05 janvier 2009

Litanies de la vie de Marie

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La Vierge Marie

Notre Maman du Ciel


La Vierge Marie est une jeune femme. Elle est née il y a un peu plus de 2000 ans en Israël. Elle est la fille de Anne et Joachim. Dieu l’a choisi pour être la mère du messie, Jésus le Christ. A 14 ans elle est visitée par l’ange Gabriel qui lui propose cette mission unique dans l’histoire du Salut de l’humanité. Elle accepte. Par son « Oui », Marie se laisse épouser par l’Esprit-Saint pour accueillir en son sein l’Enfant-Dieu. L'Église nous enseigne 4 dogmes (c’est à dire 4 vérités) sur la Vierge Marie : La Maternité Divine : Elle est Mère de Dieu; Sa Virginité; Son Assomption : A la fin de sa vie terrestre, elle s’est élevé au Ciel avec son corps et son âme. (Nous la fêtons le 15 août); Son Immaculée Conception : Elle est conçue sans péchés. Marie est avant tout une maman. Non seulement elle est la mère du Christ, et plus tard, sur la Croix, Jésus la donne pour mère à toute l’humanité. « Voici ta mère » (Jean 19, 27) Comme toutes les mamans, Marie est attentive à chaque petit problème de notre vie. Nous pouvons vraiment tout lui confier, tout lui dire.


Texte extrait de la Neuvaine « un cri vers le Ciel »

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Litanies de la vie de Marie


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père céleste , qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu , ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, logement dans les âmes des justes, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu , ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Vierge, issus de la race de David, priez pour nous.

Sainte Vierge, de la racine de Jessé, priez pour nous.

Sainte Vierge, conçue sans péché originel, priez pour nous.

Sainte Vierge, présenté au cours de l'enfance dans le temple, priez pour nous.

Sainte Vierge, fiancée à Joseph le juste, priez pour nous.

Sainte Vierge, lié par un serment inviolable de chasteté, priez pour nous.

Sainte Vierge, glorieusement salué par l'Ange, priez pour nous.

Sainte Vierge, pleine de grâce, priez pour nous.

Sainte Vierge, bénie entre toutes les femmes, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez consenti au vœu du Ciel, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez conçu de l'opération du Saint-Esprit, priez pour nous.

Sainte Vierge, en prenant en votre sein l'Homme-Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge, Mère du Seigneur, priez pour nous.

Sainte Vierge, Mère du vrai Salomon, priez pour nous.

Sainte Vierge, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez visité Élisabeth, priez pour nous.

Sainte Vierge, sainte porte par laquelle le Roi du Ciel est passée, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez voyagé à Bethléem avec votre époux Joseph, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez mis au monde votre divin Fils, priez pour nous.

Sainte Vierge, Mère de votre propre Créateur, priez pour nous.

Sainte Vierge, portant Dieu le Fils dans une crèche, priez pour nous.

Sainte Vierge, visitée par les bergers, priez pour nous.

Sainte Vierge, saluée par les Rois Mages, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez présenté votre Fils pour être circoncis, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui vous êtes présentée à la loi de la purification, priez pour nous.

Sainte Vierge, offrant votre cher Fils dans le temple, priez pour nous.

Sainte Vierge, exilée en Egypte pour sauver votre enfant, priez pour nous.

Sainte Vierge, menant une vie obscure à Nazareth, priez pour nous.

Sainte Vierge, observant les fêtes prescrites par la loi, priez pour nous.

Sainte Vierge, frappé par la perte de votre enfant à douze ans, priez pour nous.

Sainte Vierge, angoissé pendant la recherche de votre enfant, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez honorée de votre présence à la fête de mariage de Cana, priez pour nous.

Sainte Vierge, présentant gracieusement à votre fils le manque de vin, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui avez obtenu du Christ son premier miracle public par votre intercession, priez pour nous.

Sainte Vierge, à la suite de votre Fils dans son ministère, priez pour nous.

Sainte Vierge, partageant la douleur de votre Fils, priez pour nous.

Sainte Vierge, debout au pied de la Croix, priez pour nous.

Sainte Vierge, confié par votre Fils à Jean le disciple bien-aimé, priez pour nous.

Sainte Vierge, transpercé par une épée de la douleur, priez pour nous.

Sainte Vierge, remplis de l'Esprit Saint le jour de la Pentecôte, priez pour nous.

Sainte Vierge, élevé par votre Fils dans le ciel, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui régnez dans le ciel, notre Reine, priez pour nous.

Sainte Vierge, qui êtes appelée bienheureuse par toutes les générations, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Priez pour nous, ô Sainte Mère de Dieu,

Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ.


Prions


Protège, Seigneur, tes serviteurs, accorde nous ta confiance, que dans la protection de la bienheureuse Marie toujours Vierge, et notre humble imitation de sa vie sainte, nous obtenions la victoire contre tous les ennemis et tous les dangers, par l'intermédiaire de Notre Seigneur Jésus-Christ. Amen.

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Litanies de la Royauté de Marie

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La Royauté de Marie

Lettre Encyclique du Vénérable Pie XII « Ad Cœli Reginam »


S. S. Pie XII, le 11 octobre 1954


Dès les premiers âges de l'Eglise Catholique, le peuple chrétien fit monter vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale, dans la sérénité des heures de joie et plus encore dans l'angoisse des périls menaçants. Jamais ne fut déçue l'espérance mise en la Mère du divin Roi Jésus-Christ ; jamais ne s'affaiblit la foi qui nous enseigne que la Vierge Marie Mère de Dieu règne sur l'univers entier avec un cœur maternel, tout comme elle est ceinte d'une royale couronne de gloire dans la béatitude céleste. Or, après les calamités qui juste sous Nos yeux ont couvert de ruines des villes florissantes et de nombreux villages, Nous voyons avec douleur déborder dangereusement les flots de profondes misères morales, vaciller parfois les bases même de la justice, triompher un peu partout l'attrait des plaisirs corrupteurs et, dans cette conjoncture inquiétante, Nous sommes saisis d'une vive angoisse. Aussi est-ce avec confiance que Nous recourons à Marie notre Reine, lui manifestant non seulement Notre amour mais aussi celui de quiconque se glorifie du nom de chrétien. Le 1er novembre de l'Année 1950, il Nous plaît de le rappeler, en présence d'une multitude de Cardinaux, d'Evêques, de prêtres et de fidèles accourus du monde entier, Nous avons Nous-même défini le dogme de l'Assomption de la Très Sainte Vierge dans le ciel, où, en corps et en âme elle règne avec son Fils unique parmi les chœurs des Anges et des Saints. En outre, à l'occasion du centenaire de la définition du dogme de l'Immaculée Conception par Pie IX, Notre prédécesseur d'immortelle mémoire, Nous avons promulgué la présente Année Mariale ; et ce Nous est aujourd'hui une grande consolation de voir à Rome, — à Sainte Marie-Majeure en particulier où les foules viennent manifester leur confiance et leur grand amour envers leur Mère du Ciel, mais également dans le monde entier, la piété envers la Vierge Mère de Dieu refleurir toujours davantage et les principaux sanctuaires marials recevoir sans cesse de nombreux et pieux pèlerinages. Et l'on sait que, chaque fois que Nous en eûmes l'occasion, dans Nos allocutions d'audience ou Nos radio messages, Nous avons exhorté tous les fidèles à aimer de tout leur cœur, comme des fils, leur Mère très bonne et très puissante. A ce sujet, Nous rappelons volontiers le message radiophonique adressé au peuple portugais lors du couronnement de la statue miraculeuse de Fatima, et que Nous avons appelé Nous-même le message de la "Royauté" de Marie. Pour mettre donc en quelque sorte le comble à ces marques de Notre piété envers la Mère de Dieu, que le peuple chrétien a accueillies avec tant de ferveur, pour conclure heureusement l'Année Mariale qui touche désormais à son terme, pour accéder enfin aux demandes instantes qui Nous parviennent à ce sujet de toutes parts, Nous avons décidé d'instituer la fête liturgique de "La Sainte Vierge Marie Reine ". Nous n'entendons pas proposer par là au peuple chrétien une nouvelle vérité à croire, car le titre même et les arguments qui justifient la dignité royale de Marie ont déjà de tout temps été abondamment formulés et se trouvent dans les documents anciens de l'Eglise et dans les livres liturgiques. Nous désirons seulement les rappeler par cette Encyclique, afin de renouveler les louanges de Notre Mère du ciel, de ranimer dans tous les cœurs une piété plus ardente envers elle, et de contribuer ainsi au bien des âmes.

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Royauté de Marie dans les documents anciens


Le peuple chrétien, même dans les siècles passés, croyait avec raison que celle dont est né le Fils du Très-Haut, qui "régnera à jamais dans la maison de Jacob", "Prince de la paix", "Roi des rois et Seigneur des Seigneurs", avait reçu plus que toute autre créature des grâces et privilèges uniques ; et considérant aussi les relations étroites qui unissaient la mère au fils, il a reconnu sans peine la dignité royale suprême de la Mère de Dieu. C'est pourquoi il n'est pas étonnant que les anciens écrivains ecclésiastiques, forts de la parole de l'Archange Gabriel prédisant que le Fils de Marie régnerait éternellement, et de celles d'Elisabeth, qui en la saluant avec respect l'appelait "la Mère de mon Seigneur", aient déjà appelé Marie "la Mère du Roi", "la Mère du Seigneur", montrant clairement qu'en vertu de la dignité royale de son Fils elle possédait une grandeur et une excellence à part. Aussi, S. Ephrem, dans l'ardeur de son inspiration poétique, la fait-il parler de la sorte : "Que le ciel me soutienne de son étreinte, car j'ai été honorée plus que lui. En effet, le ciel ne fut pas la mère, mais tu en as fait ton trône !'' Et ailleurs il la prie en ces termes : "... noble jeune fille et patronne, Reine, Maîtresse, garde-moi, protège-moi, de peur que Satan auteur de tout mal ne se réjouisse à mon sujet et que le criminel adversaire ne triomphe de moi". Saint Grégoire de Nazianze appelle Marie "Mère du Roi de tout l'univers", "Mère Vierge, (qui) a enfanté le Roi du monde entier". Prudence déclare que cette mère s'étonne d'avoir engendré Dieu comme homme et même comme Roi suprême". Cette dignité royale de la Bienheureuse Vierge Marie est clairement et nettement signifiée par ceux qui l'appellent "Souveraine", "Dominatrice", "Reine". Déjà dans une homélie attribuée à Origène, Marie est appelée par Elisabeth non seulement "Mère de mon Seigneur", mais "Ma Souveraine". La même idée ressort du passage suivant de saint Jérôme dans lequel, parmi les différentes interprétations du nom de Marie, il met en dernier lieu celle-ci : "Il faut savoir qu'en syriaque Marie signifie Souveraine". Après lui saint Chrysologue formule la même pensée d'une manière encore plus affirmative : "Le mot hébreu Marie se traduit en latin Souveraine : l'Ange l'appelle Souveraine pour qu'elle cesse de trembler comme une servante, elle à qui l'autorité même de son Fils a obtenu de naître et d'être appelée Souveraine". Epiphane, évoque de Constantinople, écrivant au Souverain Pontife Hormisdas, dit qu'il faut prier pour que l'unité de l'Eglise soit conservée "par la grâce de la sainte et consubstantielle Trinité et par l'intercession de notre Sainte Souveraine, la glorieuse Vierge Marie, Mère de Dieu''. Un auteur de la même époque salue en ces termes solennels la Sainte Vierge assise à la droite de Dieu pour lui demander de prier pour nous : "Souveraine des mortels, très sainte Mère de Dieu''. Saint André de Crète attribue plusieurs fois à la Vierge-Marie la dignité de Reine ; il écrit par exemple : " (Jésus) transporte aujourd'hui hors de sa demeure terrestre la Reine du genre humain, sa Mère toujours Vierge dans le sein de laquelle, sans cesser d'être Dieu, il a pris la forme humaine". Et ailleurs : "Reine de tout le genre humain, fidèle en réalité au sens de ton nom et qui, Dieu seul excepté, dépasse toute chose''. Saint Germain salue en ces termes l'humble Vierge : "Assieds-toi, ô Souveraine, il convient en effet que tu sièges en haut lieu puisque tu es Reine et plus glorieuse que tous les rois". Il l'appelle aussi : "Souveraine de tous les habitants de la terre". Saint Jean Damascène lui donne le nom de "Reine, Patronne, Souveraine", et même de : " Souveraine de toute créature''; un ancien écrivain de l'Eglise Occidentale l'appelle : "heureuse Reine", "Reine éternelle près du Roi son Fils", elle dont "la tête blanche comme la neige est ornée d'un diadème d'or". Enfin saint Ildefonse de Tolède unit presque tous ses titres d'honneur en cette salutation : "O ma Souveraine, Maîtresse suprême ; Mère de mon Souverain, tu règnes sur moi... Souveraine parmi les servantes, Reine parmi tes sœurs ". A partir de ces témoignages et d'autres analogues, presque innombrables, qui remontent à l'antiquité, les théologiens de l'Eglise ont élaboré la doctrine selon laquelle ils appellent la Très Sainte Vierge Reine de toutes les créatures, Reine du monde, Souveraine de l'Univers. Les Pasteurs suprêmes de l'Eglise ont estimé de leur devoir d'approuver et d'encourager par leurs exhortations et leurs éloges la piété du peuple chrétien envers sa Mère du ciel et sa Reine. Aussi, pour ne pas parler des documents des Papes récents, rappelons simplement ceux-ci : dès le septième siècle Notre prédécesseur S. Martin Ier appelle Marie "Notre glorieuse Souveraine toujours Vierge"; Saint Apathon dans son épître synodale aux Pères du sixième Concile œcuménique dit d'elle "notre Souveraine, vraiment Mère de Dieu au sens propre"; au huitième siècle, Grégoire II dans sa lettre au Patriarche S. Germain, qui fut lue aux acclamations de tous les Pères du septième Concile œcuménique, lui donne le titre de "Souveraine universelle et vraie Mère de Dieu", et de "Souveraine de tous les chrétiens". Rappelons en outre que Notre prédécesseur d'immortelle mémoire Sixte IV, mentionnant avec faveur la doctrine de l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge dans sa Lettre Apostolique "Cum praeexcelsa", commence par appeler Marie "Reine du Ciel et de la terre" et affirme que le Roi suprême lui a en quelque sorte transmis son pouvoir. C'est pourquoi S. Alphonse de Liguori rassemblant tous les témoignages des siècles précédents écrit avec grande piété : "Puisque la Vierge Marie a été élevée à la dignité si haute de Mère de Dieu, c'est à bon droit que l'Eglise lui a décerné le titre de Reine".

