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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

6

Sixième Samedi

Premier Mystère Douloureux

La prière de Jésus au jardin des Oliviers

(Mt 26, Mc 14; Lc 22, Jean, 18)

Oraison préparatoire

O mon âme, avant de plonger dans l'océan douloureux de la Passion de ton salut, demande-lui sa grâce et son amour afin qu'il fasse tomber sur toi son sang divin. O Cœur très saint de mon Sauveur, par l'excès de votre amour qui vous a porté à endurer pour nous une si grande désolation, donnez-moi le recueillement intérieur et la componction du cœur, afin que je puisse comprendre l'étendue de vos angoisses lorsque, privé de tous secours humains, vous vous êtes contraint à souffrir, ce qui faisait horreur à la nature elle-même! Ouvrez mes oreilles pour qu'elles entendent votre voix; illuminez mes yeux pour qu'ils voient vos divins propres exemples, amollissez mon cœur afin qu'il devienne sensibles à vos douleurs et craigne désormais tout ce qui pourrait les renouveler. Et vous, ô très sainte Mère de Dieu qui, dans la solitude de votre demeure avez senti pendant les longues heures de cette nuit cruelle, les tortures préparées pour faire souffrir cruellement votre Fils bien-aimé, faites-moi participer aux tourments de votre cœur maternel afin que je déteste en moi-même les causes de ses douleur. Ainsi soit-il.

Considère, ô mon âme, comment le Divin Sauveur, après avoir lavé les pieds de ses disciples, institué en leur présence le Sacrement de son Corps et son Sang, et après avoir pris congé d'eaux en des termes émus et sublime, s'est rendu suivant son habitude dans le jardin de Gethsémani, afin d'être découvert par ses ennemis plus aisément. Et leur à dit: « Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas.... Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 36 et 41). Il s'était offert spontanément aux ordres de Dieu son Père, parce que lui l'avait voulu, mais il suivit cet ordre de manière à ce que sa douloureuse Passion puisse satisfaire sa justice et dans le même temps nous amener à l'aimer; car le but final de ses souffrances était l'amour. Et Jésus « commença à ressentir tristesse et angoissse » (Mt 26, 37). Son Père aimant voulait qu'il sacrifiât non seulement son corps mais aussi son âme avec toutes ses puissances; et ce fût de la partie la plus noble de son Humanité qu'il voulu commencer le sacrifice de la rédemption. Aussi, avant l'arrivée de ses ennemis, il priva sa sainte humanité du soutien qu'elle recevait de la Divinité, et, découvrant, dans le même temps, toutes les souffrances qu'il aurait à endurer, cette nouvelle l'emmena à une agonie mortelle. Son âme vit se dérouler devant elle toutes les souffrances, tous les tourments dont pâtirait son corps; la flagellation, les épines, les clous, la croix, le fiel, le vinaigre, les souffrances de son âme: la trahison de Judas, la fuite honteuse de ses disciples, le reniement de Saint Pierre, les calomnies des prêtres, les injustices des juges, les affronts des soldats, les ignominies faites à sa personne divine, le mépris fait à sa doctrine et à ses miracles, le triomphe de ses ennemis, les blasphèmes de la populace, l'abandon dans lequel le laisserait son Père quand il serait sur la croix et la douleur vue de sa mère désespérée. C'est alors que la peur et l'ennui, le dégoût et l'amertume, l'abattement et la tristesse s'emparèrent de son âme au point de l'en faire mourir. C'est pourquoi il a dit à ses disciples: « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38). O Cœur affamé de mon aimable Rédempteur, comment êtes-vous arrivé à tant de désolation? Qui donc vous a poussé à endurer les angoisses et les horreurs de la mort? Ce tourment, qui fut le premier de votre passion, fut aussi, sans aucun doute le plus violent, puisqu'il réussit à vous arracher cette prière à votre Père: « Etant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi! A laquelle vous avez aussitôt ajouté: Cependant, non pas comme je veux, mais comme vous voulez » (Mt 26:39). Vois, ô mon âme, ton Jésus, ton Père aimant qui s'adresse aux disciples pour chercher une consolation et qui les trouve abattus par sa propre faiblesse. S'adressant de nouveau à son Père, il le trouva ferme et inflexible. « Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir. Et il dit à Pierre: Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible. A nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que votre volonté soit faite! (Mt 26, 40-42). Cette prière, il la refit une troisième fois et sa tristesse s'était tellement accrue qu'elle semblait plus dans l'agonie d'un moribond que la douleur normale d'un homme qui souffre. « Entré en agonie, il priait de façon plus instante » (Luc 22, 44). La lutte qui s'ensuivit alors entre la partie inférieure de l'âme pleine de répugnance et la partie supérieure pleine de soumission fut la cause d'un bain de sueur de sang si abondant qu'après avoir mouillé ses vêtements, il baigna également la terre où il priait. C'est ainsi que s'abandonna Celui qui était le défenseur de tous les hommes. Et c'est ainsi que s'avérèrent les paroles du Prophète Royal: « J'espérai la compassion, mais en vain, des consolateurs, et je n'en ai pas trouvé » (Ps. 68, 21). O très affligé Jésus, c'est donc ainsi que vous voulez gagner mon amour? En assumant la même infirmité et la même misère compagnon des affligés ? O que de merveilleux enseignements vous me donnez par ce Mystère!

