobre


Agnès Galand est née au Puy-en-Velay, le 18 novembre 1602, dans une famille de modestes artisans, pauvre de biens matériels mais riche d'une foi profonde et d'une pratique religieuse exemplaire. Agnès fut donc élevée dans une piété simple, sans affectation, qui impliquait un véritable engagement du coeur et de la volonté. Dès sa plus tendre enfance, elle aimait à passer de longs moments dans les églises du Puy, pour y adorer le Très Saint Sacrement ou pour se recueillir auprès des images de la Vierge Marie, et très spécialement dans la fameuse cathédrale où l'on vénère la statue miraculeuse de la Vierge Noire. Habituée à se confesser très régulièrement dès l'âge de cinq ans, elle fut - fait tout à fait exceptionnel pour l'époque - admise à la Sainte Communion, qu'elle put dès lors recevoir une ou deux fois par quinzaine, à huit ans!

Profondément attirée par la retraite et la contemplation, elle a alors le désir de se consacrer totalement à Dieu dans la vie religieuse et prononce le voeu de virginité. A partir de ce moment, sa vie intérieure s'intensifie et elle reçoit des grâces mystiques signalées, accompagnées de vexations diaboliques, de persécutions diverses, d'incompréhensions douloureuses et de calomnies… Mais elle a aussi la grâce de voir son Ange gardien et de vivre dans sa compagnie familière. Reçue dans le Tiers-Ordre de Saint Dominique à l'âge de 19 ans, il lui faudra encore attendre deux années - remplies de difficultés et d'obstacles - avant de pouvoir réaliser son désir d'entrer au couvent. Enfin, le 4 octobre 1623, elle fut reçue comme novice converse, sous le nom de Soeur Agnès de Jésus, dans le monastère placé sous le vocable de Sainte Catherine de Sienne qui venait d'être fondé dans la ville de Langeac, à une dizaine de lieues du Puy, mais dépendant à cette époque de l'évêché de Saint-Flour. Les grâces mystiques s'intensifièrent encore : si les saints et les anges lui apparaissaient familièrement pour l'encourager et éclairer sa conduite, le démon multipliait aussi les attaques - jusqu'aux coups physiques - pour l'empêcher d'accomplir son office…

A l'approche de sa profession solennelle (les voeux temporaires n'existaient pas en ce temps là et on faisait la profession perpétuelle à l'issue du noviciat), le diable déploya même des industries incroyables pour semer le trouble dans l'esprit de ses supérieures et la faire renvoyer. Cependant le Ciel intervint lui aussi de manière si sensible qu'en définitive Soeur Agnès de Jésus, novice converse, fut non seulement admise à la profession solennelle mais le fut en tant que religieuse de choeur. Le 28 septembre 1624, elle échangea donc le scapulaire noir des converses contre le blanc des choristes; elle dut accomplir quelques mois supplémentaires de noviciat pour recevoir la formation des religieuses de choeur, et fit profession solennelle en la fête de la Purification de Notre-Dame, 2 février 1625. D'abord chargée de la porte et de la distribution des aumônes, elle fut ensuite promue maîtresse des novices et finalement élue prieure à la fin de l'année 1626, à l'âge de 24 ans! Son gouvernement fut plein de sagesse et très profitable à la communauté, on s'en doute bien. Mais le renom de sa vertu et des grâces particulières qui lui étaient départies ne manquèrent pas non plus d'exciter l'incrédulité, l'incompréhension, la suspicion, voire la jalousie ou même la haine: cela aussi est malheureusement inévitable, car même dans l'univers des âmes pieuses il en est qui se révèlent soudain incroyablement mesquines et capables de méchanceté! Elle fut même un temps déposée de son priorat et suspectée, avant d'être rétablie dans sa charge. Outre les apparitions des Saints, le commerce familier de son Ange gardien, et les tourments diaboliques devenus habituels, Mère Agnès de Jésus eut la grâce de lire dans les consciences, de prédire certains évènements à venir, de recevoir la communion de manière miraculeuse, de subir la transverbération mystique, de biloquer… etc.

