15 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Seizième jour

Seizième Considération

Notre Dame du Sacré Cœur vivant de la Vie du Sacré Cœur de Jésus

Vie intérieure

« Apprenez de Moi que Je suis Doux et Humble de Cœur » (Matthieu 11: 29)

L'amour n'en fait jamais assez; il ne connaît pas de limites; il se manifeste de plus en plus. Aussi le Verbe, qui est charité, a conçu éternellement le dessein de se multiplier dans les cœurs, afin d'offrir à son Père un perpétuel tribut d'amour. II descend du Ciel pour aller à leur conquête; Il se les unira; II vivra en eux; II agira par eux et chacun pourra dire: « J'aime Dieu. Mais non, ce n'est pas moi qui aime, c'est le Cœur de Jésus qui aime par mon cœur; c'est Lui qui vit en moi ». Voilà le dessein du Verbe incarné. Mais entre tous ces cœurs quel sera le premier? quel sera le plus docile à ses divines impulsions? celui dont II se servira davantage, celui dont les fibres résonneront mieux sous la touche puissante de sa grâce? C'est le cœur virginal de Marie. Fidèle instrument, il rend avec précision les accents du Sacré-Cœur: il s'accorde avec ce luth harmonieux du véritable David chantant les éternelles miséricordes du Très Haut, Les mêmes sentiments y sont partagés, les mêmes désirs y naissent, les mêmes sacrifices s'y consomment; ce n'est plus vraiment qu'un seul cœur, et ce cœur est tout à la fois celui de Jésus et celui de Marie; aussi est-ce à juste titre que les Chrétiens ont salué avec enthousiasme ce nouveau nom de la Mère de Dieu: Notre-Dame du Sacré-Cœur.

L'amour trouve des égaux ou met l'égalité entre ceux qui ne le sont pas. Marie a été aimée particulièrement du Créateur; Elle a reçu de Lui la mesure la-plus abondante de grâces, de privilèges et de vertus, il faut maintenant qu'Elle rende amour pour amour. Mais entre Elle et, Dieu quel abime encore infranchissable! Elle est nous le savons, plus élevée au-dessus des esprits célestes que ces Anges glorieux ne le sont eux mêmes au-dessus des grains de poussière, et malgré cette grandeur, Elle ne peut atteindre toute seule à la sublimité de son Dieu. II faut cependant, puisque Marie est aimée de l'Éternel de la manière la plus étonnante, qu'Elle l'aime d'un amour infini. Elle n'a qu'un seul cœur de créature pour aimer un Dieu si bon; c'est trop peu! Ce n'est rien comparé à ce qu'Elle désire... II faut un aliment à cette soif insatiable qui la dévore. Ce serait une souffrance trop cruelle au cœur sensible de Marie, si Elle ne pouvait aimer Dieu autant qu'Il demande d'être aimé, Elle est Souveraine du Cœur de Jésus, ce divin Cœur est à Elle: Elle s'en servira pour ai mer son Dieu. C'est justice! Le Cœur du Fils appartient à la Mère; c'est de son sang maternel qu'il est formé; c'est de sa poitrine de mère qu'il a commencé à palpiter et à tressaillir. O mon Créateur! peut s'écrier la Reine des vierges, je vous offre tout l'amour dont le Cœur de mon divin Fils est embrasé pour vous. Tout ce qu'il vous dit je vous le dis, tout ce qu'Il vous demande je vous le demande, tout ce qu'il vous offre je vous l'offre, et tout ce qu'Il fera je suis prête à le faire avec Lui. Je vous aime maintenant d'un amour sans limites, pour tous les privilèges dont vous m'avez comblée, pour mon immaculée conception, ma virginité perpétuelle, ma divine Maternité. Grâces au Sacré-Cœur, je glorifie le Très-Haut par l'immensité même de mon amour, et toutes les générations, en m'appelant bienheureuse, trouveront le moyen de raconter toute ma gloire en m'appelant avec amour: Notre-Dame du Sacré-Cœur!

Dieu nous a aussi aimés d'un amour éternel: In charitate perpétua dilexi te. Nous n'étions point encore, et déjà II pensait à nous pour nous faire du bien; II nous choisissait une place dans le sein de la souveraine miséricorde; II nous appelait au festin du Ciel. A peine venus au monde, la crèche, la croix et le tabernacle se sont montrés à nous comme les gages les plus frappants de cette ineffable charité. Que rendre au Seigneur pour toutes les prévenances dont nous sommes l'objet! Le Cœur de Jésus, ce divin calice de l'amour, nous appartient, prenons le, et, à l'exemple de notre Mère, offrons-le au Seigneur pour payer l'immense dette de notre amour; prenons-le des mains de Marie, qui nous le présente; offrons-le par les mains de Marier qui ne cesse de nous le demander et qui, par son union si intime avec sou Fils, mérite si justement le titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Allégorie

II est rapporté dans la sainte Écriture qu'un Ange du Seigneur apparut à celle qui devait devenir la mère de Samson, et lui annonça la naissance prochaine de ce merveilleux enfant. Heureuse de cette prédiction si inattendue, cette femme la transmet aussitôt à Manué, son époux. Quelques jours plus tard, voyant revenir le messager céleste, ils courent tous deux à sa rencontre en le priant d'accepter un présent: « Non, répond l'Ange à Manué, mais si tu veux faire un holocauste, offre-le au Seigneur. »  Le conseil du Ciel est suivi; Manué prend un chevreau, des libations, les met sur une pierre, les offre au Dieu qui opère des merveilles; et sa femme et lui regardaient. Lorsque le feu montait vers le ciel, l'Ange du Ciel y monta assis au milieu des flammes: Cumque ascenderet flamma altaris in cœlum, angélus Domini pariter in flamma ascendit. A ce signe ils reconnurent l'envoyé du Très-Haut. On aurait dit que cet Ange voulait se faire lui-même la victime de leur sacrifice, et monter vers Dieu comme la pure hostie de leur reconnaissance et de leur amour. Plus heureuse que cette femme privilégiée, Marie a reçu d'un Ange l'annonce qu'Elle serait Mère de Dieu et de Jésus lui-même, l'annonce qu'Elle serait Mère de tous les Chrétiens. Cette double maternité est le gage le plus frappant de l'amour que lui porte l'Éternel. Elle doit rendre amour pour amour; Elle offre à son Dieu tout ce qu'Elle possède; Elle s'offre tout entière en holocauste dans le feu de son ardente charité, et pendant que son cœur monte avec ces flammes vers le Saint des saints, le Sacré-Cœur de Jésus Christ y monte lui-même et se présente à son Père céleste, comme l'amour infini d'une mère -bien-aimée que les Chrétiens dans leur dévotion croissante, appelleront désormais : Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Histoire

Mon Père, Une jeune fille, atteinte d'une maladie dont on ne guérit pas, nous causait de vives inquiétudes pour son salut éternel. La mort lui apparaissait comme un fantôme effrayant, et, loin de vouloir adoucir ces terribles moments par les consolations sublimes de notre religion, elle s'abandonnait au désespoir. Effrayés autant qu'affligés, nous recommandâmes cette cause si difficile et si malheureuse à Marie Immaculée . sous le beau titre de Notre-Dame du Sacré Cœur. A la suite d'une neuvaine, que nous .fîmes à l'intention de notre pauvre malade, elle consentit à se confesser et à communier: ce qu'elle fit dans de grands sentiments de piété. A la suite de ces deux actes, la paix lui fut rendue ; elle vit la mort approcher sans frayeur; elle se sentait presque heureuse. Au moment de ce passage si terrible, elle s'écria: « Je vois ma couronne! Oh! qu'elle est belle!... Ne pleurez pas!... » Ce sont les dernières paroles qu'elle a prononcées. Nous avons été tous aussi impressionnés que surpris de ces sentiments auxquels nous n'osions nous attendre. Marie a su adoucir pour cette jeune fille les horreurs de la mort, dont jusqu'ici elle n'avait pu entendre parler. C'est donc avec une âme remplie de reconnaissance que je viens vous remercier de vos charitables prières à Notre-Dame du Sacré-Cœur, et vous prier de vous unir à nous pour offrir nos actions de grâces à cette bonne Mère.

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils Jésus. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…)  priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que ma petite soeur Jessica retrouve la guérison intérieure et extérieure (en effet, elle souffre depuis peu de prurigo). Je l'en remercie d'avance infiniment, cependant non pas comme je veux, mais comme le veux la Très Sainte Trinité ». (L.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, ne m'abandonnez pas priez pour moi afin que je sois forte dans ma solitude, que j'ai la persévérance et la force à pouvoir réaliser seule mes projets ». (M.D.)

