03 novembre 2008

Le Christ Roi Prince de la Paix et Maître des Nations

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Le Christ Roi, Prince de la Paix et Maître des Nations

Prière dictée par Notre Seigneur, à Soeur Marie Olive du Christ-Roi,

le 7 Juillet 1927, au monastère des bénédictines du Saint Sacrement, 16 rue Tournefort, Paris V


«Ô JESUS, l'Unique Roi de l'univers, nous nous prosternons à vos pieds, pour vous adorer, et pour vous prendre pour notre Roi et notre Guide. Oui SEIGNEUR, à vous toutes les nations sont soumises, Vous êtes Seul le Vrai Roi, Vous êtes Seul la vraie Paix, Vous êtes Seul la vraie lumière, Nous n'adorons que Vous Seul. Vous êtes notre Seul soutien, Vous êtes notre Maître, Ô Grand DIEU du Ciel et de la Terre. Nous croyons très fermement que vous êtes réellement présent, dans la Sainte Eucharistie . Vous êtes là, vivant, aimant. Vous voulez nous nourrir du Pain de Vie. oui, venez et nourrissez vos enfants. Vos regards sont fixés sur les âmes, Vous veillez sur toutes les Nations. Votre Coeur est pour nous un asile de repos, Nous nous consacrons donc à votre Coeur de Roi et de Prince. A Vous Seul, SEIGNEUR, Toute Gloire, Honneur, Amour, soient rendus, Jusqu'à la consommation des siècles et dans toute l'Eternité . Amen . »

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Prière de Jésus à Soeur Marie Olive du Christ-Roi, pour la France


«Ah France, si aimée de mon Coeur, il ne te reste plus qu'à méditer, pour suivre avec amour, Ton Seigneur, qui veut en vérité te couronner. Dépose ta main douce et blanche, dans celle de ton Aimé Sauveur. Il la baise et vers toi se penche, de son regard plein de candeur. Ne sens-tu pas, Ô France tendrement aimée, Mes lèvres brûlantes et desséchées ? Vois mon Amour pour toi prodigué, hâte toi, le bien de Me prouver ! J'ai soif de toi, Ô France, veux-tu Me désaltérer ? France, en vérité, tu as tout égaré, richesse, bonheur, tu es dépouillée. Je peux, Ô France, tout te donner ! Si tu veux vraiment et fidèlement M'aimer, Donne ta confiance à celui qui compte tes pas, ouvre ton coeur à celui qui te tend les bras, ta tête meurtrie par grande douleur, incline la sur la poitrine de ton Seigneur. Sa Parole si douce saura te fortifier, et son coeur blessé sera pansé. Par ton union, Ô France, tu seras glorifiée, ton âme troublée sera apaisée ! que de fois, Ô France, j'ai vu couler de tes larmes, les gouttelettes argentées, en voyant tomber, les héros et l'effondrement de tes âmes ! Ce sont, à cette heure des diamants précieux, mérités par ta belle et pure souffrance. Elles sont toutes comptées, reçois ce doux baiser. Souris à l'innocente présence à tes yeux, contemple l'adolescente qui vient vers toi de par les Cieux. Ô France, il ne faut plus me quitter, sois fidèle à mon Amour, car tu ne peux t'en aller, ni la nuit, ni le jour ! Et si tu voulais ta liberté, France de nouveau tu seras éprouvée. Et en vérité, il te faut un Maître, un soutien, un Seigneur tout Amour, te tenant par la main ! Ô France, ne Me quitte plus désormais, ton chemin, Je veux l'embaumer, et si tu désires, ton visage pâle Je baiserai, près de Moi, toujours tu pourras régner. Tendre France, douce Reine, garde ton âme simple et sereine, comme la colombe, sois le symbole, vers ton Aimé Seigneur, prends ton envol ! Reste dans mon Coeur , l'Arche bénie, là, ne crains rien, tu es à l'abri, ta volière, Ô France n'est point limitée, mon Coeur est plus vaste que l'espace, en vérité. Tu ne seras que prisonnière de mon Amour, celui qui ne cesse de se donner, nuit et jour ! Elève tes yeux vers la beauté suprême, Vers la réalité, le bonheur extrême ! Laisse à la terre, le fruit gâté, cueille sur ton fruitier, le fruit nouveau, celui qui dans l'ombre jusqu'à cette heure cachée, et qui triomphe de son bourreau ! France, Paix à ton âme, Joie à ton coeur, je viens allumer la flamme, et faire jaillir ton bonheur ! »

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Prière préférée de Soeur Olive

«Ô Coeur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, Coeur attristé et martyrisé par tant de crimes et de fautes, Coeur victime de toutes les iniquités, je vous aime de toute mon âme et par dessus toute chose, je vous aime pour ceux qui vous méprisent et vous délaissent, je vous aime pour ceux qui vous outragent et vous empêchent de régner, Je vous aime pour ceux qui vous abandonnent seul, dans la Sainte Eucharistie, Je vous aime pour les âmes ingrates, qui osent profaner votre Sacrement d'Amour par leurs insultes, et leurs sacrilèges. Coeur de Jésus, pardonnez aux pécheurs, ils ne savent pas ce qu'ils font ! Coeur de Jésus, soutenez ceux qui propagent votre Saint nom, Coeur de Jésus soutenez ceux qui souffrent et qui luttent, Coeur de Jésus faîtes que la société s'inspire en tout, de votre Saint Evangile, seule sauvegarde de la justice et de la Paix, Coeur de Jésus que les familles et les Nations proclament Vos droits ! Coeur de Jésus, régnez sur ma patrie ! Coeur de Jésus, que Votre règne arrive par le Coeur Immaculé

De Marie † » Imprimatur en 1930

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Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies de Jésus

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Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies

Oraison et louange à la Plaie de la main droite

Louange et Gloire à Toi, Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ta main droite. Par cette Plaie sacrée, pardonne-moi tous les péchés que j'ai commis contre toi, par pensée, par parole et par action, par négligence à Ton service ou par sensualité, soit en dormant, soit en veillant. Par Ta Passion rends-moi capable de célébrer dignement le souvenir de Ta Mort par amour et de Tes Saintes Plaies; et de Te rendre grâces, avec Ton aide, en mortifiant mon corps. Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie de la Main Gauche

Louange et Gloire à Toi, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la très Sainte Plaie de Ta main gauche. Par cette Plaie sacrée, aie pitié de moi; tout ce qui Te déplaît en moi, daigne le transformer; donne-moi de vaincre Tes ennemis: que, par Ta Force, je puisse les terrasser. Par Ta très douce Mort, délivre-moi de tous les dangers de la vie présente et de la vie future, et rends-moi digne de la Gloire de Ton Royaume. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied droit

