20 décembre 2010

Neuvaine de Noël avec Benoit XVI

Neuvaine de Noël avec Benoit XVI

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Sixième jour

Le voyage de la joie


Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.


Liturgie de la Parole


Livre du Cantique des Cantiques 2: 8-14


Voici mon bien-aimé qui vient! Il escalade les montagnes, il franchit les collines,  il accourt comme la gazelle, comme le petit d'une biche. Le voici qui se tient derrière notre mur; il regarde par la fenêtre, il guette à travers le treillage.  Mon bien-aimé a parlé; il m'a dit: « Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle. Car voici que l'hiver est passé, la saison des pluies est finie, elle s'en est allée. Dans la campagne, les fleurs apparaissent. Le temps des chansons arrive. Le roucoulement de la tourterelle se fait entendre dans nos campagnes. Le figuier forme ses premiers fruits,la vigne en fleur exhale son parfum. Lève-toi, mon amie, viens, ma toute belle! Ma colombe, blottie dans le rocher, cachée dans la falaise, montre-moi ton visage, fais-moi entendre ta voix; car ta voix est douce, et ton visage est beau ».


Sophonie 3: 17-18


Le Seigneur ton Dieu est en toi,c'est lui, le héros qui apporte le salut. Il aura en toi sa joie et son allégresse, il te renouvellera par son amour; il dansera pour toi avec des cris de joie, comme aux jours de fête. J'ai écarté de toi le malheur, pour que tu ne subisses plus l'humiliation.


Psaume 32


Criez de joie pour le Seigneur, hommes justes! Hommes droits, à vous la louange!

Rendez grâce au Seigneur sur la cithare, jouez pour lui sur la harpe à dix cordes.

Chantez-lui le cantique nouveau, de tout votre art soutenez l'ovation.

Oui, elle est droite, la parole du Seigneur; il est fidèle en tout ce qu'il fait.

Il aime le bon droit et la justice; la terre est remplie de son amour.

Le Seigneur a fait les cieux par sa parole, l'univers, par le souffle de sa bouche.

Il amasse, il retient l'eau des mers; les océans, il les garde en réserve.

Que la crainte du Seigneur saisisse la terre, que tremblent devant lui les habitants du monde!

Il parla, et ce qu'il dit exista; il commanda, et ce qu'il dit survint.

Le Seigneur a déjoué les plans des nations, anéanti les projets des peuples.

Le plan du Seigneur demeure pour toujours, les projets de son coeur subsistent d'âge en âge.

Heureux le peuple dont le Seigneur est le Dieu, heureuse la nation qu'il s'est choisie pour domaine!

Du haut des cieux, le Seigneur regarde : il voit la race des hommes.

Du lieu qu'il habite, il observe tous les habitants de la terre,

lui qui forme le coeur de chacun, qui pénètre toutes leurs actions.

Le salut d'un roi n'est pas dans son armée, ni la victoire d'un guerrier, dans sa force.

Illusion que des chevaux pour la victoire : une armée ne donne pas le salut.

Dieu veille sur ceux qui le craignent, qui mettent leur espoir en son amour,

pour les délivrer de la mort, les garder en vie aux jours de famine.

Nous attendons notre vie du Seigneur: il est pour nous un appui, un bouclier.

La joie de notre coeur vient de lui, notre confiance est dans son nom très saint.

Que ton amour, Seigneur, soit sur nous comme notre espoir est en toi!


Evangile selon Saint Luc 1: 39-45


En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte:  « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur »

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Cantique des Prophéties

Le Pape Benoit nous dit que:


Marie, la Mère du Christ et de l'Eglise nous enseigne à être « épiphanie » du Seigneur, dans l'ouverture du cœur à la force de la grâce et dans l'adhésion fidèle à la Parole de Son Fils, Lumière du monde et but ultime de l'histoire. (Homélie du 6 janvier 2006).


