01 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Deuxième jour

Deuxième Considération

Préparation de Marie à la sublime vocation

Le Cœur de Jésus nous appelle à la Sainteté

« Je la conduirai dans la solitude et je lui parlerai au cœur » (Osée, 11, 14)

Dieu a produit son œuvre ; il peut la contempler, s'y complaire et se reposer sur une créature uniquement destinée à la gloire du Créateur. Mais si l'ouvrier est en admiration devant son ouvrage, l'ouvrage est en adoration devant son ouvrier. Marie, au premier jour de son existence, a senti un attrait puissant l'entraîner vers Dieu. Isolée dans ce monde, Elle y cherche en vain l'objet de son éternel bonheur; rien ne la captive en cette vie; la joie éphémère d'ici-bas lui semble tristesse, les biens illusion, les mille voix des créatures arrivent dans son âme comme dans un désert sans écho. Docile à l'appel de l'esprit d'amour, Elle quitte sa demeure, sa famille, le monde tout entier: le temple seul a produit sur son cœur une impression profonde; Elle reconnaît en lui la demeure du Très-Haut; Elle voit les prêtres, ministres dé l'Éternel; Elle entend des cantiques divins et comprend que son repos est là. A l'ombre de ces autels, son cœur montera plus facilement vers Dieu avec l'odeur des sacrifices, le chant des lévites et les gémissements des victimes. A peine à son troisième printemps, Elle part. Anges du ciel, descendez. Couvrez-la de vos ailes; c'est Marie, saluée déjà par vous tous du nom de Souveraine. Vierges d'Israël, faites-lui cortège; un jour on dira de vous : « Les tilles de Jérusalem ont amassé d'abondantes richesses, et Marie les a toutes surpassées, parce qu'elle est Notre-Dame du Sacré-Cœur ».

Nouvelle Esther, la voici au pied du trône de son Seigneur et de son Maître, désireuse de se constituer sa servante lorsque le Roi du Ciel va lui confier la garde de son empire et l'établir dépositaire de son plus précieux trésor. Entrez, ô Marie ! Jamais le temple saint ne reçut de vierge plus pure; jamais les prêtres de l'ancienne loi n'offrirent à Dieu de plus agréables prémices. Vous êtes le plus beau fleuron de la couronne que la loi de Moïse eût à déposer devant l'Éternel. Le monde, les prêtres, les Anges eux-mêmes ne comprennent que faiblement ce qui s'opère. On ne voit encore que l'extérieur voilé d'un mystérieux nuage; on ne respire encore que le parfum s'exhalant malgré vous du fond de votre âme, ô Vierge sainte! On ne connaît point encore tout le mystère. C'est le secret du Roi; à lui seul de le révéler. Marie est introduite dans le temple; le pontife l'a reçue; les vierge l'ont acceptée pour leur sœur. Maintenant va s'accomplir pour Elle l'oracle de l'Esprit Saint: « Je la conduirai dans la solitude et je parlerai à son cœur: Ducam eam in solitudinem et loguar ad cor ejus. » Celui qui forme les cœurs pour le Très-Haut. travaille sur celui de Marie. Jour et nuit le divin ouvrier est à l'œuvre; sans cesse la grâce agit sur cette nature privilégiée; le maître la veut façonner à sa propre image; il en veut faire sa Fille bien-aimée, sa Mère de prédilection, son Épouse choisie entre toutes. Aussi, à toute heure, dans le travail et dans le repos, le jour et la nuit, Marie peut varier ses occupations, mais son Cœur demeure toujours exposé à la divine influence de Celui qui en veut faire son trône, son tabernacle, son empire et son trésor. « Cor meum vigilat: Mon Cœur veille », peut s'écrier Marie à chaque instant. Mais pourquoi le Cœur de notre Mère est-il le centre où convergent toutes les opérations de l'amour divin, sinon parce qu'Elle n'est pas seulement destinée à être l'aurore avant-courrière du Soleil de justice, mais parce qu'Elle a reçu mission, au nom de toute l'humanité, de tous les chœurs des Anges et des trois adorables personnes de l'auguste Trinité, d'offrir au Cœur de Jésus un cœur maternel et, par conséquent, embrasé d'amour? Nous pouvons donc la nommer Notre-Dame du Sacré Cœur.

