14 janvier 2010

Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

MRSA

Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

666_001

Le dimanche

Pour obtenir le pardon de ses péchés


Voici, Ô Mère de Dieu, un misérable pécheur esclave de l'enfer, à Vos pieds, qui recourt à Vous, qui met en Vous sa confiance. Je ne suis pas digne que Vous jetiez même un seul regard sur moi ; mais je sais qu'en vue de Votre Fils mort pour sauver les pécheurs, Vous avez un ardent désir de les aider. Ô Mère de Miséricorde, jetez les yeux sur mes misères, et prenez pitié de moi. Je Vous entends appeler partout le Refuge des pécheurs désespérés, le Secours des abandonnés. Soyez donc mon Refuge, mon Espérance et mon Secours. Vous me sauverez par Votre intercession. Secourez-moi pour l'Amour de Jésus-Christ. Tendez Votre main secourable à un misérable tombé qui recourt à Vous. Je sais que Vous Vous faites un plaisir d'aider un pécheur quand Vous le pouvez. Ah ! Aidez-moi donc maintenant que Vous le pouvez. J'ai perdu par mon péché la Grâce Divine et mon âme. En ce moment je me remets entre Vos mains, inspirez-moi ce que je dois faire pour rentrer dans la Grâce de mon Dieu. Je suis prêt à tout faire pour cela. Il m'envoie à Vous pour que Vous me secouriez ; Il Veut que je recoure à Votre Miséricorde, afin que non seulement les mérites de Votre Divin Fils, mais encore Vos prières m'aident à me sauver. Je recours donc à Vous ; Vous priez pour tant d'autres, daignez prier aussi Jésus pour moi ; priez-Le de me pardonner, et Il me pardonnera. Dites-Lui que Vous désirez mon salut, et Il me sauvera. Faites connaître le bien que Vous savez faire à qui se confie en Vous. Ainsi, je l'espère. Ainsi soit-il. 

3608004298_0980217df5_b

Le lundi

Pour obtenir la persévérance


Ô Reine du Ciel, après m'être trop longtemps rendu le malheureux esclave du démon, je me consacre aujourd'hui à Vous pour serviteur perpétuel, et me présente pour Vous honorer et Vous servir pendant toute ma vie. Daignez m'agréer et ne me rejetez pas comme je le mériterais. Ô ma Divine Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances ; c'est de Vous que j'attends toutes mes ressources. Je bénis et remercie le Seigneur, qui par Sa Miséricorde m'a donné cette confiance en Vous, que je regarde comme un gage de mon salut. Ah ! Si j'ai fait autrefois de tristes chutes, ce n'est que pour n'avoir pas recouru à Vous. Mais maintenant j'espère, par les mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir obtenu le pardon. Cependant je puis de nouveau perdre encore la Grâce Divine. Le danger n'a pas cessé, mes ennemis ne dorment pas : combien de novelles tentations ne me reste-t-il pas à vaincre ! Ah ! Ma Divine Souveraine, pleine de Bonté, protégez-moi, et ne permettez pas que je redevienne jamais leur esclave ; assistez-moi toujours. Je sais que Vous m'aiderez, et que je remporterai la victoire avec Votre Secours si je ne cesse de me recommander à Vous : mais c'est sur cela même que je crains que dans les occasions de chute je ne manque de Vous invoquer, et que par là je ne vienne à me perdre. C'est donc cette Grâce que je Vous demande : obtenez-moi que, dans les assauts de l'enfer, je recoure toujours à Vous en Vous disant : Ô Marie, secourez-moi ; Ô Bonne Mère, ne permettez pas que je perde Dieu.

Annunciation

Le mardi

Pour demander une bonne mort


Ô Marie, quelle sera ma mort ? Quand je considère mes péchés, et que je pense à ce moment décisif de mon salut et de ma damnation éternelle, lorsque j'expierai et comparaîtrai au Jugement de Dieu, je suis saisi de crainte et de tremblement. Ô Mère pleine de Bonté, c'est le Sang de Jésus-Christ, c'est Votre intercession qui font toutes mes espérances. Ô Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors, ne refusez pas de me consoler dans cette grande affliction. Si dès aujourd'hui je suis tourmenté par le remords de mes péchés, par l'incertitude du pardon, par le danger d'y retomber, par la rigueur de la Justice Divine, que deviendrai-je alors ? Si Vous ne venez pas à mon secours, je serai perdu. Ah ! Ma Divine Souveraine, avant le moment de ma mort, obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement et une entière fidélité à Dieu pour tout ce qu'il me reste de temps à vivre. Ô Marie, mon Espérance, aidez-moi dans ces grandes angoisses où je dois me trouver. Encouragez-moi pour ne pas me désespérer à la vue de mes fautes, que le démon me remettra sous les yeux. Obtenez-moi la Grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire en prononçant Votre Doux Nom et celui de Votre Divin Fils. Je Vous demanderai plus encore, Ô Divine Reine, pardonnez ma hardiesse : daignez venir me consoler Vous-même par Votre Présence. Vous avez accordé cette Grâce à tant de serviteurs ! J'ose Vous la demander et l'espérer aussi pour moi. Je suis pécheur, il est vrai, et je ne la mérite pas ; mais je vous suis dévoué et consacré ; je Vous aime, et j'ai en Vous une grande confiance, Ô Marie : j'attends donc Votre Présence et Votre Assistance. Vous ne me laisserez pas sans consolation ; du moins, si je suis trop indigne d'une si grande faveur, assistez-moi du haut du Ciel, pour que je sorte de cette vie en aimant Dieu et Vous, ma Sainte Mère, pour continuer à Vous aimer éternellement dans le paradis.

calendar16

Le mercredi

Pour obtenir d'être préservé de l'enfer


Ô Mère pleine de Bonté pour moi, je Vous rends grâces de ce que Vous m'avez préservé de l'enfer autant de fois que j'ai mérité d'y tomber par mes péchés. Malheureux que je suis ! J'étais condamné à cette éternelle prison, et la sentence se serait peut-être exécutée dès mon premier péché, si par Votre Bonté Vous n'étiez venue à mon secours. Sans que je Vous en eusse même priée, uniquement par Votre Tendre Charité, Vous avez arrêté les coups de la Divine Justice : ensuite, surmontant la dureté de mon cœur, Vous me fîtes prendre confiance en Vous. Eh ! Dans combien d'autres fautes ne serais-je pas tombé par la suite, parmi tant de dangers que j'ai rencontrés, si Vous, Ô Mère pleine de Bonté, ne m'en aviez préservé par les Grâces que Vous m'avez obtenues ! Ô ma Divine Reine, continuez à me préserver de l'enfer. Eh ! Que me servira Votre Miséricorde, que me serviront tant de bienfaits dont Vous m'avez comblé, si je me damne ? S'il y eu un temps où je ne Vous ai pas aimée, maintenant, après Dieu, je Vous aime par-dessus toutes choses. Ah ! Ne permettez pas que je sois assez malheureux pour m'éloigner de Vous et de mon Dieu, qui par Votre intercession m'a fait tant de Miséricordes. Ô mon Aimable Souveraine, ne souffrez pas que je sois jamais réduit au malheur de Vous haïr et de Vous maudire pour jamais dans l'enfer : souffrirez-Vous de voir condamner un de Vos serviteurs qui Vous aime ? Ô Marie, que me dites-Vous ? Me damnerai-je ? Ah ! Si je Vous laisse, je me damnerai. Mais comment pourrai-je me résoudre à Vous abandonner jamais ? Comment pourrai-je oublier jamais l'Amour que Vous m'avez porté ? Ô ma Mère, puisque Vous avez déjà tant fait pour mon salut, achevez Votre ouvrage, continuez à m'assister. Le voulez-Vous faire ? Mais que dis-je ? Si Vous m'avez tant favorisé lors même que je Vous oubliais, que ne dois-je pas espérer maintenant que je Vous invoque ! Non, on ne peut périr, quand on se recommande à Vous ; ce n'est qu'en manquant de Vous invoquer qu'on se perd. Ô ma Divine Reine, ne me laissez point à moi-même, je me perdrais ; mais faites que je recoure constamment à Vous. Vous êtes toute mon Espérance, sauvez-moi de l'enfer, et d'abord du péché, qui peut seul m'y conduire.

calendar24

Le jeudi

Pour obtenir le paradis


Ô Reine du paradis qui êtes élevée au-dessus de tous les chœurs des Anges, la plus près de Dieu, du fond de cette vallée de misères, misérable pécheur que je suis, je Vous rends mes hommages, et je Vous conjure de tourner vers moi ces yeux charitables qui répandent la Grâce partout où ils portent leurs regards. Voyez, Ô Divine Marie, en combien de périls je me trouve maintenant et dois me trouver tant que je vivrai, de perdre mon âme, le paradis et Dieu. C'est en Vous que j'ai placé toutes mes espérances. Je Vous aime et soupire après le bonheur de Vous voir et de chanter Vos louanges dans le paradis. Ah ! Marie, quand viendra le jour où je me verrai enfin bienheureusement sauvé, en possession du Ciel, à Vos pieds, et que je considérerai la Mère de mon Dieu et la mienne en même temps, qui s'est tant employée à me sauver ? Quand est-ce que je baiserai cette main si bienfaisante, qui m'a tant de fois préservé de l'enfer, et qui m'a fait recevoir tant de Grâces, dans le temps même que mes péchés me rendaient digne d'être haï et abandonné de tout l'univers ? J'ai été pendant ma vie, hélas ! bien ingrat envers Vous ; mais si je parviens au terme du salut dans le Ciel, non, je ne tomberai plus dans l'ingratitude : là je Vous aimerai de toute l'étendue de mon pouvoir durant toute l'éternité ; là je réparerai, Ô Marie, mon ingratitude en Vous rendant d'éternelles actions de grâces. Je remercie de tout mon cœur le Seigneur, qui me donne cette confiance dans le Sang Précieux de Jésus ; et cette persuasion que Vous me sauverez, que Vous me préserverez du péché, que Vous m'obtiendrez les lumières et la force nécessaires pour exécuter Ses Divines Volontés, et enfin que Vous me conduirez à l'heureux port du paradis. Un si grand nombre de Vos serviteurs ont eu cette Espérance, et aucun n'a été trompé. Je ne le serai donc pas non plus, Ô Marie ; cela sera ainsi, Vous me sauverez. Priez Votre Fils Jésus, je Le prie moi-même aussi, par les mérites de Sa Passion ; priez-le de conserver et d'augmenter toujours en moi cette confiance, et je serai sauvé.

Mary_and_child

Le vendredi

Pour obtenir le saint amour envers Marie et envers Jésus


Ô Marie, je reconnais que Vous êtes la créature la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus douce, la plus sainte, la plus aimable enfin de toutes les créatures. Oh ! Si tous Vous connaissaient, Vierge Sainte, et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me réjouis de ce que tant d'âmes saintes dans le Ciel et sur la terre sont tout embrasées d'amour pour Votre Bonté et Votre Beauté. Je me réjouis plus particulièrement encore de ce que Dieu même Vous aime Vous seule plus que tous les hommes et tous les Anges ensemble. Ô Reine très Aimable, tout misérable pécheur que je suis, je Vous aime aussi, mais je Vous aime trop peu, je désire un amour plus tendre envers Vous : et cet amour, c'est à Vous que je m'adresse pour l'obtenir ; obtenez-le moi donc, Ô mon Aimable Mère, puisque Votre Amour est une grande marque de prédestination et une Grâce que Dieu n'accorde qu'à ceux qu'Il Veut sauver. Je reconnais encore, Ô Divine Mère, que mes obligations sont infinies envers Votre Adorable Fils, et qu'Il mérite un amour infini ; Vous, de Votre côté, Vous ne désirez que de Le voir aimé. C'est donc la Grâce que je Vous conjure d'obtenir par-dessus toutes les autres : oui, obtenez-moi un ardent amour pour Jésus-Christ. Vous obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez : ah ! obtenez-moi la Grâce d'être toujours tellement uni à Sa Divine Volonté, que je ne m'en sépare jamais ! Je ne Vous demande point les biens de la terre, ni honneurs ni richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur désire le plus : je Vous demande d'aimer mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez pas m'aider dans un désir qui Vous est si agréable ! Non, déjà Vous m'aidez, déjà Vous priez pour moi. Priez, priez, Ô Vierge Sainte, et ne cessez pas de prier que Vous ne me voyiez dans le Ciel, hors de tout danger de perdre mon Dieu, et assuré de L'aimer durant toute l'éternité avec Vous, ma Bonne et Charitable Mère. Ainsi soit-il.

Num_riser0009__3_

Le samedi

Pour obtenir la protection de la Sainte-Vierge


Ô ma très Sainte Mère, je vois les Grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois en même temps l'ingratitude dont je Vous ai payée. Un ingrat ne mérite plus de bienfaits ; mais je ne désespérerai cependant pas pour cela de Votre Miséricorde, qui l'emporte de beaucoup sur mon ingratitude. Ô ma Charitable Avocate, ayez pitié de moi : Vous êtes la dispensatrice de toutes les Grâces que le Seigneur nous accorde, à nous misérables pécheurs ; et c'est pour cela qu'Il Vous a rendue si Puissante, si Riche, si Tendre, afin que Vous nous secouriez dans nos misères. Ô Mère de Miséricorde, ne me laissez pas dans la pauvreté. Vous êtes l'Avocate des pécheurs les plus misérables, les plus abandonnés, qui recourent à Vous : prenez donc aussi ma défense, puisque c'est à Vous que je recours. Ne me dites point que ma cause est très difficile à gagner, puisque les causes les plus désespérées réussissent toutes dès que Vous entreprenez de les défendre. Je remets donc mon salut éternel entre Vos mains, je Vous confie mon âme ; elle était perdue, Vous la sauverez par Votre intercession. Je veux être du nombre de Vos serviteurs les plus fidèles, Vous ne me rebuterez pas. Vous cherchez les plus misérables pour les soulager : n'abandonnez pas un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Priez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que Vous Lui demandez. Prenez-moi donc sous Votre protection, et cela suffit. Oui, si Vous me protégez, je ne craindrai rien, ni du côté de mes péchés, parce que Vous m'obtiendrez le remède aux maux qu'ils m'ont causés ; ni du côté des démons, parce que Vous êtes plus Puissante que tout l'enfer ; ni du côté de mon Juge, parce qu'une seule de Vos prières suffit pour L'apaiser. Je crains seulement d'omettre, par ma négligence, à Vous invoquer et à Vous réclamer, parce que cela ferait ma perte. Ô ma Tendre Mère, obtenez-moi le pardon de tous mes péchés, l'amour de Jésus, la sainte persévérance, la bonne mort, enfin le paradis ; et spécialement obtenez-moi la Grâce de Vous prier et de Vous invoquer toujours. Il est vrai que ces Grâces sont trop grandes pour un pécheur comme moi, et que j'en suis bien indigne ; mais elles ne sont pas trop grandes pour Vous, qui êtes la Bien-Aimée du Seigneur, à laquelle Il accorde tout ce que Vous Lui demandez. Il suffit que Vous ouvriez la bouche pour Le prier, Il ne sait rien Vous refuser. Priez donc Jésus pour moi ; dites-Lui que Vous me protégez, et dès lors Il ne manquera pas d'avoir pitié de moi. Ô ma Tendre Mère, je me confie en Vous, et c'est dans cette confiance que je repose, et que je veux vivre et mourir ! Ainsi soit-il.


Source : « Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge », "Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine", par S. Liguori, pages 183 à 193 ; Alfred MAME et fils, éditeurs, Tours, 1896.
 

Paix

Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 13:35 - - Commentaires [9] - Permalien [#]
Tags : , ,


Prière de Consécration à la Vérité

_D0_A5_D1_80_D0_B8_D1_81_D1_82_D0_BE_D1_81__D0_92_D1_81_D0_B5_D0_B4_D0_B5_D1_80_D0_B6_D0_B8_D1_82_D0_B5_D0_BB_D1_8C

Prière de Consécration à la Vérité

Message de Jésus à Maureen Sweeney-Kyle du 20 janvier 2009


« Je suis votre Jésus, né Incarné. Je viens de nouveau vous parler à propos de la Vérité. La Vérité est tout ce qui incarne et supporte les Dix Commandements. Donc, comprenez que la loi du Saint Amour, qui est l’expression et ce qui compose les deux grands Commandements : aimer Dieu par-dessus toutes choses et son prochain comme soi-même, est la Sainte Vérité... Ainsi, voici une prière de consécration à la Vérité qui peut être récitée chaque jour :


Cher Jésus, je demande au Cœur de Votre Père Éternel de laver mon pauvre cœur dans l’eau purifiante de Sa Volonté Divine. Montrez-moi tout ce qui s'oppose à la Sainte Vérité dans mon cœur et aidez-moi à le chasser pour toujours. Je comprends que toute vérité est basée sur le Saint Amour. C’est seulement par l’amour et l’humilité que je peux vivre dans la Sainte Vérité. Par cette Vérité, laquelle j’espère respecter dès maintenant, aidez-moi à accepter chaque illumination de conscience que Vous choisissez de m’envoyer. Amen.