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Royauté de Marie dans les livres liturgiques


La sainte liturgie, qui est comme le fidèle miroir de la doctrine transmise par les anciens et crue par le peuple chrétien à travers les âges, soit en Orient soit en Occident, a toujours chanté et chante encore sans cesse les louanges de la Reine des cieux. De l'Orient retentissent ces accents fervents : "O Mère de Dieu, aujourd'hui tu as été transportée au ciel sur les chars des Chérubins, les Séraphins sont à ton service, et les légions des armées célestes s'inclinent devant toi". Et ceux-ci : "O juste, ô très heureux (Joseph), à cause de ton origine royale tu as été choisi entre tous pour époux de la Reine pure, qui enfantera merveilleusement le Roi Jésus". De même : "Je dirai un hymne à la Mère Reine, et je m'approcherai d'elle avec joie pour chanter dans l'allégresse ses merveilles... O Souveraine, notre langue ne peut te chanter dignement, parce que Tu es plus élevée que les Séraphins, Toi qui as engendré le Christ Roi... Salut, ô Reine du monde, salut ô Marie, Souveraine de nous tous". Dans le Missel éthiopien, on lit : "O Marie, centre de l'univers. ... Tu es plus grande que les Chérubins aux jeux innombrables et que les Séraphins aux six ailes... Le ciel et la terre sont entièrement remplis de ta sainteté et de ta gloire". L'Eglise latine chante la vieille et très douce prière du " Salve Regina" et les joyeuses antiennes "Ave, Regina cælorum", "Regina cœli, lætare", celles aussi que l'on récite aux fêtes de la Sainte Vierge : "La Reine s'est assise à la droite en vêtement d'or couvert d'ornements variés"; "Terres et peuples chantent ta gloire, ô Reine''; "Aujourd'hui la Vierge Marie est montée aux cieux : réjouissez-vous, car elle règne avec le Christ à jamais". Il faut y ajouter, entre autres, les Litanies de Lorette, qui invitent tous les jours le peuple chrétien à saluer plusieurs fois Marie du titre de Reine. De même, depuis bien des siècles, les chrétiens méditent sur l'empire de Marie qui embrasse le ciel et la terre, lorsqu'ils considèrent le cinquième mystère glorieux du Rosaire, que l'on peut appeler la couronne mystique de la Reine du ciel. Enfin l'art basé sur les principes chrétiens et inspiré de leur esprit, interprétant exactement depuis le Concile d'Éphèse la piété authentique et spontanée des fidèles, représente Marie en Reine et en Impératrice, assise sur un trône royal, ornée d'insignes royaux, ceinte d'un diadème, entourée d'une cohorte d'Anges et de Saints, montrant qu'elle domine non seulement les forces de la nature mais aussi les attaques perverses de Satan. L'iconographie, pour traduire la dignité royale de la Bienheureuse Vierge Marie, s'est enrichie à toutes les époques d'œuvres d'art de la plus grande valeur ; elle est même allée jusqu'à représenter le Divin Rédempteur ceignant le front de sa Mère d'une couronne éclatante. Les Pontifes Romains n'ont pas manqué de favoriser cette dévotion populaire en couronnant souvent, de leurs propres mains ou par l'intermédiaire de Légats pontificaux, les images de la Vierge déjà remarquables par le culte publique qu'on leur rendait.

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Raisons théologiques de la royauté de Marie


Comme Nous l'avons indiqué plus haut, Vénérables Frères, l'argument principal sur lequel se fonde la dignité royale de Marie, déjà évident dans les textes de la tradition antique et dans la sainte Liturgie, est sans aucun doute sa maternité divine. Dans les Livres Saints, en effet, on affirme du Fils qui sera engendré par la Vierge : "Il sera appelé Fils du Très-Haut et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, et il régnera dans la maison de Jacob éternellement et son règne n'aura pas de fin"; en outre, Marie est proclamée "Mère du Seigneur". Il s'en suit logiquement qu'elle-même est Reine, puisqu'elle a donné la vie à un Fils qui, dès l'instant de sa conception, même comme homme, était, à cause de l'union hypostatique de la nature humaine avec le Verbe, Roi et Seigneur de toutes choses. St Jean Damascène a donc raison d'écrire : "Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur" et l'Archange Gabriel lui-même peut être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie. Cependant la Bienheureuse Vierge doit être proclamée Reine non seulement à cause de sa maternité divine mais aussi parce que selon la volonté de Dieu, elle joua dans l'œuvre de notre salut éternel, un rôle des plus éminents. "Quelle pensée plus douce, — écrivait Notre Prédécesseur d'heureuse mémoire, Pie XI —, pourrait Nous venir à l'esprit que celle-ci ; le Christ est notre Roi non seulement par droit de naissance mais aussi par un droit acquis, c'est-à-dire par la Rédemption ? Que tous les hommes oublieux du prix que nous avons coûté à notre Rédempteur s'en souviennent : "Vous n'avez pas été rachetés par l'or ou l'argent qui sont des biens corruptibles, ... mais par le sang précieux du Christ, Agneau immaculé et sans tache". Nous n'appartenons donc plus à nous-mêmes, parce que c'est "d'un grand prix" que le Christ nous a rachetés". Dans l'accomplissement de la Rédemption, la Très Sainte Vierge fut certes étroitement associée au Christ ; aussi chante-t-on à bon droit dans la Sainte Liturgie : "Sainte Marie, Reine du ciel et maîtresse du monde, brisée de douleur, était debout près de la Croix de Notre-Seigneur Jésus-Christ". Et un pieux disciple de saint Anselme pouvait écrire au Moyen-âge : "Comme... Dieu, en créant toutes choses par sa puissance, est Père et Seigneur de tout, ainsi Marie, en restaurant toutes choses par ses mérites, est la Mère et la Souveraine de tout : Dieu est Seigneur de toutes choses parce qu'il les a établies dans leur nature propre par son ordre, et Marie est Souveraine de toutes choses en les restaurant dans leur dignité originelle par la grâce qu'elle mérita". En effet, "Comme le Christ pour nous avoir rachetés est notre Seigneur et notre Roi à un titre particulier, ainsi la Bienheureuse Vierge est aussi notre Reine et Souveraine à cause de la manière unique dont elle contribua à notre Rédemption, en donnant sa chair à son Fils et en l'offrant volontairement pour nous, désirant, demandant et procurant notre salut d'une manière toute spéciale". De ces prémisses, on peut tirer l'argument suivant : dans l'œuvre du salut spirituel, Marie fut, par la volonté de Dieu, associée au Christ Jésus, principe de salut, et cela d'une manière semblable à celle dont Eve fut associée à Adam, principe de mort, si "ce fut elle qui, exempte de toute faute personnelle ou héréditaire, bien que l'on peut dire de notre Rédemption qu'elle s'effectua selon une certaine "récapitulation" en vertu de laquelle le genre humain, assujetti à la mort par une vierge, se sauve aussi par l'intermédiaire d'une vierge ; en outre on peut dire que cette glorieuse Souveraine fut choisie comme Mère de Dieu précisément "pour être associée à lui dans la rédemption du genre humain"; réellement toujours étroitement unie à son Fils, l'a offert sur le Golgotha au Père Eternel, sacrifiant en même temps son amour et ses droits maternels, comme une nouvelle Eve, pour toute la postérité d'Adam, souillée par sa chute misérable"; on pourra donc légitimement en conclure que, comme le Christ, nouvel Adam, est notre Roi parce qu'il est non seulement Fils de Dieu, mais aussi notre Rédempteur, il est également permis d'affirmer, par une certaine analogie, que la Sainte Vierge est Reine, et parce qu'elle est Mère de Dieu et parce que comme une nouvelle Eve, elle fut associée au nouvel Adam. Sans doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme est Roi, au sens plein, propre et absolu du mot ; Marie, toutefois, participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique parce qu'elle est la Mère du Christ Dieu et qu'elle est associée à l'œuvre du Divin Rédempteur dans sa lutte contre les ennemis et au triomphe qu'il a obtenu sur eux tous. En effet par cette union avec le Christ Roi Elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées : de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du Divin Rédempteur ; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père. Aucun doute par conséquent que la Sainte Vierge ne dépasse en dignité toute la création et n'ait sur tous, après son Fils, la primauté. "Toi enfin — chante St-Sophrone — tu as dépassé de loin toute créature. Que peut-il exister de plus élevé que cette grâce dont toi seule as bénéficié de par la volonté de Dieu ?". Et St Germain va encore plus loin dans la louange : "Ta dignité te met au-dessus de toutes les créatures ; ton excellence te rend supérieure aux anges". St Jean Damascène ensuite en vient jusqu'à écrire cette phrase : "La différence entre les serviteurs de Dieu et sa Mère est infinie". Pour nous aider à comprendre la dignité sublime que la Mère de Dieu a atteinte au dessus de toutes les créatures, nous pouvons considérer que la Sainte Vierge depuis le premier instant de sa conception, fut comblée d'une telle abondance de grâces qu'elle dépassait la grâce de tous les Saints. Aussi — comme l'écrivait Notre Prédécesseur Pie IX d'heureuse mémoire, dans sa Bulle "Ineffabilis Deus" — "bien au-dessus de tous les Anges et de tous les Saints", le Dieu ineffable "a enrichi Marie avec munificence de tous les dons célestes, puisés au trésor de la divinité ; aussi, toujours préservée des moindres souillures du péché, toute belle et parfaite, elle a atteint une telle plénitude d'innocence et de sainteté qu'on ne peut en imaginer de plus grande en dessous de Dieu et que jamais personne, sauf Dieu lui-même, ne réussira à la comprendre". En outre, la Bienheureuse Vierge n'a pas seulement réalisé le suprême degré, après le Christ, de l'excellence et de la perfection, mais elle participe aussi en quelque sorte à l'action par laquelle on dit avec raison que son Fils, notre Rédempteur, règne sur les esprits et les volontés des hommes. En effet, si le Verbe opère les miracles et répand la grâce par le moyen de son humanité, s'il se sert des Sacrements et des Saints comme d'instruments pour le salut des âmes, pourquoi ne peut-il pas se servir de sa Mère très Sainte pour nous distribuer les fruits de la Rédemption ? Vraiment, c'est avec un cœur maternel — comme dit encore Notre Prédécesseur Pie IX — que, traitant l'affaire de notre salut, elle se préoccupe de tout le genre humain, ayant été établie par le Seigneur Reine du ciel et de la terre et se trouvant exaltée au-dessus de tous les chœurs des Anges et de tous les Saints du ciel à la droite de son Fils unique, Jésus-Christ Notre Seigneur ; elle obtient audience par la puissance de ses supplications maternelles, elle reçoit tout ce qu'elle demande et n'éprouve jamais de refus. A ce propos, un autre de Nos Prédécesseurs, Léon XIII, d'heureuse mémoire, déclara que la Bienheureuse Vierge Marie dispose d'un pouvoir "presque sans limites" pour concéder des grâces, et St Pie X ajoute que Marie remplit cet office "pour ainsi dire par droit maternel". Que tous les fidèles chrétiens se glorifient donc d'être soumis à l'empire de la Vierge Mère de Dieu qui dispose d'un pouvoir royal et brûle d'amour maternel. Mais en traitant les questions qui regardent la Sainte Vierge, que les Théologiens et les Prédicateurs de la parole divine aient soin d'éviter ce qui les ferait dévier du droit chemin pour tomber dans une double erreur ; qu'ils se gardent et des opinions privées de fondement, dont les expressions exagérées dépassent les limites du vrai, et d'une étroitesse d'esprit excessive quand il s'agit de cette dignité unique, sublime, et même presque divine de la Mère de Dieu, que le Docteur Angélique nous enseigne à lui attribuer "à cause du bien infini qu'est Dieu". Du reste, sur ce point de la doctrine chrétienne comme en d'autres, "la norme prochaine et universelle de la vérité " est, pour tous, le Magistère vivant de l'Eglise que le Christ a établi "également pour éclairer et expliquer ce qui, dans le dépôt de la foi, n'est contenu qu'obscurément et comme implicitement". Les monuments de l'Antiquité chrétienne, les prières de la liturgie, le sens religieux inné du peuple chrétien, les œuvres d'art, nous ont fourni des témoignages qui affirment l'excellence de la Vierge Mère de Dieu en sa dignité royale ; Nous avons aussi prouvé que les raisons déduites par la théologie du trésor de la foi divine confirment pleinement cette vérité. De tant de témoignages cités, il se forme un concert dont l'écho résonne au loin pour célébrer le caractère suprême et la gloire royale de la Mère de Dieu et des hommes, "élevée désormais au royaume céleste au-dessus des chœurs angéliques".