Notre sanctification nous est demandée par la volonté divine; le Roi du Ciel nous veut dans son royaume, et, pour atteindre un jour cette destinée, il nous faut, à l'exemple de Marie, nous préparer à l'ombre du sanctuaire; écouter les secrètes inspirations de l'esprit de Dieu; nous séparer le plus possible du monde; vivre dans la pratique constante de la douceur et de l'humilité. C'est le caractère auquel on reconnaît les âmes qui appartiennent à Jésus, selon cette parole du divin Maître:  « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ».

Allégorie

Assuérus veut partager sa grandeur et sa gloire avec une créature digne de lui. Ses ministres parcourent ses provinces, choisissent les vierges qui pourront charmer les yeux du roi et leur donnent un an pour se préparer à la réception royale. Esther est de ce nombre; méprisant un trône périssable, elle passe ses jours et ses nuits devant son Dieu, oublie les vains ornements d'un luxe extérieur pour embellir son âme de vertus; c'est au cœur de son roi qu'elle veut plaire; mais sa beauté intérieure rayonne au dehors comme une auréole de gloire, et le roi lui-même ne peut se soustraire à la simplicité de ses charmes. Il la préfère à toutes les autres, pose sur elle son diadème, la touche de son sceptre, l'exempte de la loi qui défendait de se présenter devant lui sans en avoir reçu l'ordre, et se déclare prêt à lui accorder même la moitié de son royaume. Marie est la véritable Esther; Dieu le véritable Assuérus. Prédestinée à régner avec lui, la Vierge se dispose dans le temple à cette sublime mission. La prière, le silence, la vie cachée sont les seules grâces dont elle cherche à se revêtir. Que d'autres fassent prévaloir la noblesse de leur sang, la richesse de leur famille ou les avantages naturels !... Pour elle, jetant un voile sur toutes ses qualités extérieures, Elle n'a qu'un but, celui de plaire au Cœur de son Dieu, en lui présentant un cœur virginal orné des plus belles vertus; aussi, le messager de Celui qui lit dans les cœurs va bientôt venir au nom de son maître la discerner entre toutes les femmes et lui dire: « Vous avez trouvé grâce devant le souverain Roi; le parfum de votre vie pure est monté jusqu'à lui; la modestie de vos regards a captivé ses yeux; votre cœur est aimé du sien ; Il vous appelle à partager son trône et son empire; Il vous couronnera lui-même et vous serez établie Souveraine de son Cœur sacré, et la terre un jour vous proclamera Notre-Dame du Sacré-Cœur ».

