20 janvier 2009

Chapelet de saint Joseph

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Saint Joseph de Nazareth

Père nourricier du Seigneur

Fête le 19 mars et le 1er mai

Méditation sur Saint Joseph par Saint Alphonse de Liguori

Considérons quels sentiments de tendresse et de vénération Saint Joseph avait pour la bienheureuse Vierge Marie. A la bonté la plus accomplie elle joignait la plus profonde humilité, la plus aimable douceur, la plus complète pureté, la plus parfaite obéissance, le plus généreux amour de Dieu; élevée de la sorte par ses incomparables qualités au-dessus de tous les hommes et de tous les anges, Marie méritait l’affection de Saint Joseph, et Saint Joseph, pour qui la vertu avait tant de charmes, aimait Marie de tout son coeur. D’autant plus qu’il recevait incessamment les marques de l’affection dont sa sainte épouse était animée pour lui; nul doute, en effet, qu’elle n’aimât son chaste époux plus que n’importe quelle autre créature. Enfin, il voyait dans Marie la bien-aimée de Dieu, celle que le Seigneur avait choisie pour mère de son Fils unique. Combien donc le coeur si juste et si reconnaissant de Joseph devait aimer sa pure et admirable épouse ! Considérons ensuite l’amour que Joseph portait à Jésus. Dieu ne pouvait charger Joseph de tenir lieu de père à Jésus sans lui mettre au coeur l’amour dont il fallait qu’un père fût animé pour un tel Fils, un Fils si digne d’amour, un Fils qui était en même temps son Dieu. Aussi l’amour de Joseph, fort différent de celui que les pères ont d’ordinaire pour leurs enfants, ne fut pas seulement naturel, mais encore surnaturel, Jésus étant tout à la fois et le fils de Joseph et son Dieu. En effet, grâce à la révélation apportée du ciel par l’ange, Saint Joseph savait de science certaine que cet enfant, dont la vie s’écoulait près de lui, était le Verbe divin fait homme par amour pour les hommes, et en particulier pour lui, son père nourricier. Il se voyait choisi entre tous pour lui servir de gardien et de protecteur, en même temps qu’il l’entendait lui dire : mon père. Quel incendie d’amour ne devait pas allumer dans l’âme du saint patriarche la considération de ces merveilles! De quelles flammes d’amour il se sentait brûler lorsqu’il voyait son Dieu faire l’office d’un simple ouvrier, ouvrir et fermer l’atelier, aider à scier le bois, manier le rabot et la hache, ramasser les copeaux, balayer la maison, en un mot accomplir exactement tous ses ordres et n’agir jamais que par obéissance. Quels sentiments de tendresse inondaient son âme quand il portait l’Enfant Jésus dans ses bras et que tous deux se témoignaient leur amour par les plus douces caresses, quand il l’entendait proférer ces paroles de vie éternelle dont chacune était comme une flèche d’amour qui lui perçait le coeur, mais surtout quand il voyait donner l’exemple de toutes les plus sublimes vertus! Parmi les hommes, à force de vivre ensemble, on finit d’ordinaire par n’avoir plus l’un pour l’autre qu’un amour fort médiocre, parce que, au fur et à mesure que les relations durent, on découvre davantage les défauts l’un de l’autre. Saint Joseph, au contraire, ne cessait, en continuant de vivre avec Jésus, d’admirer davantage sa sainteté. Comprenons par là de quel amour il parvint à brûler pour lui, cette vie d’ineffable intimité n’ayant pas duré, selon le sentiment commun, moins de vingt-cinq ans. Grand saint Joseph, je me réjouis que Dieu vous ait jugé digne d’occuper ce poste éminent où, constitué le père de Jésus, vous avez vu se soumettre à votre autorité celui dont le ciel et la terre exécutent les ordres. Puisqu’un Dieu voulut vous obéir, moi je veux me mettre à votre service. Oui, je veux désormais vous servir, vous honorer et vous aimer, comme mon Seigneur et Maître. Daignez m’accepter au nombre de vos clients ; ensuite commandez-moi tout ce que vous voulez. Quoi que vous m’ordonniez, ce sera, je le sais, pour mon plus grand bien et pour la gloire de Jésus, mon Rédempteur et le vôtre. Mon bien-aimé Saint Joseph, soyez mon intercesseur auprès de Jésus. Il vous a si fidèlement obéi sur la terre; certainement il ne rejettera jamais aucune de vos prières. Dites-lui donc qu’il me pardonne toutes les offenses dont je me suis rendu coupable contre lui. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même et qu’il m’enflamme de son amour; puis qu’il fasse de moi tout ce qui lui plaît.

