17 juin 2009

Les morts ne sont pas des absents

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Les morts ne sont pas des absents

La grande et triste erreur de quelques-uns, mêmes bons, c’est de s’imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent. Ils ne nous quittent pas, ils restent. Où sont-ils ? Dans l’ombre ? Oh ! Non ! C’est nous qui sommes dans l’ombre. Eux sont à côté de nous, sous un voile, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas, parce qu’un ”nuage obscur” nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux pleins de gloire, arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Ô consolation ineffable, les morts sont invisibles, mais ils ne sont pas des absents. J’ai souvent pensé à ce qui pourrait consoler ceux qui pleurent. Le voici : c’est à la foi, cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris. C’est l’intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous.

Mgr Louis Bougaud, évêque de Laval en Mayenne

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Ne pleure pas si tu m'aimes

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Ne pleure pas si tu m'aimes

Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel ! Si tu pouvais d'ici, entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux ! Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les sentiers où je marche ! Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent ! Quoi ! tu m'as vue, tu m'as aimée dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ? Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand un jour que Dieu connait et qu'il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là, tu reverras celle qui t'aimait et qui t'aime encore, tu en retrouveras les tendresses épurées. A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie, je sois devenue moins aimante ! Tu me reverras donc, transfigurée dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant, avec toi qui me tiendra la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie, buvant avec ivresse aux pieds de Dieu un breuvage dont on ne se lasse jamais et que tu viendras boire avec moi. Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m'aimes.

Saint Augustin, Evêque d'Hippone, Docteur de l'Église (354-430)

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