Le Mois du Saint Esprit

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Cinquième jour

Le Saint Esprit rend témoignage à Jésus Christ


Sans doute; les œuvres de Jésus Christ, pendant qu'il était sur la terre, ont rendu un magnifique témoignage en faveur de sa divinité. Le Divin Maître le disait lui-même, en parlant à ses disciples aussi bien qu'à ses ennemis. Mais les intelligences perverties ne cessèrent pas de rejeter ce témoignage. Jésus Christ eut alors pour témoin de la vérité de sa parole, Dieu le Père qui fit entendre sa voix, le jour où son Fils unique humilié, rangé parmi les pécheurs pour l'amour de nous, consentit à recevoir de la main de Jean-Baptiste, le Baptême de la Pénitence. Une voix fut entendue venant du ciel: « Celui-ci est mon Fils bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances ». Le même témoignage fut rendu à la divinité du Sauveur, le jour de sa transfiguration sur la montagne du Tabor. Mais la mission de témoigner en faveur de Jésus Christ était spécialement réservée au Saint Esprit. Ce que le Fils de Dieu était venu accomplir dans le monde en faveur de son Père céleste, le Saint-Esprit devait l'accomplir en faveur de Jésus Christ, jusqu'à la fin des siècles. Aussi quand il annonce l'arrivée du Saint Esprit sur la terre, le divin Sauveur se hâte de dire la nature et la fin de sa mission: « Le Saint Esprit que je vous enverrai du sein de mon Père, ce sera lui qui rendra témoignage de moi ». C'est donc une vérité incontestable, que la Mission du Saint Esprit a en pour fin, dans les décrets éternels de la sagesse infinie, l'attestation de la divinité du Sauveur. Le Saint Esprit ne devait pas s'incarner; sa mission ne ressemble pas, sous ce rapport, à celle du Fils de Dieu. Si Jésus Christ a été vu, entendu, touché par ses Apôtres, il n'en pouvait être ainsi du Saint Esprit. C'était par les hommes, en les prenant pour ses instruments et ses organes, en les remplissant de lui-même, qu'il devait parler et agir de manière à rendre la divinité du Sauveur évidente, certaine, incontestable. Voilà pourquoi, après avoir dit cette parole: « Le Saint-Esprit rendra témoignage en ma faveur, Jésus-christ ajoute aussitôt: « Et vous, vous rendrez témoignage de moi ». Or cette dernière parole du Sauveur se trouve confirmée par une autre; car au moment où il va quitter ses disciples pour retourner à son Père, le Fils de Dieu s'écrie: « Vous serez, vous, mes témoins dans Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre ».


Telle fut la dernière promesse, et en même temps le dernier ordre que reçurent de leur adorable Maître ceux qu'il avait si tendrement aimés, pendant qu'il vivait au milieu d'eux. Jusqu'au moment de la Pentecôte, les Apôtres avaient bien imparfaitement rempli ce ministère de témoins de Jésus Christ. Quelle faiblesse, quelle timidité, quelle inconstance dans leurs discours comme dans leur conduite! Si, pendant sa vie mortelle, le Divin Sauveur a eu des témoins fermes et dévoués à sa personne adorable, il faut les chercher parmi les femmes pieuses qui l'adoraient en le servant, plutôt que parmi les hommes qu'il avait choisis pour porter son Evangile aux nations. Le Saint Esprit devait seul transformer ces hommes faibles et timides en témoins courageux de la divinité de leur Maître. Mais quand je parle de témoins, je ne dois pas oublier qu'il y en a de deux sortes; on distingue les témoins à charge, les témoins accusateurs, de ceux que l'on nomme à décharge et qui vengent un accusé des inculpations fausses et des calomnies dont il est l'objet. Pendant les trois années de ses prédications, Jésus Christ vit s'élever contre lui une nuée de témoins à charge, de témoins accusateurs. Ses paroles comme ses actes furent presque toujours incriminés. Chacune de ses œuvres devint l'objet d'une accusation particulière. Qui prit en main alors la cause du Fils de Dieu? Jean Baptiste étant mort, je ne vois plus un homme qui continue son ministère de témoin, et je n'aperçois autour du Sauveur, même parmi ceux qui l'aiment d'un amour sincère, que des âmes pusillanimes, souvent dans le doute, jamais fortes et dévouées comme on a le droit de les chercher, quand il veut des témoins parfaits. Jésus Christ étant mort et remonté au ciel d'où il était venu, rien ne change dans la conduite et les sentiments de ses ennemis. Il a été écrit: « Il sera un signe de contradiction ». Or les contradicteurs, c'est-à-dire, les témoins accusateurs ne manqueront jamais; ils accuseront ses mystères, sa morale, sou culte, et toute sa personne adorable. Le Sauveur sera contredit, nié, blasphémé, jusqu'à la fin des siècles. Mais il aura ses témoins à décharge, ses défenseurs; le Saint-Esprit est venu, il vit dans eux, il les rend capables de justifier Jésus Christ, de venger son honneur, de repousser la calomnie, et d'attester jusqu'à la fin des siècles sa divinité. Dans la personne de ces témoins s'accomplit tous les jours, depuis plus de dix-huit siècles, cette admirable parole: « Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre ». Telle est donc la vérité importante, vérité toute pratique que je dois méditer aujourd'hui. En ma qualité de chrétien, je suis nommé, institué par Jésus Christ lui-même, comme témoin de sa divinité et de la sainteté de sa doctrine. O mon Dieu, comme je vais m'arrêter avec bonheur aux considérations qui doivent nécessairement naître pour moi de cette vérité consolante.