Saint Alphonse-Marie de Liguori, Docteur de l'Église

Puis-je voir, ô divin Jésus, la fidélité admirable avec laquelle vous avez accompli toutes vos promesses, et avec laquelle vous ne manquez jamais d’être sur nos autels pour nous combler de grâces, sans me reprocher le peu de fidélité que j’ai pour vous servir ? Et puis-je voir cette vertu si éminente dans mon glorieux protecteur saint Joseph, sans rougir de l'infériorité où je suis devant tous mes devoirs ? Mais aujourd'hui, mon adorable Maître, je veux profiter de ces belles leçons et je commence à observer une fidélité si inviolable que non seulement je ne manquerai à aucune de mes obligations, mais encore avec une sainte opiniâtreté je me plierai aux plus petites pratiques que j'ai entreprises. Enfin je m’encourage à la fidélité en honorant saint Joseph et en adorant Jésus-Christ dans le Très Saint-Sacrement de l'autel.

Saint Jean Eudes

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Chapelet de saint Joseph

Le Chapelet de saint Joseph se récite sur un chapelet spécial composé de 3 dizaines séparées d'un grain. Il y 60 grains en l'honneur des 60 ans passés près de Jésus et de la Sainte Vierge. Il est possible de méditer les mystères des 7 Douleurs et allégresses de Saint Joseph.

Sur les 3 grains violet:  on récite le je vous salue Joseph, ces grains sont violets pour exprimer la piété de saint Joseph. Les grains qui les séparent sont blancs pour exprimer sa pureté.

 

Je vous salue, Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale Epouse est béni. Saint Joseph, donné pour Père au Fil de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amen.

Sur les grains blanc:  Loué et béni soit Jésus, Marie et Joseph !

Sur la médaille

V. Priez pour nous, ô saint Saint-Joseph.:

R. Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ

Prions

O Dieu, Qui a prédestiné saint Joseph de toute éternité pour le service de ton Fils éternel et de sa Très Sainte Mère, et l'a fait digne d'être le conjoint de cette sainte Vierge et le père de ton fils. Par tous les services qu'il a rendus à Jésus et de Marie sur terre, que Tu veuilles nous rendre dignes de son intercession et accorde-nous de jouir du bonheur dans les cieux. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

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Prière

Béni soyez-vous, ô très aimable cœur de Marie, pour toutes les affections que vous avez pour ce grand saint ! Béni soit à jamais votre noble cœur, ô saint Joseph, pour tout l'amour qu'il a porté et portera éternellement à Jésus et à Marie, pour tous les soins qu'il a eu pour pourvoir aux besoins du Fils et de la Mère et pour toutes les douleurs et angoisses qu'il a souffertes en vue de leurs souffrances et des mépris et mauvais traitements qu'il leur a vu porter de la part des hommes ingrats ! O grand saint, nous vous offrons nos cœurs ; unissez-les avec le vôtre et avec celui de Jésus et de Marie, les priant de faire en sorte que cette union soit inviolable et éternelle.

Pour se procurer le Chapelet de Saint Joseph,

cliquer sur le lien suivant

www.le-chapelet.com

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Chapelet d'éloge à Marie

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Chapelet d'éloge à Marie

Le Chapelet d'éloge à Marie se récite sur un Chapelet classique. Il se récite particulièrement en réparation des blasphèmes commis contre la Mère de Dieu.

Sur la croix, on dit : Marie, ma Mère Immaculée, Je désire vous offrir réparation pour les offenses que votre Cœur Immaculé reçois des horribles blasphèmes qui sont proférés contre vous. Je vous offre ces prières, pour vous consoler de tant d’enfants ingrats, qui ne vous aiment pas, et pour consoler le Cœur de Votre Divin Fils, qui est si profondément offensé par les insultes qui vous sont réservées. Recevez, la plus pure de mes Mères, ce modeste acte d’hommage. Faites que je vous aime de plus en plus chaque jour, et regardez avec pitié sur ces blasphémateurs qu’ils ne retardent pas l’occasion de se réfugier dans vos bras maternels. Amen.

