18 février 2010

Neuvaine au Saint Esprit

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Neuvaine au Saint Esprit

Bienheureux Frédéric Jansoone


Cette Neuvaine peut être faite à un temps quelconque de l'année, en public ou en particulier.


Prélude

Pour le jour de l'Ascension, veille de la Neuvaine


Entre toutes les Neuvaines, dit saint Alphonse de Liguori, celle dû Saint-Esprit tient le premier rang, parce qu'elle a été célébrée d'abord par les Apôtres et la sainte Vierge dans le Cénacle et qu'elle est riche de tant de prodiges et de dons précieux, surtout des dons de l'Esprit-Saint lui-même, que Jésus-Christ nous a mérités par sa Passion. C'est ce que Notre Seigneur a voulu nous apprendre, lorsqu'il dit à ses disciples que s'il ne mourait, il ne pourrait nous envoyer le Saint-Esprit. Nous savons en outre, par la foi, que le Saint-Esprit est l'amour que se portent mutuellement Dieu le Père et le Verbe Eternel; c'est pourquoi le don de l'amour que le Seigneur accorde à nos âmes et qui est le plus grand de tous les dons, est spécialement attribué au Saint-Esprit, selon ce que dit l'Apôtre que la charité de Dieu est répandue en nos cœurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. Il convient donc que dans cette Neuvaine, nous considérions principalement le grand prix de l'amour divin, afin que nous en concevions un vif désir et que nous tachions de l'obtenir par de pieux exercices « et surtout par de ferventes prières, puisque Dieu l'a promis à qui le demande humblement. » « Il faut aimer Dieu, et l'aimer par-dessus toutes choses: c'est le premier et le plus grand commandement. Plus on aime Dieu, plus on est saint. Or, un grand Saint disait que c'est l'oraison qui introduit l'amour divin dans le cœur de l'homme; mais c'est la mortification qui ôte les affections terrestres et le rend capable de recevoir ce feu sacré. Plus la terre occupe de place dans un cœur, moins il en reste au saint amour. La sagesse divine ne se trouve point chez ceux qui vivent, dans les délices. C'est pourquoi les Saints se sont toujours efforcés de mortifier, autant qu'ils pouvaient, leurs sens et leur amour propre. Les Saints sont peu nombreux : mais nous devons vivre avec le petit nombre, si nous voulons nous sauver avec le petit nombre, nous-dit un illustre solitaire, saint Jean Climaque.  Ainsi, pour devenir saint, il faut avant tout en avoir le désir, et un désir accompagné d'une ferme résolution. Il en est qui désirent toujours, mais qui ne mettent point la main à l'œuvre. Sainte Thérèse disait que le démon n'a point peur de ces âmes irrésolues; mais que, d'un autre côté, Dieu aime les âmes courageuses. Le démon cherche à nous faire prendre pour de l'orgueil» la pensés de faire de grandes choses pour Dieu; ce serait de l'orgueil, si nous prétendions faire ces choses en comptant sur nos propres forces; mais il n'y a point d'orgueil à prendre la résolution de se sanctifier, en se confiant en Dieu, disant avec l'Apôtre: « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Il faut donc s'armer de courage et se mettre à l'œuvre. La prière peut tout. Ce que nous ne pouvons par nos propres forces, nous le pouvons avec l'aide de Dieu qui a promis de nous accorder tout ce que nous lui demanderions. Pour mieux faire cette neuvaine, nous nous transporterons en esprit au saint Cénacle et là nous nous unirons aux Apôtres qui tous, en attendant la descente du Saint Esprit, persévéraient unanimement dans la prière, avec les saintes femmes, et avec Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères.


Antienne: O Roi de gloire, Dieu des vertu, qui êtes monté aujourd'hui triomphant au-dessus de tous les cieux, ne nous laissez pas orphelins, mais remplissez la promesse du Père, envoyez-nous l'Esprit de vérité. Alléluia.


Prière


Faites, nous vous en prions. Dieu tout-puissant, que croyant fermement que votre Fils unique, notre Rédempteur, est aujourd'hui monté au ciel, nous y habitions aussi nous-mêmes en esprit par l'ardeur de nos désirs. Ainsi soit-il.


