15 février 2012

Le Mois du Pécheur repentant 3/4

Le Mois du Pécheur repentant

« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière ». (Luc 13)

903_001

 Seizième jour

Le Pécheur est un enfant prodigue

 

Réflexions pratiques

 

Représentez-vous, ô mon âme, l'enfant prodigue revenant auprès de son bon père après de longs égarements. Demandez à Notre Seigneur la grâce d'imiter son repentir et d'obtenir comme Lui le pardon de vos péchés passés. Comparez vos fautes avec les vertus du serviteur de Dieu, la corruption de votre cœur avec son innocence: quelle différence entre votre état et le sien! La paix, la joie intérieure, la consolation règne dans son âme; dans votre cœur au contraire, quels troubles! quelles amertumes! quels reproches de la conscience! Voyez ce que vous étiez autrefois, et ce que vous êtes aujourd'hui; et vous regretterez amèrement le bonheur de votre condition passée.

 

Prière

 

Quel sujet de chagrin pour moi, ô mon Dieu, de Vous avoir quitté, Vous, mon Père et ma souveraine Béatitude, pour un maître perfide, pour un tyran cruel, pour le plus cruel des bourreaux, pour Satan. Hélas! j'ai dissipé les biens de Votre maison dans des plaisirs honteux et criminel. Aussi, du plus heureux de vos enfants, je suis devenu le plus misérable des pécheurs. Ce qui augmente mon crime et mon repentir, c'est que Vous avez toujours conservé pour moi une prédilection que nul père n'a jamais eue pour son fils unique. Malgré ma profonde misère, je ne perdrai pas courage; je me lèverai avec le prodigue et je Vous dirai, la rougeur au front et le deuil dans l'âme: Mon Père, j'ai péché contre le Ciel et devant Vous; contre le Ciel par le scandale de tant d'iniquités commises à la lumière du jour; devant Vous, par tant d'iniquités secrètes qui, pour avoir été cachées dans les ténèbres, n'en ont pas moins été éclairées par votre œil invisible. Ah! je ne mérite plus d'être appelé Votre fils, trop heureux si Vous daignez m'admettre au rang de Vos serviteurs. Ramenez-moi à Vos pieds, et je pleurerai le malheur que j'ai eu de Vous abandonner: c'est à ce prix que Vous m'avez promis le pardon de mes égarements, et avec lui l'abondance de tous les biens que j'ai perdus. Que tardé-je encore de revenir dans les bras et dans le cœur d'un Père si bon, si généreux, qui ne demande qu'à m'embrasser et à me pardonner?

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-septième jour

Le Pécheur est un ingrat

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que vous tenez tout de Dieu, et que vous ne sauriez pécher qu'avec ses bienfaits: quelle ingratitude d'oublier les grâces et les Miséricordes dont Il vous comble tous les jours, de Lui rendre le mal pour le bien, de vous servir de ses dons pour l'outrager, et de tourner contre Sa Gloire Sa propre Bonté et Sa propre Puissance qui vous conservent! Mettez-vous aux pieds de votre Crucifix, comme un ami parjure aux pieds de son ami, comme un sujet rebelle aux pieds de son roi, comme un fils parricide aux pieds de son père. Demandez humblement à Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de vos péchés.

 

Prière

 

Tout, Seigneur, frappe mes yeux: l'état de mon âme, le tombeau qui va s'ouvrir sous mes pas, le jugement, l'enfer, l'éternité, et je ne vois rien! Tout me parle: ma conscience, les accidents, les bons exemples, les bons livres, les prédicateurs de Votre Parole, et je n'entends rien! Tout au Ciel et sur la terre devrait me toucher: Vos Bontés, Vos Bienfaits, Vos Grâces, Vos Miséricordes, Vos Lumières, et rien ne me réveille! je ferme mes yeux, mes oreilles et mon cœur à la voix de votre miséricorde, je suis insensible à Vos Bienfaits comme à Vos menaces et tranquille dans mon péché. Tout ce que je possède, je le tiens de Votre Main libérale pour Votre plus grande Gloire: mes lèvres n'ont reçu le mouvement que pour Vous louer; mon esprit et mon cœur n'ont reçu la lumière et le sentiment que pour penser à Vous et Vous aimer; Vous ne m'avez donné tout mon être que pour Vous servir. Et toutes mes facultés sont coupables; tous mes sens ont servi d'instrument à l'iniquité: je le confesse, ô mon Dieu! j'ai péché au-delà de toute mesure. Ah! si un homme m'avait traité une seule fois comme je Vous traite tous les jours, je le haïrais souverainement; comment pourrai-je ne pas me haïr moi-même, et me pardonner l'ingratitude de mon méchant cœur? Pardonnez Vous-même à ce coupable chargé de crimes énormes: c'est à Votre Cœur que je m'adresse pour demander ma grâce; et c'est de Votre Cœur, toujours prêt à tout oublier, à tout pardonner, que j'espère l'obtenir.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-huitième jour