On laisse de côté les cinq grains près de la croix.

Sur les gros grains, dire : Accordez moi la grâce de pouvoir vous prier, O Sainte Vierge et donnez moi la force de faire face à vos ennemis.

Sur les petits grains, on dit :

1er grain. Bénie soit la Grande Mère de Dieu, Marie la plus Sainte.

2ème grain. Bénis soit sa sainte et immaculée conception.

3ème grain. Bénie soit sa Glorieuse Assomption.

4ème grain. Bénie soit le nom de Marie, vierge et mère.

5ème grain. Béni soit son cœur immaculé.

6ème grain. Bénie soit sa virginale pureté.

7ème grain. Bénie soit sa maternité divine.

8ème grain. Bénie soit sa médiation universelle.

9ème grain. Bénies soient ses douleurs et ses pleurs.

10ème grain. Bénies soient les grâces par lesquelles le Seigneur l’a couronnée reine du ciel et de la terre.

A la fin de chaque dizaine, dire : Bénie soit Marie, Mère du Père. Bénie soit Marie, Mère du Fils. Bénie soit Marie, épouse du Saint Esprit.

On termine par les 5 grains laissés de côté au début, on dit la prière 5 fois:  Ma Mère, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous prie pour ceux qui blasphèment contre vous, je m’abandonne à vous, pour ceux qui ne vous reconnaissent pas comme leur Mère. Amen.

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Chapelet de Protection

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Chapelet de Protection

Le Chapelet de protection se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on récite le Credo.

Sur le gros grain suivant, réciter le Notre Père.

Sur les trois petits grains suivants, réciter le je Vous salue Marie: le 1er est récité en l'honneur de Dieu. Le 2ème est récité pour notre demande, Le 3ème en remerciement de la grâce.

Puis réciter le Gloire au Père

Ensuite, sur les gros grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, sauvez nous qui résidons sur cette terre.

Sur les petits grains, on dit : Jésus Sauveur, Miséricordieux Sauveur, épargne ton peuple.

A la fin du chapelet, on dit 3 fois : Fils de Dieu, Fils Eternel, merci pour toutes les choses que vous avez accomplies.

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Chapelet d'adoration et de réparation

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Chapelet d'adoration et de réparation

Le Chapelet d'adoration et de réparation est basé sur les prières que l'ange apporta aux bergers de Fatima. Il a été crée par une religieuse Dominicaine du Rosaire Perpétuel dont le couvent se trouve à Fatima. Il se récite sur un chapelet classique.

On commence sur la croix par le Credo.

Sur les 5 grains suivants : 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, pour l'augmentation de la foi, l'espérance et la charité et les intentions de notre Saint-Père.

Sur les gros grains : Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Coeur et du Coeur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Sur les petits grains : Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.

Après chaque dizaine, 1 Gloire au Père puis : O très sainte Trinité, je Vous adore ! Mon Dieu, je t'aime dans le Très Saint Sacrement. ou/et : Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

On termine le chapelet par le Salve Regina.

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Chapelet de la miséricorde et du pardon

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Chapelet de la miséricorde et du pardon

Le Chapelet de la miséricorde et du pardon fut composé par Monseigneur Joseph Saïdi de Worcester, évêque maronite. Il se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on dit : Seigneur Jésus, nous croyons en Vous, vous êtes le Fils de Marie et le Fils du Dieu Vivant, créateur et rédempteur. Vous êtes venu du ciel sur la terre pour sauver tous les hommes. Vous êtes le Sauveur du Monde.

Sur tous les gros grains, on dit : Christ Miséricordieux, Notre rédempteur, vous nous avez dit : demandez et vous recevrez. Humblement, nous vous demandons d’écouter nos prières, pardonnez nous nos péchés et accordez nous Votre paix et Votre salut. Nous vous prions, maintenant et toujours. Amen.

Sur les petits grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, ayez pitié de nous.