Mary
Institution de la fête de Marie Reine


De longues et mûres réflexions Nous ayant persuadé que si cette vérité solidement démontrée était rendue plus resplendissante aux yeux de tous — comme une lampe qui brûle davantage quand elle est placée sur le candélabre — l'Eglise en recueillerait de grands avantages, par Notre autorité apostolique Nous décrétons et instituons la fête de Marie Reine, qui se célébrera chaque année dans le monde entier le 31 mai. Nous ordonnons également que, ce jour-là, on renouvelle la consécration du genre humain au Cœur Immaculé de la Bienheureuse Vierge Marie. C'est là, en effet, que repose le grand espoir de voir se lever une ère de bonheur où régneront la paix chrétienne et le triomphe de la religion. Que tous s'approchent donc avec une confiance plus grande qu'auparavant du trône de miséricorde et de grâce de notre Reine et Mère, pour demander le secours dans l'adversité, la lumière dans les ténèbres, le réconfort dans la douleur et les larmes ; qu'ils s'efforcent surtout de s'arracher à la servitude du péché et qu'ils offrent un hommage incessant, pénétré de la ferveur d'une dévotion filiale, à la royauté d'une telle Mère. Que ses Sanctuaires soient fréquentés et ses fêtes célébrées par la foule des fidèles ; que la pieuse couronne du Rosaire soit dans les mains de tous et que, pour chanter ses gloires, elle rassemble dans les églises, les maisons, les hôpitaux, les prisons, aussi bien de petits groupes que les grandes assemblées de fidèles. Que le nom de Marie, plus doux que le nectar, plus précieux que n'importe quelle gemme soit l'objet des plus grands honneurs ; que personne ne prononce des blasphèmes impies, signe d'une âme corrompue, contre un nom qui brille d'une telle majesté ; qu'on n'ose même rien dire qui trahisse un manque de respect à son égard. Que tous s'efforcent selon leur condition de reproduire dans leur cœur et dans leur vie, avec un zèle vigilant et attentif, les grandes vertus de la Reine du Ciel, Notre Mère très aimante. Il s'ensuivra en effet que les chrétiens, en honorant et imitant une si grande Reine, se sentiront enfin vraiment frères et, bannissant l'envie et les désirs immodérés des richesses, développeront la charité sociale, respecteront les droits des pauvres et aimeront la paix. Que personne, donc, ne se croie fils de Marie, digne d'être accueilli sous sa puissante protection, si, à son exemple, il ne se montre doux, juste et chaste, et ne contribue avec amour à la vraie fraternité, soucieuse non de blesser et de nuire, mais d'aider et de consoler. En bien des régions du globe, des hommes sont injustement poursuivis pour leur profession de foi chrétienne et privés des droits humains et divins de la liberté ; pour écarter ces maux, les requêtes justifiées et les protestations répétées sont jusqu'à présent restées impuissantes. Veuille la puissante Souveraine des choses et des temps qui de son pied virginal sait réduire les violences tourner ses yeux de miséricorde dont l'éclat apporte le calme, éloigne les nuées et les tempêtes vers ses fils innocents et éprouvés ; qu'elle leur accorde à eux aussi de jouir enfin sans retard de la liberté qui leur est due, pour qu'ils puissent pratiquer ouvertement leur religion, et que, tout en servant la cause de l'Evangile, ils contribuent aussi par leur collaboration et l'exemple éclatant de leurs vertus au milieu des épreuves, à la force et au progrès de la cité terrestre. Nous pensons également que la Fête instituée par cette Lettre Encyclique afin que tous reconnaissent plus clairement et honorent avec plus de zèle l'empire clément et maternel de la Mère de Dieu, peut contribuer grandement à conserver, consolider et rendre perpétuelle la paix des peuples, menacée presque chaque jour par des événements inquiétants. N'est-Elle pas l'arc-en-ciel posé sur les nuées devant Dieu en signe d'alliance pacifique ? "Regarde l'arc et bénis celui qui l'a fait ; il est éclatant de splendeur ; il embrasse le ciel de son cercle radieux et les mains du Très-Haut l'ont tendu". Quiconque donc honore la Souveraine des Anges et des hommes —  et que personne ne se croie exempté de ce tribut de reconnaissance et d'amour — l'invoque aussi comme la Reine très puissante, médiatrice de paix : qu'il respecte et détende la paix, qui n'est ni injustice impunie ni licence effrénée mais concorde bien ordonnée dans l'obéissance à la volonté de Dieu ; c'est à la conserver et à l'accroître que tendent les exhortations et les ordres maternels de la Vierge Marie. Vivement désireux que la Reine et Mère du peuple chrétien accueille ces vœux et réjouisse de sa paix la terre secouée par la haine et, après cet exil, nous montre à tous Jésus qui sera notre paix et notre joie pour l'éternité, à vous Vénérables Frères et à vos fidèles, Nous accordons de tout cœur, comme gage du secours du Dieu tout-puissant et comme preuve de notre affection, la Bénédiction Apostolique.

Donné à Rome, près Saint-Pierre, en la fête de la Maternité de la Vierge Marie, le 11 octobre 1954, seizième année de Notre Pontificat.

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Litanies de la Royauté de Marie

Ces litanies sont parfois utilisées lors de couronnement de statue de la Vierge.

Seigneur, ayez pitié.

Christ, ayez pitié.

Seigneur, ayez pitié.

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

La plupart des vierges honoré, priez pour nous.

Choisi comme la fille du Père, priez pour nous.

Mère du Christ, priez pour nous.

Gloire de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Vierge fille de Sion, priez pour nous.

Vierge pauvre et humble, priez pour nous.

Vierge douce et obéissante, priez pour nous.

Servante du Seigneur, priez pour nous.

Mère du Seigneur, priez pour nous.

Soutien du Rédempteur, priez pour nous.

Pleine de grâce, priez pour nous.

Fontaine de la beauté, priez pour nous.

Modèle de vertu, priez pour nous.

Premier fruit de la rédemption, priez pour nous.

Parfaite disciple du Christ, priez pour nous.

Image de l'Église, priez pour nous.

Femme enveloppée du soleil, priez pour nous.

Femme couronnée d'étoiles, priez pour nous.

Douce Dame, priez pour nous.

Gracieuse Dame, priez pour nous.

Notre-Dame, priez pour nous.

Joie d'Israël, priez pour nous.

Splendeur de L'Église, priez pour nous.

Fierté de la race humaine, priez pour nous.

Avocate de la grâce, priez pour nous.

Temple de sainteté, priez pour nous.

Reine de l'amour, priez pour nous.

Reine de miséricorde, priez pour nous.

Reine de la paix, priez pour nous.

Reine des anges, priez pour nous.

Reine des patriarches et des prophètes, priez pour nous.

Reine des apôtres et des martyrs, priez pour nous.

Reine des confesseurs et des vierges, priez pour nous.

Reine de tous les saints, priez pour nous.

Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.

Reine élevée au ciel, priez pour nous.

Reine de toute la terre, priez pour nous.

Reine des cieux, priez pour nous.

Reine de l'univers, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui enlèves les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Prions

Dieu, vous nous avez donné la mère de votre Fils pour être notre reine et notre mère. Avec le soutien de ses prières, faites que nous parvenir à la joie dans le royaume des cieux. Nous Vous le demandons par le Christ notre Seigneur. Amen.

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Litanies de la Passion

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La Passion de Jésus, lieu de révélation


Les Evangiles de Matthieu (Mt 27,51) Marc (Mc 15,38) et Luc (Lc 23,45) racontent qu’au moment de la mort de Jésus le voile du temple se déchira en deux, de haut en bas, tandis qu’il est désormais un autre temple où prier le Père, un autre sacrifice, un autre grand-prêtre… L’Evangile de Jean souligne de son côté que Jésus meurt au moment du sacrifice des agneaux pour la pâque juive, que Jésus accomplit. En voyant mourir Jésus, le centurion romain s’écria : « Vraiment cet homme était fils de Dieu ! » (Mc 15,39, cf. Mt 27,54); l’Evangile de Luc dit simplement qu’il « était un juste ! » (Lc 23,47). L’heure de la Passion est l’heure où le Fils de l’homme va être glorifié et Dieu va être glorifié en lui, c’est le souvenir qu’a gardé saint Jean (Jn 13,31-32 cf. aussi Jn 17,1-5). Ce poids de gloire est celui de l’amour : « Jésus… ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin. » (Jn 13,1). La scène à Gethsémani révèle cette gloire : « Jésus donc sachant tout ce qui allait lui advenir, sortit et leur dit : Qui cherchez-vous ? Il lui répondirent : Jésus le Nazoréen, il leur dit : Moi Je Suis. Or Judas, qui le livrait, se tenait là, lui aussi, avec eux. Quand Jésus leur eu dit : Moi Je Suis. Ils reculèrent et tombèrent à terre. » (Jn 18, 4-6) Reculer et tomber à terre traduit un verbe hébreu qui veut dire se prosterner. Jésus est celui qui sait et qui se présente avec la parole de Dieu au buisson ardent: « Je suis celui qui Suis » (Ex 3,14) : devant lui on se prosterne pour adorer ! « De nouveau donc il leur demanda : Qui cherchez-vous ? Ils dirent : Jésus le Nazoréen. De nouveau, Jésus répondit : Je vous ai dit que Moi Je Suis. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez ceux là s'en aller. Afin que s'accomplît la parole qu'il avait dite : Ceux que tu m'as donnés, je n'en ai pas perdu un seul. » (Jn 18,7-9) Ainsi Jésus est le bon pasteur qui donne sa vie pour ses brebis (Jn 10,11), qui donne sa chair pour la vie du monde (6,55-57). Arrêté, Jésus est d’abord emmené chez Anne, puis chez Pilate. Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi. Chez Pilate, tandis que la foule vocifère et que Jésus est condamné à mort, le regard du croyant sur Jésus s’élève de plus en plus haut : Jésus va donc mourir en croix et réaliser sa prophétie : « Quand je serai élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi. » (Jn 12,32) Sa Royauté vient d'ailleurs : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » (Jn 18,36) - Il est le vrai Messie opposé au faux messie, Barrabas (Jn 18, 40). Il est couronné, « Voici l'homme ! » (Jn 19,5), le fils de l’homme dont parlaient les prophètes… Jésus est "d’en Haut" : « Les Juifs lui répliquèrent : Nous avons une Loi et d'après cette Loi il doit mourir, parce qu'il s'est fait Fils de Dieu. Lorsque Pilate entendit cette parole, il fut encore plus effrayé. Il entra de nouveau dans le prétoire et dit à Jésus : D'où es-tu ? Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit donc : Tu ne me parles pas ? Ne sais-tu pas que j'ai pouvoir de te relâcher et que j'ai pouvoir de te crucifier. Jésus lui répondit : Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi, si cela ne t'avait été donné d'en haut ; c'est pourquoi celui qui m'a livré à toi a un plus grand péché. » (Jn 19,7-11) Jésus trône comme juge du monde : « Pilate… amena Jésus dehors et le fit asseoir au tribunal. » (Jn 19,13). Crucifié sur le Golgotha en tant que roi, sa tunique n’est pas déchirée (Jn 19,19-24) : comme on l’attendait de Dieu lui-même, Jésus rassemble les fils de Dieu dispersés (Jn 11,51), en donnant au disciple sa mère et en répandant l’Esprit Saint (Jn 19,25-37).

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Litanies de la Passion


Seigneur, ayez pitié de nous

Ô Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus, écoutez-nous

Jésus, exaucez-nous

Père du Ciel qui êtes Dieu,ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous

Saint-Esprit qui êtes Dieu,ayez pitié de nous

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu,ayez pitié de nous


Jésus Roi de gloire, faisant votre entrée à Jérusalem pour y consommer l'ouvrage de notre rédemption,ayez pitié de nous

Jésus prosterné devant votre Père au jardin des Oliviers et chargé des crimes du monde entier,ayez pitié de nous

Jésus saisi de frayeur, accablé de tristesse, réduit à l'agonie et couvert d'une sueur de sang,ayez pitié de nous

Jésus trahi par un apôtre perfide et vendu à vil prix comme un esclave,ayez pitié de nous

Jésus lié, garrotté, traîné chez Anne et chez Caïphe, et traité d'impie et de blasphémateur,ayez pitié de nous

Jésus conduit chez Pilate et accusé comme séditieux et comme rebelle, ayez pitié de nous

Jésus paraissant devant Hérode, revêtu d'une robe d'ignominie, comme un insensé,ayez pitié de nous

Jésus cruellement flagellé, déchiré de coups et nageant dans votre sang, ayez pitié de nous

Jésus couronné d'épines, couvert d'un manteau d'écarlate et exposé aux regards de tout un peuple, ayez pitié de nous

Jésus mis en parallèle avec un insigne voleur qui vous fut préféré, ayez pitié de nous

Jésus lâchement condamné par Pilate et abandonné à la rage de vos ennemis, ayez pitié de nous

Jésus épuisé de souffrance et allant au Calvaire, chargé du fardeau de votre croix, ayez pitié de nous

Jésus étendu, cloué sur un infâme gibet et mis au rang des scélérats, ayez pitié de nous

Jésus plein de douceur pour ceux qui vous abreuvent de fiel et de vinaigre, ayez pitié de nous

Jésus priant votre Père et demandant grâce pour vos persécuteurs et pour vos bourreaux, ayez pitié de nous

Jésus remettant votre âme sainte entre les mains de votre Père, obéissant jusqu'à la mort, ayez pitié de nous


Jésus baissant la tête et expirant par l'ardeur de votre amour pour nous, ayez pitié de nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Jésus

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Jésus


Prions


Ô Jésus qui nous as rachetés en mourant par amour sur la croix, applique nous les mérites de ta sainte Passion et de ta mort, et que par ces mérites nous obtenions la grâce insigne que nous sollicitons de ta miséricorde . Nous t'en prions instamment en te demandant de prendre en compte, également, les douleurs et les prières de ta sainte Mère au pied de ta croix. Amen.