Plan de la Neuvaine


Nous allons pendant les sept premiers jours de la Neuvaine faire une brève considération sur chacun des sept dons du Saint-Esprit, que nous terminerons chaque jour par une belle prière de Saint Alphonse pour obtenir ce précieux don et pour être préservé du vice qui lui est contraire. Le huitième et le neuvième jour, nous formerons notre bouquet spirituel, en faisant une méditation courte, mais substantielle, sur les grandes vérités de notre salut. Enfin le saint jour de la Pentecôte, nous adresserons au Saint-Esprit une humble mais touchante supplique du même saint Alphonse, avec quelques prières liturgiques que la sainte Eglise, notre Mère, chante au jour de cette grande solennité.

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Premier jour

Le Don de crainte

Vice opposé à ce don: l'orgueil


« La crainte est un don du Saint-Esprit qui nous fait craindre Dieu comme un Père, et fuir le péché parce qu'il lui déplaît ». La crainte du Seigneur, dit le saint Roi David, est le commencement de la Sagesse. La crainte du Seigneur, ajoute le Sage, est là véritable gloire et un juste sujet de se glorifier; c'est une source de joie et une couronne d'allégresse, la crainte du Seigneur réjouira le cœur; elle donnera la joie, l'allégresse et une longue vie. Celui qui craint le Seigneur, se trouvera heureux à la fin de sa vie et il sera béni au jour de sa mort: car, la crainte du Seigneur chasse le péché et elle donne la plénitude de la paix et les fruits de salut. Les sept dons du Saint-Esprit sont opposés aux sept péchés capitaux. Le don de crainte est opposé à l'orgueil. Pour l'orgueilleux, c'est-à-dire pour un homme qui n'a plus la crainte du Seigneur, plus de prière sérieuse, plus de vigilance sévère et soutenue, plus de conseils demandés ou acceptés: plein de lui-même, il sait tout, il a tout vu, il se suffit en tout: lui est toujours lui. Présomptueux, tranchant, hautain, rampant devant le fort, despote à l'égard du faible, égoïste, querelleur, haïssable à tous et ingouvernable, il devient la preuve vivante de cette vérité: que « l'orgueil est la déformation la plus radicale de la nature humaine » parce que celui qui met sa confiance en ses propres pensées, dit l'Esprit-Saint, agit en impie ». Cette déformation conduit à la dissolution de tous les biens sociaux, et donne naissance à la religion du mépris. L'adepte de cette religion satanique méprise tout: Dieu, ses commandements, ses promesses et ses menaces; l'Eglise, sa parole, ses droits et ses ministres ; les parents, leur autorité, leur tendresse, leurs cheveux blancs; l'âme, le corps et toutes les créatures. De la vie il use et abuse, comme s'il en était propriétaire et propriétaire irresponsable, « Parce que le méchant, lorsqu'il est descendu au plus profond de l'abîme de ses péchés, méprise tout; mais l'ignominie et l'opprobre le suivent ».


Prière pour obtenir le Don de Crainte


Esprit-Saint, divin Consolateur! je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels, et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je Vous prie de venir me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder le don de votre sainte crainte, afin qu'elle me serve de frein pour ne jamais plus tomber dans mes fautes passées, dont je vous demande mille et mille fois pardon. Ainsi soit-il.

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Deuxième jour

Le Don de Piété

Vice opposé à ce don: l'envie.


« La piété est un don du Saint-Esprit qui nous remplit d'affection filiale envers Dieu, et nous le fait honorer comme un Père ». Le don de piété est opposé à l'envie. Tandis que le don de piété attendrit le cœur, l'ennoblit, le dilate et le répand en effusions d'amour sur Dieu et l'homme, l'envie endurcit le cœur, le dégrade, le resserre, le rend méchant et malheureux. Ver dans le bois, rouille dans le fer, teigne dans l'étoffe: voilà l'envie dans le cœur. Elle le ronge et le remplit de toute espèce de mal et le dépouille de toute espèce de bien. Les autres vices sont opposés à une vertu particulière: l'envie est opposée à toutes. Comme cet oiseau de nuit que la lumière offusque, l'envieux ne peut supporter l'éclat d'aucune vertu, d'aucune supériorité, d'aucun avantage, d'aucune affection qui ne s'adresse pas à lui. De là vient que l'envie est appelée, non pas seulement une bête mauvaise, mais une bête très mauvaise. C'est l'envie qui a perdu les Anges dans le Ciel. C'est l'envie qui a perdu nos premiers parents au paradis terrestre. C'est l'envie qui a rendu Caïn fratricide. C'est l'envie qui a vendu Joseph. C'est l'envie qui a crucifié le Fils de Dieu. Si on voulait dire toutes les noirceurs, les empoisonnements, les calomnies, les haines, les injustices, les divisions, les actes de cruel égoïsme, c'est-à-dire les hontes, les malheurs enfantés par l'envie, il faudrait citer presque toutes les pages de l'histoire des peuples et des familles. Délivrer l'humanité d'un tel fléau, est le bienfait réservé à l'Esprit de piété: « Parce que la piété est utile à tout, ayant les promesses de la vie présente comme celles de la vie future ».