Histoire

Écoutons un trait de la miséricorde divine que Marie sut toujours faire descendre sur nous avec profusion. Nous n'avons qu'à raconter à cette tendre Mère nos peines et nos inquiétudes, aussitôt Elle s'en empare, en parle au cœur de son divin Fils, et nous sommes exaucés. Reposons-nous toujours sur Marie ; ne craignons pas, mais agissons en toute confiance. Quelque grande, quelque difficile que soit la cause que nous lui présentions : rien n'est impossible à Notre-Dame du Sacré, Cœur, qui obtient tout. Les trois exemples suivants en sont une preuve frappante: « Une affaire très-importante dans l'ordre temporel, de la réussite de laquelle dépendait la sécurité d'une famille, fut recommandée à Notre-Dame du Sacré-Cœur. Toute espérance semblait inutile, et cependant la non réussite de cette affaire était chose cruelle à penser. Que faire dans une pareille alternative? Lorsque la pensée de la Souveraine Maîtresse du Cœur de Jésus sembla luire comme un rayon de doux espoir, l'affaire lui fut soumise, et elle réussit au delà de toute espérance. Actions de grâces à Notre-Dame du Sacré-Cœur ! » Passons à un autre trait d'un ordre plus relevé: « On sait par expérience que pour quiconque vit éloigné de Dieu, pendant le cours d'une longue vie, la conversion est chose difficile; aussi faut-il parfois un vrai miracle pour l'opérer. Notre-Dame du Sacré-Cœur vient d'en faire, en faveur d'un pécheur chaudement recommandé à sa puissante protection, par plusieurs personnes pieuses; il donna peu de temps après les marques d'un repentir sincère. Notre-Dame du Sacré-Cœur achèvera son œuvre en lui accordant la persévérance. Actions de grâces ! actions de grâces ! » Enfin, le troisième trait n'est pas moins admirable. Voici ce qu'on nous écrit: « La personne pour laquelle tout semblait inutile pour obtenir son retour à Dieu, après les plus grandes luttes, s'approcha des Sacrements avec une grande édification. Ce premier pas coûta beaucoup, mais il restait un pas moins difficile à franchir: la continuation, et elle est pénible pour qui a eu à combattre toute sa vie contre le respect humain. Ne désespérons pas; la Reine du Cœur de Jésus, la force des faibles, lui donnera le courage de vaincre l'opinion publique. En effet, depuis ce temps nous voyons avec un grand bonheur cette personne assister aux offices, chaque dimanche, d'une manière fort édifiante. Il fallait un second miracle pour en arriver là... Notre bonne mère l'a fait: qu'elle en soit bénie ! »

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ».

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, merci de me les envoyer à franck.monvoisin@laposte.net

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Litanies en l'honneur du Saint Suaire

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Le Saint-Suaire, icône de la souffrance


« Le regard fixé sur le Saint-Suaire, je voudrais vous saluer tous cordialement, fidèles de l’Église de Turin, et pèlerins qui êtes venus de toutes les parties du monde, pendant cette période d’ostension, pour contempler un des signes les plus bouleversants de l’amour souffrant du Rédempteur. En entrant dans la cathédrale, qui montre encore les blessures causées par le terrible incendie de l’année dernière, je me suis arrêté en adoration devant l’Eucharistie, le sacrement qui est au centre des attentions de l’Église et qui, sous d’humbles apparences, garde la présence véritable, réelle et substantielle du Christ. À la lumière de la présence du Christ au milieu de nous, je me suis ensuite arrêté devant le Saint-Suaire, le précieux Linge de lin qui peut nous aider à mieux comprendre le mystère de l’amour du Fils de Dieu pour nous.

 

Ce linge sacré et l’histoire de Jésus

Devant le Saint-Suaire, image intense et poignante d’un supplice inénarrable, je veux rendre grâce au Seigneur pour ce don singulier qui demande au croyant attention amoureuse et pleine disponibilité pour marcher à la suite du Seigneur. Le Saint-Suaire est provocation à l’intelligence. Il exige avant tout un effort de tout homme, en particulier du chercheur, pour recevoir avec humilité le profond message adressé à sa raison et à sa vie. La mystérieuse fascination qu’exerce le Saint-Suaire pousse à poser des questions sur le rapport existant entre ce Linge sacré et l’histoire de Jésus. Puisqu’il ne s’agit pas d’une matière de foi, l’Église n’a pas de compétence spécifique pour se prononcer sur ces questions. Elle confie aux scientifiques la tâche de continuer à enquêter pour arriver à formuler des réponses adéquates aux interrogations liées à ce Suaire qui, selon la tradition, aurait enveloppé le corps de notre Rédempteur après qu’il eut été déposé de la Croix. L’Église les exhorte à affronter l’étude du Saint-Suaire sans positions préconçues, qui donneraient pour certains des résultats qui ne le sont pas ; elle invite les hommes de science à agir dans la liberté intérieure et avec un profond respect aussi bien de la méthodologie scientifique que de la sensibilité des croyants.

