Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Cinquième jour

La Naissance de Jésus-Christ


La Crèche


« En ces jours-là, un édit de César-Auguste ordonna qu'on fit le dénombrement de tous les habitants de toute la terre. Ce premier dénombrement fut fait par Cyrinus, gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire inscrire, chacun dans sa ville. Et Joseph aussi partit de Nazareth, ville de Galilée, et monta en Judée, dans la ville de David, appelée Bethléem, parce qu'il était de la Maison et de la famille de David, pour se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, il arriva qu'étant là, le temps où Elle devait enfanter, s'accomplit. Et Elle enfanta Son Fils premier-né, et Elle l'enveloppa de langes, et la coucha dans une crèche; parce qu'il n'y avait point de place pour eux dans l'hôtellerie ». Considérons Joseph et Marie obéissant fidèlement aux lois humaines en accomplissant ce long et pénible voyage. Compatissons à leur douleur de se voir refuser un gîte à cause de leur pauvreté et de la grande affluence d'étrangers. Mais surtout, adorons avec Sa Mère, Son Père Nourricier et les Saints Anges, le Dieu fait petit enfant par amour pour nous. De Son humble Crèche, Il nous sourit et nous tend les bras. Qui donc n'aimerait pas de retour Celui qui nous témoigne tant d'Amour?


Exemple


Saint Augustin disait aux Chrétiens de son temps: « Ayez toujours les regards fixés sur les vérités que renferme le symbole, pour qu'elles deviennent l'inspiration et la règle de votre conduite. Si vous avez des peines, récitez votre Symbole (des Apôtres): la Foi du Chrétien est sa richesse pour le temps et pour l'éternité; si vous avez des tentations, récitez votre Symbole (des Apôtres): la Foi est le bouclier et la force du Chrétien. N'oubliez pas de réciter le Symbole de votre Foi en vous levant et avant de vous coucher. Ne dites pas: « Je l'ai récité hier, avant-hier, aujourd'hui même: je le sais parfaitement ». Votre mémoire peut le savoir, mais votre cœur pourrait l'oublier, et alors vous ne vivriez plus selon votre Foi ».


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette Dizaine en l'honneur de Votre Nativité dans l'étable de Bethléem, et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, le détachement des biens de ce monde, le mépris des richesses et l'amour de la pauvreté.

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Méditation du Mystère de la Nativité


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de la Nativité de Jésus, descendez dans mon âme ».


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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 6/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

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Cinquième jour

Consécration de notre paternité humaine


Sur le plan humain, la paternité est source de grandes joies, mais c'est une tâche difficile que personne ne peut accomplir parfaitement. Nous avons déjà évoqué l'autorité qui fait grandir ainsi que la réserve respectueuse. Il nous faut maintenant parler du don de soi. La psychologie masculine est marquée par l'égoïsme. Si la mère vit essentiellement pour son foyer, dont elle est le centre, l'homme cherche en dehors de la famille son accomplissement, dans la réussite sociale, dans les liens amicaux, la chasse, la pêche qui lui rappelle ses anciennes origines, les cercles d'amis, les cafés, etc. Jean Paul II parle de « la vérité évangélique du don de soi, sans lequel l'homme ne peut pleinement se trouver », qui permet de comprendre à quelle profondeur ce « don désintéressé s'enracine dans le don de Dieu Créateur et Rédempteur », la grâce de l'Esprit-Saint », dont le célébrant demande l'effusion sur les époux au cours de la cérémonie du mariage. Sans cette « effusion », il serait vraiment difficile de comprendre tout cela et de le réaliser comme la vocation de l'homme ». (Lettre aux Familles). L'homme, par ce qu'il est, accomplit la tâche ingrate de séparateur. Il faut comprendre la noblesse de ce rôle et son absolue nécessité pour les enfants: « La séparation (et non la division) est une nécessité de la vie, une pédagogie du Père Eternel. Relisez le début du Livre de la Genèse: chaque fois que Dieu prononce une parole, il crée puis sépare la lumière des ténèbres, les eaux du ciel et les eaux de la terre. Le sixième jour, il crée l'homme (Adam) puis il sépare ish et isha, l'homme sexué et la femme. Le père provoque donc, par la prise de distance et la séparation maternelle, un travail de deuil: il faut quitter son pays et sa parenté. Abraham est devenu le père de tous les croyants parce qu'il a accepté d'obéir à l'ordre de Dieu lui enjoignant de quitter sa famille et son pays pour se rendre sur la terre que le Seigneur lui montrerait. Le père est le maitre de la séparation et du travail de deuil. Voyons un exemple. Qui invite la Petite Thérèse à quitter son enfance, à laisser l'état d'immaturité psycho-affective dans lequel elle était plongée depuis des années? Qui provoque un changement radical chez cette jeune adolescente le jour de Noël? Son père Louis Martin! Il lui reproche de vouloir encore fêter Noël comme une enfant. Sa parole ville le cœur de Thérèse et la pousse en avant. Ce sera le début d'une « course de géant ». Monsieur Martin a accompli son rôle paternel: pousser à la séparation. » (Séminaire Saint Luc).

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Antienne


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. (Isaïe 30: 15).

