05 septembre 2010

Saint Thomas Becket

Posté par fmonvoisin à 17:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,


Le Mois de la Vierge des Douleurs

 

05__Virgen_Maria_25x30_w

Le Mois de la Vierge des Douleurs

Sixième jour

Excès des souffrances de Marie en voyant naître si douloureusement l'Enfant Jésus

Le Sauveur du monde naquit enfin dans un vil réduit, pendant le silence de la nuit; cette heureuse naissance semblait présager à Marie une joie ineffable: son cœur ne pouvait suffire au bonheur. de voir son Fils tant désire, de toucher ses divins membres, et de l'avoir mis au monde sans douleurs. De plus, à la douceur céleste qu'il lui avait procurée pendant qu'il fut renfermé dans son sein, succédèrent les tendres regards de son divin Fils, dont la beauté ravissait les cœurs des hommes; le gracieux sourire de ses lèvres empourprées, qui répandait la douceur du paradis; la perfection de son corps adorable. Combien Marie fut heureuse de le nourrir de son lait virginal, de lui prodiguer les plus tendres caresses, et de le voir honoré si sincèrement et avec tant d'ardeur par les bergers. Mais, d'un autre côté, quelle douleur pour elle de voir ce Dieu que le ciel et la terre ne peuvent contenir, couché dans une crèche, sur la paille, et la tête sur une pierre mal couverte de haillons? Quel spectacle pour son cœur maternel, de considérer ce divin enfant renfermé-dans de pauvres langes, au milieu de deux brutes, dans une grotte froide, à demi-ouverte, exposée aux injures de l'air, et dans la nuit de l'hiver le plus rigoureux! A cette vue et aux pleurs du divin nouveau-né, cette mère désolée ne devait-elle pas s'écrier comme elle le révéla à Sainte Brigitte: « Hélas! ô mon Fils! vous souffrez plutôt de mes peines que des vôtres! » Une autre source d'affliction pour la très Sainte Vierge, ce fut tout ce qu'une lumière prophétique lui fit prévoir dans l'avenir, touchant son divin Fils. Ces vues affligeantes répandirent l'amertume sur les délices qu'elle goûtait en pressant le divin enfant sur son cœur. Souvent, au rapport de Sainte Brigitte, la très Sainte Vierge faisait entendre cette douce plainte: « Ah! mon cher Fils, maintenant vous reposez dans les bras de ma tendresse et de mon amour, mais le temps viendra où vous serez cloué sur les bras durs d'une ignominieuse croix. Maintenant je vous donne des baisers sincères, et un jour à venir vous recevrez le baiser sacrilège du traître Judas. A présent je vous nourris de mon lait, et à votre mort on vous désaltérera avec un breuvage amer. Maintenant je vous couvre de langes pauvres mais blancs, et je vous entoure de douces bandelettes, un jour, hélas! on vous revêtira d'un haillon de pourpre, et on vous liera cruellement avec des cordes et des chaînes! O mon Dieu! si je vous vois dormir doucement dans mes bras, je pense aussitôt à ce cruel moment où du haut de la croix je recevrai de nouveau votre corps mort tout déchiré et couvert de plaies! » Et en parlant ainsi, Marie donne un libre cours à ses soupirs et à ses larmes; et l'Enfant Jésus, dans les bras de sa tendre Mère, loin de la placer dans un paradis terrestre de joie, devient au contraire pour elle un faisceau de myrrhe et d'amertume.

Colloque

O Vierge sainte! comment n'avez-vous pas cessé de souffrir à cet heureux moment auquel vous mîtes au monde le Fils de Dieu? En cet instant vous fûtes au faîte des grandeurs humaines et célestes; vous reçûtes, à juste titre, les félicitations des bergers accourus à la crèche; les Anges descendus dans l'étable vous portèrent envie, et tout le Paradis vous admira et vous reconnut pour sa Souveraine et sa Reine bien-aimée. Mais hélas! dans une si grande élévation, ô Mère affligée! vous êtes réduite à soupirer et à beaucoup pleurer. Comment, en effet, auriez-vous pu retenir vos larmes, en voyant un enfant si beau en proie à tant de besoins; vêtu si pauvrement et sans avoir moyen de le soulager; en entendant ses cris et en considérant ses pleurs sans pouvoir les sécher? De quel glaive de douleur votre cœur maternel ne fut-il pas percé? O que je vous plains! Ah! si du moins je pouvais vous offrir mon cœur pour servir de berceau à votre divin Fils! Que je le ferais volontiers! Mais vous savez combien ce cœur est plein de vices, vous savez qu'il est encore plus souillé que l'étable de Bethléem. Obtenez-moi, ô très-sainte Mère! la grâce de le purifier auparavant par une vraie pénitence; ensuite prenez-le, servez-vous-en comme il vous plaira, et ne me le rendez-plus, puisqu'il est de mon plus grand intérêt de ne l'avoir pas, pourvu qu'il soit entre vos mains sacrées.

Soupir à Marie

L'Enfant Jésus étant sur le foin, je pleure de joie et de douleur tout ensemble; mon cœur est partagé entre l'allégresse et la peine.

Exemple

Le Bienheureux Jacques-Philippe de Faenza, de l'Ordre des Servites, reçut, dès son enfance, beaucoup de faveurs de Notre Dame des Douleurs. A l'âge de deux ans, il fut atteint du mal caduc, mais à peine son père l'eût-il consacré par, vœu à Notre Dame des Douleurs, qu'il recouvra la santé. Lorsqu'il eut atteint l'âge de neuf ans, il prit le saint habit; dans l'Ordre des Servites, et vécut dans la pratique des plus éclatantes vertus. Il eut une dévotion particulière à Notre Dame des Douleurs, et en son honneur, il passa sa vie toute entière dans les, soupirs et les larmes. Mais la très Sainte Vierge, qui rend toujours au centuple ce qu'on fait pour elle, lui obtint, en récompense, la grâce de jouir, quelques jours avant sa mort, des saintes joies du Paradis: il les passa dans une douce extase d'amour divin, au bout de laquelle il rendit paisiblement l'esprit entre les mains de sa grande Protectrice. (Arcang. Giani in Annal. Serv.)