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Litanies de la Sainte Face

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La Sainte Face de Notre Seigneur


Sainte Véronique et le suaire

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich


Le cortège (accompagnant le Seigneur Jésus) entra dans une longue rue qui déviait un peu à gauche et où aboutissaient plusieurs rues transversales. Beaucoup de gens bien vêtus se rendaient au Temple et plusieurs s'éloignaient à la vue de Jésus par une crainte pharisaïque de se souiller, tandis que d'autres marquaient quelque pitié. On avait fait environ deux cents pas depuis que Simon était venu porter la croix avec le Seigneur, lorsqu'une femme de grande taille et d'un aspect imposant, tenant une jeune fille par la main, sortit d'une belle maison située à gauche et précédée d'une avant-cour fermée par une belle grille, à laquelle on arrivait par une terrasse avec des degrés. Elle se jeta au-devant du cortège. C'était Séraphia, femme de Sirach, membre du conseil du Temple, qui fut appelée Véronique, de vera icon (vrai portrait), à cause de ce qu'elle fit en ce jour.


Séraphia avait préparé chez elle d'excellent vin aromatisé, avec le pieux désir de le faire boire au Seigneur sur son chemin de douleur. Elle était déjà allée une fois au-devant du cortège : je l'avais vue, tenant par la main une jeune fille qu'elle avait adoptée, courir à côté des soldats, lorsque Jésus rencontra sa sainte mère. Mais il ne lui avait pas été possible de se faire jour à travers la foule et elle était retournée près de sa maison pour y attendre Jésus. Elle s'avança voilée dans la rue : un linge était suspendu sur ses épaules : la petite fille, âgée d'environ neuf ans, se tenait près d'elle et cacha, à l'approche du cortège, le vase plein de vin. Ceux qui marchaient en avant voulurent la repousser, mais, exaltée par l'amour et la compassion, elle se fraya un passage avec l'enfant qui se tenait à sa robe, travers la populace, les soldats et les archers, parvint à Jésus, tomba à genoux et lui présenta le linge qu'elle déploya devant lui en disant : “ Permettez-moi d'essuyer la face de mon Seigneur. ” Jésus prit le linge de la main gauche, l'appliqua contre son visage ensanglanté, puis le rapprochant de la main droite qui tenait le bout de la croix, il pressa ce linge entre ses deux mains et le rendit avec un remerciement. Séraphia le mit sous son manteau après l'avoir baisé et se releva. La jeune fille leva timidement le vase de vin vers Jésus, mais les soldats et les archers ne souffrirent pas qu'il s'y désaltérât. La hardiesse et la promptitude de cette action avaient excité un mouvement dans le peuple, ce qui avait arrêté le cortège pendant près de deux minutes et avait permis à Véronique de présenter le suaire. Les Pharisiens et les archers, irrités de cette pause, et surtout de cet hommage publie rendu au Sauveur, se mirent à frapper et à maltraiter Jésus, pendant que Véronique rentrait en hâte dans sa maison.


A peine était-elle rentrée dans sa chambre, qu'elle étendit le suaire sur la table placée devant elle et tomba sans connaissance : la petite fille s'agenouilla près d'elle en sanglotant. Un ami qui venait la voir, la trouva ainsi près du linge déployé où la face ensanglantée de Jésus s'était empreinte d'une façon merveilleuse, mais effrayante. Il fut très frappé de ce spectacle, la fit revenir à elle et lui montra le suaire devant lequel elle se mit à genoux en pleurant et en s'écriant : “ Maintenant, je veux tout quitter car le Seigneur m'a donné un souvenir ”. Ce suaire était de laine fine, trois fois plus long que large ; on le portait habituellement autour du cou : quelquefois on en avait un second qui pendait sur l'épaule. C'était l'usage d'aller avec un pareil suaire au-devant des gens affligés, fatigués ou malades, et de leur en essuyer je visage en signe de deuil et de compassion. Véronique garda toujours le suaire pendu au chevet de son lit. Après sa mort, il revint par les saintes femmes à la sainte Vierge, puis à l'Eglise par les apôtres.


Séraphia était cousine de Jean-Baptiste, car son père et Zacharie étaient fils des deux frères. Elle était née à Jérusalem. Lorsque Marie, à l'âge de quatre ans, fut amenée dans cette ville pour faire partie des vierges du Temple je vis Joachim, Anne et d'autres personnes qui les accompagnaient, aller dans la maison paternelle de Zacharie, qui était pas loin du marché aux poissons. Il s'y trouvait un vieux parent de celui-ci, qui était, je crois, son oncle et le grand-père de Séraphia. Elle avait au moins cinq ans de plus que la sainte Vierge et assista à son mariage avec saint Joseph. Elle était aussi parente du vieux Siméon qui prophétisa lors de la présentation de Jésus au Temple, et liée avec ses fils dés sa jeunesse. Ceux-ci tenaient de leur père un vif désir de la venue du Messie qu'éprouvait aussi Séraphia. Cette attente du salut était alors dans le coeur de bien des personnes pieuses comme une aspiration secrète et ardente : les autres ne pressentaient rien de semblable pour l'époque où ils vivaient. Lorsque Jésus, âgé de douze ans, resta à Jérusalem et enseigna dans le Temple, Séraphia, qui n'était pas encore mariée, lui envoyait sa nourriture dans une petite auberge, située à un quart de lieue de Jérusalem où il restait quand il n'était pas dans le Temple, et où Marie, peu après la nativité, venant de Bethléem pour présenter Jésus au Temple, s'était arrêtée un jour et deux nuits chez deux vieillards. C'étaient des Esséniens qui connaissaient la sainte Famille. La femme était parente de Jeanne Chusa. Cette auberge était une fondation pour les pauvres : Jésus et les disciples venaient souvent y loger. Dans les derniers temps de sa vie, lorsqu'il enseigna dans le Temple, je vis souvent Séraphia y envoyer des aliments. Mais alors elle n'était pas tenue par les mêmes personnes.


Séraphia se maria tard : son mari, Sirach, descendait de la chaste Suzanne ; il était membre du conseil du Temple. Comme dans le commencement il était très opposé à Jésus, sa femme eut beaucoup à souffrir de lui à cause de son attachement pour le Sauveur. Quelquefois même il l'enfermait pendant assez longtemps dans un caveau. Joseph d'Arimathie et Nicodème le ramenèrent à de meilleurs sentiments, et il permit à Séraphia de suivre Jésus. Lors du jugement chez Caiphe. Il se déclara pour Jésus avec Joseph et Nicodème, et se sépara comme eux du Sanhédrin. Séraphia est une grande femme encore belle : elle doit pourtant avoir plus de cinquante ans ; lors de l'entrée triomphale du dimanche des Rameaux, je la vis détacher son voile et l'étendre sur le chemin où passait le Sauveur. Ce fut ce même voile qu'elle apporta à Jésus pendant cette marche plus triste, mais plus triomphale encore, pour effacer les traces de ses souffrances, ce voile qui donna à celle qui le possédait un nouveau nom, le nom glorieux de Véronique et qui reçoit encore aujourd'hui les hommages publics de l'Eglise.


Nous ajoutons ici quelques détails donnes par la soeur Emmerich sur sainte Véronique, un jour qu'on lui avait fait toucher des reliques de cette sainte ; c'était le 9 août 1821 :


“  J'eus, dit-elle, une vision que Je ne me rappelle pas avoir jamais eue précédemment. Dans la troisième année qui suivit l'ascension du Christ, je vis l'empereur romain envoyer quelqu'un à Jérusalem pour recueillir les bruits relatifs a la mort et à la résurrection de Jésus. Cet homme emmena avec lui à Rome Nicodeme, Séraphia et le disciple Epaphras, parent de Jeanne Chusa. C'était un serviteur des disciples, homme plein de simplicité, qui avait été attaché au service du Temple et qui avait vu Jésus ressuscité dans le Cénacle et ailleurs. Je vis Véronique chez l'empereur, Il était malade : son lit était élevé sur deux gradins : un grand rideau pendait Jusqu'à terre La chambre était carrée, pas très grande : il n'y avait pas de fenêtres mais le Jour venait d'en haut : il y avait de longs cordons avec lesquels on pouvait ouvrir et fermer des volets. L'empereur était seul : ces gens étaient dans l'antichambre. Véronique avait avec elle, outre le suaire, un des linceuls de Jésus et elle déploya le suaire devant l'empereur qui était tout seul, c'était une bande d'étoffe longue et étroite qu'elle avait auparavant portée en guise de voile sur la tête et autour du cou. L'empreinte de la face de Jésus se trouvait à une des extrémités et lorsqu'elle la présenta à l'empereur, elle ramassa dans si main gauche l'autre extrémité du suaire. La face de Jésus s'y était imprimée avec son sang. Cette empreinte n'était pas comme un portrait, elle était même plus grande qu'un portrait, parce que le linge avait été appliqué tout autour du visage. Sur l'autre drap était l'empreinte du corps flagelle de Jésus. Je crois que c'était un des draps sur lesquels on l'avait couché pour le laver avant de l'ensevelir. Je ne vis pas l'empereur toucher ces linges mais il fut guéri par leur vue. Il voulait retenir Véronique à Rome et lui donner une maison et des esclaves, mais elle demanda la permission de retourner à Jérusalem pour mourir au lieu où Jésus était mort Élie y revint en effet, et lors de la persécution contre les chrétiens qui réduisit à la misère et à l'exil Lazare et ses soeurs, elle s'enfuit avec quelques autres femmes. Mais on la prit et on l'enferma dans une prison où elle mourut de faim pour le nom de Jésus. à qui elle avait si souvent donné la nourriture terrestre et qui l'avait nourri de sa chair et de son sang pour la vie éternelle. Je me rappelle vaguement d'avoir vu dans une autre occasion, comment, après la mort de Véronique, le voile resta entre les mains des saintes femmes, comment il alla . ensuite à Edesse, où le porta le disciple Thaddée et où il opéra beaucoup de miracles, puis à Constantinople, et enfin comment il fut transmis à l'Eglise par les apôtres. J'ai cru une fois qu'il .. était à Turin où est le linceul du Sauveur, mais je vis à cette occasion l'histoire de tous ces linges sacrés et ils se sont confondus dans mes souvenirs. aujourd'hui encore j'ai vu beaucoup de choses touchant Séraphia ou Véronique, mais je ne . les raconte pas parce que Je ne m'en souviens que confusément. ”

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Le Voile de Véronique


Selon une très ancienne tradition, lors de la Passion de notre Seigneur Jésus-Christ, une femme qui se trouvait dans la foule, appelée plus tard Véronique a retiré son voile afin d'essuyer le visage du condamné. Le visage du Divin Agneau s'y imprima miraculeusement. Sur cette croyance, et sur le fait que ce linge s'est miraculeusement conservé à travers les siècles, s'est établi un culte. Véronique vient de « vera icon » (image vraie). En outre, Sainte Véronique est la patronne des lingères. Cet épisode n'est pas rapporté par les Saints Evangiles. Le plus ancien témoignage le citant date du 5e siècle ; il provient de l'Evangile apocryphe de Nicodème. On dit encore que le roi d'Edesse, chrétien, entretenait une correspondance littéraire avec Jésus. Un jour, il lui demanda de lui faire parvenir son portrait : un peintre essaya de représenter Jésus, sans succès. Alors, Jésus prit la toile, et la posa sur son visage. Il est aussi à noter que ce roi d'Edesse a aussi eu en sa possession le Saint Suaire de Turin. De plus, selon des analyses récemment faites, le visage de la personne imprimé sur le suaire serait le même que celui représenté sur le linge de Véronique de Rome. Plusieurs églises et sanctuaires, tels la Basilique Saint Pierre de Rome, possèdent des voiles de Véronique, tel par exemple à la Basilique Saint Pierre de Rome, à Milan, Jaen, Orvietto, etc... le voile de Véronique de la Basilique Saint Pierre de Rome apparaît pour la première fois en 1137.

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La Dévotion à la Sainte Face de Notre-Seigneur


Paroles de Notre-Seigneur à Soeur Marie de Saint Pierre


"Je suis à la recherche de "Véroniques" pour essuyer et honorer ma Face Divine, qui compte peu d'adorateurs".


Il me fit comprendre à nouveau que ceux qui s'appliqueraient à cette oeuvre de Réparation feraient en cela l'office de la pieuse Véronique.


"Par ma Sainte Face, vous ferez des prodiges".


"Ma fille, je te donne Ma Face et Mon Coeur, je te donne mon Sang, je t'ouvre Mes Plaies, puises-y et déverse, puises-y et déverse ! Achète sans argent, Mon Sang est le prix des âmes. Et quelle tristesse pour Mon Coeur que ces remèdes qui m'ont tant coûté soient méprisés. Demande à mon Père autant d'âmes que j'ai versé de gouttes de sang durant ma Passion".


"Chaque fois que tu offriras Ma Face à Mon Père, Ma bouche demandera miséricorde".


Paroles de Notre-Seigneur à Soeur Maria Perina


A l'âge de 12 ans, étant en l'église paroissiale de St. Pietro in Sala de Milan, en Italie, le Vendredi Saint, elle entendit une voix claire qui lui disait : "personne ne me donne un baiser d'amour sur ma Face, pour réparer le baiser de Judas ?"


En 1919, Soeur Maria Pierina fut envoyée à la Maison Mère à Buenos Aires, et le 12 avril 1920, alors qu'elle se plaignait à Jésus au sujet d'une souffrance qu'elle ressentait; Il se présenta à elle, couvert de sang et avec une expression de tendresse et de douleur "que je n'oublierai jamais", écrivit-elle ; Il lui dit : "et Moi, qu'ai-je fais ?" Soeur Maria Pierina comprit, et la Sainte Face de Jésus devint son livre de méditation, la porte d'entrée vers Son Coeur.