Prière pour obtenir le Don de Piété


Esprit-Saint, divin Consolateur! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder le don de Piété afin que je puisse à l'avenir vous servir avec plus de ferveur, suivre avec plus de promptitude vos saintes inspirations et observer plus exactement vos divins préceptes. Ainsi soit-il.

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Troisième jour

Le Don de Science

Vice opposé à ce Don: la colère.


« La science est un don du Saint-Esprit qui perfectionne le jugement et nous fait discerner avec certitude le vrai du faux, le bien du mal ». Le don de science est opposé à la colère. Le don de science nous montre clairement que les biens et les maux de ce monde ne sont ni de vrais biens ni de vrais maux; que ce qui est appelé mai par les hommes, la pauvreté, l'humiliation, la souffrance, n'est pas un vrai mal; que ce qui est appelé bien par les hommes, les richesses, les honneurs, les plaisirs, n'est pas un vrai bien, mais souvent un mal et toujours un danger. Le chrétien, qui, grâce au don de science, sait tout cela, et dont la volonté est à l'unisson de sa science, a mille raisons de ne point s'irriter, de ne point se mettre en colère. Au contraire, l'âme vide de l'Esprit de science est aussitôt remplie de l'esprit de colère. La raison en est simple: cette âme se fait une fausse idée des choses. Aveugle dans ses appréciations, elle estime, elle aime, elle craint, sans règle sûre. Pour elle, les maux sont des biens et réciproquement. Comme il lui est aussi impossible de jouir paisiblement, sans contradiction et sans inquiétude, de ce qu'elle appelle bien, que de n'être pas, chaque jour, exposée à ce qu'elle appelle mal, elle se trouble, elle murmure, elle s'irrite, elle repousse avec violence ce qui porte atteinte à son bonheur; en un mot, elle tombe sous l'empire de la colère; elle y tombe par une fausse idée de son droit, ou par une appréciation inexacte des biens et des maux» Ceci est tellement vrai, que dans toutes les langues, la colère reçoit l'épithète d'aveugle; et nulle n'est mieux appliquée. Fille de l'ignorance, la colère empêche l'homme de raisonner: « Parce que vains sont tous les hommes en qui ne réside pas la science de Dieu ».


Prière pour obtenir le Don de Science


Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec tontes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs, l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de venir me visiter par votre grâce et votre amour, et de m'accorder le don de Science, afin que je puisse bien connaître les choses de Dieu et que, éclairé par vos saintes instructions, je marche, sans jamais dévier, dans la voie de mon salut éternel. Ainsi soit-il.

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Quatrième jour

Le Don de Force

Vice opposé à ce Don: la paresse


« La force est un don do Saint-Esprit qui nous communique le courage d'entreprendre de grandes choses pour Dieu et la confiance de les accomplir malgré tous les obstacles ». Le don de force est opposé à la paresse. On appelle ici « paresse » un engourdissement spirituel qui nous empêche d'accomplir nos devoirs. C'est le chloroforme de Satan. A peine ce virus est répandu dans l'âme, qu'il l'appesantit et lui donne des nausées pour tout ce qui est bien spirituel. Sa fin suprême, l'amitié de Dieu en ce monde, sa gloire dans l'autre, les moyens d'y parvenir, les devoirs, les vertus; les instructions chrétiennes, les fêtes, les sacrements, la prière, les bonnes œuvres, la religion tout entière lui est à charge et comme à dégoût. De là naît la pusillanimité, cette espèce d'abattement et de mollesse en face d'une obligation tant soit peu coûteuse; tels que le jeûne, l'abstinence, la mortification des sens ou de la volonté, la tiédeur, la divagation de l'esprit, l'instabilité du cœur.... enfin la fomentation de tous les vices; car, en parlant de la paresse et du paresseux, l'Esprit-Saint dit: « Le paresseux veut et ne veut pas. A cause du froid, le paresseux n'a pas voulu labourer: il mendiera pendant l'été et il ne lui sera rien donné. Il a des désirs ou des velléités de désirs; mais ses désirs le tuent: car ses mains n'ont voulu rien faire. Il les cache sous son aisselle, et il ne prend pas même la peine de les porter à sa bouche ». De là l'oisiveté, fille de la paresse, qui fait aujourd'hui tant de mal dans les familles et dans les sociétés, car il est encore écrit que « l'oisiveté enseigne toute sorte de mal... Elle est la mère de tous les vices ».


