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A propos des contre vérité

propagées dans certains milieux sur le Père Marie Antoine

« Si je n’ai plus de dents, c’est que je les ai toutes laissées dans la peau du diable » dit le P. Marie-Antoine dans son Satan maitre d’école . Il n’est pas surprenant que depuis plus d’un demi-siècle, le diable veuille se venger. En particulier à propos des Protestants. Et il vient de m’être répété qu’il « était si dur avec les Protestants qu’il ne marchait pas sur le même trottoir qu’eux ! ». Cette réflexion venant d’un religieux de la famille franciscaine. Tout journaliste, et telle a été ma profession, sait que, pour glaner des informations, si possible croustillantes, sur un homme politique, la meilleure voie est auprès des amis du dit homme politique. Et, bien sûr, dans notre cas, et comme toute calomnie, on ne sait jamais ni qui l’a répandue, ni sur quelle source on s’appuie. On se contente d’un « cela se dit », « il paraît que ». Deux faits pour montrer en quelle vénération ses confrères capucins et franciscains, en autres, tenaient le Père Marie-Antoine.

-Les mots improvisés de son Provincial en larmes venu exprès d’Espagne où la communauté est en exil (nous sommes en 1907), lors de sa mise en terre: «Vous avez été la lumière pour nous, fils de saint François, et un exemple pour nos frères de cette province. Soyez béni, mon Père. Nous marcherons sur vos traces. Nous travaillerons à vous imiter en parcourant le chemin que vous avez parcouru. Vous nous aiderez du haut du ciel, de vos prières, et Dieu vous écoutera. Nous ferons aimer la vérité, la vertu et la charité. Le peuple immense qui vous entoure en cet instant a fait à vos pieds le serment d’aimer tout ce que vous avez aimé. Il saura être fidèle aux engagements qu’il a pris en ce suprême coeur à coeur. Priez pour nous. Vous prierez pour nous, n’est-ce pas ? »

Lors de ses noces d’or, le P. Marie-Antoine va de surprise en surprise, et celles de sa hiérarchie ne sont pas les moindres, tant à Rome : « Le P. Bernard, général, ayant appris qu’il doit célébrer dans quelques jours ses noces d’or, veut que cette solennité ait à Rome sa préface, il lui fait la surprise d’une fête en son honneur. Un magnifique bouquet l’attend au réfectoire, devant son couvert. Le P. Bernard d’Adermatt interrompt la lecture de l’Ecriture sainte pour lui adresser quelques mots émus et dispenser en son honneur les convives, grands dignitaires de l’Ordre, du silence habituel. Le P. Paul de la Pieve, prédicateur attitré du Vatican, élève un toast en son honneur et le P. Pacifique de Seggiano, futur général de l’Ordre, a composé une ode latine pour celui que chacun considère comme un saint et une gloire de l’Ordre. »

… qu’à Toulouse : « Les noces d’or sacerdotales du P. Marie-Antoine, commencées à Rome, sont célébrées de façon très solennelle au couvent de la Côte-Pavée, en présence des quatre curés doyens de Toulouse, des délégations de tous les couvents, des représentants de la Compagnie de Jésus, de l’Ordre de saint Dominique, et de nombreux amis venus montrer leur attachement aux Capucins en ces temps menaçants. Et en particulier, les trente-deux élèves de l’Ecole séraphique de Millau, qui ont fait le déplacement. Le Père y répond par une litanie de « Je vous aime ô mon Dieu, avec le cœur de… », énumérant chacun des présents ou le groupe qu’ils représentent. Le P. Jean-Chrysostome lui fait écho avec des alexandrins de sa composition. Le Père gardien, lui, rappelle comment, tout petit enfant à Cahors, sa ville natale, porté dans les bras de sa mère, il a été présenté au P. Marie-Antoine pour en être béni. Cette bénédiction n’est sans doute pas étrangère à la vocation dont la Providence m’a favorisé. Le lendemain matin, le Père, qui doit prêcher dans le Dauphiné, est à la gare pour le premier train. Sa surprise est grande le 7 décembre, de recevoir de Rome le titre d’ex-provincial, qui lui donne le droit d’assister à tous les chapitres et d’user de tous les privilèges concédés à ceux qui ont réellement exercé cette charge. Le secret autour de lui a été bien gardé ! »

