09 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Dixième jour

Le Cœur de Marie uni à celui de saint Joseph par un chaste nœud, dans le mariage

Marie, prédestinée à engendrer et à mettre au monde le Verbe éternel, devait être et Vierge, et Mère tout ensemble; et ce Mystère devait être caché au Prince des ténèbres, ainsi que l'enseignent saint Ignace martyr, et saint Jérôme. En conséquence, cette très Sainte Vierge devait, comme les autres femmes, avoir un époux. Un homme donc fut signalé aux prêtres, comme digne d'une telle épouse, par des signes merveilleux, qui furent, suivant quelques saints Pères, une baguette qui fleurit dans sa main, et une colombe qui vint du ciel se poser sur sa tête. Ce que la sainte Vierge avait jusqu'alors tenu secret et caché dans le fond de son cœur, c'est-à-dire, son vœu. de virginité perpétuelle, dut être, aux épousailles, et fut en effet manifesté à Joseph son époux. Joseph fit un semblable vœu; et ces deux Cœurs furent les premiers Cœurs unis du double nœud d'une chasteté inviolable et d'un mariage indissoluble. Quelles bénédictions Dieu ne versa-t-il pas sur un mariage jusqu'alors sans exemple, et qu'il avait Lui-même préparé? L'Epouse en devînt éminemment ressemblante au Père, éternel; car, ainsi qu'il a été révélé à sainte Madeleine de Pazzi dans une de ses extases « Le Père éternel, ne cessant jamais d'engendrer le Verbe, donna à Marie le pouvoir d'engendrer dans notre chair mortelle ce même Verbe qu'il engendre et à engendré simplement de toute éternité. Marie l'engendra donc par nature, et Dieu le voulut ainsi, pour montrer à sa créature la grandeur de son amour. Ainsi, le Père éternel est Vierge et Père tout ensemble, et Marie est Vierge aussi, et tout ensemble Mère du même Fils. Et combien ne devait pas ressembler à Marie et au Père éternel, celui que le Père éternel avait choisi lui-même pour le remplacer sur la terre, et pour être le compagnon inséparable et le gardien fidèle de lu très-sainte Vierge? Joseph reçut en effet les grâces les plus abondantes; celle-ci, entre autres, bien remarquable. « Une flamme d'amour paternel descendit dans son Cœur du sein même de Dieu le Père ». En ces deux Cœurs voilà deux amours dont l'idée n'existe en aucune créature: amour maternel du Cœur de Marie, et amour paternel du Cœur de Joseph; amours qui attachent ces deux Cœurs à la personne du Fils de Dieu.

Que les personnes mariées apprennent d'un si noble exemple à sanctifier leur union et à mériter ainsi les bénédictions du Ciel; et que celles qui ne' le sont pas se confirment de plus en plus dans l'amour de la sainte chasteté. Le germe divin qui poussa sur la tige du lys de Marie, fut le fruit de cette vertu. Mais nous, quel cas avons-nous fait de cette belle vertu? Hélas! dans notre dégoût, nous l'avons perdue « pour une poignée d'orge, c'est-à-dire, pour un plaisir brutal; pour un morceau de pain, c'est-à-dire, pour un vil profit ». Vierge immaculée, chaste Epoux de Marie, à mon aide, à mon secours!

Fleur: Répéter souvent: « Vierge très pure, Vierge très chaste, priez pour moi ».

Fruit: Conserver scrupuleusement la pureté, en éviter les dangers, veiller sur ses sens.

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08 août 2010

Une bien agréable musique

Le Messie de Haendel

J'ai découvert cet après midi, cette superbe reprise du Messie de Haendel, façon techno, une superbe musique qui devrait passer bien plus souvent dans nos radios... Jugez-en par vous-mêmes... Elle est suprenante, entrainante, et invite à la louange...

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Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Neuvième jour

Le Cœur de Marie, Temple de Dieu, renfermé dans le Temple

Considérez encore aujourd'hui Marie cette petite Enfant,introduite dans le Temple, où elle a fixé sa demeure. Son Cœur est, dans ce Temple, un autre Temple où Dieu réside, ce Cœur est véritablement le Tabernacle du Dieu vivant. Ecoutons ici sainte Madeleine de Pazzi, qui, ravie dans une sublime extase, s'adresse ainsi à Marie: « Tu étais ce beau Temple, ô Marie, où devait se faire la digne Offrande du Sauveur des hommes ». Et peu après elle ajoute: « J'ai vu le trône de Dieu élevé au plus haut des cieux; Marie, Mère de Jésus, y était assise. Ce trône était entouré de lys, et porté par quatre Anges ». Comment glorifier dignement Marie pour sa foi si vive et si inébranlable, et de ce qu'elle a été appelée à un rang si sublime par le Verbe éternel?

