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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo


13

Treizième samedi

Troisième Mystère Glorieux

La Descente du Saint-Esprit

(Luc 24, Actes 1)


Jésus avant son Ascension, avait dit à ses disciples: « Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous C'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours » (Actes 1:5) « Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le zélote et Jude fils de Jacques. Tous, d'un même coeur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1,13-14). « Et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu » (Lc 24.53). Pénètre, ô mon âme, dans le Cénacle. Marie, Mère de Jésus, prie avec les apôtres et avec les disciples, et tous s'unissent avec confiance aux prières de la Sainte Vierge pour Solliciter la descente du Saint Esprit. Que ne devons-nous pas espérer, nous aussi, par nos prières, quand nous invoquons une suis puissante avocate? Elle est la Mère de Jésus, et ce seul titre est un gage de sa bonté et de sa puissance. Contemplons-les, tous ensemble: même si leur esprit et leur cœur prient intérieurement, ils s'expriment avec une force d'autant plus grande que car leurs désirs et leur amour forment un tout dans leur langage. Quelle foi! Quel recueillement! Voici quelles sont les dispositions efficaces et nécessaires pour recevoir les dons et les fruits de l'Esprit Saint: la dévotion à la Très Sainte Vierge, son épouse bien-aimée et la ferveur et la persévérance dans les prières, surtout si elles se font en commun, parce qu'ainsi elles manifestent l'union de la foi et la charité avec l'Eglise catholique, dans laquelle tous les fidèles sont membres d'un seul Corps et le Souverain Pontife en est le chef visible. Ô Marie, Protectrice de l'église, pleine de tous les dons du Saint Esprit, enseignez-moi à bien prier: Priez vous aussi pour moi, faites sortir du plus profond de mon cœur ces gémissements, ces soupirs pour attirer à moi le Saint-Esprit. Inspirez mon âme, et mettez sur mes lèvres les prières les plus conformes à votre Cœur, afin qu'elles soient agréables à Dieu et méritent d'être exaucées. Et vous, Esprit de bonté et d'amour, pénétrez dans mon cœur et blessez-le avec le dard de votre feu divin, afin qu'il ne cesse jamais de prier, comme le conseille le Sauveur, avec une fois vive, une attention soutenue, une humilité profonde, une confiance inaltérable, une persévérance, généreuse et surtout avec un amour si fervent que rien ne pourra jamais le distraire. Jésus nous l'a promis: « Quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira » (Luc 11.10).


