24 décembre 2009

Le Cœur Sacré de Jésus enfant

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Le Cœur Sacré de Jésus enfant

I

Voici que je m’éveille

Pour offrir à mon tour

A ce poupon d’amour

Mon cœur et mon oreille

Pour l’entendre et l’aimer

Et toujours m’enflammer

II

Mais je l’entends qui pleure,

A cause des froideurs

Qu’Il trouve dans nos cœurs.

J’ai bien peur qu’Il ne meure !

Aimons-le vitement

Pour son allègement

III

Il a quitté la gloire

Pour conquérir nos coeurs

Et s’en rendre vainqueur.

Il aura la victoire !

Puisqu’Il s’est fait enfant

Il sera triomphant !

IV

Il veut le sacrifice

Du coeur et de l’esprit ;

Ne soyons pas surpris

Qu’en lui rendant service,

Nous trouvions des rigueurs

Pour l’esprit et le coeur.

V

Ah ! que je suis heureuse

Et que le sort m’est doux !

J’ai trouvé mon époux ;

J’en suis si amoureuse

Qu’il aura pour toujours

Mon coeur et mes amours.

VI

Je ne saurai plus vivre,

Ce poupon va mourir !

Il ne fait que languir :

L’amour va le poursuivre

Jusque dessus la croix !

C’est là tout son emploi.

VII

Nous mourons donc ensemble

Puisque l’amour est fort

Cent fois plus que la mort.

De vous quitter je tremble,

Et j’aime mieux mourir

Que de vous voir souffrir !

Sainte Marguerite Marie Alacoque

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La Naissance de Jésus

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La Naissance de Jésus

Texte extrait de la « Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie » de Maria d'Agreda


Dans le temps de cette sainte préparation il parut un édit de César-Auguste, comme le rapporte saint Luc. Saint Joseph en apprit la nouvelle avec une vive affliction parce que la grossesse de son épouse était fort avancée, et qu'il était obligé ou de la laisser seule ou de l'emmener avec lui dans ce pénible voyage. Il engagea la sainte vierge à prier le Seigneur et à lui recommander cette affaire. Elle le fit quoiqu'elle n'ignorât point la divine volonté et elle connut qu'elle devait partir aussi elle-même pour Bethléem. Ils préparèrent tout pour le départ et confièrent la maison à une pieuse voisine. Saint Joseph chercha une mouture pour servir dans ce voyage et il la trouva avec peine à cause du grand nombre de personnes qui en cherchaient. La sainte vierge prit les langes préparées et au moment du départ elle se mit à genoux pour demander la bénédiction à son époux et elle partit avec lui de Nazareth pour Bethléem.

En outre des anges ordinaires, Dieu ordonna à neuf mille autres de l'accompagner et à d'autres de porter les messages de Dieu à la sainte vierge et de la sainte vierge à Dieu. Ils étaient tous visibles à ses yeux. Le voyage dura cinq journées, parce qu'ils marchaient peu chaque jour. Ils éprouvèrent de grandes peines à cause de la multitude des personnes qui allaient à Jérusalem. La nuit ils ne trouvaient jamais à se loger, si ce n'est dans quelque recoin du vestibule, parce qu'ils étaient pauvres et que les plus riches étaient toujours mieux accueillis. A ces incommodités il faut joindre la mauvaise saison avec le froid, la pluie, la neige et le vent, et après tout cela ils ne trouvaient pour se reposer que la terre ou une étable au milieu des animaux qui, plus reconnaissants envers leur créateur, honoraient à leur manière leur Dieu dans le sein de la sainte mère. Les saints pèlerins étaient surtout affligés d'entendre des paroles indécentes et de voir le mauvais état de quelques âmes dont notre reine découvrait l'intérieur. Cette affliction était si grande qu'elle en perdait connaissance de douleur. Les saints anges l'assistaient pour lui procurer quelque repos et l'archange saint Michel ne quitta jamais ses côtés et la soutint plusieurs fois. Dans les misérables auberges où ils s'arrêtaient, l'es anges les environnaient et faisaient autour d'eux comme un mur impénétrable. ils chantèrent plusieurs fois dans le voyage pour soulager les souffrances qu'ils enduraient, et la nuit ils éclairaient leur marche, et la lumière qu'ils donnaient était d'une si grande clarté pour la sainte vierge et saint Joseph que celle des étoiles et des planètes né l'eût pas égalée dans leur plus grand éclat.