A la fin des dizaines, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

A la fin du chapelet, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, intercédez pour nous, pour le pardon de nos péchés, la paix et le salut éternel de votre Fils adoré, notre Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, nous vous prions et nous bénissons son Nom maintenant et toujours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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Chapelet de sainte Gertrude

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Sainte Gertrude la Grande

Abbesse du monastère de Helfta

1256-1301

Fête le 17 novembre


L'abbaye de Helfta, fondée par les comtes de Mansfeld en 1229, près de Eisleben (Saxe), sous la règle de saint Benoît, était un milieu où l'on cultivait les lettres et les arts. Gertrude, née le 6 janvier 1256, sans que l'on puisse dire avec assurance dans quelle famille, fut y donnée au Seigneur par ses parents à l'âge de cinq ans et y vécut jusqu'à sa mort (16 novembre 1301 ou 1302). La jeune Gertrude, intelligente, vive, affable et diserte, sous la direction de Mechtilde de Hackeborn, se délecta dans l'étude de la langue et de la littérature latines, dans le chant et la peinture.

Elle venait d'avoir vingt-cinq ans lorsque, le 27 janvier 1281, après complies, elle découvrit la vie mystique dans une vision initiatrice : le Seigneur « la prit, la souleva et la plaça près de lui. » Ce fut une véritable conversion. « Que mon âme vous bénisse, Seigneur mon Dieu, mon Créateur ; que mon âme vous bénisse, et que mon être le plus intime confesse les miséricordes dont votre bonté sans nulle mesure m'a entourée avec une telle gratuité, ô mon très doux ami. Je rends grâces, autant que je le puis, à votre immense miséricorde ; avec elle je loue et glorifie votre patience longanime qui vous a fait dissimuler pendant toutes les années du bébé et de l’enfant, de l'adolescente et de la jeune fille, presque jusqu'à la fin de mes vingt-cinq ans : j'ai vécu dans une folie si aveugle que j'aurais fait sans remords, en pensée, parole et action, toutes mes volontés, partout où c'était possible, si vous ne m'aviez prévenu par un dégoût connaturel du mal, et un plaisir du bien, ainsi que par les corrections extérieures de mon entourage. Comme si j'avais été une païenne parmi des païens, sans jamais comprendre que vous, mon Dieu, vous récompensez le bien et châtiez le mal. Et pourtant vous m'aviez choisie dès l'enfance, dès ma cinquième année, pour vous être présentée parmi vos amis les plus dévoués au manoir de la sainte religion. Par la multitude et la grandeur de vos bienfaits, vous m’avez exaltée comme si, différente de tous les mortels, j’avais mené sur terre une vie angélique. c’est pendant cet Avent que vous commençâtes, avant que je finisse mes vingt-cinq ans pour l’Epiphanie, par un certain trouble dont mon cœur fut si ébranlé que toute légèreté juvénile commença à me paraître insipide. C’est ainsi que mon cœur fut quelque peu préparé à vous.

Que l'abîme de la Sagesse incréée appelle l'abîme de l'admirable toute-puissance, pour faire ressortir une si prodigieuse bienveillance, qui par le débordement de votre miséricorde coula par les profondeurs jusqu'au vallon de ma misère ! En la vingt-sixième année de mon âge, en cette seconde férie (lundi), si salutaire pour moi, avant la fête de la Purification de Marie, votre très chaste Mère - laquelle férie tomba alors le 6 avant les calendes de févier (27 janvier) - en cette heure désirable de l'après complies : vous, la Vérité, mon Dieu, plus serein que toute lumière, mais plus intérieur que tout secret, vous aviez résolu de diluer la densité de mes ténèbres, commençant bellement et doucement par calmer ce trouble qu'un mois auparavant vous aviez suscité en mon cœur. Par ce trouble, je pense, vous aviez essayé de détruire la tour de ma vanité et de ma curiosité, qu'avait bâtie ma superbe. Hélas! je portais alors en vain le nom et l'habit de la religion, mais cela vous servait pour trouver le moyen de me montrer mon salut. A cette heure donc, comme je me tenais au milieu du dortoir, et que je redressais ma tête inclinée pour saluer au passage une ancienne, selon le cérémonial de l'ordre, je vis un jeune homme aimable et délicat, âgé d'environ seize ans, réalisant l'idéal de beauté qui put charmer alors les yeux extérieurs de ma jeunesse. Il me dit d'un air doux et bénin : Bientôt viendra ton salut. Pourquoi te consumer de chagrin ? Tu n'as donc pas de directeur, pour que la douleur t'ait ainsi changée ? Comme il parlait, j’avais beau me savoir matériellement dans le dortoir, il me semblait que j’étais au chœur, en ce coin où j’avais accoutumé de faire une oraison si tiède, et c’est là que j’entendis la suite des paroles : Je te sauverai et te libèrerai : n’aie pas peur. J’entendis ; puis je vis une main tendre et délicate me serrer la main, comme pour appuyer ces paroles par un gage. Et il ajouta : Avec mes ennemis, tu as baisé la terre et tu as léché le miel dans les épines ; enfin, reviens à moi, et je t’enivrerai du torrent de ma volupté divine. Comme il parlait, je regardai, et vis entre moi et lui, à sa droite et à ma gauche, une haie d’une longueur si infinie que, ni devant moi, ni derrière moi, n’apparaissait la fin de cette longueur. Le haut de cette haie me semblait muni d’une telle masse d’épines que nul passage ne s’ouvrait à moi pour revenir au jeune homme. Je restai donc hésitant et haletant de désir, sur le point de défaillir, quand soudain, sans nulle difficulté, il me prit, me souleva et me plaça près de lui. Je reconnus alors, dans cette main reçue en gage, les joyaux éclatants de ces blessures qui ont annulé les actes rédigés par tous nos adversaires. Je loue, adore, bénis, remercie autant que je peux votre sage miséricorde et miséricordieuse sagesse de ce que vous, mon Créateur et Rédempteur, vous avez fait effort pour ployer ma nuque indomptable sous votre joug bénin, en me préparant un cordial si bien dosé pour ma faiblesse. Dès lors, en effet, dans une joie d’esprit nouvelle, je commençai à avancer, pacifiée par l’arôme de vos parfums, en sorte que j’ai pu estimer votre joug bénin et léger, lui que naguère je jugeais insupportable.