Louange et Gloire, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied droit. Par cette Plaie Sacrée, accorde-moi de faire pénitence pour mes péchés. Par Ta très douce Mort , je T'en supplie: garde Ta servante jour et nuit dans Ta Volonté, arrache-moi aux malheurs de l'âme et du corps, reçois mon âme au jour du jugement dans Ta Foi et Ta Miséricorde et conduis-moi aux joies éternelles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied gauche

Louange et gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied gauche. Par cette Plaie Sacrée et avec toute Ton Indulgence, accorde-moi Ton Pardon: que Ta Grâce vienne à mon secours pour me mettre à l'abri du châtiment de Ta Justice. Et par Ta Mort très Sainte, je T'en prie, très Bon Seigneur Jésus-Christ, qu'avant l'heure de ma mort je mérite de recevoir, pour mon Salut éternel, le sacrement Ton Corps et de Ton Sang, après l'aveu loyal et contrit de mes péchés, une parfaite pénitence, en toute pureté de l'âme et du corps, et après avoir reçu l'onction de l'huile sainte. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du Côté

Louange et Gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton Côté. Par cette Plaie Sacrée, par l'immensité de l'Amour que Tu as manifesté, à Longin autrefois, et maintenant encore à nous tous, par Ton Côté ouvert, je T'en prie Très Bon Jésus, Toi qui m'as purifiée par le Baptême de toutes les taches originelles, délivre-moi de tout mal passé, présent et futur, par Ton Sang très Précieux encore offert et versé aujourd'hui sur toute la terre. Par Ta mort très amère, donne-moi la grâce d'une Foi droite, d'une ferme Espérance et d'une Charité parfaite. Que je T'aime de tout mon Cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces; fortifie-moi dans le bien, donne-moi une persévérance virile à Ton service, afin que je puisse Te plaire parfaitement maintenant et toujours. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.


V- Que les cinq Plaies de Dieu

R- Soient un remède à mes blessures.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Délivre-moi de mes péchés.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Donne-nous la Paix


Prions


Dieu Tout-Puissant et Eternel, Tu as racheté le genre humain par les cinq Plaies de Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur; donne à celles qui Te supplient en vénérant chaque jour ces Plaies, d'échapper, par les mérites de Ton Sang Précieux, à la mort subite et à la mort éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Texte extrait du livre "Sainte Claire d'Assise, Documents" aux Editions Franciscaines

Téléchargez la Prière de Sainte Claire aux 5 Plaies (pdf) en cliquant ici

Notre Dame de la Trinité

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Notre Dame de la Trinité

Notre Dame des Trois Ave

Blois, France


Historique de l'Ave Maria


L'Ave Maria n'a trouvé la forme définitive que nous connaissons, que lorsque saint Pie V l'introduit dans le bréviaire, en 1568. Tout commence bien sûr dans l'Évangile. Dès le Ve siècle, on trouve dans des liturgies orientales, la réunion des deux salutations à Marie, de l'Évangile de saint Luc. « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous » (1, 28) et : « Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de vos entrailles est béni » (1, 42). Au VIle siècle un antiphonaire grégorien y ajoute le nom « Maria » , et c'est le pape Urbain IV qui y place en finale le nom « Jésus ». De la liturgie, la salutation passe dans la dévotion privée des monastères, puis du peuple chrétien. On connaît les belles homélies de saint Bernard sur l'Ave Maria. On y ajoute une supplication empruntée aux Litanies des Saints : « Sainte Marie, priez pour nous, pécheurs ». L'usage s'en répand en particulier avec le franciscain saint Bernardin de Sienne au XVème siècle. C'est sans doute, spontanément, sans qu'on puisse préciser une date, que l'on prend l'habitude de la répétition litanique des Ave. Au Xlème siècle, saint Bruno demande qu'on les récite avant Matines. Puis ce sont tous les fidèles qui sont invités à prier Marie pour le succès de la croisade en 1095 sous Urbain Il. Au début du Xlllème siècle, saint François d'Assise contemple Marie dans la lumière trinitaire. « Fille et Servante du Roi très-Haut, le Père sdu Ciel, Mère de Notre Très Saint Seigneur Jésus-Christ, Epouse du Saint Esprit ».

Les premiers franciscains, frères itinérants à travers toute l'Europe, répandirent et popularisèrent les trois Ave Maria. Saint Bonaventure, ministre général de l'Ordre, fit une ordonnance en 1262, donc à peine plus de 35 ans après la mort du Saint d'Assise, invitant les frères à « exhorter le peuple à saluer la glorieuse Vierge Marie, Mère de Jésus, par trois Ave Maria au son de la cloche qui se fait entendre après Complies, parce que, d'après la tradition, c'est l'heure où elle fut saluée par l'ange. » (Pensons à la cloche offerte par Louis XI à Béhuard, au XVème siècle, et appelée cloche de l'Ave Maria). La coutume de l'Angélus est sans doute venue par là. Marial et franciscain sont donc légitimement mêlés. Sainte Colette de Corbie, réformatrice des Clarisses au XVème siècle et saint Léonard de Port-Maurice au XVlllème, entre autres, furent de grands fervents des trois Ave Maria. Mais dès la fin du Xlllème cette pratique avait, en quelque sorte, été déjà approuvée par le ciel lors des apparitions de Marie à la cistercienne sainte Mechtilde, lui révélant la dimension trinitaire de cette louange. C'est à partir du contenu de cette révélation, qu'au début de notre siècle le Père Jean-Baptiste composa la neuvaine appelée à une si grande diffusion. On peut citer quelques extraits : « Récite chaque jour trois Ave Maria. Par le premier tu t'adresseras à Dieu le Père, qui, dans sa souveraine Puissance a exalté mon âme... et tu lui demanderas que je sois présente à l'heure de ta mort. « Par le second tu t'adresseras au Fils de Dieu, qui, dans son insondable Sagesse, m'a douée d'une plénitude de science et d'intelligence... et tu lui demanderas que je remplisse ton âme, à l'heure de ta mort, des lumières de la foi et de la science.. « Par le troisième tu t'adresseras au Saint-Esprit qui m'a inondée de son Amour et tu lui de¬manderas que je sois présente à l'heure de ta mort... pour répandre en ton âme la suavité du divin Amour... » Vous pouvez découvrir d’autres saints qui se sont illustrés dans la récitation des Trois Ave Maria en visitant les petits vitraux dans les chapelles latérales de la basilique Notre Dame de la Trinité à Blois.

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La Prière de l’Ave Maria


« Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jesus. Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus nunc et in hora Mortis nostrae. Amen. »

Ancienne traduction française

« Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »

« Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton enfant, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvre pécheurs, maintenant et à l’heure de la mort. Amen.