A propos des Protestants et du sentiment du P. Marie-Antoine a leur égard

Il serait peut-être bon de se remémorer les actes et les écrits des grands missionnaires de l’Eglise, par exemple, pris au hasard, saint Louis Grignon de Montfort ou saint Antoine de Padoue… Le Père Marie-Antoine, comme eux, mettra tout son cœur pour combattre et convertir les Protestants, ou plutôt pour combattre leur erreur et les convertir. Et quand il en rencontrait un sur le trottoir ou ailleurs, en serviteur de Dieu très avisé, il tentait bien davantage d’opérer un rapprochement qu’une fuite vers l’autre trottoir. Il cultiva, patiemment, une correspondance importante, parfois qui dura plus d’une décennie avec tel ou tel protestant qu’il espérait convertir… et il y parvint souvent. Avant que la Grotte de Lourdes connaisse l’aspect qu’elle a aujourd’hui, au temps où les béquilles et autres trophées des miraculés de l’Immaculée étaient suspendus à ses parois, il y avait au sol deux plaques : deux conversions de protestantes, deux conversions célèbres du P. Marie-

Antoine nommément désigné. Le cœur déchiré du P. Marie-Antoine est tout entier dans cette phrase, extraite d’une lettre à un pasteur protestant de Vabre (Tarn) qu’on trouve dans l’éditions de 1879 de son Protestantisme confondu par le principe d’autorité, sa mission de Vabre ayant eu lieu en janvier 1879 : « Oui, toujours il y aura un ami qui lèvera pour vous au ciel ses mains suppliantes et qui vous attendra sur le Cœur de Jésus pour vous y donner le baiser de l’éternel amour ».

Nous sommes prêts à fournir à la communauté des Franciscains de Toulouse, toutefois s’ils le souhaitent, une copie reliée des cinq ouvrages que le Père a publiés sur les Protestants. Dotés de nombreuses annexes, on peut dire que tout y est. Ce sont :

- Le Protestantisme confondu par le seul argument d'autorité, ou conférence et controverse entre un ministre protestant et un missionnaire catholique (Paris 1865, 313 pages: Bref élogieux du Pape).

- Le Protestantisme confondu ou le protestantisme et la révolution en face du principe d'autorité - controverse de Gabre, controverse de Vabre (Marseille 1879, 317 pages).

- Le protestantisme en face de l'histoire de la Bible et de la logique (Notre-Dame de Lérins 1893, 8l pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : la débâche du Protestantisme - le retour au bercail (Bergerac 1895, 168 pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : Un missionnaire catholique et un pasteur protestant (Bergerac 1895, 70 pages)

Troisième point : Les Capucins ne sont pas très chauds à le faire béatifier. Conclusion hâtive à partir d’une réalité : les Capucins d’aujourd’hui, de tous âges, ne connaissaient plus, à part de rares exceptions, qui était le P. Marie-Antoine, même si à peu près chacun connaissait son existence. Les plus instruits en la matière parlaient du miracle du chou ou de la conversion de l’ivrogne chantant –air connu- « Père Capucin, confessez ma femme ! Père Capucin, confessez-là bien ! », qui les faisaient la risée, pensaient-ils, de tous les couvents de France et de Navarre depuis cent ans. Je peux, pour ma part, affirmer ceci : C’est le gardien des Capucins de Toulouse qui a presque complètement rédigé les statuts de l’APMA à l’automne 2005, le Provincial est membre de droit de son conseil d’administration (avec la paroisse de Lavaur et le prieur des Carmes de Toulouse). Et si, en ce mois de janvier 2009, tribunal et experts s’activent pour faire avancer le procès de béatification à Toulouse, et ce, avec l’avale actif de Mgr Le Gall, cela est possible grâce au rôle déterminant du Postulateur général des Capucins à Rome.


Jacqueline Baylé

A.P.M.A.

Association du Père Marie-Antoine, le Saint de Toulouse

25 rue de la Concorde

31000 Toulouse

Tél. 05 61 62 65 81

Fax : 05 61 62 16 99

E.mail : a.p.m.a@free.fr

www.marieantoine.com

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Je publie une notice envoyée par Jacqueline Baylé, car, l'on entend encore souvent des choses sur le Père Marie Antoine, qui sont fausses. Dans le but d'apporter des éléments de réponses à ces fausses "rumeurs", voici donc cette notice reçue. Merci à Madame Baylé. F.M.