Son intervention fut particulièrement remarquable auprès d'un jeune clerc, qui sans avoir encore été ordonné prêtre avait reçu à dix-huit ans l'abbaye de Pébrac en commende et avait commencé par vivre une vie confortable d'abbé mondain: il se nommait Jean-Jacques Olier. L'abbaye de Pébrac ne se trouve pas très loin de Langeac, mais évidemment Mère Agnès de Jésus n'en connaissait pas l'abbé, qui vivait à Paris. Cependant elle reçut de la Sainte Vierge elle-même la mission de prier pour la conversion de Jean-Jacques Olier, de le soutenir dans sa préparation aux Ordres Sacrés (préparation qu'il fit sous la conduite de Saint Vincent de Paul), de lui obtenir toutes les grâces de sanctification nécessaires à sa mission future - pendant trois années - et elle lui apparut même dans la cellule qu'il occupait dans la maison de Saint-lazare… Quand, après sa retraite à Saint-Lazare, Monsieur Olier vint à Pébrac pour s'occuper de son abbaye et évangéliser les paysans qui en dépendaient, il entendit vanter la vertu de la Prieure des Dominicaines de Langeac et il résolut de lui rendre visite. Après plusieurs demandes restées sans réponse, Monsieur Olier obtint finalement un entretien avec Mère Agnès. Conformément à l'usage, Mère Agnès de Jésus vint au parloir et commença à s'entretenir avec lui en ayant le voile baissé sur le visage… Le jeune abbé - attentif au son de sa voix - osa lui demander de relever son voile, et jeta un cri de surprise: ” Ma Mère, je vous ai vue ailleurs!” “Il est vrai, répondit humblement la moniale, vous m'avez vue deux fois à Paris dans votre retraite à Saint-Lazare où je vous suis apparue parce que j'avais reçu de la Très Sainte Vierge l'ordre de prier pour votre conversion, Dieu vous ayant destiné à jeter les fondements des premiers séminaires du Royaume de France...”

Dès lors, entre ces deux âmes, s'établit une relation privilégiée. Mère Agnès, durant les six mois que Monsieur Olier resta en Auvergne, paracheva son éducation dans les voies spirituelles, le forma pour sa mission, lui prédit les grandes étapes de son avenir et toutes les croix qu'il aurait à porter. Le 12 octobre 1634, Monsieur Olier, rappelé à Paris, vint faire ses adieux à Mère Agnès. Cette dernière sut alors que sa mission terrestre était achevée. Le soir même de ce jour, elle fut saisie par un mal violent et de fortes fièvres qui la mirent rapidement à toute extrémité. Elle expira le jeudi 19 octobre 1634, vers dix heures du matin, et son corps apparut alors à tous ceux qui étaient là, resplendissant d'une beauté surnaturelle, tandis que pendant les cinq jours où il fut exposé à la grille du choeur des moniales, des milliers de témoins - attirés par la nouvelle de son bienheureux trépas et sa réputation de sainteté - purent constater que son corps répandait une chaleur merveilleuse et une odeur céleste.

Au moment même de cette mort, Monsieur Olier qui chevauchait vers Paris fut renversé de son cheval d'une manière inexplicable. Il était porté à s'humilier devant Dieu en pensant que cette chute incompréhensible était peut-être un châtiment pour quelque négligence, quand il vit fondre sur lui un ange d'une impressionnante majesté qui l'enveloppa de ses ailes, en même temps qu'il entendait la voix de son propre ange gardien lui dire: “Honore bien cet ange car c'est un des plus grands qui soit donné à la créature sur terre…” Mais il ne comprit pas le sens de cette vision. Il n'en eut l'explication que quelques jours plus tard, arrivé à Paris, quand il reçut une lettre lui annonçant le décès de Mère Agnès. Pénétré de douleur, il alla devant le Saint-Sacrement pour se recueillir, et là il entendit distinctement la voix de la sainte moniale qui lui disait: “Ne t'afflige donc pas, je t'ai laissé mon ange!“ Ainsi donc, la Bienheureuse Agnès de Langeac, du fait de la mission qui lui fut confiée auprès de Monsieur Olier, a-t-elle une grande part dans la réforme du clergé au XVIIème siècle, par la fondation des séminaires et, pour les siècles suivants, on peut ajouter que nous lui devons une bonne part de la solidité de la formation spirituelle et apostolique que dispensèrent “ces Messieurs de Saint-Sulpice” tant qu'ils furent fidèles à l'esprit de leur vénérable fondateur.