Prière pour obtenir le Don de Force


Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mouvrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de venir me visiter par votre grâce et votre amour, et de m'accorder le don de Force, afin que je puisse surmonter toutes les attaques du démon et tous les dangers du monde qui s'opposent au salut de mon âme. Ainsi soit-il.

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Cinquième jour

Le Don de Conseil

Vice opposé à ce Don: l'avarice


« Le conseil est un don du Saint-Esprit qui nous fait discerner avec certitude les meilleurs moyens d'arriver au Ciel ».  Le don de conseil est opposé à l'avarice. En éclairant notre entendement, le don de conseil nous fait choisir les meilleurs moyens d'atteindre notre fin dernière. Le premier est le dégagement des sollicitudes de la vie, par le détachement des biens créés. Le second est le dépouillement volontaire de tous ces biens. Mais l'avarice, c'est l'amour déréglé des richesses, des biens créés. Or, obscurcir l'entendement et fausser la volonté, c'est l'inévitable effet de l'avarice. Qui pourra dire les ravages affreux que ce vice exécrable a produits depuis Judas, dans la société des chrétiens ? L'avarice est une source intarissable de maux, d'actions criminelles. C'est d'elle que naissent la dureté du cœur, la fourberie, la fraude, la violence, la perfidie, la trahison. L'Esprit-Saint lui-même nous montre combien ce vice obscurcit l'entendement, et rend l'homme insensé. « Il est tel, est-il dit au Livre de l'Ecclésiastique, qui s'enrichit en agissant avec parcimonie, et toute la part de sa récompense est en ce qu'il se dit à lui-même: J'ai trouvé le repos pour moi ; et maintenant je mangerai de mes biens tout seul. Et il ne sait pas que le temps passera et que la mort s'approche, et qu'il laisse tout à d'autres et qu'il mourra ». A l'avare qui a amassé son bien, avec un dur égoïsme, Dieu vient et lui dit : Insensé, cette nuit même on te redemandera ton âme; et ce que tu as amassé, à qui sera-t-il ? Ainsi est celui qui thésaurise pour lui et qui n'est point riche devant Dieu.


Prière pour obtenir le Don de Conseil


Esprit-Saint, divin Consolateur ! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs, l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder le don de conseil, afin que je puisse bien choisir tout ce qui est le plus convenable à mon avancement spirituel, et découvrir tous les pièges et toutes les ruses de l'esprit tentateur. Ainsi soit-il.

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Sixième jour

Le Don d'Intelligence

Vice opposé à ce Don: la gourmandise


« L'intelligence est un don du Saint-Esprit qui nous fait comprendre et pénétrer les vérités surnaturelles ». Le don d'intelligence est opposé à la gourmandise. Or, rien de plus pernicieux que la gourmandise, rien de plus ignominieux; elle rend l'esprit obtus et grossier, l'âme charnelle: elle aveugle l'entendement et ne lui permet plus de rien voir. Sur ce point comme sur tous les autres, l'Eglise est donc l'organe infaillible d'une loi fondamentale, lorsque, dans la Préface du Carême, elle rappelle au monde entier ces vérités si peu comprises de nos jours: « Le jeûne réprime les vicieux penchants du corps, il élève l'esprit, il donne la vigueur à la vertu pt conduit à la victoire ». Ce vice engendre la folle joie. Devenue par l'excès des aliments victorieuse de l'esprit, la chair manifeste son insolent triomphe. Des rires immodérés, des facéties ridicules, des propos trop souvent obscènes, des gestes inconvenants ou puérils, des chants, des cris, des danses, des plaisirs bruyants, des fêtes théâtrales en sont l'inévitable expression. L'Esprit-Saint nous donne, entre beaucoup d'autres, une éclatante preuve de cette triste vérité, dans l'exemple mémorable du veau d'or. Moïse reçoit de Dieu, sur le sommet de la montagne, au milieu d'étonnants prodiges, les tables de la Loi.  Le peuple au pied du Mont s'ennuie, s'impatiente, murmure. Aaron, pour l'apaiser, fait ôter les pendants d'oreilles des femmes et des filles, les jette en fonte et en fait un veau d'or. Ce peuple ingrat, oubliant Moïse et le Seigneur, adore ce veau; ensuite il s'assied pour manger et pour boire: après quoi il se lève pour jouer. Moïse descendu de la montagne, entendait la voix de gens qui chantaient, et lorsqu'il se fut approché du champ, il vit le veau et les danses.


