30 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 31e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

Trente et unième jour

Aux pieds de Sainte Anne


Prélude


Unis aux anges et aux saints qui forment le cortège de Marie dans son Assomption, plaçons-nous à côté do la glorieuse sainte Anne, pour prendre part au triomphe de sa fille bien-aimée. Accourons tous aux pieds des autels de sainte Anne. Là le salut a plus d'attraits. Le joug du Seigneur y est doux et son fardeau léger. La foi se fortifie et devient féconde. Là le Seigneur irrité, prêt à faire justice du déluge d'iniquités qui souille la terre, dépose sa foudre vengeresse. Il renouvelle la vie du sein de la mort. O sainte Anne, mère de la Mère du Christ protégez-nous spécialement. O mère de la patrie, Anne très puissante, soyez le salut de vos Canadiens : conservez leur foi ; affermissez leurs mœurs ; obtenez-leur la paix par votre sainte intercession pour le temps et l'éternité. Ainsi soit-il.


Pratique


Formez la résolution de célébrer, l'an prochain avec un redoublement de piété et de ferveur le mois de sainte Anne.

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Téléchargez l'intégralité des textes du Mois de Sainte Anne (pdf) en cliquant ici


29 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 30e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Trentième jour

Sainte Anne au Canada


Prélude


Invoquons les anges gardiens des nombreux sanctuaires dédiés à sainte Anne au Canada, afin qu'ils nous communiquent quelque chose de leur piété envers la glorieuse aïeule de Jésus-Christ.


Méditation


En se séparant forcément du Canada, la France ne le laissa pas orphelin. Outre sa langue, sa foi, ses traditions d'honneur et de générosité chevaleresques, elle lui laissa le patronage, la dévotion et des reliques de sainte Anne. A qui pouvait-elle mieux confier sa chère colonie qu'à celle qui avait si bien gardé le dépôt de la Vierge Immaculée: Entre tous les sanctuaires dédiés à la bonne sainte Anne le plus célèbre est celui de sainte Anne de Beaupré, ou cette grande sainte se plait à opérer des prodiges en faveur des nombreux pèlerins qui, chaque année, y affluent de tous côtés. Sainte Anne de Varennes et sainte Anne d'Yamachiche attirent aussi l'attention des dévots serviteurs de cette grande sainte et chaque année, de fréquents pèlerinages se dirigent vers ces deux sanctuaires qui méritent une mention toute particulière à cause des faveurs insignes que la bonne sainte Anne se plait a y répandre. Cette glorieuse sainte a voulu ainsi placer les trônes de ses miséricordes et les lieux de ses inclinations dans diverses parties du Canada pour nous faire comprendre qu'elle embrasse tout ce pays des deux bras de son affection, qu'elle verse sur lui les bénédictions à toute mains, qu'elle l'aime de cœur et qu'elle s'emploie détentes ses forces à le protéger."


Pratique


Se considérer spécialement tenu à pratiquer, maintenir et propager le culte de sainte Anne, chacun dans sa sphère d'action.

28 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 29e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt neuvième jour

La mort de Sainte Anne


Prélude


Marie, debout près de la couche de sa mère expirante, soutient avec amour sa tête vénérable et lui montre le ciel, qui bientôt s'ouvrira pour elle comme pour Joachim.