Pratique: Réciter les Litanies des douleurs de Marie.

Mary_Cries_over_Abortion

Pour recevoir chaque jour dans votre boîte e-mail la méditation du Mois de la Vierge des Douleurs, pour être tenu au courant des nouvelles publications sur le blog et recevoir de temps en temps des prières par e-mail, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes.

Neuvaine des malades à Saint José Maria Escrivá de Balaguer

3___SAN_JOSEMARIA_ESCRIVASaint José Maria Escriva de Balaguer

Fondateur de l'Opus Dei

1902-1975

Fête le 26 juin


Extrait du bref apostolique de béatification du Vénérable Serviteur de Dieu Josémaria Escrivá, prêtre, fondateur de l’Opus Dei: « Le fondateur de l’Opus Dei a rappelé que, par suite de l’universalité de l’appel à la pleine union au Christ, toute activité humaine peut devenir un lieu de rencontre avec Dieu. […] Il fut un authentique maître de vie chrétienne et il sut atteindre les sommets de la contemplation par une prière continuelle, une mortification constante, un effort quotidien pour accomplir son travail avec une docilité exemplaire aux motions du Saint-Esprit, afin de servir l’Église comme l’Église veut être servie ».


Un foyer lumineux et joyeux


José Maria Escrivá de Balaguer est né à Barbastro (Espagne) le 9 janvier 1902. Il était le second des six enfants de José Escrivá et Maria Dolorès Albás. Ses parents, fervents catholiques, l’ont fait baptiser quatre jours plus tard, le 13 janvier. Ils lui ont transmis, grâce à leur vie exemplaire, les fondements de la foi et les vertus chrétiennes: l’amour de la confession et de la communion fréquente, le recours confiant à la prière, la dévotion à la très Sainte Vierge, et l’aide aux plus nécessiteux. Le bienheureux José Maria, un enfant gai, éveillé et naturel, espiègle, bon élève, intelligent et observateur, aimait beaucoup sa mère et avait une grande confiance, pleine d’amitié, en son père, qui l’invitait à s’épancher librement et qui répondait à ses questions avec affection et avec prudence. Très tôt le Seigneur commence à tremper l’âme de José Maria dans la forge de la souffrance : ses trois petites sœurs meurent entre 1910 et 1913 et, en 1914, la famille se trouve ruinée. En 1915, les Escrivá déménagent à Logroño où le père a trouvé un emploi lui permettant de subvenir modestement aux besoins des siens. L’hiver 1917-18 a lieu un fait qui aura une influence décisive sur le futur de José Maria Escrivá: pendant les vacances de Noël, une abondante chute de neige recouvrit la ville. Un jour il voit par terre les traces gelées de pieds sur la neige: les pas d’un carme qui marchait pieds nus. Il se demande alors: « Si d’autres font tant de sacrifices par amour de Dieu et du prochain, ne serais-je pas capable de lui offrir quelque chose? » Une inquiétude divine pointe alors dans son cœur. Je commençai à pressentir l’Amour, à me rendre compte que le cœur me demandait quelque chose de grand, qui relevait de l’ordre de l’amour. Sans savoir encore avec précision ce que Dieu lui demande, il décide de devenir prêtre, pensant ainsi qu’il sera plus disponible pour accomplir la volonté divine.


L’ordination sacerdotale


Après son baccalauréat, il entame des études ecclésiastiques au séminaire de Logroño, puis, en 1920, il rentre dans celui de Saragosse. Il achèvera la formation préalable à la prêtrise dans l’Université pontificale de cette ville. C’est aussi à Saragosse, capitale de l’Aragon, qu’il poursuit des études de droit, sur le conseil de son père et avec l’accord de ses supérieurs ecclésiastiques. Il sait se fait aimer de ses camarades par son caractère généreux et enjoué, sa simplicité et sa sérénité. Le soin qu’il apporte à sa vie de piété, tout comme son respect des normes disciplinaires du séminaire et le sérieux de ses études, font de lui un exemple pour tous les séminaristes. En 1922, alors qu’il n’avait que vingt ans, l’archevêque de Saragosse le nomme inspecteur du séminaire. Durant cette période, il passe beaucoup d’heures à prier devant le Saint-Sacrement, enracinant profondément sa vie intérieure dans l’Eucharistie, et il se rend tous les jours à la basilique du Pilier pour demander à la Sainte Vierge de lui montrer ce que Dieu veut de lui: « Depuis que j’ai pressenti l’amour de Dieu, disait-il le 2 octobre 1968, j’ai cherché, dans ma petitesse, à réaliser ce qu’il attendait de ce pauvre instrument. […] Et dans ces désirs ardents, je priais, je priais, j’étais continuellement en prière. Je ne cessais de répéter: Domine, ut sit! Domine, ut videam! comme le pauvre aveugle de l’Évangile qui implore, car Dieu peut tout. Seigneur, que je voie! Seigneur, que cela soit! Et je répétais aussi, […] plein de confiance en ma Mère du ciel: Domina, ut sit! Domina, ut videam! La très Sainte Vierge m’a toujours aidé à découvrir les souhaits de son Fils ». Le 27 novembre 1924 don José Escrivá meurt subitement, victime d’une syncope. Le 28 mars 1925, José Maria est ordonné prêtre par monseigneur Miguel de los Santos Diaz Gómara, dans l’église du séminaire Saint-Charles, à Saragosse. Deux jours plus tard, il célèbre sa première messe solennelle à la sainte chapelle du Pilier. Le 31 de ce mois-là, il part pour Perdiguera, petit village, où il a été nommé régent auxiliaire de la paroisse. En avril 1927, avec l’agrément de son archevêque, il s’installe à Madrid pour préparer un doctorat en droit civil qu’on ne pouvait obtenir, à l’époque, qu’à l’université Centrale de la capitale de l’Espagne. C’est là que son élan apostolique le met vite en contact avec des gens de tout bord: étudiants, artistes, ouvriers, intellectuels, prêtres. Et il se dépense sans relâche au service des enfants, des malades et des pauvres des bidonvilles. En même temps, il subvient aussi aux besoins de sa mère, de sa sœur et de son frère, en donnant des petits cours de droit. C’est une époque de grande pénurie, que toute sa famille endure dans la dignité et avec beaucoup de courage. Le Seigneur le bénit avec d’abondantes grâces extraordinaires qui ont trouvé un terrain fertile dans son âme généreuse, et pu ainsi produire de nombreux fruits au service de l’Église et des âmes.