Prière pour obtenir le Don d'Intelligence


Esprit-Saint, divin Consolateur! je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi ,je Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs, l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder le don d'Intelligence afin que je puisse bien entendre les divins mystères, et, par la contemplation des choses célestes, détacher mes pensées et mes affections de toutes les vanités de ce misérable monde. Ainsi soit-il.

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Septième jour

Le Don de Sagesse

Vice opposé à ce don: la luxure


« La sagesse est un don du Saint-Esprit qui nous communique, dans le plus haut degré, la connaissance et l'amour des choses divines ». L'âme éclairée par le don d'intelligence croit et sait que Dieu est infiniment doux: cependant elle ne goûte pas cette douceur. Possède-t-elle le don de sagesse? non seulement elle sait que Dieu est infiniment doux, elle goûte encore cette douceur ineffable: son cœur en est rempli. De là vient qu'elle trouve ses délices à s'entretenir avec Dieu, à procurer sa gloire. De là, l'esprit d'oraison, l'esprit intérieur, l'esprit de sacrifice, l'union amoureuse de l'âme avec Dieu et sa transformation en lui; le repos de toutes ses puissances, l'apaisement de ses passions, l'amour de la solitude et du silence. Le don de sagesse est opposé à la luxure. Le don de sagesse élève l'homme jusqu'à Dieu: l'esprit de luxure l'abaisse jusqu'à la brute. Comme le don de sagesse suppose et couronne tous les dons, l'esprit de luxure suppose et traîne à sa suite toutes les turpitudes. Pas une âme impure qui ne soit en même temps orgueilleuse, avare, gourmande, jalouse, emportée, paresseuse. Les sept péchés capitaux ont chacun un trône tout dressé dans cette âme malheureuse, c'est là un fait constaté par l'expérience des cœurs et par les enseignements de l'histoire. Aux ordres de leur chef, il n'est pas de crime que les affreux satellites de la luxure ne commettent pour lui obéir. Les duels, les assassinats, les empoisonnements, les rapts, les violences, les infanticides, les excès de table, les noires jalousies, la perfide médisance, l'odieuse calomnie, les trahisons, les bassesses, les vols, les divisions, les haines sont leur ouvrage.


Prière pour obtenir le Don de Sagesse


Esprit-Saint, divin Consolateur! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder le don de sagesse, afin que je puisse bien diriger toutes mes actions en les rapportant à Dieu, comme à ma dernière fin, de sorte que, en l'aimant et en le servant comme je le dois en cette vie, j'aie le bonheur de le posséder éternellement en l'autre. Ainsi soit-il.

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Huitième jour

Méditation des grandes Vérités du Salut

Première conclusion de la Neuvaine


Dans le Sacrement de Confirmation, le Saint-Esprit nous a donné à tous la plénitude de ses dons pour nous rendre parfaits chrétiens. Or, il est du devoir de tout chrétien, vraiment digne de ce nom, et qui a reçu les dons du Saint-Esprit, s'il veut un jour posséder ce même Esprit Divin, avec Dieu le Père et Dieu le Fils, dans les splendeurs de la gloire, de méditer et de méditer souvent les grandes vérités qui suivent: Premièrement, une seule chose est nécessaire! tout le reste n'est rien. Sauver son âme! Nous ne sommes, en effet, sur la terre que pour cela, « A quoi servirait à l'homme, dit le Divin Maître, de gagner l'univers entier, s'il vient à perdre son âme ? » Deuxièmement, un seul obstacle au salut: le péché, le péché grave. Avoir toujours présent à la pensée qu'un seul péché mortel donne la mort à notre âme, nous rend ennemis de Dieu, esclaves de Satan et sujets à l'enfer! Troisièmement, un moyen infaillible d'éviter le péché: la méditation de nos fins dernières: « Dans toutes tes œuvres, nous dit l'Esprit-Saint, rappelle-toi tes fins dernières, et jamais tu ne pécheras ». La mort! les surprises de la mort: les morts subites, combien elles sont fréquentes de nos jours! Le jugement! comment, à la mort, nous présenterons-nous au redoutable Tribunal du Souverain Juge? Où sont nos bonnes œuvres? Les Saints ont fait tant de pénitences, tant de bonnes œuvres, pour s'assurer, à leur mort, un jugement favorable; et nous, qu'avons-nous fait jusqu'ici ? Le ciel ! Un bonheur éternel, ineffable, si nous usons bien des dons du Saint-Esprit ici-bas, si nous vivons en parfaits chrétiens. L'Enfer! Avec tous ses tourments, si nous avons le malheur de nous perdre, et cela pour toute l'éternité!


