09 août 2009

Chemin de croix pour la paix

Chemin de croix pour la paix

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Première station

Jésus est condamné à mort


Pilate s’en lave les mains. Lâcheté de Pilate, lâcheté de ceux qui pourraient contribuer à la vérité et qui refusent d’en payer le prix. Prions pour que nous ayons un amour plus grand de la vérité, en refusant de tergiverser dans les compromis. « Que votre oui soit oui, que votre non soit non, tout le reste vient du mauvais »

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa croix


Puisque nous prions pour la paix, nous pouvons dire que Jésus porte la croix des guerres et des victimes innocentes. Même si ce sont les hommes qui la portent, c’est bien sûr Dieu qu’ils en rejettent la responsabilité. Prions pour que nous ayons une vision plus réaliste de nos propres responsabilités dans le poids de nos actes pour la réalisation de la paix ou de la guerre. Et pour que nous acceptions de les porter, comme une croix s’il le faut.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens: Tu ne tueras pas; et si quelqu’un tue, il en répondra au tribunal. Eh bien moi je vous dis: quiconque se fâche contre son frère en répondra au tribunal; mais s’il dit à son frère: « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin; et s’il lui dit « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu ». En Mt 5,21, trois racines de violence dénoncées par Jésus: la colère. Prions pour la paix dans les relations humaines à travers le dialogue, l’écoute, la concertation, afin que le Seigneur nous évite cette chute de la colère.

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Quatrième station

Jésus rencontre sa mère


Sur ce chemin qui mène à la paix, et où il faut subir la violence, aux côtés de Jésus se trouve Marie. Elle s’engage dans le même combat, à sa place de créature et de mère. Elle a vraiment pris part au mystère de notre rédemption, « donnant à l’immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour », communiant en son cœur, par la participation à ses souffrances, à l’amour rédempteur de Jésus. Elle ne cesse de vivre cet engagement aux côtés de Jésus et à nos côtés, nous appelant à être présents avec elle par la prière, la conversion, le sacrifice. Prions pour que nous ne nous dérobions pas.

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Cinquième station

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix


Prions pour le successeur de Pierre, qui porte le poids des conflits de ce monde. Qui appelle sans cesse à la paix les parties en présence, et les hommes à prendre conscience de leur dignité et à la respecter. Prions pour Jean-Paul II, pour que le Seigneur lui donne la force dans son ministère.

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Sixième station

Véronique essuie la face de Jésus


Le visage défiguré de Jésus, le visage défiguré de l’homme en guerre a besoin de secours, d’aide, de soins. Prions pour les personnes engagées dans les œuvres humanitaires, les organisations non gouvernementales; elles vivent cette forme de la charité au service de la paix; elles souffrent souvent de servir d’alibi aux « politiques » pour ne rien faire. Prions pour que les uns et les autres se complètent.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


Nous revenons à Mt 5,21, trois racines de violence dénoncées par Jésus: Le mépris: « s’il dit à son frère: « Crétin ! », il en répondra au Sanhédrin ». Prions pour la paix dans les relations humaines à travers l’estime mutuelle, le refus de considérer l’autre comme inférieur, l’accueil des différences, afin que le Seigneur nous évite cette chute du mépris.

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Huitième station

La rencontre des femmes de Jérusalem


Dans les conflits en cours, et les conflits de tous les temps, les populations civiles, et parmi elles les femmes, subissent la barbarie de la soldatesque sans foi ni loi: séparations, spoliations, viols, dégradations. Prions en demandant à l’Esprit Saint, l’Esprit de Vie, de toucher les blessures de mort ainsi provoquées, de guérir les psychismes meurtris, de donner la force du pardon.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Nous revenons à Mt 5,21ss, trois racines de violence dénoncées par Jésus: l’insulte: « s’il lui dit « Renégat ! », il en répondra dans la géhenne de feu ». Prions pour la paix dans les relations humaines à travers le refus des médisances, des calomnies, des jugements violents, des condamnations sans appel. Que l’Esprit Saint mette dans nos cœurs la bienveillance.