Considère, ô mon âme, que de même que les patriarches et les prophètes contribuèrent, par leurs soupirs, à attirer sur la terre le Verbe Divin, de même le Saint Esprit Saint demande à être invoqué avec désir. Ouvrons-lui donc non seulement nos bouches, mais aussi nos cœurs et nos âme pour pouvoir dire, comme le Prophète royale « J'ouvre large ma bouche et j'aspire, avide de tes commandements » (Ps 119,131). Mais ce Dieu de bonté prévient toujours ses créatures: « D'un amour éternel je t'ai aimé, aussi t'ai-je maintenu ma faveur » (Jr 31,3). Et Jésus disait à ses apôtres: « Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12:32). Répète donc souvent, ô mon âme, avec l'Epouse du Cantique des Cantiques: « Entraînez-moi sur vos pas, ô Seigneur, nous courrons ainsi à l'odeur de vos parfums » (Ct 1,34). O mon âme, contemple ce qui est arrivé le jour de la Pentecôte. « Le jour de la Pentecôte étant arrivés, ils se trouvaient tous ensembles dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient » (Actes 2:1-2). Tout comme le vent dissipe les nuages, purifie l'air, de même l'Esprit Saint, en entrant ainsi dans une âme, purifie tout d'abord l'esprit de mauvaises pensées, puis le coeur des affections terrestres, dissipe les ténèbres de l'intelligence et enfin fait revivre l'âme d'une vie toute divine. De son Souffle Divin, il donne la vie à l'humanité et à l'Église de Dieu et avec Dieu, il la conservera pendant tous les siècles contre les attaque de ses ennemis. « Ils virent apparaître des langues eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint » (Actes 1:34). Regarde ces langues de feu surélevées, splendides, biparties, qui se posent au-dessus de chacun des ces Saints... C'est là une expressions de la bonté divine! Cet Esprit qui descend sous le symbole de ces langues. L'orgueil des fils des hommes fut la cause de la confusion des langues à la tour de Babel et de la séparation des peuples. La venue de l'Esprit Saint apporta aux Apôtres le don des langues et par là réunit les peuples de toutes les nations dans l'unité de la foi et le Baptême dans l'Église Catholique. Le Saint Esprit est une langue de feu C'est l'Esprit Saint, parce qu'il est la source de la charité. De même que le feu purifie les métaux, détruisant ce qu'ils ont d'impur, ainsi le Saint-Esprit est comme un feu ardent qui purifie l'âme de toutes ses souillures. Il consume tout ce qui fait obstacle à son salut: les affections aux biens précaires, les respects humains, les vanités et les commodités de la vie; et puis, il élève vers le Ciel toutes les affections du cœur et les pensées de l'esprit et délie la langue aux louanges divines. C'est un feu lumineux qui illumine l'esprit rendant plus nette la malice de nos fautes et notre ingratitude envers Dieu, notre bienfaiteur. C'est un Feu doux qui s'insinue dans notre cœur, le pénètre, le réchauffe et l'enflamme. Enfin, c'est un feu qui s'élève au Ciel avec ses flammes, comme un Feu d'amour, qui est son essence même puisqu'il provient de l'amour du Père et du Fils: donc, il veut communiquer ce qu'il a, ou plutôt ce qu'il est, en insufflant dans nos âmes la charité et zèle. O immensité de la Bonté divine! Dieu propage sa vérité, son Eglise à l'aide de douze pauvres pêcheurs de la Judée, dont le peuple est jugé grossier et ignorant comparé à la science des Grecs et des Romains! Ces hommes grossiers, ignorants et aussi timides, qui abandonnèrent lâchement leur Maître durant sa Passion, ravivés par un Feu divin que le Saint Esprit leur a communiqué, confessent dans toutes les langues les gloires de son Nom. « Et commencèrent à parler en d'autres langues selon ce que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (Actes 2:4). Il prêchèrent à Jérusalem et dans toutes les nations de la terre Jésus-Christ et son Evangile. « Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler dans sa propre langue » (Actes 2:5-6). Ils annoncent au monde les grandeurs et les merveilles du Nazaréen; ils combattent en héros et, poussés par leur zèle ardent, ils subissent des Supplices, s'exposent à la mort, mais comme ils souffrent pour leur Foi, ils triomphent de toute la science et de toute la puissance des hommes et font trembler leurs tyrans eux-mêmes. Nous savons parfaitement imiter les apôtres dans l'infidélité, dans la pusillanimité, dans les fuites, mais nous ne voulons pas les imiter dans le recueillement et dans les prières incessantes. O mon âme, prie avec ferveur l'Esprit divin, pour qu'il vienne sur toi en ce moment et demande-lui l'esprit de ferveur et le fruit du zèle.


