11 septembre 2010

Saint Frumence

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Le Bienheureux Bernard de Morlaas

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Le Bienheureux Bernard de Morlaas

+ en 1277

Fête le 23 mai


Le Bienheureux Bernard de Morlaas (Pyrénées Atlantiques, France), vivait au XIIIe siècle. S'étant consacré à Dieu dans l'Ordre des Frères Prêcheurs, il fut chargé, à Santarem (Portugal), de l'éducation de deux enfants voués à Saint Dominique. Ces jeunes élèves travaillaient et prenaient leur goûter dans une chapelle du couvent ornée d'une statue de la Sainte Vierge tenant sur ses bras Son Divin Fils. Un jour, cédant à leurs naïves instance, Jésus descendit des bras de Sa Mère pour partager leur petit repas; puis à son tout, Il les invita, eux et leur maître, à souper dans la maison de Son Père, pour le jour de l'Ascension. En effet, ce saint jour, le 23 mai 1277, après avoir servi la Messe au Bienheureux Bernard et communié de sa main, les deux enfants et leur maître, saisis par une sorte d'extase, s'endormirent dans le Seigneur au pied de l'autel. Ces Bienheureux sont honorés parmi les Patrons de l'École Apostolique des Frères Prêcheurs de Mazères (Ariège). La Providence semble les désigner pour Protecteurs spéciaux des écoles ou la religion occupe le premier plan, conformément aux principes d'une raison saine et éclairée.


Prière avec indulgence de 40 jours accordée par Monseigneur l'Évêque de Bayonne et une autre de 40 jours accordée par Monseigneur l'Évêque de Pamiers


O Bienheureux Bernard, puissions-nous, par votre intercession, mener une vie si pure qu'elle attire fréquemment dans nos cœurs la visite de notre Dieu. Ainsi soit-il.


Permis d'imprimer

Pierre Eugène, Évêque de Pamiers, 1er décembre 1881

Neuvaine à Notre Dame des Douleurs

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Neuvaine à Notre Dame des Douleurs


Manière de la pratiquer


Cette œuvre de piété est en tout temps agréable à Notre-Dame, et la pratique en est toujours avantageuse aux fidèles qui s'y livrent, soit pour obtenir des grâces spirituelles, soit même pour solliciter des faveurs temporelles; mais le temps le plus favorable est du cinquième jeudi de Carême au sixième vendredi, qui est l'époque précise des douleurs. Le jour où elles commencent ou au moins celui où elles finissent, on devra se confesser et communier. Il sera à propos de le faire même aux deux époques. Tous les jours de cette neuvaine on devra lire pour le moins une des méditations de la douleur qui correspond à ce jour. Si l'on ne s'impose pas d'actes de mortification corporelle, il faut au moins faire l'aumône et visiter les autels après la messe qu'on doit entendre chaque jour. Les grandes indulgences qu'on gagne en visitant les autels sont beaucoup plus méritoires en Carême, en les appliquant aux âmes du Purgatoire, saintes âmes, les plus dévotes aux douleurs de Marie. Cette aumône spirituelle sera d un puissant effet pour que Notre-Dame des Douleurs nous obtienne ce que nous demandons, par notre compassion aux tourments du Fils et des douleurs poignantes de la Mère. C est en cette neuvaine que se manifeste le plus grand élan des dévots aux douleurs de Marie, en fuyant les divertissements dangereux, les conversations inutiles et tout autre emploi du temps qui pourrait être un sujet d'offense envers Dieu, même faiblement; et, afin de fortifier davantage, on devra examiner sa conscience avec la plus scrupuleuse exactitude avant les repas, et le soir avant de se coucher. Celui qui s'habituera à le taire d'heure en heure trouvera un grand avantage pour le salut de son âme; cette œuvre de piété sera la plus agréable à la très sainte Vierge, et la plus propre à nous en faire écouter et exaucer. La prière que l'on fera dans cette neuvaine devra être celle de la douleur qui correspond à chaque jour, selon l'ordre de celles qui se font en second lieu; c'est la seule qui change, et elle commence toujours ainsi:


Premier jour


Se mettant à genoux devant une image de la Très Sainte Vierge des douleurs, (si l'on en possède une), faire le signe de la croix avec toute la ferveur possible, dire l'acte de contrition ainsi qu'il suit:


Acte de Contrition


Mon Seigneur Jésus-Christ, Dieu et Homme tout ensemble, mon Créateur et mon Rédempteur, par Votre essence divine, et parce que je Vous aime par-dessus toutes choses, comme Bonté infinie, je me repens, Seigneur; bien contrit, mon Dieu, de Vous avoir offensé, à cause de Votre grandeur. Je me propose fermement, moyennant Votre Sainte Grâce, de ne jamais plus pécher, et de m'éloigner de toutes les occasions de Vous offenser et de me confesser entièrement de toutes mes fautes. Par Votre Mère très affligée dont le Cœur est transpercé d'autant de glaives que j'ai commis de péchés contre Vous: pardonnez-moi, Seigneur, parce que j'espère en Votre infinie Miséricorde, que par Ses Très Saintes Douleurs, il Vous plaise m'admettre en Votre grâce, m'accorder de me repentir, et pour persévérer dans Votre service et en celui de Votre très Douloureuse Mère, ma souveraine jusqu'à la mort. Amen.


Oraison


Très Douloureuse et très Pure Vierge Marie, Mère du meilleur des Fils, et la plus affligée de toutes les mères du monde, prosterné à Vos pieds, profondément humilié, ô ma souveraine! si la faveur que je sollicite tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme, obtenez-la-moi de Sa Divine piété; s'il en est autrement, que Sa Très Sainte Volonté s'accomplisse. Très affligée et très douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, suivant les pas de Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus Christ, chargé du fardeau de la Croix, avez parcouru le chemin de l'amertume, et arrivâtes sur le Calvaire, où l'Esprit Saint Vous invita comme sur un mont de myrrhe; embrasez-moi, ô ma Souveraine, unissez-moi à toutes les douleurs qui Vous ont été réservées, et offrez-les au Père Éternel, souffertes dans le Corps de Votre Fils, et placées en votre Cœur, pour attendrir la dureté du mien. Obtenez-moi la faveur que je sollicite en cette neuvaine, si elle tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen,


Ici, on récite sept je Vous salue Marie, suivis de Gloire au Père, en mémoire des grandes et innombrables douleurs qu'éprouva la Très Sainte Mère de Dieu, depuis la naissance jusqu'à la Passion de son Fils. On continue à intercéder la Sainte Vierge.


Souveraine Vierge Marie, ma tendre Mère, et de tous les pécheurs, qui Vous tenez près de l'autel de la Croix de Votre Fils unique, offert au Père Éternel en agréable sacrifice pour le salut des hommes et pour satisfaction entière et surabondante de leurs fautes; priez-le, ô ma Souveraine, qu'Il regarde Son Fils crucifié, ainsi que Vous, Mère très aimante, et qu'Il prenne compassion des infidèles et des hérétiques, et les réunisse dans le sein de sa Sainte Église.


Ici, élevant son cœur vers Dieu et vers sa très sainte Mère, avec la confiance d'obtenir, si cela convient, ce qu'on désire, chacun en particulier fera sa demande avec le plus de ferveur possible, et l'on continue:


Mon Seigneur Jésus-Christ crucifié, ne permettez pas qu'aucune âme se perde, puisque Vous nous placez sous les ailes de la protection de Votre très aimante Mère comme enfants de Ses Douleurs, nés au sein de Ses Larmes; principalement, Seigneur, ceux qui s'unissent à Elle en faisant cette sainte neuvaine en mémoire de Ses Douleurs, et se confessent malgré l'enfer, ses fils, ses serviteurs, favorisés de ses larmes et baignés de Votre Précieux Sang, pour qu'à l'heure de notre mort, Vous nous receviez comme Ses enfants. Amen.


A cet instant, on vénère les cinq plaies du divin Fils, pour être plus agréable à sa très douloureuse Mère.