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La Parole de Dieu


Lorsqu'on a compris que le père de la Parabole n'est autre que Dieu, on peut tirer une leçon d'authentique psychologie paternelle. Méditons sur le silence respectueux du père, sur sa façon de s'adapter au tempérament de chacun, sur son autorité paisible sur sa maison, sur son absence d'égoïsme: seul le bonheur de ses enfants l'intéresse. Notons encore l'absence de reproche, nous sommes loin des « je te l'avais bien dit », de l'homme qui a toujours raison contre ses proches.


Luc 12 : 11-32


« Il dit encore: Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé ».


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'enseignement de l'Eglise


« Appelés à donner la vie, les époux participent à la puissance créatrice et à la paternité de Dieu (cf.  Ep 3, 14-15 ; Mt 23, 9). « Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d’être des éducateurs (ce qu’il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu’ils sont les coopérateurs du Dieu créateur et comme ses interprètes. Ils s’acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2367).


« En désignant Dieu du nom de « Père », le langage de la foi indique principalement deux aspects: que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14; Is 49, 15): Personne n’est père comme l’est Dieu. Jésus a révélé que Dieu est « Père » dans un sens inouï: Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père: « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler » (Mt 11, 27) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 239-240).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'exemple de la Famille Martin


En parlant de son père, Thérèse disait: « Il est des choses que le Cœur sent, mais que la parole et même la pensée ne peuvent arriver à rendre ». Elle eut une autre idée de la paternité divine en observant son père de la terre:


Toutes les après-midi j'allais faire avec lui une petite promenade, visiter le Saint Sacrement, un jour dans une église, le lendemain dans une autre. C'est ainsi que j'entrai pour la première fois dans la chapelle du Carmel. Papa me montra la grille du choeur, me disant que derrière étaient des  religieuses. J'étais bien loin de penser que, neuf ans plus tard, je serais parmi elles; que là, dans ce Carmel béni, je recevrais de si grandes grâces! Après la promenade (pendant laquelle papa m'achetait toujours un petit cadeau d'un ou deux sous) je rentrais à la maison, alors je faisais mes devoirs; puis, tout le reste du temps, je restais à sautiller dans le jardin autour de papa, car je ne savais pas jouer à la poupée. C'était une grande joie pour moi de préparer les tisanes avec de petites graines et des écorces d'arbres que je trouvais par terre. Quand mes infusions prenaient une belle teinte, je les offrais vite à papa, dans une jolie petite tasse, je les portais ensuite à papa dans une jolie petite tasse, ce pauvre petit père quittait son ouvrage et puis, en souriant, il faisait semblant de boire avant de me rendre la tasse, il me demandait (comme à la dérobée) s'il fallait en jeter le contenu, quelques fois je disais oui, mais souvent le remportais ma précieuse tisane, voulant la faire servir plusieurs fois. J'aimais à cultiver mes petites fleurs dans le jardin que papa m'avait donné; je m'amusais à dresser de petits autels dans l'enfoncement qui se trouvait au milieu dans le mur, quand j'avais fini, je courais vers papa et l'entraînant, je lui disais de bien fermer les yeux et de ne les  ouvrir qu'au moment ou je lui dirais de le faire, il faisait tout ce que je criais: « Papa, ouvre les yeux! », il les ouvrait et s'extasiait, pour me faire plaisir, admirant ce que je croyais être un chef-d'oeuvre ! » (Manuscrit A, folio 14).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Prière consécratoire


Marie, Mère du Bel Amour, je Vous consacre mon temps et mon argent, mes biens intérieurs et extérieurs, pour que Vous m'aidiez à les ordonner au bien commun. Donnez-moi d'être un bon époux et un bon père pour mes enfants en m'inspirant un amour pur et désintéressé. Je renonce à toute jalousie envers mes enfants, par rapport à ma femme, j'accepte de grand cœur que son corps se transforme dans les maternités, je renonce à mon égoïsme masculin. Intercédez auprès du Père du Ciel pour que me soient donnés les dons de sagesse, de conseil et de prudence.


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Exercice


Cet exercice consistera en un examen de conscience du père. Il notera sur la page de gauche d'une feuille de copie les domaines dans lesquels se manifeste l'égoïsme masculin. Le temps: combien de temps je consacre à ma famille, à ma femmes, à l'éducation de mes enfants? Mon temps t'appartient-il? N'est-ce pas une fausse croyance de penser que le temps passé à une autre chose qu'à a accomplir ce que je désire vraiment ne m'appartient pas? La réussite sociale: est-ce vraiment réussir que de me donner totalement à mon activité professionnelle, à mes ambitions? Jésus ne dit-il pas qu'il ne sert à rien de gagner le monde entier si on le paie de sa vie? La première réussite n'est-elle pas l'harmonie de ma famille? L'argent: comment j'utilise mon argent? Est-ce que je me dis: c'est mon argent, puisque c'est moi qui le gagne, je peux l'employer comme bon me semble? Mes rêves: quels sont mes rêves que je poursuis en solitaire? Comment les réaliser en y associant ma famille? A quel rêve dois-je renoncer? Est-ce que je ne me rassure pas en me disant que ces rêves sont aussi pour leur bonheur, alors qu'ils ne sont que le fruit de mon égoïsme? Sur la page de droite en vis-à-vis, le père proposera des solutions et inscrira ses résolutions de changement.

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