S’il vous plaît, croyez-moi lorsque Je vous dis que c’est une prière importante pour ces temps. Toutes les religions, sectes et gouvernements égarent les gens à l’aide des mensonges de Satan. Ainsi, ne ménagez aucun effort pour faire connaître cette prière et ce message. »


Posté par fmonvoisin à 13:21 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

Jésus enseigne le Notre Père

06_SymbolBogaOjca

Jésus enseigne le Notre Père

Visions de Maria Valtorta


Jésus sort avec les siens d’une maison qui est près des murs. Je crois que c’est toujours dans le quartier de Bézéta car, pour sortir des murs, on doit encore passer devant la maison de Joseph qui est près de la Porte que j’ai entendu nommer la Porte d’Hérode. La ville est à moitié déserte dans la soirée tranquille au clair de lune. Je me rends compte qu’on a consommé la Pâque dans une des maisons de Lazare. Ce n’est pas la maison du Cénacle. Celle-ci est à l’opposé. L’une est au nord, l’autre au sud de Jérusalem. Sur le seuil de la maison, Jésus, avec sa grâce gentille, fait ses adieux à Jean d’Endor qu’il laisse à la garde des femmes et qu’il remercie pour cette garde. Il baise Margziam qui est venu lui aussi sur le seuil et puis s’éloigne par la porte dite d’Hérode. « Où allons-nous, Seigneur? - Venez avec Moi. Je vous emmène couronner la Pâque avec une perle rare et désirée. C’est pour cela que j’ai voulu être avec vous seuls. Mes apôtres! Merci, mes amis, de votre grand amour pour Moi. Si vous pouviez voir comme il me console, vous en resteriez étonnés. Voyez: je marche à travers des obstacles et des déceptions continuels. Déceptions pour vous. Pour Moi, soyez-en persuadés, je n’ai pas de déceptions, car il ne m’a pas été accordé le don d’ignorer... Même pour cela, je vous conseille de vous laisser conduire par Moi. Si je permets ceci ou cela, n’y apportez pas d’obstacles. Si je n’interviens pas pour mettre fin à quelque chose, ne songez pas à le faire, vous. Chaque chose en son temps. Ayez confiance en Moi, par-dessus tout. » Ils sont à l’angle nord-est de l’enceinte des murs. Ils tournent et côtoient le mont Moriah jusqu’à l’endroit où ils peuvent franchir le Cédron par un petit pont. « Nous allons à Gethsémani? » demande Jacques d’Alphée. « Non, plus haut. Sur le mont des Oliviers. » « Oh! ce sera beau! » dit Jean. « Cela aurait fait plaisir au petit aussi » murmure Pierre. « Oh! Il y viendra bien d’autres fois! Il était fatigué. Et c’est un enfant. Je veux vous donner une grande chose, parce que désormais il est juste que vous l’ayez. » Ils montent à travers les oliviers, laissant Gethsémani sur leur droite et s’élèvent encore sur le mont jusqu’à atteindre la crête où bruissent les oliviers. Jésus s’arrête et dit: "Faisons une pause... Mes chers, si chers disciples et mes continuateurs dans l’avenir, venez près de Moi. Un jour, et pas seulement un jour, vous m’avez dit: « Apprends-nous à prier comme tu pries. Apprends-nous comme Jean l’a fait pour les siens afin que nous, disciples, nous puissions prier avec les paroles mêmes du Maître ». Et je vous ai toujours répondu: « Je le ferai quand je verrai en vous un minimum de préparation suffisant pour que la prière ne soit pas une vaine formule de paroles humaines, mais une vraie conversation avec le Père ». Nous y sommes. Vous êtes en possession de ce qui suffit pour pouvoir connaître les paroles qu’il convient de dire à Dieu. Et je veux vous les enseigner ce soir, dans la paix et l’amour qui existent entre nous, dans la paix et dans l’amour de Dieu et avec Dieu. Nous avons, en effet, obéi au précepte pascal en véritables israélites, et au commandement divin de la charité envers Dieu et envers le prochain. (…) Ecoutez. Quand vous priez dites ainsi: « Notre Père qui es aux Cieux, que soit sanctifié ton Nom, que vienne ton Royaume sur la terre comme il l’est dans le Ciel, et que sur la terre comme au Ciel soit faite ta volonté. Donne-nous aujourd’hui notre pain quotidien, remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs. Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du Malin. Jésus s’est levé pour dire la prière et tous l’ont imité, attentifs, émus. Il ne faut pas autre chose, mes amis. Dans ces mots est renfermé comme en un cercle d’or tout ce qu’il faut à l’homme pour l’esprit, pour la chair et le sang. Avec cela demandez ce qui est utile à celui-là ou à ceux-ci. Et si vous faites ce que vous demandez, vous acquerrez la vie éternelle. C’est une prière si parfaite que les vagues des hérésies et le cours des siècles ne l’entameront pas. Le christianisme sera morcelé par la morsure de Satan et beaucoup de parties de ma chair mystique seront détachées, séparées, formant des cellules dans le vain désir de se créer un corps parfait comme le sera le Corps mystique du Christ, c’est-à-dire formé de tous les fidèles unis dans l’Eglise apostolique qui sera, tant que la terre existera, l’unique véritable Eglise. Mais ces petits groupes séparés, privés par conséquent des dons que je laisserai à l’Eglise Mère pour nourrir mes enfants, garderont toujours le titre d’églises chrétiennes à cause de leur culte pour le Christ et, au sein de leur erreur, elles se souviendront toujours qu’elles sont venues du Christ. Eh bien, elles aussi prieront avec cette prière universelle. Rappelez-vous-en. Méditez-la continuellement. Appliquez-la à votre action. Il ne faut pas autre chose pour se sanctifier. Si quelqu’un était seul, dans un milieu païen, sans églises, sans livres, il aurait déjà tout ce que l’on peut savoir en méditant cette prière et dans son coeur une église ouverte pour la dire. Il aurait une règle de vie et une sanctification assurée.


Notre Père


Je l’appelle Père. C’est le Père du Verbe, c’est le Père de Celui qui s’est incarné. C’est ainsi que je veux que vous, vous l’appeliez, parce que vous êtes un avec Moi, si vous demeurez en Moi. Il fut un temps où l’homme devait se prosterner pour soupirer au milieu des craintes de l’épouvante: "Dieu!" Celui qui ne croit pas en Moi ni dans ma parole est encore dans cette crainte paralysante... Observez l’intérieur du Temple. Non seulement Dieu, mais aussi le souvenir de Dieu est caché aux yeux des fidèles par un triple voile. Séparation par la distance, séparation par les voiles, tout a été pris et appliqué pour dire à celui qui prie: « Tu es fange. Lui est Lumière. Tu es abject. Lui est Saint. Tu es esclave. Lui est Roi ». Mais maintenant!... Relevez-vous! Approchez-vous! Je suis le Prêtre Eternel. Je puis vous prendre par la main et vous dire: « Venez ». Je puis saisir les rideaux du vélarium et les ouvrir, ouvrant tout grand l’inaccessible lieu fermé jusqu’à maintenant. Fermé? Pourquoi? Fermé à cause de la Faute, oui, mais encore plus étroitement fermé par la pensée avilie des hommes. Pourquoi fermé si Dieu est Amour, si Dieu est Père? Je peux, je dois, je veux vous conduire non pas dans la poussière mais dans l’azur; non pas au loin, mais tout près; non pas comme esclaves, mais comme fils sur le coeur de Dieu. "Père! Père!" dites cette parole et ne vous lassez pas de la dire. Ne savez-vous pas que chaque fois que vous la dites, le Ciel rayonne de la joie de Dieu? Ne diriez-vous que ce mot, avec un amour véritable, vous feriez déjà une prière agréable au Seigneur. "Père! Mon père!" disent les petits à leur père. C’est la parole qu’ils disent la première: « Mère, père ». Vous êtes les petits enfants de Dieu. Je vous ai engendrés du vieil homme que vous étiez. Ce vieil homme, je l’ai détruit par mon amour, pour faire naître l’homme nouveau, le chrétien. Appelez donc du nom que les petits connaissent le premier le Père Très Saint qui est aux Cieux.


Que soit sanctifié ton Nom


Oh! Nom, plus que tout autre, saint et suave, Nom que la terreur du coupable vous a appris à voiler sous un autre nom. Non, plus Adonaï, plus. C’est Dieu. C’est le Dieu qui dans un excès d’amour a créé l’humanité. Que l’Humanité de l’avenir, avec les lèvres purifiées par le bain que je prépare, l’appelle de son Nom, se réservant de comprendre avec la plénitude de la sagesse le sens de cet Incompréhensible lorsque, fondue avec Lui, l’Humanité avec les meilleurs de ses enfants, sera élevée jusqu’au Royaume que je suis venu fonder.


Que vienne ton Règne sur la terre comme au Ciel


Désirez de toutes vos forces cet avènement. Ce serait la joie sur la terre, s’il venait. Le Règne de Dieu dans les coeurs, dans les familles, entre les citoyens, entre les nations. Souffrez, prenez de la peine, sacrifiez-vous pour ce Règne. Que la terre soit un miroir qui reflète en chacun la vie des Cieux. Il viendra. Un jour tout cela viendra. Des siècles et des siècles de larmes et de sang, d’erreurs,de persécutions, de brouillard traversé d’éclairs de lumière qu’irradiera le Phare mystique de mon Eglise — si elle est une barque qui ne sombrera pas, elle est aussi un rocher qui résistera aux vagues et elle tiendra bien haut la Lumière, ma Lumière, la Lumière de Dieu — tout cela précédera le moment où la terre possèdera le Royaume de Dieu. Ce sera alors comme le flamboiement d’un astre qui, après avoir atteint la perfection de son existence, se désagrège, fleur démesurée des jardins éthérés pour exhaler dans une rutilante palpitation son existence et son amour aux pieds de son Créateur. Mais cela viendra. Et ensuite, ce sera le Royaume parfait, bienheureux, éternel du Ciel.


Et que sur la terre comme au Ciel soit faite ta volonté


L’anéantissement de la volonté propre au profit de celle d’un autre ne peut se produire que lorsqu’on a atteint le parfait amour pour cette créature. L’anéantissement de la volonté propre au profit de celle de Dieu ne peut se produire que quand on a atteint la perfection des vertus théologales à un degré héroïque. Au Ciel, où tout est sans défauts, s’accomplit la volonté de Dieu. Sachez, vous, fils du Ciel, faire ce que l’on fait au Ciel.


Donne-nous notre pain quotidien


Quand vous serez au Ciel, vous ne vous nourrirez que de Dieu. La béatitude sera votre nourriture. Mais, ici-bas, vous avez encore besoin de pain. Et vous êtes les petits enfants de Dieu. Il est donc juste de dire: « Père, donne-nous le pain ». Avez-vous peur qu’Il ne vous écoute pas? Oh! non! Réfléchissez: supposez que l’un de vous ait un ami et qu’il s’aperçoive qu’il manque de pain pour rassasier un autre ami ou un parent arrivé chez lui à la fin de la seconde veille. Il va trouver l’ami son voisin et lui dit: « Ami, prête-moi trois pains, car il m’est arrivé un hôte et je n’ai rien à lui donner à manger ». Peut-il s’entendre répondre de l’intérieur de la maison: Ne m’ennuie pas car j’ai déjà fermé la porte et bloqué les battants, et mes enfants dorment déjà à mes côtés. Je ne peux me lever et te donner ce que tu veux"? Non. S’il s’est adressé à un véritable ami et qu’il insiste, il aura ce qu’il demande. Il l’aurait même s’il s’était adressé à un ami pas très bon. Il l’aurait à cause de son insistance car celui auquel il demande ce service, pour n’être plus importuné, se hâterait de lui en donner autant qu’il en veut. Mais vous, quand vous priez le Père, vous ne vous adressez pas à un ami de la terre, mais vous vous tournez vers l’Ami Parfait qui est le Père du Ciel. Aussi, je vous dis: « Demandez et l’on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l’on vous ouvrira ». En effet, à qui demande on donne, qui cherche finit par trouver, à qui frappe on ouvre la porte. Qui, parmi les enfants des hommes, se voit présenter une pierre, s’il demande du pain à son propre père? Qui se voit donner un serpent à la place d’un poisson grillé? Il serait un criminel le père qui agirait ainsi à l’égard de ses enfants. Je l’ai déjà dit et je le répète pour vous encourager à des sentiments de bonté et de confiance. De même donc que quelqu’un dont l’esprit est sain ne donnerait pas un scorpion à la place d’un oeuf, avec quelle plus grande bonté Dieu ne vous donnera-t-Il pas ce que vous demandez! Puisqu’Il est bon, alors que vous, plus ou moins, vous êtes mauvais. Demandez donc avec un amour humble et filial votre pain au Père.


Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs


Il y a les dettes matérielles et les dettes spirituelles. Il y a encore les dettes morales. C’est une dette matérielle, l’argent ou la marchandise qu’on vous a prêtés et qu’on doit rendre. C’est une dette morale, l’estime que l’on exige sans réciprocité, et l’amour que l’on veut mais que l’on ne donne pas. C’est une dette spirituelle, l’obéissance à Dieu, de qui on exigerait beaucoup, quitte à Lui donner bien peu, et l’amour qu’on doit avoir pour Lui. Mais Il nous aime et doit être aimé comme on aime une mère, une épouse, un fils de qui on exige tant de choses. L’égoïste veut avoir et ne donne pas. Mais l’égoïste est aux antipodes du Ciel. Nous avons des dettes envers tout le monde. De Dieu au parent, de celui-ci à l’ami, de l’ami au prochain, du prochain au serviteur et à l’esclave, car tous sont des êtres comme nous. Malheur à qui ne pardonne pas! Il ne sera pas pardonné. Dieu ne peut pas, par justice, remettre ce que l’homme Lui doit à Lui Très Saint si l’homme ne pardonne pas à son semblable.


Ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du Malin


L’homme qui n’a pas éprouvé le besoin de partager avec nous le souper de la Pâque m’a demandé, il y a moins d’un an: « Comment? Tu as demandé de ne pas être tenté et d’être aidé dans la tentation contre elle-même? » Nous étions nous deux, seuls... et j’ai répondu.  Une autre fois, nous étions quatre dans un endroit isolé, et j’ai répondu de nouveau. Mais il n’était pas encore satisfait, car dans un esprit compliqué, il faut d’abord ouvrir une brèche en démolissant la forteresse perverse de sa suffisance. Et, pour cette raison, je le dirai encore une fois, dix, cent fois jusqu’à ce que tout soit accompli. Mais vous qui n’êtes pas cuirassés par des doctrines malheureuses et des passions plus malheureuses encore, veuillez prier ainsi. Priez avec humilité pour que Dieu empêche les tentations. Oh! l’humilité! Se connaître pour ce que l’on est! Sans s’avilir, mais se connaître. Dire: « Je pourrais céder même s’il me semble que je ne le puisse pas car je suis, pour moi-même, un juge imparfait. Par conséquent, mon Père, délivre-moi, si possible, des tentations en me tenant tellement proche de Toi afin de ne pas permettre au Malin de me nuire ». Car, souvenez-vous-en, ce n’est pas Dieu qui porte au Mal, mais c’est le Mal qui tente. Priez le Père pour qu’Il soutienne votre faiblesse au point qu’elle ne puisse être induite en tentation par le Malin. J’ai dit, mes bien-aimés. C’est ma seconde Pâque au milieu de vous. L’an dernier nous avons seulement ensemble rompu le pain et partagé l’agneau. Cette année, je vous donne la prière. J’aurai d’autres dons pour mes autres Pâques parmi vous afin que, quand je serais allé là où me veut le Père, vous ayez un souvenir de Moi, l’Agneau, dans toute fête de l’agneau mosaïque. Levez-vous et partons. Nous rentrerons en ville à l’aurore. Ou plutôt: demain, toi Simon, et toi mon frère (il indique Jude), vous irez prendre les femmes et l’enfant. Toi, Simon de Jonas, et vous autres, resterez avec Moi jusqu’à ce qu’ils reviennent. Ensuite nous irons ensemble à Béthanie. Ils descendent jusqu’à Gethsémani où ils rentrent à la maison pour se reposer.

