22 février 2012

Bon et Saint Carême 2012

338_001

Entrée en Carême

 

Avouons-le : il faut un peu de courage pour entrer dans le temps du Carême... Cela semble long, si long, Et puis on s'en fait souvent une idée un peu trop exclusivement austère et pénitente, alors qu'il s'agit d'abord et avant tout d'entrer dans le temps du désir, dans le temps du pas à pas avec le Christ sur son chemin d'amour, de mort et de gloire. Le mot de chemin est peut-être celui qu'il nous faut garder, au moment de nous engager dans ce temps de grâce et de renouvellement. Un chemin que l'Église, en sa sagesse toute maternelle, balise pour nos pas, en même temps que pour ceux des catéchumènes en marche vers le baptême, de dimanche en dimanche.

 

Le mercredi des Cendres et le dimanche de la Tentation nous invitent à nous engager pleinement dans l'aventure du Carême : l'enjeu en est vital, car il s'agit de passer des cendres de notre condition mortelle à la gloire de la condition de fils dans le Fils vainqueur du tentateur.

 

Nous sommes ensuite saisis par la vie qui jaillit déjà, comme par avance, de la croix. Avec les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit de Pâques, nous contemplons la lumière du Transfiguré (2e dimanche) et nous aspirons de tout notre être à l'eau vive jaillissant en vie éternelle (3e dimanche).

 

Mais le chemin se resserre vers le Golgotha : à mesure que le don de Dieu se révèle et se laisse contempler, le dessein de mort de ceux qui «ne l'ont pas accueilli» se referme comme un étau autour du Fils de l'homme. La guérison de l'aveugle-né (4e dimanche) accroît l'hostilité envers Jésus, et la résurrection de Lazare (5e dimanche), ultime étape avant la Pâque — et comme sa préfiguration — scelle sa condamnation définitive.

 755_001

Mercredi des Cendres

« Convertissez-vous et croyez à l'Evangile »

 

Le signe de l’imposition des cendres marque la liturgie de ce jour. La signification de ce geste rejoint celle de la métanie (ce grand signe de croix plongeant jusqu’à toucher le sol) : nous ne sommes que poussière mais, par sa mort et sa résurrection, le Christ nous ouvre les portes de son Royaume. Lui qui a remporté la victoire, nous assiste dans notre combat «contre l’esprit du mal» (oraison du jour), pour que nous puissions vivre une «vie nouvelle». Le signe de la mort (les cendres proviennent des rameaux de l’année précédente) devient celui de la vie. C’est pourquoi, en bénissant les cendres, le célébrant dit : «Seigneur notre Dieu, toi qui ne veux pas la mort du pécheur mais sa conversion, dans ta bonté, exauce notre prière ; bénis les cendres dont nous serons marqués, nous qui venons de la terre et devons retourner à la terre. En nous appliquant à observer le Carême, puissions-nous obtenir le pardon de nos péchés et vivre de la vie nouvelle à l’image de ton Fils ressuscité». La liturgie de ce jour est comme un long signal — «Et c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel» (2 Co 5,20). Par la voix du prophète Joël, Dieu presse les hommes : «Revenez à moi de tout votre cœur dans le jeûne, les larmes et le deuil !» (Jl 2,12), car «c’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut», dit l’apôtre (2 Co 6,2). Le temps du Carême s’ouvre dans une sorte d’urgence : «Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre» (Jl 2,16). Urgence et gravité, car c’est l’heure du Seigneur : «Nous vous en supplions, au nom du Christ : Laissez-vous réconcilier avec Dieu !» (2 Co 5,20). C’est l’heure de se tourner vers le Créateur dans l’oubli de tout le créé : «Regarde, Seigneur, j’oublie de manger mon pain, la cendre est ma nourriture, et mes larmes ma boisson» (antienne du psaume responsorial). Les lectures de la messe s’en font largement l’écho. C’est l’heure du grand repentir qui fait se «déchirer le cœur» (Joël 2,13). L’heure de s’engager de tout son être dans la conversion «car le Royaume des cieux est proche» (Mt 4,17 : verset d’acclamation de l’évangile) — l’évangile trace pour cela trois chemins : la prière, l’aumône et le jeûne, «dans le secret». Chemins de pénitence, mais plus encore de renaissance et de salut, comme le dit le psaume : «Rends-moi la joie d’être sauvé, que l’esprit généreux me soutienne. Seigneur, ouvre mes lèvres et ma bouche publiera ta louange» (Psaume 50,14.17). En entrant dans le Carême, c’est donc tout autant au repentir et à la pénitence que nous sommes conviés, qu’à la joie et la confiance, comme le signifie l’antienne d’ouverture de la messe : «Seigneur, tu aimes tout ce qui existe et tu n’as de répulsion pour aucune de tes œuvres ; tu fermes les yeux sur les péchés des hommes, tu les invites à la pénitence et tu leur pardonnes car tu es le Seigneur notre Dieu» (Sg 11,24-27).

 

Textes extraits du site des Fraternités Monastiques de Jérusalem : http://jerusalem.cef.fr

 310_001

Textes de la Liturgie

 

Lecture du livre de Joël

(Jl 2, 12-18)

 

Parole du Seigneur : « Revenez à moi de tout votre cœur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! » Déchirez vos cœurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment. Qui sait ? Il pourrait revenir, il pourrait renoncer au châtiment, et vous combler de ses bienfaits : ainsi vous pourrez offrir un sacrifice au Seigneur votre Dieu. Sonnez de la trompette dans Jérusalem : prescrivez un jeûne sacré, annoncez une solennité, réunissez le peuple, tenez une assemblée sainte, rassemblez les anciens, réunissez petits enfants et nourrissons ! Que le jeune époux sorte de sa maison, que la jeune mariée quitte sa chambre ! Entre le portail et l'autel, les prêtres, ministres du Seigneur, iront pleurer et diront : « Pitié, Seigneur, pour ton peuple, n'expose pas ceux qui t'appartiennent à l'insulte et aux moqueries des païens ! Faudra-t-il qu'on dise : 'Où donc est leur Dieu ?' » Et le Seigneur s'est ému en faveur de son pays, il a eu pitié de son peuple.

 

Parole du Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu.

 

Psaume

(Ps 50, 3-4, 5-6ab, 12-13, 14.17)

 

R/ Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau, mets en nous, Seigneur, un esprit nouveau.

 

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.


Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.


Crée en moi un cœur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.


Rends-moi la joie d'être sauvé; que l'esprit généreux me soutienne.

Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

 

Lecture de la seconde lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens

(2Co 5, 20-21; 6, 1-2)

 

Frères, nous sommes les ambassadeurs du Christ, et par nous c'est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous le demandons, laissez-vous réconcilier avec Dieu. Celui qui n'a pas connu le péché, Dieu l'a pour nous identifié au péché des hommes, afin que, grâce à lui, nous soyons identifiés à la justice de Dieu. Et puisque nous travaillons avec lui, nous vous invitons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de Dieu. Car il dit dans l'Écriture : Au moment favorable je t'ai exaucé, au jour du salut je suis venu à ton secours. Or, c'est maintenant le moment favorable, c'est maintenant le jour du salut.

 

Parole du Seigneur

Nous rendons grâce à Dieu


Evangile selon Saint Matthieu

(Mt 6,1-6.16-18)

 

Acclamation :Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. Fais-nous revenir à toi, Seigneur, jamais plus nous n'irons loin de toi ; fais-nous revenir, et nous serons sauvés. Ta parole, Seigneur, est vérité, et ta loi, délivrance. (Ps 79,8.19-20)

 

Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux. Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite, afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra. Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense. Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ; ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.

 

Prière

 

Seigneur notre Dieu, Toi qui aimes pardonner à ceux qui s'humilient et veulent réparer leurs torts, prête l'oreille à nos prières ; en ta Bonté, répands sur tes serviteurs qui vont recevoir les cendres la grâce de ta bénédiction : par leur fidélité à ce temps de pénitence, qu'ils parviennent avec une âme purifiée à la célébration de la Pâque de ton Fils. Lui qui vit et règne avec avec toi, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. (Oraison extraite de la Messe du Mercredi des Cendres)

jesus-christ-0107

Téléchargez le fichier de ces méditations (pdf) en cliquant ici


21 février 2012

Chapelet à la Grotte de Massabielle

Chapelet à la Grotte de Massabielle

Le 11 février 2012

Fête de Notre Dame de Lourdes

 

 

Vous pouvez suivre le chapelet en direct de la Grotte de Massabielle, à Lourdes, tous les jours, à 15h30 sur le site internet de KTO

www.ktotv.com

Le Mois du Pécheur repentant 4/4

Le Mois du Pécheur repentant

« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière ». (Luc 13)

 903_001

Vingt-troisième jour

Le Pécheur reçu de Dieu avec la bonté d'un père

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que vos fautes, quoique très graves, ne pouvaient l'emporter sur la Miséricorde de Dieu. Il est vrai qu'ayant commis des péchés innombrables dans une nature sanctifiée par Sa Grâce, en face de la Croix, inondée de Son Sang, Vous ne méritiez rien moins que l'enfer; mais ce Divin Sauveur, dont le Cœur est un océan de Bonté, désirait votre Salut et votre bonheur éternel; aussi n'a-t-Il cessé de vous poursuivre avec une Douceur toute Divine, jusqu'à ce qu'Il eût ému votre cœur d'une humble repentance et qu'Il l'eût conquis à Son Amour. Rendez hommage à la Bonté de Dieu qui a fait en vous un changement si merveilleux et si digne de sa tendresse.