Alors commença pour la moniale, occupée à la copie des manuscrits du scriptorium, une vie d'humilité, d'attention aux autres et de patience dans la maladie qui, à la fin de sa vie la tenait éloignée des offices du chœur où elle était la seconde chantre aux côtés de sainte Mechtilde de Hackeborn (morte en 1298), elle aussi favorisée de grâces mystiques et de révélations dont elles se faisaient mutuellement la confidence. Gertrude ne renonça pas au travail intellectuel, mais elle passa de la grammaire à la théologie. Elle méditait l'Ecriture et les textes de la liturgie, lisait les Pères, spécialement saint Augustin et saint Bernard. Gertrude a laissé dans ses Révélations et ses Exercices spirituels un témoignage sur sa propre vie d'intimité avec Dieu, tout unifiée dans la contemplation de l'Amour incarné, dont le côté ouvert du Christ en Croix lui offre le signe merveilleux. Dans l'une de ses prières, Gertrude dit au Seigneur : « Je désire t'aimer non seulement avec douceur, mais avec sagesse. » La piété mariale de sainte Gertrude se comprend dans la dépendance du mystère du Christ : « Jésus est mon premier-né parce qu'après lui, que dis-je, par lui, vous choisissant pour que vous soyez ses frères et mes fils, dans le sein de mon amour maternel, je vous ai, tous, engendrés. »

Les demandes de sainte Gertrude furent agréées du Sauveur : « Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux. »

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Chapelet de sainte Gertrude


Le chapelet de sainte Gertrude à été crée par sainte Gertrude la Grande suite à une révélation de Notre Seigneur. Il se récite sur un Chapelet classique.


Sur la croix, réciter le Credo.

Sur les grains suivant, dire 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie et 1 Gloire au Père.


Sur les gros grains, on dit un Notre Père.


Sur les petits grains, on dit: Père éternel, je Vous offre le très précieux sang de votre divin fils, Jésus, en union avec les saintes messes célébrées aujourd’hui à travers le monde, pour toutes les âmes du purgatoire, pour les pécheurs dans l’église universelle, les pécheurs en tout lieu, ceux de mon entourage et de ma propre famille. Amen


A la fin des dizaines, on dit : Cœur Sacré de Jésus, ouvre les cœurs et les esprits des pêcheurs à la vérité et à la lumière de Dieu, le Père. Cœur Immaculé de Marie, priez pour la conversion des pêcheurs et du monde. Et 1 Gloire au Père.