Traduction moderne

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L'histoire de l'Œuvre Notre Dame de la Trinité

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1890: Le Père Jean-Baptiste de Chémery, capucin du couvent de Blois, se fait l’ardent apôtre de la dévotion populaire aux « 3 AVE MARIA » par sa prédication, puis par des tracts rédigés en de multiples langues qui connaissent une diffusion foudroyante.

1902: N° 1 de la Revue « Le propagateur des 3 Ave Maria » Début de la prière appelée : « Neuvaine à Notre Dame des Trois Ave ». En raison des difficultés que connaissent à l’époque les religieux (expulsions, spoliations, expropriations), l’œuvre trouve refuge dans une petite maison près de la Cathédrale St-Louis. Un oratoire y est érigé qui devient le « Centre National » de la confrérie. L’œuvre recevra le soutien des Papes successifs.

1918: Le Père Clovis succède au Père Jean-Baptiste, décédé cette année-là.

1921: Le 30 juillet Benoit XV approuve « l’archiconfrérie des 3 Ave Maria » Le Père Clovis lance le projet d’une église qui en soit le digne centre international. Il ouvre une souscription. Il sera l’artisan obstiné de la construction de l’édifice. En même temps, sous son impulsion, la réflexion théologique s’approfondit. On parle de plus en plus de « Notre Dame de la Trinité ». En 1934 Pie XI utilisera ce vocable.

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1932: Le 16 octobre, pose de la première pierre de l’église.A la suite de nombreuse difficultés, le chantier est interrompu pendant plusieurs années. Les travaux reprennent en 1936 sous l’impulsion de l’architecte Paul Rouvière qui en a complètement modifié les plans.

1939: Le gros œuvre de l’édifice est terminé quand éclate la guerre. L’Architecte Paul Rouvière y est tué en 1939. l’ornementation intérieure est largement avancée mais les travaux  arrêtés. 

1945: Le Père Grégoire succède au Père Clovis décédé au mois d’Août. Les travaux reprennent : Louis Barillet et Jean Le Chevallier poursuivent la pose des vitraux. Lambert-Rucki termine ses bas-reliefs polychromes : chemin de croix et scènes évangéliques. Puyforcat habille le sanctuaire de son orfèvrerie. Louis et Jean Barillet mettent en place la mosaïque de la voûte. L’Architecte Yves Froidevaux, prenant la suite de Paul Rouvière, conçoit et aménage la crypte. La revue connaît à ce moment-là une grande diffusion. Le Propagateur des 3 AVE MAIA » devient « Notre Dame de la Trinité » revue mariale et franciscaine (1946)

1949: Le 16 juillet, l’église est ouverte au culte. Consécration solennelle de l’édifice, du maître-autel, de l’autel du St-Sacrement et de celui de la crypte. Le gros bourdon (5.300 Kgs) et les 48 cloches du carillon (Maison Paccard, d’Annecy) en place depuis longtemps dans le campanile l’annoncent à tous les horizons. Durant trois jours on fête l’événement par des célébrations, des conférences, des jeux scéniques. Le service du Pèlerinage est confié à la communauté des capucins de Blois.

1952: Monseigneur Roncalli, Nonce du Pape à Paris et futur Jean XXIII préside les fêtes du cinquantenaitre de l’œuvre.

1956: Le Pape Pie XII érige l’église Notre-Dame de la Trinité de Blois en Basilique.

1959: Inauguration du Foyer Notre-Dame pour accueillir et héberger les Pèlerins.

Novembre 1992: la Revue Notre Dame de la Trinité sort son N° 1000.

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Le Père Jean-Baptiste de Chémery (1861-1918 )

Apôtre des Trois Ave Maria, ce capucin de Blois consacra sa vie à étendre le Royaume de Dieu par son amour envers la Vierge Marie. Originaire de Chémery dans le Loir-et-Cher, c'est dans une terre fertile qu'il naît le 8 avril 1861 ; son père, Auguste Jousse, tient un commerce de grains, tout en cultivant des vignes. On compte, parmi ses oncles et tantes directs, un prêtre et cinq religieuses. Quand l'enfant a 7 ans, sa mère le sauve de la tuberculose en invoquant pour lui Marie et Joseph. Une fois guéri, il apprend avec son oncle prêtre les rudiments du latin, puis entre au petit séminaire de Tours, où il fait de brillantes études. À 17 ans, au cours d'un pèlerinage à Lourdes, il reçoit le désir de la vie religieuse. 


A la suite de saint Jean-Baptiste

Au noviciat capucin du Mans, il choisit le nom de Jean-Baptiste et prend l'habit le 4 octobre, fête de la saint François. À la suite des expulsions de 1880, le jeune profès rejoint le couvent de Budel la Hollande pour y continuer ses études. Là, il lutte contre son amour-propre qu'il appelle « un monstre ».Après sa profession solennelle le 4 octobre 1885, il est ordonné prêtre le 19 juin 1886. Un an plus tard, il commence à prêcher « pour l'utilité et l'édification du peuple » et trouve, en son saint patron, un exemple. Missionnaire à Calais, en 9 ans il prêchera 112 missions ou retraites. Il adopte bientôt pour devise la parole de saint Bernard « À Jésus par Marie » ; il propose aux fidèles de porter le scapulaire, de dire le rosa ire. Il assure que « ce qui convertit, c'est moins la parole que la sainteté de la vie » et s'efforce pour cela de mener une vie évangélique. 

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Blois

Les capucins reviennent à Blois en 1895 ; le Père Jean-Baptiste sera bientôt un des leurs. Les saints sont ses guides dans son travail d'évangélisation Antoine de Padoue, Léonard de Port-Maurice qui recommande de réciter les trois Ave, matin et soir, Mechtilde, qui récite elle aussi cette prière. À leur école, il découvre que les trois Ave amènent les fidèles à prier chaque jour. En 1901, il commence la « relation de tous les faits qui concernent » cette pratique. Afin d'aider les fidèles, il diffuse de petites feuilles intitulées : « Tout à Jésus par Marie et Joseph ». Le Pape Léon XIII soutient la récitation de cette prière, ce qui la rend très populaire. Au cours du premier congrès marial qui se réunit à Lyon en septembre 1900, le Père Jean-Baptiste fait connaître à un large public cette pratique.