Méditation


Sainte Anne étant demeurée veuve, pleura son époux, vécut dans une plus grande retraite, méditant sur les vertus de saint Joachim et respectant sa mémoire ; elle s'appliqua aussi de plus en plus à favoriser l'éducation de sa fille bien-aimée, qui devait être appelée à un si haut degré de gloire. D'après l'opinion de plusieurs Pères de l'Eglise, sainte Anne n'aurait pas survécu longtemps à celui qui avait partagé ses peines et ses joies. Nous lisons que, à l'exemple de saint Joachim voyant approcher le terme de sa vie mortelle, elle fit venir près d'elle la très-sainte Vierge, sa fille, sur laquelle reposait toute son affection maternelle. Voyons sainte Anne rassembler toutes ses forces pour recommander à ses proches celle qu'elle avait obtenue au prix de tant de peines, de prières et de larmes ; maintenant il lui faut s'en séparer; elle veut malgré sa douleur, élever ses mains défaillantes et la bénir. Par cet acte généreux, elle remplit un devoir qui adoucit sa douleur. Dans sa foi, elle sait que Dieu sanctionne ces actes solennels qui émanent de l'autorité que lui-même a donnée aux pères et aux mères. Grande leçon que notre siècle oublie trop! Sainte Anne, après avoir reçu le baiser de la Reine des Anges, s'endormit du sommeil des justes, et alla attendre, dans le sein d'Abraham, en compagnie de Joachim, la délivrance que lui apportera bientôt le fils de Marie. Heureuse mort, que tu. me fais envie ! mais je puis, moi aussi, obtenir le bonheur d'être assisté à mes derniers moments par la Reine du ciel. Je n'ai pour cela qu'à l'imiter dans son amour et dans sa vénération pour sainte Anne, sa mère. En récompense, Marie viendra toujours assister à la dernière heure les pieux et fidèles serviteurs de sa mère bien-aimée.


Pratique


Suggérer aux mourants l'invocation du nom de sainte Anne, et se proposer soi-même de l'invoquer au moment de la mort.

27 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 28e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt huitième jour

Le veuvage


Prélude


Joachim est étendu sur son lit de mort. Sa pieuse épouse soutient la tête du mourant, tandis que Marie lui montre le ciel.


Méditation


Au moment de l'histoire de sainte Anne où nous sommes arrivés, le fil de la tradition devient si délié, qu'il se rompt sans cesse et le reste de sa vie est presque entièrement conjectural. Cette mère, qui avait obtenu la Vierge d'Israël après tant de jeûnes et de larmes, qui avait reçu de la Reine des Anges le premier baiser, le premier regard, la première caresse ; qui avait entouré son enfance de tant d'amour, qui l'avait emportée dans ses bras au Seigneur, et l'avait déposée en pleurant dans son sanctuaire, ne reparaît qu'un instant sur la scène, et c'est pour mourir. Joachim qui n'était point un artisan comme Joseph, cultivait, suivant toute apparence, le petit héritage de ses aïeux et jouissait d'une heureuse médiocrité. L'âge et le labeur usèrent ses forces. Le père bien aimé de Marie tomba gravement malade, il demanda sa fille ; Marie vint Au moment où le vieillard étendait ses mains bénissantes, une révélation d'en haut lui lit voir tout à coup les glorieuses destinées où le ciel appelait sa fille. La joie des élus se répandit sur sa face vénérable; il baissa les bras, inclina la tête et mourut. Les lampes desquelles l'huile est aromatique, dit saint François de Sales, jettent une plus suave odeur quand on éteint leurs flammes ; ainsi les veuves, desquelles l'amour a été pur en leur mariage, répandent un plus grand parfum de vertu et de chasteté, quand leur lumière, c'est-à-dire leur mari, est éteinte par la mort. " Ainsi fit sainte Anne, modèle des veuves. O vous donc qui avez pris, pour ne plus les quitter, les insignes du veuvage, vous qui avez le saint désir d'imiter Paule, Marcelle, Elizabeth de Hongrie, Jeanne de Chantai, invoquez sainte Anne et prenez-la pour patronne. Comme elle, soyez humble, modeste, empressée au bien, exempte des défauts naturels aux vocations qui isolent, et vous serez, comme elle, méritante, vous deviendrez l'ornement de l'Eglise de Dieu, qui vénère votre état, le premier et le plus parfait après celui de la virginité.


Pratique


Priez pour les veuves désolées ou éprouvées.

26 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 27e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt septième jour

La Présentation de Marie


Prélude


Représentons-nous la petite Vierge de Juda présentée au temple du Seigneur par ses pieux parents.