En achevant de vous faire partager le résumé de mes lectures, ce soir, je ne puis que relever les points de comparaison qui existent entre la décadence du clergé de France au début du XVIIème siècle et la situation actuelle et, par suite, appeler de mes voeux la présence en notre temps d'âmes ferventes comme le furent celles de la Bienheureuse Mère Agnès et de Monsieur Olier, pour travailler au relèvement spirituel de ce Royaume et de toute la Sainte Eglise. Lully.


Texte extrait du site http://leblogdumesnil.unblog.fr


Le Rosaire avec la Bienheureuse Agnès de Langeac


Introduction

Agnès, dès son enfance et toute sa vie, s'adonna à la prière, chemin pour aimer Dieu. Née dans la cité mariale du Puy Sainte Marie, elle développa une grande dévotion à la Vierge Marie et y invita son entourage. Son premier confesseur dominicain, le Père Gérard lui recommanda “de faire ses méditations sur les mystères du saint rosaire que lui-même lui apprit.”(Panassière p. 76) Agnès était fidèle à réciter tous les jours le Rosaire. "Quelques affaires qu'elle eût, elle trouvait du temps pour réciter tous les jours le saint rosaire. Elle prenait souvent, pour s'en acquitter, le temps de la nuit, quand les occupations ordinaires de la journée lui en avaient ôté le loisir, aimant mieux priver son corps de repos que son âme de ce céleste repas. (Lantages-Lucot II p. 364)

Mystères Joyeux

Parce qu'Agnès aime Dieu, elle aime aussi tous ses frères et soeurs en humanité. Dès sa jeunesse au Puy, elle a toujours eu le génie inventif pour aider tous ceux qu'elle rencontrait dans ses allées et venues, apaiser leur angoisse matérielle ou spirituelle et les réconforter dans leur dénuement. A tous, elle apporte la joie.


L'Annonciation

Agnès, humble servante de Notre Dame

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 1, 38): « Marie dit alors : "Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole.” Alors l'ange la quitta. »

A la vue du cadavre d'un malfaiteur supplicié, Agnès horrifiée eut cette réflexion: “Voilà la monnaie dont le monde a payé ce pauvre homme, qui a été son esclave!” (...) “Bienheureux sont ceux qui vous servent, ô mon Dieu!” Saisie d'une profonde compassion pour les pécheurs, le lendemain, elle alla à la messe à la Cathédrale. Après l'élévation, elle entendit ces paroles au fond de son coeur : "Rends-toi esclave de la Sainte Vierge, et elle te protégera contre tes ennemis.” Après la messe, devant l'autel de la Vierge, elle lui dit : “Vierge Sainte, puisque vous daignez vouloir que je sois à vous, dès ce moment je vous consacre tout ce que je suis, et vous promets de vous servir toute ma vie en qualité de votre esclave.” (Lantages-Lucot I p. 18-20) Agnès avait huit ans lorsqu'elle prononça son voeu de saint esclavage à la Vierge Noire de la Cathédrale Notre Dame du Puy. Elle sera fidèle toute sa vie à la Vierge Marie.

Aide-nous, Seigneur, à renoncer au mal et choisir le bien, et à te servir, comme Agnès, très fidèlement toute notre vie.


La Visitation

Agnès, pleine de sollicitude pour les futures mamans

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 1, 39-40.56): « En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Elisabeth. Marie demeura avec Elisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle. »

“... un des attraits de la charité d'Agnès était d'assister les pauvres femmes enceintes dans les grands besoins où elles étaient pendant leurs couches. Quand elle les voyait proche de leur travail, elle allait quérir les sages-femmes. Et lorsqu'elles étaient délivrées, elle emmaillotait leurs enfants, elle faisait leur petit ménage, et elle leur rendait tous les services qu'aurait pu rendre une servante très habile et très affectionnée.” (Lantages-Lucot I p. 155)

Aide-nous, Seigneur à servir les mamans et les familles dans le besoin; aide-nous à avoir, comme Agnès, une charité inventive et efficace.