 

Prière

 

Seigneur mon Dieu, Vous avez eu compassion de moi, Vous m'avez arraché du profond abîme où j'étais plongé, Vous avez nettoyé mon malheureux cœur de ce bourbier de turpitudes et de vices dont il ne serait jamais sorti sans Vous. Je le sais, Seigneur, Vous deviez à Votre Sainteté de me rejeter comme le rebut des créatures, à Votre Justice de me traiter comme les infortunés en qui Vous punissez sans pitié dans l'Enfer les mêmes iniquités que je commettais avec tant d'audace. Mais Vous avez été si Bon à mon égard, si lent à me punir, si prompt à me pardonner, que, au lieu des supplices éternels que je méritais, Vous m'avez fait goûter des douceurs et des consolations que je préfère à tous les plaisirs de mes péchés passés. Bien loin de me rejeter, à l'exemple des rois de la terre qui chassent de leur présence les sujets rebelles, Vous avez porté la clémence jusqu'à venir au-devant de moi pour me rétablir dans Votre Amitié et m'offrir Vous-même un pardon que mes péchés m'avaient mille fois rendu indigne d'obtenir. Et comme si Vous vouliez en quelque sorte épuiser à mon égard Vos Bontés et Vos Miséricordes, Vous m'avez pressé sur Votre Cœur, et, au lieu d'user de la verge, Vous avez prodigué les baisers; Vous avez habité dans mon âme, et Vous Vous êtes uni à votre enfant, à votre épouse, par les liens les plus augustes dans le Sacrement de Votre Amour. Embrasez-moi de Vos Saintes Ardeurs, ô mon Jésus! et jamais plus le péché ne me séparera de Vous.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-quatrième jour

Le Pécheur triomphe de Jésus, joie des Anges

 

Réflexions pratiques

 

Réjouissez-vous, ô mon âme, non comme le monde, pour des biens fugitifs et méprisables, mais comme les Justes, comme les Disciples de Jésus-Christ, comme les Anges du Ciel, pour la Gloire de Dieu, pour le Salut des hommes et la conversion des Pécheurs. Oui, un seul Pécheur qui fait pénitence cause plus de joie à toute la Cour Céleste que quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'en ont pas besoin. Ainsi votre conversion, ô mon âme, si elle a été sincère, a causé aux Anges l'allégresse la plus vive par le triomphe que le Roi du Ciel a remporté sur l'Enfer, et par l'honneur que Vous Lui rendrez dans l'éternité.

 

Prière

 

O Jésus, mon Dieu et mon Maître, lorsque je pense à Votre immense Miséricorde pour les hommes, et surtout pour les pauvres Pécheurs, je ne puis m'empêcher d'admirer l'empressement Divin avec lequel Vous allez chercher la brebis qui était perdue. A peine l'avez-vous trouvée, à force de fatigues et de sueurs, que Vous l'embrassez et la mettez avec joie sur Vos épaules pour la ramener au bercail. Alors, Vous appelez Vos amis et Vous les invitez à se réjouir avec Vous de ce que Vous avez retrouvé cette chère brebis égarée, Vous recevez leurs félicitations; et Vous, ô Jésus, qui êtes la souveraine félicité de toutes les créatures, Vous faites une fête avec eux, comme si Vous pouviez recevoir quelque accroissement de gloire et de bonheur. Ah! mon divin Rédempteur, si la conversion d'un seul Pécheur cause tant de joie à Votre Cœur et à celui de Vos Anges, quels doivent être les transports de mon allégresse et de mon admiration, en voyant que Vous avez aimé ma pauvre âme jusqu'à regarder comme un bonheur pour Vous de la retrouver après ses longs égarements, de la guérir de ses plaies mortelles, de la combler de Tendresse et de Charité! Je ne doute plus maintenant, ô mon Jésus, que Vous ne m'aimiez de l'Amour le plus vif et le plus empressé, je Vous aime aussi de toutes mes forces; faites que je Vous aime encore davantage, et que rien ne puisse jamais me séparer de Votre Saint Amour ni en cette vie ni en l'autre.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-cinquième jour

Le Pécheur trouve son bonheur dans le service de Dieu

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que tout le monde cherche le bonheur, et que personne ne le trouve, parce qu'on le cherche où il n'est pas. Le véritable bonheur consiste dans la Grâce et l'Amour de Dieu, dans l'accomplissement de Sa Loi, dans les larmes de la pénitence; et non dans les plaisirs, dans les richesses et dans les honneurs du monde, vous en avez la douloureuse expérience. La lumière est faite pour le juste, dit le prophète, et la joie pour ceux qui ont le cœur droit et pur. Au service de Dieu, toutes les peines et toutes les amertumes de la vie se changent en délices et en douces consolations.

 

Prière

 

Rien n'est plus digne de Votre ineffable bonté, ô mon Dieu! rien ne fait mieux éclater votre puissance aux yeux dela foi que la justification d'un Pécheur qui passe du néant du péché à la vie de votre grâce, de l'amertume du vice à la suavité de votre amour. Je l'éprouve aujourd'hui, Seigneur : un seul jour passé à l'ombre de vos tabernacles vaut mieux que mille sous la tente des Pécheurs; je goûte tout le repos d'une bonne conscience, tout le bonheur d'une ame qui, justifiée par votre grâce, sent la douce onction de l'Esprit divin et vous redit sans cesse: Seigneur Jésus, je vous aime , je veux vous aimer de plus en plus ; car votre joug est vraiment doux et votre fardeau vraiment léger. Après les faveurs célestes dont vous m'avez comblé, je m'étonne, Seigneur, qu'il y ait encore des Pécheurs assez aveugles pour quitter votre aimable empireet préférer les plaisirs de la terre à vous qui êtes les délices des Anges et la source de la véritable félicité. Qu'ils viennent, je leur enseignerai la douceur de vos voies, et mon exemple vous ramènera ceux qui désespèrent de leur salut; ils éprouveront, comme moi, l'effet de vos bontés, et ils annonceront eux-mêmes vos miséricordes. Rendez-les dignes du pardon que vous avez daigné accorder à un Pécheur plus coupable qu'aux : répandez dans leurs ames un rayon de votre lumière céleste qui les touche, les éclaire et établisse à jamais en elles le règne de votre amour. Pratique et Aspiration comme au premier jour.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-sixième jour

Le Pécheur reconnaissant

 

Réflexions pratiques

 

Jamais, ô mon âme, vous ne connaîtrez qu'imparfaitement ici-bas les obligations immenses que vous avez à Jésus-Christ: vous étiez esclave du démon, Il a brisé vos fers; vous étiez chargée de crimes, Il les a effacés; le Ciel vous était fermé, Il vous l'a ouvert; vous aviez des ennemis nombreux, Il vous a délivrée de leurs mains puissantes et redoutables. Que ne pouvez-vous multiplier vos actions de grâces et les égaler en nombre aux péchés qu'Il vous a pardonnés et aux faveurs qu'Il vous a faites! Au moins remerciez-le tous les jours de Sa grande Miséricorde qui vous a retiré de l'enfer le plus profond.

 

Prière

 

Mon Sauveur et mon Libérateur, après les Grâces extraordinaires que Vous m'avez faites, le premier sentiment de mon âme, le premier besoin qu'elle éprouve en Votre présence, c'est de Vous témoigner toute sa reconnaissance. Je Vous dois beaucoup, je Vous dois tout: le pardon de mes péchés, le retour de Vos Grâces, la liberté dont je jouis et dont je commence à goûter les douceurs. Vous m'avez visité dans mes aridités par l'onction de Votre Esprit, Vous m'avez éclairé dans mon ignorance, consolé dans mes afflictions, rassuré dans mes inquiétudes, établi dans une humble confiance. Que rendrai-je de mon côté à Votre Miséricorde, ô mon Dieu, pour tant de grâces et de faveurs? Vous connaissez la faiblesse et l'impuissance de ce Pécheur à peine sorti de la captivité de Babylone; Vous savez que ma langue n'est pas digne de bénir Votre Saint Nom et de chanter l'hymne de la reconnaissance; souffrez donc que, pour Vous marquer la gratitude dont je me sens pénétré, je Vous offre toute la gloire que Vous rendez à Votre Père sur la Croix et sur nos Autels, toutes les louanges des esprits bienheureux et les satisfactions faites à Votre Justice par tous les Saints Pénitents. Si mon amour est faible, et ma reconnaissance imparfaite ici-bas, j'espère Vous aimer, Vous bénir, Vous glorifier, Vous remercier plus parfaitement un jour dans le Ciel par un éternel hommage de louanges et d'actions de grâces, avec les Anges et les Saints pendant l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-septième jour

Le Pécheur demande la persévérance à Marie

 

Réflexions pratiques

 

Si vous vous confiez en vous-même, ô mon âme, et en vos propres forces, vous vous appuierez sur un roseau brisé, sur un bras de chair qui vous sera inutile. Car, de vous-même, vous n'êtes capable que de vous perdre de nouveau et de retomber dans l'abîme du péché dont la bonté divine vous a retirée. Voulez-vous quitter vos habitudes vicieuses et persévérer dans la vertu? Invoquez souvent Marie avec confiance, aimez-La avec tendresse, servez-La avec dévotion; Elle empêchera que votre cœur ne se souille désormais par l'amour des créatures et ne se courbe plus vers la terre; Elle vous aidera à suivre constamment le chemin de la Justice et à parvenir au port du Salut.