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Le Saint Esprit fait du chrétien un témoin de Jésus Christ


C'est à moi qu'il a été dit: « Tu seras mon témoin, et c'est la raison pour laquelle tu recevras le Saint Esprit; plein de cet esprit, dirigé, conduit par cet esprit de vérité, tu me soutiendras, tu me défendras, tu témoigneras par tes œuvres, par ta vie entière, en faveur de ma divinité, de ma sainteté infinie, de la vérité de mon Evangile. Voilà pourquoi le Saint-Esprit t'a revêtu de lui-même, voilà pourquoi il a établi son règne au milieu de toi ». Quel honneur immense! Quelle sublime dignité! Je suis le défenseur de Jésus-christ; je repousse tous les reproches qu'on lui adresse, je témoigne en sa faveur, je le venge des injures qu'on se permet contre sa personne adorable, je suis le témoin de sa grandeur, de sa sainteté infinie. Ainsi l'Incarnation du Fils de Dieu, sa naissance d'une Vierge, la sublimité de ses vertus, la toute-puissance qu'il a déployée dans ses œuvres, sa mort, sa résurrection, l'éternité de son règne, voilà ce qui m'est livré, ce qui m'est confié, pour que je le soutienne, que je le propage, que je le conserve au milieu du monde, en faisant de ma vie un témoignage irrécusable en faveur de toutes ces vérités. Mais enfin comment peut-on remplir cette mission? Par lui-même, l'homme en est incapable; il s'agit d'un ministère divin dans son principe comme dans son objet; la nature humaine livrée à elle-même ne saurait arriver à une pareille hauteur. Eh bien! le Saint Esprit sera donné à l'homme qui devient son instrument et son organe, et l'homme plein de l'esprit de Dieu est capable de soutenir Jésus Christ, de le défendre, de venger les intérêts de sa gloire, de perpétuer son règne ici-bas jusqu'à la fin des siècles. Cet homme c'est moi, si je le veux; oui, c'est moi si, comme le dit énergiquement le grand Apôtre, « le Saint Esprit habite dans moi ». Et ici je dois me défendre avec soin du sentiment d'une fausse modestie, car il serait absurde de dire: « Ce ministère est trop élevé pour moi; je l'abandonne aux Apôtres, aux prêtres ou aux grands Saints ».