La Nativité de Jésus

Agnès, protectrice de la vie en ses commencements

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 2, 15-16): « Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : “Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître.” Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. »

Agnès, comme les bergers, a vu l'enfant et le prit même dans ses bras. A Noël 1625, “elle entendit tout le sens de matines et de la messe. Après que la messe fut finie, elle fut dans un ravissement qui lui dura jusqu'à la messe de l'aube. (...) En ce ravissement, elle vit tout ce qui se passa dans le mystère de la nativité de son Epoux. Elle vit ce petit poupon par terre et vit quand la Sainte Vierge l'adora, et saint Joseph aussi. Elle ouït chanter aux anges le Gloria in excelsis. Ce mystère la faisait sortir hors d'elle-même.” (Panassière p. 243.245)

Aide-nous, Seigneur, à être, comme Agnès, des protecteurs efficaces de l'enfance.


La Présentation au Temple

Agnès, ardente fille de Saint Dominique

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 2, 22-23): « Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. »

Le jour de sa profession religieuse, Agnès offre au Seigneur son amour ardent et pur, son désir profond de le servir de toutes ses forces. Dominicaine, elle prie pour les pécheurs, aide les pauvres et, dans sa charge de prieure, elle entraîne ses soeurs vers la sainteté. Par sa mission auprès de Monsieur Olier, elle contribue à l'oeuvre des Séminaires de France. “Ainsi notre Agnès, malgré l'Enfer et le siècle, fit profession en qualité de religieuse de choeur, en l'année 1625, (le deux février), à l'âge de vingt-deux ans et quelques mois.” (Lantages-Lucot I p. 389)

Aide-nous, Seigneur, à nous présenter à toi, disponible comme Agnès, pour communier dans la foi au mystère rédempteur du Christ.


Le Recouvrement de Jésus au Temple

Agnès, persévérante dans l'oraison

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 2, 41-43.46): « Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple. »

Agnès, dans son oraison, cherche son Seigneur avec persévérance et ténacité et arrive à le retrouver au fond de son coeur. “Malgré le puissant attrait d'Agnès pour l'oraison, par une touchante industrie de l'Epoux divin qui se dérobait à elle pour en être plus instamment cherché, parfois elle avait peine à entrer en ce saint exercice. Mais elle n'en demeurait pas là, comme font ceux qui s'y endorment ou prennent le change, se jetant dans mille pensées étrangères. Agnès se levait alors et faisait quelques tours de chambre, comme afin d'éveiller et secouer toutes les puissances de son âme; et puis elle se remettait à genoux, luttant toujours et si fidèlement avec la difficulté qu'elle restait enfin victorieuse.” (Lantages-Lucot I p. 50-51)

Aide-nous, Seigneur, à persévérer dans l'oraison, avec la volonté tenace et l'humilité confiante d'Agnès.


Mystères Lumineux


Enracinée dans une intense vie de prière, Agnès a participé activement à l'annonce de l'Evangile par ses paroles et par ses gestes auprès de tous ceux qu'elle a rencontrés ou dont elle a partagé la vie : sa famille, ses compagnes, ses soeurs moniales.


Le Baptême de Jésus au Jourdain

Agnès, fille de Dieu et fille de l'Eglise

De l'Evangile selon Saint Matthieu (Mt 3, 16-17): « Dès que Jésus fut baptisé, il sortit de l'eau; voici que les cieux s'ouvrirent, et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et des cieux, une voix disait : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé; en lui j'ai mis tout mon amour.” »

A la demande de sa jeune soeur, Agnès lui apprend à prier. “Il faut vous mettre dans l'esprit que Dieu, par l'effet de son pur amour, vous a donné une âme qu'il a lavée dans les eaux du baptême et rendue ainsi parfaitement pure et belle devant ses yeux, désirant infiniment que vous la conservassiez toujours dans cette candeur, comme vous le pouviez bien faire avec le secours de sa sainte grâce.” (Lantages-Lucot I p. 181)

Avec Agnès, nous te rendons grâce, Seigneur, pour notre baptême et nous te prions d'accorder à tous les baptisés de se reconnaître fils bien-aimés du Père.


Les Noces de Cana

Agnès, attentive à la volonté du Père

De l'Evangile selon Saint Jean (Jn 2, 3-5): « Or, on manqua de vin; la mère de Jésus lui dit : “Ils n'ont pas de vin.” Jésus lui répond: “Femme, que me veux-tu? Mon heure n'est pas encore venue.” Sa mère dit aux serviteurs : “Faites tout ce qu'il vous dira.” »

Tout au long de sa vie, Agnès a cherché à faire la volonté de Dieu. Au coeur même de l'épreuve, elle réaffirmait son désir de suivre la volonté de Dieu. Le Samedi saint, sur le soir, son ange vint la trouver et lui dit : “Eh bien! êtes-vous contente?” “Je le suis, répondit-elle, en faisant la volonté de mon Epoux.” (...) “Le coeur et tout le reste sont à lui; qu'il en fasse tout à sa volonté; que s'il a ordonné que je doive demeurer ici jusqu'au jour du Jugement, sa volonté soit faite.” (Panassière p. 112)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, d'aider chacun à comprendre quelle est la volonté de Dieu et à l'accomplir avec force et courage.