Fondation de l’Opus Dei


C’est le 2 octobre 1928 que naît l’Opus Dei. Le bienheureux José Maria fait alors une retraite spirituelle. Il médite à partir des notes qu’il a prises les années précédentes des motions intérieures dont Dieu l’a gratifié quand, soudain, il voit c’est toujours ce terme qu’il emploiera pour décrire son expérience de fondateur la mission que le Seigneur veut lui confier: ouvrir dans l’Église un nouveau chemin à caractère de vocation, destiné à répandre la recherche de la sainteté et la réalisation de l’apostolat à partir de la sanctification du travail ordinaire, en plein dans le monde, sans changer d’état. Quelques mois plus tard, le 14 février 1930, le Seigneur lui fait comprendre que l’Opus Dei doit aussi s’étendre aux femmes. À partir de ce moment, le bienheureux José Maria se livre, corps et âme, à l’accomplissement de sa mission de fondateur: promouvoir chez les hommes et les femmes de tous les milieux sociaux, un engagement personnel de suivre le Christ, d’aimer le prochain, de rechercher de la sainteté dans la vie quotidienne. Il ne se prend ni pour un innovateur ni pour un réformateur, car il est convaincu que Jésus-Christ est la nouveauté éternelle et que le Saint-Esprit rajeunit continuellement l’Église, au service de laquelle Dieu à suscité l’Opus Dei. Sachant que la tâche qui lui a été confiée est de portée surnaturelle, il pose comme fondations de son travail sa prière, sa pénitence, sa joyeuse conscience de la filiation divine, son travail inlassable. Des gens de toutes les conditions sociales commencent alors à le suivre, en particulier des groupes d’étudiants, chez qui il éveille un élan sincère de servir leurs frères, en les faisant brûler du désir de mettre le Christ au cœur de toutes les activités humaines moyennant un travail sanctifié, sanctifiant et sanctificateur. Voilà l’objectif qu’il assignera aux initiatives des fidèles de l’Opus Dei: élever vers Dieu, à l’aide de la grâce, toutes les réalités créées, afin que le Christ règne en tous et en tout; connaître Jésus-Christ; le faire connaître; le porter partout. On peut ainsi comprendre qu’il ait pu s’écrier : Les chemins divins de la terre se sont ouverts.


Expansion apostolique


En 1933, il promeut une académie universitaire parce qu’il est convaincu que le monde de la science et de la culture est un point névralgique pour l’évangélisation de toute la société. En 1934 il publie, sous le titre de Considérations spirituelles, la première édition de Chemin, livre de spiritualité tiré à plus de quatre millions et demi d’exemplaires avec 372 éditions en 44 langues. L’Opus Dei fait ses premiers pas lorsque la guerre civile d’Espagne éclate, en 1936. Madrid est ravagé par la violence antireligieuse, mais malgré le danger José Maria s’adonne de façon héroïque à la prière, à la pénitence et à l’apostolat. C’est une période de souffrance pour l’Église, mais ce sont aussi des années de croissance spirituelle et apostolique, de raffermissement de l’espérance. En 1939, à la fin du conflit, le fondateur de l’Opus Dei peut donner un nouvel élan à son travail apostolique dans toute la péninsule. Il mobilise en particulier beaucoup d’étudiants pour qu’ils portent le Christ dans tous les milieux et fassent ainsi connaître la grandeur de leur vocation chrétienne. Sa renommée de sainteté se répand alors: beaucoup d’évêques l’invitent à prêcher des retraites au clergé et aux laïcs des organisations catholiques. Les supérieurs de différents ordres religieux le sollicitent aussi dans ce sens et il accepte toujours. Sa mère, qui avait tant aidé les activités apostoliques de l’Opus Dei, meurt en 1941 alors qu’il prêche une retraite à des prêtres, à Lérida. Le Seigneur permet aussi que de dures incompréhensions s’abattent sur lui. L’évêque de Madrid, monseigneur Eijo y Garay, l’assure de son appui le plus sincère et accorde à l’Opus Dei sa première approbation canonique. Le bienheureux Josémaria endure ces difficultés dans la prière et la bonne humeur, conscient que tous ceux qui veulent vivre dans le Christ avec piété seront persécutés (2 Tm 3, 12), et il demande à ses enfants spirituels de s’efforcer de pardonner et d’oublier les offenses: Se taire, prier, travailler, sourire. En 1943, il reçoit une nouvelle grâce à caractère de fondation pendant qu’il célèbre la sainte messe: la Société sacerdotale de la Sainte-Croix voit le jour dans l’Opus Dei. Les prêtres qui proviennent des fidèles laïcs de l’Opus Dei pourront y être incardinés. L’appartenance plénière des fidèles laïcs et des prêtres à l’Opus Dei, ainsi que la coopération organique des uns et des autres à ses activités apostoliques est un trait propre au charisme de fondation, que l’Église a confirmé en 1982, lorsqu’elle a déterminé sa configuration juridique définitive en tant que prélature personnelle. Le 25 juin 1944, trois ingénieurs reçoivent l’ordination sacerdotale. Parmi eux se trouve Álvaro del Portillo, futur successeur du fondateur à la tête de l’Opus Dei. Depuis lors, le bienheureux José Maria a conduit à la prêtrise près d’un millier de laïcs de l’Opus Dei. La Société sacerdotale de la Sainte-Croix, intrinsèquement unie à l’Opus Dei, assure aussi, en pleine harmonie avec les pasteurs des Églises locales, des activités de formation spirituelle pour les prêtres diocésains et pour les candidats au sacerdoce. Les prêtres diocésains peuvent faire aussi partie de la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, sans que cela affecte leur appartenance au clergé de leur diocèse respectif.