Avec Benoit XVI, méditons: « En ces jours-là, Marie partit »


Dieu est bon, il nous aime, il nous connaît, il est avec nous, avec nous au point de s'être fait chair!. C'est la grande joie que le christianisme annonce. Connaître ce Dieu est vraiment la "bonne nouvelle, une parole de rédemption. Peut-être nous, catholiques, qui le savons depuis toujours, ne sommes-nous plus surpris, ne ressentons-nous plus avec acuité cette joie libératrice. Mais si nous regardons le monde d'aujourd'hui, où Dieu est absent, nous devons constater qu'il est lui aussi dominé par les peurs, par les incertitudes: est-il bon d'être un homme ou pas? Est-il bon de vivre ou pas? Est-il vraiment bon d'exister? Ou tout est-il peut-être négatif? Et les hommes vivent en réalité dans un monde sombre, ils ont besoin d'anesthésie pour pouvoir vivre. Ainsi la parole: « réjouis-toi, le Seigneur est avec toi » est une parole qui ouvre réellement un temps nouveau. Très chers amis, par un acte de foi, nous devons de nouveau accepter et comprendre dans la profondeur de notre coeur cette parole libératrice: « réjouis-toi! ».  Lorsque quelqu'un a reçu cette joie, il ne peut pas la garder pour lui; la joie doit toujours être partagée. Une joie doit être communiquée. Marie est immédiatement allée communiquer sa joie à sa cousine Elisabeth. (Homélie du 18 décembre 2005).

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Thème pour la réflexion et la prière

Guidés par les paroles du Pape, soyons les témoins de la joie du Christ.


Marie est notre Mère, Elle transmet joie, confiance et bonté et Elle nous invite nous aussi à distribuer la joie. Tel est le véritable engagement de l'Avent: apporter la joie aux autres. La joie est le véritable don de Noël, et non pas les cadeaux coûteux qui prennent du temps et de l'argent. Nous pouvons communiquer cette joie de manière simple: par un sourire, par un geste de bonté, par une petite aide, par un pardon. Apportons cette joie et la joie donnée nous reviendra en retour. Cherchons en particulier à apporter la joie la plus profonde, celle d'avoir connu Dieu en Christ. Prions pour que dans nos vies transparaisse cette présence de la joie libératrice de Dieu. (Homélie du 8 décembre 2005).


Notre monde est un monde de peurs: peur de la misère et de la pauvreté, peur des maladies et des souffrances, peur de la solitude, peur de la mort. (…) (Avec Marie nous comprenons que) si Dieu reste absent dans ma vie, il me manque un guide, si Jésus est absent de ma vie, il me manque une amitié essentielle, il me manque également une joie qui est importante pour la vie. La force aussi de grandir en tant qu'homme, de surmonter mes vices et de mûrir humainement. (Homélie du 18 décembre 2005 et Discours du 15 octobre 2005).


Qui a rencontré quelque chose de vrai, de beau et de bon dans sa propre vie, le seul vrai trésor, la perle précieuse, court le partager partout, dans sa famille et au travail, dans tous les domaines de son existence. (…) Dans la mesure où nous nous nourrissons également du Christ, et que nous l'aimons, nous ressentons également en nous l'incitation à conduire les autres vers Lui: en effet, nousn ne pouvons pas garder pour nous la joie de la Foi, nous devons la transmettre. (Homélie du 3 juin 2006 et Discours du 5 juin 2005).


Il faut à nouveau faire comprendre que le plaisir n'est pas tout. Que le Christianisme nous donne la joie, comme l'amour donne la joie. Mais l'amour signifie également toujours renoncer à soi-même. Le Seigneur Lui-même nous a donné la formule de ce qu'est l'amour: celui qui se perd se retrouve; celui qui gagne et se conserve soi-même se perd. Il s'agit toujours d'un exode et donc également d'une souffrance. La véritable joie est une chose différente du plaisir, la joie croît, mûrit toujours dans la souffrance en communion avec la Croix du Christ. Ce n'est que de là que naît la véritable joie de la Foi. (Discours du 27 juillet 2005).