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Prière lue par Sainte Gertrude

et adoptée pour le jour de la Purification de Notre Dame


O mon Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, donnez-moi d'aspirer vers vous, de tout mon cœur, avec les brûlants désirs d'une âme altérée ; donnez-moi de respirer en vous, ô très suave et très doux ami ; que mon esprit, que tout mon être haletant soupire après vous, ô seule vraie Béatitude. O Sauveur dont la clémence est infinie, daignez, par votre Sang précieux, imprimer dans mon cœur vos plaies sacrées afin qu'en elles je lise à chaque instant, et vos douleurs, et votre Charité pour moi. Faites que le souvenir de vos divines blessures, demeure enseveli toujours au plus intime de mon être afin d'y exciter une juste compassion à toutes vos souffrances, et d'y allumer le feu consumant de votre amour. Accordez-moi aussi de connaître le néant de la créature, diminuez sa valeur devant mes yeux, et soyez, Vous seul, ô Jésus, la douceur et la joie de mon âme. Gertrude aimait cette prière et la récitait tous les jours. Ses demandes agréées du Sauveur : Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux.

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Litanies de Notre Dame du Mont Carmel

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Notre Dame du Mont Carmel et le Saint Scapulaire
Fête le 16 juillet

L'Ordre du Carmel se donne une origine aussi ancienne que glorieuse; on croit, non sans raisons sérieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'école des prophètes établie au mont Carmel par le prophète Élie. Les disciples de cette école furent au premier rang parmi les convertis au christianisme naissant, et le Carmel devint le berceau de la vie monastique depuis Jésus-Christ. Après la dispersion des Apôtres, l'an 38, ils bâtirent une chapelle en l'honneur de Marie et se vouèrent tout spécialement à célébrer Ses louanges. Plus tard, ils eurent beaucoup à souffrir des Sarrasins et des Musulmans, lorsque la France, de concert avec l'Europe entière, entreprit ces magnifiques, mais désastreuses Croisades qui avaient pour but d'arracher les Lieux Saints aux infidèles. C'est à l'occasion de ces épreuves subies par l'Ordre du Carmel que les Carmes vinrent en France avec le roi saint Louis. Ils y établirent plusieurs maisons et allèrent même s'implanter en Angleterre, où ils eurent le bonheur de voir saint Simon Stock embrasser leur Institut. Ce grand Saint devint, en 1245, supérieur général des Carmes, et n'oublia rien pour rallumer la dévotion à Marie dans son Ordre. La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grâce insigne accordée par Marie à l'Ordre du Carmel et par lui à toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock demandait, avec une ferveur toute spéciale, la protection de la Sainte Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore, Marie lui apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, environnée de lumière et vêtue de l'habit du Carmel. Son visage était souriant; dans Ses mains Elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le Saint Elle S'en revêtit Elle-même, en disant: "Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel." Le Saint fit des miracles pour confirmer la réalité de cette vision. Ce fut l'origine de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la Règle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire. Le privilège le plus considérable accordé à la confrérie du Mont-Carmel après celui que Marie fit connaître à saint Simon Stock, est celui qui fut révélé au Pape Jean XXII: la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. Outre ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.


D'après l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Litanies de Notre Dame du Mont Carmel

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Reine du Ciel, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Epouse très dévouée, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d'espérance, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Refuge dans l'affliction, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Aide dans le danger, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Lumière dans les ténèbres, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Consolation à l'heure de la mort, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour nous pécheurs

Pour ceux qui sont endurcis dans le vice, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui négligent de prier, nous venons à Vous avec confiance,O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui sont à l'agonie, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui diffèrent leur conversion, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui souffrent en purgatoire, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui ne Vous connaissent pas, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Notre-Dame du Mont Carmel, Espérance des désespérés,

intercédez pour nous auprès de Votre Divin Fils.

Prions

Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, Canal de la plus tendre miséricorde de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous avec confiance, vous suppliant de m'obtenir... En retour, je vous promets solennellement d'avoir recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations, et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous invoquer dans tous leurs besoins. Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j'ai reçues de Votre miséricorde et de Votre puissante intercession. Continuez d'être ma défense dans le danger, mon guide pendant la vie et ma consolation à l'heure de la mort. Ainsi soit-il ! Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l'âme du pécheur le plus abandonné de l'univers (ou pour l'âme de...). Alors les Anges du Ciel se réjouiront et l'enfer sera privé de sa proie. Je viens à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel.

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