 

Le Suaire, miroir des récits évangéliques

Ce qui compte surtout pour le croyant, c’est que le Saint-Suaire soit un miroir de l’Évangile. En effet, si l’on réfléchit à ce Linge sacré, on ne peut faire abstraction de cette considération : l’image qu’il présente a un rapport si profond avec tout ce que racontent les Évangiles de la Passion et de la mort de Jésus que tout homme sensible se sent touché intérieurement et profondément ému lorsqu’il la contemple. Celui qui l’approche est par ailleurs conscient que le Saint-Suaire ne garde pas pour lui le coeur des hommes, mais renvoie à Celui à qui la Providence aimante du Père l’a donné. Aussi est-il juste d’avoir conscience du caractère sacré de cette image, que tous voient et que personne ne peut, pour l’instant, expliquer. Pour toute personne qui réfléchit, elle est un motif de réflexions profondes, qui peuvent en arriver à concerner sa propre vie. Le Saint-Suaire constitue ainsi un signe vraiment singulier qui renvoie à Jésus, Parole véritable du Père, et qui invite à modeler notre existence sur celle de Celui qui s’est donné lui-même pour nous. Dans le Saint-Suaire se reflète l’image de la souffrance humaine. Il rappelle à l’homme moderne, souvent distrait par le bien-être et les conquêtes technologiques, le drame de tant de nos frères, et il l’invite à s’interroger sur le mystère de la souffrance pour en approfondir les causes. L’empreinte du corps martyrisé du Crucifié, en témoignant de l’effrayante capacité qu’a l’homme d’infliger la souffrance et la mort à ses semblables, devient comme l’icône de la souffrance de l’innocent de tous les temps : des innombrables tragédies qui ont marqué l’histoire passée, et des drames qui continuent à se produire dans le monde.

 

Sortir de notre égoïsme

Devant le Saint-Suaire, comment ne pas penser à des millions d’hommes qui meurent de faim, aux horreurs perpétrées dans les si nombreuses guerres qui ensanglantent les nations, à l’exploitation brutale de femmes et d’enfants, aux millions d’êtres humains qui vivent dans les privations et les humiliations en marge des métropoles, spécialement dans les pays en voie de développement ? Comment ne pas rappeler avec amertume et compassion tous ceux qui ne peuvent pas jouir des droits civils élémentaires, les victimes de la torture et du terrorisme, les esclaves d’organisations criminelles ? En évoquant ces situations dramatiques, le Saint-Suaire nous pousse non seulement à sortir de notre égoïsme, mais il nous porte à découvrir le mystère de la souffrance qui, sanctifiée par le sacrifice du Christ, engendre le salut pour toute l’humanité. Le Saint-Suaire est aussi l’image de l’amour de Dieu, tout comme celle du péché de l’homme. Il invite à redécouvrir la cause ultime de la mort rédemptrice de Jésus. Dans l’incommensurable souffrance qu’il atteste, l’amour de celui qui « a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16) se rend presque palpable et manifeste ses surprenantes dimensions. Devant lui, les croyants ne peuvent pas ne pas s’exclamer en toute vérité : « Seigneur, tu ne pouvais pas m’aimer davantage ! », et se rendre compte aussitôt que le responsable de cette souffrance, c’est le péché : ce sont les péchés de tout être humain. En nous parlant d’amour et de péché, le Saint-Suaire nous invite tous à imprimer dans notre esprit le visage de l’amour de Dieu, pour en exclure l’effrayante réalité du péché. La contemplation de ce Corps martyrisé aide l’homme contemporain à se libérer de la superficialité et de l’égoïsme avec lesquels, bien souvent, il traite de l’amour et du péché. Faisant écho à la Parole de Dieu et aux siècles de conscience chrétienne, le Saint-Suaire murmure : crois en l’amour de Dieu, le plus grand trésor qui ait été donné à l’humanité, et fuis le péché, le plus grand malheur de l’histoire.