Le Pécheur délibère sur sa conversion


Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Dieu vous a laissée libre de choisir entre la grâce et le péché, entre le paradis et l'enfer, et que, du choix que vous ferez en cette vie dépend votre bonheur ou votre malheur éternel. Quand il s'agit de votre salut, le choix peut-il être douteux, et toute délibération à cet égard ne serait-elle pas un nouveau crime? Trop longtemps vous avez opposé une opiniâtre résistance à la Volonté de Dieu; et si vous n'avez pas encore senti toute la rigueur de ses vengeances, c'est qu'Il veut vous faire éprouver la douceur de ses Miséricordes, mais à condition que vous vous déterminerez enfin à vous convertir.

 

Prière

 

Seigneur mon Dieu, après Vous avoir entendu si longtemps parler à mon cœur, après avoir vu si souvent resplendir Votre Lumière dans mon âme, après avoir tant de fois éprouvé la contagion du monde, faut-il que je balance encore, et que j'hésite sur le choix que je dois faire entre la douceur de la vertu et la séduction du vice, entre la gloire de vous servir et le malheur de gémir sous la tyrannie du démon! Hélas! d'où vient ma répugnance à me dépouiller de mes vices, si ce n'est de la force de mes inclinations perverses, de mon attachement à ce monde corrompu, de ma froideur pour vous? J'ai beau entendre votre voix qui me dit au fond de mon cœur: « Fuyez le péché »; mes habitudes vicieuses parlent plus haut, et je les écoute avec complaisance, sans faire attention que je perds un de ces précieux moments de grâce et de miséricorde auquel vous avez pu attacher mon entière conversion, et qui sera peut-être suivi d'un silence de colère et d'indignation. Otez de mon cœur, ô mon Dieu! toutes ces velléités qui m'empêchent d'être sincèrement à vous; séparez-moi de moi-même; arrachez-moi des funestes complices de mes crimes, et détachez-moi de moi-même avec cette douce violence qui entraînait l'épouse des cantiques; afin que, malgré mon extrême misère et ma faiblesse incompréhensible, aidé de votre puissant secours, je m'attache à vous par des liens indissolubles, et que je vous garde une fidélité inviolable jusqu'au dernier soupir de ma vie.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-neuvième jour

Le Pécheur diffère encore sa conversion

 

Réflexions pratiques

 

Revenez à votre Père, ô mon âme, Il vous tend la main et vous prévient par sa grâce. N'êtes-vous pas encore fatiguée du joug que le démon vous fait porter depuis longtemps? Voulez-vous attendre qu'une mauvaise mort vienne mettre le sceau à votre éternelle réprobation, et que la longanimité de Dieu rende plus insupportable l'éternel malheur que votre impénitence vous attirera infailliblement ? Revenez enfin à votre Dieu par une sincère conversion; mais ne différez pas plus longtemps. Pendant que vous temporisez, que de Pécheurs cités au tribunal de Dieu et condamnés aux flammes de l'enfer!