 

Prière

 

O Marie, Mère de Dieu, ma plus douce Espérance après Jésus, je confesse, avec un humble sentiment de reconnaissance, que je Vous suis redevable de la Grâce sanctifiante que j'ai recouvrée, et que, sans Vous, je serais perdu pour l'éternité. Car après Dieu, personne n'a eu tant de part que Vous à ma conversion; mais, voulant achever avec Vous et par Vous le grand ouvrage de ma sanctification et m'affermir jusqu'à la mort dans une solide piété, je viens Vous supplier d'accorder de nouveaux secours à ma faiblesse et de perfectionner, par Votre puissante Protection, ce que Vous avez si heureusement commencé. Déjà, le démon, jaloux des faveurs que Vous m'avez obtenues pendant ce mois, fait des efforts inouïs pour rentrer dans mon âme et en chasser Votre Adorable Fils; mais ce sera en vain, ma Sainte et Bonne Mère, si je continue de Vous prier et de Vous servir, Vous ne souffrirez pas que je retombe dans les désordres et dans l'abîme de maux dont Votre main bienfaisante m'a délivré: Vous êtes plus puissante pour me sauver que Satan pour me perdre. Vous avez toujours été mon Refuge et mon Avocate auprès du Sauveur, Vous m'avez aidé à briser les chaînes de mes péchés, ayez encore pitié de votre enfant, obtenez-moi un Amour ardent et généreux pour Jésus et pour Vous, afin qu'après avoir persévéré jusqu'à la mort dans Son Service, j'aie le bonheur de contempler un jour votre ravissante beauté dans le Royaume du Père céleste.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

 

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-huitième jour

Mort du Pécheur

 

Réflexions pratiques

 

Depuis sa conversion, le Pécheur n'ignorait ni ses devoirs en cette vie, ni les espérances de l'autre vie, et il coulait ses jours voués à la pénitence dans la crainte et l'Amour de Dieu, se consolant dans les afflictions par la prière. Voyez-le maintenant à son lit de mort, tout rempli, grâce à sa vie sainte et pénitente, des lumières et des espérances de l'éternité; quelle innocence dans son cœur! quel calme profond en son âme! Le Dieu de Paix va le porter dans ses bras au séjour de la Gloire, tandis que des âmes malheureuses, pour un seul péché mortel, brûleront éternellement au milieu des flammes de l'enfer.

 

Prière

 

Oui, mon Dieu, il y a en ce moment, au fond des Enfers, des âmes que Vous avez éternellement réprouvées pour un seul péché mortel. Votre Justice a surpris ces âmes infortunées et ne leur a laissé aucun intervalle entre ce premier péché et la mort. C'en est fait d'elles: plus de grâces, plus de repentir, plus de pardon, elles sont perdues pour l'éternité. Si Vos Jugements sont incompréhensibles, Seigneur, et Vos Voies impénétrables à leur égard, comment exalterai-je Votre infinie Miséricorde qui m'a pardonné, non pas un seul péché, mais des crimes énormes et innombrables? Vous m'avez épargné, lorsque Votre Justice réclamait ma perte: Votre Sang a coulé sur mon âme et l'a rendue plus blanche que la neige, Votre Main lui a imprimé le caractère de Votre Grâce et de Votre Amour. J'adore et bénis mille fois, ô mon Sauveur, cette Main secourable qui m'a fortifié par des Grâces si abondantes et qui, après le bienfait d'une entière réconciliation, m'a conduit au Sacré Banquet que Votre Tendresse Paternelle a préparé à vos enfants. J'ai été consolé par la Miséricorde, gardé par l'Amour et porté dans le Cœur de mon Bien-aimé: comment après cela me refuseriez-vous la grâce de mourir de la mort des Justes et des vrais Pénitents? Non, Seigneur, Vous ne refuserez pas à mon humble prière la consolation d'expirer dans Vos bras, ni le bonheur de Vous posséder, de Vous aimer, de Vous louer dans la société des Anges, revêtu de gloire, inondé de la joie du paradis.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Pécheur Repentant (pdf) en cliquant ici

 

Fin du Mois du Pécheur Repentant

 Rembrandt

Prochain mois de dévotion, le Mois de la Passion du Christ, rendez-vous le 31 mars

15 février 2012

Le Mois du Pécheur repentant 3/4

Le Mois du Pécheur repentant

« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière ». (Luc 13)

903_001

 Seizième jour

Le Pécheur est un enfant prodigue

 

Réflexions pratiques

 

Représentez-vous, ô mon âme, l'enfant prodigue revenant auprès de son bon père après de longs égarements. Demandez à Notre Seigneur la grâce d'imiter son repentir et d'obtenir comme Lui le pardon de vos péchés passés. Comparez vos fautes avec les vertus du serviteur de Dieu, la corruption de votre cœur avec son innocence: quelle différence entre votre état et le sien! La paix, la joie intérieure, la consolation règne dans son âme; dans votre cœur au contraire, quels troubles! quelles amertumes! quels reproches de la conscience! Voyez ce que vous étiez autrefois, et ce que vous êtes aujourd'hui; et vous regretterez amèrement le bonheur de votre condition passée.

 

Prière

 

Quel sujet de chagrin pour moi, ô mon Dieu, de Vous avoir quitté, Vous, mon Père et ma souveraine Béatitude, pour un maître perfide, pour un tyran cruel, pour le plus cruel des bourreaux, pour Satan. Hélas! j'ai dissipé les biens de Votre maison dans des plaisirs honteux et criminel. Aussi, du plus heureux de vos enfants, je suis devenu le plus misérable des pécheurs. Ce qui augmente mon crime et mon repentir, c'est que Vous avez toujours conservé pour moi une prédilection que nul père n'a jamais eue pour son fils unique. Malgré ma profonde misère, je ne perdrai pas courage; je me lèverai avec le prodigue et je Vous dirai, la rougeur au front et le deuil dans l'âme: Mon Père, j'ai péché contre le Ciel et devant Vous; contre le Ciel par le scandale de tant d'iniquités commises à la lumière du jour; devant Vous, par tant d'iniquités secrètes qui, pour avoir été cachées dans les ténèbres, n'en ont pas moins été éclairées par votre œil invisible. Ah! je ne mérite plus d'être appelé Votre fils, trop heureux si Vous daignez m'admettre au rang de Vos serviteurs. Ramenez-moi à Vos pieds, et je pleurerai le malheur que j'ai eu de Vous abandonner: c'est à ce prix que Vous m'avez promis le pardon de mes égarements, et avec lui l'abondance de tous les biens que j'ai perdus. Que tardé-je encore de revenir dans les bras et dans le cœur d'un Père si bon, si généreux, qui ne demande qu'à m'embrasser et à me pardonner?

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-septième jour

Le Pécheur est un ingrat

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que vous tenez tout de Dieu, et que vous ne sauriez pécher qu'avec ses bienfaits: quelle ingratitude d'oublier les grâces et les Miséricordes dont Il vous comble tous les jours, de Lui rendre le mal pour le bien, de vous servir de ses dons pour l'outrager, et de tourner contre Sa Gloire Sa propre Bonté et Sa propre Puissance qui vous conservent! Mettez-vous aux pieds de votre Crucifix, comme un ami parjure aux pieds de son ami, comme un sujet rebelle aux pieds de son roi, comme un fils parricide aux pieds de son père. Demandez humblement à Notre-Seigneur Jésus-Christ le pardon de vos péchés.