O Mon âme, les raisons de cette tristesse mortelle de ton Jésus, comme Il le révéla à la Bienheureuse Battista Varani, furent au nombre de quatre: La première: la damnation d'une quantité innombrables d'âmes, malgré sa très cruelle mort. « Considère, ô ma chère, disait Jésus à la Bienheureuse, quels furent mon martyre et ma douleur de voir que pour tant de membres qui avaient séparés de moi, tant d'âmes seraient damnés! Et chaque membre se séparait autant de fois qu'une âme péchait mortellement ». La grandeur et la multitude infinie des péchés du monde étaient donc distinctement présent à son esprit avec une claire vision de la Majesté Divine offensée par tant de délits rendus plus grave par le mépris de son amour. En outre, bien peu d'hommes auraient pu profiter de son amour pour tous. Par conséquent, il ne trouverait d'autre consolation que dans la parfaite soumission aux décrets de son père qui voulait qu'il souffrît pour ceux-la mêmes qui ne profiteraient point de sa Passion. La deuxième: Les péchés et les peines de tous les élus. « Tous les membres des élus, qui étaient sur le point de pécher mortellement, disait le bon Jésus, m'affligèrent et me crucifièrent lorsqu'ils s'éloignèrent de moi. Puis, je sentis et j'éprouvais alors toutes leurs amertumes, les martyres, les pénitence, les tentations, les infamies de leur vie et aussi les peines de leur purgatoire, comme tant de membres de mon corps ». La troisième: la Sainte Vierge, sa Mère, qu'il aimait d'un amour infini, ses chèrs et bien-aimés disciples et apôtres pour lesquels son amour avait été plus grand que celui d'un père pour ses fils; et Marie-Madeleine, en même temps disciple et pénitente qui, bien que le connaissant peu, souffrit plus que tout, de sa Passion et de sa Mort. La quatrième: L'ingratitude du peuple juif, que Dieu avait fait son peuple élu et qu'il avait comblé de bienfaits et de prodiges, tout comme celle de son aimé Judas le traitre. Jésus, agenouillé devant ce traître, lui avait lavé ses pieds, l'avait embrassé avec la plus grande tendresse, et lui avait parlé en toute sincérité de son amour infini, l'ingratitude de toutes les créatures, qui, pire que Judas, l'auraient trahi pour de vils plaisirs ou pour de vils intérêts. O Seigneur, quelle part aurais-je pris à votre tristesse! Quelles impressions devraient faire votre cœur très pur et innocent mes péchés, mes rechutes, mes infidélités, mes lâchetés? Que suis-je malheureux! Ne serai-je donc jamais pour vous un sujet de joie et de consolation? Oh combien est différend l'objet de mes peines et celui qui occasionna votre tristesse mortelle! O cœur chagriné de mon Dieu, vous vouliez par cette tristesse et cette sueur de sang expier la folle attitude des impies et la tranquillité insensée avec laquelle les pécheurs sont endormis sur leur péché sans avoir peur d'être surpris par la mort temporelle et éternelle. Vous vouliez expier pour ces joies, ces goûts, ces plaisirs, ces désirs de la vie, ces espérances pour lesquelles j'abandonne mon coeur même si votre Loi ne le permets pas. Vous vouliez réparer pour ces fausses contradictions de mon cœur et pour mes conversions sans douleur intérieure. Vous vouliez sanctifier en moi et en tous les hommes ces mêmes passions de la tristesse, de la peur, de l'ennui, du dégoût et de la peine que j'éprouve sur la voie de la vie spirituelle, et vous vouliez me consoler quand j'en souffre et ne mériter la grâce de les supporter avec patience, avec résignation, avec joie. Vous vouliez me fortifier comme vous aviez fortifié tant de martyrs à défier joyeusement la mort et à me préparer à la pénitence comme vous aviez inspiré tant d'autres fidèles à s'exercer dans les plus dures pénitences. O comme votre amour est doux, bon et plein de pitié! O Cœur très doux de Jésus, combien je vous remercie d'avoir tant souffert! Le sauveur voulut souffrir cette agonie pour te faire comprendre, ô mon âme, la valeur de la pénitence des sens, de l'humiliation et de la contradiction de l'amour propre. Pour t'enseigner que personne ne sera jamais jugé pour la faiblesse de sa chair, mais pour l'obéissance à la volonté de Dieu, il éprouva une tristesses mortelle, proportionnée à sa vertu; et il le fit aussi pour te convaincre que Dieu, qui distribue comme il lui plaît, les misères de la vie, ne permettra jamais que celles-ci soient supérieurs à tes forces. Il voulut te faire connaître qu'il y avait deux volontés en lui: celle de la faiblesse humaine, qui se refuse de souffrir et cherche le plaisir, et celle de la conformité à la volonté de Dieu. Le chrétien ne doit pas se croire ennemi de Dieu, parce que sa chair se révolte contre l'esprit et aime ses plaisirs; mais il doit tenter de soumettre sa chair et il doit se persuader que celle-ci ne peut nuire à l'esprit tant que celui-ci se soumet pleinement à la volonté et aux lois de Dieu. Un Ange descendit du ciel pour consoler Jésus non pas parce qu'il lui manquait du courage nécessaire pour combattre la faiblesse humaine, mais pour montrer à tous ceux qui souffrent que leurs consolations et leur forces doivent venir du ciel; car Dieu n'oublie personne dans l'adversité. Là ou est la souffrance, Dieu est toujours présent. Finalement, Jésus prie son Père. Il savait bien qu'il ne pouvait se soustraire à la Passion, mais il voulait te démontrer, ô mon âme, cette vérité si nécessaire: que le secours divin ne consiste pas toujours à te délivrer des peines que Dieu t'a envoyées, mais à te les faire supporter avec une humble soumission et en pleine et entière conformité, en restant toujours unie à Lui, dans son amour.