054_001

Posté par fmonvoisin à 13:17 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

Neuvaine à Saint Pancrace

3523876248_c1107599a4_o

Saint Pancrace de Rome

vers 290-304

Fête le 12 mai


Le 12 mai l’Eglise fête Saint Pancrace, un des nombreux martyrs de la persécution de l’empereur Dioclétien, qui gouverna l’empire romain de 284 à 305. Dans l’Eglise antique Pancrace représenta un modèle d’adolescent qui donna sa vie par amour de son Seigneur, restant fidèle au baptême qu’il avait reçu depuis peu. Il était né en 289 en Phrygie (région historique de l’actuelle Turquie occidentale) de Cledionuse et Cerada, tous deux nobles, qui professaient la religion païenne, dans laquelle ils éduquèrent aussi leur fils. Pancrace, orphelin en jeune âge, fut confié aux soins de son oncle Denis, élu administrateur dei biens patrimoniaux que la famille du neveu possédait en Phrygie et à Rome. Oncle et neveu se déplacèrent très tôt dans la ville impériale, où une communauté chrétienne vivait intensément la foi dans le Seigneur crucifié et ressuscité. Denis et le jeune Pancrace entendirent parler de la nouvelle religion et demandèrent d’en faire partie. Ils se soumirent à une catéchèse absorbante et, dans une solennelle veillée pascale, ils furent admis dans la communauté chrétienne avec le baptême, qui leur fut administré très probablement par le pape de l’époque, St Marcelin. En ce temps-là sévissant, sur la jeune Eglise de Rome, la persécution de Dioclétien, la plus grave et la plus longue de toutes: une vraie bataille entre christianisme et paganisme. Pancrace, déjà animé par le désir du martyre, fut arrêté et conduit devant le juge, qui lui demanda qui il était. L’adolescent répondit fermement: « Je m’appelle Pancrace et je suis chrétien ». C’était le mot d’ordre. Le juge essaya de toutes le façons de l’induire à un acte de culte vers l’empereur. Le jeune chrétien fut inflexible: il n’aurait jamais renoncé au Christ pour les faveurs d’un homme, fût-il l’empereur de Rome lui-même. Alors le juge fut obligé d’appliquer la loi et ordonna que Pancrace fût décapité hors de la ville, sur la voie Aurélia. La pie matrone romaine Ottavilla prit le corps du martyr et le fit enterrer dans le cimetière de Calepodio. Les persécutions contre l’Eglise terminées, sur la tombe du jeune martyr fut érigée une basilique, où la communauté chrétienne de Rome se rendait le dimanche après Pâques pour présenter au Saint les nouveaux baptisés, qui déposaient sur son autel l’habit blanc adossé au baptême. Ils le priaient de pouvoir imiter son courage et sa foi dans le Seigneur ressuscité.


Culte et reliques de Saint Pancrace


Il y a à Rome une église de son nom, et la porte anciennement appelée Aurelia, se nomme aujourd'hui de Saint-Pancrace. Saint Grégoire, pape, parle de sa tombe et de ses reliques dans l'Homélie 27 sur saint Jean et dans le troisième livre de son Registre, épitre 18. Saint Grégoire de Tours, qui vivait avant lui, raconte un miracle perpétuel que Dieu y faisait par les mérites de ce saint Martyr ceux qui allaient faire quelque serment solennel en l'église qui lui est dédiée, étaient visiblement punis de Dieu, quand ils ne disaient pas la vérité ou ils tombaient morts sur la place, on ils étaient possédés du démon, qui les tourmentait par mille sortes de supplices à la vue de tout le monde. « Il s'est fait », dit Baillet, « une grande distraction des reliques de saint Pancrace en diverses églises de l'Europe et comme il est assez ordinaire de voir que lorsqu'on a quelque ossement considérable d'un Saint, on se vante d'avoir son corps, on doit être moins surpris d'entendre dire que le corps de saint Pancrace se trouve en quinze ou vingt endroits différents, sans être obligé de recourir au mystère de la reproduction. Outre ce qui est resté de ses reliques dans l'église de son nom, à Rome, on voit son chef dans celle de Latran où son office se fait double en remettant celui des saints Nérée et Achillée an premier jour libre qui suit. On trouve aussi quelques parties de ses retiques dans celle de saint Clément et dans d'autres églises de la ville. On en montre pareillement à Albano, ville de la campagne de Rome dans trois églises différentes de la ville de Bologne, où il n'est pas possible que l'on n'ait pas donné son nom à quelque corps étranger, puisque l'on produit, parmi ces reliques, une tête de saint Pancrace, outre celle qui est dans la basilique de Latran. On aurait peut-être sujet de penser la même chose de celles que l'on garde sous le même nom à Venise, chez les religieuses de saint Zacharie dans le Milanais, quoiqu'il soit vrai que saint Grégoire le Grand en ait envoyé du tombeau de notre Saint à Fortunat, évêque de Milan ; à Lantosca, en Piémont, dans le comtat de Nice ; dans plusieurs autres villes d'Italie, où on l'appelle saint Brancas ou Brancaccio ; en divers endroits de la Sicile à Avignon, dans deux églises différentes en France, où en envoyèrent de Rome les papes Pélage, pour Marseille et Tours, saint Grégoire le Grand pour Pallade, évêque de Saintes ; d'autres à Saint-Riquier, à Saint-Malo et ailleurs. On ne peut nombrer tous les lieux du royaume qui se vantent d'en avoir, mais la plupart sans titre. La célébrité de son culte y est si grande, qu'il n'y a presque point de province qui ne s'en soit formé un Saint particulier en diversifiant son nom par la corruption de leur langage. Car c'est lui que l'on trouve appelé saint Blancat, saint Planchas ou Planchais, saint Plancart, saint Crampas ou Cranpace, par métathèse, saint Brachs, saint Branchais, saint Blanchars, saint Blansé, et peut-être encore autrement. Saint Pancrace est appelé Planchers en Normandie. Le pape Vitalien envoya de ses reliques à saint Wandrille, abbé de Fontenelle, qui construisit une église sous son invocation cette double circonstance répandit son culte dans le diocèse de Coutances et les diocèses voisins. Les Pays-Bas ne sont guère moins pourvus de reliques qui portent le nom de saint Pancrace. On en voit à Gand, à Douai et à Malices on en voyait aussi à Utrecht et à Leyde, ayant le changement de religion dans les Pays Bas unis. On en montre à Cologne dans plusieurs églises, à Dusseldorf sur le Rhin, au duché de Berg, à Trèves et même à Prague, en Bohême. On en a vu aussi en Angleterre, où la première église consacrée à Dieu depuis la conversion des Anglais par le moine saint Augustin, missionnaire de saint Grégoire le Grand, fut dédiée sous le nom et l'invocation de saint Pancrace, dans la ville de Cantorbéry. Il ne vint néanmoins des reliques de ce saint Martyr dans cette île que plus de cinquante ans après. Ce fut le pape Vitalien qui en envoya, vers l'an 656, à Oswi, roi de Northumberland, pour augmenter encore le culte que les missionnaires romains y avaient établi, ou plutôt pour reconnaître et récompenser les services que ce prince rendait à l'église du pays. La plupart des églises qui gardent des reliques sous le nom de saint Pancrace, ont quelque fête particulière en différents jours de l'année, pour célébrer leur réception ou leur translation mais elles se réunissent à solenniser celle de son martyre au 12 de mai, quoiqu'elles ne soient pas toutes persuadées que ce qu'elles ont soit véritablement de lui. Le 12 de mai, où sa fête est marquée dans les Martyrologes du nom de saint Jérôme, dans celui de Bède, ceux du IX siècle et les suivants, est le jour de sa sépulture plutôt que celui de sa mort. Le Calendrier romain du IV siècle n'en fait point mention, mais il est dans celui du VIII siècle et dans les suivants et dans les anciens Sacramentaires depuis le VI siècle ».

27200D

Neuvaine à Saint Pancrace


Réciter, chaque jour de la neuvaine, l’acte de contrition avant la prière du jour et les prières à la très Sainte Trinité après celle-ci. Cette neuvaine est recommandée pour demander guérison et travail.


Prières à dire chaque jour


Acte de contrition


Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment Bon, infiniment Aimable, et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Sainte Grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.


Prières à la très Sainte Trinité

 

Prière au Père Éternel


Je crois, Père Céleste, ce qui vient de la Foi, et avec Elle je veux vivre et mourir ; par l’intercession de Saint-Pancrace, accordez-moi à moi et à ma famille une bonne santé pour accomplir mes obligations.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière au Fils de Dieu 


Ô Bon Jésus, accordez-moi la vertu d’Espérance en Vos promesses, comme le fit Saint-Pancrace, qui eut toujours confiance en Votre Providence, et que je puisse obtenir ainsi, par son intercession, du travail et le don de la réussite dans les choses que je devrai entreprendre pour satisfaire mes besoins et ceux de ma famille.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière à l’Esprit Saint


Accordez-moi la vertu de Charité pour aimer Dieu par-dessus toutes choses et mon prochain par amour pour Dieu, comme le faisait le glorieux Saint-Pancrace. Par son intercession, j’ai confiance pour obtenir cette Grâce et celle d’être préservé des malheurs et des personnes mal intentionnées.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière finale 


Ô glorieux Saint-Pancrace, je vous demande que vous m’obteniez les Grâces dont j‘ai besoin et en particulier, santé et travail, afin que je puisse me présenter devant votre image pour vous rendre grâce des faveurs reçues. Ainsi soit-il.


Neuvaine à Saint-Pancrace


Premier jour


Acte de contrition


Notre coeur a été créé pour aimer : ce que tu dois le plus aimer, c’est Dieu, plus que toutes les personnes, plus que toutes les richesses du monde et, de cette manière, tu éviteras aussi beaucoup de désillusions. Saint-Pancrace fit de cette manière et c’est pourquoi il obtint tant de faveurs de Dieu. Demande-lui cette Grâce du fond du cœur, tu vivras plus tranquille et tu obtiendras sa protection dans tout ce dont tu as besoin.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Deuxième jour 


Acte de contrition


Dieu permet que nous aimions notre famille et d'autres personnes, bien que ce ne soit pas un obstacle pour aimer Dieu. Ainsi faisait le glorieux Saint-Pancrace et, de cette manière, il a amené beaucoup d’âmes au Ciel. Demande-lui de tout ton cœur d’aimer les autres personnes comme de vrais frères, afin d’aimer Dieu davantage et d’obtenir beaucoup de Grâces du glorieux Saint-Pancrace.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Troisième jour 


Acte de contrition


Saint-Pancrace avait un cœur si bon qu’il éprouvait toujours de la compassion pour les pauvres et les malheureux, c’est pourquoi il obtint tant de Grâces du Ciel ; essaie, toi aussi, de l’imiter dans ces vertus et ainsi, tu obtiendras, par son intercession, beaucoup de Grâces de Dieu.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Quatrième jour 


Acte de contrition


Le glorieux Saint-Pancrace n’essaya pas seulement d’être bon, mais il travaillait aussi pour pouvoir guider d’autres âmes vers le Ciel, c’est pourquoi Dieu lui accorda tant de pouvoir en faveur de ses dévots. Essaie, toi aussi, de faire ce que tu peux pour propager cette dévotion et veille à ce que d’autres aillent par le chemin du Ciel. Ainsi, tu obtiendras beaucoup de Grâces, spécialement celles dont tu as besoin pendant cette neuvaine.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Cinquième jour 


Acte de contrition


Dans le monde, il y a beaucoup de personnes qui, d’un point de vue humain, sont mauvaises ; pour que tu n’en deviennes pas un admirateur, fais en sorte de ne pas être l’un des leurs mais au contraire, à l’imitation de Saint-Pancrace, défends toujours la vérité et les bonnes choses. De cette manière, tu obtiendras tout ce dont tu as besoin par l’intercession de Saint-Pancrace, qui exaucera toujours tes prières.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Sixième jour 


Acte de contrition


L’une des choses qui coûtent le plus à notre cœur, c’est de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Prie le glorieux Saint-Pancrace pour qu’il t’obtienne cette Grâce quand quelqu’un t’aura offensé, puisque lui-même alla jusqu’à pardonner à ceux qui le martyrisèrent ; et sois assuré que tu seras plus tranquille après, et que tu obtiendras pour toi et ta famille plus que tu ne peux espérer.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Septième jour 


Acte de contrition


Dans ce monde, il faut avoir beaucoup de patience en tout, et puis viennent plus de contrariétés que l’on ne peut attendre. Prends comme modèle le glorieux Saint-Pancrace, qui se conformait en tout à la Volonté de Dieu, et il put ainsi vivre sereinement et devenir un grand Saint, au milieu de beaucoup de peines. Demande-lui de bon cœur qu’il t’aide et il t’accordera cette Grâce et bien d’autres.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Huitième jour 


Acte de contrition


Tout comme tu aimes le portrait de tes parents et d'autres personnes amies, il convient aussi que tu aimes l'image du glorieux Saint-Pancrace, en ne doutant pas que depuis le Ciel, il voie comment tu t'agenouilles devant l'autel sur lequel il est placé. Plus tu le feras avec grande ferveur, plus il priera Dieu qu'Il t'accorde ce que tu lui demandes pendant cette neuvaine, tant pour toi que pour les personnes de ta famille.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Neuvième jour 


Acte de contrition


Maintenant que tu termines la neuvaine, tu es en pleine forme et tu es plus désireux d’aimer Saint-Pancrace et, par conséquent, de te rendre digne d’aller au Ciel pour lui tenir compagnie. Sois sûr qu’il t’attend là-haut et que tu le rejoindras si tu accomplis bien tes obligations en vivant comme un bon chrétien, en obtenant déjà, dès maintenant, sa protection en tout, tant pour toi que pour ta famille.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.

27200H

Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Pancrace (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 13:08 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Litanies de Saint Padre Pio

Padre_20Pio

Saint Padre Pio de Pietrelcina

Vivante image de Jésus Crucifié

1887-1968

Fête le 23 septembre


«Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14). Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire. Enflammé d'amour pour Jésus Christ, il se conforma à lui dans l'offrande de lui-même pour le salut du monde. En suivant et en imitant le Crucifié, il fut si généreux et si parfait qu'il aurait pu dire: «Avec le Christ, je suis fixé à la croix: je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 19-20). Et les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels. Ce digne disciple de saint François d'Assise naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa De Nunzio. Il fut baptisé le lendemain et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première communion. À 16 ans, le 6 janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom de Frère Pio. Une fois achevée l'année du noviciat, il fit profession en émettant les vœux simples et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels. Après l'ordination sacerdotale, qu'il reçut le 10 août 1910 à Bénévent, il resta dans sa famille jusqu'en 1916, pour des raisons de santé. En septembre de la même année, il fut envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo et il y demeura jusqu'à sa mort. Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité. Dans le domaine de la charité sociale, il s'appliqua à soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa Sollievo della Sofferenza», inaugurée le 5 mai 1956. Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il s'investissait continuellement dans la prière. Il passait la journée et une grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu. Il disait: «Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu». Sa foi le porta constamment à accepter la volonté mystérieuse de Dieu. Il était en permanence immergé dans les réalités surnaturelles. Non seulement il était l'homme de l'espérance et de la confiance totale en Dieu, mais, par la parole et par l'exemple, il inspirait ces vertus à tous ceux qui l'approchaient. L'amour de Dieu le remplissait, répondant à toutes ses attentes; la charité était le principe qui dirigeait ses journées: aimer Dieu et le faire aimer. Sa préoccupation particulière: grandir et faire grandir dans la charité. Il manifesta le maximum de sa charité envers le prochain en accueillant, pendant plus de 50 ans, de très nombreuses personnes, qui accouraient à son ministère et à son confessionnal, à son conseil et à son réconfort. Il était comme assiégé : on le cherchait à l'église, à la sacristie, au couvent. Et il se donnait à tous, faisant revivre la foi, distribuant la grâce, portant la lumière. Mais il voyait l'image du Christ particulièrement dans les pauvres, en ceux qui souffrent ou qui sont malades, et il se donnait spécialement à eux. Il a exercé de manière exemplaire la vertu de prudence, il agissait et conseillait à la lumière de Dieu. Son intérêt était la gloire de Dieu et le bien des âmes. Il a traité toutes les personnes avec justice, loyauté et grand respect. La vertu de force a brillé en lui. Il ne tarda pas à comprendre que son chemin serait celui de la croix, et il l'accepta aussitôt avec courage et par amour. Il fit l'expérience pendant de nombreuses années des souffrances de l'âme. Pendant des années, il supporta les souffrances de ses plaies avec une admirable sérénité. Quand il fut objet d'enquêtes et que l'on restreignit son ministère sacerdotal, il accepta tout avec résignation et profonde humilité. Devant des accusations injustes et des calomnies, il sut toujours se taire, faisant confiance au jugement de Dieu, de ses supérieurs et de sa propre conscience. Il employait habituellement la mortification pour obtenir la vertu de tempérance, conformément au style franciscain. Dans sa mentalité et dans son mode de vie, il était tempérant. Conscient des engagements pris dans la vie consacrée, il observait avec générosité les vœux professés. Il a été obéissant en tout aux ordres de ses supérieurs, même lorsqu'ils étaient difficiles. Son obéissance était surnaturelle dans l'intention, universelle dans son étendue et intégrale dans son exécution. Il pratiqua l'esprit de pauvreté avec un total détachement de lui-même, des biens terrestres, des commodités et des honneurs. Il a toujours eu une grande prédilection pour la vertu de chasteté. Son comportement était modeste partout et avec tous. Il s'estimait sincèrement inutile, indigne des dons de Dieu, rempli à la fois de misères et de faveurs divines. Face à l'admiration que lui portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère qui prie». Sa santé, depuis sa jeunesse, ne fut pas très florissante et, surtout au cours des dernières années de sa vie, elle déclina rapidement. «Sœur la mort» le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait extraordinaire.