En voyant les rues et les places des villes décorées par des illuminations resplendissantes, rappelons que ces lumières évoquent une autre lumière, invisible aux yeux, mais pas au cœur. Alors que nous les admirons, alors que nous allumons les bougies dans les églises ou l'illumination de la crèche et de l'arbre de Noël dans les maisons, que notre âme s'ouvre à la véritable lumière spirituelle apportée à tous les hommes de bonne volonté. (…) Le vrai mystère de Noël est la splendeur intérieure qui vient se communiquer à nous, allumer dans notre cœur la petite flamme de la bonté de Dieu; par notre amour, portons tous la lumière dans le monde! Ne permettons pas que cette flamme de lumière soit éteinte par les courants froids de notre temps! Gardons-là fidèlement et faisons-en don aux autres! (Catéchèse du 21 décembre 2005 et Homélie du 24 décembre 2005).

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Cantique de Marie


Antienne du Magnificat: O Orient, splendeur de la lumière éternelle, soleil de justice: venez, et illuminez ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort.


Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur!

Il s'est penché sur son humble servante;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son nom!

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent;

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

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Prière d'intercession


Mue par l'amour qui l'a comblée, Marie part immédiatement et se rend chez sa cousine Élisabeth. Son élan nous montre à quel point il est vrai, que lorsqu'on accueille Jésus, on ne peut qu'éprouver le désir de l'apporter aux autres, en le faisant connaître à travers une Charité humble et efficace. Pour faire vivre en nous cette page évangélique, adressons-nous avec Foi au Père en Lui disant:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


Marie, après avoir répondu « oui » à l'appel divin, part libre et joyeuse rendre visite à sa cousine Élisabeth: Seigneur, donne à tous les jeunes l'élan et le courage afin qu'ils suivent leur propre vocation et qu'ils soient au sein de l'Eglise des pousses de vie nouvelle, pour la Gloire de Ton Saint Nom. Nous Te prions:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


Accueille et soutiens par la force de Ton Esprit notre désir de nous rapprocher de tout homme qui souffre. Là où nous ne pouvons pas le faire personnellement, que cela soit notre prière qui s'affranchisse des distances, pour recueillir dans notre cœur toute la douleur humaine et Te la présenter, Dieu de toutes les consolations. Nous Te prions:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


Seigneur, nous Te prions pour toutes les mères qui attendent un enfant, plus particulièrement pour celles qui sont tentées de renoncer à leur maternité. Fais qu'elles rencontrent conseils avisés et soutien pour triompher de toutes les peurs et reconnaître le don inestimable de la vie, même lorsque celle-ci est marquée par la douleur. Nous Te prions:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


Lorsque Marie se rendit de Nazareth à Aïn-Karim, portant en Son Sein le Verbe devenu chair, Elle accomplit la première procession Eucharistique de l'histoire: Seigneur, fais que nous aussi, en nous nourrissant du Pain de la Vie, nous devenions des personnes eucharistiques, capables d'authentiques actions de Charité, der gestes de réconciliation sincères, de partager la douleur d'autrui, en nous montrant toujours aimables vis-à-vis de tous. Nous Te prions:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


En accompagnant chaque jour par la prière tous les frères que Tu appelles à Toi dans cette vie, nous les confions également, Père, à l'intercession Maternelle de Marie: qu'Elle les soutienne dans les premiers pas de leur pèlerinage terrestre; qu'Elle les introduise dans le Règne de la Lumière que Ton Fils nous a rouvert. Vivons bienheureux dans la splendeur de Ton Visage et dans la joie profonde de la Communion des Saints. Nous Te prions:


Père Saint, fais de nous de joyeux témoins de l'Evangile.


Intentions libres


Notre Père...