Si je tenais un pareil langage, je serais un insensé, car refuser un honneur qui vient directement de Dieu, qui est offert, je ne dis pas assez, qui est imposé par sa volonté souveraine, c'est une insigne folie. Je dis plus encore, ce refus est un outrage pour Jésus Christ, c'est un crime contre la justice, puisque la justice exige que Jésus Christ soit défendu. Mais d'ailleurs, en n'étant pas pour Jésus Christ un témoin, un défenseur, pourrait-on rester dans un état neutre, et ne pas se ranger parmi ses ennemis et ses accusateurs? Cette prétention est condamnée formellement par Jésus Christ lui-même: « Si quelqu'un, dit-il, n'est pas pour moi, il est contre moi ». L'entendez-vous, âme lâche, cœur paresseux et timide? L'accusé divin est là en votre présence; ses ennemis l'accablent de reproches, ils le trouvent un grand coupable; il a séduit le monde, en se faisant passer pour un Dieu. A ces mots, les amis de Jésus se révoltent; ils attestent la sainteté et la divinité de leur Maître, et ils sacrifient tout pour que Lui soit glorifié. Et vous, vous garderez le silence; ni vos œuvres, ni vos paroles ne diront de quel côté vous êtes ? Votre prétention est absurde, car votre inaction et votre silence vous ont déjà rangé parmi les adversaires de Jésus-christ Celui qui n'est pas pour moi est contre moi. Il faut donc accepter, il faut vouloir la qualité de témoin de Jésus Christ. Si le Saint Esprit est dans nous, rien ne nous paraîtra plus honorable. Mais si cette qualité et le ministère qui en découle, nous répugne ou nous épouvante, gardons-nous de dire que l'Esprit Saint est dans nous; ce serait un affreux mensonge. Ames fidèles, cœurs fervents, c'est vous qui comprenez l'amour que Jésus Christ a eu pour vous, quand il vous a choisis, quand il vous a dit cette parole si admirablement belle: « Vous serez mes témoins ». Il en est parmi vous qui ne se contentent pas de témoigner par la sainteté de leur vie, en faveur des préceptes du saint Evangile; leur prétention monte plus haut. Il leur faut être les témoins privilégiés de la sainteté des désirs de Jésus Christ, et des conseils de son Evangile. Alors la céleste Virginité, la pauvreté volontaire, le sacrifice parfait font vos plus chères délices. Jouissez de votre bonheur, et pensez souvent à l'honorable et douce mission qui vous a été confiée, d'être les témoins de ce qu'il y a de plus sublime et de plus élevé dans les discours de votre aimable Jésus.

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Les chrétiens indignes d'être appelés témoins de Jésus Christ


Quand les Apôtres s'écriaient, après la glorieuse Ascension de leur Maître: « Nous sommes ses témoins », les témoins des paroles que nous vous annonçons, c'est-à-dire de la vérité qui est en elles », ils réalisaient ce que le Seigneur avait dit par le prophète Isaïe: « Vous, vous êtes mes témoins », c'est-à-dire les hommes qui attestent mon existence, mes perfections infinies, qui attestent mon Verbe, ma Parole, mon Fils. Oui, le Fils de Dieu devenu homme, Sauveur, Rédempteur, chef d'un peuple nouveau, souverain prêtre, juge des vivants et des morts, voilà l'objet du témoignage que les Apôtres rendirent avec une grande force, avec un courage invincible, quand le Saint Esprit se fut emparé de leur âme. Mais cette force et ce courage accompagnent-ils mon témoignage en faveur de Jésus Christ? Il est certain que le monde ne cesse d'appeler Jésus Christ à son tribunal, il l'examine, et tantôt il le dépouille en partie de son autorité, tantôt il la nie complétement. Quel est le principe, quelle est la pensée de Jésus Christ qui soit toujours respectée? Hélas! les négations sont si nombreuses, Jésus Christ est tellement nié, repoussé, amoindri, que pour beaucoup de personnes, il ne reste plus rien de son autorité, de ses perfections et de sa parole. En présence de ces injustices sacrilèges, de ces ennemis qui répètent sans cesse avec les Juifs du Vendredi-Saint: « Nous ne le voulons pas », où sont les témoins qui répondent fièrement et avec énergie: « Pour nous, nous le voulons »? Ces témoins de Jésus Christ, je ne dois pas espérer de les rencontrer parmi les lâches et les timides qui ont toujours peur. Semblables à saint Pierre, avant que le Saint Esprit se fût emparé de lui, ceux-ci disent, au moins par leur attitude et leur silence: « Je ne le connais pas ». Esclaves du respect humain, ils tiennent la vérité captive, ils se taisent, ils agissent même assez souvent contre le cri de leur conscience, et on les croirait de vrais ennemis du Sauveur et de son Evangile. Peut-être diront-ils la vérité, mais ce ne sera qu'à, demi; faire briller toute l'innocence de l'accusé, ils ne l'osent jamais; le moins qu'ils fassent contre cette même vérité, c'est de la laisser dans un demi jour. Pour ces chrétiens timides et lâches, la fermeté du langage est une vraie imprudence, la clarté dans la défense de l'Evangile, c'est de la témérité. Où donc pourrait conduire ce zèle que notre société ne peut plus supporter? On créerait des ennemis partout; et c'est sous un semblable prétexte que la lâcheté va s'abriter, et qu'elle laisse nier, attaquer, amoindrir Jésus Christ dans chacune de ses paroles. Le monde est ainsi à son aise, et il peut s'occuper à démolir Jésus-christ, l'Evangile, l'Eglise, sans rencontrer dans certaines maisons un seul contradicteur. Un jeune sot qui sort du collège en impose à la dame pieuse qui a communié le matin, et qui, le soir, n'a pas le courage de sa foi et n'oserait pas soutenir, par exemple,que le mariage étant un sacrement, deux personnes qui sortent de l'hôtel de ville où elles ont signé une feuille de papier, ne sont pas plus mariées qu'elles ne l'étaient en y entrant.