L'Annonce du Royaume

Agnès, témoin de l'Evangile et de la miséricorde de Dieu

De l'Evangile selon Saint Marc (Mc 1, 14-15): « Après l'arrestation de Jean Baptiste, Jésus partit pour la Galilée proclamer la Bonne Nouvelle de Dieu; il disait : “Les temps sont accomplis : le règne de Dieu est tout proche. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.” »

Comme Dominique, Agnès était habitée par le souci du salut des âmes. Elle était animée d'un zèle ardent pour le bien spirituel du prochain. “Quand elle était venue en aide à la malheureuse infanticide, elle l'avait assistée spirituellement jusqu'à sa conversion parfaite. (...) Toute démarche concrète de sa part visait à nouer une relation personnelle avec celui qu'elle secourait, frayant ainsi la voie à un échange spirituel qui parfois prenait la forme d'une véritable prédication” (J. Bouflet p. 53)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, de donner à chacun la grâce d'annoncer la Bonne Nouvelle de l'Evangile par toute sa vie et d'accueillir la miséricorde de Dieu, particulièrement dans le sacrement de réconciliation.


La Transfiguration de Jésus

Agnès, témoin de l'absolu de Dieu

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 9, 28-30): « Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il alla sur la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, son visage apparut tout autre, ses vêtements devinrent d'une blancheur éclatante. Et deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Elie, apparus dans la gloire. »

Agnès avait une vie de prière intense centrée sur la contemplation des mystères de la foi. “Il plut à Notre Seigneur de la mener en esprit sur le Thabor, un jour de sa très sainte Transfiguration, et de lui découvrir les merveilles de ce glorieux et amoureux mystère. Elle en entra dans un grand ravissement, en présence des religieuses et du Père Panassière, leur confesseur. On connaissait, par sa posture et par l'air de son visage, que son coeur tressaillait d'amour et de joie.” (Lantages-Lucot II p. 332)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, de nous apprendre à contempler la gloire de Dieu dans le monde et dans nos frères et à partager les grâces reçues.


L'Institution de l'Eucharistie

Agnès, fortifiée par l'Eucharistie

De l'Evangile selon Saint Marc (Mc 14, 22-24): « Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : “Prenez, ceci est mon corps.” Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : “Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude.” »

Agnès eut le privilège de communier dès l'âge de huit ans, puis de recevoir l'Eucharistie régulièrement toutes les semaines. Elle développa une grande dévotion “au très auguste et très saint sacrement de l'autel” et bénéficia de nombreuses grâces. Quand l'heure était venue d'aller à la sainte messe un jour de communion, elle disait d'un coeur plein d'allégresse : “Allons à l'Amour!” (Lantages-Lucot II p. 342)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, de nous accorder de célébrer l'Eucharistie avec foi et d'avoir faim du pain de vie éternelle.


Mystères Douloureux


Dans sa relation personnelle avec le Christ, Agnès a été spécialement attirée par l'Enfance et la Passion de Jésus. Elle a communié intensément aux souffrances du Sauveur.


L'Agonie de Jésus

Agnès, apôtre inlassable par la prière et la pénitence

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 22, 42.44): « “Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe; cependant , que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la tienne.” Dans l'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance; et sa sueur devint comme des gouttes de sang qui tombaient jusqu'à terre. »

“Mon unique désir est de souffrir pour l'amour de mon Tout." (Lantages-Lucot II p. 85). Agnès est attirée par l'Agonie de Jésus. Là est le centre de son oraison. La vision de cette Agonie lui fait comprendre le drame du péché et partager la compassion de Jésus pour les hommes pécheurs. “Sa coutume a toujours été de commencer ses oraisons en la façon que Jésus Christ pria au jardin de Gethsémani. Et d'abord elle se prosternait de son long en terre.” (Lantages-Lucot I p. 51)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, de nous faire connaître ta volonté et de nous donner la grâce pour nous y conformer avec amour, à la suite de ton Fils Bien-aimé.