Méditation


Ce fut à l'ombre du sanctuaire, parmi l'essaim des jeunes vierges, confiées à la direction de la tribu sacerdotale, que s'écoula l'enfance de Marie. A l'âge de trois ans, ses parents songèrent à la présenter au Temple. Ils en avaient formé le vœu, longtemps même avant sa naissance, et la pieuse Anne l'avait renouvelé lors de sa purification. Cette consécration était aussi l'objet des plus ardents désirs de la jeune Vierge. Arrivés au but de leur long voyage, Anne et Joachim trouvent des parents et des amis qui les attendent. Ils sont nombreux : leur ensemble forme un beau cortège où la jeune Vierge occupe la place d'honneur. Parée comme il convient à une fiancée de Dieu, elle s'avance avec une ravissante modestie à travers les rues de la ville sainte. La voici au pied du grand escalier du Temple. Soulevée comme par une puissance surnaturelle, elle franchit rapidement les degrés et va s'agenouiller devant le prêtre qui s'avance pour la recevoir. Le père et la mère, étendant les mains au-dessus de la tête de leur fille, déclarent qu'ils la vouent au Seigneur ; le prêtre coupe une mèche des cheveux de Marie, la revêt d'un voile, et tandis que les lévites dressent l'acte de consécration, les vierges du Temple, futures compagnes de Marie, chantent des psaumes et des cantiques à deux chœurs. Marie fut dès lors élevée, disent unanimement les Docteurs et les Pères, par les soins du prêtre Zacharie, son parent. Le sanctuaire de Jéhovah avait, dès l'époque de Moïse et dans toute la suite de l'histoire juive, été entouré de pieuses femmes et de jeunes vierges. Le temple de Zorobabel, après la restauration d'Hérode, avait un quartier spécialement affecté à l'usage des femmes, isolé par des clôtures, avec deux portes, l'une ouvrant sur la ville, l'autre sur le Temple. Dans cet asile de prière, de recueillement et de saints labeurs, s'écoulèrent, sous le regard des Anges, les premières années de l'humble Marie.


Pratique


Prier sainte Anne de fortifier les pères et mères à qui Dieu accorde la grâce d'appeler à son service plus particulier leurs enfants.


Notre Dame de Bonne Garde

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Notre Dame de Bonne Garde

Longpont sur Orge

« Virgini Pariturae »

Diocèse d’Evry



A 25 km au sud de Paris, la tour de Montlhéry se dresse, sentinelle avancée, témoin de bien des batailles. A 2 km au nord est, la Basilique Notre Dame de Bonne Garde est l’un des plus anciens sanctuaires de l’Ile de France, peut être même le plus ancien dédié à la Vierge Marie. Selon la légende en effet, au creux du vallon, au bord des marécages de l’Orge, les marchands rejoignaient par une longue digue – un long pont- la route de Lutèce à Orléans. Dans un bois de chênes, auprès d’une source, ils déposaient leur offrande aux pieds de la déesse mère. On dit même que les druides la vénéraient comme la Vierge qui allait enfanter, Virgini pariturae. Au IIIe siècle, Saint Denis, évêque de Paris, et Saint Yon, son disciple, viennent annoncer Marie à ces hommes qui l’attendent déjà sans la connaître. Cette légende – analogue à celle de Chartres – est plausible. En effet, lorsqu’en 1301, Guy, seigneur de Montlhéry, et sa femme Hodierne commencent l’église actuelle, visiblement ils respectent un site antérieur. On descend dans la nef par douze marches ; il y a une source, qu’on a retrouvée encore en 1942 et, semble t’il, une pierre tabulaire une peu au dessous du maître autel. En tout cas, dans cette légende nous reconnaissons volontiers la signification première du pèlerinage, l’événement fondateur, pourrait on dire : le vieux mode attendait un Sauveur. Aujourd’hui encore Marie accueille les attentes du monde, même les plus obscures et les portes à Son Fils.