 

Prière

 

Tout, Seigneur, frappe mes yeux: l'état de mon âme, le tombeau qui va s'ouvrir sous mes pas, le jugement, l'enfer, l'éternité, et je ne vois rien! Tout me parle: ma conscience, les accidents, les bons exemples, les bons livres, les prédicateurs de Votre Parole, et je n'entends rien! Tout au Ciel et sur la terre devrait me toucher: Vos Bontés, Vos Bienfaits, Vos Grâces, Vos Miséricordes, Vos Lumières, et rien ne me réveille! je ferme mes yeux, mes oreilles et mon cœur à la voix de votre miséricorde, je suis insensible à Vos Bienfaits comme à Vos menaces et tranquille dans mon péché. Tout ce que je possède, je le tiens de Votre Main libérale pour Votre plus grande Gloire: mes lèvres n'ont reçu le mouvement que pour Vous louer; mon esprit et mon cœur n'ont reçu la lumière et le sentiment que pour penser à Vous et Vous aimer; Vous ne m'avez donné tout mon être que pour Vous servir. Et toutes mes facultés sont coupables; tous mes sens ont servi d'instrument à l'iniquité: je le confesse, ô mon Dieu! j'ai péché au-delà de toute mesure. Ah! si un homme m'avait traité une seule fois comme je Vous traite tous les jours, je le haïrais souverainement; comment pourrai-je ne pas me haïr moi-même, et me pardonner l'ingratitude de mon méchant cœur? Pardonnez Vous-même à ce coupable chargé de crimes énormes: c'est à Votre Cœur que je m'adresse pour demander ma grâce; et c'est de Votre Cœur, toujours prêt à tout oublier, à tout pardonner, que j'espère l'obtenir.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-huitième jour

Le Pécheur délibère sur sa conversion


Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Dieu vous a laissée libre de choisir entre la grâce et le péché, entre le paradis et l'enfer, et que, du choix que vous ferez en cette vie dépend votre bonheur ou votre malheur éternel. Quand il s'agit de votre salut, le choix peut-il être douteux, et toute délibération à cet égard ne serait-elle pas un nouveau crime? Trop longtemps vous avez opposé une opiniâtre résistance à la Volonté de Dieu; et si vous n'avez pas encore senti toute la rigueur de ses vengeances, c'est qu'Il veut vous faire éprouver la douceur de ses Miséricordes, mais à condition que vous vous déterminerez enfin à vous convertir.

 

Prière

 

Seigneur mon Dieu, après Vous avoir entendu si longtemps parler à mon cœur, après avoir vu si souvent resplendir Votre Lumière dans mon âme, après avoir tant de fois éprouvé la contagion du monde, faut-il que je balance encore, et que j'hésite sur le choix que je dois faire entre la douceur de la vertu et la séduction du vice, entre la gloire de vous servir et le malheur de gémir sous la tyrannie du démon! Hélas! d'où vient ma répugnance à me dépouiller de mes vices, si ce n'est de la force de mes inclinations perverses, de mon attachement à ce monde corrompu, de ma froideur pour vous? J'ai beau entendre votre voix qui me dit au fond de mon cœur: « Fuyez le péché »; mes habitudes vicieuses parlent plus haut, et je les écoute avec complaisance, sans faire attention que je perds un de ces précieux moments de grâce et de miséricorde auquel vous avez pu attacher mon entière conversion, et qui sera peut-être suivi d'un silence de colère et d'indignation. Otez de mon cœur, ô mon Dieu! toutes ces velléités qui m'empêchent d'être sincèrement à vous; séparez-moi de moi-même; arrachez-moi des funestes complices de mes crimes, et détachez-moi de moi-même avec cette douce violence qui entraînait l'épouse des cantiques; afin que, malgré mon extrême misère et ma faiblesse incompréhensible, aidé de votre puissant secours, je m'attache à vous par des liens indissolubles, et que je vous garde une fidélité inviolable jusqu'au dernier soupir de ma vie.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dix-neuvième jour

Le Pécheur diffère encore sa conversion

 

Réflexions pratiques

 

Revenez à votre Père, ô mon âme, Il vous tend la main et vous prévient par sa grâce. N'êtes-vous pas encore fatiguée du joug que le démon vous fait porter depuis longtemps? Voulez-vous attendre qu'une mauvaise mort vienne mettre le sceau à votre éternelle réprobation, et que la longanimité de Dieu rende plus insupportable l'éternel malheur que votre impénitence vous attirera infailliblement ? Revenez enfin à votre Dieu par une sincère conversion; mais ne différez pas plus longtemps. Pendant que vous temporisez, que de Pécheurs cités au tribunal de Dieu et condamnés aux flammes de l'enfer!

 

Prière

 

O mon doux Jésus! ô mon Amour Crucifié! il faut enfin que je revienne à Vous, et que je pense sérieusement à me convertir, si je ne veux pas m'exposer au danger évident de me damner. Il y a trop longtemps que je languis dans l'ordure de mes péchés et dans le lit infect de ce corps de bouc. Ah! si je savais ce que Votre Grâce donne de douceur et de consolation à une âme vraiment convertie; si je savais combien l'espérance du ciel qu'elle a recouvrée la dédommage de toutes les peines qu'elle a eues pour dompter ses passions, ne secouerais-je pas aussitôt le joug du démon, et me débattrais-je encore vainement dans les chaînes cruelles et honteuses dont il m'a chargé? Délivrez-moi promptement, Seigneur, du joug de cette captivité, de cet état déplorable où mes péchés m'ont réduit; Vous seul pouvez me décharger du pesant fardeau qui m'accable. Je soupire après cet heureux moment, je l'attends, je l'espère, ne différez pas de remplir la promesse que Vous m'avez faite: continuez de me poursuivre, non de vos anathèmes, mais de Vos Miséricordes, en me retirant des mains de Satan qui me tient encore esclave sous sa puissance infernale. Quand retournerai-je à Vous, mon Jésus, par une véritable conversion? Inspirez-moi une horreur extrême du péché, une vive douleur de l'avoir commis, une volonté ferme de ne le plus commettre, enfin un désir ardent de réparer mes crimes par une bonne confession et une sincère pénitence.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingtième jour

Le Pécheur effrayé à la vue de ses péchés

 

Réflexions pratiques

 

Le calme de la paix s'éloigne toujours d'un cœur coupable et ne lui laisse que ses frayeurs, ses alarmes, son désespoir. Les remords épouvantent le Pécheur, ses crimes déchirent son sein, troublent son sommeil, rendent amers tous ses plaisirs. La mort s'offre à ses yeux égarés, les portes de l'abîme paraissent s'ouvrir devant lui. Qui ne serait saisi d'épouvante, sachant qu'il a son Roi pour ennemi? malheur à l'âme criminelle qui ne tremble pas en présence de Dieu! elle tremblera pendant l'éternité; le tonnerre ne gronde pas maintenant sur elle, mais il l'écrasera un jour du poids épouvantable de la colère divine.

 

Prière

 

O Dieu, aux yeux de qui tout cœur tremble et toute conscience est alarmée, en quel état Vous remettrai-je ma pauvre âme qui, au lieu de brûler de Votre Divine Charité, a été souvent l'objet de Votre haine? Si les justes, si les puissances même du ciel tremblent devant Vous, que deviendrai-je, moi qui Vous ai offensé des millions de fois, et qui cherche en vain dans tout le cours de ma vie quelque temps ou quelque lieu qui puisse m'avoir vu sans iniquité en Votre Présence? Ah! Seigneur, si Vous me punissez dans toute la rigueur de Votre Justice, comment subsisterai-je devant Vous, et soutiendrai-je le poids de tant de péchés? C'est Votre Miséricorde, ô mon Dieu! plus que Votre Justice qui m'a frappé du glaive salutaire de Votre crainte; n'imposez pas silence aux cruels remords de ma conscience justement alarmée: que cette voix intérieure se fasse entendre à mon cœur coupable, son silence serait pour moi le plus grand des malheurs. Tonnez, éclatez, abattez-moi comme Saül; faites-moi sentir comme à lui, combien il est fâcheux de vous résister. Portez votre lumière dans le fond de mon cœur; apprenez-moi ce que vous voulez que je fasse; rendez-moi docile aux inspirations de Votre Grâce, afin qu'après les avoir constamment suivies, je mérite les consolations et les récompenses que Vous réservez aux Pécheurs vraiment pénitents.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-et-unième jour

Le Pécheur prend la résolution de se convertir

 

Réflexions pratiques

 

Considérez ô mon âme, quelle est la Miséricorde incompréhensible de Dieu qui vous a soufferte dans vos péchés avec tant de douceur, qui vous a appelée à lui tant de fois par ses inspirations, qui vous a attendue avec tant de patience jusqu'à ce moment. Prosternée humblement devant le Tribunal de Sa Justice, demandez-Lui pardon du délai de votre conversion, du mépris de Ses Grâces; puis, vous tournant vers le Trône de Sa Miséricorde, établissez-vous dans une ferme résolution de recouvrer Sa Grâce par une pénitence parfaite qui brise votre cœur, qui humilie votre esprit, qui réduise votre corps en servitude, et vous convertisse sincèrement.