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Litanies de la Sainte Face

Les Litanies de la Sainte Face ont été composé par soeur Marie de Saint Pierre, carmélite de Tours. Elle est aussi à l'origine du Chapelet de la Sainte Face. Sainte Thérèse de l'enfant Jésus possédait ses litanies.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ , exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils de Dieu, rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui avez été adorée avec un profond respect par Marie et par Joseph; lorsqu'ils vous virent pour la première fois, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,qui avez ravi de joie, dans l'étable de Bethléem, les anges, les pasteurs et les mages, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui avait blessé d'un trait d'amour, dans le temple, le vieillard Siméon et Anne la prophétesse, , ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui avez été baigné de larmes en votre sainte enfance, , ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui avez rempli d'admiration les docteurs de la loi, quand vous parûtes dans le temple à l'âge de douze ans, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, blanche de pureté, vermeille de charité,, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, plus belle que le soleil, plus gracieuse que la lune, plus brillante que les étoiles, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, plus précieuse que l'or, l'argent et les diamants, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont les traits étaient ravissants et les grâces charmantes

Ô Face adorable, dont la noblesse caractérisait tous les traits, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, contemplée par les anges, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, la douce volupté des saints, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, chef d'oeuvre du Saint Esprit, dans laquelle le Père éternel met ses complaisances, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, délices de Marie et de Joseph, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, miroir ineffable des perfections divines, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont la beauté est toujours ancienne et toujours nouvelle, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui apaisez la colère de Dieu, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui faites trembler les démons, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, trésor de grâces et de bénédictions, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,exposée dans le désert aux intempéries de la saison, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, brulée des ardeurs du soleil et baignée de sueur dans les voyages, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont l'expression est toute divine, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont la modestie et la douceur attiraient les justes et les pécheurs, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,qui donniez un saint baiser aux enfants après les avoir bénis, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, troublée et pleurant au tombeau de Lazare, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, brillante comme le soleil et rayonnante de gloire au mont Thabor, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, attristée à la vue de Jérusalem et versant des larmes sur cette ville ingrate, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, abaissée jusqu'à terre au jardin des oliviers et portant la confusion de nos péchés, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui avait été couverte d'une sueur de sang, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, baisé par le perfide judas, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont la sainteté et la majesté saisirent de terreurs les soldats et les renversèrent, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, frappée par un infâme valet, couverte d'un voile d'ignominie et profanée par les mains sacrilège de vos ennemies, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, souillée de crachats et meurtrie par tant de soufflets et de coups, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,dont les divins regards blessèrent le coeur de Saint Pierre d'un trait de douleur et d'amour, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, humiliée pour nous dans les tribunaux de Jérusalem, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui conservâtes votre sérénité lorsque pilate prononça le funeste arrêt, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, couverte de sueur et de sang, tombant dans la boue sous le fardeau de la croix, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui méritez tous nos respects, nos hommages et nos adorations, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, essuyée d'un voile par une pieuse femme sur la route du calvaire, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, élevée sur l'instrument du plus honteux supplice, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont le front à été couronné d'épines, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont les yeux ont été remplis de sang, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont la bouche divine fut abreuvée de fiel et de vinaigre, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont les cheveux et la barbe ont été arrachés par les bourreaux, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui êtes devenu semblable à celle d'un lépreux, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, dont la beauté incomparable à été obscurcie sous les nuages affreux des péchés du monde, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, couverte des tristes ombres de la mort, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, parfumée par Marie et les saintes femmes et couverte d'un suaire, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,renfermée dans le sépulcre, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui daignâtes vous imprimer sur le saint suaire, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, toute resplendissante de gloire et de beauté au jour de la résurrection, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, toute éblouissante de lumière au moment de l'ascension, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, cachée dans l'eucharistie, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,qui apparaitrez à la fin des temps dans les airs, avec une grande puissance et une grande majesté, ayez pitié de nous

Ô Face adorable, qui ferez trembler les pécheurs et remplirez les justes de joie, ayez pitié de nous

Ô Face adorable,qui serez dans le ciel le ravissement éternel des saints, ayez pitié de nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Prions

Je vous salue, je vous adore et je vous aime, ô Jésus mon sauveur couvert de nouveaux outrages par les blasphémateurs, et je vous offre, dans le coeur de la divine Marie, comme un encens et un parfum d'agréable odeur, les hommages des anges et de tous les saints, en vous priant humblement, par la vertu de votre Sainte Face, de réparer et de rétablir en moi et dans tous les homme, votre image défigurée par le péché. Ainsi soit il.

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Les Litanies du Saint Nom de Jésus

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Le Saint Nom de Jésus

C'est au jour de Sa Circoncision, selon la Loi de Moïse, que le divin Enfant de Bethléem reçut le Nom de Jésus, le huitième jour après Sa naissance. L'Ange Gabriel le Lui avait assigné à l'avance au jour de l'Annonciation: "Vous L'appellerez Jésus, car Il délivrera Son peuple de l'esclavage du péché." Qui dira la grandeur de sa signification, puisqu'il signifie Sauveur; la grandeur de son origine, puisqu'il fut apporté du Ciel; sa grandeur sur la terre, où il a opéré et opère toujours tant de merveilles; sa grandeur jusque dans les enfers où il fait trembler les démons? Qui dira sa puissance, puisque c'est par ce Nom que l'Église prie, qu'elle administre les sacrements et donne ses bénédictions, et que les apôtres et les Saints ont opéré des multitudes de miracles? Qui dira sa douceur, ses charmes, son amabilité, puisque les Saints l'ont si bien chanté et que les chrétiens l'ont invoqué et l'invoquent toujours avec tant de confiance, de fruits et d'amour? Puisse donc le Nom de Jésus être souvent sur nos lèvres, et toujours dans notre coeur pendant la vie! Puisse-t-il être notre espérance et notre dernière parole à l'heure de la mort, notre joie et notre chant éternel dans les Cieux.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Les Litanies du Saint Nom de Jésus


C'est sans doute Saint Bernardin de Sienne et Saint Jean de Capistran, tous deux franciscains, qui sont à l'origine de la première ébauche de ces litanies, mais elles ne furent approuvées qu'en 1862, par le Pape Pie IX.


Seigneur, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

O Christ, ayez pitié de nous.

O Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Jésus, Fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous.

Jésus, splendeur du Père, ayez pitié de nous.

Jésus, splendeur de la lumière éternelle, ayez pitié de nous.

Jésus, roi de gloire, ayez pitié de nous.

Jésus, soleil de justice, ayez pitié de nous.

Jésus, Fils de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.

Jésus, aimable, ayez pitié de nous.

Jésus, admirable, ayez pitié de nous.

Jésus, Dieu fort, ayez pitié de nous.

Jésus, Père des siècles à venir, ayez pitié de nous.

Jésus, Ange du grand conseil, ayez pitié de nous.

Jésus, très puissant, ayez pitié de nous.

Jésus, très patient,ayez pitié de nous.

Jésus, très obéissant, ayez pitié de nous.

Jésus, doux et humble de coeur,ayez pitié de nous.

Jésus, qui aimez la chasteté, ayez pitié de nous.

Jésus, qui nous aimez, ayez pitié de nous.

Jésus, Dieu de paix, ayez pitié de nous.

Jésus, auteur de la vie, ayez pitié de nous.

Jésus, modèle des vertus, ayez pitié de nous.

Jésus, zélateur des âmes, ayez pitié de nous.

Jésus, notre Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus, notre refuge, ayez pitié de nous.

Jésus, Père des pauvres, ayez pitié de nous.

Jésus, trésor des fidèles, ayez pitié de nous.

Jésus, bon pasteur, ayez pitié de nous.

Jésus, vraie lumière, ayez pitié de nous.

Jésus, sagesse éternelle, ayez pitié de nous.

Jésus, bonté infinie, ayez pitié de nous.

Jésus, notre voie et notre vie, ayez pitié de nous.

Jésus, joie des anges, ayez pitié de nous.

Jésus, roi des patriarches, ayez pitié de nous.

Jésus, maître des apôtres,ayez pitié de nous.

Jésus, docteur des évangélistes, ayez pitié de nous.

Jésus, force des martyrs, ayez pitié de nous.

Jésus, lumière des confesseurs, ayez pitié de nous.

Jésus, pureté des vierges, ayez pitié de nous.

Jésus, couronne de tous les saints, ayez pitié de nous.


Soyez-nous propices, pardonnez-nous, Jésus.

Soyez-nous propices, exaucez-nous, Jésus.

De tout mal, délivrez-nous, Jésus.

De tout péché, délivrez-nous, Jésus.

De votre colère, délivrez-nous, Jésus.

Des embûches du démon, délivrez-nous, Jésus.

De l'esprit de fornication, délivrez-nous, Jésus.

De la mort éternelle, délivrez-nous, Jésus.

Du mépris de vos inspirations, délivrez-nous, Jésus.

Par le mystère de votre sainte Incarnation, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Nativité, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Enfance, délivrez-nous, Jésus.

Par votre vie toute divine, délivrez-nous, Jésus.

Par vos travaux, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Agonie et votre Passion, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Croix et votre abandonnement, délivrez-nous, Jésus.

Par vos langueurs, délivrez-nous, Jésus.

Par votre mort et votre sépulture, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Résurrection, délivrez-nous, Jésus.

Par votre Ascension, délivrez-nous, Jésus.

Par l'institution de la sainte Eucharistie, délivrez-nous, Jésus.

Par vos joies, délivrez-nous, Jésus.

Par votre gloire, délivrez-nous, Jésus.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, *Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, *Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, *Jésus.


Jésus, écoutez-nous. Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous. Jésus, exaucez-nous.


Prions


Seigneur Jésus-Christ qui avez dit: Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira: donnez-nous, nous vous en supplions, un tel attrait de votre amour tout divin, de nous vous aimions de tout cour, de bouche et d'action, et que nous ne cessions jamais de vous louer. Ainsi Soit-il.

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Litanies de l'Amour de Dieu

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L'Amour de Dieu

Pourquoi et comment doit-on aimer Dieu?


Vous voulez donc que je vous dise pourquoi et comment on doit aimer Dieu ? Je réponds brièvement : la raison pour laquelle on aime Dieu, c'est Dieu lui-même ; et la mesure de cet amour, c'est de l'aimer sans mesure. Ceci suffirait sans doute pour une personne déjà instruite de ces choses. Mais si je suis aussi le débiteur des simples et des ignorants (Rom. 1, 14), il faut qu'après avoir répondu aux savants, je tienne compte des autres. A l'intention de ces esprits moins avancés, je ne ferai pas de difficulté de m'étendre plus longuement sur ce sujet, sans pour autant l'approfondir davantage. Je dirai donc qu'il y a deux raisons d'aimer Dieu pour lui-même : d'abord parce qu'on ne peut rien aimer avec plus de justice ; ensuite parce que rien n'est plus profitable. Car lorsqu'on se demande pourquoi il faut aimer Dieu, cette question appelle deux pensées différentes, puisqu'on peut mettre en question le sujet même de la quesion : faut-il aimer Dieu pour son mérite, ou bien pour l'avantge que nous retirons de cet amour ? En fait, je ferais la même réponse dans les deux cas, puisque je ne saurais trouver d'autre motif de l'aimer que lui-même. Mais commençons par traiter de son mérite.

C'est évidemment avoir beaucoup mérité de nous que de se donner à nous sans que nous l'ayons aucunement mérité. Etant ce qu'il est, que pouvait-il nous donner de meilleur que lui-même ? Si donc s'interroger sur les raisons d'aimer Dieu revient à rechercher quel est le mérite de Dieu, la raison principale est que lui-même nous a aimés le premier. Il est donc digne d'être aimé en retour, surtout si l'on comprend bien qui est celui qui aime, qui sont ceux qu'il aime, et combien il les aime. Qui est-il donc ? Il est celui auquel tout esprit rend ce témoignage : Tu es mon Dieu, parce que tu n'as besoin d'aucun de mes biens (Ps, XV, 2). L'amour de cet être souverain est vraiment immense, puisqu'il ne cherche pas son propre intérêt. Mais qui sont ceux auxquels s'adresse une charité si pure ? Lorsque nous étions encore ses ennemis, nous avons été réconciliés avec Dieu (Rom. V, 10), dit saint Paul. Dieu a donc aimé ses ennemis, et les a aimés gratuitement. Enfin, quelle a été la mesure de cet amour ? Saint Jean nous le dit : Dieu a tant aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique (Jean, III, 16). Et saint Paul :Il n'a pas épargné son propre Fils, mais l'a livré à la mort pour nous (Rom. VIII, 32). A son tour, le Fils a dit, parlant de lui-même : Il n'est pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu'on aime (Jean. XV, 13). Tels sont les mérites que le juste s'est acquis auprès des coupables, tel est l'amour du Très-Haut pour d'infimes créatures, du Tout-Puissant pour notre extrême faiblesse. Mais on dira peut-être que s'il a fait cela pour les hommes, il n'en a pas fait autant pour les anges. C'est vrai, mais parce que ce n'était pas nécessaire. Et d'ailleurs, celui qui vient au secours des hommes dans leur très grande misère, a préservé les anges de cette misère ; et si, dans son amour pour les hommes, il leur a donné le moyen de ne pas demeurer tels qu'ils étaient, par un amour aussi grand il a permis aux anges de ne pas déchoir comme nous.


Combien Dieu doit être aimé des hommes, tant à cause des biens du corps que de ceux de l'âme. De quelle façon discerner ces biens, et comment les posséder sans faire tort au donateur.