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« Une aussi grande église pour un si petit village »


Donc le 25 mars 1031, Guy et Hodierne de Montlhéry invitent le roi de France, Robert le Pieux, et l’Archevêque de Paris, Humbert de Vergy, à poser la première pierre d’une vaste église. C’est déjà un sanctuaire de pèlerinage, mais il faudra 200 ans pour l’achever et, entre temps, on sera passé du roman au gothique. En 1061, Hodierne va trouver Saint Hugues à Cluny : il lui faut des moines pour animer de leur prières et de leurs chants le vaisseau naissant. Hugues se fait un peu tirer l’oreille, car Longpont est en Ile de France et Cluny en Bourgogne. Néanmoins, il envoie 22 moines fonder un prieuré. Jusqu’au XVIIe siècle, ces moines vivront en symbiose avec les seigneurs et les paysans de la contrée. En 1700, Louis XIV impose leur remplacement par les Bénédictins réformés de la Stricte Observance – les Mauristes – qui vont reconstruire à neuf le prieuré et se maintenir jusqu’à la révolution. Sanctuaire marial est aussi un lieu de passage. C’est une étape sur la route de Compostelle et depuis trois ans, j’ai encore vu passer deux pèlerins, dont une médecin hollandais qui s’en allait, avec son bourdon, prier pour ses cinq enfants. En 1130, Saint Bernard vient se recueillir devant la statue de la Vierge. Il s’en va à Etampes prêcher aux évêques et aux seigneurs le ralliement au pape Innocent II, alors que celui – ci a été chassé de Rome par l’antipape Anaclet II. Saint Louis avait gardé un mauvais souvenir de Montlhéry, où il s’était laissé enfermer par les seigneurs féodaux – c’est le peuple de Paris qui était venu le délivrer – mais il aimait bien venir partager la prière et la table des moines ; Philippe le Bel, Charles VIII et Anne de Bretagne qui achevèrent le portail, et tant d’autres… On peut dire que, pendant tout le moyen âge, Longpont a vu défiler des foules venues prier la Mère de Dieu, et peut être aussi attirées par un ensemble de reliques déjà important.

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« Péril et renaissance »


Aussi proche de Paris et de Montlhéry, Longpont n’a pas été à l’abri des vicissitudes de l’histoire. Le 16 juillet 1465 s’y déroule la bataille entre Louis XI et Charles le Téméraire, et nous avons encore une « rue du cimetière des bourguignons ». En 1562, le Prince Louis de Condé, oncle du futur Henri IV, à la tête de ses protestants, saccage la région et décapite une grande partie des statues du portail. En 1791, le prieuré est vendu parmi les biens nationaux et sera complètement rasé. L’église elle, a surtout souffert de n’être pas entretenue. Sous la restauration, certains souhaiteraient même détruire et reconstruire à la place une église plus modeste. En fait, en 1819, le transept, le chœur et l’abside sont démolis. En 1843, un jeune prêtre, l’abbé Arthaud, arrive dans une paroisse devenue misérable et très déchristianisée. Le matin du 22 mai- c’est lui qui raconte dans son cahier- il reçoit un pèlerin, un vieillard qui a retrouvé l’usage de ses jambes. D’abord perplexe, il interroge l’instituteur, le bedeau sur les origines du sanctuaire, mais surtout il va consulter des livres à Paris. Pendant 34 ans, patiemment, il va entreprendre la restauration de la paroisse, puis de la confrérie – promue Archiconfrérie Notre Dame de Bonne Garde en 1851 – et des pèlerinages. C’est l’époque où se développe la ligne des chemins de fers de Paris à Orléans, et beaucoup de groupes viennent de Paris, descendant à Saint Michel sur Orge ; nous avons encore une belle collection de bannières, témoins de cette renaissance. L’abbé Arthaud meurt en 1877, mais il a tant fait , tant remué les donateurs , les paroisses parisiennes , que le transept , le chœur et l’abside sont reconstruits de 1875 à 1878, en respectant semble t’il l’architecture originelle. C’est un autre curé le chanoine Nicolas, forte personnalité qui en 1913, obtiendra de Saint Pie X le titre de Basilique pour notre église. Mais il est put être temps de présenter le monument – sachant que la description ne remplace jamais la visite !