O lâcheté, où nous conduiras-tu? Tes concessions ne tendent à rien moins qu'à faire oublier l'Evangile. Après avoir permis qu'on attaquât les conseils du Fils de Dieu, qu'on jetât de la boue contre la sainte Virginité que tu as depuis longtemps livrée aux sarcasmes du libertinage et de la sottise, tu finis par tolérer les plus horribles blasphèmes lancés contre l'Eglise, contre sa divine et infaillible autorité, contre le culte des Saints, les maximes de la morale chrétienne, contre tout ce qui vient de Jésus Christ. Et ce qu'il y a ici de plus déplorable, c'est que ces indignes et vils déserteurs de la vérité, ces faux témoins de Jésus-christ ont l'affreux courage de s'asseoir à la table Sainte, et d'approcher leurs lèvres du calice du salut! Ces mêmes chrétiens si lâches, si pusillanimes, quand il s'agit des intérêts de Jésus Christ, ne sont-ils jamais forts, courageux, pleins d'énergie? Oui sans doute; mais c'est quand il s'agit de leurs intérêts matériels. Que faut-il donc conclure de leur conduite? Une seule chose: le Saint Esprit est bien loin d'eux; ils l'ont chassé de leur cœur; ils ont éteint sa flamme. Comment seraient-ils donc encore des témoins de Jésus Christ? On parle quelquefois dans le monde de certains témoins qui se laissent corrompre. Les promesses et les menaces d'un homme haut placé suffisent pour leur fermer la bouche, ou pour obtenir d'eux un mensonge. On a vu des médecins se constituer les témoins de la folie d'une personne qui était loin d'être folle, mais qu'un riche du siècle avait intérêt à faire disparaître. Voyez les soldats qui gardaient le sépulcre de Jésus Christ, au moment de la Résurrection. On leur donne une pièce d'argent, et ils consentent à soutenir la plus niaise imposture. Ces soldats ne sont pas loin ; j'en vois tous les jours un bon nombre. Est-ce que vous ne les avez jamais rencontrés? Voilà un ennemi de la foi; c'est bien reconnu. Mais il est si riche, il nous fait tant de promesses, il y a tant à espérer de nos rapports avec lui! Taisons-nous quand il parle; sourions même puisqu'il le désire; Dieu sait bien que nous ne pensons pas comme lui! Insensés! Ce que Dieu sait, c'est qu'il vous a nommés les témoins de son Fils unique Notre-Seigneur Jésus Christ. Ce que Dieu sait, c'est que vous rougissez de la vérité et des engagements de votre Baptême, c'est que vous êtes de la même légion que les soldats du sépulcre! O mon Dieu, que d'apostasies payées par une place, une pension, un morceau de ruban, un sourire ! Et il y a des chrétiens qui regardent ce crime comme très honorable! Mais le Saint-Esprit a dit: « Le témoin qui ment périra ». O Saint-Esprit, venez ; rentrez dans ces pauvres âmes qui vous ont chassé du milieu d'elles. Que votre lumière leur montre le crime énorme dont elles se rendent coupables, en s'obstinant à refuser la mission qui leur a été confiée au jour de leur Baptême: « Vous serez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre ».