Ils arrivèrent au milieu de ces souffrances et de ces célestes consolations à Bethléem, le samedi au coucher du soleil. Ils cherchèrent un logement dans la ville chez les amis et les parents de saint Joseph. Mais ce fut en vain, personne ne voulut les recevoir et plusieurs les congédièrent avec mépris et avec des injures. La sainte Vierge savait bien que personne ne les recevrait, mais pour pratiquer l'humilité et la patience elle suivait son époux de maison en maison, de porte en porte dans les rues. En cherchant ainsi un logement ils rencontrèrent la maison où l'on tenait les registres, ils firent inscrire leur nom et payèrent leur tribut pour ne pas être obligés de revenir. Ils continuèrent à chercher un abri mais ils n'en trouvèrent point quoiqu'ils le demandassent à plus de cinquante maisons et auberges. Il était neuf heures du soir, lorsque saint Joseph accablé de tristesse se tourna vers son épouse: Je me souviens, dit-il, qu'il y a une grotte hors des murs qui sert pour les bergers; allons-y et si elle n'est pas occupée, nous y prendrons le logement qu'il est impossible ici de trouver. La sainte vierge le consola par ses douces paroles; et ils se mirent en marche accompagnés des saints anges qui les éclairaient dans les ténèbres. Cette grotte était si misérable que malgré la multitude des personnes de toute condition qui étaient à Bethléem, personne n'eût la pensée de s'y retirer. Les saints hôtes y entrèrent, et ils reconnurent aussitôt à la lumière que donnaient les anges combien ce lieu était humble et pauvre. ils se mirent à genoux et rendirent des actions de grâces à Dieu pour ce bienfait, La sainte vierge pria le seigneur de récompenser avec libéralité les habitants de Bethléem qui en lui refusant leur maison lui avaient procuré un si grand bien. La grotte était taillée dans le roc et destinée à loger des animaux. Les anges se rangèrent autour sous une forme visible même à saint Joseph. La sainte vierge qui savait ce qui devait être opéré en ce lieu cette nuit, commença aussitôt à nettoyer cette grotte pour pratiquer l'humilité et pour orner le mieux qu'il était possible ce temple à Dieu dans ce lieu abandonné. Saint Joseph et les saints anges lui vinrent en aide, et en peu de temps elle fut entièrement nettoyée; bien plus elle fut remplie de célestes parfums. Saint Joseph alluma un peu de feu pour se garantir du grand froid qu'il faisait dans cette nuit et après s'être réchauffés ils prirent un peu de nourriture avec une joie incroyable. Ils passèrent quelque temps dans de saints entretiens. La sainte Vierge pria ensuite son époux de prendre à l'écart un peu de repos, et saint Joseph pria la sainte Vierge d'en faire autant de son côté. Il prépara avec les hardes qu'ils avaient une crèche qui se trouvait dans la grotte pour servir aux animaux. Après avoir disposé ce lit à son épouse il se retira dans un coin de la grotte et il se mit en oraison. Il fut ravi en une extase très-sublime, dans laquelle il vit tout ce qui arriva dans cette nuit; il ne reprit l'usage de ses sens que lorsque sa divine épouse l'appela. En même temps la sainte Vierge fut élevée à une haute contemplation, où elle vit intuitivement la divinité d'une manière si ineffable que la langue humaine ne pourrait l'exprimer. Son ravissement en Dieu dura une heure entière et ce fut celle qui précéda l'enfantement. Ayant repris ses sens, elle connut que le saint enfant commençait à se mouvoir dans son chaste sein, et ce mouvement ne lui causait point de douleur, mais au contraire une joie inexprimable, avec des effets surnaturels si sublimes que l'entendement de l'homme ne saurait les comprendre. Son corps devint si beau et son visage si resplendissant qu'elle ne paraissait plus une créature terrestre. Elle était à genoux, les yeux élevés vers le ciel, les mains jointes sur la poitrine et dans cette position humble et pieuse, sortant de son divin ravissement, elle donna au monde le fils unique du Père éternel, et le sien, Jésus-Christ notre sauveur, Dieu et homme, à minuit, un jour de dimanche, l'an du monde trois-mille-neuf-cent-soixante, conformément à ce que tient la sainte Eglise romaine.