A la plaie du pied gauche


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par mes démarches que par mes gestes.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie du pied droit


Je Vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par mes actions que par mes paroles.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie de la main gauche


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par ma vue que par mes autres sens.


Notre Père et Gloire au Père


A la plaie de la main droite


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises par le mauvais emploi de ma mémoire, de mon entendement et de ma volonté.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie du très Saint Côté

 

Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! Et je Vous prie, Seigneur, que par elle, ainsi que fut blessé Votre Cœur par le fer de la lance ainsi que Celui de Votre très Douloureuse Mère par le glaive de Ses Douleurs, de vous pénétrer le mien de Vos Souveraines Lumières, afin de Vous aimer toujours, ne jamais plus Vous offenser, et souffrir plutôt la mort que de pécher. Amen.


Notre Père, et Gloire au Père


Oraison que Saint François Xavier apôtre des Indes et Patron des Mission récitait tous les jours


Dieu de mon cœur, et mon Seigneur Jésus Christ, par Vos cinq Plaies, souffertes sur la croix, et par les innombrables que Vous avez reçues dans Votre Passion par Amour pour nous, nous Vous prions, selon Votre Miséricorde, d'être favorable à ceux que Vous avez rachetés au prix de Votre Précieux Sang, et de les conduire à la vie éternelle. Amen.


Note. Ceux qui auront les livres de la Passion du Christ et des Douleurs de Notre-Dame y liront, le matin, les Méditations de la première douleur, et le soir, celles de la Passion, selon le jour et connue elles se trouvent dans ces livres. Ceux qui ne les auraient pas, liront dans un livre de piété pendant une demi heure.


Deuxième jour


Ayant fait l'acte de contrition et récité la première oraison du premier jour, Très douloureuse et très Pure Vierge Marie, qui se dit aussi le second, ou dit celle qui change tous les jours, selon la douleur correspondante à chaque jour. C'est l'oraison suivante:


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, étant agenouillée au pied de la Sainte Croix sur laquelle a été crucifié Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, le considériez souffrant, agonisant et mourant pour les péchés du monde; tournez, puissante Reine, Vos très chastes yeux inondés de Vos larmes, regardez moi pour que j'aie compassion en voyant ce dont mes péchés sont la cause, et obtenez-moi la Miséricorde de Votre Fils Crucifié et la faveur que je sollicite, si elle tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Ici, on récite les sept Ave Maria, et on continue, avec les oraisons, la prière et la salutation aux saintes plaies, avec l'oraison comme au premier jour; et ainsi tous les jours suivants, avec l'observation de la seconde oraison et de la seconde leçon.


Troisième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, que, lorsqu'Il expira, Votre. Fils unique, mon Seigneur Jésus Christ, fit mère du genre humain en la personne vierge de l'apôtre Jean, pour que Vous regardiez tous les hommes comme enfants nés de vos douleurs, adoptés par l'Amour de Jésus, et recommandés à Votre sollicitude; recevez-moi pour fils, Mère très douce, et dirigez vers Dieu mes paroles, mes œuvres et mes pensées, et obtenez-moi de Votre Très Saint Fils cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire ou au salut de mon âme. Amen.


Le surplus et la note comme aux premier et second jour.