« Le Propagateur »


En 1901, il commence à rédiger une chronique dans le Bulletin fondé par l'Association réparatrice envers la Sainte Trinité. En 1902, celle-ci est remplacée par « Le Propagateur des Trois Ave Maria ». L'auteur évoque les liens entre les apparitions de la Vierge à Lourdes, Pontmain et Pellevoisin et la pratique de Blois. Une neuvaine est bientôt proposée. Peu à peu, le Père Jean-Baptiste se consacre à la revue, où l'on trouve des articles de théologie mariale, des cantiques à Marie, des témoignages de reconnaissance pour les grâces reçues. Il doit parfois défendre l'oeuvre avec les armes de sa plume, en vaillant chevalier de la Vierge Marie. En effet, en cette période troublée, l'Église vit de nombreuses persécutions ; les capucins de Blois, pour leur part, sont expulsés de leur couvent, le 19 mars 1904, et accueillis chez des laïcs de la ville.

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Dans toutes les langues, pour tous les âges


L'oeuvre naît bientôt au Brésil, au Mexique, en Espagne, au Canada. Le feuillet Le ciel ouvert de Lyon est traduite en flamand, italien, allemand, anglais. À la veille de la guerre, 8 millions d'exemplaires sont parus. Images, médailles, statues se multiplient. Les évêques de Blois encouragent l'oeuvre naissante. Le Père Jean-Baptiste marque une prédilection envers les enfants et fonde pour eux en 1905 le « Petit Propagateur des Trois Ave Maria », qui vise à l'éducation religieuse des 7 à 14 ans. Il insiste pour que les parents leur apprennent à prier. Il fait envoyer au pape saint Pie X un recueil de milliers de signatures d'enfants, en reconnaissance pour leur admission précoce à la première communion.Au milieu des persécutions religieuses de ce début de siècle où se multiplient les fermetures d'écoles religieuses et les expulsions de religieux, il confie la France à Marie Reine et encourage chacun à prier le chemin de Croix. Il publie dans Le Propagateur le nombre de chemins de croix que les lecteurs se sont engagés à accomplir pendant l'année 1904 : presque un million. Pendant la guerre, il entretient l'espoir des lecteurs. Dès ce moment, dans un petit oratoire dédié à Notre-Dame des Trois Ave Maria, brûle en permanence une lampe aux intentions recommandées. Une confrérie est fondée ; son but est de « remercier les trois Personnes divines des grands privilèges de Puissance, Sagesse et Miséricorde dont fut gratifiée la Vierge Immaculée ». Vers la fin de sa vie,le Père de Chémery ne cesse de s'offrir à la volonté de Dieu. II rend son âme le samedi 27 juillet 1918, au prieuré de Saint Louans, près de Chinon.


Depuis, à l'ombre de la Basilique, un petit couvent abrite la Fraternité des Capucins de Blois


Menant la vie fraternelle {Selon la règle de St. François d'Assisse) sept ou huit frères se relayent au service de Notre Dame pour accueillir les pèlerins, maintenir la récitation des heures, assurer les messes de chaque jour. Bien insèrés dans le diocèse et la paroisse de Blois - Centre.. En semaine , ils assurent trois heures de permanence chaque jour pour le sacrement de réconciliation et un entretien spirituel. Selon leurs charismes et leurs dons personnels, ils répondent à certains engagements. Les frères accompagnent certains groupes, tels que La Fraternité séculière de St François, ouverte à tous ceux, jeunes, anciens, célibataires et couples, qui veulent vivre dans l'esprit de St François; le groupe de prière de Padre Pio avec sa réunion mensuelle et divers autres groupes (adoration et dévotions mariales). Toute la journée, la crypte reste ouverte à ceux qui veulent s'y recueillir dans le silence ou partager l'office des Laudes et des Vêpres. Chaque soir, nous récitons la Neuvaine mariale aux intentions de tous les membres la grande famille de Notre Dame de La Trinité.


Qui sont les Capucins? 


Des Fils de Saint François d'Assisse. Dès 1516 ; parmi les nombreux disciples de François, certains se concertèrent pour vivre plus à la manière de François retrouvant son immense amour de Jésus et son amour de la création. Aujourd'hui, avec les Frères Conventuels, les Frères Franciscains de l'union Léonienne, les Frères Capucins forment le 1er Ordre de Saint François, le 2nd Ordre groupant nos Seours Clariesse et toutes les Sœurs Franciscaines et le 3ième tous les Frères et Sœurs de nos fraternités séculières.


Puis-je devenir capucin? 


Oui bien sûr et c'est tout simple. Prends contact avec un frère ou exprime ton désir au frère qui s'occupe des jeunes:


Couvent des Capucins 

5, rue Mgr Hoch/BP 12 

F-67035 Strasbourg cedex 2 (France)


Tél: 08 88 30 81 50 

Fax: 03 88 30 81 79 

Site Web: www.capucins.org



La revue Notre Dame de la Trinité


La revue Notre Dame de la Trinité
paraissant chaque mois est un moyen d’approfondir la Foi, une aide pour progresser dans la prière et porter un regard chrétien sur les questions du monde et celles que chacun se pose. Etre abonné à la revue ‘’Notre Dame de la Trinité’’ c’est rejoindre une grande famille spirituelle groupée autour de Marie, et faire partie de la communauté des amis de Notre Dame de la Trinité.


Renseignements sur le site internet du Sanctuaire Notre Dame de la Trinité (voir plus bas)

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Neuvaine à Notre Dame de la Trinité

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Notre Dame de la Trinité, fille et Servante du Père des Cieux,

nous te proclamons bienheureuse! Le Seigneur t'a choisie dès avant la création du monde pour accomplir son œuvre d'amour. Eve nouvelle, par ton obéissance, l'humanité retrouve la beauté qu'elle avait perdue par le péché. Accompagne notre marche dans la foi. Enseigne-nous l'abandon simple et joyeux à la volonté du Père. Vierge attentive à la Parole du Seigneur, aide-nous dans nos efforts contre le mal qui nous éloigne de Dieu. A l'heure de l'épreuve, du doute et de la tentation, sois avec nous. Apaise nos soucis, guéris nos blessures, remplis-nous de patience, soutiens notre espérance. Donne-nous un cœur attentif, qui accueille avec tendresse et compassion nos frères souffrants et brisés. Mère de Miséricorde apprends-nous à aimer, et nous découvrirons la joie du pardon.


O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père. 

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

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Notre Dame de la Trinité, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ,

tu es bénie entre toutes les femmes!Tu as été comblée de grâce par Dieu, pour être la Mère de son Fils Bien-Aimé. En ton sein virginal, le Verbe de Dieu s'est fait homme afin de sauver l'homme. Au pied de la croix tu as reçu le testament de Jésus ton Fils et tu es devenue notre Mère. Toi que le Rédempteur associe pleinement à son mystère de Pâques nous avons recours à ta protection. Montre-toi notre Mère et donne-nous le Christ, source de Vie et d'Amour. Aide-nous à demeurer fidèles à notre baptême en faisant tout ce que ton Fils nous enseigne dans l'Evangile. Mère des croyants, puissions-nous à ton exemple, rayonner la Paix et la Joie du Ressuscité. Fais que les hommes découvrent le Christ, Lumière des nations.