Le 20 février 1971, à peine trois ans après sa mort, parlant aux supérieurs de l'Ordre des Capucins, Paul VI disait de lui: «Regardez quelle renommée il a eue, quelle audience mondiale il a rassemblée autour de lui! Mais pourquoi? Peut-être parce qu'il était un philosophe? Parce qu'il était un sage? Parce qu'il avait des moyens à sa disposition? Parce qu'il célébrait la Messe avec humilité, confessait du matin au soir, et était, c'est difficile à dire, un représentant de notre Seigneur marqué de ses stigmates. C'était un homme de prière et de souffrance». Déjà durant sa vie il jouissait d'une grande renommée de sainteté, due à ses vertus, à son esprit de prière, de sacrifice et de consécration totale au bien des âmes. Au cours des années qui ont suivi sa mort,la renommée de sa sainteté et de ses miracles est allée en se développant, devenant un phénomène ecclésial, répandu dans le monde entier, auprès de toutes les catégories de personnes. Ainsi Dieu manifestait à l'Église sa volonté de glorifier sur terre son fidèle serviteur. Il ne se passa pas beaucoup de temps avant que l'Ordre des Frères Mineurs Capucins n'accomplît les étapes prévues par la loi canonique pour mettre en route la Cause de béatification et de canonisation. Toute chose examinée, le Saint-Siège, selon les normes du Motu proprio «Sanctitas clarior», concéda le Nihil obstat le 29 novembre 1982. L'Archevêque de Manfredonia put ainsi procéder à l'introduction de la Cause et à la réalisation du procès de reconnaissance (1983-1990). Le 7 décembre 1990, la Congrégation pour les Causes des Saints en reconnut la validité juridique. Une fois achevée la Positio, on discuta, comme d'habitude, pour savoir si Padre Pio avait pratiqué les vertus à un degré héroïque. Le 13 juin 1997, se tint l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens qui eut un résultat positif. Dans la session ordinaire du 21 octobre suivant, Mgr Andrea Maria Erba, Évêque de Velletri-Segni, étant chargé de la cause, les Cardinaux et les Évêques ont reconnu que Padre Pio de Pietrelcina a pratiqué à un degré héroïque les vertus théologales, cardinales et les autres. Le 18 décembre 1997, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur l'héroïcité des vertus. Pour la béatification de Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison de Madame Consiglia De Martino, de Salerne. À propos de ce cas, se déroula le Procès canonique régulier auprès du tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Salerno-Campagna-Acerno, de juillet 1996 à juin 1997. Le 30 avril 1998, se tint, au siège de la Congrégation pour les Causes des Saints, l'examen du Conseil médical et, le 22 juin de la même année, l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens. Le 20 octobre suivant, au Vatican, se réunit la Congrégation ordinaire des Cardinaux et des Évêques membres du Dicastère. Le 21 décembre 1998, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur le miracle. Le 2 mai 1999, place Saint-Pierre, au cours d'une célébration eucharistique solennelle, Sa Sainteté Jean-Paul II, de par son autorité apostolique, déclara Bienheureux le Vénérable Serviteur de Dieu Pio de Pietrelcina et établit la date du 23 septembre pour sa commémoration liturgique. Pour la canonisation du Bienheureux Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison du petit Matteo Pio Colella de San Giovanni Rotondo. Le cas a été soumis à un procès canonique régulier devant le tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Manfredonia-Vieste, du 11 juin au 17 octobre 2000. Le 23 octobre suivant, la documentation fut transmise à la Congrégation pour les causes des saints. Le 22 novembre 2001, à la Congrégation pour les causes des saints, on a procédé à l'étude de la consultation médicale. L'assemblée spéciale des théologiens consulteurs s'est tenue le 11 décembre et, le 18 du même mois, la session ordinaire des cardinaux et évêques. Le 20 décembre, en présence de Jean-Paul II, on a promulgué le décret sur le miracle. Le décret de canonisation a été promulgué le 26 février 2001.

Num_riser0057

Litanies de Saint Padre Pio


Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Marie, Reine de l'Ordre Franciscain, priez pour nous

Padre Pio, priez pour nous.

Padre humble, priez pour nous.

Padre pauvre, priez pour nous.

Padre obéissant, priez pour nous.

Padre chaste, priez pour nous.

Père vénérable, priez pour nous.

Fils préféré du « Poverello » d’Assise, priez pour nous.

Fils de l’Obéissance, priez pour nous.

Homme discernant l’esprit humain, priez pour nous.

Homme de la Providence, priez pour nous.

Prêtre pieux, priez pour nous.

Âme sainte, priez pour nous.

Confesseur infatigable, priez pour nous.

Dévot de la Sainte-Vierge, priez pour nous.

Mystique de la Passion du Christ, priez pour nous.

Humble et fidèle serviteur, priez pour nous.

Administrateur habile et prudent, priez pour nous.

Grand cœur pétri d’une immense Charité, priez pour nous.

Homme patient et miséricordieux, priez pour nous.

Homme fort et craignant Dieu, priez pour nous.

Homme pénitent, priez pour nous.

Homme jovial, priez pour nous.

Homme de paix, priez pour nous.

Défenseur des faibles, priez pour nous.

Religieux observant la Règle franciscaine, priez pour nous.

Gloire de l’Ordre franciscain, priez pour nous.

Prêtre fidèle au Christ, priez pour nous.

Prêtre fidèle à la Sainte Église, priez pour nous.

Ami de ceux qui cherchent Dieu, priez pour nous.

Réprobateur des pécheurs, priez pour nous.

Guide éclairé, priez pour nous.

Consolateur des cœurs brisés, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, écoutez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Saint Padre Pio,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ


Prions


Ô Dieu, qui en Saint Pio de Pietrelcina, pauvre et humble, as offert à Ton Église une image vivante du Christ Crucifié, accorde-nous, par son intercession, de suivre Ton Fils sur le chemin de la souffrance et de la Charité parfaite. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

ingrandimento_20padre_20pio

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Padre Pio (pdf) en cliquant ici

 


12 janvier 2010

Neuvaine pour les vocations

Christ_20Good_20Shepherd_20s

Neuvaine pour les vocations

Préparatoire à la journée mondiale des Vocations


Présentation


«La prière pour les vocations, Jésus la recommande explicitement à ses disciples, avant de les envoyer en mission. “Voyant un jour les foules fatiguées et abattues comme des brebis sans berger, il eut pitié d’elles et dit à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le Maître de la Moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson». (Mt 9, 36-38) Depuis vingt siècles, les chrétiens sont fidèles à cette consigne du Seigneur. Le 4e dimanche de Pâques, dit du «Bon Pasteur» parce qu’on y lit toujours un passage du chapitre 10 de l’Évangile de saint Jean, a même, durant le Concile, été institué “journée mondiale de prière pour les vocations” par le pape Paul VI. La communauté chrétienne tout entière s’engage dans cette prière, c’est un point qui lui tient à cœur». En écho à cette présentation de la revue Jeunes et Vocations, dans son numéro du deuxième trimestre 2002, voici quelques propositions étendues sur les neuf jours qui précèdent la Journée mondiale de prière pour les vocations. Des propositions, le temps d’une neuvaine, pour favoriser la prière personnelle mais surtout communautaire. Cette neuvaine est placée sous le patronage de Marie, en ce mois de mai qui lui est traditionnellement consacré. Le modèle est simple: un temps de silence, un mot d’introduction, une lecture de la Parole de Dieu, une courte réflexion, des intentions de prière, des prières à Marie, la récitation de la prière des vocations.

180_001

Premier jour


Prendre quelques minutes de silence et de recueillement intérieur. Demander à Jésus et à l’Esprit de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd'hui, nous sommes invités à prier en compagnie des apôtres Philippe et Jacques, et avec Marie.


Lecture du Livre des Actes des Apôtres (1, 12-14)


«Arrivés dans la ville (de Jérusalem, les Apôtres) montèrent à l’étage de la maison; c’est là qu’ils se  tenaient tous: Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques fils d’Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D’un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères».


Réflexion


Dès le départ de Jésus pour le ciel, après l’Ascension, Marie, sa mère, est présente au groupe des Apôtres et à la prière qui les réunit. Une présence qui se continue encore. Oui, Marie est toujours là pour prier avec nous quand nous demandons à Jésus de veiller sur son Église et de lui donner les vocations dont elle a besoin pour réaliser sa mission.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour celui que tu as appelé à être le premier pasteur de ton Église, le pape Benoît XVI: que ton Esprit lui donne de continuer d’être un guide éclairé.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec les apôtres Philippe et Jacques, nous te prions, Seigneur, pour notre évêque et pour notre Église diocésaine: que ton Esprit nous permette de mettre en œuvre les orientations pastorales du Chantier diocésain.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les communautés religieuses de priants et de priantes: que ton Esprit suscite des vocations pour que le service de la prière et de l’adoration se continue dans ces communautés.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre-dame du Sacerdoce


Vierge Marie,Mère du Christ Prêtre, Mère des Prêtres du monde entier, Vous aimez tout particulièrement les prêtres, parce qu’ils sont les images vivantes de Votre fils unique. Vous avez aidé Jésus par toute Votre vie terrestre, et vous l’aidez encore dans le Ciel. nous vous en supplions, priez pour les Prêtres, Priez le père des Cieux pour qu’il envoie des ouvriers à sa moisson. Priez pour que nous ayons toujours des Prêtres, qui nous donnes les sacrements, nous expliquent l'Évangile du Christ, Et nous enseignent à devenir de vrais enfants de Dieu. Vierge Marie, demandez vous même à Dieu le Père, les Prêtres dont nous avons tant besoin, et puisque votre cœur à tout pouvoir sur lui, obtenez-nous, ô Marie, des prêtres qui soient des Saints. Amen.


Une dizaine de chapelet


Terminer par la récitation de la prière des vocations


Seigneur Jésus-Christ, notre vie et notre croissance, béni sois-tu. Toi qui veilles sans cesse sur ton peuple, jette un regard de bonté sur notre Église diocésaine. Tu l’invites à être signe et témoin de ta présence dans notre monde. Choisis donc au milieu de nous des jeunes et des adultes généreux qui consacreront leur vie à ton service et au service de nos communautés chrétiennes. Suscite au cœur de tous les baptisés le désir de mettre leurs dons et leurs talents au service les uns des autres. Ainsi tu feras de notre Église une bonne terre où germeront les semences de ton Royaume de justice, d’amour et de paix. Amen!


+ Bertrand Blanchet, évêque de Rimouski, le 28 avril 1996

calendar114

Deuxième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions avec les communautés chrétiennes qui, dans le monde, se rassemblent pour faire mémoire de la Résurrection du Seigneur. Nous prions aussi avec la bienheureuse Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la Congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.


Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Colossiens (3, 14-15, 23-24)


«Dans votre vie, mettez l’amour au-dessus de tout: c’est lui qui fait l’unité dans la perfection. Et que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps. Quel que soit votre travail, faites-le de bon cœur, pour le Seigneur et non pour plaire à des hommes: vous savez bien qu’en retour le Seigneur fera de vous ses héritiers. Le maître, c’est le Christ; vous êtes à son service.»


Réflexion


S’il est un mot qui est central dans le message de Jésus, c’est bien celui de service. Sa vocation, sa mission ont consisté à être en état, en situation de service. Il dira lui-même «Je suis au milieu de vous comme celui qui sert». À sa suite, Marie, sa mère, a voulu se nommer «la servante du Seigneur». Depuis, dans la longue histoire de l’Église, des communautés religieuses sont nées et ont fait du service leur charisme. Telle fut l’intuition de Sœur Marie-Léonie Paradis et de tant d’autres.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les femmes et les hommes dont la vie est consacrée au service des plus démunis et des plus pauvres de notre terre. À leur exemple, que d’autres s’engagent sur la voie du service.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec Mère Marie-Léonie, nous te prions, Seigneur, pour les communautés religieuses d’hommes et de femmes dont le charisme est le service. Qu’elles aient la joie d’accueillir de nouvelles vocations pour que leur mission se continue.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour), suivie d'une dizaine de chapelet

 


 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

egallery5_6

Troisième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions avec les prêtres et pour les prêtres. Ceux déjà engagés dans un ministère de plus en plus exigeant; ceux dont nos communautés vont avoir besoin pour que le Pain de l’Eucharistie soit rompu, les Sacrements célébrés, l’Évangile annoncé, l’Église mise en état de continuer sa mission de salut.


Lecture de la Seconde Lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée (4, 1-2, 5)


«Fils bien-aimé, devant Dieu, et devant le Christ Jésus qui doit juger les vivants et les morts, je te le demande solennellement, au nom de sa manifestation et de son Règne: proclame la Parole, interviens à temps et à contretemps, dénonce le mal, fais des reproches, encourage, mais avec une grande patience et avec le souci d’instruire. En toute chose garde ton bon sens, supporte la souffrance, travaille à l’annonce de l’Évangile, accomplis jusqu’au bout ton ministère».


Réflexion


Au cours des siècles, le ministère du prêtre a pu varier mais il est toujours apparu comme un élément essentiel pour que se réalise le projet de Jésus pour l’Église et le monde. Marie était là pour soutenir les premiers pas du ministère des apôtres. Elle est toujours là pour accompagner le ministère des prêtres d’aujourd’hui. Avec elle, nous prions pour ceux que le Seigneur appelle à devenir prêtres et bons pasteurs à la manière de Jésus.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les prêtres de notre diocèse dont le ministère continue la mission de Bon Pasteur de Jésus. Que leur témoignage soit un stimulant pour que d’autres prennent la relève.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour que des jeunes entendent l’appel à devenir prêtres. Qu’ils répondent à cet appel dans l’enthousiasme et dans la confiance.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour que nos communautés paroissiales se sentent responsables de découvrir et d’appeler les prêtres dont notre Église a besoin pour remplir sa mission.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet

 


 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

Pastor_20Bonum_20full_2003

Quatrième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions avec le bienheureux François de Laval, le premier évêque de Québec et l’un des fondateurs de l’Église au Canada et en Amérique du Nord. Une occasion de nous rappeler la vocation missionnaire de l’Église et le travail des missionnaires d’ici à la grandeur du monde.


Lecture de l'Évangile selon Saint Matthieu (28, 16-20)


«Les onze disciples s’en allèrent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais certains eurent des doutes. Jésus s’approcha d’eux et leur adressa ces paroles: “Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc! De toutes les nations faites des disciples, baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit; et apprenez-leur à garder tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde”.»


Réflexion


À l’invitation de Jésus et à la suite des premiers disciples, c’est un souffle puissant qui a poussé des femmes et des hommes, de tout temps, à partir à l’étranger pour devenir “missionnaires”. Pour notre pays, Mgr de Laval en est un témoin exceptionnel. Par delà les siècles, ce qu’il a mis en œuvre continue de prospérer. Avec Marie, que notre prière s’élève pour que cet élan se continue et pour que s’accomplisse «l'œuvre missionnaire que nous devons faire comme chrétiens» (Oraison de la fête de Mgr de Laval).


Intentions


-Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les missionnaires qui témoignent de la Bonne Nouvelle de Jésus à la grandeur du monde.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec le bienheureux François de Laval, nous te prions, Seigneur, pour les missionnaires d’ici, religieux, religieuses, prêtres, laïcs associés. Que leur travail porte des fruits.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec Marie et le bienheureux François de Laval, nous te prions, Seigneur, pour l’Église et pour nos communautés religieuses et paroissiales. Que l’Esprit garde bien présent en elles le souffle missionnaire.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 


 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voit au 1er jour)

745_001

Cinquième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions tout spécialement pour les diacres permanents dont la présence et la mission sont source d’espérance. Dans la longue histoire de l’Église, il est beau de voir comment elle a toujours su se renouveler grâce à la naissance de nouvelles communautés et à l’éclosion de nouveaux ministères.


Lecture du Livre des Actes des Apôtres (8, 4-8)


«Ceux-là donc qui avaient été dispersés s’en allèrent de lieu en lieu en annonçant la parole de la Bonne Nouvelle. C’est ainsi que Philippe, qui était descendu dans une ville de la Samarie, y prêchait le Christ. Les foules unanimes s’attachaient à ses enseignements, car tous entendaient parler de ses miracles ou les voyaient. De beaucoup de possédés, en effet, les esprits impurs sortaient en poussant de grands cris. Nombre de paralytiques et d’impotents furent également guéris. Et la joie fut vive en cette ville.»


Réflexion


C’est une violente persécution qui obligea les premiers diacres à quitter Jérusalem et à prendre la route pour aller exercer ailleurs leur ministère de prédication et d’attention aux pauvres. Avec Marie, nous prions pour que les difficultés de la vie moderne ne soient pas un obstacle pour la croissance de l’Église. Que l’Esprit suscite des communautés nouvelles et des ministères nouveaux comme le diaconat permanent.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les diacres permanents qui sont en service dans notre Église diocésaine et dans différents milieux de notre société. Que leur ministère porte des fruits.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour ceux que les appels de l’Esprit destinent à remplir la mission de service du diaconat permanent. Qu’ils entendent ces appels et qu’ils y répondent généreusement.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour que l’Esprit nous étonne encore par la naissance de communautés nouvelles qui répondent aux besoins actuels de l’Église et du monde.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 

 

 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

079_001

Sixième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions avec la bienheureuse Catherine de Saint-Augustin, une religieuse dont le “ministère” fut d’être en service auprès des malades. Une occasion de nous rappeler l’importance, dans la Bonne Nouvelle de Jésus, de l’attention à donner aux plus petits, aux pauvres, aux malades. Beaucoup de communautés religieuses poursuivent cette mission. Dans notre diocèse, depuis cent ans, c’est le cas de la Congrégation des Filles de Jésus dont le charisme consiste à «Honorer l’Humanité Sainte du Fils de Dieu» en cherchant à humaniser la vie à la manière de Jésus.