 

Prière

 

Mon Sauveur et mon Maître, depuis que Vous m'invitez avec la Tendresse d'un Père à retourner à Vous, n'est-il pas temps enfin que je recouvre par un amer repentir le précieux trésor de la Grâce que j'ai perdu? Trop longtemps Vous avez attendu et souffert ce Pécheur impénitent; trop longtemps Vous avez frappé à la porte de son cœur, sans pouvoir vaincre son obstination, et cependant sans rien diminuer de Votre Paternelle Sollicitude. Aujourd'hui Votre Grâce a triomphé de ce cœur jusqu'alors insensible à vos premières avances: c'est vers Vous, mon bon et aimable Sauveur, que je me tourne, c'est à Vos pieds que je me jette pour les arroser des larmes d'une vive et sincère contrition. Je Vous choisis pour mon Roi, et je Vous consacre irrévocablement tout ce que je suis, tout ce que je possède; je Vous promets solennellement de ne jamais plus Vous abandonner; je proteste devant Vous, en présence de la Glorieuse Vierge Votre Mère et de toute la Cour Céleste, que mon désir, mon invariable résolution, ma volonté bien prononcée, c'est de pleurer de plus en plus mes péchés, c'est de me dévouer à Votre Service avec une ferveur pleine d'amour, c'est de Vous suivre détaché des biens de la terre et humble de cœur, acceptant pour l'expiation de mes offenses toutes les épreuves de l'exil, travaillant avec zèle pour Votre Gloire et pour mon Salut, demeurant avec Vous à la vie et à la mort, soumis en tout à Votre Adorable Volonté, avec une fidélité inviolable pour le reste de mes jours. Vive le Seigneur! Vive le Roi, mon Maître!

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Vingt-deuxième jour

Le Pécheur converti

 

Réflexions pratiques

 

Heureux, ô mon âme, ceux à qui les iniquités ont été remises, et dont les péchés sont pardonnés! Ils sont d'autant plus heureux qu'ils ont gémi plus longtemps sous la servitude du Démon, semblable au voyageur qui voit le port avec plaisir, après une affreuse tempête, ou à un malade qui recouvre la santé après une longue maladie. Le Seigneur vous a aussi pardonné vos péchés et vous a réjoui, par l'abondance de sa propitiation divine; vous êtes donc aussi bienheureuse d'avoir purifié votre cœur des affections du monde, d'avoir senti en vous l'onction de la grâce et la douceur de l'Amour de Dieu: c'est une faveur qu'Il n'accorde qu'à un petit nombre d'âmes, et que vous devez estimer plus que tous les trésors.

 

Prière

 

Mon Sauveur et mon Libérateur, Vous n'êtes plus pour moi ce Dieu terrible et menaçant, armé de toutes ses foudres: je ne vois en Vous qu'un Tendre Père qui, touché de mon repentir, m'a pardonné mes égarements et m'a rendu à la paix qui surpasse toute pensée et qui seule fait le vrai bonheur. Votre Grâce a guéri les plaies de mon âme, elle a affermi mes pas dans les voies de la Justice, et Votre Miséricorde m'a fait éprouver combien je suis heureux, depuis que Votre Main Puissante m'a arraché au joug du démon. Il est vrai, Seigneur, que je Vous ai confessé mes péchés avec un cœur pénétré de douleur: mais, quelque amer que soit mon repentir pourrai-je jamais me persuader que j'ai versé assez de larmes pour effacer mes fautes et apaiser votre colère? Oubliez-Vous sitôt Votre Justice pour écouter la voix de Votre Clémence? Quoi! après des chutes si graves et si fréquentes, Vous m'avez donné le baiser de paix et de réconciliation! Ah! Seigneur, Dieu de charité, si Vous avez oublié mes péchés, selon Votre Promesse, je ne les oublierai pas, je les aurai toujours devant les yeux; toujours je les pleurerai, je les détesterai, toujours je me souviendrai de ce que je dois à l'Amour d'un Dieu qui a voulu me sauver, tout pécheur que je suis, et dont la disgrâce m'a coûté trop de regrets et de larmes pour que je l'offense encore. Oui, mon Dieu, avec Votre Grâce, toujours et tous les jours de ma vie, je conserverai dans mon cœur le doux souvenir du prodige de Miséricorde que Vous avez opéré en ma faveur.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 Bon Pasteur

Téléchargez ces méditations (pdf) en cliquant ici

11 février 2012

Emission "Un coeur qui écoute": Suzanne Giuseppi-Testut

Emission "Un coeur qui écoute"

Suzanne Guiseppi-Testut

 

Dans cette émission, ma consoeur du Tiers Ordre Franciscain, Suzanne Guiseppi Testut, que je connais personnellement, nous présente son dernier livre: "Les Mouvements Intérieurs de l'âme, Passion et vertus selon Saint François d'Assise et les Pères de l'Eglise", aux Editions Nouvelle Cité

Posté par fmonvoisin à 14:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Le Mois du Pécheur repentant 2/4

Le Mois du Pécheur repentant

« Si vous ne faites pénitence, vous périrez tous de la même manière ». (Luc 13)

 903_001

Huitième jour

Le Pécheur contriste le Saint Esprit

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que le Pécheur, après avoir éteint dans son cœur les lumières de l'Esprit Saint, n'a plus d'autres guides que ses passions qui l'entraînent vers le précipice. Il oublie son salut, son éternité; il étouffe les remords de sa conscience, il tombe dans l'impénitence finale, il ne mérite plus que la mort et l'enfer. Peut-il y avoir un plus grand malheur? Priez cet Esprit Divin qui a autrefois renouvelé la face de la terre par l'effusion abondante de Ses dons, d'amollir la dureté de votre cœur, d'en échauffer la froideur, de le disposer à une salutaire pénitence, de l'inonder des consolations de son amour.

 

Prière

 

Quel était mon bonheur, ô mon Dieu, lorsque la grâce du Saint Esprit produisait dans mon cœur cette joie pure et toute céleste qu'il communique aux âmes entièrement détachées de la terre et toutes brûlantes de l'amour divin! Ils sont passés pour moi ces beaux jours, qui font la félicité des justes en cette vie; et il ne me reste plus que des troubles d'esprit, des remords de conscience, tristes fruits de mes péchés, parce que j'ai perdu Votre crainte et résisté à Votre Grâce. Jusqu'à quand, Seigneur, éprouverai-je un sort si déplorable? Si je ne suis plus digne des consolations dont je goûtais la suavité avant mon péché, rendez-moi votre assistance salutaire qui m'aide à repousser les tentations de l'ennemi, revêtez-moi de l'Esprit de force qui me fasse embrasser les austérités de la pénitence; communiquez-moi cette douce onction qui touche mon cœur, excite mes regrets et mes larmes par la crainte du châtiment éternel que j'ai mérité. Esprit Saint, Esprit adorable, que Jésus Christ a envoyé sur la terre pour purifier les souillures, arroser les sécheresses, guérir les blessures, nos cœurs sont durs comme la pierre et froids comme la glace, mais Votre Grâce toute-puissante peut les amollir par les larmes de la componction et les réchauffer du feu de Votre Amour: ils sont environnés d'épaisses ténèbres, éclairez-les d'un rayon de Votre Divine Lumière qui les délivre du profond aveuglement où ils sont plongés.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Neuvième jour

Le Pécheur s'attire un abîme de maux

 

Réflexions pratiques

 

Présentez-vous devant Dieu, ô mon âme, comme un criminel chargés de chaînes, tiré du fond de son cachot et conduit au tribunal de son juge. Priez notre Seigneur qu'Il daigne vous faire connaître le triste état d'une âme qui a eu le malheur de l'offenser mortellement: la douleur, la tristesse, les remords déchirants auxquels elle est en proie pendant cette vie; la rage, le désespoir, le ver rongeur, le grincement de dents, les flammes dévorantes qu'elle souffrira pendant l'éternité. Voulez-vous éviter ces maux, fuyez le péché: c'est le mal souverain, le seul mal véritablement à craindre.

 

Prière

 

Je suis couvert de confusion, ô mon Dieu, et je n'ose lever vers Vous mon front, parce que mes crimes se sont amoncelés jusqu'au ciel. Semblable à un vaisseau sans gouvernail et sans pilote, je me suis égaré sur une mer couverte des ténèbres de mes passions où j'ai fait un déplorable naufrage. Mon âme, aveuglée et en traînée par le démon, est tombée dans un abîme de misères et dans le puits très profond de ses iniquités: en perdant Votre Grâce et Votre Amour, j'ai tout perdu; je me suis attiré tous les maux et tous les malheurs que je ne puis ni prévoir ni connaître. Car, qui peut connaître, Seigneur, la grandeur de Votre Colère et mesurer l'étendue de votre courroux redoutable? Qui pensera, sans frissonner d'épouvante, aux gémissements, aux hurlements, aux cris de rage, aux flammes, à tous les maux que Vous avez rassemblés dans l'enfer pour punir le péché? Que Vous dirai-je encore, Seigneur? je ne trouve point de paroles sur mes lèvres pour exprimer mes infortunes; mais Vous comprenez le langage d'un cœur contrit et humilié, et le silence d'une âme abattue à Vos pieds par la douleur de ses péchés. Vous êtes plein de bonté et riche en miséricordes: Vous ne pouvez oublier Votre créature, quelque misérable qu'elle soit. J'espère donc que Vous signalerez Votre puissance et la force de Votre bras, en me délivrant de tous mes péchés.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Dixième jour

Le Pécheur perd la paix du cœur


Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que, lorsque vous étiez en état de Grâce, Dieu habitait en vous, et l'amour vous, unissait à Lui par les liens les plus doux: vous étiez son enfant, son amie. Mais quel changement, depuis que vous vous êtes rendue coupable d'un péché mortel! A l'instant, Dieu s'est retiré de votre cœur: Il n'a plus vu en vous que l'enfant du démon, qu'un ennemi dont Il a juré de tirer vengeance, et pour lequel Il n'a plus que des malédictions. « Tu t'es retiré en arrière, dit le Seigneur, tu m'as abandonné le premier, hé bien! je t'abandonne aussi. Nous avons eu soin de Babylone, elle ne s'est pas guérie; abandonnons-la ».