La ferveur, disent les Saints Pères, est un mouvement surnaturel de l'âme qui tend incessamment à s'unir à Dieu par amour et qui ne supporte aucun obstacles qui puissent rendre cette union moins parfaite. C'est un feu divin, une flamme céleste que nous communique le Saint Esprit et qui engendre le zèle, ce qui rend l'âme courageuse et prête à entreprendre et à accomplir tout ce que Dieu lui ordonne, malgré toutes les difficultés et les obstacles qui peuvent se présenter. En multipliant les actes de l'amour, son cœur s'unit si bien à Dieu afin que, tout comme l'Apôtre, il défie toutes les créatures de pouvoir l'en détacher. « Qui nous séparera de l'amour du Christ? » (Voir Rm 8:35). Ce ne sera ni l'épée, ni la faim, ni la tyrannie des hommes et des passions. Toujours vigilante sur elle-même, l'âme met un frein à ses passions terrestres: une parole indiscrète est, pour elle, un reproche tacite: elle ne se pardonne même pas même un regard curieux sur les créatures: pour elle, tout doit se reporter à Dieu. Elle pleure avec Saint Paul d'être encore sur terre; son exil ici-bas l'oppresse: ses désirs les plus fervents la portent continuellement vers le ciel. Soit que vous marchiez, disait saint Bernard, ou que vous vous taisiez, travailliez ou vous reposiez, ne vous séparez jamais de la présence amoureuse de Dieu. Il voudrait que tous brûlent d'amour miséricordieux, il prie et souffre continuellement pour les autres. Cet esprit de sainteté et de pureté ne nous sanctifiera pas si nous ne faisons pas encore d'autres sacrifices comme par exemple celui de nous tenir éloignés des affections et des pensées vicieuses tenues secrètes péché dans notre cœur. Ce cœur ne peut rester vide: une fois qu'il s'est dépouillé de lui-même et des créatures, Dieu le remplit de son esprit. Mais moi, hélas, je suis si sensible à la moindre parole déplaisante, que cela me bouleverse et me perturbe; je suis si pusillanime, que je n'ose réfréner les blasphèmes des autres ou réprouver les insultes que l'on fait à Dieu, à la Vierge, et au Pape. O Divin Esprit, allumez mon coeur de votre irrésistible amour. Que de fois, n'avez-vous pas fait sentir votre voix à mon âme, et, hélas, je ne l'ai pas écoutée! Si je vous étais resté fidèle, combien de vertus n'aurai-je pas acquises et que de progrès n'aurai-je pas faits dans la voie de la perfection! J'aurais été plein de vous, ô mon Dieu, alors que je me retrouve seulement plein de moi-même et attaché à toutes ces misérables choses terrestres! J'aurais été brûlant de votre Divin Amour divin, alors que je me retrouve si plein de faiblesses que je n'ose pas vous dire que je vous aime! Pardonnez-moi, ô divin Esprit, de toutes mes infidélités passées, que je regrette amèrement. Brisez mes chaînes, attirez-moi à vous étant donné que j'ai pris la résolution de vous être désormais fidèle. Descendez des Cieux et venez jusqu'à moi qui ne représente pas grand chose: laissez-vous posséder par ma créature mesquine. Je vous accueillerai avec joie, et prendrai soin de vous fidèlement. Feu céleste, purifiez mon cœur! O Saints Apôtres, priez pour moi, communiquez-moi votre ardeur, votre foi sincère, votre zèle enflammé, donnez-moi les dons de bonté et d'amour que vous avez reçus de ce Souverain Esprit, afin que moi aussi, comme vous, je crois fermement et agisse fortement pour Jésus, et que je puisse venir avec vous au Ciel pour jouir de sa présence. Ainsi soit-il.

Vertu: le zèle


Pratique: En ce jour, adressez à Dieu de nombreux actes d'amour. Ne craignez pas de montrer que vous êtes bon catholique et de convaincre les autres à aimer Dieu. Montrez-vous aussi comme un fervent serviteur de Marie, en vous découvrant quand sonne l'Angelus. Faites votre possible pour empêcher les blasphèmes et les offenses qu'on peut lui faire. La Vierge Marie aime sauver de la perdition les jeunes filles et les orphelines. Rappelez-vous que si vous sauvez une âme, vous sauvez également la vôtre.