O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père.

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

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Notre Dame de la Trinité, Epouse Virginale,

à la plénitude des temps l'Esprit-Saint t'a couverte de son ombre pour que tu sois l'arche de l'Alliance Nouvelle. Le Seigneur fait en toi des merveilles et par toi sont bénies toutes les familles de la terre. Dans l'Eglise naissante, avec les apôtres, tu as imploré le Don de l'Esprit -Saint. Regarde avec bonté l'Eglise dont tu es la Mère et la parfaite image. Qu'elle soit, comme toi, disponible aux appels de l'Esprit, fidèle aux exigences du Royaume de Dieu et de sa justice. Soutiens sa mission au service de l'Evangile, et que les ouvriers ne manquent jamais à la moisson du Seigneur. Appelle l'Esprit sur l'Eglise, afin que la communion fraternelle l'emporte sur les germes de division. Mère du Rédempteur, nous remettons entre tes mains nos intentions les plus chères, présente-les au Seigneur et obtiens-nous la grâce de les voir exaucées. Étoile de notre vie, guide nos pas jusqu'à la cité du Ciel, où les saints, déjà rassemblés, chantent avec toi la gloire de l'éternelle Trinité. 


O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père.

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

Notre-Dame de Dusenbach

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Notre-Dame de Dusenbach

Le Pèlerinage le plus pittoresque d’Alsace

Diocèse d'Épinal


Un vallon de paix qui appelle à la prière

Le touriste qui traverse pour la première fois la coquette ville de Ribeauvillé ne peut qu’admirer les trois châteaux qui surplombent fièrement la région et qui se dressent altièrement dans la splendeur de leur ruines : le Saint Ulrich, le Girsberg et le Haut Ribeaupierre. Mais ce même chemin qui monte à ces châteaux, en prenant le chemin qui monte à ces châteaux, est surpris de découvrir tout à coup, à 400 m d’altitude, sur un rocher boisé, niché dans le creux d’un vallon boisé, le sanctuaire de Dusenbach. Alors à ses lèvres montent des mots d’émerveillement et d’admiration : « O que c’est beau ! Quel cadre merveilleux ! Tout y invite à une halte pour se recueillir, pour goûter au spectacle gratuit qu’offre la nature : la beauté des arbres variés, le parfum des fleurs, le chant des oiseaux, la musique douce de l’eau du ruisseau, la présence du couvent et des chapelles, les stations du Chemin de Croix !… Devant ces réalités parlantes à une âme franciscaine, on ne peut que répondre à la douce invitation des cloches en louant le Créateur de toutes ces merveilles, en fredonnant dans son cœur les « Ave Maria » qui résonnent dans le vallon à l’adresse de la Vierge à l’enfant placée en haut de la chapelle mariale. Pas étonnant qu’un tel lieu fut un jour choisi par un ermite pour devenir un lieu de prière et de pèlerinage ! »

Un hymne séculaire à la Vierge

Situé à une vingtaine de kilomètres de Colmar, le Pèlerinage de Dusenbach est accessible par un chemin forestier qui part de la route de Ribeauvillé vers Sainte Marie-aux-Mines. Dusenbach est le nom donné au petit torrent qui longe l'abri des pèlerins, l’église, le Couvent des Capucins et la Chapelle de Notre-Dame de Dusenbach. Dès le XIIIe siècle, les fidèles suivaient ce torrent pour vénérer une Madone à l’enfant. Cette statuette fut ramenée d’Orient par Egelophe, Seigneur de Ribeauvillé au retour d’une croisade, et confiée en 1221 à un ermite qui vivait en ces lieux pour remercier Dieu de l’avoir protégé par l’intercession de la Vierge. Il fit construire sur un rocher une chapelle pour abriter cette Madone à l’enfant. Comme ce lieu connut une renommée grandissante auprès des gens des environs , à cause des grâces obtenues par l’intercession de Marie, les descendants d’Egelolphe firent construire deux autres chapelles en 1260 et une quatrième en 1297. On fit venir des Augustins pour desservir ce lieu pèlerinage marial. Au siècle suivant, en 1360, le Pèlerinage fut détruit une première fois, par des pillards anglais issus « des grandes compagnies », après le traité de Brétigny. La Statue de la Madone disparut à ce moment. Fut-elle détruite par les pillards ou mise à l’abri en Bavière par les Seigneurs de Ribeaupierre ? Personne ne le sait. Ce qui est sûr, c’est que les dévastations furent réparées en 1370 et que le pèlerinage reprit vie. Vers la fin du XVe siècle, le pèlerinage subit une modification profonde par Maximin II de Ribeaupierre. De retour d’un pèlerinage en Terre Sainte, ce dernier décida de reproduire à Dusenbach les principales scènes de la Passion du Christ. Les Chapelles furent transformées en conséquences, un chemin de Croix fut édifié et, en 1494, une Vierge des Douleurs remplaça la Madone à l’Enfant disparue. Cette statue polychrome représentant Marie assise tenant sur ses genoux le corps inanimé de son Fils est attribuée à un artiste sculpteur de Ribeauvillé du nom de Laurent. En 1632, le Pèlerinage fut pillé et incendié une deuxième fois par les soldats suédois du Général Horn. La statue de la piéta fut cachée à temps dans le creux d’un rocher. C’est en 1656 qu’elle fut retrouvée par une dame qui consacra tous ses biens à la restauration des différentes chapelles de Dusenbach. Le culte marial fut rétabli et les pèlerins en foule reprirent le chemin du vallon béni. De sorte qu’au XVIIe siècle le Dusenbach devint le pèlerinage de la Vierge le plus renommé en Alsace. Quand vint la Révolution Française, les Chapelles du Pèlerinages furent vendues en 1792 comme biens nationaux et, sur ordre du Directoire, le 25 mars 1794, le Dusenbach connut sa troisième destruction. Elle fut exécutée par la Garde Nationale de Sélestat en présence de nombreux fidèles qui protestèrent contre ce sacrilège en récitant à haute voix la prière séculaire à Notre Dame de Dusenbach. Cette fois-ci encore, la statue de la Vierge Douloureuse fut cachée à temps jusqu’en 1811, année où elle fut exposée et vénérée dans la chapelle de l’église Saint Grégoire de Ribeauvillé pendant plus de 80 ans. Dans le Second Empire, les ruines de Dusenbach furent classées Monument Historique. Les dimanches et fêtes, des pèlerins continuèrent à se rassembler et à se recueillir devant ce sanctuaire dévasté. Leur prière fut exaucée puisque, lors d’une visite de ces ruines, Mgr Fritzen, Evêque de Strasbourg fut tellement enchanté par le site de Dusenbach qu‘il décida l’achat des ruines et la restauration des chapelles selon le plan primitif. C’était en avril 1893. Le Chanoine Raess, Curé de Ribeauvillé, fut chargé de trouver les fonds et l’architecte Winkler de Colmar d’accomplir les travaux. Le chantier dura une année et le 10 juin 1894, la statue de la Vierge Douloureuse du XV e siècle fut solennellement ramenée en procession de l’église de Ribeauvillé à la chapelle de Dusenbach, nouvellement bénie, en présence d’une grande foule de pèlerins. Ce nombre important de fidèle emmena les autorités religieuses à décider la construction d’une église plus grande à côté de la chapelle mariale. Après neuf ans d’efforts généreux, ce fut chose faite et l’église reçut sa bénédiction le 8 septembre 1903 pour la plus grande joie des pèlerins. C’est à la même époque que furent érigées par les stations Meyer de Munich les différentes stations du Chemin de Croix sur le sentier qui mène au Dusenbach. Le cadre matériel du pèlerinage étant mis en place, il fallait maintenant trouver ceux qui allaient en être les animateurs.