Esprit romain et universel


À la fin de la guerre mondiale, le bienheureux José Maria commence à préparer le travail apostolique ailleurs qu’en Espagne, puisque, insistait-il, Jésus veut que son Œuvre ait, dès le premier instant, un cœur universel, catholique. En 1946, il s’installe à Rome, afin d’y préparer la reconnaissance pontificale de l’Opus Dei. Le 24 février 1947, Pie XII lui accorde le « decretum laudis » et, le 16 juin 1950, l’approbation définitive. À partir de cette date des hommes et des femmes non catholiques, voire non chrétiens, peuvent être admis comme coopérateurs de l’Opus Dei. Ils aident toutes les activités apostoliques avec leur travail, leur aumône et leur prière. Le siège central de l’Opus Dei se trouve à Rome, afin de souligner de façon tangible ce qui informe tout son travail : servir l’Église comme l’Église veut être servie, dans une étroite adhésion au siège de Pierre et à la hiérarchie ecclésiastique. À plusieurs reprises, Pie XII et Jean XXIII lui montrent leur affection et leur estime; Paul VI écrit au fondateur en 1964 cette définition de l’Opus Dei: « Une expression vivante de la jeunesse pérenne de l’Église ». Cette période de la vie du fondateur est aussi marquée par toute une série d’épreuves: à sa santé détériorée par tant de souffrances (pendant presque dix ans, il a souffert d’une grave forme de diabète dont il a été miraculeusement guéri en 1954), viennent s’ajouter l’absence de moyens matériels et les difficultés inhérentes à l’expansion de l’apostolat dans le monde entier. Cependant, il est toujours rayonnant, parce qu’il sait que la vraie vertu n’est pas triste et antipathique, mais aimablement joyeuse. Sa bonne humeur permanente est un témoignage continuel de son attachement inconditionnel à la volonté de Dieu. Le monde est tout petit lorsque l’Amour est grand: le désir d’inonder la terre de la lumière du Christ le pousse à répondre à l’appel de nombreux évêques qui, partout dans le monde, réclament l’aide des apostolats de l’Opus Dei à l’évangélisation. Des projets très variés voient alors le jour: des écoles de formation professionnelle, des centres de qualification pour paysans, des universités, des écoles, des hôpitaux et des dispensaires, etc. Ces activités, une mer sans rivages, aimait-il dire, sont le fruit de l’initiative de chrétiens courants qui souhaitent répondre aux besoins d’un endroit déterminé, avec une mentalité laïque et un sens professionnel. Elles sont ouvertes à des personnes de toute race, de toute religion et de toute condition sociale, puisque leur identité chrétienne est toujours compatible avec un profond respect de la liberté des consciences. Dès que Jean XXIII annonce qu’il convoque un concile œcuménique, le bienheureux José Maria se met à prier et à faire prier pour l’heureux aboutissement de cette grande initiative qu’est le concile œcuménique Vatican II, comme il l’écrit dans une lettre en 1962. Le magistère solennel de l’Église va alors confirmer des aspects fondamentaux de l’esprit de l’Opus Dei: l’appel universel à la sainteté; le travail professionnel en tant que moyen de sainteté et d’apostolat; la valeur et les limites légitimes de la liberté du chrétien dans les affaires temporelles, la sainte messe comme centre et racine de la vie intérieure, etc. Le bienheureux José Maria rencontre de nombreux pères conciliaires et beaucoup d’experts qui voient en lui un authentique précurseur de beaucoup de lignes maîtresses de Vatican II. Profondément identifié à la doctrine conciliaire, il promeut sa mise en pratique, avec empressement, à travers les activités de formation de l’Opus Dei partout dans le monde.


Sainteté au milieu du monde


De loin, là-bas, à l’horizon, il semble que le ciel rejoigne la terre. N’oublie pas que c’est dans ton cœur d’enfant de Dieu que la terre et le ciel se rejoignent vraiment,. La prédication du bienheureux José Maria souligne constamment la primauté de la vie intérieure sur toute activité d’organisation: Ces crises mondiales sont des crises de saints, a-t-il écrit dans Chemin. La sainteté demande toujours que la prière, le travail et l’apostolat fusionnent dans ce qu’il appelle l’unité de vie, dont sa conduite personnelle est le meilleur témoignage. Il était profondément convaincu que pour atteindre la sainteté dans le travail, il faut s’efforcer d’être une âme de prière, une âme de vie intérieure profonde. Lorsqu’on vit de la sorte, tout est prière, tout peut et doit nous conduire à Dieu, si nous alimentons ce rapport continuel avec lui, du matin au soir. Tout travail peut être prière, et tout travail, devenu prière, est apostolat. La racine de la prodigieuse efficacité de son ministère se trouve dans cette ardente vie intérieure qui fait du bienheureux José Maria un contemplatif au milieu du monde: une vie intérieure nourrie de la prière et des sacrements, qui se traduit par son amour passionné de l’Eucharistie, par la profondeur avec laquelle il vit la messe, comme le centre et la racine de sa propre vie, par sa tendre dévotion envers la Sainte Vierge, saint Joseph et les saints anges gardiens; par sa fidélité à l’Église et au pape.