« En ce mois de Mai qui est le tien Très Sainte Vierge Marie, je te supplie Maman d’intercéder auprès de Ton Fils adoré Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu’il me pardonne tous mes péchés et surtout l’interruption Volontaire de Grossesse que j’ai commis ce 30 Avril 2010. Peu importe les raisons qui ont motivé la commission de cet acte criminel que mon cher époux ignore, je reconnais que j’ai péché. C’est pourquoi j’implore sincèrement le pardon de mes péchés. Marie, Ma tendre Maman prie pour ta fille afin que Jésus-Christ aie pitié de moi et me pardonne. J'achève une neuvaine de pénitence que j’ai commencée pour demander pardon pour ce que j’ai fait. Je ne vais plus recommencer ». (B.M)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma très sainte mère soit purifiée afin que les mauvais dont les gens la soupçonnent la quitte à jamais, si effectivement ils vivent en elle » (H.A.H)

« Je profite du mois de Notre Dame du Sacré Cœur pour me joindre aux prières de toute la communauté chrétienne et présenter aussi mes intentions de prière: que Notre Mère m'obtienne la réconciliation entre mon époux et moi qui vivons séparés depuis juin 2004: que celui-ci puisse, si c'est la volonté de Dieu, regagner le foyer conjugal et assumer ses responsabilités de père et d'époux ». (N.C.N.E.)

« Seigneur Jésus, Sainte Mère faites que ma fille Marie-Hélène rencontre un conjoint et quelle trouve le bonheur merci sainte vierge marie pour toutes les grâces que nous recevons. Nous t'adorons ». (M.J.)

« Notre Mère des causes désespérées, notre Dame du Sacré Cœur, nous t'en supplions libère notre frère Joseph afin qu'il retrouve sa fille et sa famille, donne leur ta protection. Nous te prions Sainte Mère ». (L.S.)

« Je prie Notre Dame du sacré cœur, afin que ma conjointe Immaculée puisse réussir à ces deux examens le mois prochain et qu’elle trouve cette année  un boulot qui lui convient, pour le bonheur de notre couple. Je demande également la grâce du très haut  afin que je perde cette envie de commettre l’adultère» (H.A.H)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma maman soit purifiée des mauvais esprits dont les gens (ma femme immaculée y comprise) la soupçonnent et qu’ils la quittent à jamais, si effectivement ils agissent en elle » (H.A.H)

« Je viens confier a votre prière des amis et des membres ma famille souffrent et mal dans leur peau que votre prière leur donne force et courage. » (G.P.)

« Je souhaiterai si possible d'être aider en prières auprès de la Vierge Marie, pour la réussite pour mon petit fils qui à un examen au mois de juin cette année pour le BEP ; car c'est un enfant qui vient de subir un divorce et qui ne travaille pas beaucoup à l'école, nous sommes très perturbés et avons nous même besoin d'aide car la santé de mon mari n'est pas brillante et moi je suis de plus en plus fatiguée par tous ces problèmes, c'est pourquoi je demande que vous m'aidiez. D'avance Merci à vous tous et d'être exaucé par ses prières, étant nous même fort croyants et faisant le bien et apportés secours énormément à toutes les personnes qui en ont besoin ». (M.)

« Je suis entrain de faire la prière du mois de marie je me sens mieux mais j'ai mon fils Rony qui a des problèmes sentimentaux et je n'arrive pas a le raisonner. Je suis entrain de vendre des terrain j'ai les acheteurs les promesses de vente sont signé et cela tarde avec les banques et le notaire je voudrai de l'aide. j'ai une fille qui se marie: une prière pour les aider a faire un bon mariage ». (M.B.)

« Merci Maman Marie pour le miracle que tu es entrain d'opérer dans mon Cœur. En effet, depuis quelques temps, je sens une paix en moi alors qu'au départ je n'avais plus gout à rien. Notre Dame du Sacré Cœur continue à intercéder pour moi et ma famille pour que l'année 2010 qui a mal commencé pour nous en la perte de mon époux puisse s'achever dans la joie et l'allégresse pour la réussite aux examens de mes enfants. Que toute la gloire soit rendue à notre Seigneur Jésus. Amen ». (M.D.)

« Maman Marie, Mère de toute grâce et du perpétuel secours, viens à mon aide, viens guérir Victor. Rends mon cœur doux et aimable face à ma situation. Eloigne moi Maman Marie des pensées négatives qui me rendent malade. Merci ». (T.Z.)

« En ce mois de mais qui est consacré à Marie, notre Maman, je lui confie tous mes enfants pour les concours et celle qui doit soutenir en juin pour l'obtention de son diplôme d'Etat en soins infirmiers et pour tous les enfants qui composent cette année en commençant par le diplôme de base le CEP, BEPC, Probatoire BAC, etc.... enfin pour ma famille afin que nous soyons protégés des mauvaises choses qui sont dehors ». (V.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie mon fils Willy. Il lui faut une moyenne de 11.57 pour qu'il passe en classe supérieure. Aie pitié de moi intercèdes pour moi auprès de ton fils pour cela puisse se réaliser. Amen ». (M.D.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur d'intercéder afin que tous ceux auxquels je m'intéresse spirituellement, en l'occurrence tous les membres de ma famille, mes proches, les personnes que j'aime et toute l'humanité entière, connaissent la grâce d'une bonne et sainte mort en compagnie de Jésus, Marie et Joseph. Merci Maman chérie, toi qui règne sur le Sacré Cœur de Ton Divin Fils ». (L.A.)

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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Neuvaine à Notre Dame de la Garde

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Notre Dame de la Garde

Notice historique


Lorsque Marie était debout au pied de la croix, si l'on eût dit aux Pharisiens: « Voilà la mère du crucifié »; pendant qu'elle portait dans son sein le fils qu'elle a vu mourir, elle a fait sur elle-même cette prophétie: « Toutes les générations me proclameront bienheureuse! » les cœurs cruels eussent peut-être ressenti quelque mouvement de pitié, et plaignant les déceptions de cette infortunée, ils se seraient écrié : La mère du faux prophète ne connaissait pas mieux que lui l'avenir. Pourtant quelle prédiction s'est mieux réalisée que celle de la Sainte Vierge? Toutes les générations, en adorant la croix de leur Sauveur, ont proclamé Bienheureuse, Marie de qui est né Jésus, le fils de Dieu fait homme. Dans la vierge de Nazareth, de Bethléem et du Calvaire, elle ont salué leur mère, leur patronne et leur protectrice. Cette vénération, ces hommages ne seront jamais interrompus. Jusqu'au dernier jour du monde, Marie sera proclamée le plus doux espoir des chrétiens, la cause de leur joie, la consolatrice de leurs douleurs. Toutes les contrées de la terre voudront avoir de magnifiques cathédrales et d'humbles oratoires élevés en son honneur. Ces temples porteront le nom béni de Notre-Dame. On s'y pressera pour implorer sa protection. Sur les falaises battues par l'Océan, au bord des lacs, au fond des vallées, sur la crête des montagnes, il y aura des sanctuaires vénérés où les peuples accourront en foule, comme à des sources plus abondantes de grâce et de salut. Que de prières ont été adressées à Marie au pied de l'autel de Notre Dame de Paris, de Notre Dame de Chartres, de Notre Dame de Fourvières, de Notre Dame de la Garde, de Notre Dame du Puy, de Notre Dame de Rocamadour!


Le pèlerinage de Notre Dame de la Garde ne remonte pas au-delà du treizième siècle. Il eut d'humbles commencements. En 1244, Guillaume de Pelra permit à un ermite, nommé Pierre, d'élever une chapelle et une maison entourée d'un jardin sur le sommet de la colline de la Garde, qui appartenait alors à l'antique abbaye fondée jadis par Saint Jean Cassien. Cette colline, aux pentes abruptes et rocailleuses, s'élève au sud du port de Marseille, à une hauteur d'environ cent cinquante mètres au-dessus du niveau de la mer. Quand on en gravit le sommet, vers quelque point de l'horizon que se porte le regard, on peut admirer un panorama grandiose. Ici la mer, la vaste mer, depuis les îles qui regardent l'Italie jusqu'aux terres basses où le Rhône décharge ses flots limoneux; là;, un demi-cercle de collines détachant sur un ciel azuré leurs vives arêtes que les feux du soleil nuancent de mille couleurs. Dès qu'une chapelle eut été élevée sur le plateau qui dominait la colline de Notre-Dame-de-la-Garde, quelques pèlerins commencèrent à la visiter. D'année en année, les pèlerinages devinrent plus nombreux. En 1371, un clerc, simple tonsuré, attaqué à l'improviste, avait tué son agresseur en défendant sa vie. Il fut cité au tribunal de l'évêque, et condamné à monter nu-pieds, tous les samedis, pendant un an, à Notre-Dame-de-la-Garde, la tête couverte d'un capuchon et jeûnant au pain et à l'eau. Ce fait nous prouve que vers la fin du quatorzième siècle la chapelle de Villeneuve-la-Garenne était déjà un pèlerinage très-fréquenté. Les familles plongées dans le deuil par la mort de l'un de leurs membres se faisaient un devoir d'aller prier dans celte chapelle pour le repos de l'âme chérie qui les avait quittées. Plusieurs, pour allonger le pèlerinage et le rendre plus pénible, s'éloignaient d'abord d'une dizaine de lieues, puis se dirigeaient, pieds nus, vers le sanctuaire de Notre-Dame.