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Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements


Les réfugiés ont à vivre l’exode, la perte de leurs biens, les déplacements, la fuite, les séparations… Prions pour ces populations qui ont tout perdu, pour qu’elles gardent l’espérance, et pour que nous sachions partager avec ceux qui ont besoin.

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Onzième station

Jésus est cloué sur la croix


Les exécutions sommaires, la haine qui revêt alors le visage de la barbarie la plus abjecte, et qui dans les guerres sont monnaie courante, c’est tout cela que tu as porté Jésus en laissant les clous pénétrer ta chair. Demandons pour notre temps, pour nos sociétés, pour les pays en guerre, la grâce de respecter la dignité de l’être humain.

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Douzième station

Jésus meurt sur la croix


Sur la croix, Jésus a prononcé ses ultimes paroles, dont l’une était le pardon donné à ses bourreaux. Il en a fait une exigence, à travers une parole de l’Évangile encore trop méconnue: « aimez vos ennemis ». Etienne, le premier chrétien martyr vers l’an 35, a pardonné à ses bourreaux comme le livre des Actes des Apôtres en témoigne. Demandons la grâce de l’Esprit Saint pour tous ceux qui sont placés dans cette situation, afin qu’ils puissent avoir la force de pardonner; et demandons pour nous-mêmes de ne jamais accepter la rancune.

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Treizième station

Le corps de Jésus est détaché de la croix et remis à sa mère


Offrons en union avec la souffrance de Marie et celles de Jésus, la souffrance des mères, des épouses, des sœurs, qui perdent leur enfant, leur conjoint, leur frère, dans l’absurdité des guerres fratricides. Prions pour demander pour leur cœur le baume de la consolation.

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Quatorzième station

La mise au tombeau


Si Joseph d’Arimathie a pris soin du corps de Jésus, nous sommes témoins de l’existence des fosses communes, qui sont le signe d’exécutions sommaires massives, et du manque de respect de la dépouille mortelle de ceux que l’on a ainsi assassinés. Prions peut-être pour ceux qui, chez nous, vivent le service des familles en deuil : employés des entreprises de pompes funèbres, prêtres, religieuses, laïcs au service des célébrations de funérailles chrétiennes.

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Quinzième station

Jésus ressuscite d’entre les morts


Que jamais l’Église ne se taise dans son témoignage sur la victoire déjà remportée par Jésus, que jamais elle ne cesse d’annoncer l’espérance que nous ouvre la résurrection de Jésus : celle de la vie éternelle dans le Royaume, dont Jésus nous a dit: « Je pars vous préparer une place », et où il « essuiera toute larme de nos yeux ».

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Prière Litanique aux Saints Martyrs d'Ouganda

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Les Saints Martyrs d'Ouganda

Saint Charles Lwanga et ses compagnons

+ en 1886

Fête le 3 juin

Les Pères Blancs (Missionnaires d'Afrique) sont arrivés au royaume de Buganda en juin 1879. Ils étaient dix. Parmi eux, le P. Siméon Lourdel, qui jouera un rôle décisif dans l'évangélisation de la région. Très tôt les évangélisateurs ont obtenu des résultats prometteurs. Le 27 mars 1880 ils ont baptisé les premiers catéchumènes. D'autres gens ont demandé à apprendre la religion; parmi eux, des personnages de haut rang. L'accueil favorable que dès le commencement le roi Mutesa et son fils Mwanga, qui lui succéda en 1885, ont réservé aux missionnaires, ne dura pas longtemps. Mal conseillé et fâché contre des jeunes chrétiens qui ne consentaient pas à ses désirs libidineux, le roi interdit à ses sujets de suivre la religion chrétienne et peu après il ordonna leur élimination. Les baptisés et catéchumènes à la cour du roi Mwanga étaient environ cinq cents. On ne connaît pas exactement le nombre de ceux qui ont été mis à mort. On pense qu'une centaine furent brûlés vifs ou exécutés à l'arme blanche sur ordre du roi, pour leur attachement à la foi et à la morale chrétiennes. C'étaient des pages, des gardes royales, des chefs de villages, des juges, des artistes. Des chrétiens martyrisés entre le 15 novembre 1885 et le 27 janvier 1887, n'ont été retenus dans le calendrier des saints que les noms de vingt-deux. Pour ceux-là seulement le tribunal ecclésiastique a pu démontrer qu'ils sont morts pour leur foi. Ils ont été béatifiés le 6 juin 1920 et canonisés le 18 octobre 1964. En même temps que ces vingt-deux catholiques, ont été mis à mort, également pour des raisons religieuses, quatorze protestants, sept "païens" et un musulman: semence de l'œcuménisme en Afrique.