Quatrième jour


Très affligée et très douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, au milieu de la multitude des Scribes et des Pharisiens qui crucifiaient Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, entendîtes les ignominieuses paroles, les injures et les blasphèmes qu'ils proféraient contre Sa Divine Innocence; purifiez mes lèvres, ô ma Souveraine, pour que je répare ces offenses par mon amour; écoutez le vœu de mon cœur, qui s'écrie: « Mon Dieu, mon Seigneur, Saint des Saints, Bonté souveraine, suprême innocence, la vérité par excellence »; et obtenez-moi de Sa Miséricorde cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Cinquième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, après que Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, eut rendu l'esprit au Père Éternel, et paraissait avoir consommé tous les tourments, vîtes un soldat lever la lance et percer Son Très Saint Côté, déchirant le tendre Cœur du Crucifié mourant, blessure qui resta ouverte pour le salut des hommes; baignez-moi, ô ma Souveraine, dans ce Sang et cette Eau, et introduisez-moi par cette ouverture à l'éternité de la gloire, et obtenez-moi de Dieu cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Sixième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, au pied de la sainte Croix où Vous vous teniez, voyant déclouer Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, reçûtes en Vos mains la couronne d'épines et les clous baignés de Son Très Précieux Sang; posez, ma Souveraine, ces cruelles épines sur mes yeux et ces clous aigus en mon cœur pour que je ressente quelque chose de ce que Vous éprouvâtes et que je prenne part à Vos Douleurs, ayant en horreur plus que la mort le péché, qui fut la cause de tant de mal; et obtenez-moi de Votre Fils, avec le pardon de toutes mes fautes, cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa plus grande gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.

Septième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, après avoir adoré et baisé la couronne et les clous de Votre Fils, avez reçu en Vos mains délicates et virginales Son Très Saint Corps; regardez, Souveraine très affligée, ces blessures cruelles, ce Sang caillé; voyez ce Corps si beau, que forma le Saint-Esprit, déjà tant défiguré par la souffrance; arrosez-le de Vos Larmes, ma souveraine Mère, et de ma douleur, misérable pécheur, pour que je me repente d'avoir causé tant de tourments, par la position cruelle où j'ai placé Votre Fils, mon Seigneur; remplissez mon cœur de lamentations, et obtenez-moi cette faveur que je sollicite, si elle tend à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Huitième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, inondée des larmes avec lesquelles Vous lavâtes le corps décomposé de Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, avez appliqué Sa Divine Face sur Votre très pur Visage; Vous l'avez embaumé et enseveli pour le placer dans le sépulcre, où Vous laissâtes aussi Votre Cœur très aimant: permettez, ô ma Souveraine, que j'aille, comme le serviteur le plus humble de Votre famille, accompagner la sépulture de mon Seigneur, pour que le regret de mes fautes ne me sépare jamais de Son Sépulcre où elles l'ont fait descendre; et obtenez-moi de Sa Bonté cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa plus grande gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Neuvième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, déjà Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ demeure enseveli, et Vous, Souveraine, Vous vous en retournez seule sans la lumière de Vos yeux et sans la vie de Votre Cœur. Tous les Esprits du ciel Vous accompagnent, ô Marie, très douloureuse! Qu'il m'est pénible d'être la cause de tant d'oppression par mes péchés! J'ai été, Mère très affectionnée, un malfaiteur et cruel homicide; j'ai, par mes fautes, arraché la Vie à Votre très Doux Fils: je me prosterne à Vos pieds, pour mériter Votre Pitié, après avoir été si cruel envers Vous; je me confie en Votre suprême Miséricorde, pour espérer, par ces mêmes Douleurs que je Vous ai causées, le pardon que je ne mérite pas. Je me propose, ô ma Souveraine, et ma très affligée Mère, de m'amender sincèrement, et de commencer une nouvelle vie, pour me rendre digne de Votre refuge, et, par ce moyen, jouir en votre compagnie de l'Éternité avec cette faveur que je sollicite, si elle tend à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

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Le Mois de la Vierge des Douleurs

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Le Mois de la Vierge des Douleurs