Acte de Réparation au Cœur Agonisant de Jésus

O Cœur paisible et agonisant de mon Sauveur, acceptez, je vous en prie, en échange des trois heures d'agonie durant lesquelles vous avez été plongé dans les ondes profondes d'une mer de désolation, cette heure de prière et cette journée que je consacre à la mémoire de votre cœur attristé. Acceptez cette sainte Messe à laquelle je vais assister et à la Communion que je faire réparation de toute la douleur que vous a causé la vue de mes péchés. Acceptez aussi toutes mes douleurs, mes peines, mes contrariétés, non seulement jour, mais de toute ma vie. O Cœur aimant de mon Père, de mon Frère, de mon Epoux, Cœur plein de douceur et de patience, à quel excès de souffrances vous a poussé votre amour! Et que devez-vous faire de mon amour? Ah Seigneur! dans l'amertume de mon âme, je vous dirai: J'éprouve de la douleur de vous avoir déçu et je veux à l'avenir vous aimer plus que je ne l'ai fait jusqu'à présent! » Quand donc vous connaîtrai-je, ô mon Dieu? Quand donc vous rechercherai-je sans entraves? Quand donc vous obéirai-je sans inconstance? Quand vous dirai-je avec un cœur sincère: « Que votre Volonté soit faite »? Prenez mon cœur, ô Jésus, et mettez-le dans le vôtre afin que je vous comprennent et vous aime. O Cœur enflammé de la très grande charité, enflammez mon cœur par votre amour afin que je puisse vous recevoir dignement, que je sois tout à vous aujourd'hui, toute ma vie et pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Prière au Saint Cœur de Marie pour obtenir la conformité à la Volonté de Dieu