Prière


Esprit-Saint divin Consolateur! je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder que je me souvienne, dans toutes mes actions, de mes fins dernières, afin que j'obtienne par là de mourir, un jour, de la mort des justes, et qu'évitant ainsi les horribles tourments de l'enfer, je sois placé là-Haut, dans le séjour des Élus, jouissant de leur bonheur, bonheur sans mélange et si grand, que Vous nous assurez vous-même, ô divin Consolateur, que l'œil n'a point vu, que l'oreille n'a point entendu et que l'esprit humain ne pourra jamais concevoir ce que Dieu réserve au ciel à ceux qui l'aiment. Ainsi soit-il.

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Neuvième jour

L'exercice de la prière et la fréquentation des Sacrements

Deuxième conclusion de la Neuvaine


De nous-mêmes, nous ne sommes pas capables de faire notre salut. Notre-Seigneur a dit: « Sans moi, vous ne pouvez rien faire ». Pour observer les commandements, éviter le mal et pratiquer la vertu, nous avons donc besoin du secours d'en Haut; nous avons besoin de la grâce de Dieu, et nous l'obtenons ordinairement par la prière et par les sacrements. La prière! Prie-t-on assez de nos jours? Les premiers chrétiens qui tous ne formaient qu'un cœur et une âme étaient unis dans la prière et dans la Fraction du Pain ! Ils avaient compris cette grande parole de Notre Seigneur: « Il faut toujours prier et ne pas cesser de prier ». Dans nos familles canadiennes, on se livre encore généralement, et Dieu en soit béni ! à l'exercice de la prière vocale: mais où sont actuellement dans le monde, les âmes bénies de Dieu qui passent au moins un quart d'heure ou une demi-heure, chaque jour, dans l'exercice si important de la prière mentale? Sont-ils, en effet, bien nombreux les pères et mères de famille, les jeunes gens, les jeunes personnes qui font régulièrement chaque jour ce quart d'heure ou cette demi-heure de méditation? Nous l'avons vu plus haut, les Apôtres... avec la sainte Vierge sont actuellement réunis au très saint Cénacle: ils y persévèrent unanimement dans la prière et se préparent ainsi à recevoir avec plénitude les dons du Saint-Esprit. Voilà nos vrais modèles ! Les sacrements ! Le Sacrement de Pénitence et la divine Eucharistie ! Oh ! si l'on comprenait, comme le comprenaient les premiers chrétiens, et comme l'ont compris tous les Saints, si l'on comprenait le prix d'une seule communion faite simplement avec les bonnes dispositions ordinaires, on n'attendrait pas à Pâques ou aux Quarante-Heures pour s'approcher de la Table Sainte.  Le saint Concile de Trente exhorte, supplie, conjure tous et chacun de ceux qui portent le nom de chrétiens, de s'approcher souvent du sacrement de l'Eucharistie, et il voudrait que tous les fidèles indistinctement pussent communier sacramentellement chaque fois qu'ils assistent à la sainte Messe, afin de retirer ainsi plus de fruits de cet auguste Sacrifice! Notre Seigneur Jésus-Christ, dit ce même Concile, a institué la divine Eucharistie, et il a, dans cet auguste Sacrement, comme épanché toutes les richesses de son amour divin envers les hommes: il en a fait l'abrégé de toutes ses merveilles.


Prière


Esprit-Saint, divin Consolateur! Je vous adore comme mon vrai Dieu, ainsi que Dieu le Père et Dieu le Fils. Je vous bénis, en m'unissant aux bénédictions que vous recevez des Anges et des Séraphins. Je vous offre mon cœur avec toutes ses affections, et je vous rends de vives actions de grâces pour tous les bienfaits que vous avez répandus et que vous répandez sans cesse dans le monde. Vous qui êtes l'Auteur de tous les dons surnaturels et qui avez comblé d'immenses faveurs l'âme de la Bienheureuse Mère de Dieu, Marie, je vous prie de me visiter par votre grâce et votre amour et de m'accorder que je m'approche souvent des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, afin d'avoir part là- Haut, dans le ciel, à la magnifique récompense que Notre-Seigneur réserve à tous ceux qui l'auront reçu souvent et dignement dans leur cœur, ici-bas, sur la terre. Ainsi soit-il.