 

Prière

 

O mon doux Jésus! ô mon Amour Crucifié! il faut enfin que je revienne à Vous, et que je pense sérieusement à me convertir, si je ne veux pas m'exposer au danger évident de me damner. Il y a trop longtemps que je languis dans l'ordure de mes péchés et dans le lit infect de ce corps de bouc. Ah! si je savais ce que Votre Grâce donne de douceur et de consolation à une âme vraiment convertie; si je savais combien l'espérance du ciel qu'elle a recouvrée la dédommage de toutes les peines qu'elle a eues pour dompter ses passions, ne secouerais-je pas aussitôt le joug du démon, et me débattrais-je encore vainement dans les chaînes cruelles et honteuses dont il m'a chargé? Délivrez-moi promptement, Seigneur, du joug de cette captivité, de cet état déplorable où mes péchés m'ont réduit; Vous seul pouvez me décharger du pesant fardeau qui m'accable. Je soupire après cet heureux moment, je l'attends, je l'espère, ne différez pas de remplir la promesse que Vous m'avez faite: continuez de me poursuivre, non de vos anathèmes, mais de Vos Miséricordes, en me retirant des mains de Satan qui me tient encore esclave sous sa puissance infernale. Quand retournerai-je à Vous, mon Jésus, par une véritable conversion? Inspirez-moi une horreur extrême du péché, une vive douleur de l'avoir commis, une volonté ferme de ne le plus commettre, enfin un désir ardent de réparer mes crimes par une bonne confession et une sincère pénitence.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingtième jour

Le Pécheur effrayé à la vue de ses péchés

 

Réflexions pratiques

 

Le calme de la paix s'éloigne toujours d'un cœur coupable et ne lui laisse que ses frayeurs, ses alarmes, son désespoir. Les remords épouvantent le Pécheur, ses crimes déchirent son sein, troublent son sommeil, rendent amers tous ses plaisirs. La mort s'offre à ses yeux égarés, les portes de l'abîme paraissent s'ouvrir devant lui. Qui ne serait saisi d'épouvante, sachant qu'il a son Roi pour ennemi? malheur à l'âme criminelle qui ne tremble pas en présence de Dieu! elle tremblera pendant l'éternité; le tonnerre ne gronde pas maintenant sur elle, mais il l'écrasera un jour du poids épouvantable de la colère divine.

 

Prière

 

O Dieu, aux yeux de qui tout cœur tremble et toute conscience est alarmée, en quel état Vous remettrai-je ma pauvre âme qui, au lieu de brûler de Votre Divine Charité, a été souvent l'objet de Votre haine? Si les justes, si les puissances même du ciel tremblent devant Vous, que deviendrai-je, moi qui Vous ai offensé des millions de fois, et qui cherche en vain dans tout le cours de ma vie quelque temps ou quelque lieu qui puisse m'avoir vu sans iniquité en Votre Présence? Ah! Seigneur, si Vous me punissez dans toute la rigueur de Votre Justice, comment subsisterai-je devant Vous, et soutiendrai-je le poids de tant de péchés? C'est Votre Miséricorde, ô mon Dieu! plus que Votre Justice qui m'a frappé du glaive salutaire de Votre crainte; n'imposez pas silence aux cruels remords de ma conscience justement alarmée: que cette voix intérieure se fasse entendre à mon cœur coupable, son silence serait pour moi le plus grand des malheurs. Tonnez, éclatez, abattez-moi comme Saül; faites-moi sentir comme à lui, combien il est fâcheux de vous résister. Portez votre lumière dans le fond de mon cœur; apprenez-moi ce que vous voulez que je fasse; rendez-moi docile aux inspirations de Votre Grâce, afin qu'après les avoir constamment suivies, je mérite les consolations et les récompenses que Vous réservez aux Pécheurs vraiment pénitents.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-et-unième jour

Le Pécheur prend la résolution de se convertir

 

Réflexions pratiques

 

Considérez ô mon âme, quelle est la Miséricorde incompréhensible de Dieu qui vous a soufferte dans vos péchés avec tant de douceur, qui vous a appelée à lui tant de fois par ses inspirations, qui vous a attendue avec tant de patience jusqu'à ce moment. Prosternée humblement devant le Tribunal de Sa Justice, demandez-Lui pardon du délai de votre conversion, du mépris de Ses Grâces; puis, vous tournant vers le Trône de Sa Miséricorde, établissez-vous dans une ferme résolution de recouvrer Sa Grâce par une pénitence parfaite qui brise votre cœur, qui humilie votre esprit, qui réduise votre corps en servitude, et vous convertisse sincèrement.