Prions


O Christ, Verbe incarné, dans le Sein de la Vierge marie Tu as commencé a parcourir les routes du monde pour apporter aux hommes le Salut: fais que l'Eglise, vivifiée par la force de Ta présence, dans le Sacrement de l'Eucharistie, puisse irradier partout la joie de l'Evangile et figure pour tous la lumière de l'espérance lors du pèlerinage terrestre vers la Jérusalem Céleste. Toi qui es Dieu, qui vis et règnes pour les siècles des siècles. Amen.


D'après un texte extrait de Neuvaine de Noël avec Benoit XVI aux Editions Salvator

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Le Serviteur de Dieu Gaston de Sonis

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Le Serviteur de Dieu Gaston de Sonis

Apôtre du Sacré Cœur, Zouave Pontifical et Héros Catholique

1825-1887


Gaston de Sonis, fils de Charles-Gaston de Sonis et de Marie-Elisabeth de Bébian, naquit le 25 août 1825, à la guadeloupe, où son père était officier. L'enfant vint en France faire ses études, fut admis à Saint-Cyr et à Saumur et en sortit sous-lieutenant au 5° Hussards. en garnison à Castres, il épousa Mlle Anaïs Roger, fille d'un honorable notaire de cette ville. Officier studieux, ferme sur le devoir et la discipline, mais plein de grâce, d'esprit, de vivacité, Sonis fut toujours estimé de ses soldats et de ses chefs. Au soir de sa vie, ses égaux disaient de lui: « le Général de Sonis, c'est l'honneur ». Père de douze enfants, il les aima avec tendresse et s'imposa les plus grands sacrifices pour leur donner la meilleure éducation. Chrétien fervent, il édifia les villes où il séjourna par sa charité envers les pauvres, son assistance quotidienne à la messe, ses communions fréquentes, sa dévotion au Sacré-Coeur de Jésus. Les Arabes, au milieu desquels il passa de longues années, l'appelaient: Maître en piété. Commandant du 17° Corps d'Armée pendant la guerre de 1870, il fit à Loigny, le 2 décembre, à la tête des Zouaves pontificaux que précédait l'étendard du Sacré Coeur, cette charge célèbre qui sauva d'une déroute complète ses troupes et celles de Chanzy. Gravement blessé, il resta la nuit, par un froid de 20 degrès, sur le champ de bataille; il y fut préservé de la mort, fortifié et consolé par Notre-Dame de Lourdes qu'il contemplait en esprit. Quoique amputé de la jambe gauche, bien au dessus du genou, il reprit, aussitôt remis, son commandement et continua de monter à cheval. En 1880, à Chateauroux, en pleine persécution, il se fit mettre en disponibilité pour protester contre l'expulsion des religieux. Ses infirmités, suites de ses blessures, l'ayant, en 1883, forcé à quitter son commandement pour devenir membre d'une commission au ministère de la guerre, il offrit ses souffrances à Dieu pour expier les crimes de l'impiété régnante. Il y ajoutait des mortifications, des jeûnes et portait des instruments de pénitence qui imprimées sur sa chair meurtrie les stigmates de Celui qui fut torturé par nos iniquités. Il mourut à Paris en réputation de sainteté, le 15 août 1187. Son corps, transporté à Loigny, fut inhumé dans la crypte de l'église, près des Zouaves pontificaux et des soldats tombés dans la bataille du 2 décembre 1870. Sur la pierre qui le recouvre, on lit ses paroles de saint Paul qu'il avait choisies lui-même: « Miles Christi », soldat du Christ. Le 26 septembre 1929, au cours du procès canonique qu'il instruit sur sa réputation de sainteté, Mgr Harscouët, évêque de Chartres, procéda à l'exhumation des restes du pieux Général. Après 42 ans, sans le moindre embaumement, le corps fut trouvé dans son cercueil de plomb, entier, les membres souples, en parfait état de conservation. Ne peut-on voir là une rare et délicate attention de la Providence à l'égard d'un de ses enfants les plus dévoués, une récompense, dès ce monde, de son admirable pureté. De nombreux pèlerins sont venus depuis prier à son tombeau, pour implorer de lui force, lumière ou santé, et beaucoup ont été exaucés. Tous les ans, le dimanche le plus proche du 2 décembre, a lieu une cérémonie officielle à Loigny-la-Bataille pour rendre hommage au général de Sonis et aux autres combattants. Il s'agit de la dernière commémoration présidée par des autorités militaires et civiles à perdurer pour une bataille de la guerre de 1870. Enfin, chaque année est organisée une marche de Fains la Folie à Loigny la bataille, en l'honneur et pour la béatification du général de Sonis, quelques semaines avant la pentecôte.