Les Capucins au service du pèlerinage de Dusenbach

Pour mieux subvenir aux nécessités des pèlerins , Mgr Fritzen et le Recteur Raess firent appel aux Pères Capucins et leur confièrent le ministère et l’administration de Notre-Dame de Dusenbach, le 4 avril 1904. Un service qu’ils ont assuré jusqu’à nos jours, tout en vivant une vie fraternelle au Couvent de Dusenbach. Les différents responsables depuis 1948 ont été : le PP. Cyprien Striebel (48-51) , P. Célestin Hatsh (51-57), P. Florent Wurtz (57-64), P. Damien Holstein (64-70) , P. Hugues Rothemacher (70-73) , P. Bernard Picard (82-89) , P. Daniel Skica depuis janvier 1989. Au cimetière de Dusenbach reposent 5 capucins qui ont œuvré ici : P. Armand Grasser (+ 45), P. Conrad Thorr (+ 46), P. Gratien Ziegeltrum (+ 63), P. Hugues Rothemacher (+ 77) et P. Emmanuel Riebel (+ 79). Beaucoup de pèlerins se recueillent sur leur tombe en signe de reconnaissance et de communion. Pour eux comme pour les confrères capucins, ils font partie du Dusenbach et ils sont leurs confidents. Pendant les 45 derniers ans, il y eut des transformations au couvent, dans les chapelles et à l'abri des Pèlerins ainsi que la construction du Foyer Saint François avec quelques chambres, une salle de réunion et la Salle du Rocher qui permettent un meilleur accueil des pèlerins et des personnes qui désirent faire une récollection ou un séjour de solitude et de formation spirituelle. En ce moment une fraternité de Capucins est présente au Dusenbach pour continuer le ministère auprès des pèlerins et le service d’accueil auprès de personnes qui passent : le P. Bernard, supérieur provincial, le P. Skica, responsable de la Fraternité et Recteur du Pèlerinage, et le P ; Georges, chargé plus particulièrement de la Pastorale auprès des jeunes. Pour ce service d’animation et d’accueil les Capucins sont aidés par Sœur Alexandrine et par Mme Jeannine Ehret, ainsi que par un groupe de personnes bénévoles pour les jours plus chargés ou des services spéciaux : Sœur Marie-Madeleine, Lucas, Louis, Marie…K Une association a été créée en 1986 : l’Association des Amis de N. D. du Dusenbach, qui s’occupe essentiellement de la gestion , de l’hébergement et de l’administration de l'abri des Pèlerins et organise des journées associatives au profit du pèlerinage. Les personnes qui composent la communauté de Dusenbach essaient de vivre une vie franciscaine et fraternelle de partage des services et des responsabilités. Pour y parvenir, elles se retrouvent régulièrement à la Chapelle Mariale pour prier les psaumes, pour célébrer l’Eucharistie, pour vivre des temps d’adoration et porter ainsi les intentions de prière des pèlerins au Seigneur par Notre-Dame du Dusenbach. Elles se donnent aussi des temps de réflexion pour chercher ensemble comment mieux assurer les différents services. Cette vie fraternelle et priante, unie au Seigneur et à Marie, soude la communauté et la rend plus disponible et plus dynamique pour sa mission auprès des pèlerins et des touristes.

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Qui sont les groupes et les personnes qui passent au Dusenbach ?

La Communauté de Dusenbach est heureuse dans ce lieu de pèlerinage où il lui est donné d’accueillir tant d’hommes et de femmes en quête de paix intérieure ou qui, l’ayant trouvée, sont venues remercier le Seigneur par Marie. Ces personnes sont de tout l’éventail sociologique : des adultes, des jeunes , des personnes isolées, des couples, des familles, des groupes, des Français, des gens venus d’autres pays et parlant d’autres langues, des chrétiens , des croyants d’autres religions, des pèlerins et des touristes. De ce fait, Dusenbach participe à la construction de l’Europe humblement, mais sûrement, car il permet à Marie de faire se rencontrer les hommes de différents pays, de les conduire vers Son Fils Jésus-Christ le Seul vrai Rassembleur des enfants de Dieu dispersés et divisés. Viennent également au Dusenbach des groupes de jeunes pour se préparer à la Profession de Foi, à la Confirmation ou pour une journée de récollection avec des animateurs. Des adultes aiment venir pour un ressourcement spirituel, théologique ou marial pendant une ou plusieurs journées. Dans certains cas, des couples viennent pour se préparer au mariage ou au baptême de leurs enfants. Bien sûr, le nombre des personnes est plus important pendant les vacances d’été, le Carême et jours de fête surtout lorsqu’il fait beau. De sorte que cela représente des milliers de personnes par an.

Pourquoi aiment-ils venir au Dusenbach ?