Le saint enfant vint au monde très-beau et tout resplendissant, sans blesser la sainte virginité, parce qu'il pénétra le sein virginal comme un rayon de soleil. Il n'avait point cette espèce de tunique qu'on appelle secondine, dans laquelle les autres enfants sont enveloppés.' Il vint au monde glorieux et transfiguré, car la gloire de son âme sainte rejaillissait alors sur son corps. Aussitôt qu'il fut né, les saints archanges Michel et Gabriel, le prirent dans leurs mains et montrèrent à la divine mère son fils tout resplendissant, comme le prêtre montre au peuple la sainte hostie. Pendant qu'ils le tenaient ainsi, l'enfant divin parla à sa mère et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci : « Mère, devenez semblable à moi qui pour l'être humain que j'ai reçu de vous, veux vous donner un être de grâce plus élevé, et qui étant de pure créature, soit semblable au mien qui suis Dieu et homme. » Elle répondit humblement : « Trahe me post te, curremus in odorem unguentorum tuorum. Elle ouït aussi la voix du Père éternel qui disait Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me plais uniquement: Après ces entretiens si remplis de profonds mystères le divin enfant cessa d'apparaître transfiguré, il suspendit les dons de gloire de son saint corps par un miracle non moins merveilleux, et se montra dans son être naturel passible. La sainte Vierge l'adora de nouveau dans cet état avec une profonde humilité et une grande vénération. Elle le reçut à genoux de la main des saints anges, et se répandit en actes d'amour, elle l'offrit au Père éternel comme son fils unique et aux hommes comme leur Sauveur. Tandis que la divine mère le tenait dans ses bras, les: dix-mille anges l'adorèrent les premiers, ensuite tous les esprits célestes descendus dans la grotte entonnèrent à sa louange le nouveau cantique : Gloria in excelsis deo etc. II était déjà temps de rappeler saint Joseph de son extase, afin qu'il vît avec ses sens le grand mystère qu'il avait connu par révélation dans son ravissement divin. Etant revenu de son extase, le premier objet que vit le saint époux fut le divin enfant dans les bras de la très-sainte Vierge. Il l'adora avec une profonde humilité, et lui baisa les petits pieds avec respect. Après cette adoration, Marie demanda à son divin fils la permission de s'asseoir, saint Joseph lui donna les langes qu'elle avait apporté avec elle et elle l'en enveloppa avec une dévotion et un respect inconcevables. Ensuite elle le coucha dans la crèche, en y mettant un peu de paille et de foin pour servir au premier lit que voulut sur la terre le verbe incarné. Dès que l'enfant fut placé dans la crèche, il vint aussitôt par l'ordre de Dieu des champs un boeuf qui entra dans la grotte et se joignit à l'âne qu'ils avaient amené de Nazareth. La divine mère leur commanda d'adorer à leur manière leur créateur. Les animaux obéirent aussitôt et réchauffèrent le Saint enfant de leur haleine vérifiant ainsi la prophétie d'Isaïe : Cognovit bos possessorem suum, et asinus proesepe domini sui.