Nous devrions être tous le Temple du Saint-Esprit, et nous l'avons été en effet par le Baptême; mais le sommes-nous maintenant? Pensons-y sérieusement. Ah! ne suis-je pas plutôt devenu le temple de l'Esprit immonde, et n'ai-je pas chassé de mon cœur l'Esprit-Saint par mes péchés? Ah ! que de larmes ne me faudrait-il pas verser pour purifier ce cœur si souillé! O Esprit-Saint, venez, « Lavez nos taches, arrosez nos sécheresses, guérissez nos blessures ».

Fleur: Répéter souvent aujourd'hui cette oraison jaculatoire: « Lavez nos taches, pardonnez-nous nos péchés ».

Fruit: Dans les tentations, surtout dans celles d'impureté, redire souvent le mot de saint Paul: « Absit! Que je ne devienne jamais membre du diable! »

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07 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Huitième jour

Consécration du Cœur de Marie quand elle fut présentée au Temple

Sa bienheureuse mère, sainte Anne, se souvenant du vœu qu'elle avait fait au Seigneur, « ne tarda pas, dit saint Grégoire de Nazianze, de la conduire au Temple et de l'offrir à Dieu ». « La Vierge bénie avait alors trois ans », ainsi que le rapportent saint Germain et saint Epiphane. Maintenant considérons avec attendrissement cette Vierge immaculée qui va faire à son Dieu la magnifique offrande, le sacrifice de tout elle-même. Son Bien-aimé lui avait fait entendre ces paroles: « Lève-toi, hâte-toi, ma bien-aimée, et viens a moi ». Il voulait que dès lors elle mit en oubli pour lui ses parents et sa patrie, tout enfin: « Ecoutez, ô ma Fille, voyez, et prêtez une oreille attentive, et oubliez votre peuple et la maison de votre père »; et la voilà prompte à obéir à la voix divine qui l'appelle. Elle monte rapidement les marches du Temple, et se prosternant à terre elle verse des larmes de tendresse. Elle renouvelle alors, et confirme entre les mains du Grand-Prêtre le don d'elle-même qu'elle avait fait irrévocablement à son Souverain Seigneur dès le premier instant de son immaculée Conception. Mais qui pourrait pénétrer les sentiments intimes dont ce Cœur admirable était animé en se consacrant tout à son Dieu? Quelle profonde humilité! Quelle vive foi! quel ardent amour! Elle disait peut-être: « O grand Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob! vous êtes infini, vous êtes immense ; à vous sont dus des honneurs et dons infinis. Je ne suis, moi, qu'une misérable petite créature, et telle que je suis je ne m'appartiens même pas, mais c'est à vous que j'appartiens, qui m'avez tirée du néant. Qu'ai-je donc à vous offrir, ô mon Créateur, ô mon Tout ? Néanmoins, mon Dieu, daignez accepter ce qui est vôtre. Je me donne et me consacre tout à vous. Je vous consacre ma volonté; disposez-en à votre gré: je vous consacre mon corps; faites qu'il soit toujours comme un beau lys qui exhale une odeur suave en présence de votre divine Majesté ». Il ne s'était jamais fait de semblables offrandes dans ce Temple. Quel n'aura pas été l'étonnement des saints Anges, la surprise et l'admiration des Prêtres et de tous les assistants? Mais en quels termes Dieu aurait-il témoigné combien ce don lui était agréable? Les voici: « Que ta démarche est belle, ô Fille du Roi! »

Nous aussi, nous avons été conduits au Temple, la première fois encore en bas âge, pour y assister au grand Sacrifice que le Fils de Marie fait de son Corps et de son Sang pour nous. Mais nous sommes-nous offerts nous-mêmes véritablement à Dieu? O que d'irrévérences, que de profanations n'y avons-nous pas commises?  Je les pleure aujourd'hui, mon Dieu; et aujourd'hui je m'offre tout à vous. Faites ô mon Jésus, que votre Sang offert sur nos autels expie mes péchés et soit mon salut.

Fleur: Se rendre à son Eglise paroissiale et y renouveler près des Fonts baptismaux, les promesses du Baptême.

Fruit: A l'Eglise s'y tenir comme une victime liée et destinée au sacrifice.