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Pour le jour de la Pentecôte


Veni Creator


Venez, Esprit créateur, visiter les âmes de ceux qui sont à vous, et remplissez de votre grâce céleste les cœurs que vous avez créés. Vous êtes notre Consolateur, le don du Dieu très-haut, la fontaine de vie, le feu sacré de la charité et l'onction spirituelle de nos âmes. C'est vous qui répandez sur nous vos sept dons ; vous êtes le doigt de Dieu, l'objet par excellence de la promesse de Dieu; vous mettez sa parole sur nos lèvres. Faites briller votre lumière dans nos âmes versez votre amour dans nos cœurs et fortifiez à tous les instants notre chair infirme et défaillante. Eloignez du nous l'esprit tentateur, accordez-nous une paix durable, et que, sous votre conduite, nous évitions tout ce qui serait nuisible à notre salut. Apprenez-nous à connaître le Père; apprenez-nous à connaître le Fils : et vous. Esprit du Père et du Fils, soyez à jamais l'objet de notre foi. Gloire dans tous les siècles à Dieu le Père, et au Fils ressuscité d'entre les morts, et au Saint-Esprit. Ainsi soit-il.


Prose


Venez, Esprit-Saint, et faites descendre du haut du ciel un rayon de votre lumière. Venez, Père des pauvres; venez source des grâces ; venez, lumière des cœur. Vous êtes le parfait Consolateur, l'hôte bienfaisant de l'âme, son rafraîchissement le plus doux ; Dans le travail notre repos, dans les épreuves notre soulagement, dans les larmes notre consolation. O bienheureuse lumière, pénétrez et remplissez les cœurs de vos fidèles. Sans l'assistance de votre grâce, rien dans l'homme, rien n'est innocent. Purifiez en nous ce qui est souillé, arrosez ce qui est aride, guérissez ce qui est malade. Faites fléchir notre raison, échauffez notre tiédeur, redressez nos voies égarées. Accordez vos dons sacrés à vos fidèles qui mettent en vous leur confiance et donnez-leur le mérite pendant la vie, conduisez-les au port du salut, et faites-les jouir du bonheur éternel. Ainsi soit-il.


Humble supplication à l'Esprit Saint


Esprit-Saint, divin Paraclet, Père des pauvres, Consolateur des affligés. Lumière des cœurs, Sanctificateur des âmes, me voici prosterné en votre sainte présence, je vous adore avec la plus profonde soumission et je répète mille fois, avec les Séraphins qui se tiennent devant votre trône: Saint, Saint, Saint ! Je crois fermement que vous êtes éternel, consubstantiel au Père et au Fils. J'espère que, par votre bonté, vous sanctifierez et sauverez mon âme. Je vous aime, ô Dieu d'amour, je vous aime plus que toutes les choses de ce monde; je vous aime de toutes mes affections, parce que vous êtes une bonté infinie qui mérite seule tous les amours; et puisque, insensible à vos saintes inspirations, j'ai eu l'ingratitude de vous offenser, par tant de péchés, je vous en demande mille fois pardon et je regrette souverainement de vous avoir déplu, ô Bien suprême. Je vous offre mon cœur, tout froid qu'il est, et je vous supplie d'y faire entrer un rayon de votre lumière et une étincelle de votre feu, pour fondre la glace si dure de mes iniquités. Vous qui avez rempli d'immenses grâces l'âme de Marie, et enflammé d'un saint zèle les cœurs des Apôtres, daignez aussi embraser mon cœur de votre amour. Vous êtes un Esprit divin, fortifiez-moi contre les mauvais esprits. Vous êtes un Feu, allumez en moi le feu de votre amour. Vous êtes une Lumière, éclairez-moi en me faisant connaître les choses éternelles. Vous êtes une Colombe, donnez-moi des mœurs pures. Vous êtes un Souffle plein de douceur, dissipez les orages que soulèvent en moi mes passions. Vous êtes une Langue, enseignez-moi la manière de vous louer sans cesse. Vous êtes une Nuée, couvrez moi de l'ombre de votre protection. Et si enfin vous êtes l'Auteur de tous les dons célestes, ah ! je vous en conjure, vivifiez-moi par votre grâce, sanctifiez- moi par votre charité, gouvernez-moi par votre sagesse, adoptez-moi pour votre enfant par votre bonté, et sauvez-moi par votre infinie miséricorde, afin que je ne cesse jamais de vous bénir, de vous louer, et de vous aimer, d'abord sur la terre pendant ma vie, et ensuite dans le ciel durant toute l'éternité. Amen.