À la fin du quinzième siècle (1477), l'oratoire primitif étant devenu trop petit pour recevoir les visiteurs, de plus en plus nombreux, une nouvelle chapelle fut construite. Quelques années après, sous le règne de François 1er, la chapelle fut entourée d'un fort. Marseille se préparait ainsi au siège glorieux qu'elle soutint avec tant de succès contre l'armée du connétable de Bourbon. En 1622, le sanctuaire de Notre Dame de la Garde fut visité parle roi Louis XIII, et sa renommée, qui avait déjà franchi les frontières de la Provence, s'étendit dans la France entière. Mais aucun événement ne contribua plus puissamment à augmenter la dévotion à la Sainte Vierge et à multiplier les pèlerinages à Notre Dame de la Garde que la terrible peste qui dépeupla Marseille et ravagea la plupart des villes d'alentour. Le 8 novembre de l'année 1721, Mgr de Belsunce ordonna à toutes les confréries de pénitents de monter avec lui en procession au sanctuaire de la Vierge protectrice des Marseillais. Les consuls se rendirent à cette procession, qui fut suivie d'un peuple immense. Le vénérable évêque adressa une touchante exhortation à la foule recueillie, l'invitant à remercier Dieu de ce que Marseille était enfin délivrée du fléau qui l'avait si longtemps désolée, et à le prier pour Avignon, où la peste exerçait alors de cruels ravages. Quelques années après, les prêtres du Bon Pasteur donnèrent une mission aux pénitents de la Très Sainte-Trinité. Cette confrérie comptait alors près de trois mille membres. A la suite de la mission, qui produisit les plus heureux fruits, tous les pénitents montèrent nu-pieds à la chapelle de Notre Dame de la Garde, précédés par les saints prêtres qui les avaient évangélisés.


Consacré par une dévotion déjà plusieurs fois séculaire, et par des signes sans cesse renouvelés de la protection de la Sainte Vierge, le pèlerinage de Notre Dame de la Garde devint une des plus chères habitudes de la piété marseillaise. Chaque jour de nombreux visiteurs gravissaient d'un pied joyeux les pentes pierreuses de la sainte colline, pour implorer dans son sanctuaire celle que les affligés n'ont jamais invoquée en vain. Ce concours de pèlerins n'a été interrompu que pendant les plus mauvais jours de la terreur. Lorsque la foi chrétienne put briller de nouveau de tout son éclat dans notre patrie, qui semblait sortir des ténèbres d'une éclipse, la radieuse beauté du culte catholique resplendit aussitôt dans le sanctuaire de Notre Dame de la Garde, pareil à ces cimes élevées qui reçoivent les premiers rayons du soleil. La sainte colline retrouva ses pèlerins. Depuis lors, elle a été fréquentée plus que jamais par les Marseillais et par tous ceux qui abordent sur leur rivage. Tous les rangs, toutes les positions, tous les âges, toutes les joies, toutes les douleurs se confondent dans la chapelle de Notre Dame de la Garde. Ici, une mère prie pour son enfant et demande pour lui, à celle qui est le secours assuré des chrétiens, la guérison du corps ou la guérison de l'âme. Là, une jeune fille conjure celle qui est le refuge des pécheurs d'obtenir enfin à son père une grâce de conversion longtemps désirée. Ailleurs, on supplie l'Étoile de la mer pour que le voyageur exposé au courroux des flots apaise par son heureux retour les angoisses de sa famille.. Toute âme visitée par la douleur vient confier à Marie ses amères tristesses et lui demander une consolation. Les marins, avant d'entreprendre une longue navigation, viennent se mettre sous la protection maternelle de la Sainte Vierge, dans la chapelle où, pendant leur absence, tous ceux qui leur sont chers se réuniront souvent et prieront pour que Notre Dame veille sur eux à l'heure du danger, guide leur voyage et les ramène au port. Que de matelots, la veille de leur départ, se font un devoir d'entendre la messe, au point du jour, entourés de leur famille, dans la chapelle de Notre Dame de la Garde. A leur retour, ils ne manqueront pas de se réunir encore sous les voûtes du sanctuaire vénéré, pour remercier leur auguste patronne de les avoir préservés de tout péril. Peut-être suspendront-ils aux murs de la chapelle un ex-voto naïf, un tableau où la piété fait oublier l'absence de Part, un petit bateau déployant ses voiles, image du navire qui les a portés sur l'Océan, un fragment de cordage qui, pendant la tempête, a maintenu le gouvernail. Aux ex-voto des marins s'en joignent d'autres tout aussi expressifs. Le malade rendu à la santé se fait représenter tel qu'il était lorsque la Sainte Vierge a intercédé pour lui et l'a sauvé du trépas. Le paralytique et le boiteux, qui ont recouvré l'usage de leurs membres, suspendent leur béquille désormais inutile, comme un témoignage de l'efficace intercession de la Reine du Ciel.


Souvent d'illustres visiteurs se sont mêlés à la foule des pèlerins obscurs dans la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde. Deux rois d'Espagne, sur le chemin de l'exil, ont incliné leur tête, rendue plus vénérable par la consécration du malheur, aux pieds de la Mère de Celui dont le règne n'aura point de fin. Le 4 juin 1816, la duchesse de Berry vint unir ses prières et associer d'avance ses épreuves aux épreuves et aux prières des Bourbons d'Espagne. Lorsque Marie-Caroline, alors princesse de Naples, se disposait à quitter la terre natale pour venir en France où l'attendaient tant de douleurs, elle reçut par la poste un pli cacheté qui ne contenait qu'une image de la Sainte Vierge, avec cette inscription: « Notre Dame de la Garde, patronne des marins, priez pour nous ». La princesse étonnée ne put savoir qui lui adressait cette image; aucune lettre n'accompagnait le mystérieux envoi. Elle apprit seulement que Notre Dame de la Garde était un pèlerinage marseillais où la Sainte Vierge était implorée avec une touchante confiance par tous ceux qui devaient braver l'inconstance des flots. Elle résolut d'accomplir ce pèlerinage en arrivant à Marseille, et voulut porter sur elle, pendant la traversée, l'image invisible que lui avait envoyée un ami inconnu. Lorsque le navire eut perdu de vue les côtes napolitaines, il fut assailli par une violente tempête; mais il fut protégé, tant que dura le péril, par la présence de l'image sainte dont la vue rassurait les matelots. C'est à elle que le commandant de la frégate crut devoir son salut. Dès qu'elle eut touché le rivage de la France, la princesse voulut aller remercier la Sainte Vierge dans le sanctuaire où elle reçoit les actions de grâces des marins échappés à la fureur des flots. Un temps magnifique favorisa son pèlerinage. Près de cinquante mille personnes couvraient la colline. Chacun voulait voir de près la courageuse princesse qui allait unir sa destinée à celle de l'héritier de nos rois, menacé déjà par le fer régicide qu'un assassin aiguisait dans l'ombre. De joyeux drapeaux flottaient partout, dans la ville, dans le port, dans toutes les campagnes voisines. D'innombrables navires livraient au souffle du vent les couleurs de toutes les nations. Mais deux immenses drapeaux blancs dominaient toutes les banderoles qui pavoisaient le fort : l'un portait les armes de France, l'autre celles des Deux Siciles.