 

Prière

 

Mon Dieu, mon Créateur et mon Père, quel souvenir amer déchire mon âme, depuis que je vous ai quitté pour les créatures! Qu'ai-je gagné à m'éloigner de Vous? Quel repos, quel bonheur ai-je trouvé dans le monde? fallait-il, Seigneur, renoncer à Votre Grâce, perdre la paix de ma conscience, risquer mon salut et mon éternité pour des plaisirs si fugitifs, si vils, si dégradants? Lorsque j'étais dans Votre Grâce, Vous me combliez tous les jours de nouveaux bienfaits: Vous vous unissiez à moi par les doux liens de la Charité, Vous me nourrissiez de Votre Divine Parole et de Votre Chair sacrée, Vous m'appeliez Votre épouse, Votre sanctuaire, un autre Vous-même.. Quand je considère ce que j'ai été autrefois, et ce que je suis maintenant à Vos yeux, je ne puis m'empêcher de gémir profondément à la vue du malheur que j'ai eu de Vous abandonner. Et cependant Vous, mon Dieu, loin de me délaisser, comme je le méritais, semblable à un bon père qui ne peut se résoudre à voir périr son fils, Vous m'avez retenu sur le bord de l'abîme où j'allais me précipiter; Vous avez toujours conservé pour moi la même tendresse, la même compassion. Puisque Vous voulez que je brûle, non du feu de l'enfer, mais du feu sacré de Votre Amour, ouvrez-moi encore une fois les bras de Votre Miséricorde, afin que je rentre en Grâce avec Vous, et que je conserve Votre amitié jusqu'à la mort.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Onzième jour

Le Pécheur perd tous les dons de la grâce

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que, quand vous réuniriez en vous seule les mérites de tous les Saints, un seul péché mortel suffit pour tout détruire. Dans ce malheureux état, toutes vos bonnes œuvres sont inutiles pour le Ciel: vos jeûnes, vos prières, vos sacrifices ne vous servent de rien. Représentez-vous une vigne chargée de fruits et tout-à-coup livrée au pillage, un vaisseau submergé avec tous ses trésors, une cité opulente ensevelie sous ses ruines, et vous aurez l'image d'une âme infortunée à laquelle le péché mortel ravit tout à la fois, sa beauté, ses mérites et le pouvoir de mériter.

 

Prière

 

Une âme en état de grâce, ô mon Dieu, est un si beau spectacle qu'elle fixe Vos regards et ravit Votre Cœur: les vertus qu'elle a pratiquées, l'innocence de son Baptême, qu'elle a conservée avec tant de soin, en font l'objet de vos complaisances et l'admiration des Anges. Mais, si cet or s'obscurcit, si ce vif éclat se ternit, si cette âme se livre à un seul péché mortel, tous ses trésors disparaissent: à l'abondance des mérites qu'elle avait acquis pendant plusieurs années, succèdent l'indigence la plus complète, l'impuissance absolue d'acquérir de nouveaux mérites, l'inutilité des œuvres les plus méritoires. Si Vous aviez frappé cette âme avant son péché, placée au plus haut des cieux, elle n'aurait d'autre vie que de Vous bénir et de Vous aimer avec les Anges et les Saints; maintenant, dépouillée de tous les dons de la Grâce céleste, elle marche sur le bord du précipice. Quel mal est-ce donc qu'un seul péché mortel, et qui ne craindrait de Vous offenser, ô Roi des nations! et de tomber dans les effroyables malheurs qu'il traîne après lui? Ce qui me rassure dans mon trouble, ô mon Dieu, c'est que Vous êtes Doux et Clément envers les misérables qui Vous invoquent, et que Votre Miséricorde est au-dessus de toutes Vos œuvres. Ouvrez mon cœur à une sincère componction, et je réparerai les pertes affreuses que j'ai faites, je recouvrerai les trésors inappréciables que j'ai perdus, je retrouverai dans le ciel la place que Vous m'avez promise, et que j'espère encore de Votre Miséricorde.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Douzième jour

Le Pécheur perd la grâce du Baptême

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, les grâces inestimables que vous avez reçues de la bonté de Dieu le jour de votre Baptême. Il vous a délivrée de la servitude du péché et consacrée à Son Service, service d'amour et de suavité; Il vous a rendu vos droits au céleste héritage et mise en possession de tous les biens de Sa Maison. Mais, en consentant au péché, vous avez profané cet être surnaturel, cette participation à la nature divine, que Dieu vous a donnée au Baptême; vous avez perdu la Grâce et la Liberté que Jésus-Christ vous a acquises au prix de Son Sang; votre cœur est devenu le jouet de mille passions; votre conscience a été privée de la paix et déchirée de remords.

 

Prière

 

Consacré à Vous par le Baptême, ô mon Sauveur, je comprends l'obligation étroite que j'ai contractée de Vous obéir, de Vous imiter, de mener une vie sainte et conforme à Vos Divines ordonnances. Enseveli avec Vous par le Baptême pour mourir au péché, devenu Votre Serviteur par la renaissance spirituelle que j'ai reçue dans les eaux régénératrices, je devais tout entreprendre, tout sacrifier pour conserver cette Grâce précieuse. Mais hélas! puis-je, sans être couvert de confusion, me rappeler les promesses faites pour moi aux fonts baptismaux, et que j'ai mille fois violées? Puis-je, sans éprouver une amère douleur, penser à cette robe blanche que j'y ai reçue, et que je devais porter sans tache à votre tribunal, à cette robe, symbole d'innocence et de pureté, que j'ai traînée dans la boue de mes péchés? Avant mon péché, je goûtais le calme d'une bonne conscience; mes jours étaient heureux, Votre Grâce habitait dans mon cœur; mais ces jours de joie et de Salut sont passés. Ce cœur qui était à Vous, mon Jésus, j'ai consenti à le vendre à Satan pour un plaisir criminel. Oublierez-Vous, Seigneur, une si horrible profanation? faites-moi renaître à la Grâce par le baptême d'eau, mais de l'eau de mes larmes qui me lave de plus en plus de mes iniquités, par le baptême de la Pénitence qui, comme une planche salutaire, m'élève au-dessus des flots de mes péchés, et me fasse passer dans le port de votre divine miséricorde.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Treizième jour

Le Pécheur perd la paix du cœur

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que le juste ne connaît point le trouble et la crainte; il goûte des joies ineffables, même au milieu des tribulations, parce que son âme est à Dieu. Le Pécheur au contraire poursuivi jour et nuit par le remords de sa conscience, sent la pointe cruelle de ses péchés qui déchire son cœur. Sa vie ressemble aux flots d'une mer agitée, à une tempête affreuse près de fondre sur lui; il trouve son supplice dans son péché même: sa conscience l'accuse, le condamne et le tourmente, parce qu'elle sert tout à la fois contre lui de témoin, de juge et de bourreau.

 

Prière

 

Que j'étais heureux, ô mon Dieu, lorsque, comblé des joies et des consolations du Saint Esprit, vivifié de l'onction de Votre Grâce, je jouissais de la tranquillité et du repos d'une bonne conscience! Ma vie était alors comme un festin continuel, parce que je trouvais en Vous ma souveraine félicité. Mais que mon état est changé depuis que j'ai péché, et que, par mon péché, j'ai perdu cette douce paix, cette sainte joie, heureux partage des âmes innocentes! Non, Seigneur, il n'y a plus aucune paix dans mes os, en face de mes iniquités: je sens les amertumes de ma vie criminelle, les troubles et les frayeurs de ma conscience coupable. Ecartez le glaive de Votre Justice suspendue sur ma tête, éloignez de moi ce trouble du péché, cet aveuglement, cet endurcissement du cœur qui sont le langage terrible de Votre fureur et de Votre vengeance. Cependant, mon Dieu, je Vous conjure de ne pas me donner une plus grande marque de Votre Colère en m'abandonnant aux désirs de mon cœur et à une fausse sécurité. Punissez-moi, comme un père dont les châtiments sont accompagnés d'une tendre compassion, et non comme un ennemi dont la Miséricorde apparente est plus redoutable que la plus terrible Justice; et, puisque Vous êtes bon et indulgent envers tous, que Votre colère se change en douceur pour moi et pour ceux qui reviennent à Vous de tout leur cœur. Ainsi soit-il.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Quatorzième jour

Le Pécheur perd la vie de l'âme


Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que le péché mortel, en Vous séparant de Dieu qui est Votre Vie, Vous donne la mort. Toute âme qui aura péché mourra; ses péchés sont comme des lions dont les dents meurtrières la tuent. Vous paraissez vivante aux yeux des hommes; mais, sans la Grâce de Dieu, vous êtes aussi véritablement morte que les cadavres qui sont dans le tombeau; votre plus grand malheur serait d'être insensible à un état si déplorable. Quoi! vous pleurez le corps dont l'âme est sortie, tandis que vous ne versez pas une larme sur le malheur de l'âme de laquelle Dieu s'est retiré!