Ceux qui voient clairement ces choses, comprennent aussi, je pense, pourquoi il faut aimer Dieu, je veux dire quels mérites lui donnent droit à notre amour. Si les infidèles ne s'en aperçoivent pas d'eux-mêmes, Dieu a de quoi confondre leur ingratitude en invoquant le nombre infini de ses bienfaits, dont l'homme fait un constant usage, et que ses sens suffisent à lui révéler. Nul autre que Dieu ne nous dispense les aliments dont nous nous nourrissons, la lumière qui nous permet de voir, l'air que nous respirons. Mais il serait ridicule de vouloir énumérer les choses dont je viens à peine de soutenir qu'elles sont innombrables ; il me suffira d'avoir cité en exemple les principales d'entre elles : pain, soleil, air. Si je dis les principales, c'est qu'elles sont les plus nécessaires, non pas les plus excellentes ; car elles relèvent du corps. L'homme placera cependant les biens suprêmes dans cette partie de lui-même qui est supérieure à l'autre, c'est-à-dire l'âme ; et ses biens sont la dignité, la science, la vertu. J'appelle dignité de l'homme le libre arbitre, qui lui vaut d'être non seulement placé au-dessus des autres créatures vivantes, mais encore d'avoir sur elles le droit de commander. J'appelle science le pouvoir qu'il a de discerner cette dignité éminente, pouvoir qui ne peut avoir son origine en lui-même. J'appelle vertu, enfin, cette force qui le pousse à chercher celui dont il tient son être, à s'attacher à lui lorsqu'il l'a trouvé.

Ainsi donc, chacun de ces biens se montre sous deux aspects. La dignité humaine se manifeste d'une part sous forme de prérogative naturelle, d'autre part en tant que pouvoir de dominer, puisqu'on voit la crainte de l'homme s'imposer à toutes les créatures terrestres. La science également est double, dès lors qu'elle nous fait connaître que la dignité, comme tous nos autres biens, est en nous mais ne provient pas de nous. Quant à la vertu, nous distinguerons aussi ses deux faces, selon que nous cherchons Dieu avec assiduité ou que, l'ayant trouvé, nous lui vouons un attachement indéfectible. La dignité ne sert donc à rien sans la science, et celle-ci sans la vertu va jusqu'à devenir néfaste. Le raisonnement suivant va nous le démontrer. Quelle gloire y a-t-il à posséder un bien sans savoir qu'on le possède ? Et savoir qu'on le possède en ignorant qu'on ne le tient pas de soi peut être un sujet de gloire, mais non pas devant Dieu. Car l'Apôtre dit à quiconque se glorifie lui-même : Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? et si tu l'as reçu, pourquoi t'en glorifier comme si tu ne l'avais pas reçu ? (I Cor. IV, 7). Il ne dit pas simplement "pourquoi t'en glorifier", mais il ajoute : "comme si tu ne l'avais pas reçu". Ce qui revient à déclarer répréhensible non pas celui qui se targue de ce qu'il a, mais celui qui s'en targue comme si cela venait de lui-même. C'est à juste titre qu'on appelle vaine gloire un sentiment aussi dénué de tout fondement solide. Saint Paul définit donc la vraie gloire en disant encore : Que celui qui se glorifie, se glorifie dans le Seigneur (I Cor., I, 31), c'est-à-dire dans la vérité. Car le Seigneur est vérité.

Il faut donc que vous sachiez et ce que vous êtes, et que vous ne l'êtes pas par vous-même ; sinon, vous risqueriez ou de ne pas vous glorifier du tout, ou de vous glorifier vainement. Il est écrit, en effet : Si tu ne te connais pas toi-même, va et suis les troupeaux de tes semblables (Cant. I, 6, 7). Et c'est bien ce qui arrive. L'homme élevé à la dignité, mais qui ne sait comprendre l'honneur qui lui est fait, mérite par son ignorance d'être assimilé aux bêtes, qui partagent avec lui sa présente condition d'être mortel et corruptible. En se méconnaissant elle-même, cette créature merveilleusement dotée de raison s'agrège aux troupeaux des animaux privés de raison ; et parce qu'elle ignore sa propre grandeur, qui est toute au dedans d'elle-même, elle se modèle sur le monde sensible qui l'entoure et cède aux séductions de sa propre curiosité. Ainsi se confond-elle parmi les autres créatures, pour n'avoir pas compris qu'elle a reçu plus qu'elles toutes. Il faut donc bien se garder de cette ignorance qui nous donne de nous-mêmes une opinion trop au-dessous de ce que nous sommes ; mais on doit se méfier tout autant, et même davantage, de cette autre erreur qui nous inspire une trop haute idée de nous-mêmes, et à laquelle nous succombons, par exemple, lorsque nous nous attribuons à tort le bien qui peut être en nous. Plus encore que ces deux sortes d'ingnorance, il convient de fuir et d'exécrer la présomption qui nous enhardirait à tirer gloire, en connaissance de cause, des biens qui ne sont pas nôtres ; sachant pertinemment qu'ils ne nous appartiennent pas, gardons-nous de nous arroger l'honneur qui en revient à autrui. La première ignorance est sans gloire ; la seconde nous vaut quelque honneur, mais pas devant Dieu. Quant à ce troisième mal, celui que l'on commet sciemment, c'est une usurpation au détriment de Dieu. Cette arrogance est bien plus grave et plus pernicieuse que la seconde ignorance, puisqu'elle conduit à mépriser Dieu, tandis que l'autre erreur ne consistait qu'à le méconnaître. Elle est aussi plus perverse et plus damnable que la première ignorance car celle-ci nous ravalait seulement au rang des bêtes, tandis que celle-là nous introduit dans la société des démons. User des biens reçus comme s'ils étaient inhérents à notre nature, et accepter des bienfaits en s'arrogeant un mérite qui appartient au bienfaiteur, c'est l'orgueil, le plus grand des péchés.


Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l'Église

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Litanies de l'Amour de Dieu


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ , exaucez-nous.

Dieu du ciel, notre père, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Sauveur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu Esprit-Saint , notre Sanctificateur , avez pitié de nous.

Sainte Trinité, un seul Dieu,ayez pitié de nous.

Dieu, qui êtes l'amour infini ,ayez pitié de nous.

Dieu, qui nous avez aimé de toute éternité, ayez pitié de nous.

Dieu, qui nous avez ordonné de vous aimer,ayez pitié de nous.

Dieu, qui nous avez aimé jusqu'à nous donner votre Fils, ayez pitié de nous.

C'est de tout notre cœur que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est de toute notre âme que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est de tout notre esprit, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est de toutes nos forces et nos facultés, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que tous les biens et que que tous les hommes, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que tous les plaisirs et toutes les joies de ce monde, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que nos connaissances et que tous nos amis, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que nos proches et que nous-mêmes, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que tous les hommes et que tous les Anges, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est plus que tout ce qui existe sur la terre et dans le Ciel, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est uniquement pour vous seul, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est parce que vous êtes le souverain bien, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est parce que vous êtes infiniment parfait, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

C'est parce que vous êtes digne d'un amour infini, que nous vous aimons, ô mon Dieu.

Ne nous eussiez vous pas promis le Ciel , nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Ne nous eussiez-vous pas menacés de l'enfer, nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Nous enverriez-vous des croix, des épreuves, des tribulations, nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Dans la pauvreté comme dans l'abondance, nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Dans le bonheur comme dans l'infortune, nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Dans les honneurs comme dans les mépris, nous vous aimerions toujours, ô mon Dieu.

Dans la joie comme dans la tristesse, nous vous aimerions toujours , ô mon Dieu.

Dans la santé comme dans la maladie, nous vous aimerions toujours , ô mon Dieu.

Dans la vie comme à la mort, nous vous aimerions toujours , ô mon Dieu.

Dans le temps comme dans l'éternité, nous vous aimerions toujours , ô mon Dieu.

Puisse notre amour ressembler à celui des Chérubins et des Séraphins ! c'est notre désir , ô mon Dieu.

Puisse notre amour être fortifié par celui de tous vos élus qui sont dans le Ciel, c'est notre désir, mon Dieu.

C'est d'un amour aussi pur que celui dont la sainte Vierge votre Mère vous a aimé ! c'est notre désir, mon Dieu.

Puisse notre amour être enflammé de l'amour infini par lequel vous nous aimez et vous nous aimerez pendant toute l'éternité! c'est notre désir ,mon Dieu.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, par votre saint amour, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu , qui effacez les péchés du monde, par votre saint amour, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu , qui effacez les péchés du monde, par votre saint amour, ayez pitié de nous.


Prions


Ô Mon Dieu, qui possédez dans un degré infini tout ce qui peut y avoir d'aimable et de parfait, et qui êtes la perfection même, détruisez et arrachez de nos coeurs tout sentiment et toute affection qui seraient contraire à l'amour que nous vous devons. Enflammez nous d'un amour si pur et si ardent que nous n'aimions rien que vous, qu'en vous et pour vous. Par Jésus Christ Notre Seigneur. Ainsi Soit-il.

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Litanies de la Sainte Croix de Jésus-Christ

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L'Invention de la Sainte Croix

Fête le 14 septembre


Cette fête est appelée l’Invention de la Sainte Croix, parce qu'on rapporte que la sainte croix fut trouvée à pareil jour. Mais auparavant, elle avait été trouvée par Seth, fils d'Adam, dans le paradis. terrestre, comme il est raconté plus bas; par Salomon, sur le Liban ; par la reine de Saba, dans le temple, de Salomon ; par les Juifs, dans l’eau de la piscine ; et en ce Jour par sainte Hélène, sur le mont du Calvaire.


L'Invention de la Sainte Croix eut lieu plus de deux cents ans après la résurrection de J.-C. On lit dans l’évangile de Nicodème (ch. XIX) qu'Adam étant devenu malade, Seth, son fils, alla à la porte du paradis et demanda de l’huile du bois de la miséricorde pour oindre le corps de son père afin qu'il recouvrât la santé. L'archange Michel lui apparut et lui dit : « Ne pleure pas et ne te mets point en peine d'obtenir de l’huile du bois de la miséricorde, car il te sera absolument impossible d'en obtenir, avant que cinq mille cinq cents ans soient révolus. Cependant on croit, que d'Adam jusqu'à la passion du Seigneur il s'écoula seulement 5099 ans. On lit encore ailleurs que l’ange lui offrit un, petit rameau et lui ordonna de le planter sur le mont Liban. Mais ou lit, dans une histoire apocryphe des Grecs, que l’ange lui donna du bois de l’arbre par le fruit duquel Adam avait péché, en l’informant que sole père serait guéri. quand ce bois porterait du fruit. A son retour, Seth trouva son père mort et il planta ce rameau sur sa tombe. Cette branche plantée devint en croissant un grand arbre qui subsista jusqu'au, temps de Salomon. (Mais il faut laisser au lecteur à juger si ces choses sont vraies, puisqu'on n'en fait mention dans aucune chronique, ni dans aucune histoire authentique.) Or, Salomon considérant la beauté de cet arbre le fit couper et mettre dans la maison du Bois. Cependant, ainsi que le dit Jean Beleth. (ch. CLI), On ne pouvait le mettre nulle part, et il n'y avait pas moyen de lui trouver un endroit où il pût être employé convenablement : car il était tantôt trop long, tantôt trop court : si on l’avait raccourci dans les proportions qu'exigeait la place où on le voulait employer, il paraissait si court qu'on ne le regardait plus comme bon à rien. En conséquence, les ouvriers, de dépit, le rejetèrent et le mirent sur une pièce d'eau pour qu'il servît de pont aux passants. Or, quand la reine de Saba vint entendre la Sagesse de Salomon, et voulut passer sur cette pièce, elle vit en esprit que le Sauveur du monde devait être suspendu à ce bois, et pour cela elle ne voulut point passer dessus, mais aussitôt elle l’adora. Cependant dans l’Histoire scholastique (liv. III Rois, c. XXVI), on lit que la reine de Saba vit cette pièce dans la maison du Bois, et en revenant à son palais elle communiqua à Salomon que sur ce bois devait être suspendu celui dont la mort devrait être la cause de la destruction du royaume des Juifs. C'est pourquoi Salomon le fit ôter du lieu où il était, et enterrer dans les entrailles les plus profondes de la terre. Dans la suite on y établit la Piscine Probatique où les Nathinéens lavaient les victimes, et ce n'est pas seulement à la descente de l’ange, mais encore à la vertu de ce. bois que l’on attribue que l’eau en était troublée et que les infirmes y étaient guéris. Or, quand approcha le temps de la passion de J.-C., on rapporte que cette pièce surnagea, et les Juifs, en la voyant, la prirent pour en fabriquer la croix du Seigneur. On dit encore que cette croix fut faite de quatre essences de bois, savoir de palmier, de cyprès, d'olivier et de cèdre. De là ce vers : Ligna Crucis palma, cedrus, cupressus, oliva. Car dans la croix, il y avait le bois qui servait de montant droit, la traverse,la tablette de dessus, et le tronc où était fixée la croix, ou bien, selon Grégoire de Tours, la tablette qui servait de support, sous les pieds de J.-C. Par là on, peut voir que chacune des pièces pouvait être d'une de ces essences de bois dont on vient de parler. Or, l’apôtre paraît avoir eu en vue ces différentes sortes de bois quand il dit : « Afin que vous puissiez comprendre avec tous. les saints quelle est la largeur, la longueur, la hauteur et la profondeur » (Ep. aux Ephés., c. II, 18). Ces paroles sont expliquées comme il suit par l’illustre docteur saint Augustin : « La largeur de la croix du Seigneur, dit-il, c'est la traverse, sur laquelle on a étendu ses mains sa longueur allait depuis la terre jusqu'à cette traverse en largeur sur quoi tout le corps de J.-C. fut attaché, moins les mains; sa hauteur, c'est à partir de cette largeur jusqu'à l’endroit de dessus où se trouvait la tête; sa profondeur, c'était la partie cachée et enfoncée dans la terre. Dans la croix on trouve décrites toutes les actions d'un homme chrétien, qui sont de faire de bonnes oeuvres en J.-C., de lui être persévéramment attaché, d'espérer les biens célestes, et ne pas profaner les sacrements.