La duchesse d'Angoulême visita Notre Dame de la Garde le 15 mai 1823. Le vent du nord-ouest, le terrible mistral, soufflait avec une violence effrayante lorsque la magnanime princesse accomplit son pèlerinage. On la pria de remettre à un autre jour sa pieuse visite, lui disant qu'elle s'exposait à être renversée par le mistral sur les hauteurs de la colline. Mais l'intrépide femme, qui avait traversé sans en être vaincue toutes les tempêtes que peuvent soulever les passions humaines, pouvait-elle être arrêtée par le souffle du vent? Peu de jours furent plus mémorables pour les pèlerins de Notre-Dame-de-la-Garde que le jour où leurs majestés Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, gravirent la colline sainte dont les flancs escarpés disparaissaient sous les rangs pressés de la foule qui les couvrait d'une mosaïque vivante. Dans ce sanctuaire où tant de rois avaient prié, quels vœux ardents ont formés pour la gloire et le bonheur de la France, quel divin secours ont imploré l'énergique souverain et la gracieuse souveraine, en inclinant leurs fronts couronnés aux pieds de la Reine du ciel! A l'occasion de cette auguste visite, l'accès de la chapelle fut rendu plus facile. Un escalier, habilement tracé et solidement construit, permit d'y arriver sans trop de fatigue. Une semaine suffit pour achever ce travail, qui fut poussé avec la prodigieuse activité que Marseille sait déployer quand elle veut se donner en quelques heures un ornement de plus. Ce fut le dimanche, 9 septembre 1860, que Leurs Majestés allèrent entendre la messe à Notre Dame de la Garde. La colline dont le sommet, richement pavoisé, ne pouvait être atteint que par un petit nombre de privilégiés, était entourée jusqu'à sa base d'une fourmilière humaine. Près de quatre-vingt mille personnes s'y étaient amassées. Mgr de Mazenod reçut Leurs Majestés à la porte de la chapelle provisoire, rapidement bâtie à côte du splendide sanctuaire qui commençait à s'élever sur les ruines de l'ancien. Il prononça un discours où il rappela l'histoire du sanctuaire cher aux Marseillais, et la nécessité de sa reconstruction encore inachevée. « La  présence de Vos Majestés dans ce sanctuaire, dit le vénérable prélat, ajoute un nouvel éclat à son illustration séculaire. L'histoire de notre ville dira qu'après avoir contribué par votre munificence à la réédification du temple consacré à la Mère de Dieu, vous ayez voulu venir visiter les travaux de cette pieuse entreprise avant qu'ils fussent achevés, et donner ainsi un solennel témoignage de la part que vous prenez à la grande dévotion marseillaise... » S'adressant à l'Impératrice, il ajouta: « Et vous, Madame, qui attirez les peuples  vers votre glorieux époux par le charme de vos bontés, vous continuerez votre vocation tutélaire devant la Mère de Dieu, en appelant sur l'Empereur des bénédictions que nous invoquons aussi sur votre personne et sur le Prince impérial, déjà béni par moi le jour de sa naissance, du haut de ce sanctuaire dont l'image fut suspendue sur son berceau. Ce souvenir nous est un motif de plus de le tenir pour présent au milieu de ses augustes parents, heureux et exaucés dans ce gage d'avenir donné à la France ».


Avant la tourmente révolutionnaire, le sanctuaire de Notre Dame de la Garde possédait une statue en argent de la Sainte Vierge qui jouissait du privilège, considéré comme unique dans le monde chrétien, de tenir à la main le Saint-Sacrement exposé. Pendant la terreur, cette statue fut portée à la Monnaie pour être convertie en numéraire. Lorsque la paix fut rendue à l'Église de France, le bruit se répandit que l'image en argent de Notre Dame de la Garde avait été vendue aux Génois, et qu'elle devait se trouver quelque part. On se livra aux plus minutieuses perquisitions; mais on acquit bientôt la conviction que la statue avait été détruite et changée en pièces d'argent à l'effigie de la république. La piété marseillaise, désireuse de réparer ce sacrilège, voulut donner au sanctuaire de Notre Dame de la Garde une image de la Sainte Vierge plus riche que celui qu'il possédait avant la révolution. La duchesse d'Angoulême, en 1823, mit à la disposition des administrateurs de la chapelle une somme de trois mille francs, comme sa souscription personnelle à l'érection d'une statue d'argent. L'exemple de l'auguste fille de Louis XVI ne pouvait manquer d'être imité, il fut décidé qu'on remplacerait l'ancienne image par une statue où la richesse du travail le disputerait à la richesse de la matière. M. Channel, artiste aussi distingué que pieux, se chargea de doter d'un chef d'œuvre la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde. Il l'exécuta au repoussé sur un modèle en plâtre de Corlot, statuaire à Paris. La Sainte Vierge est représentée portant sur son bras l'enfant Jésus, et présentant à l'adoration des fidèles, Celui qui donne à ses maternelles prières, le droit d'être exaucées. Celte statue, haute de six pieds, d'une beauté et d'une perfection de travail admirables, fut solennellement bénie au mois de juillet 1837, sur le cours de Beizunce, au milieu d'une foule immense où le peuple des campagnes et des villes voisines se mêlait aux habitants de Marseille. M. Fortuné de Mazenod, alors âgé de 89 ans, adressa aux fidèles quelques paroles émues qui furent comme les adieux de ce vénérable vieillard. Pour la dernière fois donna la bénédiction pontificale à ses ouailles assemblées autour de lui. Chaque année, à l'époque delà Fête-Dieu, la statue d'argent de Notre Dame de la Garde descend de son sanctuaire, et vient passer un jour entier au milieu de la ville, exposée sur un trône entouré de flambeaux et de fleurs, comme une reine bien-aimée au milieu de son peuple. Les fidèles se pressent sur le passage de l'image vénérée. Dès le matin, les rues que le saint cortège doit parcourir se parent de pavillons et de guirlandes. Gracieux interprètes de leur famille, des enfants récitent une prière à la Mère de Dieu portée en procession, et lui offrent un cierge, soit pour implorer sa protection, soit pour la remercier d'un bienfait reçu. Quand des jours de douleur et de deuil se lèvent sur Marseille, quand un fléau destructeur jette l'épouvante au sein de la riche cité, tous les regards se tournent vers Notre Dame de la Garde. On se forme en procession, on va pieds nus chercher la précieuse image de la protectrice des malheureux. Au lieu de ne demeurer qu'un jour au milieu de la ville, elle reste exposée pendant huit jours à la piété dos fidèles. C'est avec des larmes qu'on l'implore. Quand elle reprend le chemin de son sanctuaire, on la laisse partir à regret, mais avec la douce persuasion que la justice de Dieu est apaisée.


En 1845, la chapelle de Notre Dame de la Garde reçut un bourdon sonore dont les puissantes vibrations portent jusqu'aux extrémités du territoire marseillais l'annonce des fêtes de la Sainte Vierge et des cérémonies pratiquées en son honneur dans son sanctuaire de prédilection. Cette cloche colossale, dont les flancs sont enrichis d'ornements en relief d'une exécution parfaite, est sortie des ateliers de Mr Morel, de Lyon. Elle reçut son baptême le 5 octobre 1845, sur la plaine Saint-Michel, au milieu d'un peuple immense, et fut appelée « Marie-Joséphine ». Dix jours après, elle fut posée sûr le clocher provisoire de Notre Dame de la Garde. Depuis lors, trois fois par jour, aux heures de l'Angélus, le bourdon de Notre Dame remplit la ville de ses vibrations graves et prolongées, invitant les fidèles à prier la Vierge sainte, la Mère de Dieu, Celle que l'ange Gabriel, de la part du ciel, et Élisabeth, de la part de la terre, saluèrent pleine de grâces et bénie entre toutes les femmes. Cependant Marseille, dont la prospérité commerciale rendait nécessaire la création de deux nouveaux ports, et qui tendait à devenir la plus opulente des villes de France après Paris, en même temps que la plus peuplée, Marseille comprenait que l'antique sanctuaire de Notre Dame de la Garde était à la fois trop modeste et trop étroit. Les jours de fête, la plupart des pèlerins ne pouvaient trouver place à l'intérieur de la chapelle. Le vœu populaire demandait avec instance la construction d'une nouvelle église. Le 1er novembre 1852, un mandement de Mgr Charles de Mazenod annonça aux fidèles que leurs justes désirs allaient être satisfaits. Il fit un appel à la générosité des fidèles; une souscription fut ouverte, et le premier nom inscrit sur la liste de souscripteurs fut le nom immortel de Pie IX. « Ce nom, disait Mgr de Mazenod, vaut a lui seul un riche présent. Il est une bénédiction sur notre œuvre et sur tous ceux qui y prendront part. » Des fonds abondants furent bientôt réalisés, et la première pierre du nouveau sanctuaire fut posée solennellement le 28 août 1853. Une chapelle byzantine, ornée à l'intérieur d'un riche revêtement de marbre, devait s'élever sur une crypte ou église inférieure. Mgr de Mazenod put voir achever cette chapelle souterraine dont les proportions heureuses, la décoration, le demi-jour favorable au recueillement, rappellent les plus belles cryptes que nous a léguées le moyen-âge ; mais il ne lui fut pas donné de consacrer le nouveau sanctuaire de Notre Dame de la Garde: cette gloire était réservée à son successeur. Dès qu'il eut pris possession du siège de Marseille, Mgr Cruice déploya un zèle infatigable pour le pèlerinage si cher à ses diocésains. Il fit reprendre et activer les travaux de construction, interrompus depuis quelque temps. Des murs de marbre, que nulle voûte ne dominait, s'élevaient au sommet de la colline, comme des ruines, jouets de la pluie et des vents. Un des premiers mandements du nouvel évêque eut pour objet d'adresser à la généreuse piété des fidèles une pressante demande de souscriptions. « Le nouveau sanctuaire de Notre Dame de la Garde, leur dit-il, est plus que l'œuvre d'un pontife: c'est le monument de tout un peuple, des riches et des pauvres, des ouvriers et des artisans, des matelots et des pêcheurs. C'est la prière d'une grande ville qui s'élève du sommet de cette colline et monte vers les cieux. Pour les uns, c'est l'hymne de la reconnaissance; pour d'autres, c'est l'invocation du repentir; pour tous, c'est le cantique de l'amour ».   Aux souscripteurs qui apporteraient à Notre Dame de la Garde un don de mille francs, il accorda le droit de faire poser dans la crypte du sanctuaire une plaque de marbre portant leur nom de famille.  « Ces noms passeront à la postérité; les pèlerins les liront avec reconnaissance; les enfants s'honoreront de la charité de leurs pères; elle deviendra pour eux un litre de gloire, et auprès de ces ex-voto, ils prieront avec confiance pour ceux qui leur étaient si chers et qui reposent alors dans la paix du Seigneur ». En faisant cet appel à toutes les familles pieuses, Monseigneur s'adressa aussi aux corporations d'ouvriers, aux administrations, aux confréries, aux institutions religieuses de toutes dénominations. Des plaques de marbre, revêtant la crypte du monument, devaient rappeler les divers tributs d'hommage offerts par toutes les classes de la société à la Mère de Dieu. La voix de l'évêque fut entendue. Aucun Marseillais ne pouvait rester indifférent au prompt achèvement du temple de la Bonne Mère. Toutes les grandes familles se firent un devoir d'offrir le don qui permettait à leur nom de figurer dans la crypte de Notre Dame de la Garde, dans cette espèce de statistique en marbre qui fera connaître à la postérité la plus reculée tout ce qu'il y avait de pieux et de généreux à Marseille en 1861.