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Le portail : Marie élevée au ciel


Malgré ses mutilations, le portail principal demeure une œuvre attachante. Il date de 1230 environ – contemporain à celui de Notre Dame de Paris. A cette date, si les théologiens hésitent encore, la piété populaire, elle, tient déjà fermement confiance en l’Assomption de Marie. Au trumeau, une Vierge à l’enfant, majestueuse, nous accueille, tandis que dans les ébrasements ont reconnaît Saint Jean, peut être saint Barthélemy, patron d’une paroisse primitive de Longpont, Saint Denis et le diacre Saint Etienne. Au tympan, comme dans une bande dessinée, deux tombeaux représentent l’un la Dormition de Marie, mise en terre par les apôtres, l’autre son réveil par Son Fils Jésus qui lui tends les bras. Au dessus, Jésus la fait asseoir à côté de Lui, tandis qu’un Ange vient de la couronner, et qu’un Dieu le Père barbu, portant le globe et la croix domine l’ensemble. Si la première voussure – des anges portant nos prières – reprend un thème de l’Apocalypse assez classique , la seconde traite la parabole des vierges sages et des vierges folles et la présence de ce thème associé à celui de l’Assomption est , paraît il assez rare. Un autre petit portail, roman celui là s’inscrit dans la tour massive, qui penche : nous sommes bien sur un terrain marécageux !

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L’intérieur : élégance et robustesse


En pénétrant par le fond et en s’arrêtant avant de descendre les douze marches qui aboutissent à la nef, le pèlerin saisit d’un coup d’oeil un vaisseau composite certes, mais harmonieux. L’abside, voûtée en cul de four, l’arc triomphal du transept et les arcades de la nef sont solidement romans. Dans une partie de la nef, des chapiteaux hauts placés témoignent d’une période où cette nef était sans doute simplement recouverte d’une charpente. Les XIIe et XIIIe siècles ont apporté des voûtes gothiques, dont un bel ensemble à six nervures. La plupart des fenêtres n’ont pas de vitraux, mais de la grisaille. Mais les bas côtés étant moins nettement moins élevés que la nef, les baies sont grandes et l’ensemble est clair : la lumière y joue au rythme des jours et des saisons. La calotte de l’abside a été peinte par François Zbinden , un suisse élève de Puvis de Chavannes , dont l’œuvre n’est pas sans intérêt . Quand à la statue de Notre Dame de Bonne Garde qui domine l’autel, il est difficile de la dater. Elle a été couronnée en 18752, mais la couronne et le sceptre sont en toc, les originaux ayant été volés ! Disons que l’image est plutôt familière et accueillante ; les visiteurs qui passent chaque jour mettre un cierge ou confier leur intention au cahier de prière ne s’y trompent pas.

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Le reliquaire : l’immense cortège de tous les saints»


La présence d’une collection importante de reliques dans le sanctuaire de Longpont est attestée depuis au moins 1130, autour d’un morceau de voile de la Vierge, que Saint Denis aurait donné aux druides au IIIe siècle. Les reliques ont été cachées pendant les guerres de religion, puis pendant la Révolution Française, alors que les châsses, elles étaient fondues. L’abbé Arthaud était une fervent amateur de reliques ; aussi a t’il augmenté la collection grâce a des échanges, en particulier avec l’évêché de Turin. D’autres dons sont venus enrichir cet ensemble – en particulier au moment où les congrégations ont été expulsées de France. Actuellement, le reliquaire renferme 1400 reliques. C’est donc probablement la collection la plus importante de France. Si elles ne sont pas toutes sûrement authentiques, elles rappellent que les croyants forment la chaîne avec leurs pères dans la foi. Jadis les châsses étaient portées en procession lors du pèlerinage de Pentecôte. Actuellement, un gros effort est fait pour les répertorier et pour améliorer leur présentation.