Oraison jaculatoire: O Marie, Epouse du Saint Esprit, renouvelez mon coeur et donnez-le à Dieu


Prières avant la Communion du Treizième Samedi


Ô Marie, vous vous trouviez dans le Cénacle, quand descendit l'Esprit Saint, et comme les Apôtres vous avaient donné la première place considérant votre importance, ainsi donc vous avez été la première à recevoir la grâce et la sainteté. Mais vous étiez déjà remplie de grâce et d'Esprit Saint depuis le premier instant de votre conception et vous l'avez été encore plus le jour où vous avez donné naissance au Verbe de Dieu, l'auteur de la grâce. Et quelle abondance de grâces n'avez-vous pas reçue aussi au jour de la Pentecôte! Combien je m'en réjouis avec vous! Mais si vous la trésorière et la dispensatrice de toutes les grâces, vous êtes donc la Mère des grâces, et Saint Bernard me conduit à vous en disant: « Si nous désirons des grâces, demandons-les à Dieu par l'intercession de Marie ». Vous êtes l'épouse bien-aimée de l'Esprit Saint. Et que ne peut pas faire une épouse fidèle et pure sur le Cœur tendre et généreux de son Epoux? Par conséquent, ô Epouse du Saint Esprit, ma Mère si mère, c'est à vous sur je demande tous les dons et toutes les grâces qui me manquent. Mon âme est pleine d'orgueil et de la présomption d'obtenir son salut sans mérite; elle est aussi pleine de vanité et de sciences mondaines. Et vous, n'êtes-vous pas la Mère de la Sainte Crainte et de la Sagesse de Dieu? O Mère, je vous révèle mes iniquités: je n'éprouve pas de vrai amour pour mon prochain, pour les malheureux, pour les pauvres, pour mon Dieu! Mais vous, qui êtes la mère du Bel Amour et la source de la piété, ne pourriez-vous pas m'accorder, ce matin, cette grâce d'amour de votre Fils Jésus, et de votre Epoux céleste, avec cette communion que je vais faire? Voyez comme mon âme, tout comme le roseau agité par le vent, est toujours tourmentée par les passions et tombe au moindre coup de ses ennemis. Mais vous qui êtes comme la Tour de David, que vous avez défendue et sauvée et d'où pendent mille boucliers, obtenez-moi donc le don de la force. Mon esprit obscurci par des passions coupables, en proie à mille périls dans cette mer tumultueuse qu'est le monde, a toujours besoin d'un guide, de la lumière divine, d'un conseiller digne de confiance: et vous seule êtes l'amie fidèle de mon âme, ma bonne conseillère, l'Étoile de la mer: obtenez-moi de votre Epoux le don du Conseil, vous qui êtes Marie, c'est à dire, qui illuminez les esprits. Marie, faites-le pour moi. Ayez pitié de moi qui ressent tant de répugnance à suivre la vertu et la pénitence, à combattre mes vices et à me mortifier; la moindre contradiction me bouleverse; tout ce qui peut accabler ma chair me rend triste à l'excès. Attirez-moi en me donnant le don de la Sagesse, et faites que mon âme « goûte et voie comme Yahvé est bon et doux » ( Ps 34,9), et combien est douce la miséricorde de mon Dieu en me donnant pour Mère, son Epouse bien-aimée. Et vous, mon Jésus, en cet instant où vous allez venir à moi, fermez les yeux sur mes mauvaises actions et considérez seulement le Cœur de votre Très Sainte Mère, riche de Dons et de Vertus de l'Esprit Saint, qui rendit digne votre séjour sur la terre, et qui vous donne à moi de ses propres mains. Et vous, Esprit de charité et d'amour, délivrez-moi de mes péchés, purifiez mon âme en l'enflammant. Je vous offre toutes les prières, les désirs, les soupirs, les affections que vous adressèrent la Très Sainte Marie et les Saints enfermés dans le Cénacle, avec les mortifications, les larmes et toute les ferveurs des plus grands saints qui ont été et qui seront dans le monde. O vous qui vous avez écouté avec bienveillance leurs cœurs, daignez maintenant écouter et exaucer la demande de mon pauvre cœur. O saints Apôtres, prêtez-moi maintenant votre foi et votre ardent désir afin que je reçoive moins indignement mon et votre Jésus dans mon âme. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prières après la Communion