L'abondance des souscriptions permit d'espérer qu'au bout de deux ans le nouveau sanctuaire serait achevé et pourrait être consacré. En attendant ce jour si désiré, la chapelle de Notre Dame de la Garde fut témoin de deux fêtes magnifiques. Le 17 août 1862, Mgr Cruice annonça aux fidèles, par une lettre pastorale, qu'il consacrerait son diocèse au Saint Cœur de Marie, le jour où l'Église célèbre la fête de ce Cœur immaculé. « Au jour solennel de notre consécration épiscopale, disait-il, jour de la fête du très Saint Cœur de Marie, prosterné au pied de ses autels, nous lui adressions cette prière: « O Cœur immaculé, dont la tendresse maternelle n'a jamais été vainement implorée, nous recourons à vous dans notre faiblesse, nous vous consacrons tous les travaux de notre épiscopat.... Le lendemain, célébrant à l'autel de Notre Dame des Victoires notre première messe d'évêque, nous mêlions les mêmes prières aux prières et au sang du divin Fils de Marie; peu après, au soir de la fête de Saint-Lazare, nous passions au milieu de ce peuple qui devenait notre famille, et nous appelions sur lui toutes les bénédictions qu'un évêque peut puiser à pareil jour dans le Cœur adorable de Jésus et dans le Cœur immaculé de Marie. Et lorsque le soleil, qui avait éclairé cette fête de ses derniers feux, se leva le lendemain à l'horizon, nous montions la colline qui conduit au sanctuaire de Notre Dame de la Garde; C'était dans ce temple privilégié, ou vos pères ont versé tant de prières et de larmes, où vous-mêmes vous avez épanché si souvent les vœux, les anxiétés et les espérances de vos cœurs, où Marie s'est toujours montrée votre bonne Mère, par des prodiges de puissance et d'amour si touchants et si nombreux, que la renommée en a été portée jusqu'aux extrémités de la terre. C'est là, au pied des autels, que nous devions confier notre ministère pastoral et notre diocèse à la garde de la Très-Sainte Vierge. Mais ces prières étaient proférées dans le silence de notre âme, et il nous tardait de voir revenir l'anniversaire de notre sacre et la fête du Très-Saint Cœur de Marie, pour vous conjurer, nos très chers frères, de vous unir à nous dans un acte solennel de consécration à la Sainte Vierge, et d'implorer publiquement avec nous sur ce diocèse, sur les travaux de notre ministère, sur notre clergé, sur vos familles, sur vous-mêmes, les faveurs précieuses du Cœur immaculé de notre céleste Mère ». La cérémonie de la consécration du diocèse de Marseille au Saint Cœur de Marie s'accomplit avec une imposante magnificence, à la suite d'une procession comme les Marseillais savent les faire. Quatre évoques étaient venus joindre leurs prières à celles de monseigneur Cruice. La colline de Notre Dame de la Garde présentait un spectacle qu'il est plus facile d'imaginer que de décrire, au moment où les cinq pontifes, sur une estrade élevée devant la chapelle provisoire, étendirent leurs mains au-dessus de la foule agenouillée, en invoquant sur elles les bénédictions du Très-Haut. L'anniversaire de cette solennité mémorable fut célébré avec un éclat inaccoutumé. A cette occasion, les reliques des saints du diocèse de Marseille furent portées processionnellement dans la crypte de Notre Dame de la Garde, avec une pompe où la savante ordonnance des fêtes du nord se mêlait à l'élan populaire des fêtes du midi. De riches reliquaires, œuvres d'art en même temps que de piété, avaient reçu une portion des restes précieux des huit saints protecteurs du diocèse de Marseille: saint Vincent de Paul, saint Victor, saint Ferréol, saint Sérèmes, saint Théodore, sainte Marthe, sainte Marie-Madeleine, saint Lazare. Les huit reliquaires étaient précédés de huit cortèges d'aspects variés. Chaque paroisse avait rivalisé de zèle et d'imagination pour former ces brillants cortèges. Ici, flottaient des bannières, des guidons, des oriflammes; là, s'agitaient des palmes et des branches fleuries. D'innombrables encensoirs, étincelant au soleil, jetaient à la brise, des nuages de fumée odorante. Des plumes blanches et roses s'arrondissaient en couronnes, s'allongeaient en guirlandes, et formaient au-dessus des reliquaires un dais aérien. Jamais l'admiration de la foule, habituée cependant aux magnificences des processions marseillaises, n'avait été si vivement excitée.


Cependant la fête du 23 août 1863 ne devait être que le prélude de celle du 5 juin 1864,jour de la consécration du nouveau sanctuaire de Notre-Dame de la Garde. Pour préparer les fidèles à la splendeur de cette fête exceptionnelle, notre Saint-Père le Pape, sur les instances de Mgr l'évoque de Marseille, a bien voulu accorder un jubilé extraordinaire dont les indulgences ont pu être gagnées pendant tout le mois de mai. Pie IX a déclaré qu'en accordant une faveur si rare, il voulait récompenser la piété des Marseillais envers la Sainte Vierge. L'inauguration du nouveau sanctuaire devait dépasser en magnificence toutes les solennités dont l'antique chapelle a été témoin. Ne fallait-il pas qu'on pût appliquer au nouveau monument élevé en l'honneur de Notre-Dame-de-la- Garde ces paroles de l'Écriture: « La gloire du second temple sera plus grande que la gloire du premier ». Comment rie pas être ému a la pensée de cette incomparable fête, manifestation grandiose de la dévotion de tout un peuple envers la Sainte Vierge? Quelle imposante réunion de prêtres venus de tous les points de la France, de religieux de tous les ordres, de chanoines, d'évêques, de cardinaux Quel pieux soulèvement d'une ville entière! quelle procession triomphale! ô beauté sublime du culte catholique! ô jour de joie et de transports ! ô jour « que le Seigneur a fait! » ô jour dont le souvenir ne s'effacera jamais.