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Les vrais témoins de Jésus Christ


Jamais l'Eglise ne sera stérile; sa fécondité ne finira qu'avec le monde. Aussi la voyons-nous toujours glorifiée par un bon nombre d'enfants dévoués à leur mère, et prêts à tout sacrifier plutôt que d'abandonner jamais la défense de son divin Epoux Notre Seigneur Jésus-christ. Mais comment reconnaître, au milieu du monde, les vrais témoins de Jésus Christ, ses soutiens, ses défenseurs fidèles? Où faut-il les chercher? Quelles qualités les distinguent? Deux choses sont essentielles à un témoin: la lumière, la science, et la volonté. Sans doute, il faut connaître le fait qu'on a entrepris de prouver, la personne que l'on a résolu de justifier et de défendre. Sans cette connaissance, on s'exposerait à de grandes méprises; on pourrait compromettre l'innocent, l'accusé que l'on veut défendre. Ce principe appliqué à notre sujet est fécond en conséquences pratiques. Je dois soutenir Jésus Christ. Puis-je me dispenser de le connaître? Je veux prendre ses intérêts, venger sa gloire méconnue et niée par le monde, ne faut-il pas que je sache en quoi consistent ces mêmes intérêts et où se trouve la vraie gloire du Fils de Dieu? Ma qualité de témoin m'oblige à soutenir l'Evangile; pourrait-il m'être permis d'ignorer ce même Evangile? Si toutes ces connaissances n'existent pas, le témoin de Jésus Christ commettra mille imprudences; sa prétendue défense pourra devenir très-compromettante pour celui qui en est l'objet; et c'est ce que nous avons vu souvent. Avant de dire à ses Apôtres: « Vous serez mes. témoins », Jésus-christ leur avait fait cette promesse: « Le Saint-Esprit vous apprendra toute vérité, il vous enseignera toutes choses ». Qui ne verra dans cette conduite du Divin Sauveur la nécessité de l'étude, de l'instruction chrétienne pour tous les disciples de l'Evangile? Je le dis avec l'amertume dans l'âme, l'ignorance nous tue. Les riches et les pauvres, les rois et leurs ministres, les académiciens et les ouvriers, ignorent les premiers éléments du christianisme. Aussi quand ils parlent, on est obligé de sourire de pitié si l'on ne pleure pas amèrement. Non, un témoin qui n'est pas éclairé sur la cause qu'il veut soutenir et défendre, ne sera jamais capable de remplir son ministère.


O vous qui aimez l'étude de Jésus Christ, de ses mystères, de son Evangile, je vous ai vus à l'œuvre, aux prises avec des hommes réputés savants, et j'ai été inondé de consolation et de joie. La cause de mon Jésus a triomphé, parce que chacune de vos paroles était un rayon de lumière que les plus habiles sophismes ne pourraient jamais obscurcir. Continuez d'étudier l'Evangile, témoins éclairés, vous serez plus facilement des témoins pleins d'amour et de zèle. Le Saint Esprit est lumière et amour; il éclaire, et il échauffe; quand il veut faire un vrai témoin de Jésus-christ, il répand dans son âme et la lumière et l'amour. On a vu des témoins éclairés, mais froids et indifférents. Leurs paroles sont pâles, sans couleur. On voit qu'ils remplissent par force un devoir qui leur pèse, et ils ont hâte de se retirer. Les défenseurs d'un parent, d'un ami, ont un autre caractère; le feu qui sort de leurs yeux et qui leur vient du cœur, se communique à chacune de leurs paroles. L'effet qu'elles produisent est toujours un grand bien pour l'accusé. Quand Jésus-christ a voulu des témoins, où les a-t-il pris? Chez ces mêmes hommes auxquels il venait de dire: « Vous, vous êtes mes amis ». C'est après les avoir ainsi qualifiés qu'il leur dit: « Vous serez mes témoins! » Il est inutile de se le dissimuler, les vrais témoins de Jésus Christ ne se trouvent que chez les chrétiens dont le feu divin de l'amour est venu visiter le cœur. Plus on aime Jésus-christ, plus aussi on se trouve éloquent lorsqu'il s'agit de rendre témoignage en sa faveur. Si un païen a pu dire: « C'est le cœur qui rend éloquent », que ne dirons-nous pas nous-mêmes, en présence de tout ce que nous voyons? Depuis dix-huit siècles, il en est toujours ainsi; le cœur des amis de Jésus en fait des hommes éloquents; l'ardeur, le feu de leur parole n'est produit que par le feu qui les brûle intérieurement. Quand le monde leur reproche cette ardeur, il leur reproche d'aimer trop Jésus-christ; n'en doutons pas. Ainsi lumière et amour, voilà ce qui fait les vrais témoins de Jésus-christ. Et comme le Saint-Esprit seul peut inonder notre âme de lumière, embraser notre cœur de l'amour de Jésus Christ, le Divin Maître nous a dit: « Vous serez revêtus de la vertu du Saint-Esprit, et vous deviendrez mes témoins jusqu'aux extrémités de la terre ».

paraklitos

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