Lecture de l'Évangile selon Saint Matthieu (25, 31-40)


«Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu...? Tu avais donc faim, et nous t’avons nourri? Tu avais soif, et nous t’avons donné à boire? Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli? Tu étais nu, et nous t’avons habillé? Tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi? Et le Roi leur répondra: “Amen, je vous le dis, chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait”.»


Réflexion


Malgré toutes ses possibilités et ses facilités, notre monde moderne n’est pas à l’abri de la misère, de la pauvreté et de la maladie. Des besoins nouveaux naissent et des appels à l’aide se font entendre. À l’exemple de Catherine de Saint-Augustin qui, en son temps, a consacré sa vie au service des malades et à la suite des Filles de Jésus attentives à s’occuper des plus petits de nos milieux, nous prions pour que s’engagent d’autres témoins de la charité.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les communautés religieuses dont le charisme est le “service des pauvres”: que l’Esprit suscite des vocations pour continuer leur œuvre.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec la Bienheureuse Catherine de Saint-Augustin, nous te prions, Seigneur, pour tous ceux et celles dont la mission est de témoigner de la charité de Jésus auprès des malades et des démunis de la société. À son exemple, que surgissent d’autres témoins prêts à donner leur vie pour que Jésus soit reconnu dans les plus petits.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 

 

 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

931_001

Septième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions pour notre communauté paroissiale et pour l’ensemble des communautés chrétiennes de notre secteur pastoral et du diocèse. Par la qualité de leur vie communautaire, qu’elles soient des milieux favorables pour qu’y naissent et s’y développent les multiples vocations dont l’Église et le Monde ont besoin pour que la Bonne Nouvelle de Jésus soit annoncée et porte des fruits.


Lecture de la Lettre aux Ephésiens (4, 1b-7)


«Accordez votre vie à l’appel que vous avez reçu; en toute humilité et douceur, avec patience, supportez-vous les uns les autres dans l’amour; appliquez-vous à garder l’unité de l’esprit par le lien de la paix. Il y a un seul Corps et un seul Esprit, de même que votre vocation vous a appelés à une seule espérance; un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême; un seul Dieu et Père de tous, qui règne sur tous, agit par tous, et demeure en tous. À chacun de nous cependant la grâce a été donnée selon la mesure du don du Christ».


Réflexion


Il est beau d’imaginer le petit groupe des disciples et des apôtres, tout de suite après le départ de Jésus: c’est en comptant sur les ressources, les dons, les qualités et les charismes de chacun qu’a commencé la formidable aventure de l’évangélisation. Marie était là pour les encourager à répondre à leur vocation. Avec elle, nous prions pour que chaque membre de notre communauté se sente responsable de toute la vie de la communauté, responsable de favoriser la naissance des vocations dont elle a besoin pour réaliser sa mission.


Intentions


-Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour toutes les communautés paroissiales de notre diocèse: qu’elles soient des milieux de vie qui favorisent la naissance et la croissance de nombreuses vocations.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour les personnes engagées dans l’animation de nos communautés: agents et agentes de pastorale, responsables de l’éducation de la foi, de l’animation liturgique et de la vie caritative.... À leur exemple, que d’autres entendent l’appel à s’engager.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 

 

 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

167001

Huitième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui, nous prions pour toutes les cellules familiales et pour l’ensemble des milieux éducationnels. Pour les jeunes, ils sont des relais essentiels dans la transmission des valeurs, dans leur recherche d’un choix de vie et dans la découverte d’une vocation. En ce jour consacré à la prière à Marie, qu’elle nous accompagne dans notre réflexion et notre prière.


Lecture de l'Évangile selon Saint Luc (2, 46-51)


«C’est au bout de trois jours qu’ils le retrouvèrent dans le Temple, assis au milieu des maîtres, à les écouter et à les interroger...En le voyant, (ses parents) furent frappés d’étonnement et sa mère lui dit: “Mon enfant, pourquoi as-tu agi de la sorte avec nous? Vois, ton père et moi, nous te cherchions tout angoissés”. Il répondit: “Ne saviez-vous pas qu’il me faut être chez mon Père?” Mais eux ne comprirent pas ce qu’il leur disait. Puis il descendit avec eux pour aller à Nazareth; il leur était soumis; et sa mère gardait tous ces événements dans son cœur».


Réflexion


Des parents qui s’inquiètent pour leurs enfants ou qui ne les comprennent plus, c’est, de nos jours encore, le sort de beaucoup de nos familles. Et pourtant, avec elles, il faut croire que c’est le milieu de vie essentiel pour qu’un enfant trouve sa voie et découvre par quels chemins il sera heureux dans la vie. De même pour l’école, appelée à former l’intelligence mais aussi toute la personnalité d’un enfant. Avec Marie et Joseph, nous demandons à l’Esprit d’apporter lumière aux parents, aux familles, à l’école dans leur mission auprès des enfants et des jeunes qui leur sont confiés.


Intentions


-Avec Marie et Joseph, nous te prions, Seigneur, pour les familles de notre paroisse: qu’elles soient un milieu de vie qui favorise l’épanouissement physique, intellectuel, spirituel des enfants qui les composent.


R- Seigneur, nous te prions.


-Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour tous les jeunes de notre communauté paroissiale. Qu’ils trouvent auprès d’eux des adultes et des éducateurs qui les aident à trouver la voie ou la vocation qui les rendra heureux.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 

 

 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

2667368994_7d160f0110_o

Neuvième jour


Prendre le temps de se recueillir intérieurement par quelques minutes de silence et demander à l’Esprit Saint, l’Esprit du Père et du Fils, de venir prier en nous et avec nous.


Introduction


Aujourd’hui l’évangile nous présente Jésus sous les traits du Bon Pasteur, réfléchissons sur le sens des vocations et à prier à cette intention. En ce dimanche où nous soulignons également la Fête des mères, nous associons encore Marie, la mère de Jésus, à notre prière personnelle et à la prière de nos communautés rassemblées pour l’Eucharistie.


Lecture de l'Évangile selon Saint Jean (10, 11, 14-16)


Jésus disait aux Juifs: «Je suis le bon pasteur (le bon berger). Le vrai berger donne sa vie pour ses brebis...Moi, je suis le bon pasteur; je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent, comme le Père me connaît et que je connais le Père; et je donne ma vie pour mes brebis. J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie: celles-là aussi, il faut que je les conduise. Elles écouteront ma voix: il y aura un seul troupeau et un seul pasteur.»


Réflexion


Par l’image du pasteur, Jésus nous dit que sa mission consiste à se donner, à aimer, à rassembler. C’est également ce langage qu’il emploie pour décrire l’action des responsables de communautés qu’il appelle à sa suite: conduire, instruire, nourrir, soigner, guérir, relever, rassembler. Avec Marie, à qui nous donnons le titre de Mère de l’Église, que notre prière s’unisse à celle de tous les chrétiens qui, en ce jour, demandent des vocations.


Intentions


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, de faire naître toutes les vocations dont l’Église universelle a besoin pour remplir sa mission de salut dans le monde.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, nous te prions, Seigneur, pour tous ceux qui hésitent à répondre à une vocation que l’Esprit leur fait pressentir à travers les événements de leur vie. Que l’image de Jésus, le Bon Pasteur, les encourage à s’engager définitivement.


R- Seigneur, nous te prions.


- Avec Marie, la mère de Jésus, nous prions pour toutes les mamans dont la vocation de donner la vie.


R- Seigneur, nous te prions.


Prière à Notre Dame du Sacerdoce (voir au 1er jour) suivie d'une dizaine de chapelet.

 

 

 

Terminer par la récitation de la prière des vocations (voir au 1er jour)

100_0257

Téléchargez le texte de la Neuvaine pour les vocations (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 03:23 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , ,

10 janvier 2010

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 13/15

770_001__2_

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo


13

Treizième samedi

Troisième Mystère Glorieux

La Descente du Saint-Esprit

(Luc 24, Actes 1)


Jésus avant son Ascension, avait dit à ses disciples: « Jean, lui, a baptisé avec de l'eau, mais vous C'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours » (Actes 1:5) « Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le zélote et Jude fils de Jacques. Tous, d'un même coeur, étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères » (Ac 1,13-14). « Et ils étaient constamment dans le Temple à louer Dieu » (Lc 24.53). Pénètre, ô mon âme, dans le Cénacle. Marie, Mère de Jésus, prie avec les apôtres et avec les disciples, et tous s'unissent avec confiance aux prières de la Sainte Vierge pour Solliciter la descente du Saint Esprit. Que ne devons-nous pas espérer, nous aussi, par nos prières, quand nous invoquons une suis puissante avocate? Elle est la Mère de Jésus, et ce seul titre est un gage de sa bonté et de sa puissance. Contemplons-les, tous ensemble: même si leur esprit et leur cœur prient intérieurement, ils s'expriment avec une force d'autant plus grande que car leurs désirs et leur amour forment un tout dans leur langage. Quelle foi! Quel recueillement! Voici quelles sont les dispositions efficaces et nécessaires pour recevoir les dons et les fruits de l'Esprit Saint: la dévotion à la Très Sainte Vierge, son épouse bien-aimée et la ferveur et la persévérance dans les prières, surtout si elles se font en commun, parce qu'ainsi elles manifestent l'union de la foi et la charité avec l'Eglise catholique, dans laquelle tous les fidèles sont membres d'un seul Corps et le Souverain Pontife en est le chef visible. Ô Marie, Protectrice de l'église, pleine de tous les dons du Saint Esprit, enseignez-moi à bien prier: Priez vous aussi pour moi, faites sortir du plus profond de mon cœur ces gémissements, ces soupirs pour attirer à moi le Saint-Esprit. Inspirez mon âme, et mettez sur mes lèvres les prières les plus conformes à votre Cœur, afin qu'elles soient agréables à Dieu et méritent d'être exaucées. Et vous, Esprit de bonté et d'amour, pénétrez dans mon cœur et blessez-le avec le dard de votre feu divin, afin qu'il ne cesse jamais de prier, comme le conseille le Sauveur, avec une fois vive, une attention soutenue, une humilité profonde, une confiance inaltérable, une persévérance, généreuse et surtout avec un amour si fervent que rien ne pourra jamais le distraire. Jésus nous l'a promis: « Quiconque demande reçoit; qui cherche trouve; et à qui frappe on ouvrira » (Luc 11.10).


Considère, ô mon âme, que de même que les patriarches et les prophètes contribuèrent, par leurs soupirs, à attirer sur la terre le Verbe Divin, de même le Saint Esprit Saint demande à être invoqué avec désir. Ouvrons-lui donc non seulement nos bouches, mais aussi nos cœurs et nos âme pour pouvoir dire, comme le Prophète royale « J'ouvre large ma bouche et j'aspire, avide de tes commandements » (Ps 119,131). Mais ce Dieu de bonté prévient toujours ses créatures: « D'un amour éternel je t'ai aimé, aussi t'ai-je maintenu ma faveur » (Jr 31,3). Et Jésus disait à ses apôtres: « Et moi, une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » (Jn 12:32). Répète donc souvent, ô mon âme, avec l'Epouse du Cantique des Cantiques: « Entraînez-moi sur vos pas, ô Seigneur, nous courrons ainsi à l'odeur de vos parfums » (Ct 1,34). O mon âme, contemple ce qui est arrivé le jour de la Pentecôte. « Le jour de la Pentecôte étant arrivés, ils se trouvaient tous ensembles dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient » (Actes 2:1-2). Tout comme le vent dissipe les nuages, purifie l'air, de même l'Esprit Saint, en entrant ainsi dans une âme, purifie tout d'abord l'esprit de mauvaises pensées, puis le coeur des affections terrestres, dissipe les ténèbres de l'intelligence et enfin fait revivre l'âme d'une vie toute divine. De son Souffle Divin, il donne la vie à l'humanité et à l'Église de Dieu et avec Dieu, il la conservera pendant tous les siècles contre les attaque de ses ennemis. « Ils virent apparaître des langues eût dites de feu; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint » (Actes 1:34). Regarde ces langues de feu surélevées, splendides, biparties, qui se posent au-dessus de chacun des ces Saints... C'est là une expressions de la bonté divine! Cet Esprit qui descend sous le symbole de ces langues. L'orgueil des fils des hommes fut la cause de la confusion des langues à la tour de Babel et de la séparation des peuples. La venue de l'Esprit Saint apporta aux Apôtres le don des langues et par là réunit les peuples de toutes les nations dans l'unité de la foi et le Baptême dans l'Église Catholique. Le Saint Esprit est une langue de feu C'est l'Esprit Saint, parce qu'il est la source de la charité. De même que le feu purifie les métaux, détruisant ce qu'ils ont d'impur, ainsi le Saint-Esprit est comme un feu ardent qui purifie l'âme de toutes ses souillures. Il consume tout ce qui fait obstacle à son salut: les affections aux biens précaires, les respects humains, les vanités et les commodités de la vie; et puis, il élève vers le Ciel toutes les affections du cœur et les pensées de l'esprit et délie la langue aux louanges divines. C'est un feu lumineux qui illumine l'esprit rendant plus nette la malice de nos fautes et notre ingratitude envers Dieu, notre bienfaiteur. C'est un Feu doux qui s'insinue dans notre cœur, le pénètre, le réchauffe et l'enflamme. Enfin, c'est un feu qui s'élève au Ciel avec ses flammes, comme un Feu d'amour, qui est son essence même puisqu'il provient de l'amour du Père et du Fils: donc, il veut communiquer ce qu'il a, ou plutôt ce qu'il est, en insufflant dans nos âmes la charité et zèle. O immensité de la Bonté divine! Dieu propage sa vérité, son Eglise à l'aide de douze pauvres pêcheurs de la Judée, dont le peuple est jugé grossier et ignorant comparé à la science des Grecs et des Romains! Ces hommes grossiers, ignorants et aussi timides, qui abandonnèrent lâchement leur Maître durant sa Passion, ravivés par un Feu divin que le Saint Esprit leur a communiqué, confessent dans toutes les langues les gloires de son Nom. « Et commencèrent à parler en d'autres langues selon ce que l'Esprit leur donnait de s'exprimer » (Actes 2:4). Il prêchèrent à Jérusalem et dans toutes les nations de la terre Jésus-Christ et son Evangile. « Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler dans sa propre langue » (Actes 2:5-6). Ils annoncent au monde les grandeurs et les merveilles du Nazaréen; ils combattent en héros et, poussés par leur zèle ardent, ils subissent des Supplices, s'exposent à la mort, mais comme ils souffrent pour leur Foi, ils triomphent de toute la science et de toute la puissance des hommes et font trembler leurs tyrans eux-mêmes. Nous savons parfaitement imiter les apôtres dans l'infidélité, dans la pusillanimité, dans les fuites, mais nous ne voulons pas les imiter dans le recueillement et dans les prières incessantes. O mon âme, prie avec ferveur l'Esprit divin, pour qu'il vienne sur toi en ce moment et demande-lui l'esprit de ferveur et le fruit du zèle.


La ferveur, disent les Saints Pères, est un mouvement surnaturel de l'âme qui tend incessamment à s'unir à Dieu par amour et qui ne supporte aucun obstacles qui puissent rendre cette union moins parfaite. C'est un feu divin, une flamme céleste que nous communique le Saint Esprit et qui engendre le zèle, ce qui rend l'âme courageuse et prête à entreprendre et à accomplir tout ce que Dieu lui ordonne, malgré toutes les difficultés et les obstacles qui peuvent se présenter. En multipliant les actes de l'amour, son cœur s'unit si bien à Dieu afin que, tout comme l'Apôtre, il défie toutes les créatures de pouvoir l'en détacher. « Qui nous séparera de l'amour du Christ? » (Voir Rm 8:35). Ce ne sera ni l'épée, ni la faim, ni la tyrannie des hommes et des passions. Toujours vigilante sur elle-même, l'âme met un frein à ses passions terrestres: une parole indiscrète est, pour elle, un reproche tacite: elle ne se pardonne même pas même un regard curieux sur les créatures: pour elle, tout doit se reporter à Dieu. Elle pleure avec Saint Paul d'être encore sur terre; son exil ici-bas l'oppresse: ses désirs les plus fervents la portent continuellement vers le ciel. Soit que vous marchiez, disait saint Bernard, ou que vous vous taisiez, travailliez ou vous reposiez, ne vous séparez jamais de la présence amoureuse de Dieu. Il voudrait que tous brûlent d'amour miséricordieux, il prie et souffre continuellement pour les autres. Cet esprit de sainteté et de pureté ne nous sanctifiera pas si nous ne faisons pas encore d'autres sacrifices comme par exemple celui de nous tenir éloignés des affections et des pensées vicieuses tenues secrètes péché dans notre cœur. Ce cœur ne peut rester vide: une fois qu'il s'est dépouillé de lui-même et des créatures, Dieu le remplit de son esprit. Mais moi, hélas, je suis si sensible à la moindre parole déplaisante, que cela me bouleverse et me perturbe; je suis si pusillanime, que je n'ose réfréner les blasphèmes des autres ou réprouver les insultes que l'on fait à Dieu, à la Vierge, et au Pape. O Divin Esprit, allumez mon coeur de votre irrésistible amour. Que de fois, n'avez-vous pas fait sentir votre voix à mon âme, et, hélas, je ne l'ai pas écoutée! Si je vous étais resté fidèle, combien de vertus n'aurai-je pas acquises et que de progrès n'aurai-je pas faits dans la voie de la perfection! J'aurais été plein de vous, ô mon Dieu, alors que je me retrouve seulement plein de moi-même et attaché à toutes ces misérables choses terrestres! J'aurais été brûlant de votre Divin Amour divin, alors que je me retrouve si plein de faiblesses que je n'ose pas vous dire que je vous aime! Pardonnez-moi, ô divin Esprit, de toutes mes infidélités passées, que je regrette amèrement. Brisez mes chaînes, attirez-moi à vous étant donné que j'ai pris la résolution de vous être désormais fidèle. Descendez des Cieux et venez jusqu'à moi qui ne représente pas grand chose: laissez-vous posséder par ma créature mesquine. Je vous accueillerai avec joie, et prendrai soin de vous fidèlement. Feu céleste, purifiez mon cœur! O Saints Apôtres, priez pour moi, communiquez-moi votre ardeur, votre foi sincère, votre zèle enflammé, donnez-moi les dons de bonté et d'amour que vous avez reçus de ce Souverain Esprit, afin que moi aussi, comme vous, je crois fermement et agisse fortement pour Jésus, et que je puisse venir avec vous au Ciel pour jouir de sa présence. Ainsi soit-il.