 

Prière

 

Mon Sauveur et mon Maître, depuis que Vous m'invitez avec la Tendresse d'un Père à retourner à Vous, n'est-il pas temps enfin que je recouvre par un amer repentir le précieux trésor de la Grâce que j'ai perdu? Trop longtemps Vous avez attendu et souffert ce Pécheur impénitent; trop longtemps Vous avez frappé à la porte de son cœur, sans pouvoir vaincre son obstination, et cependant sans rien diminuer de Votre Paternelle Sollicitude. Aujourd'hui Votre Grâce a triomphé de ce cœur jusqu'alors insensible à vos premières avances: c'est vers Vous, mon bon et aimable Sauveur, que je me tourne, c'est à Vos pieds que je me jette pour les arroser des larmes d'une vive et sincère contrition. Je Vous choisis pour mon Roi, et je Vous consacre irrévocablement tout ce que je suis, tout ce que je possède; je Vous promets solennellement de ne jamais plus Vous abandonner; je proteste devant Vous, en présence de la Glorieuse Vierge Votre Mère et de toute la Cour Céleste, que mon désir, mon invariable résolution, ma volonté bien prononcée, c'est de pleurer de plus en plus mes péchés, c'est de me dévouer à Votre Service avec une ferveur pleine d'amour, c'est de Vous suivre détaché des biens de la terre et humble de cœur, acceptant pour l'expiation de mes offenses toutes les épreuves de l'exil, travaillant avec zèle pour Votre Gloire et pour mon Salut, demeurant avec Vous à la vie et à la mort, soumis en tout à Votre Adorable Volonté, avec une fidélité inviolable pour le reste de mes jours. Vive le Seigneur! Vive le Roi, mon Maître!

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-deuxième jour

Le Pécheur converti

 

Réflexions pratiques

 

Heureux, ô mon âme, ceux à qui les iniquités ont été remises, et dont les péchés sont pardonnés! Ils sont d'autant plus heureux qu'ils ont gémi plus longtemps sous la servitude du Démon, semblable au voyageur qui voit le port avec plaisir, après une affreuse tempête, ou à un malade qui recouvre la santé après une longue maladie. Le Seigneur vous a aussi pardonné vos péchés et vous a réjoui, par l'abondance de sa propitiation divine; vous êtes donc aussi bienheureuse d'avoir purifié votre cœur des affections du monde, d'avoir senti en vous l'onction de la grâce et la douceur de l'Amour de Dieu: c'est une faveur qu'Il n'accorde qu'à un petit nombre d'âmes, et que vous devez estimer plus que tous les trésors.

 

Prière

 

Mon Sauveur et mon Libérateur, Vous n'êtes plus pour moi ce Dieu terrible et menaçant, armé de toutes ses foudres: je ne vois en Vous qu'un Tendre Père qui, touché de mon repentir, m'a pardonné mes égarements et m'a rendu à la paix qui surpasse toute pensée et qui seule fait le vrai bonheur. Votre Grâce a guéri les plaies de mon âme, elle a affermi mes pas dans les voies de la Justice, et Votre Miséricorde m'a fait éprouver combien je suis heureux, depuis que Votre Main Puissante m'a arraché au joug du démon. Il est vrai, Seigneur, que je Vous ai confessé mes péchés avec un cœur pénétré de douleur: mais, quelque amer que soit mon repentir pourrai-je jamais me persuader que j'ai versé assez de larmes pour effacer mes fautes et apaiser votre colère? Oubliez-Vous sitôt Votre Justice pour écouter la voix de Votre Clémence? Quoi! après des chutes si graves et si fréquentes, Vous m'avez donné le baiser de paix et de réconciliation! Ah! Seigneur, Dieu de charité, si Vous avez oublié mes péchés, selon Votre Promesse, je ne les oublierai pas, je les aurai toujours devant les yeux; toujours je les pleurerai, je les détesterai, toujours je me souviendrai de ce que je dois à l'Amour d'un Dieu qui a voulu me sauver, tout pécheur que je suis, et dont la disgrâce m'a coûté trop de regrets et de larmes pour que je l'offense encore. Oui, mon Dieu, avec Votre Grâce, toujours et tous les jours de ma vie, je conserverai dans mon cœur le doux souvenir du prodige de Miséricorde que Vous avez opéré en ma faveur.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 Bon Pasteur

Téléchargez ces méditations (pdf) en cliquant ici