 

Prière

 

Qu'elle est funeste et lamentable, ô mon Dieu, la mort qui prive les Pécheurs, non de la vie de la nature, mais de la vie de la Grâce! Qui me donnera des larmes pour pleurer sur vos enfants qui, étant vivants aux yeux des hommes, sont réellement morts devant Vous, et sur moi le premier, qui suis peut-être encore dans la mort du péché? Je me regarderai désormais comme une âme retirée de l'enfer par un privilège singulier de Votre Bonté: car, si Vous m'aviez laissé mourir dans le péché, comme je le méritais, je serais maintenant dans les flammes, au nombre des réprouvés; et je n'aurais d'autre occupation que de Vous blasphémer et de Vous haïr. Mais Vous ne m'avez pas fait éprouver la rigueur de Vos Jugements et le poids de Vos vengeances éternelles; Vous avez aimé mieux signaler Votre grande Miséricorde envers moi en écoutant la voix de Votre Cœur, ce Cœur si Bon, si Charitable, si Compatissant, qui demande, non la mort des Pécheurs, mais leur justification et leur salut. Non, Seigneur, je ne mourrai pas de la mort du péché, puisque Vous voulez guérir toutes mes infirmités et m'appeler du tombeau de mes iniquités à la Vie de la Grâce et de l'Amour. J'ouvre mon cœur à cette douce espérance: car Vous êtes la vie de mon âme; Vous lui donnerez une Vie nouvelle, une Vie pleine de force et de vigueur, ou plutôt Vous vivrez Vous-même en elle par l'esprit de Votre Sainteté et la plénitude de Votre Vertu pour la Gloire de Votre Saint Nom.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 

Quinzième jour

Le Pécheur perd la liberté

 

Réflexions pratiques

 

Lorsque vous êtes dans la grâce de Dieu, ô mon âme, vous êtes libre: liberté douce et honorable, la seule qu'on ne puisse vous ravir. Mais avez-vous eu le malheur de pécher mortellement, vous êtes esclave du démon qui règne dans votre cœur, esclave de vos passions auxquelles vous sacrifiez à chaque instant votre repos et votre conscience, esclave du monde dont vous suivez les caprices. Tout en vous est asservi: vos sens, vos facultés, votre cœur, votre raison. Malheur à l'âme infortunée qui, étant chargée de fers, n'en sentirait pas la pesanteur, et qui, étant captive du démon, ne gémirait pas d'une telle servitude!

 

Prière

 

Vous l'avez dit, ô mon Dieu, et la vérité sortie de Votre Bouche Sacrée demeure éternellement: « Mon joug est doux et mon fardeau léger ». En effet, lorsque j'étais dans Votre Grâce, je jouissais de la liberté qui consiste dans l'affranchissement de tout autre joug que du Vôtre; liberté qui me comblait de joie, de bonheur et de consolation. Mais, depuis que j'ai renoncé à cette douce et aimable liberté de vos enfants pour passer sous la honteuse servitude du péché et du démon, je suis devenu l'esclave de plusieurs tyrans qui asservissent mon esprit, mon imagination, mon cœur, mon âme tout entière: dans ce triste état, quand même je voudrais revenir à Vous, Vous prier, éviter une occasion, le démon ne me le permettrait pas. Semblable à Augustin, esclave de mes passions comme lui, je pousse des soupirs, lié que je suis par les chaînes de mes péchés que je ne puis briser, parce que ma volonté, s'endurcissant dans le mal auquel elle prend plaisir, devient plus tenace que le fer même. Sauveur d'Israël, sortez de Sion, et venez briser ces chaînes de fer qui tiennent ma volonté captive; venez et faites resplendir dans mon âme Votre Divine Lumière, pour mettre le sceau à ma délivrance; et je Vous sacrifierai une hostie de louange, et j'invoquerai Votre Nom, ce Nom si Saint et si vénérable, auquel je serai redevable de cette vraie liberté, de cette liberté parfaite que j'espère posséder un jour en Vous possédant Vous-même dans le Ciel.

 

Pratique pour tous les jours du mois : Offrons à Notre-Seigneur, par le canal de Sa Sainte Mère, nos peines et nos souffrances en expiation de nos péchés passés.

Aspiration : Pardonnez, Seigneur, pardonnez à votre peuple, et ne soyez pas éternellement irrité contre nous.

 Père Miséricordieux

Téléchargez le texte de ces méditations (pdf) en cliquant ici

04 février 2012

Prière à Notre Dame des Émigrés

660_001

Prière à Notre Dame des Émigrés


Très Sainte Vierge Marie, Vous qui accompagnez sur les routes du monde ceux qui s'expatrient pour chercher du travail et du pain, après avoir connu Vous-même l'exil, regardez avec bienveillance notre condition ; bénissant ceux qui nous reçoivent, veillez, nous Vous en prions, sur tous ceux que le besoin chasse de chez eux et que la fraternité des autres accueille en les associant à leurs propres sueurs dans les plus durs labeurs.


Soyez une aide aimante, Vous, secours des chrétiens, consolatrice des affligés, pour celui qui, contraint par le sort, éloigné de sa terre natale, vit au milieu d'angoissants soucis pour soi, pour les siens et n'a souvent personne près de lui pour comprendre pleinement sa peine, ranimer ses forces, relever avec la voix du sang son esprit abattu.


Faites, ô Marie, que, réconfortés par Votre miséricorde, secourus par Votre maternelle providence, défendus par Votre prière, les uns et les autres, nous les exilés et nos familles dans l'inquiétude, tous pareillement soutenus par la Foi, l'Espérance et l'Amour, nous marchions dans la crainte de Dieu et que, soumis à la divine Volonté, fidèles à Jésus-Christ et à son Église, nous jouissions des fruits de la Justice chrétienne et, méritions ainsi la paix dans le temps, et le parfait bonheur dans l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Vénérable Pie XII, le 21 novembre 1953

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

01 février 2012

Neuvaine en union avec le Vénérable Frère Joseph de Ventron

Neuvaine en union avec le Vénérable Frère Joseph de Ventron
Pour la récitation privée

390662_336877982993116_336873919660189_1503384_1749497336_n
La vie de Frère Joseph, l'ermite de Ventron (1724-1784)


Frère Joseph, Pierre-Joseph Formet, est né à Lomontot, un hameau de Lomont, en Haute Saône, le 7 février 1724. Elevé pieusement dans l'amour de Dieu et du prochain, il fut un enfant docile et affectueux. Ses parents étaient de simples ouvriers, son père exerçait la profession de sabotier. Après le décès de sa mère, puis le remariage de son père, Pierre-Joseph s'engagea comme domestique à Royes. Il avait 15 ans, sa vie édifiante lui valut de la part de son maître le doux surnom « d'ange tutélaire de son foyer ». A l'armée, de 1741 à 1748, il devint un bon soldat et resta modeste et pur. « On peut, disait-il, faire sa religion à l'armée comme ailleurs » ; son capitaine le congédia par ces mots : « Va faire saint où tu voudras ». Il revint dans son pays natal et travailla dans une usine de salpêtre, jusqu'à la mort de son père, où il quitta son cher pays pour vivre dans la solitude et la prière. « Loué, adoré soit Jésus-Christ ». Ainsi se résuma sa vie lorsqu'il se fixa après maints essais entre Bussang et Ventron, à la Tête de de Forgoutte, à 1050 mètres d'altitude.


On l'appela Frère Joseph


Les habitants de Ventron, vénérant le saint homme, lui construisirent un oratoire de bois qui fut légèrement modifié au cours des années. Il demeura 33 ans au dessus du village qu'il s'était choisi, priant, jeûnant, s'unissant à la Passion du Christ, se mettant à la disposition de tous ; un modèle de piété de modestie et de vertus. Subissant les attaques du malin, il expiait le mal : « Oh !, disait-il celui qui m'a fait cela m'en fera sans doute bien d'autres ». Frère Joseph reçut des dons extraordinaires, il ressuscitait les enfants morts-nés pour qu'ils reçoivent le baptême. Par ses prières, il obtenait la guérison des malades et disait simplement : « soyez sûrs que le Bon Dieu a écouté vos prières plutôt que les miennes ». Depuis la mort du Frère Joseph, le 30 avril 1784, ses miracles et bienfaits restent un témoignage de sa protection. « Je protégerai Ventron de la peste, de la faim et de la guerre ». Prier avec lui est le plus doux des hommages rendus à la Vierge Marie. « La prière ne reste jamais à terre, Dieu en relève toujours quelque chose ». (Parole de Frère Joseph).