Sa rencontre définitive avec la Très Sainte Trinité


Les dernières années de sa vie, le fondateur de l’Opus Dei entreprend des voyages de catéchèse dans de nombreux pays d’Europe et d’Amérique latine: partout il tient de nombreuses réunions de formation, simples et familiales, même si fréquemment des milliers de personnes se déplacent pour l’écouter. Il y parle de Dieu, des sacrements, des dévotions chrétiennes, de la sanctification du travail, d’amour de l’Église et du pape. Le 28 mars 1975, il célèbre son jubilé sacerdotal. Ce jour-là, sa prière est comme une synthèse de toute sa vie: Au bout de ces cinquante ans, je suis comme un enfant qui balbutie; je commence, je recommence dans ma lutte intérieure de chaque jour. Et ainsi, jusqu’à la fin des jours qu’il me reste à vivre : recommençant sans cesse. Le 26 juin 1975, à midi, le bienheureux José Maria décède dans la pièce où il travaille, des suites d’un arrêt cardiaque, aux pieds d’un tableau de la très Sainte Vierge qui a reçu son dernier regard. À ce moment-là, l’Opus Dei est présent dans les cinq continents, il compte plus de 60 000 fidèles, de 80 nationalités. Les ouvrages spirituels de monseigneur Escriva (Chemin, Saint Rosaire, Entretiens avec monseigneur Escriva, Quand le Christ passe, Amis de Dieu, Aimer l’Église, Chemin de Croix, Sillon, Forge) sont diffusés à des millions d’exemplaires. Après son décès, un grand nombre de fidèles demandent au pape d’ouvrir sa cause de canonisation. Le 17 mai 1992, à Rome, sa sainteté le pape Jean Paul II a béatifié José Maria Escriva, au cours d’une cérémonie qui a réuni une grande foule. Le 21 septembre 2001, la congrégation ordinaire des cardinaux et des évêques membres de la congrégation pour les causes des saints, confirme, à l’unanimité, le caractère miraculeux d’une guérison et son attribution au bienheureux José Maria. Le souverain pontife assiste à la lecture du décret sur le miracle qui a lieu le 20 décembre 2001. Le 26 février 2002, Jean Paul II préside le consistoire ordinaire publique des cardinaux et, après avoir entendu les cardinaux, les archevêques et les évêques présents, il décide que la cérémonie de canonisation du bienheureux José Maria a eu lieu le 6 octobre 2002.


Texte extrait du site du Saint Siège
www.vatican.va
5_20__20SAN_20JOSEMARIA_20ESCRIVA_20II

 

Neuvaine des malades à Saint José Maria Escrivá de Balaguer


Premier jour

Dieu nous aime


Réflexion

Pensées de Saint José Maria Escriva


« Il faut se convaincre que Dieu est continuellement près de nous. Nous vivons comme si le  Seigneur était loin, là-haut, où brillent les étoiles, et nous ne voyons pas qu’il est aussi toujours à  nos côtés. Et il est là, comme un Père aimant. Il aime chacun de nous plus que toutes les mères du monde ne peuvent aimer leurs enfants. Il nous aide, nous inspire, nous bénit… et nous pardonne. Que de fois n’avons-nous pas déridé nos parents, en leur disant, après une espièglerie: je ne le ferai plus! Peut-être le jour même sommes-nous retombés. Et notre père, avec une dureté feinte dans la voix et le visage sévère, nous a réprimandés…, alors même que son coeur était attendri; il connaissait notre faiblesse, et pensait: pauvre enfant, comme il s’efforce de bien faire! Il faut nous en pénétrer, nous en saturer: le Seigneur, qui est à la fois près de nous et dans les cieux, est un Père et vraiment un Père pour nous ». (Chemin, n° 267).


« Ne t'attriste pas s’il te semble que le Seigneur t'abandonne: cherche-le avec plus  d’attachement. Il ne te laisse pas seul, Lui, l'Amour ». (Forge, n° 250).


« Si des contrariétés se présentent, sois sûr qu'elles sont une preuve de l'amour paternel du Seigneur pour toi ». (Forge, n.815).


« Enfant. Malade. Ces deux mots, n’êtes-vous pas tentés de les écrire en majuscules? En effet, pour une âme éprise, les enfants et les malades, c’est Lui ». (Chemin, n° 419).


Intentions


Prière du malade: Que Dieu, notre Seigneur, m’accorde la grâce de voir, sous le vivant éclairage de la foi, qu’Il est toujours près de moi, comme un Père aimant qui ne me quitte jamais; qu’il me fasse comprendre qu’il est l’Amour et qu’il veut mon bien plus que personne d’autre au monde. Qu’il m’aide aussi à avoir confiance en Jésus-Christ, notre divin Médecin, qui peut m’accorder la santé du corps, si telle est sa sainte volonté, ainsi que la paix de l’âme.


Prière pour le malade: Veuille Dieu notre Seigneur accorder à son fils/sa fille…… la grâce de  souffrir dans la confiance et plein(e) de foi, dans l’assurance qu’Il est toujours à ses côtés, pour l’aider, avec l’immense tendresse d’un Père; et lui accorder la guérison et un total recouvrement de sa santé, si telle est sa sainte volonté.


Prière à saint José Maria Escriva


Ô Dieu, par la médiation de Marie, tu as concédé d’innombrables grâces à saint José Maria, prêtre, en  le choisissant comme¨instrument très fidèle pour fonder l’Opus Dei, chemin de sanctification dans le travail professionnel et l’accomplissement des devoirs ordinaires du chrétien: fais que je sache, moi aussi, convertir tous les instants et toutes les circonstances de ma vie en occasions de t’aimer et de servir, avec joie et simplicité, l’Église, le Souverain Pontife et les âmes, éclairant les chemins de la terre avec la lumière de la foi et de l’amour. Accorde-moi, par l’intercession de saint José Maria, la faveur que je te demande (….). Amen.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.