Les saints anges ne restèrent pas seulement autour de la crèche et dans la grotte, mais ils allèrent en divers endroits annoncer la naissance du fils de Dieu. Saint Michel alla aux limbes, en donner la nouvelle aux saints pères. En l'apprenant saint Joachim et sainte Anne puèrent l'archange de re- commander à Marie leur fille d'adorer et de vénérer en leur nom le Dieu enfant, ce qu'elle fit aussitôt. Un autre archange en prévint Elisabeth et saint Jean-Baptiste, d'autres l'annoncèrent à Siméon, à Zacharie et à Anne la prophétesse et d'autres aux trois rois mages, en outre de l'étoile qui fut formée cette nuit et apparut à leurs yeux. Saint Lue rapporte en particulier l'ambassade faite aux bergers, qui vinrent adorer le divin enfant. Ils en furent éclairés dans leur coeur, et plusieurs méritèrent le bonheur que quelqu'un de leurs enfants fussent mis à mort par Hérode dans le massacre des innocents. Sainte Elisabeth ne vint pas à Bethléem, Dieu l'ordonna ainsi afin que ce mystère ne fut pas rendu plus public qu'il ne le voulait. Elle envoya un messager à la sainte Vierge pour la féliciter et pour lui apporter des présents. Elle en garda une partie et distribua le reste aux pauvres. Tous les justes ressentirent quelques effets divins au moment où le rédempteur vint au inonde; ce qui étaient en grâce; éprouvèrent une nouvelle joie intérieure et surnaturelle dont ils ignoraient la cause, mais plusieurs eurent la pensée que c'était l'heure où le messie était né. Il y eut encore plusieurs miracles dans cette sainte nuit dans les créatures; les influences des planètes furent renouvelées, et le soleil avança sa course; plusieurs arbres donnèrent des fleurs et d'autres des fruits; quelques temples des idoles furent renversés et plusieurs même entièrement ruinés et les démons en furent chassés. Les hommes attribuèrent à diverses causes ces effets merveilleux. Tout cela fut caché aux démons, qui ne connurent ni l'adoration des pasteurs, ni les ambassades des anges, ni la venue des mages, ni l'apparition de l'étoile. Dieu leur cacha toutes ces choses afin qu'ils ne connussent point la venue du messie, comme en effet ils ne la surent jamais d'une manière certaine. En voyant cet enfant si pauvre et abandonné et ensuite se soumettant à la circoncision, Lucifer en conclut qu'il n'était pas le messie. Son esprit orgueilleux, altier et superbe ne pouvait comprendre cette sublime pauvreté et cette humilité. Les bergers restèrent dans la grotte depuis l'aurore jusqu'à midi, la sainte Vierge leur parla et les exhorta à la persévérance dans le service de Dieu, elle leur donna à manger et les congédia ensuite remplis de consolation. Ils revinrent plusieurs autres fois et apportèrent avec eux les présents que permettait leur pauvreté. Après que les saints hôtes furent partis de Bethléem, ces pieux bergers racontèrent aux autres tout ce qu'ils avaient vu et entendu. Tous ne les crurent pas parce qu'on les regardait comme des personnes simples et crédules. Hérode fut du nombre de ceux qui crurent en eux, non par une foi sainte et par dévotion, mais dans la crainte de perdre son royaume. La Vierge mère ne cessait jamais de prier Dieu pour tous ceux qui se rendaient indignes de connaître la véritable lumière du monde et elle employa ‘n ces prières la plus grande partie du temps qu'elle demeura dans la grotte. Lorsqu'il fut temps de donner le sein virginal au saint enfant pour l'allaiter, elle lui demanda avec humilité la permission de le faire. S'il fallait le confier à saint Joseph, le saint fléchissait trois fois le genou et baisait respectueusement la terre et la Vierge mère en faisait autant lorsqu'elle le recevait du saint époux. Elle le tenait toujours sur ses bras, excepté lorsqu'elle voulait prendre un peu de repos, et alors elle le confiait à saint Joseph. Elle le remettait aussi aux saints archanges Michel et Gabriel, parce qu'ils lui avaient dit de le leur confier, lorsqu'elle voulait prendre sa nourriture ou son repos. Dans le temps de son repos Dieu lui accorda un sommeil miraculeux, car elle ne perdait jamais en dormant les forces pour tenir le saint enfant dans ses bras, et elle ne cessait de le contempler par son entendement intérieur, comme si elle l'eut vu de ses yeux et elle connaissait tous les actes qu'il faisait à l'extérieur et dans son intérieur.

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Enfant Jésus, ô Roi d'Amour, j'ai confiance en Votre Miséricordieuse Bonté!

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Nativité du Seigneur

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Nativité du Seigneur

Prions pour que cet Enfant apporte au monde cette Paix qui lui manque tant, spécialement en Terre Sainte. 