Prière composée par le Général de Sonis


Mon Dieu, me voici, devant vous pauvre, petit, dénué de tout. Je suis là, à vos pieds, plongé dans mon néant. je voudrais avoir quelque chose à vous offrir, mais je ne suis rien que misère. Vous, vous êtes mon Tout, vous êtes ma richesse. Mon Dieu, je vous remercie d'avoir voulu que je ne fusse rien devant vous. J'aime mon humiliation, mon néant. Je vous remercie d'avoir éloigné de moi quelques satisfactions d'amour-propre, quelques consolations de coeur. Je vous remercie des déceptions, des inquiétudes, des humiliations. Je reconnais que j'en avais besoins, et que ces biens auraient pu me retenir loin de vous. O mon Dieu, soyez béni quand vous m'éprouvez. J'aime à être brisé, consumé, détruit par vous. Anéantissez-moi de plus en plus. Que je sois à l'édifice, non pas comme la pierre travaillée et polie par la main de l'ouvrier, mais comme le grain de sable obscur, dérobé à la poussière du chemin. Mon Dieu, je vous remercie de m'avoir laissé entrevoir la douceur de vos consolations. Je vous remercie de m'en avoir privé. Tout ce que vous faites est juste, est bon. Je vous bénis dans mon indigence. Je ne regrette rien, sinon de ne vous avoir pas assez aimé. Je ne désire rien, sinon que votre volonté soit faite. Vous êtes mon maître et je suis votre propriété. Tournez et retournez-moi. Détruisez et travaillez-moi. Je veux être réduit à rien pour l'amour de vous. O Jésus! Que votre main est bonne, même au plus fort de l'épreuve! Que je sois crucifié, mais crucifié par vous! Ainsi soit-il.


Prière au Coeur de Jésus pour demander la béatification du Général de Sonis


Coeur de Jésus, vous que le Général de Sonis a fidèlement servi sur cette terre; Vous, dont la statue était chez lui à la place d'honneur, qu'il écoutait dans ses fréquentes communions et ses longues visites au Saint-Sacrement; Vous, la cause de sa tendre dévotion à Marie et à Joseph; Vous, son modèle dans l'amour de la pauvreté, son guide dans le soulagement des malheureux; Vous, la source de son filial attachement, de sa respectueuse soumission au Pape et à l'Eglise; Vous, dont il se disait et fut le dévoué soldat dans le monde et dans l'armée; Vous, dont la sainte Image flottait sur l'étendard des Zouaves de Charette qu'il fit déployer dans la bataille du 2 décembre 1870; Vous, sa force dans les combats, son soutien dans l'adversité, sa consolation dans la souffrance; nous Vous supplions de hâter la béatification de votre insigne serviteur, de lui accorder le don des miracles, de l'exaucer lorsque nous recourons à lui dans nos difficultés, dans nos peines, dans nos maladies, et qu'il intercède auprès de Vous en notre faveur. Ainsi soit-il.


Coeur de Jésus, sauvez la France, et glorifiez le Général de Sonis.

(50 jours d'indulgences, Raoul évêque de Chartres)


Prière de faire connaître les grâces obtenues par l'intercession du Général de Sonis, au

monastère du Carmel de Verdun (meuse),

ainsi qu'à

Monsieur le Curé de Loigny-la-bataille,

par Orgères (Eure-et-Loire)


Imprimatur

13 Aprilis 1929.

Radulphus, Episcopus Carnuten.


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