Deuxième jour

Jésus est notre Ami


Réflexion

Pensées de Saint José Maria Escriva


« Jésus est ton ami. L’Ami. Avec un coeur de chair comme le tien. Avec des yeux pleins de bonté, qui ont versé des larmes pour Lazare… Et il t’aime, toi, autant que Lazare ». (Chemin, n° 422).


« Tu cherches la compagnie d’amis qui, par leur conversation et leur affection, par leur amitié, te rendent plus supportable l’exil d’ici bas, bien que les amis trahissent parfois. Cela ne me paraît pas mal. Mais… que ne recherches-tu, chaque jour plus intensément, la compagnie, la conversation du grand Ami qui ne trahit jamais? » (Chemin,n°88).


« Avec toi, Jésus, que la souffrance est douce, et lumineuse l’obscurité! » (Chemin, n° 229)


« Voici Jésus cloué sur la Croix… Tant de tourments n’étaient pas nécessaires. Il aurait pu éviter cette amertume…Mais Il a voulu souffrir tout cela pour toi et pour moi. Quant à nous, ne saurions-nous pas nous correspondre? » (Chemin de Croix, XI, n°1).


Intentions


Prière du malade: Que la Très Sainte Vierge Marie et Saint Joseph m’obtiennent la grâce d’éprouver la tendresse, la consolation et la joie de l’amitié du Christ, en me faisant penser à ce qu’Il nous dit: « Je vous ai appelés mes amis ». Et que cette amitié me rende plus douces l’acceptation et  l’offrande de mes souffrances à Dieu, durant le temps qu’Il a disposé pour moi, en pensant à l’amour avec lequel Jésus voulut subir sa Passion par amour pour moi.


Prière pour le malade: Que, par l’intercession de la Sainte Vierge et de Saint Joseph, Dieu accorde à son fils/sa fille… la grâce d’éprouver la tendresse, la consolation et la joie de la divine amitié de Jésus, afin qu’il lui soit plus doux d’accepter et d’offrir à Dieu ses souffrances, en pensant à l’amour avec lequel le Christ souffrit pour nous et pour qu’il/qu’elle ne doute pas que Jésus lui accordera la santé si tel est le mieux pour son âme.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Troisième jour

Dieu écoute la prière des malades


Réflexion

Pensées de Saint José Maria Escriva


« Après celle du prêtre et des vierges consacrées, la prière la plus agréable à Dieu est celle des enfants et des malades ». (Chemin, n° 98).


« C’est Jésus qui parle: « Et moi je vous dis: demandez et l’on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l’on vous ouvrira ». Prie. Quelle affaire humaine pourrait t’offrir plus de garanties de succès ? (Chemin, n° 96)


« Prier: c'est la voie pour couper court aux maux dont nous souffrons » (Forge n°76).


« Nous devons avoir une foi ferme en celui qui nous sauve, en ce Médecin divin qui a été justement envoyé pour nous guérir ; croire avec d’autant plus de force que notre maladie est grave, voire sans espoir ». (Amis de Dieu, n° 193).


« Reprends ceci avec une ferme espérance: « Seigneur, vois, je suis malade; Seigneur, Toi qui, par amour, es mort sur la Croix pour moi, viens me guérir ». Aie confiance, j'insiste: persévère, fais appel à son Cœur très aimant. Comme aux lépreux de l'Evangile, Il te rendra la santé ». (Forge, n° 213).


Intentions


Prière du malade: Qu’avec la grâce de l’Esprit Saint, j’aie de plus en plus de foi en ma prière, avec l’assurance que Dieu m’écoute toujours, lui qui est attentif aux prières humbles et persévérantes de ses enfants et qui ne cesse jamais de nous accorder les grâces les plus convenables pour notre sanctification et notre salut. Et que, ayant demandé à Jésus ma guérison, ma foi ne défaille pas si, pour mon bien, il ne me l’accordait pas.


Prière pour le malade: Que l’Esprit Saint aide.... à avoir beaucoup de foi en sa prière. Qu’il/qu’elle y trouve la paix et l’assurance, convaincu(e) que Notre Seigneur a promis d’écouter et d’exaucer nos prières, toujours prêt à nous donner ce qui nous convient le plus. Qu’il/qu’elle ne cesse de demander, avec une grande foi, en s’appuyant aussi sur l’intercession de la Sainte Vierge Marie, la grâce de sa guérison, si c’était le mieux pour lui/elle.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Quatrième jour

Dieu nous aide à demeurer dans la joie


Réflexion

Pensées de Saint José Maria Escriva


« Ta joie ne doit pas être une joie physiologique, pour ainsi dire, d’animal bien portant, mais une joie surnaturelle, découlant de l’abandon de tout et de toi-même dans les bras aimants de Dieu, notre Père ». (Chemin, n° 659).


« L'amour authentique porte avec lui la joie: une joie dont les racines sont en forme de croix (Forge, n° 28).


« Je te veux heureux sur terre. Tu ne le seras pas, si tu ne perds pas cette peur de la souffrance. Car, tant que nous « cheminons », c’est dans la souffrance que se trouve précisément le bonheur (Chemin, n° 217).


Intentions


Prière du malade: Que Dieu m’accorde la grâce de jouir de la splendeur de la joie chrétienne que  Jésus nous offre, comme un fruit de l’Esprit Saint, lorsque nous accueillons les souffrances, les maladies et les contrariétés de la vie dans un abandon total dans les bras de Dieu Notre Père; qu’il m’aide à comprendre que la joie découle de l’amour et que l’amour devient authentique, comme l’or purifié au creuset, dans les épreuves et sur la Croix.