 

Une image de l’impuissance et du silence

Le Saint-Suaire est aussi l’image d’une impuissance : l’impuissance de la mort, par laquelle se révèle la conséquence extrême du mystère de l’Incarnation. Le drap du Saint-Suaire nous pousse à nous mesurer avec l’aspect le plus troublant du mystère de l’Incarnation, qui est aussi celui qui montre avec quelle vérité Dieu s’est vraiment fait homme, prenant notre condition en toute chose, à l’exception du péché. Chacun est profondément ému à la pensée que le Fils de Dieu n’a pas, lui non plus, résisté à la force de la mort, mais nous sommes tous touchés à la pensée qu’il a tellement participé à notre condition humaine qu’il a voulu se soumettre à l’impuissance totale du moment où la vie s’éteint. C’est l’expérience du samedi saint, passage important du chemin de Jésus vers la Gloire, d’où se dégage un rayon de lumière qui affecte la souffrance et la mort de tout homme. En nous rappelant la victoire du Christ, la foi nous communique la certitude que le sépulcre n’est pas le but ultime de l’existence. Dieu nous appelle à la résurrection et à la vie immortelle. Le Saint-Suaire est une image du silence. C’est le silence tragique de ce qui est incommunicable, qui trouve dans la mort sa plus haute expression, et c’est le silence de la fécondité, qui appartient à celui qui renonce à se faire entendre pour atteindre, au plus profond, les racines de la vérité et de la vie. Le Saint-Suaire exprime non seulement le silence de la mort, mais aussi le silence courageux et fécond du dépassement de l’éphémère, grâce à l’immersion totale dans l’éternelle actualité de Dieu. Il donne ainsi l’émouvante confirmation du fait que la toute-puissance de notre Dieu n’est arrêtée par aucune force du mal, mais sait au contraire changer en bien la force même du mal. Notre temps a besoin de redécouvrir la fécondité du silence, pour surmonter la dissipation des sons, des images, des bavardages qui, trop souvent, empêchent d’entendre la voix de Dieu.

 

L’amour vainqueur du désespoir

Bien chers frères et sœurs, votre archevêque, le cher cardinal Giovanni Saldarini, Gardien pontifical du Saint-Suaire, a proposé comme mot d’ordre de cette ostension solennelle ces paroles : « Tous les hommes verront ton salut ». Oui, le pèlerinage que des foules nombreuses entreprennent vers cette Ville est vraiment une « venue pour voir » ce signe tragique et éclairant de la Passion, qui annonce l’amour du Rédempteur. Cette icône du Christ abandonné dans la condition dramatique et solennelle de la mort, qui est depuis des siècles l’objet de représentations significatives et qui est, depuis cent ans, grâce à la photographie, répandue sous la forme d’innombrables reproductions, nous exhorte à aller au coeur du mystère de la vie et de la mort pour découvrir le grand et consolant message qu’il renferme. Le Saint-Suaire nous présente Jésus au moment de sa plus grande impuissance et il nous rappelle que le salut du monde entier se trouve dans l’anéantissement de cette mort. Le Saint-Suaire devient ainsi une invitation à vivre toute expérience, y compris celle de la souffrance et de la suprême impuissance, avec l’attitude de celui qui croit que l’amour miséricordieux de Dieu vainc toute pauvreté, toutes limites, toute tentation de désespoir. Que l’Esprit de Dieu, qui habite en nos coeurs, suscite en chacun de nous le désir et la générosité nécessaires pour recevoir le message du Saint-Suaire, et pour en faire le critère qui inspire notre existence. Âme du Christ, sanctifie-moi! Corps du Christ, sauve-moi! Passion du Christ, réconforte-moi! Dans tes blessures, cache-moi ! ».

 

(Vénérable Jean Paul II, le  24 mai 1998)

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Litanies en l'honneur du Saint Suaire


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, conçue sans péché, priez pour nous.

Relique des reliques, préservez-nous de la mauvaise mort.

Suaire de la tète de Notre-Seigneur Jésus-Christ, préservez-nous de la mauvaise mort.

Suaire, que Marie-Madeleine et les deux anges virent dans le sépulcre, préservez-nous de la mauvaise mort.

Suaire, que saint Jean vit dans le monument séparé des autres linges, préservez-nous de la mauvaise mort.

Suaire d'honneur, préservez-nous de la mauvaise mort.