La Flagellation de Jésus

Agnès, coeur passionné du salut des hommes

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 22, 63-65): « Les hommes qui gardaient Jésus se moquaient de lui et le maltraitaient. Ils lui avaient voilé le visage, et ils l'interrogeaient “Fais le prophète! Qui est-ce qui t'a frappé?” Et ils lançaient contre lui beaucoup d'autres insultes. »

Agnès à J. J. Olier : “Dites hardiment à notre Tout Aimant que je l'aime ou que je meure.” (Lantages-Lucot II p. 137). La compassion d'Agnès pour les pauvres et les malades, son don de clairvoyance et de connaissance à distance s'inscrivent dans sa participation aux dispositions spirituelles de Jésus en sa Passion.

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, de nous aider à être attentifs à nos frères souffrants et efficaces pour leur apporter soulagement et consolation.


Le Couronnement d'épines

Agnès, modèle de douceur et d'humilité

De l'Evangile selon Saint Matthieu (Mt 27, 27-30): « Alors les soldats du gouverneur emmenèrent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent autour de lui toute la garde. Ils lui enlevèrent ses vêtements et le couvrirent d'un manteau rouge. Puis, avec des épines, ils tressèrent une couronne, et la posèrent sur sa tête; ils lui mirent un roseau dans la main droite et, pour se moquer de lui, ils s'agenouillaient en lui disant : “Salut, roi des Juifs!” Et, crachant sur lui, ils prirent le roseau, et ils le frappaient à la tête. »

“O Amour! tout à vous et rien que vous! rien que vous!” (Lantages-Lucot II p. 119) Jésus apparaissait à Agnès couronné d'épines et, dans son ardeur à communier aux douleurs de son Seigneur, Agnès avait elle-même la tête ensanglantée. Dans sa prière pour J. J. Olier, Agnès disait au Christ : “Faites-lui la grâce de n'aimer que vous, de n'être possédé que de votre esprit, et de ne vivre que de votre vie.” (Lantages-Lucot II p. 272) Elle apprenait à J. J. Olier à aimer tendrement et humblement le Seigneur Jésus, son très doux sauveur et ami.

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, pour toutes les victimes de l'intolérance religieuse, du mépris et de toute forme de torture.


Le Portement de croix

Agnès, modèle de force et de générosité dans l'épreuve

De l'Evangile selon Saint Jean (Jn 19, 16-18): « Alors, Pilate leur livra Jésus pour qu'il soit crucifié, et ils se saisirent de lui. Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. »

“Dieu de mon amour, où irais-je sans Toi? J'aimerai toujours, jusqu'au jour où je serai unie à l'Amour même.” Dans son enfance, Agnès a une vision de Jésus portant sa croix, avec ses plaies brillantes. Elle se sent appelée à suivre Jésus et elle se met à méditer habituellement la Passion, dans ses temps d'oraison. Son chemin fut le chemin de la Croix, par la voie du pur amour.

Nous te prions, Seigneur, de nous aider à transformer, comme Agnès, en actes d'amour le support des croix qui viennent attrister notre vie quotidienne; alors reprenant courage, nous pourrons être porteurs d'espérance.


La Crucifixion de Jésus

Agnès, généreusement unie à Jésus Crucifié

De l'Evangile selon Saint Jean (Jn 19, 25-27): « Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie, femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère : “Femme, voici ton fils.” Puis il dit au disciple : “Voici ta mère.” Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. »


“Tu es mort en croix pour moi, pour attirer mon coeur vers Toi.” Agnès a répondu à l'appel à “brûler d'amour pour Jésus crucifié”, comme François d'Assise dont les visites lui furent familières. En participant aux souffrances de la Croix, Agnès a voulu s'unir aux sentiments de Jésus agonisant : humilité, douceur, obéissance, patience, pureté du coeur, passion de l'amour qui veut donner sa vie pour l'amour du Père et le salut de l'humanité.

Avec Agnès, généreusement unie à Jésus Crucifié, nous te prions, Seigneur, de mettre en nos coeurs les sentiments qui furent ceux de Jésus sur la Croix.


Mystères Glorieux


Agnès bénéficiait de la vision des mystères qui souvent lui étaient représentés avec leurs circonstances et la faisaient brûler d'amour.