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Prière Litanique aux Saints Martyrs d'Ouganda


O Jésus, notre Seigneur et Rédempteur, à travers votre passion et la mort nous Vous adorons et vous louons par Votre douloureuse passion et Votre mort.

Sainte Marie, Mère et Reine des Martyrs, obtenez-nous la sanctification par l'offrande de nos souffrances.


Saints Martyrs, disciples du Christ souffrant, obtenez-nous la grâce de vous imiter.


Saint Joseph Balikuddembe, premier martyr de l'Ouganda, qui a inspiré et encouragé Nephyte, obtenez-nous l'esprit de vérité et de justice.


Saint Charles Lwanga, patron de la jeunesse et de l'Action catholique, obtenez-nous une foi ferme et zélée.


Saint Matthias Mulumba, idéal chef et disciple du Christ doux et humble de cœur, obtenez-nous une douceur chrétienne.


Saint Denis Sebuggwawo, rempli zèle pour la foi chrétienne et renommé pour votre modestie, obtenez-nous la grâce de rester modestes.


Saint André Kaggwa, modèle des catéchistes et des enseignants, obtenez-nous, un grand amour pour l'enseignement du Christ.


Saint Kizito, enfant resplendissant de la pureté et de joie chrétienne, obtenez-nous le don de la joie des enfants de Dieu.


Saint Gyaviira, brillant modèle du pardon, obtenez-nous la grâce de pardonner à ceux qui nous blessent et nous offensent.


Saint Mukasa, fervent catéchumène qui avez reçu le baptême de sang, obtenez-nous de toujours persévérer dans la Foi jusqu'à la mort.


Saint Adolphe Ludigo, remarquable par votre service envers le Seigneur et par votre esprit de service aux autres, obtenez-nous l'amour du service désintéressé.


Saint Anatole Kiriggwajjo, humble serviteur préférant une vie pieuse aux honneurs terrestres, obtenez-nous de préférer l'amour de la piété aux choses terrestres.


Saint Ambroise Kibuuka, jeune homme plein de joie et d'amour du prochain, obtenez-nous la grâce d'une charité fraternelle.


Saint Achille Kiwanuka, qui pour l'amour du Christ avez détesté les vaines pratiques superstitieuses, obtenez-nous une sainte haine de ces pratiques.


Saint Jean Muzeeyi, conseiller sage et prudent, réputé pour la pratique des œuvres de miséricorde, d'obtenir pour nous l'amour des œuvres de miséricorde.


Bienheureux Jildo Irwa et le bienheureux Daudi Okello qui avez donné vos vie pour la propagation de la foi catholique, obtenez-nous un zèle ardent pour la propagation de la foi catholique.


Saint Pontaianus Ngondwe, soldat fidèle, désirant la couronne du martyre, obtenez nous la grâce d'être toujours fidèle à notre devoir.


Saint Athanase Bazzekuketta, fidèle gardien du trésor royal, obtenez-nous l'esprit de responsabilité.


Saint Mbaaga, qui a préféré la mort aux persuasions de vos parents; obtenez-nous de suivre généreusement la grâce divine.


Saint Gonzague Gonza, rempli de sympathie pour les prisonniers, et tous ceux qui sont en difficulté, obtenez-nous un esprit miséricordieux.


Saint Noé Mawaggali, humble travailleur et amoureux de la pauvreté évangélique, obtenez-nous un grand amour de la pauvreté évangélique.


Saint Luc Baanabakintu, qui a ardemment souhaité imiter le Christ souffrant le martyre, obtenez-nous l'amour pour notre patrie.