Douzième jour

Tristesse de la très Sainte Vierge lorsqu'elle perdit Jésus dans le temple


La sainte Famille avait demeuré sept ans en Egypte par l'ordre exprès du Seigneur, et avait beaucoup souffert dans ce long exil, lorsqu'un Ange signifia à Saint Joseph de retourner en Israël. Le retour fut plus pénible encore que n'avait été le voyage précédent. Quand il fallut fuir, l'Enfant Jésus pouvait se porter au bras; mais à l'âge de sept ans, dit Saint Bonaventure, il était trop grand pour être porté, et trop petit pour faire à pied un si long voyage. Le cœur de Marie était donc plus affligé qu'auparavant en cette circonstance, et par rapport à son cher Fils, et par la peine de Joseph devenu plus âgé. Dans la fuite, la très-Sainte Vierge éloignait son Fils de ses ennemis; en retournant en Judée, elle leur allait au-devant et conduisait Jésus à la mort; car elle savait qu'il serait un jour la victime de leur barbarie. Enfin, de retour à Nazareth, Jésus, Marie et Joseph y vécurent dans le travail et avec beaucoup de peine; ils n'en sortaient qu'aux jours de fêtes, où, suivant la loi, ils allaient au temple de Jérusalem, pour écouter les divins oracles des livres saints, participer aux sacrifices, et célébrer les solennités légales. Ils avaient toujours eu l'Enfant Jésus avec eux, et rien de fâcheux ne leur était encore arrivé dans ces voyages; mais lorsque le Sauveur eut atteint l'âge de douze ans, ils le conduisirent, selon leur coutume, à Jérusalem, pour y faire la Pâques. Ils assistèrent pieusement aux sacrifices de la solennité, pendant sept jours,dans le temple. Lorsqu'ils retournèrent à Nazareth, le divin Enfant demeura à Jérusalem sans qu'ils y fissent attention, et ils ne s'en aperçurent qu'après une journée de chemin. Quelle douleur pour Marie et pour Joseph! Ils étaient arrivés dans l'asile où ils devaient passer la nuit, et ne virent point leur bien-aimé. Jésus s'était caché ou rendu invisible à leur départ de Jérusalem. Sa tendre Mère et son fidèle gardien, par une disposition admirable de la Providence, pensèrent que Jésus s'était joint à d'autres familles de Nazareth, également venues à la fête. Mais quelles furent les angoisses de Marie quand elle vit que son divin Fils ne s'y trouvait pas! Joseph dit: nous l'avons donc perdu! que sera devenu ce cher Fils? Puis-je vivre sans lui! retournons sur le champ sur nos pas; demandons-le; cherchons-le... non, mon cœur ne pouvait être frappé plus douloureusement; allons, ne perdons pas un moment; hâtez-vous... de grâce, hâtez-vous.... En effet, Marie se met en marche quoiqu'il soit dejà nuit, elle cherche Jésus parmi les parents et les connaissances qu'elle rencontre, et retourne à Jérusalem. Ses larmes sont plus nombreuses que ses pas; ses soupirs continuels embarrassent sa respiration; et à tout instant, elle dit aux passants comme l'épouse du Cantique: « Avez-vous vu le bien-aimé de mon âme? » Mais, hors de Jérusalem comme dans Jérusalem, personne ne lui en donne des nouvelles. Elle s'écrie dans sa douleur: « Saints Anges, qui accompagnez ce Fils adorable; éléments, qui lui obéissez; soleil, qui éclairez son séjour; montrez-le-moi! Cette Vierge désolée pleure le jour et la nuit; inconsolable, son amertume va toujours croissant, elle ne peut prendre ni nourriture ni repos, parce qu'elle a perdu à la fois son Fils, son père, son époux, son trésor, son Dieu. L'esprit agité de mille lugubres pensées, le cœur déchiré par une séparation si inattendue et si douloureuse, elle se meurt: Père Eternel, ayez pitié de cette mère désolée, sa vie est en danger; de grâce faites-lui trouver son. Fils!... Mais non, elle en sera privée pendant trois jours... Elle court, elle revient, elle demande encore Jésus dans les maisons et dans les rues; peine inutile! son deuil augmente, ses angoisses n'ont plus de bornes!... Enfin, au bout du troisième jour, elle vient au temple toute éplorée, et en y entrant elle voit son divin Fils assis au milieu des Docteurs? les écoutant et leur proposant des questions sur la loi de Moïse... La douleur de Marie avait été si vive pendant ces trois jours, son cœur en avait été oppressé à un tel point, qu'en revoyant Jésus elle ne put s'empêcher de lui faire cette douce plainte: « Mon fils, pourquoi en avez-vous usé ainsi envers nous? Nous vous cherchions, votre père et moi, étant fort affligés ».