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06 août 2010

Bienheureuse Marie Louise Trichel 1/4

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Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Septième jour

Docilité du Cœur de Marie dans la maison paternelle

Considérez jusqu'à quel point devait être docile le Cœur de cette Enfant, qui, depuis le premier moment de son existence ne s'appartenait plus, mais était tout à Dieu, et qui ne suivait d'autre règle que celle de faire en tout la volonté de Dieu. Il ne s'est jamais vu de créature qui fût envers Dieu plus soumise et plus obéissante. Eclairée de l'Esprit-Saint, qui la possédait dès le commencement, elle pénétrait les pensées de ses heureux parents et prévenait leurs intentions. Pendant les trois premières années de sa vie, qu'elle passa dans la maison paternelle, tous ses mouvements et toutes ses actions étaient réglés sur l'obéissance la plus parfaite. Celle qui devait voir un jour le Fils de Dieu lui obéir et lui être soumis, s'exerçait ainsi à la pratique de cette vertu dont le Fils de Dieu devait être le premier modèle, comme elle le second. Que n'auront pas dit saint Joachim et sainte Anne , à la vue d'aussi grands, d'aussi extraordinaires prodiges d'obéissance dans une aussi petite enfant? Dans leur étonnement et leur admiration, quels présages n'ont-ils pas dû en tirer ?

Mais, au contraire, de quelles amertumes n'ont pas été abreuvés nos propres parents, et quels fâcheux pressentiments n'ont-ils pas eus, en nous voyant, dès notre enfance, si indociles, si revêches, si opiniâtres, si désobéissants! Plût au Ciel que notre conduite eût été différente de celle qu'ils prévoyaient et redoutaient avec tant de raison! Hélas, non, ils né s'étaient pas trompés. De bonne heure n'ai-je pas secoué le joug de la sainte obéissance, et n'ai-je pas ainsi couru vers l'abîme? Ah! par pitié, sainte Vierge Marie, tendez-moi votre main secourable pour m'en retirer.

Fleur: Offrir son cœur à Marie, au pied d'une de ses images, pour qu'elle daigne se charger de le diriger.

Fruit: Obéissance à tous les Supérieurs, et spécialement à son Confesseur.

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05 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Sixième jour

Le sacrifice du Cœur de Marie quand elle fut offerte à Dieu par ses parents dans le Temple

Considérez quels furent les sentiments et les affections du tendre Cœur de Marie, quand elle fut offerte à Dieu, dans le temple, par sa bienheureuse Mère sainte Anne, accompagnée de saint Joachim. Les Cœurs de ses parents brûlaient sans doute d'amour, ils étaient pénétrés d'une vive reconnaissance pour le Seigneur, qui leur avait accordé cette fille tant désirée: mais qu'elle ne dût pas être la piété, la dévotion de cette sainte Enfant dont la sainteté surpassait déjà de beaucoup celle de tous les Saints? Nous pouvons bien croire qu'elle dit à Dieu, de routes les puissances de son âme: « Mon Dieu, vous m'avez tirée du néant, et m'avez donné l'être, quoique je n'eusse aucunement mérité une si grande grâce; Vous m'avez comblé de vos bénédictions: je ne m'appartiens pas, je suis tout à vous; me voici; disposez de moi selon votre bon plaisir. Lorsque je me donne, irrévocablement tout à vous, mon Dieu, agréez cette chétive offrande; une pauvre petite créature telle que je suis, n a rien autre à vous Offrir ». A ces paroles, le Cœur du Très-Haut est ravi, les Anges les plus sublimes sont étonnés, les hommes les plus orgueilleux sont confondus.

Quels ont été jusqu'à présent les sentiments de notre cœur? Quelle a été notre gratitude pour les bienfaits de la Création, de la Rédemption, du Baptême, et pour tant d'autres grâces que nous avons reçues? Ah! qu'un cœur ingrat est un horrible monstre aux yeux de Dieu! Dans les saintes Ecritures, un tel cœur est l'objet de ses plaintes les plus touchantes et de ses reproches les plus amers. O mon Dieu, mon Bien, mon Tout, arrachez de mon cœur un vice si abominable, pour l'amour de celle qui, de toutes les créatures, fut envers vous la plus reconnaissante.

Fleur: Se priver de quelque chose que l'on aime, et la donner aux pauvres.

Fruit: S'offrir tout entier à Dieu, chaque matin, et unir son cœur à celui de Jésus et de Marie.

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