Indulgence


Trois cents jours à chaque jour de la Neuvaine, pour ceux qui font ce pieux exercice d'un cœur contrit et avec dévotion. Indulgence plénière, pendant la Neuvaine ou à l'un des huit jours qui la suivent immédiatement, moyennant la confession, la communion et les prières pour la Sainte Eglise et pour le Souverain Pontife (Pie IX, rescrit daté de Gaëte, du 5 janvier 1849).


Approbation


Sur le rapport favorable d'un Théologien de l'Ordre, je m'empresse de vous envoyer l'approbation de votre Neuvaine au Saint-Esprit, Je la trouve pleine d'actualité et lui prédis un heureux succès, pour le plus grand bien des âmes.


Frère Colomban Marie, Del. Prov.


Imprimatur

L. N. Archevêque de Cyrène,

Administrateur, Québec, le 26 juillet 1897


Indulgences accordées par l'Encyclique de S. S. Léon XIII du 9 mai 1897


Une Indulgence de sept ans et sept quarantaines pour chaque Jour de la Neuvaine qui précède la Pentecôte. Une Indulgence plénière pour l'un de ces jours, la fête même de la Pentecôte, ou l'un des jours de l'octave.

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus 5/15

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Les Quinze Vendredis du Cœur de Jésus

Don Tomaselli, Salésien de Don Bosco

Cinquième vendredi

Réparation pour les péchés de haine

 

Lecture

 

Après l'Amour de Dieu, le premier commandement est d'aimer son prochain. Saint Jean nous apprend: « Qui prétend aimer Dieu et déteste son semblable est menteur; il se trompe lui-même, sa religion est inutile ». Jésus nous convie de toutes les façons à aimer nos frères; même ceux qui nous font du mal: « Aimez vos ennemis et rendez-leur le bien pour le mal: priez pour ceux qui vous persécutent; soyez parfaits comme est parfait notre Père qui est au Ciel, par lequel il fait resplendir le soleil, sur le bon comme sur le méchant; envoie la pluie et les cataclysmes pareillement sur les mauvais et sur les bons. Si vous ne pardonnez de tout cœur à votre prochain, de même votre Père Céleste ne pardonnera pas vos péchés; soyez miséricordieux, vous trouverez Miséricorde; c'est avec la même mesure que vous serez servis pour les autres, qu'à votre tout vous serez payés. Si tu vas faire une offrande à Dieu et que tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi, laisse l'offrande au pied de l'autel et vas te réconcilier avec ton frère, puis reviens faire ton offrande; car, dans le cas contraire, elle ne serait pas agréable à Dieu ». Observe à la lettre la divine prière du Notre Père. Jésus nous apprend donc, non seulement à ne pas haïr, mais à aimer ceux qui nous font du mal. Du haut de la Croix, Il a donné l'exemple le plus lumineux de la Charité en priant pour ceux qui L'ont crucifié: « Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font ». Jésus nous commande le pardon et l'amour; les hommes au contraire, se haïssent. Combien de rancœurs, de vengeances, de luttes dans les familles et la société! Le Cœur de Jésus est blessé par toutes ces iniquités et demande réparation. Ce cinquième vendredi a pour mission de réparer la haine et d'obtenir à beaucoup d'âmes la force de pardonner les offenses reçues; mais, avant de réparer pour les autres, il convient que nous soyons nous-mêmes en paix avec tous. Il est si facile, étant donné la faiblesse humaine, de nourrir des rancœurs et des aversions; les occasions ne manquent pas, ni en famille ni a l'extérieur. Il convient de pardonner et d'oublier les offenses, c'est un devoir d'aider au Salut de ceux qui nous font du mal; faisons-leur, dans tarder, quelques visites pacifiques. Quelle joie, pour Jésus, de contempler une âme généreuse qui pardonne n'importe quelle offense! Donnons donc à Jésus la preuve de l'amour et lui nous donnera, en échange, une surabondance de paix. La rancœur apporte à  l'âme le trouble et l'amertume; au contraire, le pardon nous donne le calme et la joie pure: comme récompense du pardon, suit toujours une augmentation de grâces. Après que Jean Gualberto eut pardonné à celui qui avait tué son frère, il eut obtenu la grâce de devenir un saint. Que ceux qui attendent une grâce du Sacré Cœur pardonnent tout de suite et pour tout le passé.

 

Bouquet spirituel: Pardonner les offenses pour l'amour de Jésus et se réconcilier avec ceux qui vous ont offensés.

 

Prière: Chaque jour de la semaine, réciter 5 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père en réparation des intentions du Vendredi.

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