La Résurrection de Jésus

Agnès, riche de foi, d'espérance et d'amour

De l'Evangile selon Saint Marc (Mc 16, 6): « L'ange dit aux femmes : “N'ayez pas peur! Vous cherchez Jésus de Nazareth, le Crucifié? Il est ressuscité : il n'est pas ici.” »

“Un jour de la résurrection du Fils de Dieu (en 1625) ce Bien-Aimé de son coeur découvrit à Agnès, après la sainte communion, les beautés de ce mystère de gloire et de sainteté. (...) L'année suivante, elle vit aussi ressusciter Notre Seigneur. Il lui paraissait être un beau soleil. Ce jour-là, elle reçut de grandes consolations, elle ressentait de grandes ardeurs du feu qu'elle avait dans son coeur.” (Lantages-Lucot II p. 334-335)

Avec Agnès, riche de foi, d'espérance et d'amour, nous te prions, Seigneur, de faire grandir ces mêmes vertus en nos coeurs.


L'Ascension de Jésus

Agnès, familière des anges et des saints

De l'Evangile selon Saint Marc (Mc 16, 15.19-20): « Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : “Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.” Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient. »

“Agnès eut la grâce, au jour de l'Ascension (en 1625) de voir monter au ciel son divin Epoux et elle en demeura tellement enflammée d'amour qu'il lui semblait toute la journée qu'elle avait un grand brasier dans le coeur.” (Lantages-Lucot II p. 335)

Apprends-nous, Seigneur, à nous mettre, comme Agnès, à l'écoute de ta Parole pour que naisse en nous un désir toujours plus ardent d'être des apôtres zélés de l'Evangile.


La Pentecôte

Agnès, docile au souffle de l'Esprit Saint

Du Livre des Actes des Apôtres (Ac 2, 3-4a): « Les frères virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint. »

“Agnès avait une grande dévotion au Saint Esprit. (...) Dès sa jeunesse cette sainte fille récitait tous les jours l'Office du Saint Esprit (...) et la solennité de la Pentecôte a toujours été pour elle une très amoureuse et très riche fête. (...) Comme elle chantait tierce avec la communauté, le jour de cette grande fête, elle vit la descente du Saint Esprit en forme de langues de feu sur les apôtres, les disciples et les saintes femmes qui étaient dans le Cénacle. (...) Et toute l'Octave elle connut que, pendant qu'on chantait le Veni Creator, au commencement de tierce, le Saint Esprit se communiquait à elle admirablement et lui faisait de très grands dons.” (Lantages-Lucot II p. 335-337)

Obtiens-nous, Seigneur, la grâce de nous laisser saisir et conduire par l'Esprit Saint et d'être, comme Agnès, dociles à toutes ses inspirations.


L'Assomption de Marie

Agnès, apôtre de la paix et de l'unité des familles

De l'Evangile selon Saint Luc (Lc 1, 46-49): « Marie dit alors : “ Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom!” »

Marie a été élevée au ciel. Réjouissons-nous, car elle règne à jamais avec le Christ.“Un jour de l'Assomption de Notre Dame, Agnès fut saisie en oraison d'un grand ravissement pendant lequel elle vit monter au Ciel la Mère de Dieu, accompagnée d'une grande multitude d'anges, qui chantaient des cantiques à leur Reine.” (Lantages-Lucot II p. 380)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, pour que la paix et l'unité s'établissent au sein des nations et dans les familles.


Le Couronnement de Marie

Agnès, toi que Dieu a donnée comme lumière à l'Eglise et au diocèse du Puy

Du Livre de l'Apocalypse de Saint Jean (Ap 12,1): « Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. »

Tous les jours sortant de matines, elle salue Notre-Dame du Puy. Sa chambre, à Langeac, prend vue de ce côté-là. “Elle voyait en même temps une étoile beaucoup plus brillante que les autres au dessus du clocher. Et une fois, entre autres elle vit, en ce même temps la très Sainte Vierge au milieu de l'air, vêtue de bleu, ayant la lune sous ses pieds et sur sa tête une couronne composée de douze étoiles ...” (Lantages-Lucot II p. 368)

Avec Agnès, nous te prions, Seigneur, d'accorder à l'Eglise de notre temps les nombreuses vocations sacerdotales et religieuses dont elle a tant besoin.


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