Prière pour le malade: Que Dieu accorde à son fils/sa fille... le don de la joie chrétienne que l’Esprit Saint communique aux âmes qui s’abandonnent filialement dans les bras de Dieu leur Père et que l’expérience de cette joie l’aide à comprendre qu’il n’y a pas de plus grand bonheur que celui de beaucoup aimer, en imitant l’amour total avec lequel le Christ embrassa la Croix pour nous.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Cinquième jour

Dieu bénit ceux qui acceptent sa Volonté


Réflexion

Pensées de Saint José Maria Escriva


« De la pleine acceptation de la Volonté de Dieu découle nécessairement la joie et la paix: le bonheur sur la Croix. On voit alors que le joug du Christ est doux et que son fardeau n’est pas accablant ». (Chemin, n° 758).


« Jésus souffre pour accomplir la Volonté du Père… Et tu veux, toi aussi, accomplir la très sainte Volonté de Dieu en suivant les pas du Maître. À quoi bon te plaindre si la souffrance devient ta compagne de route? » (Chemin, n° 213)


« Tu es dans une grande tribulation? Tu as des contradictions? Très lentement, comme en la savourant, dis cette prière vigoureuse et virile: « Que la juste, que l’aimable volonté de Dieu soit faite, accomplie, louée et éternellement exaltée par-dessus toutes choses. Amen ». Je t’assure que tu trouveras la paix (Chemin, n° 691).


« Jésus, ce que tu « voudras », je l’aime ». (Chemin, n° 773).


Intentions


Prière du malade: Qu’avec le secours de la Très Sainte Vierge, je sache accepter avec amour, la Volonté de Dieu, en disant comme Marie « qu’il me soit fait », un « fiat », plein de foi et d’amour et que je n’oublie jamais que la Volonté de Dieu est toujours une caresse du Ciel, même quand nous ne la comprenons pas, qu’elle est notre vrai bien et qu’ainsi la prière la plus parfaite consiste à dire:  « Que ta Volonté soit faite, sur la terre comme au Ciel ».


Prière pour le malade: Que la Très Sainte Vierge aide son fils/sa fille... à accepter, avec beaucoup de foi et d’amour, la sainte Volonté de Dieu et que, comme un fruit de cette acceptation, il/elle trouve la paix et savoure la vérité des paroles de Jésus: « Mon joug est doux et mon fardeau léger ».


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Sixième jour

Jésus nous apprend à faire de notre souffrance un acte d’amour


Réflexion

Pensées de saint José Maria Escriva


« Dans la maladie, offre tes souffrances avec amour, elles deviendront alors un encens qui monte en l'honneur de Dieu et qui te sanctifie » (Forge, n° 791).


« La voie de l’amour c’est le Sacrifice » (Forge, n° 768)


« Avec toi, Jésus, que la souffrance est douce, et lumineuse l’obscurité! » (Chemin, n.229)


« Vois comme (Jésus) embrasse avec amour la Croix. Apprends cela de lui. Jésus porte la Croix pour toi : toi, porte-la pour Jésus. Mais ne la porte pas en la traînant... Porte-la d’aplomb, car ta Croix, si tu la portes ainsi, ne sera plus une Croix quelconque: ce sera... la Sainte Croix. Ne te résigne pas à la Croix. Il y a peu de générosité dans le mot résignation. Aime la Croix. Lorsque tu l’aimeras vraiment, ta Croix sera... une Croix, sans Croix. Et, comme lui, tu trouveras sûrement Marie sur le chemin ». (Saint Rosaire, 4ème mystère douloureux)


Intentions


Prière du malade: Que Dieu notre Seigneur me fasse comprendre que la douleur, la souffrance et la maladie ne sont pas un châtiment, mais une sainte participation à la Croix du Christ, de sorte que je sache aimer la Croix comme il l’aima, que j’apprenne à l’étreindre et à l’offrir à Dieu sans me révolter, sans me plaindre. Et qu’en même temps, je ne cesse de prier pour demander au Seigneur, avec foi, la grâce de ma guérison toujours uni(e) à sa Volonté.


Prière pour le malade: Que Dieu notre Seigneur aide..... à comprendre que la maladie et la  souffrance ne sont pas un châtiment mais une sainte manière de partager la Croix du Christ et de l’étreindre avec l’amour dont il se chargea de ce bois jusqu’au Calvaire. Et qu’en même temps, nous ne cessions de prier avec foi et humilité pour que Dieu daigne guérir… de sa maladie.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Septième jour

Dieu nous aide à donner la joie aux autres


Réflexion

Pensées de Saint José Maria


« N’oublie pas qu’il est parfois nécessaire d’avoir des visages souriants près de soi » (Sillon, n° 57)


« Évite avec soin tout ce qui pourrait blesser le coeur des autres » (Sillon, n° 807).


« Tu dois te décider à suivre le chemin du don de soi: la Croix sur tes épaules, un sourire aux lèvres, une lumière dans ton âme » (Chemin de Croix, 2ème station, n° 3)


« Tout ce qui te préoccupe à présent tient dans un sourire, esquissé par amour de Dieu » (Sillon, n°  89).


« Fais en sorte, là où tu te trouves, qu’il y ait cette « bonne humeur », cette joie, fruit de la vie intérieure » (Forge, n° 151).


Intentions


Prière du malade: Que Dieu notre Seigneur m’accorde, tant que je serai malade, un coeur capable de mettre mes souffrances de côté et m’occuper affectueusement des besoins et des soucis des autres; qu’il m’accorde la bonne humeur et du coeur pour être attentif aux autres et donner de l’optimisme à tous ceux qui m’entourent et m’aident : mes parents, mes soignants, les amis qui viennent me voir, etc.


Prière pour le malade: Que Dieu notre Seigneur aide..., tant qu’il/qu’elle sera malade, à endurer de grand coeur ses souffrances, de sorte, qu’en les mettant de côté, il/elle puisse être une source continuelle de lumière et de joie pour les autres, par l’exemple de sa générosité et de son dévouement aussi bien que par le rayonnement de son sourire, de sa bonne humeur, de sa foi et de son amour.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Huitième jour

Jésus nous invite à être ses collaborateurs


Réflexion

Pensées de Saint José Maria


« Penses–y à l'heure de la douleur ou de l'expiation: la Croix est le signe du Christ Rédempteur. Elle a cessé d'être le symbole du mal pour devenir le signe de la victoire » (Forge, n° 782).