Colloque


O Vierge admirable! que de larmes vous répandîtes pendant les trois funestes jours où vous fûtes privée de votre souverain bien! Ah! combien ce cruel martyre m'apprend à connaître et à pleurer l'aveuglement et la dureté de mon cœur! Vous étiez l'innocence même, par une grâce spéciale vous étiez impeccable, et vous gardiez Jésus dans votre cœur comme sur un trône ou il prenait ses complaisances; et cependant vous pleurates amèrement jour et nuit sa perte, et vous le cherchâtes sans délai et sans relâche. Et moi, j'ai eu le malheur de le perdre volontairement tant de fois, et de le chasser de mon cœur par tant de péchés et avec une si noire ingratitude!... Toute autre perte, dit Saint Augustin, plonge les imprudents dans la tristesse, l'abattement et le désespoir... Mais bêlas! en perdant Jésus, je perds mon Dieu, et néanmoins, par une indifférence qui tient du sacrilège, je mange, tranquillement, je vis content, et j'ose goûter les douceurs du repos! Quelle folie! et qui me donnera une fontaine de larmes intarissable pour pleurer mon, âme privée de son Dieu? O sainte Mère! apprenez-moi à chercher Jésus, puisqu'en le perdant je perds tout à la fois, mon âme, mon Dieu, ma félicité, le Ciel. O Mère de miséricorde, faites que je le cherche avec ardeur et constance, de peur qu'après ne l'avoir pas cherché, maintenant que je puis le trouver, je ne le cherche en vain dans la suite. O Marie ! faites-moi trouver Jésus pendant ma vie et à l'heure de ma mort, en me faisant trouver sa grâce; mais surtout faites qu'après ma mort je retrouve Jésus dans sa gloire. Et vous, ô mon Dieu! qui voulûtes peut-être vous cacher pour que Votre tendre Mère vous retrouvât par le mérite de ses larmes, de grâce exaucez sa prière tandis que je vous adresse ces désirs du chartreux Lodolphe: « Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, que vos parents cherchèrent pendant trois jours, et qu'ils trouvèrent enfin dans le temple, faites que ma pauvre âme vous désire, qu'en vous désirant elle vous cherche, qu'en vous cherchant elle vous trouve, qu'en vous trouvant elle vous aime, qu'en vous aimant elle rachète ses péchés, et qu'en les rachetant elle n'y retombe jamais. Ainsi soit-il.


Soupir à Marie


O Marie! qui pourrait comprendre seulement votre long martyre, lorsque, pendant trois jours, vous crûtes avoir perdu votre Fils unique et votre souverain bien!


Exemple


La Bienheureuse Bienvenued'Autriche, de l'Ordre de Saint Dominique, méditant un jour avec une ferveur extraordinaire la douleur de Marie lorsqu'elle eut perdu Jésus dans le temple, la pria instamment de lui en faire éprouver quelque sentiment. A l'instant elle voit une dame majestueuse tenant un enfant d'une beauté ravissante, d'une figure divine et rayonnante de gloire. A cette vue , la sainte religieuse fut tellement inondée de délices, qu'il lui semblait jouir du bonheur du Ciel. Elle ne se rassasiait pas de contempler et l'enfant et la mère. Mais au moment où cette vue la rendait heureuse, la vision disparut tout à coup. Elle en fut si affligée et sa douleur fut si vive qu'elle semblait mourir à chaque instant. Pendant trois jours elle ne fit que pleurer, attribuant à sa faute la perte de son céleste contentement. Au bout des trois jours, la très-Sainte Vierge lui apparut de nouveau tenant son divin Fils au bras, et lui dit: « Ne m'avez-vous pas demandé de participer un peu à ma peine lorsque je perdis Jésus dans le temple? Vous en avez fait l'essai ; mais n'y pensez plus, parce que votre faible santé ne pourrait résister à une si vive douleur ». (Marches. Diar. Di Mar. 30. 8°)


Pratique: Jeûner le premier vendredi en l'honneur de Notre Dame des Douleurs.

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