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Longpont aujourd’hui


Longpont est situé dans le département de l’Essonne, et donc dans le diocèse d’Evry – Corbeil, un de ceux qui sont nés de celui de Versailles, en 1966.Le 31 mai 1969, Mgr Malbois, premier évêque d’Evry Corbeil, proclame Notre Dame de Bonne Garde « patronne et protectrice du diocèse ».La Basilique est donc d’abord un centre de vie pour notre diocèse, nous y accueillons avec joie des ordinations de prêtres et de diacres permanents. Depuis 1987- justement pour les 20 ans du diocèse – nous avons restauré un pèlerinage diocésain de printemps, dont le thème et la prière s’inscrivent dans les orientations pastorales du moment. Mais Longpont demeure aussi un haut lieu spirituel de l’Ile de France. Depuis 42 ans, dans la nuit du samedi au dimanche le plus proche du février, les Equipes Notre Dame de toute la région font une rude marche pour aboutir à Longpont au petit matin. Le 15 août 1988, pour la clôture de l’Année Mariale, nous avons restauré un pèlerinage de l’Assomption. A une période qu’on dit aussi creuse en région parisienne, nous avons été surpris d’accueillir tant de monde, dans une atmosphère de joie familiale. Et puis les groupes les plus divers viennent prier : des aumôneries, des paroisses et des secteurs, des groupes de Vie Montante. Nous ne sommes pas équipés pour des pèlerinages de plusieurs jours et l’hiver la Basilique est difficile à chauffer ! Mais c’est toujours avec joie que nous nous associons à la démarche des pèlerins. Nous présentons toujours la basilique, et parfois nous intervenons pour un enseignement ou une célébration ; tout ceci demeurant très souple, au gré des organisateurs de groupes.


Texte du Père Hilaire Barbier

Recteur de la Basilique

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Prière à Notre Dame de Bonne Garde


O Marie, Mère du Christ et de l’Eglise, des générations de croyants est venues Vous prier ici, depuis des siècles. Me voici avec eux devant vous, plein de confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. C’est par Vous que le Père a voulu nous donner Son Fils. Je Vous prie pour le monde et pour l’Eglise. ND de Bonne Garde, gardez leur la paix promise par Jésus. Je Vous prie aussi, Mère de Bonté et de Miséricorde, par la Passion et la Résurrection de Votre Fils, pour tous ceux que j’aime et pour moi même. Gardez nous dans la Foi, l’Espérance et la Charité. Prenez pitié de moi et présentez mes supplications à Dieu notre Père. Demandez pour moi, je Vous en supplie, la grâce de… Bénissez moi, ma Mère, j’espère en vous, je ne serai pas confondu. Amen.


Notre Dame de Bonne Garde, priez pour nous

Presbytère de la Basilique Notre Dame de Bonne Garde

12, rue de Paris

91310 Longpont sur Orge


Texte extrait du journal « Le Règne de Jésus par Marie » août septembre 1990

Renseignements

http://evry.catholique.fr/article.php3?id_article=512

25 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 26e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt sixième jour

Fête de sainte Anne

La réjouissance


Prélude


Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant la Fête de la Bienheureuse Anne, dont la solennité réjouit les Anges, qui prient avec nous le Fils de Dieu. (Introït de la Messe du jour).