Vertu: le zèle


Pratique: En ce jour, adressez à Dieu de nombreux actes d'amour. Ne craignez pas de montrer que vous êtes bon catholique et de convaincre les autres à aimer Dieu. Montrez-vous aussi comme un fervent serviteur de Marie, en vous découvrant quand sonne l'Angelus. Faites votre possible pour empêcher les blasphèmes et les offenses qu'on peut lui faire. La Vierge Marie aime sauver de la perdition les jeunes filles et les orphelines. Rappelez-vous que si vous sauvez une âme, vous sauvez également la vôtre.


Oraison jaculatoire: O Marie, Epouse du Saint Esprit, renouvelez mon coeur et donnez-le à Dieu


Prières avant la Communion du Treizième Samedi


Ô Marie, vous vous trouviez dans le Cénacle, quand descendit l'Esprit Saint, et comme les Apôtres vous avaient donné la première place considérant votre importance, ainsi donc vous avez été la première à recevoir la grâce et la sainteté. Mais vous étiez déjà remplie de grâce et d'Esprit Saint depuis le premier instant de votre conception et vous l'avez été encore plus le jour où vous avez donné naissance au Verbe de Dieu, l'auteur de la grâce. Et quelle abondance de grâces n'avez-vous pas reçue aussi au jour de la Pentecôte! Combien je m'en réjouis avec vous! Mais si vous la trésorière et la dispensatrice de toutes les grâces, vous êtes donc la Mère des grâces, et Saint Bernard me conduit à vous en disant: « Si nous désirons des grâces, demandons-les à Dieu par l'intercession de Marie ». Vous êtes l'épouse bien-aimée de l'Esprit Saint. Et que ne peut pas faire une épouse fidèle et pure sur le Cœur tendre et généreux de son Epoux? Par conséquent, ô Epouse du Saint Esprit, ma Mère si mère, c'est à vous sur je demande tous les dons et toutes les grâces qui me manquent. Mon âme est pleine d'orgueil et de la présomption d'obtenir son salut sans mérite; elle est aussi pleine de vanité et de sciences mondaines. Et vous, n'êtes-vous pas la Mère de la Sainte Crainte et de la Sagesse de Dieu? O Mère, je vous révèle mes iniquités: je n'éprouve pas de vrai amour pour mon prochain, pour les malheureux, pour les pauvres, pour mon Dieu! Mais vous, qui êtes la mère du Bel Amour et la source de la piété, ne pourriez-vous pas m'accorder, ce matin, cette grâce d'amour de votre Fils Jésus, et de votre Epoux céleste, avec cette communion que je vais faire? Voyez comme mon âme, tout comme le roseau agité par le vent, est toujours tourmentée par les passions et tombe au moindre coup de ses ennemis. Mais vous qui êtes comme la Tour de David, que vous avez défendue et sauvée et d'où pendent mille boucliers, obtenez-moi donc le don de la force. Mon esprit obscurci par des passions coupables, en proie à mille périls dans cette mer tumultueuse qu'est le monde, a toujours besoin d'un guide, de la lumière divine, d'un conseiller digne de confiance: et vous seule êtes l'amie fidèle de mon âme, ma bonne conseillère, l'Étoile de la mer: obtenez-moi de votre Epoux le don du Conseil, vous qui êtes Marie, c'est à dire, qui illuminez les esprits. Marie, faites-le pour moi. Ayez pitié de moi qui ressent tant de répugnance à suivre la vertu et la pénitence, à combattre mes vices et à me mortifier; la moindre contradiction me bouleverse; tout ce qui peut accabler ma chair me rend triste à l'excès. Attirez-moi en me donnant le don de la Sagesse, et faites que mon âme « goûte et voie comme Yahvé est bon et doux » ( Ps 34,9), et combien est douce la miséricorde de mon Dieu en me donnant pour Mère, son Epouse bien-aimée. Et vous, mon Jésus, en cet instant où vous allez venir à moi, fermez les yeux sur mes mauvaises actions et considérez seulement le Cœur de votre Très Sainte Mère, riche de Dons et de Vertus de l'Esprit Saint, qui rendit digne votre séjour sur la terre, et qui vous donne à moi de ses propres mains. Et vous, Esprit de charité et d'amour, délivrez-moi de mes péchés, purifiez mon âme en l'enflammant. Je vous offre toutes les prières, les désirs, les soupirs, les affections que vous adressèrent la Très Sainte Marie et les Saints enfermés dans le Cénacle, avec les mortifications, les larmes et toute les ferveurs des plus grands saints qui ont été et qui seront dans le monde. O vous qui vous avez écouté avec bienveillance leurs cœurs, daignez maintenant écouter et exaucer la demande de mon pauvre cœur. O saints Apôtres, prêtez-moi maintenant votre foi et votre ardent désir afin que je reçoive moins indignement mon et votre Jésus dans mon âme. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prières après la Communion


Que le Ciel et la terre, les Anges et les Saints, et tout ce qui a été créée, exultent au Nom du Seigneur! L'abîme de l'infini, de la puissance, de la Majesté a daigné descendre dans un autre abîme qui est celui de la misère, de l'abjection, de l'avilissement. L'Esprit du Seigneur se trouve maintenant en moi, avec son Verbe! Ce Dieu qui a tout créé et qui n'a pas de limite, occupe maintenant entièrement mon coeur. O Marie, renforcez-moi par vos prières, suppléez à l'insuffisance de mes remerciements, prêtez-moi votre voix pour chanter votre Cantique, à présent que je peux m'exclamer avec vous: « Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit tressaille de joie en Dieu mon Sauveur ». O Epouse de l'Esprit Saint, riche de tous les dons et toutes les grâces, comment un époux aussi puissant pourrait-il refuser une grâce à une épouse aussi fidèle? Je vous adore et je vous aime de tout mon cœur, ô Esprit divin, Dieu Tout-Puissant, amour essentiel du Père et du Fils. O Dieu de bonté et de miséricorde, par votre souffle divin venez donc apporter la grâce à ma pauvre âme! Venez m'enseigner par les langues de feu scintillantes, à parler le langage des Saints. Venez, et par votre lumière éclatante, illuminez-moi; par votre Feu, purifiez-moi; allumez mon coeur et rendez-le ardent de Charité. Source d'eau vive, inondez et enivrez mon âme assoiffée et aride. Esprit de vérité, sans vous je suis dans l'erreur. Esprit d'amour, sans vous je suis un glaçon. Esprit de vie, sans vous, je suis mort. Feu sacré, pureté incomparable, brûlez de vos flammes les plus petites imperfections de mon cœur. O Dieu de bonté, donnez-moi les vertus de votre Esprit, donnez-moi la mansuétude, afin que je corrige la dureté de mon coeur; la bienveillance, afin que je rende le bien pour le mal; la patience, afin que j'acquiers la paix et la perfection qui vous est si chère; la bonté, afin que je devienne simple et bon envers tous; la modestie, pour édifier mon prochain; la continence et la chasteté, afin que je mortifie mes sens et règle mes appétits pour devenir pur à vos yeux. Cette vertu, vous seul pouvez me la donner, ô Seigneur: « Dieu, créée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ». Et je continuerai à dire avec le Roi pénitent: « Ne me repoussez pas loin de votre face, ne m'enlevez pas votre Esprit de Sainteté. Rendez-moi la joie de votre Salut assurez, en moi un esprit magnanime » (Ps 51,12-14). « Que mon cœur soit impeccable en vos préceptes, alors pas de honte sur moi » (Ps 119.80). Mais surtout, donnez-moi la Charité pour que je puisse être uni à vous, à mon prochain, au Ciel, aux Anges, et que je puisse, moi aussi, m'exclamer avec votre Apôtre Paul: « Qui nous séparera de l'amour du Christ? » (Rm 8,35). Et vous, Saints Apôtres et Saints Martyrs qui avez donné votre vie pour Jésus; et vous, jeunes et Saintes Vierges qui, dès votre jeune âge, sans colère, sans dédain, sans vengeance, mais calmement, en souriant, avez défié les couperets, les bûchers, les points de fer et les lits de feu; et vous particulièrement, Saints et Vierges, qui avez triomphé de la chair, obtenez-moi, par vos prières, l'Esprit de Foi, de Zèle, d'amour, de Pureté et de Force, afin que triomphant comme vous sur la terre, je mérite, avec vous, de rendre gloire éternellement au Père, au Fils et au Saint Esprit. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Policastro, le Docteur Vincenzo Mangia, guéri miraculeusement de phtisie par un prodige de la Vierge de Pompéi


C'est un médecin qui atteste du prodige de sa propre guérison. Cette grâce a été déjà publiée dans Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi. « J'ai reçu de la Bienheureuse Vierge du Rosaire, vénérée à Pompéi, la grâce spéciale de rester encore parmi les vivants. La maladie dont je souffrais commença par une suppuration de la région antérieure du cou, et je fus forcé à subir une opération très douloureuse. Le renommé Professeur Frusci m'opéra en trois étapes consécutives, au cours de la seconde quinzaine du mois d'août 1886, secondé par mon très cher ami d'enfance et collègue, le Docteur Michel Capoa. La blessure était en voie d'amélioration, quand le 10 Septembre, je fus pris d'une pleurésie avec exsudation sur le côté gauche, c'est à dire du même côté que la lésion du cou. Le Professeur Frusci, ayant quelques suspicions sur la nature de cette maladie, découvrit des bacilles de Koch, indices de la nature tuberculeuse de la lésion. Le professeur Fazio, ainsi que les professeurs d'Ambrosio et Cacciapuoti confirmèrent le diagnostic de Pleurésie tuberculeuse, et tous, reconnaissant la gravité de la maladie me prescrirent de retourner dans mon pays natal parce qu'ainsi je pourrais au moins mourir entre les bras de mes êtres chers. De retour à Policastro, le mal ne tarda pas à se propager aux poumons et une broncho-alvéolite mortelle fut la conséquence inévitable de la pleurite tuberculeuse. Fièvre, toux, expectoration, hémoptysie, escarres, amaigrissement extrême, tout faisait pronostiquer ma prochaine et inévitable fin. Moi qui ne pouvais plus me faire d'illusion parce que j'étais de la profession, cherchai le calme, nécessaire dans de pareils moments: je m'adaptai à l'idée de la mort, désormais très prochaine. Le Docteur Fatigati s'adressa à ma femme: « Madame, lui dit-il, j'ai la douleur de vous informer qu'il n'y a plus d'espérance pour la vie de votre mari. Le Docteur Mangia est plus près de l'autre vie que de celle-ci », précisa d'un ton douloureux, le Docteur Pugliese au Révérend Recteur du Séminaire Diocésain, le Chanoine D Tommaso Granata. Mon compagnon d'études, le Docteur Gregorio Falconi, dit publiquement à divers amis: « Toutes les ressources de la science sont épuisées, la mort est certaine ». Son Excellence l'évêque de ce diocèse, Monseigneur Guiseppe-Maria Cione, daigna me rendre visite, et je me rappelle encore maintenant avec gratitude le réconfort de sa divine parole. Enfin le Docteur Furiasi enfin à ma femme: « Madame, habituez-vous à l'idée de le perdre ». Le 12 janvier 1889 arriva. Mes joues étaient devenues violacées, mes lèvres livides, mes yeux enfoncés, ma respiration haletante, l'agonie à pas de géant. Toute ma famille était réunie autour de mon lit. Ma sœur Marianne, lisait à voix basse, dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi » les grâces distribuées par la Vierge du Rosaire de Pompéi. Je contemplais son effigie et de temps en temps j'embrassai ses roses bénies. Je priai moi aussi et je fus guéri. Ce même jour, vers une heure de l'après-midi, la fièvre, la toux, tout avait cessé d'un seul coup. Immédiatement, tout le monde cria au miracle ne pouvait expliquer raisonnablement le motif de la guérison instantanée de cette maladie déclarée incurable et qui m'avait conduit presque jusqu'au bord de la tombe. Personnellement, je voulus faire passer encore une année avant de donner publicité au susdit miracle dû à la grâce de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi, afin que personne ne puisse jamais, maintenant que je suis sain, vigoureux et fort comme avant, contester l'évidence, clairement confirmé par de nombreux noms illustres, défiant toute personne qui voudrait les démentir si elle le peut, que les faits que j'ai racontés se sont passés ainsi. De Policastro Bussentino (Salerne), écrit de ma propre main et signé. 24 Août 1890. Docteur Vincent Mangia » (Du Périodique « Le Rosaire et la nouvelle Pompéi, VIIe année, 1890).

HC_20Rosario_20125

09 janvier 2010

Litanies de saint Benoît-Joseph Labre

saint_ben

Saint Benoît-Joseph Labre

1748-1783

Fête le 16 avril


Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit :"Dieu vous veut ailleurs." Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église. Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant :"Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent. Il est le saint des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus. Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883.

benoit_1

Litanies de saint Benoît-Joseph Labre

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, patronne de saint Benoît-Joseph, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, prédestiné du ciel, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, enfant de bénédiction, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, plein d’amour pour Dieu, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, vrai disciple de Jésus-Christ,

Saint Benoît-Joseph, temple très pur de l’Esprit-Saint,

Saint Benoît-Joseph, fidèle à la grâce,

Saint Benoît-Joseph, fervent dans la prière,

Saint Benoît-Joseph, contempteur du monde,

Saint Benoît-Joseph, exemple d’humilité,

Saint Benoît-Joseph, abject à vos propres yeux,

Saint Benoît-Joseph, heureux dans les opprobres,

Saint Benoît-Joseph, pèlerin sur la terre,

Saint Benoît-Joseph, vivant sans asile,

Saint Benoît-Joseph, pauvre volontaire,

Saint Benoît-Joseph, dépouillé de tout,

Saint Benoît-Joseph, charitable pour les autres,

Saint Benoît-Joseph, zélé pour le salut de vos frères,

Saint Benoît-Joseph, amant de la croix,

Saint Benoît-Joseph, héros de la pénitence,

Saint Benoît-Joseph, passionné pour les souffrances,

Saint Benoît-Joseph, avide de mortification,

Saint Benoît-Joseph, admirable de patience,

Saint Benoît-Joseph, doué d’une pureté angélique,

Saint Benoît-Joseph, dévot des quarante-heures,

Saint Benoît-Joseph, adorateur constant de l’Eucharistie,

Saint Benoît-Joseph, zélé serviteur de Marie,

Saint Benoît-Joseph, imitateur de saint François d’Assise,

Saint Benoît-Joseph, gloire nouvelle de l’église d’Arras,

Saint Benoît-Joseph, puissant dans le ciel,

Saint Benoît-Joseph, par votre glorification,

Saint Benoît-Joseph, par votre crédit auprès de Dieu,

Saint Benoît-Joseph, par les miracles accordés à votre intercession,

Saint Benoît-Joseph, par votre ardente charité,

Saint Benoît-Joseph, par tous vos mérites,


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Priez pour nous, saint Benoît-Joseph,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Prions


O Dieu, qui nous offrez dans la personne de saint Benoît-Joseph Labre, votre fidèle serviteur, un nouveau modèle de la perfection évangélique, accordez-nous par son intercession la grâce de suivre ses exemples et de vous aimer, comme lui, de tout notre cœur, afin que, par le mépris de nous-mêmes et de tout ce qui se passe, nous parvenions au bonheur de l’éternité. Nous vous en prions par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

Icon_20BJL_

Biographie de Saint Benoît joseph Labre

cliquez sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1588610.html

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Benoît Joseph Labre (pdf) en cliquant ici

06 janvier 2010

Neuvaine d'Action de grâce à la Reine du Rosaire de Pompéi

805_001__2_

Neuvaine d'Action de grâce à la Reine du Rosaire de Pompéi

Origine de cette Neuvaine d'Action de grâces

Par le Bienheureux Bartolo Longo


« Au mois d'août 1879, me trouvant gravement malade, j'écrivis une formule de prière en l'honneur de Notre Dame de Pompéi pour obtenir ses grâces; c'est la Neuvaine à Notre Dame de Pompéi pour demander des grâces dans les cas désespérés. Plus d'une fois la Sainte Vierge a daigné la bénir, et dans ses diverses apparitions, particulièrement dans celle de Lacédonia,le 28 juillet 1888, la Vierge miséricordieuse a fait connaître avec une ineffable condescendance sa satisfaction d'être invoquée et honorée par le moyen de cette neuvaine. Lors de son apparition chez le commandeur Agrelli, en Mars de 1884, elle a daigné révéler plus clairement la manière dont elle veut être invoquée pour accorder ses grâces. « Que ceux qui veulent obtenir des grâces de moi, disait-elle à la malade Fortunata Agrelli, faisant trois neuvaines et récitant les 15 (depuis 2002, le Rosaire compte 20 Mystères NDLR) Mystères du Rosaire, fassent ensuite 3 neuvaines d'action de grâces ».Depuis le jour où la revue « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi » a rapporté cet événement extraordinaire, combien n'y en a-t-il pas, tant en Italie qu'au-dehors, qui ont expérimenté l'authenticité de cette apparition et obtenu d'innombrables grâces en faisant les trois neuvaines indiquées par la Très Sainte Vierge! Les attestations publiées depuis lors par la Revue en sont l'indiscutable preuve. Aussi m'est-il venu de nombreuses demandes d'écrire une Neuvaine spéciale d'action de grâces, à répéter trois fois, c'est à dire pendant 27 jours après avoir obtenu la grâce demandée, selon la volonté exprimée par la Bienheureuse Vierge Marie. Et, grâce à Dieu, le 15 août 1889, c'est à dire 10 ans après la première publication de la neuvaine pour obtenir les grâces, paru la présente Neuvaine d'action de grâces. De 1889 à 1925, cette dernière neuvaine a été réimprimée 78 fois, à un chiffre de 780 000 exemplaire, et elle a été traduite et imprimé en douze langues étrangères. »


Neuvaine d'action de grâces à la Vierge du Rosaire de Pompéi


Devant l'image de Notre-Dame de Pompéi allumez deux cierges, si vous le pouvez. Puis prenez en mains, votre rosaire, et commencez ainsi:


O Dieu venez à mon aide

Seigneur, hâtez-vous de me secourir

Gloire au Père...