O Vierge sainte! ô Notre-Dame-de-la-Garde nous avons raconté les gloires de votre sanctuaire; nous terminerons nous aussi, notre pèlerinage en vous adressant une prière filiale. Vous êtes la Mère de grâce, ô Marie! Maria Mater gratiae. Augmentez la piété dans nos âmes; unissez-les à votre divin Fils par les fortes chaînes de l'amour. Inspirez-nous des pensées qui embellissent nos joies et adoucissent l'amertume de nos afflictions. Souvenez-vous aussi des pécheurs, puisque vous êtes une Mère de miséricorde, Mater misericordiae. Tendez-leur votre main bénie. Faites apparaître à leurs regards troublés un rayon de la gloire préparée à ceux qui se convertissent. Si la justice de Dieu les effraie, rappelez-leur votre bonté. Protégez-les, protégez-nous tous contre les attaques de notre implacable ennemi, tu nos ab hoste protege. Toutes les fois que le monde menacera notre faiblesse, nous accourrons auprès de vous, comme des enfants épouvantés auprès de leur mère. Chaque prière que nous vous adressons est un glaive qui met en fuite les esprits de l'abîme. Nous portons sur notre cœur votre image protectrice, comme un bouclier divin qui émousse tous les traits. La vie est pour tous les hommes un difficile combat; mais pour vos enfants, ô Marie! ce combat est une victoire. Viendra le jour du triomphe. Au terme de notre pèlerinage dans cette vallée de larmes, vous nous accueillerez, ô bonne Mère! Vous nous assisterez à l'heure de notre mort, ex hora mortis suscipe. Votre nom, mille fois répété, consolera notre agonie. Vous nous fermerez les yeux. Vous recevrez notre âme s'échappant enfin de sa prison de chair; vous la conduirez devant le juste Juge, afin que nous: trouvions grâce devant lui, et que notre voix s'unisse à la Voix des élus et des anges pour vous louer et vous bénir pendant toute l'éternité. Ainsi-soit-il.

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Neuvaine à Notre Dame de la Garde


L'usage des Neuvaines est devenu fréquent de nos jours, parce qu'on en a reconnu les immenses avantages. Une neuvaine bien faite porte toujours ses fruits. La prière se fait alors avec plus de foi et plus d'amour; les dispositions sont plus chrétiennes: la confession, le retour sur soi-même, le grand désir, quelquefois même le grand besoin d'être exaucé, tout agit puissamment sur l'âme, la rapproche de Dieu, la rend plus fervente et plus détachée de la terre; la prière devient plus pure, plus humble; et alors ce qui souvent ne devait servir qu'à obtenir un bien temporel et passager, nous obtient des grâces de salut pour l'éternité. Il ne suffit donc pas de faire une Neuvaine pour obtenir une grâce particulière, un secours, un miracle peut-être; il faut sanctifier ce temps de prière, descendre dans le secret de son âme, reconnaître combien peu on mérite les faveurs du ciel, et prendre la résolution de s'avancer dans la charité et la pratique de la vertu. N'oublions pas que la prière est bien imparfaite si elle n'est accompagnée d'une vie chrétienne. Comme chacun a ses besoins particuliers qui peuvent varier beaucoup, voyez à vous imposer, pendant la Neuvaine, telles prières, méditations, lectures, pratiques, bonnes œuvres, qui seront plus appropriées à votre état. Consultez, au reste, voire confesseur; prenez ses conseils, et suivez en tout point la marche qu'il vous tracera. Pour faire la Neuvaine avec fruit, il est bon de commencer parla confession, et de se mettre en état de grâce, afin de s'approcher de la sainte table au moins le dernier jour. Il faut, autant que possible, faire dire la sainte messe dans l'intention de la Neuvaine, ou du moins y assister pendant les neuf jours.

Prière à Notre Dame de la Garde
A dire chaque jour au début de la Neuvaine


O sainte Mère de Dieu, nous nous unissons avec amour à tant d'âmes pieuses qui, depuis une longue suite de siècles, se sont prosternées à vos pieds dans ce sanctuaire. Hélas! héritiers d'une génération qui a cru que la liberté était aussi l'abandon de la Foi et le mépris des institutions religieuses, nous marchons faibles et languissants dans les voies de la piété; nous avons laissé dépérir cette sève du Christianisme qui animait nos pères, et les amenait au pied de vos autels dans les joies comme dans les douleurs, avec les larmes du repentir ou de la reconnaissance; faites revivre, ô divine Marie ! cette foi puissante qui est la vie des peuples et des individus; excitez dans nos cœurs le tendre amour pour Jésus et Marie, dont ces heureuses populations étaient pénétrées, afin que vous veniez encore à nous, toute pleine de votre amour de mère, et toute prête à répandre sur vos enfants les bienfaits qu'ils sollicitent pour accomplir leur pèlerinage dans cette vallée de larmes. Ainsi soit-il.

Réciter en suite les Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception à la fin de la Neuvaine

Premier jour

O Marie conçue sans péché, priez pour nous.


O Dieu! quelle abondance de miséricorde, et que les sujets d'espérance se multiplient devant nous; puisque en même temps que par la première femme le genre humain tombait de la splendeur de l'état d'innocence, vous avez daigné prédestiner une autre femme pour le relever. O Marie! vous êtes la nouvelle Ève, la fille chérie du Créateur; comme la première, vous paraissez au monde toute pure, toute brillante de beauté, toute enveloppée des grâces et des bienfaits du Seigneur; mais vous venez pour sauver, par votre maternité divine, ce que la première femme a perdu pour arracher à la mort les victimes héréditaires de sa désobéissance. Voilà la nouvelle Mère que vous donnez à l'homme, ô mon Dieu, pour qu'elle soit médiatrice entre nos misères et votre miséricorde. Pure et sans aucune tache, sa voix sera plus puissante quand elle priera pour le pécheur. O Marie immaculée! Vierge toute parfaite, beauté toute céleste dont jamais la moindre souillure n'a terni l'éclat, n'êtes-vous pas cette radieuse espérance qui vient tout d'un coup briller au sein même de l'abîme de la désolation? Qu'allions-nous devenir sans le Christ qui vient nous-sauver? et vous êtes sa mère à jamais chérie, la plus parfaite créature de Dieu, la plus pure des vierges, la plus aimante des mères! O privilège admirable! notre faible intelligence ne saurait se faire une idée de votre estimable valeur.

O Vierge sainte! arche d'alliance! aidez-nous à correspondre aux desseins ineffables du Dieu qui, après s'être glorifié dans votre pureté incomparable, veut maintenant se glorifier dans notre indignité, et qui ne nous a arrachés au démon que pour faire de nous son temple et sa demeure la plus chère. Venez donc à notre secours, ô vous qui, par la miséricorde de votre Fils, n'avez jamais connu le péché! Que l'éclat de votre innocence virginale, rejaillissant en nos âmes, nous découvre la beauté de la grâce; que votre amour nous obtienne d'en sentir tout le prix, afin que désormais nous préférions toutes les douleurs et la mort même plutôt que de consentir à perdre le plus précieux des biens, le trésor inestimable de la grâce!

O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

Deuxième jour
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous


Mère de Dieu! quel honneur plus grand! quel titre plus magnifique! ô Marie! il n'y a rien qui vous soit égal, rien qui vous soit comparable, car Dieu seul est au-dessus de vous. Dire, en effet, que vous êtes la Mère de Dieu, c'est vous élever au-dessus de toutes les grandeurs qui existent, ou qu'on peut imaginer au-dessous du Très-Haut, Cette dignité, selon la pensée de saint Thomas, est en quelque sorte infinie, elle est incompréhensible à l'esprit humain, parce qu'elle a pour terme Dieu lui-même; car qui dit une mère dit un fils, et qui dit une Mère de Dieu dit nécessairement un Fils qui est Dieu; c'est pourquoi, comme il n'y a point d'esprit créé qui puisse comprendre la dignité d'un fils de Dieu, il n'y en a pas davantage qui puisse comprendre celle de sa Mère. « Concevez, dit saint Grégoire, ce que c'est qu'un Fils de Dieu, et vous concevrez ce que c'est que sa Mère: l'excellence de l'une vous fera connaître l'excellence de l'autre: si vous dites que l'une est infinie, je dirai que l'autre l'est aussi ».

O très Sainte et très Immaculée Vierge, Mère de mon Dieu! vous êtes plus noble que tous les esprits célestes, plus pure que les rayons du soleil, plus digne d'honneur que toutes les hiérarchies des anges. O sainte Mère de mon Dieu! ayez pitié de moi qui suis un misérable pécheur. Souvenez-vous qu'en mettant au monde Celui qui est notre frère, vous êtes devenue véritablement notre Mère, et qu'ainsi vous êtes plus élevée on puissance et en gloire, plus nous devons ressentir les effets des sollicitudes de votre Cœur maternel. Je viens, ô Marie! me réfugier sous les ailes de votre protection; couvrez-moi de votre miséricorde. Oui, les yeux baignés de larmes, je vous supplie d'intercéder pour moi, afin que votre Fils, notre clément Sauveur, ne me rejette point à cause de mes péchés, et ne me retranche point comme un arbre stérile.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Troisième jour
Marie source de grâces, priez pour nous


Reconnaissons la conduite de la sagesse et de la miséricorde de notre Dieu. Dès lors qu'il a conçu le dessein du salut des hommes, il en a mis tout le prix et tout le succès entre les mains de Marie. Il a voulu que la chute de la première femme fût relevée par un de ses enfants; et que si une Vierge nous a perdus, une Vierge vînt aussi nous sauver. Honorons de toute l'étendue de nos cœurs, de toute l'affection de nos entrailles, de toute notre force et de tous nos désirs, cette divine Mère; car telle est la volonté de Celui qui veut que nous ayons tout pour Marie. Qui dit tout n'excepte rien; il veut que nous ayons par Marie la grâce et la gloire; il veut que les hommes reçoivent tout de son abondance et de sa plénitude. Il veut que tous les hommes soient sauvés par les mérites du Fils et par l'intercession de la Mère, parce que Dieu a résolu de ne nous faire aucune grâce qui ne passe par les mains de Marie. Comme on ne peut être sauvé sans grâce, il faut dire qu'on ne peut l'être que par Marie, le canal de toutes les grâces qui descendent du ciel en terre.