Méditation


D'où nous vient cette invitation, s'écriait Mgr Bécel, d'où nous vient cette invitation ? Oh ! qu'elle est bien en harmonie avec les pieuses odeurs qui transportent nos âmes ! Ne nous en étonnons pas. C'est la voix d'une mère. Ecoutons-la. Obéissons-lui. Aujourd'hui, ré-jouissons-nous. Gaudeamus ! Les mondains s'amusent et se fatiguent en pure perte. Certaines fêtes dégradent et dégoûtent. En est-il ainsi des joies chrétiennes ? Comprenez et jugez! Quel calme! Oh ! la douce ivresse ! C'est un avant-goût de la paix et de la félicité du Paradis. Ouvrons donc librement nos cœurs à l'allégresse : Gaudeamus ! Mais chez nous, enfants du même Père qui est aux Cieux, pas d'acception de personnes ! Que tous les membres de la famille s'approchent avec confiance ! Gaudeamus omnes ! L'Eglise chante en la fête de sainte Anne: « Dieu, qui avez daigné conférer à la bienheureuse Anne cette grâce de devenir la mère de la propre Mère de votre Fils Unique, accordez-nous dans votre miséricorde que nous soyons aidés auprès de vous par le patronage de celle dont nous célébrons la solennité ». Si notre dévotion envers sainte Anne pouvait grandir encore, ce serait dans la contemplation de ce privilège. Dieu daigne assister sainte Anne de grâces de choix. Sainte Anne y coopère avec un si grand zèle et un amour si parfait, qu'elle mérite de devenir la mère de la Mère du Fils Unique de Dieu. Taisons-nous. Tout commentaire me parait superflu. Ne serait-ce point une témérité ? Voilà l'explication du crédit immense dont sainte Anne jouit au Ciel. Notre confiance en elle a donc un fondement inébranlable. Les bienfaits dont elle ne cesse de nous combler sont autant de gages assurés de sa puissance et de sa bonté. Disons-lui tous ensemble, avec l'Eglise : « Pieuse Mère de la Mère du Christ, ô Mère de la Patrie, Anne très-puissante, soyez le salut de vos enfants, conservez leur foi, affermissez leurs moeurs, obtenez-leur la paix par votre sainte intercession. Ainsi soit-il ».


Pratique


Passez la fête de sainte Anne dans une sainte allégresse.

Mois de Sainte Anne 26e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt sixième jour

Fête de sainte Anne

La réjouissance


Prélude


Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant la Fête de la Bienheureuse Anne, dont la solennité réjouit les Anges, qui prient avec nous le Fils de Dieu. (Introït de la Messe du jour).


Méditation


D'où nous vient cette invitation, s'écriait Mgr Bécel, d'où nous vient cette invitation ? Oh ! qu'elle est bien en harmonie avec les pieuses odeurs qui transportent nos âmes ! Ne nous en étonnons pas. C'est la voix d'une mère. Ecoutons-la. Obéissons-lui. Aujourd'hui, ré-jouissons-nous. Gaudeamus ! Les mondains s'amusent et se fatiguent en pure perte. Certaines fêtes dégradent et dégoûtent. En est-il ainsi des joies chrétiennes ? Comprenez et jugez! Quel calme! Oh ! la douce ivresse ! C'est un avant-goût de la paix et de la félicité du Paradis. Ouvrons donc librement nos cœurs à l'allégresse : Gaudeamus ! Mais chez nous, enfants du même Père qui est aux Cieux, pas d'acception de personnes ! Que tous les membres de la famille s'approchent avec confiance ! Gaudeamus omnes ! L'Eglise chante en la fête de sainte Anne: « Dieu, qui avez daigné conférer à la bienheureuse Anne cette grâce de devenir la mère de la propre Mère de votre Fils Unique, accordez-nous dans votre miséricorde que nous soyons aidés auprès de vous par le patronage de celle dont nous célébrons la solennité ». Si notre dévotion envers sainte Anne pouvait grandir encore, ce serait dans la contemplation de ce privilège. Dieu daigne a

24 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 25e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Vingt cinquième jour

L'éducation


Prélude


Représentons-nous sainte Anne montrant à lire, dans le Livre de la Loi, à sa bienheureuse fille, la Vierge Marie.