O Bienheureuse Mère de Dieu, ô Vierge Immaculée, que vous fut cruelle la croix de votre ton cœur, en cette douloureuse nuit où Jésus, abandonné de ses disciples, fut plongé dans une mortelle agonie! Vos yeux ne purent se fermer au sommeil et vous avez passé ces longues heures de l'agonie dans les larmes et les soupirs, unie en esprit à votre très doux Jésus.  O très douce Mère, vous l'aviez-vu, ce divin Fils, avant qu'il aille à sa Passion, pâle mais généreux, venir vous faire ses derniers adieux et vous demander votre bénédiction; vous aviez vu son âme blessée et dans ses yeux mouillés, vous aviez vu la Volonté du Père éternel qui le condamnait à mort, lui son propre Fils, votre Fils, pour racheter mon âme au prix de tout son Sang et vous aviez été condamné en même temps à avoir votre Cœur très pur crucifié au pied de la Croix sur le Calvaire. Un océan d'angoisse submergea alors votre doux Cœur déjà blessé par l'acuité du couteau de Siméon. Douloureuse nuit s'il en fut jamais pour le cœur d'une Mère comme vous, ô Marie! Quelle âme humaine pourra comprendre les prières que vous avez adressées à Dieu ce matin-là et les paroles dictées par votre Cœur enflammé ? « O Jésus, mon Fils, disiez-vous, ô mon Fils, mon très doux Jésus, qui vous a enlevé à moi? Qui vous a séparé de votre tendre Mère? Pourquoi ne vous vois-je plus, ô lumière de mes yeux? Qui me permettra, ô Jésus, mon Fils, de souffrir et mourir pour vous ? » Pourquoi pas mon âme ne se fond-elle pas à la vue de votre douleur? O pieuse Mère et la plus affligée entre toutes les mères, vous pliez la tête sous les ordres divins, vous buvez le calice jusqu'à la lie avec une parfaite soumission à la volonté de Dieu; et je veux vous suivre, et je compatis à vos douleurs. O Marie, vous le reverrez votre fils, mais sur le Golgotha, sur les monts de la douleur, crucifié, moribond, sans réconfort. Obtenez-moi, par les angoisses que vous avez endurées, par votre parfaite conformité à la volonté de Dieu, que mon cœur devienne semblable au vôtre et sois toujours soumis à la sainte Volonté de Dieu. Ainsi soit-il.

Vertu: La conformité à la Volonté de Dieu

Pratique: Dès le lever du soleil, préparez-vous à unir votre volonté à celle de Dieu en toutes choses, qu'elles soient favorables ou défavorables. Répétez souvent dans la journée cette prière de l'Imitation de Jésus-Christ: « Faites de moi, ô Seigneur, ce qu'il vous plaira, car votre serviteur est prêt à vous obéir ». La pratique de cette oraison jaculatoire est un moyen très efficace pour arriver à la plus haute la perfection.

Oraison jaculatoire: O Marie, miroir de patience, soyez mon secours dans les tentations.