O Marie! Vierge de bonté, qui êtes notre consolation et notre ressource auprès de Dieu; vous qui êtes seule la rosée céleste qui donne du rafraîchissement à nos peines; vous qui faites distiller en nos cœurs une pluie divine, lorsqu'ils sont dans la sécheresse et l'aridité; vous qui êtes la lumière céleste qui éclairez nos âmes lorsqu'elles sont environnées de ténèbres; vous qui êtes notre guide dans les voyages, notre force dans les faiblesses, notre trésor dans la pauvreté, notre remède dans les plaies incurables, et notre consolation dans les larmes; vous qui êtes la fin de nos gémissements, la ressource de nos misères; vous qui rompez nos chaînes et qui êtes l'espérance de notre salut; exaucez nos prières, ayez compassion de nos soupirs, recevez nos plaintes, ayez pitié de nous. Que nos larmes touchent de compassion les entrailles de votre bonté, comme il est convenable à la Mère de Dieu qui a tant d'affection pour les hommes. Mère de Dieu, vous avez le pouvoir de nous exaucer; vous en avez aussi la volonté: ayez donc pitié de nous.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Quatrième jour

O Marie, notre avocate, priez pour nous.


C'est dans vous, ô Marie! que réside toute l'assurance de la vie et de la vertu; vous êtes le secours de ceux qui combattent, l'avocate des pauvres, le refuge charitable des pécheurs: vous êtes la dispensatrice des dons célestes, notre unique espérance après Dieu; vous êtes le salut de tous ceux qui vous invoquent. Ah! qui que nous soyons, nous pouvons nous approcher de Dieu avec assurance, nous avons Marie pour nous présenter et pour nous défendre. Elle est le trône où Dieu s'est reposé afin que nous puissions, comme le dit l'Apôtre, obtenir grâce et miséricorde; elle est pleine de grâces, afin de les répandre avec profusion sur ses enfants chéris. Malheur à celui qui n'aura pas Marie pour avocate! qui pourra le défendre? Et comment peut espérer son intercession celui qui ne la prie point, qui ne l'aime point, et qui, négligeant son service, ne s'efforce pas d'imiter ses vertus pour mériter son amour?


O Vierge Immaculée ! vous êtes l'unique avocate et l'unique secours de ceux qui sont sans défense. Vous êtes le port assuré de ceux qui ont fait naufrage; vous êtes le salut et l'espérance de tous, la ressource de l'univers, la couronne et la gloire des justes. Mère de Dieu, couvrez-nous des ailes de votre charité et de votre miséricorde; ayez pitié de nous qui sommes pécheurs: nous n'avons confiance qu'en vous, ô Vierge sainte! nous sommes dévoués à votre service, nous portons le nom de vos serviteurs. Ne souffrez donc pas que l'ennemi de notre salut nous enlève à votre amour. Vous êtes le port de notre navigation, ô Vierge Immaculée! Nous sommes sous votre sauvegarde et votre protection; c'est pourquoi nous avons recours à vous, nous vous invoquons avec larmes, ô bienheureuse Mère! Nous nous prosternons devant vous, et nous vous supplions très humblement d'empêcher que Jésus, votre Fils, notre Sauveur et la vie de toutes choses, irrité par la multitude de nos crimes, ne nous coupe comme l'arbre infructueux, et ne livre nos âmes à la puissance du lion infernal.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Cinquième jour

O Marie, notre médiatrice, priez pour nous

Quelles louanges ne devons-nous point rendre à celle qui à mérité entre tous les saints d'être notre médiatrice et de nous obtenir les biens précieux de la grâce! C'est par Marie, ô mon Dieu! que nous avons reçu votre miséricorde, c'est par elle que nous recevons notre Seigneur Jésus-Christ. Elle seule a eu quelque part à la gloire de son Fils dans le salut du monde, car elle ne nous obtient rien qu'elle ne nous ait mérité pendant qu'elle était sur la terre; elle a aussi offert toutes ses actions et toutes ses souffrances unies à celles de Jésus-Christ pour le salut de tous les hommes, et Dieu a accepté cette offrande. La miséricorde de Marie était grande lorsqu'elle était encore dans l'exil de ce monde; mais maintenant qu'elle est dans le ciel, elle est incomparablement plus étendue.


O sainte Mère de Dieu! véritable médiatrice de notre salut, nous espérons obtenir par votre moyen le royaume des cieux. C'est vous qui nous aidez, qui nous défendez, qui nous excusez auprès de votre Fils, et qui travaillez puissamment à notre salut. Nous vous supplions donc d'exaucer nos prières, et de nous obtenir ce que nous demandons. Vous le pouvez, car vous avez, comme Mère, auprès de votre Fils, un crédit qui ne peut souffrir de refus; vous avez des forces insurmontables; et quelque grande que soit la multitude de nos péchés, elle ne saurait égaler la grandeur de votre miséricorde. Rien ne résiste à votre puissance, tout cède à votre force et à vos commandements, tout obéit à votre empire. Celui qui est né de vous vous a élevée au-dessus de tout; votre Créateur fait sa gloire de la vôtre, et se tient honoré de ceux qui vous honorent. Votre Fils se réjouit de voir l'honneur que nous vous portons; il vous accorde volontiers ce que vous lui demandez; priez-le donc pour nous, qu'il nous fasse la grâce de vivre et de mourir dans son saint amour.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Sixième jour
O Marie, refuge des pécheurs, priez pour nous


O douce et bonne Vierge ! Marie, Mère de Dieu, espérance des plus désespérés, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec Jésus-Christ votre Fils et notre Dieu. Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. O Mère de Miséricorde! apaisez le Seigneur et rendez-le favorable aux misères communes de notre nature. Vous êtes toute-puissante pour sauver les pécheurs, et vous n'avez pas besoin d'autres recommandations auprès de Dieu, car vous êtes la mère de la véritable vie. La plus belle qualité que porte la très sainte Vierge est en effet celle de Mère et de Reine de Miséricorde; parce que la miséricorde est une vertu divine qui procède d'une plénitude de bonheur; car il faut être plein pour se répandre, riche pour donner, heureux pour soulager. Marie doit donc regarder les pécheurs comme ses enfants, car la misère est l'objet de la miséricorde: il n'y en a point de plus grande que celle d'un homme qui est dans le péché. Non-seulement Marie est Mère, mais encore Reine de Miséricorde, parce que son Fils l'a établie Reine des misérables et Médiatrice des pécheurs, qu'elle demande toujours miséricorde pour eux et jamais justice.


O Marie! les sollicitations que l'on vous adresse pour la conversion des pécheurs ne vous importunent jamais; au contraire, toute votre joie est de prier pour les misérables et d'assister, par vos prières toujours efficaces, ceux qui sont en danger de se perdre. Vous savez, ô très douce Mère de Dieu! mieux que tous les hommes et tous les anges, combien notre salut est cher et agréable à votre divin Fils; combien sa Miséricorde le presse de nous sauver; c'est pourquoi nous venons réclamer votre bonté pour les pécheurs. Ayez pitié de nous, Vierge sainte; voyez notre profonde misère et secourez-nous. Obtenez de votre divin Fils un regard de miséricorde qui soit une Lumière à notre esprit, et un feu dévorant pour notre cœur, afin que, reconnaissant avec un profond repentir nos égarements passés, nous remplacions une vie de péché par une vie de pénitence et d'amour.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Septième jour
O Marie, Vierge fidèle, priez pour nous


Conçue dans l'amour de Dieu, sans aucune tache du péché, sans aucune inclination au péché, ô Marie! vous n'avez pas eu sujet de craindre, comme nous, ces chutes funestes qui détruisent la grâce; et cependant, à examiner votre conduite, on aurait pu penser que vous aviez autant et plus que nous à craindre. C'est que cette Vierge prudente et fidèle veillait sans cesse sur son Cœur, comme si les créatures eussent pu en obtenir les affections; elle veillait sur toutes ses paroles, comme si elle eût eu à se défier de ses lèvres; conçue avec tous les privilèges de l'innocence, elle voulut toujours vivre dans la pénitence. Admirable modèle, sublime exemple que vous nous avez donnés, ô mon Dieu! pour nous maintenir dans la grâce de la régénération. Hélas! environnés d'ennemis flatteurs et trompeurs qui ne cherchent qu'à mettre à profit notre faiblesse naturelle, nous ne craignons pas, nous ne veillons point! Nous reconnaissons que nous sommes la faiblesse même; cependant nous nous exposons souvent aux occasions qui ont fait tomber les plus forts. Eussions-nous été ravis, comme saint Paul, jusqu'au troisième ciel, nous devons toujours craindre d'être précipités au plus profond des abîmes avec l'ange rebelle. Dans le chemin de la vertu, un jour ne répond pas de l'autre; et faute de fidélité, une âme, après avoir été l'objet des faveurs de Dieu, peut encore devenir un objet de réprobation.

