17 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Troisième jour

18 décembre

Le respect

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Le respect est une qualité de l’amour qui nous pousse à accepter les autres tels qu’ils sont. Grâce au respect nous valorisons la grande dignité de toute personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, même si cette personne est dans l’erreur. Le respect est source d’harmonie parce qu’il nous encourage à valoriser les différences, comme le fait un peintre avec les couleurs ou un musicien avec les notes ou les rythmes. Un amour respectueux nous empêche de juger les autres, de les manipuler ou de vouloir les modeler à notre taille. À chaque fois que je pense au respect, je vois Jésus conversant aimablement avec la samaritaine, tout comme le raconte Saint Jean en son Évangile (4:5-26):


« 
En ce temps-là, Jésus arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit: « Donne-moi à boire ». (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit: « Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». Elle lui dit: « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l’eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ». La femme lui dit: « Seigneur, donne-la-moi, cette eau: que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Jésus lui dit: « Va, appelle ton mari, et reviens ». La femme répliqua: « Je n’ai pas de mari ». Jésus reprit: « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari: là, tu dis vrai ». La femme lui dit: « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi: nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem ». Jésus lui dit: « Femme, crois-moi: l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité: tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer ». La femme lui dit: « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses ». Jésus lui dit: « Moi qui te parle, je le suis. »


Jésus s’adresse à la Samaritaine dans un dialogue sans reproche, sans condamnation et où brille la lumière d’une délicate tolérance. Jésus n’approuve pas que la femme vive avec quelqu’un qui n’est pas son mari, mais au lieu de la juger, il la félicite pour sa sincérité. Il agit en bon pasteur et nous enseigne à être respectueux si vraiment nous voulons nous entendre avec les autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnez la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnes la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, adressons notre prière confiante au Christ, venu pour sauver tous les hommes :

R. Venez, Fruit de la terre et don du Ciel !

V. Christ Seigneur, par le Mystère de Votre Incarnation, Vous avez fait connaître au monde la Gloire de Votre Divinité, que Votre venue soit notre Vie et notre Lumière.

V. Vous avez pris sur Vous notre faiblesse, revêtez-nous de Votre Force.

V. Venu d'abord dans l'humilité, Vous avez racheté le monde de sa faute, lors de Votre venue glorieuse, libérez-nous de tout ce qui témoigne contre nous.

V. Vous, le Béni, qui régnez sur toutes choses, dans Votre Bonté, donnez-nous part à l'Héritage Paternel.

V. Vous qui siégez à la droite du Père, réjouissez nos frères défunts par la Lumière de Votre Face.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 3e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

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Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-huitième jour

Biens et richesses immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

Ils sont si nombreux et si grands, les biens que nous a procurés l'Incarnation de Jésus, que la Sainte Eglise s'écrie dans un élan d'amour : « Heureuse la faute d'Adam, puisqu'elle nous a mérité un tel Sauveur ! » Grande avait été la perte occasionnée par le péché ; mais plus grand infiniment est le bienfait apporté par la Rédemption. « Oh ! Si nous connaissions, s'écrie le Père Rodriguez, ce don de la Rédemption ! Si nous comprenions les grands biens que nous avons en Jésus-Christ ! Si le Seigneur ouvrait devant nous cette veine féconde et nous montrait cette mine et ce trésor infinis, que nous serions riches et que nous serions heureux ! » « Nous avons de la peine, dit le Père Louis Lallemant, à certaine grâces extraordinaires qu'on trouve dans la vie des Saints ; mais celui qui croit à la faveur que Dieu a procurée aux hommes en s'incarnant Lui-même, ne voit plus rien de surprenant et d'incroyable. Toutes les communications que Dieu peut faire ne sont rien au prix de celle-là ; car du moment que Dieu s'est ainsi donné aux hommes, Il ne peut rien leur refuser. C'est pour leur procurer tout le reste qu'Il s'est donné Lui-même tout entier dans l'Incarnation ». Le Père d'Avila disait également à ceux qu'il voyait émerveillés de quelques grâces qu'ils avaient reçues du Seigneur : « Ne vous étonnez pas de cela ; mais étonnez-vous que Dieu vous ait aimés au point de sa faire Homme pour vous ».

 

Tous les biens que je possède, tous les dons que j'ai reçus, me sont venus par le moyen de Jésus et grâce à Ses mérites infinis. Si Dieu me conserve, s'Il me défend, s'Il coopère avec moi, c'est par amour pour Jésus ; c'est donc à Lui que je suis redevable de la faveur et de l'amitié du Père Eternel, de la qualité d'enfants de Dieu et d'héritier du Ciel. C'est par Jésus-Christ que je reçois toutes les lumières, les inspirations, les bonnes pensées, les pieux mouvements, la correspondance à la Grâce, la protection dans les dangers, la force dans les tentations, la résignation dans les souffrances, la patience dans les maux et la persévérance dans le bien. De telle sorte que les grâces et les faveurs, émanant de Lui comme de mon chef, retombent en abondance sur moi, et que je n'en ai pas une, si ce n'est de Lui et par Lui. Enfin je trouve en Jésus-Christ tout ce que je puis désirer. Il est mon Sauveur, puisqu'Il m'a délivré du péché et de la mort éternelle. Il est mon Père, puisqu'Il m'a conçu et engendré sur la Croix dans l'excès de Sa Douleur et au milieu des ardeurs de Sa Charité. Il est mon Frère, puisqu'Il a pris une nature semblable à la mienne. Il est l'Epoux de mon âme, mais un époux de sang, puisque Ses fiançailles Lui ont coûté tout Son Sang Précieux. Il est mon Pasteur, puisque non seulement Il me conduit et me défend, mais encore me nourrit de Sa propre Chair après avoir sacrifié Sa Vie pour moi. Il est mon Médecin, car Il est descendu du Ciel pour guérir tous mes maux. Enfin, Il est mon fidèle et constant Ami, comme Lui-même l'assure en disant : « Je ne vous appellerai plus Mes serviteurs, mais Mes amis ». Voilà comment je possède tout en Jésus ; par Jésus, je dois tout acquérir et je dois attribuer à Jésus tout ce que je possède.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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