Prions pour que cet Enfant donne aux malades le secours dont ils ont besoin, et qu'Il nous donne le courage et la Foi de nous conduire en Chrétiens responsables envers tous ceux qui nous entourent.

Qu'en ce beau jour l'Enfant Jésus vienne naître dans tous les coeurs et qu'Il vienne faire naître en nous son Innocence, sa paix et qu'Il règne!


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Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 1-17)


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.

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Méditation de Saint Padre Pio sur Noël


C’est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d’une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis – Jésus – le Sauveur des hommes. Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui. Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation. Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c’est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l’époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où il se trouve. Qu’ils sont nombreux et importants, ô chrétiens, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d’amour pour celui qui s’est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d’humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine. Les palais de l’Israël orgueilleux scintillent, mais ce n’est pas en eux qu’est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l’or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l’encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance. Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l’encontre de l’attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l’humble maison de Joseph ou même dans celle d’un parent ou d’une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu’il a lui-même, par l’intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère. O sagesse et puissance de Dieu ! nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l’a fait par amour ; il ne nous invite qu’à l’amour, il ne nous parle que d’amour, il ne nous donne que des preuves d’amour. L’Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde. Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d’amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche. Oh ! Prosternons-nous devant la crèche, et avec le grand saint Jérôme, le saint enflammé d’amour pour Jésus enfant, offrons-lui tout notre cœur, sans réserve ; et promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.

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Prière à l'Enfant Jésus

O Saint Enfant-Jésus qui répandez Vos Grâces sur ceux qui Vous invoquent, regardez-nous prosternés devant Vous et écoutez notre prière. Nous Vous recommandons tous les nécessiteux qui se confient à Votre Divin Coeur. Etendez sur eux Votre main toute-puissante et venez au secours de leur indigence. Etendez la main sur les malades pour les guérir et sanctifier leurs peines; sur les affligés pour les consoler; sur les pécheurs pour les attirer à la lumière de Votre grâce; sur ceux qui, accablés par la douleur et la misère, invoquent avec confiance Votre aide pleine d'Amour. Etendez la main encore sur nous pour nous bénir. Accordez ô Petit Roi, les trésors de Votre Miséricorde au monde entier et gardez-nous maintenant et toujours dans la grâce de Votre Amour! Amen.

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Saint François d'Assise invente la crèche de Noël

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Saint François d'Assise invente la crèche de Noël

C'est en effet François d'Assise qui créa la première crèche que tu retrouves souvent sous l'arbre de Noël. Voici donc cette belle histoire... Nous sommes en 1223 et François se trouvait à Greccio, une ville de l'Italie. Il dit à l'un de ses amis, qui avait mis à la disposition des frères une grotte dans la montagne: "Je veux célébrer Noël avec toi, cette année, dans la grotte. Tu y installeras une mangeoire pleine de foin. Fais venir un bœuf et un âne. Il faut que cela ressemble à la crèche où est né Jésus". Et tous les habitants de la ville vinrent entourer les frères et assister à la Messe de Minuit. Ils étaient si nombreux, avec leurs cierges et leurs lanternes, que le bois était éclairé comme en plein jour. La Messe fut dite au-dessus de la mangeoire qui servait d'autel. La légende raconte que tout à coup, l'ami de saint François vit un petit enfant étendu dans la mangeoire. Il avait l'air endormi...Et François s'approcha, prit l'enfant tendrement dans ses bras. Puis le petit bébé s'éveilla, sourit à François, caressa ses joues et saisit sa barbe dans ses petites mains ! Et cet ami comprit que Jésus avait semblé endormi dans le cœur des humains et que c'est François qui l'avait réveillé par sa parole et par ses exemples. François, qui assistait le prêtre à l'autel en qualité de diacre, parla si bien à la foule de la naissance de Jésus et de ce que veut dire Noël que tous furent remplis d'une grande joie. L'année suivante, les habitants de Greccio avaient raconté avec tant d'admiration les merveilles de cette belle nuit de Noël que, un peu partout, on se mit à reconstituer, dans des grottes ou des étables, la scène touchante de la naissance de Jésus. Et c'est pourquoi maintenant, nous avons partout des crèches à Noël; on dit même que le mot vient du nom de la ville de Greccio.

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