Prières avant la Communion du Sixième Samedi

Mon très aimé Sauveur, vous n'avez point eu horreur de poser vos lèvres saintes et pleines de vérité sur le visage livide et menteur du traître Judas. Vous l'avez même appelé du doux nom d'ami: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50) et vous voulu encore, par un baiser, gagner le cœur de ce malheureux. Hélas mon âme est encore plus traitresse que celle de Judas est mon âme: car souvent je vous ai reçu,ô mon Dieu et ensuite j'ai blessé cruellement votre cœur si humble et bon! Mais votre patience augmente ma confiance en vous. Vous attendiez de Judas une parole de repentir qui l'aurait sauvé. Cette parole je veux, moi, vous la dire et vous la répéter cent fois: ô Jésus plein de clémence, mon âme est pleine de remords de vous avoir offensé. Pardonnez-moi mon Dieu, pardonnez-moi! Je sens maintenant dans mon âme ces paroles que vous avez adressées à Judas: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50). Seigneur, je suis venu pour rendre à votre Cœur Divin la consolation que le lui ai enlevée par mes péchés. Comme je désirerai que la terre m'engloutisse quand je vous vois pleurer des larmes de sang pour les péchés que j'ai commis et expier dans une douleur amère tous les instants de plaisir dans lesquels je me suis abandonné! Pourquoi donc suis-je né si je dois être pour vous un sujet de tant d'afflictions! Ayez pitié de moi, ô miséricorde infinie: je vous en supplie, par la tristesse mortelle que vous avez ressentie lors de votre agonie, par le sang versé, par l'amour que vous me portez, faites qu'après vous avoir offensé je sois digne de souffrir pour vous. O Ange qui avez réconforté Jésus, aidez-moi maintenant à aimer Jésus dans le Sacrement de l'Autel; et vous, mon Ange Gardien, et vous, Esprits Saints bienheureux qui entourez le trône de Dieu, Michel, Gabriel, Raphaël, assistez-moi en cet acte de sacrifice et d'amour. Et vous, Mère pleine de douleurs pour mes péchés, faites-moi participer à votre amour et à votre douleur. O Cœur déchiré de douleur de Jésus, je vous offre le Cœur très aimant et très affligé de votre très Sainte Mère, afin d'obtenir la grâce de bien vous recevoir ce matin, en réparation de mes péchés et de ceux de tous les hommes. Donnez-moi une étincelle de l'amour que vous me portez, ô Cœur aimant de Jésus, afin que je puisse bien me connaître, me haïr et me rendre moins indigne de vous recevoir. Levez-vous et allons, avez-vous dit à vos disciples dans le jardin de Gethsémani. Lève-toi et va, ô mon âme, voici ton Jésus qui vient au-devant de toi; jette-toi dans ses bras et tu y trouveras la paix.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Que votre amour pour nous est immense, ô mon Jésus, mon ami, mon frère et l'époux de mon âme! Plus perfide que Judas, je vous ai trahi mille fois et pourtant vous m'avez non donné maintenant le baiser de paix, mais vous avez voulu encore vous donner à moi comme nourriture, vous unir à moi et me transformer en vous, moi qui ne suis qu'une vile et indigne créature et vous qui êtes un Dieu infiniment grand et infiniment bon! Qui suis-je, ô amour divin, pour mériter tant de bienfaits? Vous avez voulu commencer ma rédemption avec l'agonie très douloureuse de votre âme bénie et moi, en réparation des outrages de tous les hommes et des miens en particuliers, je vous consacre mon âme. Faites de moi, ô Seigneur, tout ce qu'il vous plaira: je m'abandonne à vous sans réserve. Je vous consacre ma volonté: rendrez-la conforme à la vôtre. Je vous consacre mon imagination: guidez-là, préservez-la des ténèbres impures dont le démon voudrait l'entourer. Je vous consacre ma mémoire afin qu'elle ne s'attache qu'à vous; mon intelligence afin qu'elle ne pense qu'à vous. Mais vous le savez, ô mon Dieu, je ne suis qu'une pauvre et faible créature; c'est à vous qu'il appartient de me changer. O cœur très Doux de mon Jésus, je ne puis vous aimer comme je le dois si vous n'enflammez pas mon amour, ni venir à vous si vous ne m'attirez pas à vous, ni même m'appuyer sur vous si vous ne me soutenez pas. Et comme tout doit être vôtre, prenez-moi donc, ô Seigneur, possédez-moi, afin qu'étant entre vos mains, je ne sois plus à moi. Je m'abandonne à votre amour: guidez-moi, transformez-moi, liez-moi, purifiez-moi, faites de moi tout ce qu'il vous plaira, mais ne permettez pas que je me sépare de vous. Les pertes, les tentations, les adversités qui m'arriveront désormais deviendront par vos mains divines la source de grâces que vous me destinez pour me conduire à la vie éternelle. O Cœur Divin et prévoyant de mon Jésus, ô vrai Père de mon âme, ne prêtez pas attention à cette volonté rebelle, faible, inconstante et ennemie de mon propre bien. O ma Mère, unissez mon cœur à celui de votre Jésus: changez mon cœur avec le vôtre, si humble, si patient, si doux, si pur et conforme à la volonté de Dieu. O Anges du Paradis, et vous Cour céleste fondée sur le sang et les souffrances du Divin Sauveur, obtenez-moi l'amour et les grâces qui viennent du sang de cet Agneau de Dieu afin qu'avec vous je jouisse des plaisirs de ce très doux Amant. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Capri, grâce obtenue par la dévotion des Quinze Samedis