Saint Bruno Serunkuuma, le soldat qui a donné un exemple de repentir et de tempérance, obtenez-nous une vie de repentir et tempérance.


St. Mugagga, jeune homme reconnu pour votre chasteté héroïque, obtenez-nous la persévérance dans la chasteté.


Saint Martyrs, fermes et courageux dans la fidélité à la véritable Eglise du Christ, aidez-nous à être toujours fidèles à la véritable Eglise du Christ.


Prions


O Seigneur Jésus-Christ, qui a merveilleusement renforcé les Saint Martyrs de l'Ouganda, Charles Lwanga, Matthias Mulumba, les Bienheureux Jildo Irwa et Daudi Okello et tous leurs compagnons, et qui nous les avez donné comme exemples de foi et de courage, de chasteté, de charité et de fidélité; faites, nous Vous en supplions, que, par leur intercession, les même vertus croissent en nous, pour que nous méritions ainsi de devenir propagateurs de la vraie foi. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles et les siècles. Amen.

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Neuvaine de l'Assomption

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L'Assomption de la Vierge Marie

vers l'an 57

Fête le 15 août

Cette fête a pour objet de célébrer à la fois la bienheureuse Mort, la glorieuse Résurrection et la triomphante Assomption de la très Sainte Vierge au Ciel. Jésus avait souffert la mort pour racheter le monde; Marie, dans le plan de la Providence, devait suivre Son divin Fils et mourir. Mais Sa mort ne ressembla en rien à celle du commun des hommes; elle eut pour unique cause l'excès de Son amour et de Ses désirs; elle ne fut accompagnée d'aucune douleur, ni suivie de la corruption du tombeau. Jésus devait tous ces privilèges à Sa sainte Mère. La tradition rapporte que les Apôtres, dispersés dans l'univers pour prêcher l'Évangile, se trouvèrent miraculeusement réunis autour du lit de mort de Celle qui avait présidé à la naissance et aux premiers développements de l'Église. Trois jours après la mort de Marie, visitant le virginal tombeau avant de se séparer, ils furent les heureux témoins d'une grande merveille. On entendit dans les airs d'harmonieux cantiques; un parfum délicieux s'exhalait du tombeau de Marie; et lorsqu'on l'eut ouvert, on n'y trouva que des fleurs fraîches et vermeilles: les Anges avaient transporté dans les Cieux, en corps et en âme, la Mère du Sauveur. On ne peut que soupçonner ici bas avec admiration l'accueil qui fut fait à Marie par la Très Sainte Trinité, à laquelle Elle avait été associée d'une manière si sublime dans le mystère du salut des hommes, par Jésus-Christ Son Fils bien-aimé, par les légions des Anges, les Patriarches, les Prophètes, tous les Saints de l'Ancien Testament et les élus de la loi nouvelle. Les plus grands serviteurs de Marie, dans leurs contemplations, se sont plu à dépeindre Son triomphe incomparable, Son couronnement, Sa gloire en ce grand jour. Mais le triomphe et la gloire de Marie sont éternels. La fête de l'Assomption, outre Sa mort toute sainte, Sa Résurrection et Son couronnement, célèbre Sa royauté toute-puissante. Elle est la Reine du Ciel, la Reine des Anges et des Saints, la Reine de l'Église terrestre, la Reine de l'Église du Purgatoire; et c'est Elle que David a dépeinte dans ses Psaumes: "La Reine S'est assise à Votre droite, couverte d'un manteau d'or, environnée et tout étincelante des richesses les plus variées." L'Assomption de Marie réclamait une définition de foi: l'Église a proclamé ce dogme le 1er novembre 1950. Gloire à Marie!

Abbé L. Jaud, « Vie des Saints pour tous les jours de l'année », Mame, 1950.