1. Me voici à vos genoux, ô Mère Immaculée de Jésus, vous qui aimez à être invoquée sous le nom de Notre Dame du Rosaire de Pompéi. La joie au cœur, l'âme remplie de la plus vive reconnaissance, je reviens à vous, ô ma généreuse bienfaitrice, ma douce patronne, souveraine de mon cœur, à vous, qui vous êtes montrée véritablement ma Mère, et Mère pleine d'amour pour moi. Je gémissais, et vous m'avez écouté; j'étais affligé, et vous m'avez consolé; j'étais dans les angoisses, et vous m'avez rendu la paix. Des douleurs et des peines mortelles assiégeaient mon cœur, et vous, ô Mère, du haut de votre Trône de Pompéi, vous m'avez rasséréné l'esprit d'un seul de vos regards miséricordieux. Qui s'est jamais adressé à vous avec confiance sans être exaucé? Ah! si le monde connaissait mieux votre bonté, votre compassion pour ceux qui souffrent, comme toutes les créatures recourraient à vous! Soyez bénie à jamais, ô Vierge Souveraine de Pompéi, bénie par moi et par tous, par les hommes et par les anges, par la terre et par le ciel. Amen.


Gloire au Père... Salve Regina...

2. Je rends grâce à Dieu et à vous, Divine Mère, des nouveaux bienfaits qui m'ont été accordés par l'effet de votre bonté et de votre miséricorde. Que serai-je devenu su vous aviez repoussé mes soupirs et mes larmes? Je supplie les Anges du Paradis, les chœurs des apôtres, des martyrs, des vierges et des confesseurs de vous remercier pour moi. Je fais la même prière à ces innombrables âmes jadis pécheresses, qui ont été sauvées par vous et qui jouissent maintenant au Ciel de la vision de votre immortelle beauté. Je voudrais vous voir aimée de toutes les créatures et entendre le monde entier se faire l'écho de mes actions de grâces. Que puis-je vous offrir, ô Reine, si riche en bonté et en magnificence? Je vous consacre ce qui me reste de vie, et je l'emploierai a propager partout votre culte, ô Vierge du Rosaire de Pompéi, vous dont l'invocation m'a valu les grâces du Seigneur. Je répandrai partout la dévotion de votre Rosaire, je dirai à tous les miséricordes que vous avez obtenues pour moi et je ne cesserai de redire vos bontés à mon égard, afin que même ceux qui sont d'indignes pécheurs, comme moi, s'adressent à vous avec confiance à vous.

Gloire au Père... Salve Regina ...

3. Quels noms vous donnerai-je, ô blanche colombe de paix? Sous quels titres vous invoquerai-je vous que les saints docteurs ont appelée Maîtresse du monde, Porte de la Vie, Temple de Dieu, Palais de Lumière, Gloire des Cieux, Sainte entre les saints, Prodige des prodiges, Paradis du Très-Haut? Vous êtes la trésorière des grâces, la Toute Puissance suppliante, que dis-je? La Miséricorde même de Dieu descendant sur les malheureux. Mais je sais aussi, qu'il vous est doux d'être appelée Reine du Rosaire de Pompéi. Et en vous donnant ce titre, je sens la douceur de votre nom mystique, ô Rose du paradis transplantée dans cette vallée de larmes pour adoucir nos angoisses, à nous, pauvres exilés, enfants d'Ève; Rose symbole de charité, plus odorante que tous les arômes du Liban, vous qui dans cette vallée attirez, par le parfum de votre suavité céleste, le cœur des pécheurs vers le Cœur de Dieu. Vous êtes la Rose éternellement fraiche, qui, arrosée par les eaux du Ciel, avez jeté vos racines dans la terre desséchée par une pluie de feu; la Rose d'une beauté Immaculée, qui avez fait du lieu de la désolation le Jardin des délices du Seigneur. Loué soit Dieu pour avoir rendu votre nom si digne d'admiration! Bénissez, ô peuple, le Notre de Notre Dame de Pompéi, car toute la terre est pleine de miséricorde.


Gloire au Père... Salve Regina...


4. Du milieu des tempêtes qui m'avaient submergé, j'ai levé les yeux vers vous, nouvelle étoile d'espérance, apparue de nos jours au dessus de la vallée des ruines. Du fond de mes amertumes j'ai élevé la voix vers vous, ô Reine du Rosaire de Pompéi; et j'ai éprouvé la puissance de ce titre qui vous est si cher. Je m'écrierai donc toujours: je vous salue, ô Mère de miséricorde, océan de grâces, de bonté et de compassion! Qui chantera dignement les gloires nouvelles de votre Rosaire, les récentes victoires de votre chapelet? Au monde qui s'arrache des bras de Jésus pour se livrer au démon, vous préparez le salut dans cette vallée où Satan dévorait les âmes. Vous avez refoulé aux pieds en triomphatrice les restes des temples païens; et sur les ruines de l'idolâtrie vus avez placé le triomphe de votre souveraineté. Vous avez changé la lande de la mort en une terre de résurrection et de la vie; et sur le sol subjugué par votre ennemi vous avez planté la citadelle, le refuge o vous recevez les peuples pour les sauver. Et voici que vos fils répandus dans le monde vous ont élevé en ce lieu un trône, vrai signe de vos prodiges, trophée de vos miséricordes. Du haut de ce trône, vous m'avez appelé, moi aussi, parmi vos enfants de prédilection, et le regard de votre commisération s'est reposé sur moi, pauvre malheureux. Que vos œuvres soient éternellement bénies, ô ma souveraine! Et que bénis soient tous les prodiges opérés par vous dans la vallée de la désolation et de la ruine!


Gloire au Père... Salve Regina ...


5. Que toutes langues fassent retentir votre gloire, ô Marie! Et que le soir redise au matin le concert de nos bénédictions! Tous les peuples vous appellent Bienheureuse; que toutes les plages de la terre, que toutes les régions des cieux répètent que vous êtes bienheureuse! Et moi aussi je vous appellerai trois fois bienheureuse, avec les Anges; avec les Archanges; avec les Principautés: trois fois Bienheureuse avec les Puissances Angéliques, avec les Vertus des Cieux avec les Dominations. Je vous proclamerai Bienheureuse parmi les Bienheureux, avec les Trônes, avec les Chérubins, avec les Séraphins. O ma souveraine Libératrice, ne cessez pas d'abaisser vos regards miséricordieux sur notre famille, sur notre nation, sur l'Église tout entière. Et surtout, ne me refusez pas la grâce des grâces, c'est à dire que jamais ma fragilité ne me sépare de vous. Faite que je persévère jusqu'au dernier soupir dans cette foi et cet amour dont brûle en cet instant mon âme. Et que tous ceux qui concourent à l'érection de votre Sanctuaire de Pompéi soient un jour du nombre des élus! O couronne du Rosaire de ma Mère, je vous serre sur mon cœur et je vous couvre de baisers respectueux (ici embrassez votre chapelet). Vous êtes la voie qui mène à toutes les vertus, le trésor des mérites pour l'éternité, le présage de ma prédestination, la chaîne solide qui enlace l'ennemi, la une source de paix pour celui qui vous honore pendant la vie, un gage de victoire pour qui vous porte à ses lèvres à l'instant de la mort. Dans cette heure suprême, je vous attends, ô ma Mère: votre apparition sera le signal de mon salut; votre Rosaire m'ouvrira les portes du Ciel. Ainsi soit-il.


Gloire au Père... Salve Regina...


Priez pour nous, ô Reine du Très Saint Rosaire,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


O Dieu et Père de Notre Seigneur Jésus-Christ, vous qui nous avez appris à recourir à vous avec confiance et à vous appeler Notre Père qui êtes aux cieux, ô Dieu de bonté, dont le propre est la Miséricorde et le pardon, nous vous demandons par l'intercession de l'Immaculée Vierge Marie, de nous exaucer, nous qui nous glorifions du titre d'enfants du Rosaire; daignez agréer nos humbles actions de grâces pour les dons que vous nous avez prodigués; et rendez chaque jour plus glorieux, rendez impérissable le trône que vous avez élevé à Marie dans le Sanctuaire de Pompéi. Nous vous en prions par les mérites de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.


Dire un Je Vous salue Marie en l'honneur du Bienheureux Bartolo Longo

545_001

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 02:30 - - Commentaires [10] - Permalien [#]
Tags : , , ,

04 janvier 2010

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 12/15

770_001__2_

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo


12

Douzième Samedi

Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ

(Luc 24, Actes 1)


Considère, ô mon âme, le fait qu'une fois ressuscité, Jésus voulut demeurer encore, dans toute sa gloire, sur la terre, pendant quarante, apparaissant de temps en temps à ses disciples pour les confirmer encore plus dans la foi de sa vraie Résurrection. Mais il ne voulut pas se montrer continuellement à leurs yeux, afin de les habituer à croire en lui sans le voir, tout comme nous croyons Dieu présent partout et Dieu fait homme dans les Sacrements Eucharistiques. Jésus voulu demeurer glorieux sur la terre pendant quarante jours pour essayer de compenser toutes les larmes et les soupirs des justes qui l'avaient attendus pendant quarante siècles. Enfin le moment fixé arriva: après avoir donné à ses Apôtres tous les pouvoirs pour administrer les Sacrements, après leur avoir prescrit d'instruire et de baptiser le monde, il leur ordonna de se rassembler sur le mont des Oliviers. « Alors, au cours d'un repas qu'il partageait avec eux, il leur enjoignit de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'y attendre ce que le Père avait promis, « ce que, dit-il, vous avez entendu de ma bouche: Jean, lui a baptisé avec de l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés sous peu de jours ». Etant donc réunis, ils l'interrogeaient ainsi: « Seigneur, est-ce maintenant le temps où tu vas restaurer la royauté en Israël? » Il leur répondit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moment que le Alors qu'ils étaient venus ensemble, ils lui demanda, "Seigneur, est-ce la pour reconstruire le royaume d'Israël? Mais il a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moment que le Père a fixés de sa seule autorité. Mais vous allez recevoir une force, celle de l'Esprit Saint qui descendra sur vous. Vous serez alors mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre » (Actes 1.4 à 8). Adore, ô mon âme, ton Sauveur, au moment où il va monter au Ciel: réjouis-toi avec lui de son glorieux triomphe et des honneurs qu'il va recevoir de la part de son Père Céleste et de tous les Esprits Bienheureux. Demande-lui, dès à présent, et avec ferveur, l'esprit de la foi; et pénétré de cet esprit, va à Jérusalem: observe comment le Sauveur sort de cette ville ingrate et se dirige vers le mont des Oliviers, accompagné de sa divine Mère, des Apôtres, de ses premiers disciples et de nombreuses Saintes Femmes, en tout plus cinq cents personnes. Le Seigneur a voulu que cette foule fut témoin de son Ascension pour raffermir les hommes dans la croyance qu'il est maintenant notre Avocat auprès de son Père et notre grand Pontife, plein de compassion pour notre misère qu'il a connue pendant sa vie mortelle. Unis-toi à Marie, en la priant de te faire participer à sa foi, et suis-la jusqu'au Mont des Oliviers. Écoute avec profond respect et vénération les dernières paroles de Jésus: il reproche à ses Apôtres leur peu de foi en sa résurrection, en la promesse du Saint Esprit. Jette un regard tendre et respectueux sur Jésus qui est le point de monter au ciel: ses yeux divins qui avait versé tant de larmes, qui étaient devenus vitreux et mourants sur la Croix, sont maintenant plus scintillants que le soleil. Sa tête vénérable n'est plus ensanglantée, ni couronnée d'épines, mais au contraire elle est couronnée de gloire immortelle. Toutes les plaies qui déformaient son corps lui donnent maintenant une splendeur divine, et au lieu de le faire passer pour un sujet d'opprobre et d'infamie, elle contribuent plutôt à sa gloire et à la splendeur de son triomphe. Avec Marie et les apôtres qui sont embrasés d'une ardeur céleste et soutenus par une espérance vivifiante, regarde Jésus qui, devenu visible à tous, lève les mains pour bénir une dernière fois ceux qui lui sont chers et qui, doucement, commence à s'élever vers le Ciel.


«Puis il les emmena jusque vers Béthanie et, levant les mains, il les bénit. Et il advint, comme il les bénissait, qu'il se sépara d'eux et fut emporté au Ciel » (Lc 24.50-51). Quel spectacle! Quelle merveille! Les disciples n'avaient jamais vu une chose aussi étonnante. Il l'avaient vu, avant sa mort, marcher sur les eaux; il s'était trouvé parmi eux, dans le Cénacle, malgré les portes fermées. Mais ici, Jésus est avec eux et pendant qu'ils lui parlent et pendant qu'il leur parle, il s'élève dans les airs. Ils le contemplent, mais ils ne le possèdent plus: une nuée blanche l'entoure puis le dérobe à leur yeux. Il l'ignorent point où il va, parce qu'il le leur a souvent dit. Il monte au ciel, d'où il était descendu, il retourne vers son Père qui l'avait envoyé sur la terre. Il va l)à où ils ne peuvent pas encore aller, mais où ils iront un jour; il va occuper la place qui lui est due et préparer les sièges qu'il leur a promis ainsi qu'à nous tous. Il va prendre place à la droite de son Père et se reposer en son sein, dans ce Paradis où il nous appellera tous pour jouir du bonheur éternel. Pourquoi mon coeur ne reste-t-il pas ému devant un tel spectacle? Ouvre-toi ô coeur froid qui est le mien, à la plus sûre espérance et détache-toi pour toujours de la terre pour ne vivre que dans le désir du Ciel. Les Anges, les Archanges, toutes les Puissances Célestes viennent au devant de leur Roi. Tous les Justes, morts depuis que le monde fut monde, et tous ceux qui ont ressuscités avec Jésus-Christ, s'unissent à lui pour l'accompagner dans son glorieux triomphe! Adam, Eve, Abel, Mathusalem, Job, Tobie, Abraham, Isaac, Jacob, les saints prophètes Isaïe, Jérémie, le saint roi David, Saint Joseph, Sainte Anne Saint Joachim, Saint Jean le Baptiste, Zacharie et Elisabeth, les saints Mages, le saint vieillard Siméon et Anne, le bon larron. La chair avait été chassée du Paradis, mais en la personne du Verbe fait chair, elle entre au Ciel. « Portes, levez vos frontons, levez-vous, portails antiques, qu'il entre le Roi de Gloire! Qui est-il? C'est Yahvé, le fort, le vaillant, Yahvé, le vaillant des combats » (Ps 24,7-8). C'est en vertu de ces titres que Jésus va s'asseoir à la droite de son Père et c'est là qu'il fera asseoir tous ceux qu'il a libérés. C'est là qu'il attend ceux qui croient en lui et qui profiteront des fruits de sa rédemption. Qu'ils sont nombreux ceux qui y sont déjà assis! Et avec quels yeux il regardent la terre et tout ce qui forme l'humanité! O mon âme, c'est vers le Ciel que tu dois toujours diriger ton coeur et ton esprit, ce Ciel qui est le terme de ton voyage mortel, ce Ciel qui est le lieu de ton repos. La Foi t'enseigne: « Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente, mais nous recherchons celle de l'avenir » (He 13,14). Renforce donc ta foi en considérant que la terre n'est pas ta patrie, mais en tant que citoyen du ciel et pèlerin sur cette terre, tu n'est ici que de passage et toujours en attente de ton retour et de ton installation là-bas. Fais donc des efforts, en ce jour, pour raviver en toi la Foi dans la vérité chrétienne, détruisant les fausses illusions de bonheur que tu t'étais formées sur les biens trompeurs de la terre et sur les folles et vaines choses de ce monde qui proviennent seulement de l'illusion des sens et de la corruption du coeur. La foi est l'œil et la raison du Chrétien et le fondement de notre salut éternel. « C'est la garantie de tous les biens que l'on espère » (He 11,1). Le paradis est donné en récompense à la Foi. «Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; celui qui ne croira pas, sera condamné » (Marc 11:16). Par la foi, Jésus demeure en nous et nous en lui; par elle, il nous dirige et, par elle ses Mystères et sa Vie nous sont communiqués.