Le récit suivant, convalidé par l'attestation du médecin, fut publiée dans « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier de Septembre 1887, page 556. Madame Cherubina Licorio, de Capri, après de nombreuses souffrances, sut, en Juillet 1886, qu'elle avait un cancer à l'abdomen. Les médecins, Messieurs Masotina, Rispoli et Fischetti, déclarèrent nécessaire une opération chirurgicale assez difficile et osée, pour lui éviter une mort fatale. Quand elle apprit la nouvelle, la pauvre femme tomba dans un état de dépression terrible et avec sa soeur, qu'elle aimait tendrement, elle ne fit que pleurer et prier du matin au soir. Entre temps Madame Annunziata Fischetti, ayant appris le cas malheureux de son amie Licorio, s'empressa de lui apporter le livre des Quinze samedis du Rosaire, publié à Valle de Pompéi et expédiés par le dit Sanctuaire. Madame Licorio, réanimée et réconfortée dans la foi à la lecture du livre, se dédia tout de suite à commencer le pieux exercice qui devait se terminer en Novembre. Elle Priait avec foi et espérance, mais s'estimant indigne de recevoir un miracle, elle ne voulut point renoncer à tous les moyens humains et a l'efficacité de Dieu, auteur de la Science, a donné à la science humaine. Aussi, ayant entendu dire qu'à Florence, il y avait un médecin spécialiste en une telle maladies, elle partit pour se faire opérer par celui-ci. Mais elle voulut que cette opération se fasse un samedi, afin que la Vierge de Pompéi pût l'aider dans la difficile opération et obtenir pour elle une heureuse réussite. Mais la clémente reine de Pompéi, qui ne laisse jamais dépasser en générosité par ses fils, et récompense largement les personnes qui l'honorent avec le saint exercice des Quinze samedis de son Rosaire, voulut marquer cette journée par un prodige stupéfiant. Le matin du 22 Novembre 1886, Madame Cherubina accomplissait le dernier des Quinze samedis, à Florence, et au cours de ce même matin, elle se présenta chez le docteur pour être opérée. O grâce prodigieuse!... La tumeur avait complètement disparu!... Madame Licorio voulut que cette grâce fut publiée pour la plus grande gloire et le plus grand honneur de la Sainte Vierge de Pompéi. Le docteur Fischetti accepta d'écrire une attestation dans laquelle il décrivait la nature du mal dont souffrait sa patiente et la guérison survenue sans l'opération projetée.

À Pérouse, Madame Esther Boccioli

Madame Esther Boccioli, de Pérouse, à la suite d'une chute douloureuse, se trouva avec le bras disloqué et comme les médecins ne le remirent pas tout de suite en place, l'os resta en dehors de son articulation et son mal fut déclaré inguérissable. Après six mois de souffrances qui l'empêchèrent de faire un quelconque travail, elle s'adressa à la Vierge de Pompéi par la dévotion des Quinze samedis. Elle commença cette pieuse pratique le 24 août 1889, et quatre jours après, sans savoir comment, elle trouva son bras remis en place et complètement libre dans ses mouvements. Mesdames Aldina Brugnali, Teresa Boccioli, Anne Bagnolini, Luigia Bagnolini sont les témoins de ce miracle. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi, 5e année).

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