Suaire, fait par les mains de la Bienheureuse Vierge Marie,

Suaire royal,

Suaire, vêtement précieux,

Suaire, où reposa après sa mort la chair immaculée du roi du monde,

Suaire, notre louange,

Suaire, notre salut,

Suaire, notre joie,

Suaire, notre sanctuaire,

Suaire, tabernacle du Pasteur des pasteurs,

Suaire, sépulcre nouveau et pur du Seigneur,

Suaire, sépulcre glorieux,

Suaire, sépulcre précieux,

Suaire, sépulcre adorable,

Suaire, sépulcre vénérable,

Suaire, sépulcre digne d'honneur,

Suaire, trône du pacifique Salomon,

Suaire, couche fleurie de l'épouse,

Suaire, couche de Salomon gardée par soixante vaillants,

Suaire, où l'Agneau sans tache, le Christ immolé, a reposé pendant trois jours,

Suaire, tabernacle d'alliance,

Suaire, arche du Testament,

Suaire, miroir de patience,

Suaire, miroir d'obéissance,

Suaire, miroir de pauvreté,

Suaire, miroir de pitié,

Suaire, miroir insigne de dévotion,

Suaire, miroir de la mort du Christ,

Suaire, plein d'amabilité,

Suaire, plein de célébrité,

Suaire, orné de miracles,

Suaire, faisant des prodiges,

Suaire, lumière des aveugles,

Suaire, oreille des sourds,

Suaire, langue des muets,

Suaire, bâton des boiteux,

Suaire, médecine des infirmes,

Suaire, salut des malades,

Suaire, consolation de ceux qui souffrent,

Suaire, qui chasse la peste,

Suaire, soutien des obsédés,

Suaire, terreur des démons,

Suaire, résurrection des morts,

Suaire incorruptible, que le feu ne toucha pas,

Suaire, drapeau triomphant,

Suaire impénétrable aux traits,

Suaire, bouclier du salut,

Suaire, fort inexpugnable,

Suaire, honneur des princes,

Suaire, magnificence, des rois,

Suaire, gloire des peuples,

Suaire, trésor des chrétiens,

Suaire, semblable au sein de Marie,

Suaire, rempli de grâces,

Suaire, gardant le Seigneur,

Suaire, avec nous dans la vertu,

Suaire, avec nous dans le combat,

Suaire, avec nous dans le secours,

Suaire, miroir de la divine justice,

Suaire, paradis de délices,

Suaire, jardin fermé de l'Epoux et de l'Epouse,

Suaire, rempli de parfums,

Suaire, répandant l'odeur du baume,

Suaire, précieux comme l'encens,

Suaire, empourpré de sang,

Suaire, qui donne la componction à l'âme,

Suaire, pressoir de la charité,

Suaire, manteau d'Elie laissé sur la terre,

Suaire, où le Christ en mourant a détruit la mort,

Suaire, où en ressuscitant il a réparé notre vie,

Suaire, d'où il est monté des enfers en vainqueur,

Suaire, cause de notre joie,

Suaire, siège de sagesse,

Suaire, escabeau des pieds du Christ,

Suaire, corporal très sacré,

Suaire, où reposa l'humanité du Christ,

Suaire, robe d'allégresse,

Suaire, gage de la gloire éternelle,

Suaire, notre ombrage au jour du jugement,

Suaire, doux rafraîchissement,

Suaire, repos de ceux qui sont dans la tribulation,

Suaire, refuge des affligés,

Suaire, consolation des malheureux,

Suaire, port des naufragés,

Suaire, voile des matelots,

Suaire, espoir de l'Eglise,

Suaire, couronne des Chrétiens,

Suaire, défense des royaumes,

Suaire, protection de tous ceux qui recourent à vous,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Prions


O Seigneur Jésus, qui, parmi les insignes marques de votre amour, nous avez laissé le très saint Suaire, accordez-nous, qu'après l'avoir vénéré sur la terre, nous puissions mériter votre gloire dans le ciel. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Sindone

Suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ,  préservez-nous.

Suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ,  préservez-nous.

Suaire de Notre Seigneur Jésus-Christ,  préservez-nous.

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