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Neuvaine de l'Assomption


Premier jour

La fidélité

Le chemin d’espérance de Marie s’ouvre avec l’Annonciation. C’est un récit simple mais elle divise l’histoire. Ici se vit la fidélité de Dieu, celle de Jésus, celle de Marie. Une fidélité qui s’explique dans les trois paroles de l’Ange à Marie : “Réjouis-toi, N’aie pas peur’; A Dieu, rien n’est impossible”. La fidélité est l’attitude centrale de cette première étape du chemin d’espérance de Marie. En réalité c’est l’attitude première et essentielle de toute la vie se Notre-Dame. Tout commence, en Marie, au moment où Elle dit “oui” au Seigneur, c’est un oui radical et définitif mais dans obscurité lumineuse de la foi. Marie, Elle aussi, a accompli dans la foi son pèlerinage. Cela fait que le “oui” de Marie se rapproche davantage des exigences et des limites des nôtres. Il a suffit à Marie de s’appuyer sur une triple sécurité: Dieu L’aimait d’un amour de prédilection, Dieu lui demandait ce consentement, à Dieu, rien n’est impossible. La fidélité de Marie est faite de pauvreté, de confiance et de disponibilité. Demandons à Marie la grâce d’appuyer constamment notre fidélité sur la fidélité de Dieu.

Oraison

Seigneur notre Dieu, nous te rendons grâce pour le mystère de l’Annonciation. Par le message de l’Ange, et l’entière confiance de Marie, nos cœurs ont été éclairés. Que Ton salut soit annonce à tout homme, et qu’il soit reçu avec foi et reconnaissance, par le Christ, notre Seigneur.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Deuxième jour

La pauvreté


La pauvreté est une autre caractéristique de Notre-Dame durant toute Sa vie, mais nous voulons la souligner dès le début de Son chemin. Tout chemin parcouru suppose et exige la pauvreté: impossible de cheminer si l’on apporte trop de choses ! Le chemin est toujours un détachement de personnes et de choses. La pauvreté de Marie se fait détachement progressif, mystérieuse insécurité et obscur pressentiment. La pauvreté de Marie réalise parfaitement l’idéal messianique d’un peuple “humble et modeste”, du “petit reste” qui demeura fidèle et chercha refuge dans le nom du Seigneur. C’est à Sa Mère surtout que Jésus pensait, quand il proclama bienheureux “les pauvres en esprit”. Jésus ne fit rien d’autre que décrire Marie, quand il prononça les Béatitudes. Grâce à cette radicale pauvreté évangélique, Marie vit en toute simplicité, ouverte à la Parole de Dieu et en joyeuse dépendance de Sa volonté.

Oraison

Seigneur Dieu, Tu regardes les humbles et les pauvres avec amour, et Tu leur donnes, comme à la Vierge Marie, de révéler la présence de Ton Fils. Accorde-nous, par ton Esprit, de discerner en eux le sacrement de Ta visite, par Jésus, notre Seigneur.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Troisième jour

La contemplation


La contemplation est une caractéristique essentielle et permanente de Marie. A la naissance de Jésus, alors que les bergers parlent et racontent tout ce qui leur a été dit sur “cet Enfant” , Marie, Elle, conserve avec soin, tous ces souvenirs et les médite en Son Cœur. Le Magnificat est un fruit évident de l’esprit contemplatif de Marie. Quand nous voulons pénétrer dans l’âme priante de Notre-Dame, nous méditons le Magnificat: c’est le chant de gratitude, de joie, de louange de Marie “la pauvre”. Parcourant l’histoire du Salut, Marie, en Sa contemplation profonde, célèbre la fidélité de Dieu envers Israël, Son serviteur, et les merveilles accomplies dans Sa petitesse de servante. En Marie, la contemplation est œuvre de l’Esprit Saint qui a engendré en Elle la Parole. De la profondeur sereine de cette contemplation, Marie perçoit simultanément la présence de Dieu en Elle et les impératifs du service de Ses frères. “ Marie partit et se rendit en hâte…”

Oraison

Béni sois-tu, Père de Notre Seigneur Jésus-Christ: en Lui, Soleil levant et lumière victorieuse, Tu viens nous visiter. Accorde-nous de reconnaître Ta venue et, avec la Vierge Marie, nous T’exalterons en ce jour et dans les siècles des siècles.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Quatrième jour