Dieu seul le sait, car Lui seul connaît le cœur des hommes et ce qui les anime dans leur démarche. Lui seul peut discerner les pèlerins et les touristes, le cheminement des uns et des autres. Pourtant il y a des signes qui révèlent les attitudes intérieures des personnes qui viennent ici. En arrivant au Dusenbach par le Chemin de Croix et en se recueillant à chaque station, les gens témoignent de leur désirs de faire une démarche religieuse, une rencontre avec le Christ Sauveur Miséricordieux surtout si cette démarche aboutit à la célébration du sacrement, du pardon ou à l’Eucharistie célébrée dans l’église où le Christ de Saint Damien d’Assise se présente à tout pèlerin comme Source de Vie et d‘Espérance. C’est ce qui se vit surtout au temps du Carême, les dimanches après-midi, par 50 à 100 personnes groupées autour d’un Capucin, mais aussi tout au long de l’année, par des personnes seules ou en petit groupes ou les adultes son interpellés par les enfants demandant l’explication des différentes stations du Chemin de Croix, où se vit une évangélisation mutuelle. Un autre signe qui nous révèle pourquoi les gens viennent au Dusenbach, c’est le nombre relativement important des personnes qui participent à la Messe de 10h et de 16 h, les dimanches. Le célébrant n'a pas de difficultés pour les faire chanter, leur faire lire la Parole de Dieu, pour se faire aider à la Communion. Avec chorale ou sans chorale, les Eucharisties au Dusenbach sont bien vivantes et priantes.

Ce qui explique surtout pourquoi les gens aiment venir au Dusenbach, c’est la Foi qui les anime, la confiance qu’ils font à la Vierge Douloureuse de ce lieu où tout porte au recueillement : la Chapelle de la Mise au Tombeau du Christ, les vitraux de la Vie de Marie, les ex-votos qui témoignent de tant de prières exaucées, les lumignons allumés devant la Pietà, les cierges devant Saint Antoine, visité par Vierge à l’Enfant, devant Saint Joseph mourant en présence de Jésus et de Marie, qui expriment la Foi en la présence de Dieu qui se révèle par la Sainteté de la Vierge Marie et des Saints que vénère particulièrement le peuple alsacien et qui invite le pèlerin à une confiance, une supplication, une louange, une communion, une consécration, enfin et surtout les personnes en prière silencieuse dans la Chapelle Mariale où se trouvent le Saint Sacrement , un grand crucifix en bois et la statue vénérée de Notre-Dame de Dusenbach. La cahier des intentions, à la sortie de la chapelle, est là pour témoigner de ce qu’elles ont pu dire au Seigneur, à la Vierge Marie ou avec Marie et Son Fils Jésus à Dieu le Père pour elles, pour les leurs ou pour les hommes. En lisant ces pages avec un cœur attentif, nous sommes chaque fois plongés dans les réalités concrètes de la vie des hommes et des femmes d’aujourd’hui et nous ne pouvons pas ne pas faire nôtres ces prières de louanges et de supplication tellement elles sont cris des hommes et appels de Dieu !

Journées de pèlerinages importants au Dusenbach

Parmi les pèlerinages annuels montant au Dusenbach, celui des Ménétriers est le plus connu. En effet, fidèles à une tradition qui remonte à 1480 et qui a été revalorisée en 1954, des musiciens et des chantres de la Fédération des Sociétés Catholiques de Chant et de Musique d’Alsace mettent un point final aux festivités de la semaine du Pfifferday à Ribeauvillé, en venant rendre hommage à Notre-Dame du Dusenbach, leur patronne. Ce pèlerinage à lieu le deuxième dimanche de septembre, proche de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Il commence par une procession à partir de Ribeauvillé à laquelle participent une délégation de musiciens et de chorales de la région, le conseil municipal de la ville en tenue d’échevins portant sur un baldaquin, orné de grappes de raisin frais, la statue copie de la Vierge de Dusenbach est enfin le groupe des pèlerins. Arrivés à la hauteur de la 12e station du Chemin de Croix, sur le parvis de l’église, ils sont cordialement accueillis par les Capucins qui les invitent à la Messe solennelle d’actions de grâces. Les Pèlerinage se termine par un vin d’amitié offert dans la salle de l'abri des Pèlerins et par une animation musicale en plein air. Les autres moments importants de pèlerinage au Dusenbach sont le dimanche des Rameaux, le Vendredi-Saint, Pâque, l’Ascension, la Pentecôte (Pèlerinage des Gitans), l'assomption et la nuit de Noël où des centaines de pèlerins montent au Dusenbach en cheminant à travers la forêt à la lueur de leur lampe ou de leur torche. Quand il y a de la neige, cette montée a quelque chose de féerique et dispose les cœurs à l’accueil du mystère de Noël.

Témoignage de jeunes pèlerins

Le fait de n’accéder au Dusenbach que par un chemin forestier ou par le Chemin de Croix lui garde un cachet de recueillement possible et d’émerveillement certain pour le pèlerin comme pour le touriste. Dédié à Marie, le Sanctuaire, au terme du Chemin de Croix qui y conduit, nous dit la place et le rôle de Marie dans le mystère de la Rédemption, dans la vie de l’Eglise et de celle de tout chrétien. Entrer dans l’intelligence de ce message est un chemin de conversion jamais achevé, une source de bonheur vrai, comme l’écrivait un jeune dans le cahier des pèlerins : « Quand je viens au Dusenbach, je laisse ma voiture en bas du parking et je marche. Cela me fait du bien de sentir les rochers, les arbres, comme imprégnés de la prière de tous ceux qui sont montés la haut de puis des siècles. » Et un autre : « Dusenbach est pour moi un lieu de résurrection, de recommencement toujours possibles. Il faut souvent monter pour descendre au fond de soi-même. Et un troisième jeune : « Frères et sœurs d’Alsace ! Frères et sœurs de toute la terre, venez en pèlerins découvrir par vous-mêmes Notre-Dame de Dusenbach. Prenez du temps et laissez-vous apprivoiser, mais je vous en prie, ne rentrez pas chez vous laissant, seule, derrière vous, cette Vierge si Douloureuse… Venez et revenez, avec ferveur, s’il le faut, pour connaître l’Absolu de Tendresse et d’Amour qui nous vient de chez Dieu ! »

Frère Daniel Skica

Dusenbach

Prière à Notre Dame de Dusenbach

Très Sainte Vierge Marie, Toi qui as veillé sur l’Alsace avec une si maternelle sollicitude, Toi que nos ancêtres venaient invoquer avec tant de confiance dans leurs luttes pour la Conversion de la Foi Catholique, Toi qu’ils prirent pour leur Protectrice officielle et aux pied de qui ils répandaient si souvent d’ardentes prières afin d’obtenir le triomphe de l’Eglise, la conversion des pécheurs, nous T’implorons : daigne abriter toujours notre pays de Ta puissante Protection. Nous T’en supplions : daigne nous venir en aide en ces jours où la Foi est si menacée. Obtiens-nous la grâce de toujours mieux aimer et de pratiquer cette Foi qui est la source du salut. Oui, qu’à Ta prière le Seigneur réveille en nous la Foi et piété, afin qu’ainsi Jésus-Christ soit de plus en plus aimé et servi par les hommes d’aujourd’hui. Amen.