O mon âme, si tu réfléchis à la récompense promise, toutes les fatigues te sembleront légères, toutes les maladies supportables. Tu préfèreras souffrir la pauvreté et la privation plutôt que de jouir des commodités de la vie. Tu supporteras paisiblement les injures et les torts, tu fermeras les yeux sur les fausses splendeurs du monde pour qu'elles ne t'éblouissent pas, ayant toujours en toi présent que tout le faste et la gloire de ce monde finissent dans les cendres de ton sépulcre la tombe, que l'homme le veuille ou qu'il ne le veuille pas. L'âme séparée du corps n'emportera rien avec elle, rien d'autre que ses oeuvres, qui serviront: à sa gloire, si elles sont bonnes, à sa confusion, sil elles sont mauvaises. Pour ne pas perdre la pensée de l'éternité, Saint Macaire, Saint Antoine et les Saints Stylites abandonnèrent les villes et peuplèrent les déserts; Saint Benoît, Saint Bernard, Saint Dominique et Saint François s'enfermèrent dans des cloîtres, et en se sanctifiant eux-mêmes, ils sanctifièrent leur prochain. Considère maintenant, ô mon âme, quelle doit être la vie d'une âme prise du désir de la vie éternelle, qui dirige donc toutes ses pensées et toutes ses action vers Jésus-Christ, comme l'ont fait les Apôtres. « Et comme ils étaient là, les yeux fixés au Ciel pendant qu'il s'en allait, voici que deux hommes vêtus de blanc se trouvèrent à leur côtés, il leur dirent: « Homme de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à en regarder le ciel? Celui qui vous a été enlevé, ce même Jésus viendra comme cela, de la même manière dont vous l'avez vu s'en aller vers le ciel » (Actes 1:10-11). Les apôtres étaient donc, à ce moment-là, immobiles, indifférents à tout ce qui se passait sur la terre, insensibles à toute distraction, enflammés d'ardeur céleste, soutenus par une espérance réjouissante, animés d'une Foi vive. Bien qu'ils ne voyaient plus Jésus, il continuaient à regarder vers le ciel. «  Pour eux, s'étant prosternés devant lui, ils retournèrent à Jérusalem en grande joie du Mont des Oliviers, la distance n'est pas grande, celle d'un chemin de Sabbat » (Lc. 24,52 et Ac 1,12). La joie spirituelle est donc le fruit de l'obéissance qui fait succéder la prière à l'action et l'action à la prière. Les Apôtres obéirent à l'avertissement de l'ange et toi tu obéiras à tes supérieurs qui remplissent auprès de toi les fonctions des Anges. Obéis aux exigences de tes devoirs qui te sont donnés par la volonté de Dieu. Ne crains pas de quitter le Mont Saint, c'est-à-dire la contemplations, pour retourner en ville, c'est à dire aux occupations ordinaire que Dieu exige de toi. Rappelle-toi que Jésus monta au Ciel du haut de cette montagne, au pied de laquelle il avait commencé sa Passion. Au pied de ce Mont, le Divin Maître a été vu prostré, agonisant, puis relevé, lié, emmené comme un malfaiteur... Par conséquent, c'est par les humiliations et par les souffrances, qui te rabaissent aux yeux des hommes que tu monteras sur la montagne de gloire qui est au Ciel. O mon Jésus, plein de reconnaissance et d'amour, je me réjouis avec vous de votre gloire et de votre triomphe sur vos ennemis. Mais rappelez-vous, ô mon divin Sauveur, que pour me racheter, vous avez versé tout votre sang et que vous êtes monté au ciel pour me préparer une place, comme vous vous l'avez dit vous-même. Rendez-moi digne de l'occuper un jour: soutenez-moi par votre grâce, afin que je puisse atteindre ce royaume céleste si convoité. Armez-moi de votre force afin que je puisse vaincre tous mes ennemis qui voudraient m'empêcher d'y parvenir. Marie, Mère de la merveilleuse espérance, avec votre amour et votre grâce, rendez-moi facile le chemin qui doit me conduire au ciel. Ainsi soit-il.


Vertu: Le désir du ciel.

Pratique: Tout comme les premiers chrétiens,faites ressortir, dans toutes vos actions, la foi qui vous anime. « Le juste vit de la foi ». Ne laissez pas votre cœur se laisser prendre par des paroles à des futiles ou par de vaines apparences. Méprisez les distractions de ce monde dans l'espérance des joies éternelles, en compagnie des Anges. Dans toutes les épreuves, dites « Tout doit passer en ce monde; nous n'avons pas ici de demeure stable et nous ne devons aspirer qu'à l'éternité ». Répétez trois fois par jour: « Quand donc, ô mon Seigneur, me sera-t-il donné de votre votre beau visage? ».


Oraison jaculatoire: O Marie, escalier qui mène au paradis, emportez-moi avec vous vers la beauté des biens éternels.


Prière avant la Communion du Douzième Samedi


O Jésus, vous êtes monté au ciel pour nous préparer une place dans votre gloire, mais votre cœur brûlant d'amour souffrait de nous laisser orphelins sur cette terre. Et vous vous êtes donné vous-même à nous, dans ce Sacrement d'amour, et mon âme, prostrée dans la poussière et dans l'abîme de son néant, révère, adore et bénit le souvenir du plus affectionné des pères, du plus doux des entre frères, du plus tendre des époux, don digne seulement d'un Dieu. En ce Ciboire sacré, je reconnais le puits de Sichem d'où naissent des sources d'eau vive montant vers une vie éternelle. Vous vous lassé de mes iniquité et malgré tout, parce que vous êtes patient et bon, vous attendez mon âmez pour lui redonner des forces grâce à votre Chair immaculée et à votre Sang divin, comme vos avez attendu, un jour, la Samaritaine, pour la conduire à la vie éternelle. Mon âme traîtresse et parjure attend ici, à vos pieds, que, par le don de votre amour, vous lui pardonniez comme vous l'avez fait pour la femme adultère. Ici, je vous dirai avec le publicain: « Mon Dieu, ayez pitié du pécheur que je suis! » (Lc 18:13). Ici avec Marie Madeleine, je voudrais baigner vos pieds de mes larmes de regret pour pouvoir entendre, ce matin, dans mon coeur, les mêmes douces paroles que vous lui avez dites: « ses nombreux péchés lui sont remis pare qu'elle a montré beaucoup d'amour... Tes péchés sont remis » (Lc 7,4748). Mais si je ne possède pas l'amour de Marie Madeleine, qui d'autre que vous peut me le donner, vous qui êtes Amour éternel, Amour infini, Amour immense? Attirez-moi donc à vous ô mon Dieu. Préparez-moi vous-même afin que je puisse vous recevoir dignement avec l'Esprit Saint. Et vous, Saints Patriarches, qui des Limbes, êtes allés au Paradis; et vous, Saints Apôtres et Disciples, témoins du triomphe du Sauveur; et vous Anges, qui avez cortisé Jésus au moment de sa gloire, communiquez-moi votre reconnaissance, vos adorations, vos affections, vos bénédictions en cet instant où Dieu, par un excès d'amour, s'unit à sa créature pour la sortir de l'abjection et la rendre digne du paradis. Et vous, Vierge immaculée et Mère très aimée, pleine d'espérances et d'amour sans bornes, vous avez vu votre bien-aimé monter au ciel. Allumez ma foi, ravivez mon espérance, et renforcez ma charité; bénissez-moi, acceptez les fatigues et obtenez-moi la persévérance finale afin que je mérite, par cette communion, la couronne éternelle du Ciel. Et vous, glorieux saint Joseph, mon père bien-aimé qui, en ce jour, êtes monté au Ciel avec Jésus, admis dans les splendeurs de sa gloire, priez pour moi et obtenez-moi une union d'amour très solide avec Jésus, afin que je ne puisse jamais plus me séparer de lui, ni sur la terre, ni dans le Ciel. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


O mon Jésus, Sauveur bienfaisant et plein de douceur, Epoux de mon âme, vous êtes tout à moi! En ce moments solennel où vous, Dieu infini, êtes tout un avec la pauvre créature que je suis, en présence de tout le Ciel qui, avec moi, vous adore, je m'abandonne à votre amour, dans l'espérance que vous me donnerez tout ce qui me manque pour aimer éternellement. En montant au ciel, vous m'y avez indiqué le plus sûr chemin pour y parvenir, vous m'y avez laissé l'échelle la plus solide pour y grimper: la Foi. Je ne cherche pas, comme votre apôtre Thomas, à ce que vous me fassiez toucher vos Plaies: non! Vos paroles me suffisent: « Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru » (Jn 20,29). Je ne veux rien voir en ce monde, ô mon Jésus; je veux vivre de Foi et d'espérance. Et aujourd'hui, en présence de tout le ciel et la terre, je vous reconnais vrai Dieu et vrai Homme, le Fils unique du Divin Père, la seconde personne de la Très Sainte Trinité, le Verbe de Dieu fait chair dans le sein très pur de Marie, de qui vous êtes l'unique vrai Fils. Je crois que pour l'amour de moi, vous avez, pendant trente trois ans, mené une vie pénible faite de labeurs et de douleurs, et que vous avez donné, pour finir, votre Vie et tout votre Sang pour me sauver. Et par un miracle encore plus grand, par un miracle d'amour, vous avez toujours voulu rester toujours parmi les fils des hommes dans ce Sacrement de l'Eucharistie. Je crois et je confesse, que par votre vertu, vous êtes ressuscité glorieux trois jours après votre mort; et maintenant, vous êtes assis à la droite du Divin Père, ouvrant les portes du paradis à vos disciples, auxquels, pour récompense de la foi professée sur la terre, vous destinez les trônes glorieux enlevés à Lucofer et à ses Anges. Je crois aussi, ô mon Dieu, à tout ce que vous avez révélé à ma mère, l'Église catholique Apostolique Romaine, hors de laquelle il l'y a pas de salut.. Mais je dirais avec vos apôtres: « Augmentez en nous la foi! » (Lc 17.6). « Je crois! Venez en aide à mon peu de Foi » (Mc 9,24). O mon Jésus, donnez-moi cette foi vive qui est efficace pour la charité, afin que je regarde avec mépris les choses de la terre; une Foi constante, généreuse, héroïque, semblables à celle des apôtres et des martyrs: une Foi foi qui se maintienne entre les tentations les plus dangereuses sans se corrompre, entre l'adversité et les persécutions sans s'abattre; une Foi forte et ardente, qui me rend toujours prêt à combattre, à souffrir, à tout perdre, à verser mon sang, si vous me le demandez, ou tout au moins à préparer mon âme au martyre. Et vous, ô Marie, Vierge fidèle, qui êtes bienheureuse parce que vous avez cru, vous êtes le miroir de la vraie Foi et le modèle de tous les chrétiens, obtenez-moi de votre Fils, la foi vive et efficace pour la charité, afin qu'en pensant continuellement à l'autre vie, je considère comme folie toutes les choses de la terre; détachez mon coeur des faux plaisirs des sens et du monde et dirigez mes actions à la lumière de cette Foi qui, ainsi que le dit l'Apôtre, est le fondement de ce que nous espérons, c'est à dire la vie éternelle. O saints martyrs, qui, au nom de cette Foi, avez versé votre sang, venez soutenir ma pauvre Foi si faible, et rendez-la vigoureuse et forte comme la vôtre par cette nourriture de résurrection et de vie. O saints patriarches, Saints Prophètes, Saints Rois, vous qui vivez dans la foi du futur Rédempteur et qui êtes sortis des Limbes grâce à lui et qui l'avez accompagné le jour de l'Ascension, vénérez-le pour pour moi: priez tous pour moi afin qu'au jour de ma mort, je puisse m'unir à vous pour jouir de sa gloire au Ciel et le louer durant l'éternité. Et vous, Saint Joseph, mon Père glorieux qui, reposant près d'Abraham dans les Limbes des Patriarches, attendiez ce jour de triomphe de votre fils adoptif, de ce Jésus que vous avez nourri grâce à votre labeur et dont sa gloire à rejaillu sur vous, en ce jour, priez pour moi et obtenez pour moi, de votre Jésus, cette foi vive et cette espérance d'aller au Ciel. Faites-moi vivre détaché de la terre en attendant le jour où je m'unirai à vous au Ciel. Obtenez-moi aujourd'hui de Jésus cette bénédiction que j'espère avoir au moment de ma mort. O mon Sauveur, en ce jour où je célèbre la mémoire de votre glorieuse Ascension, je vous embrasse et je me prosterne à vos pieds pour vous demander votre sainte bénédiction. Accordez-la moi, ô Seigneur, tout comme vous l'avez accordée à vos Disciples et qu'elle soit le gage de la vie éternelle promise. O Jésus, quand donc monterai-je avec vous au Ciel? Quand donc me sera-t-il donné de m'unir à vous pour toujours? Courage, ô mon âme, la finalité est le Ciel, et tu n'en est pas loin. Que la terre semble vile et méprisables quand je contemple le ciel! O Ciel, doux objet de mes espérances, possédez mon coeur, accaparez-vous de mes pensée, car vous êtes le but de mes soupirs et l'unique objet de mes désirs. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

A Serrano, sauvé de l'incendie grâce à la médaille de la Vierge de Pompéi


Le Révérend Père Don Antonio Sindico, de Serrano, dans la province de Lecce, envoya le 1er Mars 1887, à l'Avocat Bartolo Longo, Directeur du Périodique « Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », la déclaration suivante destinée à être publié dans le journal de la Madonna di Pompei. « Honorable Avocat, j'ai le plaisir et le devoir de me rende à l'autel de cette grande Reine des Victoires dans sa vallée de prédilection, pour la remercier chaleureusement de la grâce qu'elle a voulu me concéder. Comme vous devez vous le rappeler, le 14 Janvier vous m'avez expédié une grande médaille en argent de la Vierge miraculeuse de Pompéi. Je ne saurais décrire la joie que j'ai éprouvée quand je l'ai eue entre les mains! Je la portai aussitôt autour de mon cou, durant la nuit avec le Chapelet. Marie accueillit favorablement ce geste d'affection, et voulut me récompenser aussitôt, le même jour, et ceci de la manière suivante: Dix heures quinze du soir avait à peine sonné quand, selon notre habitude, je me suis séparé de ma petite famille pour me retirer dans ma chambre à coucher. Après m'être mis au lit, j'éprouvais le besoin de lire. J'éteignis la lampe à huile et j'allumai une chandelle que je plaçai près de la tête du lit. J'étais en train de lire quand une forte envie de dormir me prit tout d'un coup, si bien que je ne pris pas la peine d'éteindre la chandelle. Celle-ci se consuma entièrement mettant ensuite le feu à la couverture et au matelas. Et pendant ce temps-là, je dormais paisiblement, malgré la fumée et l'odeur de laine brûlée qui était si désagréable que ma mère, qui dormait trois chambres plus loin, en fut incommodée. Cette nuit-là donc, je dormi si profondément que je me réveillai plus tard qu'à l'accoutumée. En pleine forme après un sommeil aussi profond, je m'apprêtai à me lever quand, posant ma main sur le bord du lit, je me rendis compte d'un coup que mon lit était non seulement brûlant, mais complètement carbonisé!... Un tremblement d'horreur me parcourut le corps quand je me rendis compte du péril encouru. Mais qui avait pu éteindre le feu, ou tout au moins empêcher qu'il me brûle ou m'asphyxie? J'y réfléchis pendant un bon moment et puis je me souvins de la chère médaille de la Vierge de Pompéi, que j'avais, avec le Chapelet, mis autour du cou! Alors je me suis dit: « J'ai été sauvé du feu par le miracle de Marie et de son Rosaire! » Et tout de suite, je suis descendu à l'église pour célébrer le Saint Sacrifice de la Messe en remerciement à la Vierge de Pompéi pour la grâce obtenue. Par gratitude à cette grande Bienfaitrice, j'ai commencé à réciter publiquement le Rosaire chaque soir et vu le grand nombre de dévots qui y participent, je suppose que j'en retirerais de grands bénéfices spirituels d'une pareille dévotion. Je me propose de continuer toujours cette pratique pour être compté parmi les plus fervents et les plus zélés diffuseurs du Rosaire de Marie et de son cher Sanctuaire de Pompéi. Serrano (Lecce), 1e Mars 1887. Antoine Sindico »

102_001