Le service


L’attitude de service de Marie apparaît, surtout, aux noces de Cana. Marie, “la contemplative”, est la première à découvrir le problème des jeunes époux et Elle s’engage à les servir : “ils n’ont plus de vin”… “Faites ce qu’il vous dira”. Ces paroles de Notre-Dame, nées de Sa foi profonde en Son Fils et d’un amour délicat envers les jeunes époux, expriment le réalisme et la fécondité de Sa contemplation. Il en est toujours ainsi quand la contemplation est vraie, elle crée en nous de très grandes aptitudes à servir. Seules les contemplatifs ont cette capacité spéciale de découvrir immédiatement les problèmes des autres, la capacité inépuisable du don. Le service de Marie, à travers le mystérieux détachement de toute Sa vie, va jusqu’au don généreux de Son Fils pour l’évangélisation des hommes et des femmes et comme offrande de réconciliation au Père.

Oraison

Dieu d’amour, Tu as fait d’une humble femme de notre race la Mère de Ton Fils. A la prière de la Vierge Marie, accorde-nous de reconnaître le Christ en chacun de nos frères, et de vivre au service les uns des autres jusqu’au jour où nous Te chanterons ensemble pour les siècles des siècles.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Cinquième jour

L’écoute de la Parole


L’écoute est une autre caractéristique propre à Notre-Dame dans Son long chemin de silence au cours duquel Elle accompagne l’oeuvre apostolique et missionnaire de Son Fils. L’évangéliste Luc nous présente en deux circonstances Marie “à l’écoute” attentive de la Parole de Dieu. En une occasion où Jésus prêche à la foule qui Le suit, on Lui dit : “Ta mère et tes frères se tiennent dehors et veulent te voir.” Lui leur répond : “Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoulent la Parole de Dieu et la mettent en pratique” (Lc 8, 19-21). Jésus établit ici les liens de la véritable parenté de Marie : Marie a pu nous donner Jésus selon la chair parce que d’abord Elle L’avait accueilli en Son cœur plein de foi. Marie est “heureuse” parce qu’Elle nous a donné Jésus, le Fils de Dieu fait homme. Mais cela fut possible parce que “l’humble Servante du Seigneur” sut dire “oui” à la Parole reçue. Vivre à l’écoute de la Parole de Dieu signifie avoir une grande capacité contemplative. Et seuls les pauvres en esprit en sont capables.

Oraison

A chaque instant, Seigneur Dieu, Tu attends la réponse de notre foi. Accorde-nous de laisser fructifier la Parole qui as pris chair de la Vierge Marie, Jésus, le Christ, notre Seigneur.


Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Sixième jour

L’offrande


Nous contemplons Marie dans l’offrande de son Fils au Père. C’est le moment providentiellement fort dans lequel Marie L’a senti le plus Sien : Il est non seulement Son Fils mais Son Rédempteur. “Près de la Croix se tenait Sa mère” (Jn 19, 25-27). Marie comprend et vit le déchirement de l’offrande, mais aussi Sa mystérieuse fécondité. Jamais Marie ne s’est sentie si seule: Son Fils meurt ; mais jamais non plus Elle ne s’est sentie plus accompagnée et plus féconde; l’Église naît. “Voici ton Fils” (l’Église, l’humanité). Le monde ne peut vivre sans le Christ. “Dieu a tant aimé le monde qu’il lui a donné son Fils unique”. Le monde ne peut vivre maintenant sans “l’Église qui est son Corps”. Tout est, évidement, fruit de l’amour du Père; mais tout est aussi fruit de la générosité sereine et forte, douloureuse et féconde de Marie, “l’offrande”.