« Si la volonté de Dieu permettait que le coup de griffe de l’épreuve nous atteigne, pensons qu’il estime que nous sommes prêts pour nous associer plus étroitement à sa Croix rédemptrice ». (Amis de Dieu, n° 124).


« Si tu sais que ces souffrances, physiques ou morales, sont purification et mérite, bénis-les ». (Chemin, n° 219).


« N’est-il pas vrai que, dès que tu cesses d’avoir peur de la Croix, de ce que les gens appellent croix, que tu mets de la bonne volonté à accepter la Volonté divine, tu es heureux, et que tous tes soucis disparaissent, toutes tes souffrances physiques ou morales? Douce et aimable est, en vérité, la Croix de Jésus. Avec elle, nulle peine n’a d’importance: seule compte la joie de se savoir co-rédempteur avec lui ». (Chemin de Croix, 2ème station).


Intentions


Prière du malade: Que Jésus m’aide à le remercier pour la Croix qu’il m’envoie et à l’apprécier  pour ce qu’elle est: un acte de confiance de Dieu en moi. Que je comprenne que notre Seigneur, en me confiant la Croix, la croix de ma maladie, me donne la chance formidable de me purifier, me sanctifier, d’être son collaborateur/sa collaboratrice pour le salut du monde. Et, de ce fait, que je voie que la souffrance est un trésor que je peux offrir pour le bien spirituel de mes parents, mes amis, pour la Sainte Église, pour les pécheurs éloignés de Dieu, pour ceux qui souffrent et pour tant d’autres.


Prière pour le malade: Que Jésus aide... à réaliser que la Croix, la souffrance qui découle de la  maladie, peut devenir un grand trésor divin et saint dès qu’il est uni, avec foi et amour, au Sacrifice rédempteur du Christ: pour la purification et la sanctification de son âme tout comme pour le bien de l’Église et le monde, pour le salut de nombreux parents, amis, pécheurs éloignés de Dieu, de personnes qui souffrent et de tant d’autres.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Neuvième jour

Marie, notre Mère, est près de nous


Réflexion

Pensées de Saint José Maria


« Ô Ma Mère! Les mamans d’ici-bas ont un faible pour l'enfant le plus démuni, le plus malade, le moins doué, le petit handicapé. Ô Notre-Dame! Je sais que vous êtes plus maternelle que toutes les mamans de ce monde ensemble... Et puisque je suis votre fils, et que je suis si faible, si malade... » (Forge, n° 234).


« Si j'étais lépreux, ma mère m'embrasserait: sans nulle crainte, ni aucun dégoût, elle poserait ses lèvres sur mes plaies. Et la très sainte Vierge, alors! Sachant que nous avons la lèpre, que nous sommes couverts de plaies, écrions-nous: « ô Mère! » Et la protection de notre Mère sera comme un baiser sur nos plaies, qui nous apporte la guérison (Forge, n° 190).


« Aie, tous les jours, recours à la Très Sainte Vierge, et confie-toi pleinement à elle. Ton âme et ta vie en seront réconfortées. Elle te fera partager les trésors qu’elle garde en son coeur, car « on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à sa protection ait été abandonné « . (Sillon, n° 768).


« Le Saint Rosaire. Les joies, les douleurs et les gloires de la vie de la Sainte Vierge tressent une couronne de louanges, reprises sans cesse par les anges et les saints du Ciel..., et par ceux qui aiment notre Mère ici-bas, sur la terre. Pratique quotidiennement cette sainte dévotion et diffuse-la (Forge, n° 621).


Intentions


Prière du malade: Que Dieu notre Seigneur m’accorde une dévotion de plus en plus grande pour  Notre Dame, ma très Sainte Mère, avec une confiance absolue en son intercession et en ses soins maternels. Qu’il me fasse aussi comprendre que, pour avoir les grâces que je lui demande, la sanctification de la souffrance voire la guérison de ma maladie et ma récupération totale, le chemin le plus doux et le plus sûr est le recours à la médiation de Sainte Marie, moyennant la dévotion qu’Elle aime le plus: la récitation quotidienne du chapelet.


Prière pour le malade: Que Dieu notre Seigneur aide ... à se réfugier, avec une totale confiance, dans les bras de la Sainte Vierge, Mère de Dieu et notre Mère. Qu’il/qu’elle se sente protégé(e) par sa tendresse maternelle. Qu’il/qu’elle n’oublie jamais d’avoir recours à son intercession pour lui demander la sanctification de la souffrance, la guérison de sa maladie et son rapide rétablissement. Qu’il/qu’elle prenne l’habitude sainte et inébranlable de dire tous les jours le chapelet.


Dire la prière à saint José Maria Escriva


Imprimatur


« Nous accordons l’imprimatur à la « Neuvaine des Malades à Saint José Maria Escriva » du père Franciso Faus, souhaitant vivement qu’elle produise des fruits spirituels abondants ».


Avec l’accord et le sceau de notre Curie, le 12 juillet 2006

+ D. Fernando Antonio Figueiredo

Évêque diocèsain de Santo Amaro (São Paulo, Brésil)


Nous serions reconnaissants à toute personne ayant obtenu des grâces par l’intercession de saint José Maria Escriva d’en faire part à la:


Prélature de l’Opus Dei

Bureau pour les Causes des saints

7, rue Dufrénoy, 75116 Paris

e-mail ocs@opusdei.fr


Pour plus d’information sur Saint Josémaria et sur l’Opus Dei:

www.josemariaescriva.info  www.opusdei.org

4___SAN_JOSEMARIA_CON_ROPA_DE_MISA

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici


Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/tag/Saint%20Jos%C3%A9-Maria%20Escriva%20de%20Balaguer


Posté par fmonvoisin à 16:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,