Ce bois précieux de la croix resta caché sous terre deux cents ans et plus : mais il fut découvert ainsi qu'il suit par Hélène, mère de l’empereur Constantin. En ce temps-là, sur les rives du Danube, se rassembla une multitude innombrable de barbares voulant passer le fleuve, et soumettre à leur domination tous les pays jusqu'à l’occident. Dès que l’empereur Constantin le sut, il décampa et vint se placer avec son. armée sur le Danube. Mais la multitude des barbares s'augmentant, et passant déjà le fleuve, Constantin fut, frappé d'une grande terreur, en considérant qu'il aurait à livrer bataille le lendemain. Or, la nuit suivante, il est réveillé par un ange qui l’avertit de regarder en l’air. Il tourne les veux vers le ciel et voit le signe de la croix formée par une lumière fort resplendissante, et portant écrite en lettres d'or cette inscription : « In hoc signo vinces, par ce signe tu vaincras. » Réconforté par cette vision céleste, il fit faire une croix semblable qu'il ordonna de porter à la tête de son armée: se précipitant alors sur les ennemis, il les mit en fuite et en tua une multitude immense. Après quoi Constantin convoqua tous les pontifes des temples et s'informa avec beaucoup de soin de quel Dieu c'était le signe. Sur leur réponse qu'ils l’ignoraient, vinrent plusieurs chrétiens qui lui firent connaître le mystère de la sainte croix et la foi de la Trinité. Constantin crut alors parfaitement en J.-C. et reçut le saint baptême des mains d'Eusèbe, pape, ou selon quelques livres, évêque de Césarée. Mais dans ce récit, il y a beaucoup de points contredits par l’Histoire tripartite et par l’Ecclésiastique, par la Vie de saint Silvestre et les Gestes des pontifes romains. D'après certains auteurs, ce ne fut pas ce Constantin que le pape Silvestre baptisa après sa conversion à la foi, comme paraissent l’insinuer plusieurs histoires, mais ce fut Constantin, le père de ce Constantin, ainsi qu'on le voit dans des historiens. En effet ce Constantin reçut la foi d'une autre manière rapportée dans la légende de saint Silvestre, et ce n'est pas Eusèbe de Césarée qui le baptisa, mais bien saint Silvestre. Après la mort de son père, Constantin, qui n'avait pas perdu le souvenir de la victoire remportée par la vertu de la sainte croix, fit passer Hélène, sa mère, à Jérusalem pour trouver cette croix, ainsi que nous le dirons plus bas.


Voici maintenant un récit tout différent de cette victoire, d'après l’Histoire Ecclésiastique (ch. IX). Elle rapporte donc que Maxence ayant envahi l’empire romain, l’empereur Constantin. vint lui présenter la bataille vis-à-vis le pont Albin. Comme il était dans une grande anxiété, et qu'il levait souvent les yeux au ciel pour implorer son secours, il vit en songe, du côté de l’orient dans le ciel, briller une croix, couleur. de feu : des anges se présentèrent devant lui et lui dirent : « Constantin, par cela tu vaincras. » Et, selon le témoignage de l’Histoire tripartite, tandis que Constantin s'étonnait de ce prodige, la nuit suivante, J.-C. lui apparut avec le signe vu dans le ciel; il lui ordonna de faire des images pareilles qui lui, porteraient bonheur dans les combats. Alors Constantin fut rendu à la joie et assuré de la victoire ; il se marqua le front du signe qu'il avait vu dans le ciel, fit transformer les enseignes militaires sur le modèle de la croix et prit à la main droite une croix d'or. Après quoi il sollicita du Seigneur que cette droite, qu'il avait munie du signe salutaire de la croix, ne fût ni ensanglantée, ni souillée du sang romain, mais qu'il remportât la victoire sur le tyran sans effusion de sang. Quant à Maxence, dans l’intention de tendre un piège, il fit disposer des vaisseaux, fit couvrir le fleuve de faux ponts. Or, Constantin s'étant approché du fleuve, Maxence accourut à sa rencontre avec peu de monde, après avoir donné ordre aux autres corps de le suivre; mais il oublia lui-même qu'il avait fait construire un faux pont, et s'y engagea avec une poignée de soldats. Il fut pris au piège qu'il avait tendu lui-même, car il tomba dans le fleuve qui était profond; alors Constantin fut acclamé empereur à l’unanimité. D'après ce qu'on lit dans une chronique assez authentique, Constantin ne crut pas parfaitement dès ce moment; il n'aurait même pas alors reçu le baptême; mais peu de temps après, il eut une vision de saint Pierre et de saint Paul; et quand il eut reçu la vie nouvelle du baptême et obtenu la guérison de sa lèpre, il crut parfaitement dans la suite en J.-C. Ce fut alors qu'il envoya sa mère Hélène à Jérusalem pour chercher la croix du Seigneur. Cependant saint Ambroise; dans la lettre où il rapporte la mort de Théodose, et l’Histoire tripartite, disent que Constantin reçut le baptême seulement dans ses derniers moments; s'il le différa jusque-là, ce fut pour pouvoir le recevoir dans le fleuve du Jourdain. Saint Jérôme en dit autant dans sa chronique. Or, il est certain qu'il fut fait chrétien sous le pape saint Silvestre, quant à savoir s'il différa son baptême, c'est douteux ; ce qui fait qu'en la légende de saint Silvestre, il y a là-dessus, comme en d'autres points, bien peu de certitude. Or, l’histoire de l’Invention de la sainte croix, telle qu'on la lit dans les histoires ecclésiastiques conformes en cela aux chroniques, paraît plus authentique de beaucoup que celle qu'on récite dans les églises. Il est en effet constant qu'il s'y trouve des endroits peu' conformes à la vérité, si ce n'est qu'on veuille dire, comme ci-dessus, que ce ne fut pas Constantin, mais son père qui portait le même nom : ce qui du reste né paraît pas très plausible, quoique ce soit le récit de certaines histoires d'outre-mer.


Hélène arrivée à Jérusalem fit réunir autour d'elle les savants qu'on trouva dans toute la contrée. Or, cette Hélène était d'abord restée dans une hôtellerie, mais épris de sa beauté, Constantin se l’attacha, selon que saint Ambroise l’avance en disant : « On assure qu'elle fut hôtelière, mais elle fut unie à Constantin l’ancien qui, dans la suite, posséda l’empire. Bonne hôtelière, qui chercha avec tant de soin la crèche du Seigneur! Bonne hôtelière, qui connut cet hôtelier dont les soins guérirent cet homme blessé parles brigands! Bonne hôtelière, qui a regardé toutes choses comme des ordures afin de gagner J.-C.! Et pour cela Dieu l’a tirée de l’ordure pour l’élever sur un trône » (saint Ambroise). D'autres affirment, et c'est l’opinion émise dans une chronique assez authentique, que cette Hélène. était fille de Clohel, roi des Bretons ;Constantin en venant dans la Bretagne la prit pour femme, parce qu'elle était fille unique. Delà vient qui l’île de Bretagne échut à Constantin après la mort clé Clohel. Les Bretons eux-mêmes (attestent; on lit pourtant ailleurs qu'elle était de Trèves. Or, les Juifs, remplis de crainte, se disaient les uns aux autres : « Pour quel motif pensez-vous que la Reine nous ait convoqués auprès d'elle? » L'un d'eux nommé Judas, dit : « Je sais, moi, qu'elle veut apprendre de nous. l’endroit oit se trouve le bois de la croix sur lequel le Christ a été crucifié. Gardez-vous bien d'être assez présomptueux pour le lui découvrir. Sinon tenez pour très certain que notre loi sera détruite et que toutes les traditions de nos pères seront totalement. abolies : car Zachée mon aïeul l’a prédit à mon père Siméon et mon père  m’a dit avant de mourir : « Fais attention, mon fils, à l’époque où l’on cherchera la croix du Christ : dis où elle se trouve, avant d'être mis à la torture; car à dater de cet instant le pouvoir des Juifs, à Jamais aboli, passera entre les mains de ceux qui adorent le crucifié, parce que ce Christ était le fils de Dieu.» Alors j'ai répondu : «Mon père, si vraiment nos ancêtres ont su que ce Christ était le fils de Dieu, pourquoi l’ont-ils attaché au gibet de la croix? » « Le Seigneur est témoin, répondit-il, que je n'ai jamais fait partie de leur conseil; mais que souvent je me suis opposé à leurs projets : or, c'est parce que le Christ reprochait les vices des Pharisiens qu'ils le firent crucifier : mais il est ressuscité le troisième jour et il a monté au ciel à la vue de ses disciples. Mon frère Etienne, que les Juifs en démence ont lapidé, a cru en lui. Prends garde donc, mon fils, de n'oser jamais blasphémer le Christ ni ses disciples. » — « Il ne paraît cependant pas, très probable que le père de ce Judas ait existé au temps de la Passion de J.-C., puisque de la passion jusqu'au temps d'Hélène, sous laquelle vécut Judas, il s'écoula plus de 270 ans; à moins qu'on ne veuille dire qu'alors les hommes vivaient plus longtemps qu'à présent. » Cependant les Juifs dirent à Judas : « Nous n'avons jamais entendu dire choses semblables. Quoi. qu'il. en soit, si: la Reine t'interroge, aie soin de ne lui faire aucun aveu.» Lors donc qu'ils furent en présence, de la Reine, et qu'elle leur eut demandé le lieu où le Seigneur avait été crucifié, pas un d'eux ne consentit à le lui indiquer alors elle les condamna tous à être brûlés. Ils furent saisis d'effroi et signalèrent Judas, en disant : « Princesse, voici le fils d'un juste et d'un prophète qui a connu parfaitement la loi ; demandez-lui tout ce que vous voulez, il vous l’indiquera. » Alors elle les congédia tous à l’exception de Judas qu'elle retint et auquel elle dit : « Je te propose la vie ou la mort; choisis ce que tu préfères. Montre-moi donc le lieu qui s'appelle Golgotha, où le Seigneur a été crucifié, afin que je puisse trouver sa croix. » Judas répondit


« Comment puis-je le savoir, puisque deux cents ans et plus se sont écoulés et que je n'étais pas né à cette époque ? » La Reine lui dit : « Par le crucifié, je te ferai mourir de faim, si tu ne me dis la vérité. » Elle ordonna donc qu'il fût jeté dans tin puits desséché pour y endurer les horreurs de la faim. Or, après y être resté six jours sans nourriture, le septième il demanda à sortir, en promettant de découvrir la croix. On le retira. Quand il fut arrivé à l’endroit, après avoir fait une prière, tout à coup la terre tremble, il se répandit une fumée d'aromates d'une admirable odeur; Judas lui-même, plein d'admiration, applaudissait des deux mains et disait : « En vérité, ô Christ, vous êtes le Sauveur du monde ! » Or, d'après l’Histoire ecclésiastique, il y avait, en ce lieu, un temple de Vénus construit, autrefois par l’empereur Hadrien, afin que si quelque chrétien eût voulu y adresser ses adorations, il parût adorer Vénus : et, pour ce motif, ce lieu avait cessé d'être fréquenté et était presque entièrement délaissé, mais la Reine fit détruire ce temple jusque dans ses fondements et en fit labourer la place. Après quoi Judas se ceignit et se mit à creuser avec courage. Quand il eut atteint à la profondeur de vingt pas, il trouva trois croix enterrées, qu'il porta incontinent à la reine. Or, comme l’on ne savait pas distinguer celle de J.-C. d'avec celles des larrons; on les plaça au milieu de la ville pour attendre que la gloire de Dieu se manifestât. Sur la onzième heure, passa le corps d'un jeune homme qu'on portait en terre : Judas arrêta le cercueil, mit une première et nue seconde croix sur le cadavre du défunt, qui ne ressuscita pas, alors on approcha la troisième croix dit corps et à l’instant il revint à la vie.