Oraison

Tu as voulu, Seigneur, que la Mère de Ton Fils, debout près de la Croix, fût associée à Ses souffrances; accorde à Ton Église de s’unir, elle aussi, à la Passion du Christ, afin d’avoir part à Sa résurrection. Par ton Fils, le Christ, notre Seigneur.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Septième jour

La communion

Marie nous est présentée au Cénacle alors qu’Elle préside, dans l’amour, à la prière pleine d’espérance des Apôtres et des disciples. La présence de Marie est fondamentale pour la communion. Marie est là, dans les débuts missionnaires de l’Église, comme Elle le fut dans les débuts de l’activité évangélisatrice de Jésus. Il nous est bon de penser que Marie, la Mère de Jésus, appartient à cette communauté de disciples fidèles qui écoutent avec docilité la parole des Apôtres et participent leur Eucharistie. Dans notre chemin d’espérance avec Marie, cette attitude de communion est fondamentale. Marie l’a vécue dans le silence, l’oraison et la Croix. La communion exige le détachement et la mort ; elle exige la réconciliation et la rencontre ; elle exige, surtout, une entière fidélité à la Parole de Dieu. Tout le mystère de Marie est un mystère de communion - entre le ciel et la terre, Dieu et l’homme, la contemplation et le service - parce que toute Sa vie fut pure obéissance de foi à l’adorable volonté du Père. La fidélité de Marie rend possible la communion. La communion, au fond, est un mode concret de fidélité.

Oraison

Béni sois-tu, Seigneur Dieu ! La Vierge, comblée de grâce, a été pure disponibilité à Ta Parole. Par Son intercession, ouvre nos vies à Celui qui veut naître en nous comme Il est né un jour en Elle, Marie, la Mère de Ton Fils, le Christ notre Seigneur.


Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Huitième jour

La mission


L’Église qui se manifeste à la Pentecôte est essentiellement missionnaire. Par la Force de l'Esprit, la première Église croît et se construit fondamentalement par la Parole et l’Eucharistie; mais l’Église continue de naître quotidiennement dans le cœur fidèle de Notre-Dame. Elle naît dans le silence contemplatif de Marie, engendré lui-même par la Parole à contempler. La mission exige ardeur et transparence chez le témoin ; fidélité et courage chez le prophète; force sereine chez le martyr. A cause de cela même, elle exige contemplation, cohérence intérieure, sérénité devant la Croix. Le silence contemplatif de Marie fait croître l’Église du dedans; Sa parfaite docilité à l’Esprit assure l’unité intérieure de l’Église et l’efficacité de son expansion missionnaire.

Oraison

Par Ton Esprit de liberté, Tu as transformé les Apôtres. Par intercession de Marie, répands ce même Esprit sur Ton Église en prière : devant le monde, qu’elle soit aujourd’hui le signe d’une liberté nouvelle, par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

Neuvième jour

L’Espérance


De toute évidence, le chemin de Marie, surtout à partir de la Pentecôte, devient un chemin d’espérance. C’est un chemin qui se poursuit essentiellement en compagnie du Ressuscité. A partir de la Pentecôte, le chemin de Marie n’est que le chemin de silence et de témoignage de la communauté primitive, jusqu’à ce que la tradition nous parle de la sereine Dormition de Notre Dame et de sa glorieuse Assomption dans les Cieux. Ici nous sommes en face de la plénitude du mystère de Marie : Sa Pâque. Le mystère de l’Assomption de Notre Dame est essentiellement un mystère d’espérance, avant tout parce qu’il nous enseigne à regarder - et à désirer ardemment - ce qui est définitif. Notre monde a besoin d’espérance ; mais d’une espérance qui le mette en route vers ce qui est pleinement bon, vers la jouissance de Dieu, vers la communion inaltérable et la rencontre, vers la construction d’une société définitivement nouvelle, vers la possession du ciel nouveau et de la terre nouvelle où habitera la justice. Marie accompagne notre chemin d’espérance vers la rencontre du Seigneur. Nous avons la certitude qu’elle nous donne constamment à Jésus, qu’elle nous aide à découvrir quotidiennement Son visage et à nous appuyer sur sa fidélité, qu’elle nous prépare en vue de la rencontre et qu'Elle nous montrera, à la fin de notre pèlerinage, le Fruit béni de Son sein.

Oraison

Marie, mère de l'Eglise et notre Mère, nous Te confions notre vie, afin que nous soyons de joyeux porteurs de l'espérance en notre monde. Nous te confions notre mort, afin qu'elle soit une joyeuse naissance au Ciel dans Tes bras et ceux de Jésus, le Christ Notre Seigneur. Amen !

Prions une dizaine de chapelet aux intentions de Marie.

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