Que le Ciel et la terre, les Anges et les Saints, et tout ce qui a été créée, exultent au Nom du Seigneur! L'abîme de l'infini, de la puissance, de la Majesté a daigné descendre dans un autre abîme qui est celui de la misère, de l'abjection, de l'avilissement. L'Esprit du Seigneur se trouve maintenant en moi, avec son Verbe! Ce Dieu qui a tout créé et qui n'a pas de limite, occupe maintenant entièrement mon coeur. O Marie, renforcez-moi par vos prières, suppléez à l'insuffisance de mes remerciements, prêtez-moi votre voix pour chanter votre Cantique, à présent que je peux m'exclamer avec vous: « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur ». O Epouse de l'Esprit Saint, riche de tous les dons et toutes les grâces, comment un époux aussi puissant pourrait-il refuser une grâce à une épouse aussi fidèle? Je vous adore et je vous aime de tout mon cœur, ô Esprit divin, Dieu Tout-Puissant, amour essentiel du Père et du Fils. O Dieu de bonté et de miséricorde, par votre souffle divin venez donc apporter la grâce à ma pauvre âme! Venez m'enseigner par les langues de feu scintillantes, à parler le langage des Saints. Venez, et par votre lumière éclatante, illuminez-moi; par votre Feu, purifiez-moi; allumez mon coeur et rendez-le ardent de Charité. Source d'eau vive, inondez et enivrez mon âme assoiffée et aride. Esprit de vérité, sans vous je suis dans l'erreur. Esprit d'amour, sans vous je suis un glaçon. Esprit de vie, sans vous, je suis mort. Feu sacré, pureté incomparable, brûlez de vos flammes les plus petites imperfections de mon cœur. O Dieu de bonté, donnez-moi les vertus de votre Esprit, donnez-moi la mansuétude, afin que je corrige la dureté de mon coeur; la bienveillance, afin que je rende le bien pour le mal; la patience, afin que j'acquiers la paix et la perfection qui vous est si chère; la bonté, afin que je devienne simple et bon envers tous; la modestie, pour édifier mon prochain; la continence et la chasteté, afin que je mortifie mes sens et règle mes appétits pour devenir pur à vos yeux. Cette vertu, vous seul pouvez me la donner, ô Seigneur: « Dieu, créée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ». Et je continuerai à dire avec le Roi pénitent: « Ne me repoussez pas loin de votre face, ne m'enlevez pas votre Esprit de Sainteté. Rendez-moi la joie de votre Salut assurez, en moi un esprit magnanime » (Ps 51,12-14). « Que mon cœur soit impeccable en vos préceptes, alors pas de honte sur moi » (Ps 119.80). Mais surtout, donnez-moi la Charité pour que je puisse être uni à vous, à mon prochain, au Ciel, aux Anges, et que je puisse, moi aussi, m'exclamer avec votre Apôtre Paul: « Qui nous séparera de l'amour du Christ? » (Rm 8,35). Et vous, Saints Apôtres et Saints Martyrs qui avez donné votre vie pour Jésus; et vous, jeunes et Saintes Vierges qui, dès votre jeune âge, sans colère, sans dédain, sans vengeance, mais calmement, en souriant, avez défié les couperets, les bûchers, les points de fer et les lits de feu; et vous particulièrement, Saints et Vierges, qui avez triomphé de la chair, obtenez-moi, par vos prières, l'Esprit de Foi, de Zèle, d'amour, de Pureté et de Force, afin que triomphant comme vous sur la terre, je mérite, avec vous, de rendre gloire éternellement au Père, au Fils et au Saint Esprit. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Policastro, le Docteur Vincenzo Mangia, guéri miraculeusement de phtisie par un prodige de la Vierge de Pompéi