On lit cependant, dans les histoires ecclésiastiques, qu'une femme des premiers rangs de la ville gisait demi-morte, quand Macaire, évêque de Jérusalem, prit la première et la deuxième croix, ce qui ne produisit aucun résultat : mais quand il posa sur elle la troisième,, cette femme rouvrit les yeux et fut guérie à l’instant. Saint Ambroise dit, de son côté, que Macaire distingua la croix du Seigneur, par le titre qu'avait fait mettre Pilate, et dont l’évêque lut l’inscription qu'on trouva aussi. Alors le diable se mit à vociférer en l’air : « O Judas, disait-il, pourquoi as-tu fait cela? Le Judas qui est le mien a fait tout le contraire : car celui-ci, poussé par moi, fit la trahison, et toi, en me reniant, tu as trouvé la croix de Jésus. Par lui, j'ai Bagué les âmes d'un grand nombre; par toi, je parais perdre celles que j'ai gagnées : par lui, je régnais sur le peuple; par toi, je suis chassé de mon royaume. Toutefois je te rendrai la pareille, et je susciterai contre toi un autre roi qui, abandonnant la foi dit crucifié, te fera renier dans les tourments le crucifié. »


Ceci paraît se rapporter à l’empereur Julien : celui-ci, lorsque Judas fut devenu évêque de Jérusalem, l’accabla de nombreux tourments et le fit mourir martyr de J.-C. En entendant les vociférations du diable, Judas ne craignit rien, mais il ne cessa de maudire le diable en disant : « Que le Christ te damne dans l’abîme du feu éternel! » Après quoi Judas est baptisé, reçoit le nom de Cyriaque, puis est ordonné évêque de Jérusalem, quand le titulaire fut mort. (Belette, c. XXV). Mais comme la bienheureuse Hélène ne possédait pas les clous du Seigneur, elle pria l’évêque Cyriaque d'aller au Golgotha et de les chercher. Il y vint et aussitôt après avoir adressé des prières à Dieu, les clous apparurent brillants dans la terre, comme de l’or. Il les prit et les porta à la reine. Or, celle-ci se mit à genoux par terre et, après avoir incliné la tête, elle les adora avec grande révérence. Hélène porta une partie de la croix à son fils, et renferma l’autre dans des châsses d'argent qu'elle laissa à Jérusalem ; quant aux clous avec lesquels le corps du Seigneur avait été attaché, elle les porta à son fils. Au rapport d'Eusèbe de Césarée, elle en fit deux freins dont Constantin se servait dans les batailles, et elle mit les autres à son casque en guise d'armure. Quelques auteurs, comme Grégoire de Tours, assurent que le corps du Seigneur fut attaché avec quatre clous Hélène en mit deux au frein du cheval de l’empereur, le troisième à la statue de Constantin qui domine la ville de Rome, et elle jeta le quatrième dans la mer Adriatique qui jusque-là avait été un gouffre pour les navigateurs. Elle ordonna que cette fête de l’Invention de la sainte croix fût célébrée chaque année solennellement. Voici ce que dit saint Ambroise : « Hélène chercha les clous du Seigneur et les trouva. De l’un elle fit faire des freins ; elle incrusta l’autre dans le diadème : belle place que la tête pour ce clou ; c'est une couronne sur le front, c'est une bride à la main : c'est l’emblème de la prééminence du sentiment, de la lumière de la foi, et de la puissance impériale. » Quant à l’évêque saint Cyriaque, Julien l’apostat le fit mourir plus tard, pour avoir trouvé la sainte croix dont partout il prenait à tâche de détruire le signe. Avant de partir contre les Perses, il fit inviter Cyriaque à sacrifier aux idoles : sur le refus du saint, Julien lui fit couper le bras en disant : « Avec cette main il a écrit beaucoup de lettres qui ont détourné bien du monde de sacrifier aux dieux. » Cyriaque lui répondit : « Chien insensé, tu  m’as bien rendu service ; car avant de croire à J.-C., trop souvent j'ai écrit des lettres que j'adressais aux synagogues des Juifs afin que personne ne crût en J.-C. et voilà que tu viens de retrancher de mon corps ce qui en avait été le scandale. » Alors Julien fit fondre du plomb qu'il ordonna de lui verser dans la bouche ; ensuite il fit apporter un lit en fer sur lequel Cyriaque fut étendu et au-dessous on mit des charbons ardents et. de la graisse. Comme Cyriaque restait immobile, Julien lui dit : « Si tu ne veux pas sacrifier aux idoles, dis au moins que tu n'es pas chrétien. » L'évêque s'y refusa avec horreur. Julien fit creuser une fosse profonde qu'on fit remplir de serpents venimeux. Cyriaque y fut jeté, mais les serpents moururent aussitôt. Julien ordonna alors que Cyriaque fût jeté dans une chaudière pleine d'huile bouillante. Or, comme le saint voulait y entrer spontanément, il se signa, et pria le Seigneur de le baptiser une seconde fois dans l’eau du martyre, mais Julien furieux lui fit percer la poitrine avec une épée. Ce fut ainsi que saint Cyriaque mérita de consommer son martyre dans le Seigneur.


La grandeur de la vertu de la Croix est manifeste dans ce notaire fidèle, trompé par un magicien qui le conduisit en un lieu où il avait fait venir des démons, en lui promettant des richesses immenses. Il vit un Ethiopien de haute stature, assis sur un trône élevé, et entouré d'autres Ethiopiens- debout, armés de lances et de bâtons. Alors l’Ethiopien demanda à ce magicien : « Quel est cet enfant ? » Le magicien répondit: « Seigneur, c'est votre serviteur. » Le démon dit au notaire : « Si tu veux  m’adorer, être mon serviteur, et renier ton Christ, je te ferai asseoir à ma droite. » Mais le notaire se hâta de faire le signe de la croix et s'écria qu'il était de toute son âme le serviteur du Sauveur J.-C. Il n'eut pas plutôt fait le signe de la croix que toute cette multitude de démons disparut. Peu de temps après, ce même notaire entra un jour avec son maître dans le temple de Sainte-Sophie; se trouvant ensemble devant une image du Sauveur, le maître remarqua que cette image avait les yeux fixés sur le notaire qu'elle regardait attentivement. Plein de surprise, le maître fit passer le jeune homme à droite et vit que l’image avait encore tourné les veux de ce côté, en les dirigeant sur le notaire. I1 le fit de nouveau revenir à gauche, et voici que l’image tourna encore les yeux et se mit à regarder le notaire comme auparavant. Alors le maître le conjura de lui dire ce qu'il avait fait à Dieu pour mériter que l’image le regardât, ainsi. Il répondit qu'il n'avait la conscience d'aucune bonne action, si ce n'est qu'il n'avait pas voulu renier le Sauveur devant le diable.


Texte extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Litanies de la Sainte Croix

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, notre Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, notre Dieu, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.
Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

O Croix sainte de notre Sauveur,sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, consacrée par la vertu de Jésus Christ, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui avez porté entre vos bras le corps adorable de Jésus-Christ, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, teinte du sang de Jésus Christ, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui êtes l'arbre de vie, la voie du ciel et la clef du paradis, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, digne de respect et de l'amour de tous les hommes, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui offrez à nos yeux le tableau de toutes les vertus, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui êtes la consolation des affligés, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui mettez les démons en fuite, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui procurez la victoire à ceux qui sont tentés, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, l'unique espérance des pécheurs, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, qui êtes le sceau des élus, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

O Croix sainte, o vous que tous les saints ont désirées, sanctifiez les justes et convertissez les pécheurs.

Soyez nous propice, pardonnez nous Seigneur.

Soyez nous propice, exaucez nous Seigneur.

De tout mal, délivrez nous Seigneur.

De tout péché, délivrez nous Seigneur.

De la damnation éternelle, délivrez nous Seigneur.

Par votre sainte Croix, délivrez nous Seigneur.

Par la Croix à laquelle vous avez été attaché, où vous êtes mort, délivrez nous Seigneur.

Par l'exaltation de votre sainte Croix, délivrez nous Seigneur.

Par la gloire de votre sainte Croix, délivrez nous Seigneur.

Nous vous en supplions, tout pécheurs que nous sommes, écoutez nous *Seigneur, nous vous supplions de nous pardonner.

Usez d'indulgence à notre égard, Nous vous en supplions, écoutez nous

Elevez nos âmes aux désirs des choses célestes, Nous vous en supplions, écoutez nous

Fils de Dieu, Nous vous en supplions, écoutez nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Prions

Hommage à la Croix

Ô Croix vénérable, ouvrage tout à la fois et de l'amour d'un Dieu et de la cruauté des hommes ! Croix objet des désirs de Jésus Christ, le terme de ses travaux, le théatre de ses opprobes ainsi que le trophée de ses victoires, le lit de douleur où il nous a enfanté à la grâce, la chaire où il nous a enseigné le chemin du ciel, l'autel où il s'est sacrifié pour notre salut ! Croix sacrée, qui avez été le glorieux instrument de notre rédemption, qui avez réconcilié le ciel avec la terre, Dieu avec les pécheurs! Croix précieuse, qui avez été prêchée à toute les nations, qui avez été révéré de tout les peuples, et qui, du lieu du supplice, avez passé sur les autels du Très Haut. Croix admirable qui offrez à nos yeux un prodige de miséricorde, un parfait modèle de pénitence, un tableau accompli de toutes les vertus! Croix salutaire, vrai trésor de grâce, l'asile des malheureux, la consolation des affligés, le soulagement des pauvres, le refuge des pécheurs, la confiance des agonisants. Croix divine, le bouclier de l'église militante, le salut de l'église souffrante, l'étandard de l'église triomphante, la terreur de l'enfer, la clef du paradis, le grand livre des saints et des prédestinés, l'objet enfin de la vénération des anges et des hommes. Encore une fois, divine Croix, recevez en ce moment les hommages de ma foi, de mon dévouement et de mon coeur. Je me consacre à vous comme mon sauveur s'y est attaché par amour pour moi. je m'attache à vous de coeur et d'esprit, et s'il se pouvait, de tout mon coeur, vous priant instamment, apr ce tendre baiser que j'ose appliquer à votre bois sacré, et en vertu de ce sang précieux dont vous avez été arrosé, de me prendre désormais sous votre sauvegarde, d'être mon soutien dans les peines, ma force dans les tentations, mon conseil dans les doutes, ma lumière dans les tenebres, ma règle de conduite pendant ma vie, ma confiance et le gage de mon salut. Amen.

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Litanies de la Divine Providence

Dieug

Qu’est-ce que la Divine Providence ?

La clef pour comprendre ce que nous appelons la « divine Providence » est dévoilée à notre connaissance dans le cri de saint Paul en Galates 2, 20: «Jésus m’a aimé et a donné sa vie pour moi».

Le cadeau de Dieu

Nous sommes tous riches de l’amour de Dieu. Rien ne nous manque pour entrer dans une joie que nul ne peut nous ravir. Jésus ne passe pas à côté de cette révélation en disant à Nicodème, un savant théologien de Jérusalem: « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique» . (Jean 3,16) La divine Providence, c’est cela! Un cadeau immense, un don merveilleux en attente de notre confiance en la vie, en l’action constante et vivante de Dieu à travers tout ce que nous vivons. Un cadeau qui a pour nom «Jésus».

Attention

Mettre sous le terme divine Providence des ressources financières, des aides diverses ne fait qu’appauvrir le vrai et véritable don providentiel nécessaire à l’homme: la présence et l’amour de Dieu en mouvement dans notre cœur, dans notre corps, dans toutes nos relations avec les autres. L’homme fait à l’image de Dieu n’a pas besoin pour vivre pleinement de plus de dollars, d’un meilleur emploi, d’une plus belle voiture ou maison, etc. non! Il a simplement besoin de réaliser qu’il y a en lui, dans son être profond, au centre de ses pauvretés, une présence de feu, de vie, d’amour, de tendresse qui attend sa détente pour jaillir et inonder sa vie. Un arrêt de «jugement et de condamnation». C’est là la vraie divine Providence toujours prête à agir dans toutes les situations possibles. Jésus nous a dit de ne pas nous préoccuper des soucis de la terre, signalant que ce sont les païens qui font ainsi. Il nous demande seulement de nous préoccuper du Royaume (Matthieu 6, 33-34), ce qui veut dire la recherche de l’harmonie avec ce qui habite en nous, dans notre être profond. C’est là l’essentiel, le plus beau, le plus magnifique. Avec un tel don divin en nous, dans notre cœur et au cœur de la vie elle-même, la plus triste des pauvretés est une douce situation remplie de surprises divines. Finis la guerre, l’apitoiement! Place maintenant à la paix et à la joie de voir surgir des pires situations, des blessures le plus beau de notre être, de notre mission, de nos charismes de vie.

Rien ne manque

Voici notre défi à tous: arrêter le combat, l’acharnement à vouloir nous changer et changer les autres pour entrer dans un climat de paix conscients qu’une grâce, qu’un levain travaillent constamment pour nous, en nous, en tout. Un mouvement de vie, providentiel, est en action dans ce qui nous déplaît, une grâce en surabondance est présente là où est le péché, l’égoïsme, le vice même. « Là où le péché abonde, la grâce surabonde» . (Romains 5, 20) Lorsque nous entrons dans ce climat de paix et de contemplation du mouvement de Vie en nous et en l’autre, Dieu prend alors sur lui nos besoins; rien d’important ne nous manque. S’il y a superflu, alors il nous est donné pour aider les plus pauvres et les œuvres de charité et de compassion. Entrons dans la voie de la Vie, de la Liberté, de la Plénitude. L’heure n’est-elle pas venue de vivre de la «divine Providence» en nous et en toutes choses et de constater plein de surprises inattendues? Alléluia!

Pierre Lacroix

Texte provenant du site www.cite-pere.qc.ca

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Litanies de la Divine Providence

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils de Dieu, rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Providence de Dieu, Digne objet de l’amour des Anges et des hommes, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, conduite par le coeur de Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, qui gouvernez le monde, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, espérance de notre salut, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, consolation de nos âmes dans les peines de la vie, ayez pitié de nous. .

Providence de Dieu, chemin du ciel, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, notre guide dans les dangers, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, dispensatrice de grâces, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, trésor inépuisable de biens, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, soutien des justes, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, espérance des pécheurs, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, refuge des malheureux, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, secours dans tous nos besoins, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, calme dans les tempêtes, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, repos du coeur, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, asile des affligés, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, remède à tous nos maux, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, qui nourrissez ceux qui ont faim, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, qui vêtissez ceux qui sont nus, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, qui ne délaissez personne, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, source inépuisable pour ceux qui ont soif, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, appui des pauvres, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, soutien de la veuve et de l’orphelin, ayez pitié de nous.

Providence de Dieu, qui méritez nos hommages, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

Nous exaltons, Seigneur, votre Providence.

Et nous nous soumettons à tous ses décrets.

Prions

Ô Dieu, qui ne dédaignez pas d'abaisser vos regards sur nous conduire, tout indignes que nous sommes de cette faveur, accordez nous, s'il vous plait, la grâce que nous nous abandonnions tellement à tout les desseins de votre providence sur nous pendant le cours de cette vie, que nous puissions arriver à la possession des biens célestes. Par Notre Seigneur Jésus Christ. Ainsi soit il.

handsofgod

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