Notre Dame de Dusenbach, Gardienne de la Foi en Alsace, prie pour nous.

Renseignements

Père Capucins

Pèlerinage de Notre-Dame de Dusenbach

68 150 Ribeauvillé

Site internet: http://pagesperso-orange.fr/capucins/frats/dusenbach.htm

Texte paru dans le journal « Le Règne de Jésus par Marie » de mars 1990

Sainte Anne d’Auray

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Sainte Anne d’Auray

« Anne au flambeau »

Diocèse de Vannes, France


Un soir d’août 1623, Yves Nicolazic est réveillé par une lumière intense, l’éblouissement s’atténue. Dans la grange, Nicolazic aperçoit une main tenant un flambeau. Celui qu’on a surnommé le « taiseux » ne dit mot de cette mystérieuse illumination. Un mois plus tard, il est dans son champ quand le cierge allumé réapparaît devant lui . La flamme est droite malgré les rafales de vent. Intrigué, il serre un peu plus son chapelet mais continue à se taire. Un autre soir, il ramène il ramène ses bœufs à l’abreuvoir avec son beau frère quand les deux hommes aperçoivent une femme de lumière. Un capucin d’Auray lui conseille la plus totale discrétion.


La dame de gloire revient à plusieurs reprises . Nicolazic, inquiet, s’accroche à son chapelet comme à sa charrue, et enchaîne les suppliques à sa « Mestrez vat », sa bonne Maîtresse Sainte Anne. Le 25 juillet, nouvelle visite et grande première: la Dame le rassure , en breton: « Ne craignez point, Yves Nicolazic, je suis Anne, la Mère de Marie. Dites à votre recteur que dans le champs du Bocenno, il y a eu autrefois, avant même qu’il y eut un village ici, une chapelle dédiée à mon nom. C’était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu’elle est ruinée. Je désire qu’elle soit rebâtie au plus tôt et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que j’y sois honorée… » 21959934


Le sémaphore breton fonctionne aussi vite que le téléphone arabe; si le recteur et son vicaire sont plus sceptiques, des foules sen pressent au Bocenno. Pour convaincre le clergé rétif, Nicolazic demande un signe à Sainte Anne. Promis, dans la nuit du 7 au 87 mars 1625, le laboureur rassemble famille et voisins. Ils se rendent au Bocenno, guidés par le flambeau céleste, jusqu’à ce ce que la flamme soit subitement aspirée sous terre. Ils creusent. Exhument la vielle statue de Sainte Anne qui sommeillait dans les ruines enfouies de la chapelle originelle depuis neuf siècles.


Le recteur ne veut rien voir ni savoir , frappe même du pied cette représentation de la seconde Dame du Ciel. Mais la foule est plus compacte que le bois de la statue. On abrite celle ci dans une cabane de branchages. Les pèlerinages commencent.

L’évêque de Vannes fait instruire le procès de Nicolazic par un recteur bachelier en Sorbonne. « Il fallait bien tant de science pour sonder tant d’ignorance », note avec humour le poète Charles Le Quintrec. D’autres signes confirment le signe, et d’abord la sainteté de Nicolazic. Mgr de Rosmadec autorise la pose de la première pierre du sanctuaire, le 25 juillet 1625. Le premier à y célébrer la messe est le recteur repenti.

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Nicolazic s’éteint 20 ans après cette fondation, le 13 mai 1645. Une vision illumine son agonie: « Je vois la Vierge Marie et Madame Sainte Anne, ma bonne maîtresse ». On lui présente la statue en lui demandant une dernière fois: « Est il vrai que vous avez trouvé miraculeusement cette image ? » Il répond : « oui ». Baise le bois vénérable et rend son dernier soupir. Son épouse Guillemette, mère de leur quatre enfants, le rejoint en paradis quelques semaines plus tard, puisqu’il ne convient pas de séparer trop longtemps sur cette terre ce que Dieu a uni.

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La statue de Sainte Anne vénérée dans la basilique, n’est pas l’originale, cette dernière possède, enchâssée dans son socle un fragment de la statue originale qui a été détruite à la révolution. La procédure de béatification d’Yves Nicolazic a été ouverte il y a quelques années. Sainte Anne d’Auray a une telle réputation que , selon le dicton breton: « tout breton doit y aller au moins une fois dans sa vie. »


En 1996, le Pape Jean Paul II y est allé, prêcher la paix aux famille, car Sainte Anne d’Auray est avant tout le sanctuaire des familles. C’est la Communauté Réjouis Toi qui en assure l’animation. Le Grand pardon autour du 26 juillet fête liturgique de Sainte Anne attire des milliers de personnes l’on peut vénérer le tombeau de Nicolazic dans une des chapelles de la basilique.

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Prière pour obtenir une grâce spéciale par l’intercession de Sainte Anne d’Auray


O glorieuse Sainte Anne, pleine de bonté pour tous ceux qui vous invoquent, pleine de compassion pour tous ceux qui souffrent , me trouvant accablé d’inquiétudes et de peines, je me jette à vos pieds , vous suppliant humblement de prendre sous votre conduite l’affaire qui m’occupe. Je vous la recommande instamment et vous prie de la présenter à votre Fille et notre Mère la très Sainte Vierge, à la Majesté Divine de Jésus Christ, pour m’en obtenir une issue favorable. Ne cessez pas d’intercéder, je vous en conjure, tant que ma demande me soit accordée par la Divine Miséricorde. Obtenez moi par dessus tout, glorieuse Sainte, de voir un jour mon Dieu face à Face pour Le louer, Le bénir et L’aimer avec vous, avec Marie et avec tous les élus. Ainsi soit il.


Imprimatur

Vannes , le 7 mars 1966

Pierre-Auguste Broussard, Évêque de Vannes

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Petite histoire vraie


Un enfant du diocèse de Vannes, gravement malade venant en pèlerinage à Lourdes, n’ayant pu obtenir la guérison, s’apprêtait à partir. Dans le train, apercevant la basilique, puis la Grotte de Massabielle, l'enfant hurla par la fenêtre de son wagon : « Marie, Tu n’as pas voulu me guérir, je vais le dire à Ta Mère! » et il fut miraculé sur le champ !…


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Bibliographie

« Sainte Anne d’Arvor ou la grâce de Bretagne », Ch. Le Quintrec . Ed S.O.S.

« Sainte Anne d’Auray », N° 126 du mensuel Dieu est amour, Ed. Pierre Téqui

« La grande Histoire de Sainte Anne d’Auray », Patrick Huchet, Ed Pierre Téqui

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