C'est un médecin qui atteste du prodige de sa propre guérison. Cette grâce a été déjà publiée dans Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi. « J'ai reçu de la Bienheureuse Vierge du Rosaire, vénérée à Pompéi, la grâce spéciale de rester encore parmi les vivants. La maladie dont je souffrais commença par une suppuration de la région antérieure du cou, et je fus forcé à subir une opération très douloureuse. Le renommé Professeur Frusci m'opéra en trois étapes consécutives, au cours de la seconde quinzaine du mois d'août 1886, secondé par mon très cher ami d'enfance et collègue, le Docteur Michel Capoa. La blessure était en voie d'amélioration, quand le 10 Septembre, je fus pris d'une pleurésie avec exsudation sur le côté gauche, c'est à dire du même côté que la lésion du cou. Le Professeur Frusci, ayant quelques suspicions sur la nature de cette maladie, découvrit des bacilles de Koch, indices de la nature tuberculeuse de la lésion. Le professeur Fazio, ainsi que les professeurs d'Ambrosio et Cacciapuoti confirmèrent le diagnostic de Pleurésie tuberculeuse, et tous, reconnaissant la gravité de la maladie me prescrirent de retourner dans mon pays natal parce qu'ainsi je pourrais au moins mourir entre les bras de mes êtres chers. De retour à Policastro, le mal ne tarda pas à se propager aux poumons et une broncho-alvéolite mortelle fut la conséquence inévitable de la pleurite tuberculeuse. Fièvre, toux, expectoration, hémoptysie, escarres, amaigrissement extrême, tout faisait pronostiquer ma prochaine et inévitable fin. Moi qui ne pouvais plus me faire d'illusion parce que j'étais de la profession, cherchai le calme, nécessaire dans de pareils moments: je m'adaptai à l'idée de la mort, désormais très prochaine. Le Docteur Fatigati s'adressa à ma femme: « Madame, lui dit-il, j'ai la douleur de vous informer qu'il n'y a plus d'espérance pour la vie de votre mari. Le Docteur Mangia est plus près de l'autre vie que de celle-ci », précisa d'un ton douloureux, le Docteur Pugliese au Révérend Recteur du Séminaire Diocésain, le Chanoine D Tommaso Granata. Mon compagnon d'études, le Docteur Gregorio Falconi, dit publiquement à divers amis: « Toutes les ressources de la science sont épuisées, la mort est certaine ». Son Excellence l'évêque de ce diocèse, Monseigneur Guiseppe-Maria Cione, daigna me rendre visite, et je me rappelle encore maintenant avec gratitude le réconfort de sa divine parole. Enfin le Docteur Furiasi enfin à ma femme: « Madame, habituez-vous à l'idée de le perdre ». Le 12 janvier 1889 arriva. Mes joues étaient devenues violacées, mes lèvres livides, mes yeux enfoncés, ma respiration haletante, l'agonie à pas de géant. Toute ma famille était réunie autour de mon lit. Ma sœur Marianne, lisait à voix basse, dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi » les grâces distribuées par la Vierge du Rosaire de Pompéi. Je contemplais son effigie et de temps en temps j'embrassai ses roses bénies. Je priai moi aussi et je fus guéri. Ce même jour, vers une heure de l'après-midi, la fièvre, la toux, tout avait cessé d'un seul coup. Immédiatement, tout le monde cria au miracle ne pouvait expliquer raisonnablement le motif de la guérison instantanée de cette maladie déclarée incurable et qui m'avait conduit presque jusqu'au bord de la tombe. Personnellement, je voulus faire passer encore une année avant de donner publicité au susdit miracle dû à la grâce de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi, afin que personne ne puisse jamais, maintenant que je suis sain, vigoureux et fort comme avant, contester l'évidence, clairement confirmé par de nombreux noms illustres, défiant toute personne qui voudrait les démentir si elle le peut, que les faits que j'ai racontés se sont passés ainsi. De Policastro Bussentino (Salerne), écrit de ma propre main et signé. 24 Août 1890. Docteur Vincent Mangia » (Du Périodique « Le Rosaire et la nouvelle Pompéi, VIIe année, 1890).

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