O Marie ! vraie fontaine scellée où le démon ne pénétra jamais pour la troubler; lys éclatant de blancheur qui, vous élevant parmi les épines des enfants d'Adam, vous êtes maintenue pure et sans tache au milieu des crimes de la terre, ayez pitié de nous; voyez notre misère, et sauvez-nous de l'ennemi qui nous poursuit. Inspirez-nous cette vigilance active qui assure la fidélité. Veillez vous-même sur nous, soyez notre protectrice dans le chemin de la vie; dirigez nos pas à travers les dangers qui nous menacent. Que par vous nos cœurs s'élèvent jusqu'à Dieu; et que toutes nos œuvres soient autant d'actes d'amour qui nous garantissent une éternelle persévérance.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Huitième jour
O Marie, mère aimable, priez pour nous


Est-il possible d'aimer le Seigneur sans aimer l'auguste Vierge sa Mère? Comment ne point éprouver pour elle les plus vifs sentiments d'amour, quand on considère ce que fut Marie, ce qu'elle est devant Dieu et devant l'homme? Oh! que les apôtres et les disciples durent la vénérer profondément et l'entourer d'hommages quand ils conversaient avec le divin Rédempteur que cette Mère avait enfanté, à laquelle il avait été soumis pendant les trente premières années de sa vie, et qu'il honorait jusqu'à attendre son intercession, en quelque sorte, pour commencer le cours de ses miracles? Le cœur de l'homme brisé par le péché originel réclamait une mère pure et sans tache, et le Cœur de Dieu créa Marie. En elle, dit saint Bernard, la justice et la paix s'embrassent; en elle, se confondent la tendresse d'une mère et la miséricorde d'un Dieu. Le don d'une mère! tel fut le dernier acte du testament de Jésus-Christ. Il avait donné la grâce, la lumière et la parole de vie: il donna encore ses mérites, ses expiations et ses souffrances pour le salut du monde; et comme il aimait les siens autant qu'un Dieu peut aimer, il leur légua, dans un ineffable sacrement, la substance même de son amour et de sa personne; et enfin, mettant le comble aux largesses d'une bonté infinie, il donna sa Mère: Voici votre Mère! dernier mot de l'amour, gage d'une indissoluble union, prémices de toutes les grâces de l'Esprit saint et de tous les trésors du ciel!


O toute aimable Marie! vous ne pouvez être nommée sans enflammer d'amour. La pensée ne peut se porter vers vous sans que le cœur qui vous aime n'éprouve un redoublement de tendresse; jamais vous ne venez à notre mémoire sans nous remplir de cette sainte joie qui vous est donnée de Dieu, Et maintenant, ô notre Souveraine! nous crions vers vous de toutes les forces de notre âme; aidez notre faiblesse; enlevez notre opprobre; ô bienheureuse Vierge qui jouissez si pleinement de son affection filiale. Parlez, votre Fils écoute: il exaucera toutes vos demandes. Invoquez son nom sur nous, afin que nous soyons guéris de l'ancienne lèpre du corps et de l'âme. Qu'à votre prière, notre jeunesse se renouvelle comme la jeunesse de l'aigle; que le voile tombe de nos yeux, afin qu'unis à l'Esprit du Seigneur par les liens de l'amour, nous ne fassions qu'un avec lui. O Marie! obtenez-nous cette grâce par vos demandes auprès de Jésus-Christ notre Seigneur, à qui louanges, gloire et actions de grâce sont dues dans les siècles des siècles.


O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

Neuvième jour
O Marie, reine des gloires, priez pour nous


Comment pourrons-nous exprimer l'excellence de celle Vierge, la plus parfaite des créatures? Quelles louanges lui donnerons-nous, qui égalent son mérite et son incomparable beauté? Quels cantiques spirituels chanterons-nous à la gloire de Celle qui est très glorieuse entre les anges? C'est elle qui a été plantée comme un bel olivier en la maison de Dieu et que le Saint- Esprit, par sa grâce, a rendue divine ment féconde. C'est par elle que nous avons été appelés à la dignité d'enfants de Dieu, et fait héritiers du royaume de Jésus-Christ. Elle est la gloire et l'honneur des vierges, la joie et la consolation des mères, l'appui des fidèles, le parfait exemple des saints, le palais des vertus elle temple de la vérité. Elle est la source vivante qui a enfanté ce Seigneur qui est le principe de notre vie. Le nom de Marie réjouit l'univers; elle est la gloire de notre terre. Mais quel dut être le bonheur des esprits célestes, quand ils purent entendre sa voix, contempler son visage, jouir de sa présence! La divine patrie brille d'un nouvel éclata la lumière du flambeau virginal. Plus les grâces dont elle avait été comblée sur la terre étaient abondantes, plus sa grandeur au ciel est sublime. Oui, bienheureuse et mille fois bienheureuse la Vierge Marie, soit qu'elle conçoive le Fils de Dieu sur la terre, soit que le Fils de Dieu la couronne dans le ciel !

Glorieuses sont les choses qui ont été dites de vous, ô Marie! Non, il n'est point de langue, point de paroles, chez aucune des nations qui vivent sous le soleil, qui puissent dignement célébrer votre grandeur. Et maintenant, des splendeurs de votre gloire, abaissez vos regards sur notre misère. Fils d'Ève, exilés de la patrie, nous gémissons ici-bas dans les liens du péché, enveloppés de ce corps de poussière qui nous détourne des cieux; venez à notre secours, ô reine de bonté! aidez-nous à vaincre nos passions, à dominer nos inclinations perverses, afin que, fortifiés par votre assistance, nous parvenions à vous bénir dans la gloire.


Bénie soit la très-sainte et immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie. Ainsi soit-il.

Textes extraits de « Manuel du Pèlerinage à Notre Dame de la Garde », Librairie Eugène Michel, Marseille, 1864

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Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception

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Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, objet des prédilections du Père, du Fils et du Saint-Esprit, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, modèle de la vie de foi, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère de la douce espérance, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère du bel Amour, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, aurore sans nuage du plus beau des jours, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, nouvelle Ève promise à nos pères pour écraser la tête de l'antique serpent, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, joie d'Israël, dont le Nom est si plein de douceur et de bénédiction, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, lys brillant de blancheur au milieu des épines, priez pour nous qui avons recours a vous.

O Marie conçue sans péchés, véritable chandelier d'or, merveilleusement orné des sept dons de l'Esprit saint, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère de Jésus, toujours vierge, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, gloire de l'Église, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, figurée par les femmes illustres de l'ancienne loi, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, annoncée par les prophètes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, bénie entre toutes les femmes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, reine des anges et des hommes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, terreur des démons, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, avocate des pécheurs, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, appui des faibles, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, trésor des parfaits, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, dont le Cœur fut si ressemblant à celui de Jésus, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, dépositaire des grâces que vous répandez à pleines mains sur tous, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, consolation des affligés et des mourants, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, protectrice spéciale de tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, mère la plus tendre pour tous vos enfants, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, transpercée du glaive de douleur au pied de la croix, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, porte du séjour de la gloire et des délices éternelles, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, attirez vos enfants par l'odeur de vos vertus; conduisez-nous au ciel.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Marie est cette vierge admirable qui n'a contracté ni la tache du péché originel,

Ni celle du péché actuel.

Prions


Dieu tout-puissant et éternel, qui ordonnez à votre Église de célébrer la gloire de l’Immaculée Conception de la Mère de votre divin Fils, faites, nous vous en supplions, que ceux qui l’honorent pieusement sur la terre, jouissent un jour dans le ciel de l’éternelle béatitude. Ainsi soit-il.

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O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

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