Méditation


Les soins et les mérites de la maternité, ne se bornent pas à donner le jour à une frêle créature; ils ne font que commencer avec sa naissance ; il faut qu'ils se prolongent encore au prix de beaucoup de veilles et de sacrifices. Le dévouement n'est-il pas la plus belle auréole de la maternité? Marie avait déjà beaucoup coûté à sa mère: elle lui avait coûté toute une vie de prières, de larmes, et de pénitence. Mais, dès que cette petite vierge, la désirée des nations, fut entre les bras de sa sainte Mère, le dévouement et par conséquent les mérites de sainte Anne prirent un nouvel essor. Quelle sainteté ne fallait-il pas pour remplir dignement cette nouvelle mission, ou du moins pour être la nourrice et la gardienne de cette enfant, puisqu'elle n'avait pas besoin d'une éducation humaine ! A peine créée, Marie était déjà plus grande aux yeux de son Créateur que tous les saints, que tous les anges à la fois. Mais, depuis neuf mois elle n'est pas restée inactive : sous l'action de l'Esprit sanctificateur, à chaque instant, elle a doublé ses mérites. Or, pour toucher, pour nourrir cette petite Reine, pour écarter loin d'elle toute image, tout voisinage indigne de son incomparable candeur, de quel manteau de pureté a dû s'envelopper sainte Anne ! Avec quelle discrétion a-t-elle dû régler dans une parfaite convenance ce qui intéressait l'ensemble de son entretien, les précautions commandées par une irréprochable modestie ! Quelles lumières pour ne rien exiger d'imparfait et ne jamais entraver les divines volontés sur cette âme choisie entre toutes." Quelle admirable modèle pour la mère chrétienne ! Si elle veut prendre sainte Anne pour guide de sa conduite vis-à-vis des enfants que la Providence lui confie à élever, elle fera d'autres Marie. Ah ! voilà bien ce qu'il faut que les mères se rappellent souvent, à savoir que, en leur confiant la sublime mission de la maternité, attend d'elles la formation de cœurs capables de le comprendre. Avec cette pensée, l'éducation sera parfaite et la société sera sauvée.


Pratique


Apprendre aux petits enfants à prononcer avec respect et a invoquer avec amour les noms sacrés de Jésus, de Marie, de Joseph en y ajoutant celui de la bonne mère sainte Anne.

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23 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 24e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

Vingt quatrième jour

La purification de Sainte Anne


Prélude


Représentons-nous sainte Anne au temple, portant dans ses bras la Vierge Marie qu'elle offre solennellement au Seigneur.


Méditation


Anne, dit la Légende, présenta son enfant au temple, à ce temple d'où elle a été chassée autrefois à cause de sa stérilité. Comprend-on sa fierté maternelle et le délire de sa joie, en voyant venir à elle avec respect ces mêmes prêtres qui l'avaient précédemment expulsée ? Elle arracha son enfant des mains des prêtres qui venaient de la bénir, la porte à son sein, et chanta ce cantique devant tout le peuple : « Je chanterai les louanges du Seigneur mon Dieu, parce qu'il m'a visitée et qu'il a ôté de dessus moi l'opprobre dont me couvraient mes ennemis ». L'enfantement de sainte Anne ayant été aussi privilégié qu'il convenait à son auguste fille, se demande un pieux auteur, cette mère bienheureuse avait-elle besoin d'une purification ? Elle s'empressa pourtant d'observer sur ce point la loi commune et elle le lit avec beaucoup de piété. Elle porta dans ses bras l'auguste Vierge et la présenta au Seigneur dans son temple à Jérusalem. Mais, tandis qu'on offrait pour Marie la victime ordonnée par la loi, l'enfant s'immolait elle-même d'une manière bien plus parfaite. Dieu n'avait point encore vu sur ses autels une victime si pure, si agréable à ses yeux, si digne enfin de ses divines complaisances. La jeune vierge s'offrait intérieurement à son Dieu, dans les bras de sainte Anne, comme la plus humble de ses servantes, et Dieu la recevait comme sa fille chérie, comme son époux sans tache, comme la mère future de son fils bien-aimé. Il n'y a que Dieu qui puisse savoir de quelle surabondance de grâces la fille et la mère furent comblées en cette occasion.


Pratique


Faire dans la journée quelque acte d'humilité en l'honneur des humiliations volontaires de sainte Anne.

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