Le bicentenaire de sa mort a eu lieu le 30 juillet 1984, devant une foule de pèlerins, près de la petite chapelle édifiée de son vivant par les habitants de Ventron. Une Messe d'action de grâce sous un soleil radieux faisait monter vers le protecteur des lieux, les prières des cœurs reconnaissants.

377520_336877906326457_336873919660189_1503380_846743841_n
Premier jour
« Allez et qu'il vous soit fait comme vous avez cru »


O Dieu qui avez orné Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, d'une Foi vive et agissante, daignez augmenter ma Foi, afin qu'à son exemple, je puisse croire fermement toutes les Vérités que Vous nous avez révélées ; éclairez de Vos Lumières tous ceux qui sont dans les ténèbres et l'erreur du doute, afin qu'ils Vous confessent et Vous adorent en esprit et en vérité. Accordez-moi la grâce d'agir toujours en conformité avec Votre Sainte Loi et, à la suite du Frère Joseph, de marcher fidèlement en Votre sainte présence et de toujours persévérer dans la prière.

Je Vous demande encore, ô mon Dieu, de prononcer Votre justice afin que soit manifestée la sainteté de Votre Serviteur qui a toujours vécu dans la Foi, enfin pour faire éclater la puissance de son intercession, je Vous supplie de m'accorder, par son intercession, la grâce de.... (nommez-la), que je Vous demande avec Foi, au Nom de Votre Fils Bien-aimé, jésus, le Christ, notre Seigneur, qui disait à ceux Lui demandaient un miracle : « Allez, votre Foi vous a sauvé ». Ainsi soit-il.


Deuxième jour
« Il m'est bon de mettre en Dieu mon espérance »


O Dieu qui avez réjoui le cœur du Vénérable Frère Joseph, en lui accordant une espérance si ferme que, pour obtenir de Vous posséder éternellement, il a méprisé les biens de ce monde et choisi les moyens les plus propres a rester uni avec Vous, ne permettez jamais que je ne désespère de Votre Bonté ni que je ne pèche par une folle présomption, mais faites-moi la grâce, de me défier de moi-même, afin d'attendre tout bien de Votre Miséricorde et de Votre Puissance.

Faites, ô mon Dieu que, fidèle à vos Promesses, Vous daigniez exalter Votre humble Serviteur et accordez-moi, je Vous en supplie très humblement, la grâce de...., que je Vous sollicite avec confiance et soumission à Votre Sainte Volonté. Au Nom de Jésus, le Christ, notre Seigneur, dont les mérites sont infinis. Ainsi soit-il.


Troisième jour
« Par dessus tout, ayez la Charité »


O Dieu qui, après Vous être uni par les liens de la plus ardente Charité avec Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, lui avez inspiré le désir constant de ne nuire à personne et d'être utile à tous, accordez-moi, je Vous en supplie, par le secours de ses prières et de ses exemples, de toujours accomplir ce qui Vous est agréable et qui peut procurer le bien spirituel et temporel de mon prochain.

Faites éclater une fois de plus la Charité toute fraternelle de Votre Serviteur, hâtez le jour où il sera déclaré en possession du bonheur et de l'amour éternels, et daignez m'accorder, par son intercession la grâce de..., par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui nous as aimés jusqu'à souffrir et mourir pour nous sur la croix. Ainsi soit-il.


Quatrième jour
« Dieu donne Sa Grâce aux humbles »


O Dieu notre Père, qui êtes le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, devant qui tout est néant et péché, Vous avez inspiré à Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, une telle humilité qu'il s'est caché aux regards des hommes et qu'il s'est déclaré plus pécheur que les autres. Faites qu'à son exemple, j'arrache de mon esprit tout sentiment d'orgueil, de vaine gloire, d'amour-propre et que je pratique l'humilité en acceptant sincèrement les humiliations, afin que je voie se réaliser Votre promesse d'accorder Votre Grâce aux humbles de cœur.

Et puisque Vous avez promis d'exalter ceux qui s'humilient, je Vous demande humblement, ô mon Dieu, de glorifier dans votre Eglise l'humble Solitaire de Ventron, en m'accordant par son intercession, la grâce de... Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, modèle de la véritable Humilité et récompense des humbles. Ainsi soit-il.


Cinquième jour
« Ce sont les forts qui ravissent le Ciel »


O Dieu, qui avez rendu digne d'admiration Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, par la force que Votre Esprit lui a donnée et qu'il a montrée en triomphant du monde et de ses passions et en surmontant les tentations et les persécutions que le démon lui faisait subir. Vous qui avez aussi fortifié son cœur et lui avez accordé la grâce de persévérer constamment dans cette terrible lutte  jusqu'à son dernier soupir, faites, je Vous en supplie, que je puisse imiter sa force et sa constance, afin que, victorieux du démon, du monde et de moi-même, je vive et je meure en Votre Saint Amour.

Daignez ô mon Dieu, ô mon Dieu, inspirer au Souverain Votre Pontife de reconnaître, face à l'Eglise, que Votre Serviteur à reçu la couronne de gloire réservée à ceux qui ont mené le bon combat, et par l'intercession du Frère Joseph, accordez-moi la grâce de..., que je sollicite de toutes les forces de mon âme. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui règne victorieux avec Vous pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Sixième jour
« Ceux qui sont du Christ ont mortifié leur chair »


O Dieu qui avez inspiré à Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph d'imiter la mortification de Jésus-Christ, Votre Fils, fait Homme pour notre Salut, de revêtir la haire et le cilice et qui lui avez inspirer de passer sa vie dans les jeûnes, les veilles et de continuelles privations, faites-moi la grâce d'aimer comme lui la pénitence et de réduire mon corps en servitude afin que, ne se révoltant plus contre Votre Sainte Loi, il expie les fautes dont je me suis rendu coupable.

Détournez vos yeux de mes offenses, Seigneur, et regardez d'un œil favorable les blessures que Votre Serviteur a fait subir à son corps par ses nombreuses mortifications ; manifestez qu'après avoir suivi Votre Divin Fils sur le Calvaire, il l'accompagne maintenant dans la Gloire, et soyez propice à la prière que je vous adresse en m'accordant la grâce de..., que je Vous demande par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui Vous montrant Ses Plaies sacrées, intercède pour nous maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Septième jour
« Bienheureux les cœurs purs car il verront Dieu »


O Dieu, Source de toute Sainteté, Vous avez placé Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, tel un lys embaumant la solitude,  comme un modèle de pureté au milieu d'un siècle pervers, accordez-moi, je Vous en conjure, la grâce de conserver avec le plus grand soin l'aimable vertu et de pratiquer une chasteté conforme à mon état de vie. Faites que je mette une garde à mon imagination et à mon cœur, une garde à tous mes sens, afin de me conserver pur au milieu même de la corruption, devenue, hélas, trop générale ; et que ma modestie se manifeste à tous par mes paroles, mes actions et mes démarches.

O Dieu, Vous avez promis Votre vision aux cœurs purs, je crois donc que Votre Serviteur jouit de cette vision qui fait les Bienheureux : faites le décréter par Votre Eglise et pour y aider, et daignez m'accorder, par l'intercession de Votre Serviteur, la grâce de..., par Jésus, le Christ, notre Seigneur, lui qui est l'Agneau sans tâche digne de toute louange et de tout honneur. Ainsi soit-il.


Huitième jour
« Celui qui mange ce Pain vivra éternellement »


O Dieu qui avez enflammé Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph d'un zèle admirable pour procurer l'amour, la gloire et l'adoration de la Sainte Eucharistie, faites qu'à son exemple, je témoigne un amour sincère au Divin Sacrement de nos autels par des visites remplies de respect et de piété et surtout par un ardent et fréquent désir de recevoir dignement le Pain Eucharistique, afin que Jésus soit en moi et que je vive éternellement.

Daignez permettre, ô mon Dieu et Seigneur Jésus, que Votre Eglise chante que Vous avez admis à Vous contempler Face à face et sans voiles, Votre Serviteur, le Frère Joseph, dont la vie était consacrée à Vous adorer caché sous les voiles Eucharistiques, et par son intercession, daignez m'accorder la grâce de... Ainsi soit-il.


Neuvième jour
« Voilà votre Mère »


O Dieu qui avez embrasé le cœur de Votre Serviteur, le Frère Joseph, d'une dilection toute filiale pour la Très Sainte Vierge, faites que par le secours de ses prières et de son exemple, je choisisse moi aussi Votre Divine Mère comme la « Mère de mon cœur » et lui prouve mon amour en ne passant jamais un seul jour sans la prier spécialement, surtout par la récitation du chapelet, afin de pouvoir obtenir sa protection dans tous les dangers auxquels je suis exposé, corps et âme, et enfin que je puisse obtenir son assistance maternelle au moment de mon dernier soupir.

O Marie, Sainte Mère de Jésus, bonne Mère de mon cœur, puisqu'il est impossible que périsse un seul de ceux qui Vous sont dévoués, je crois fermement qu'au jour de la mort de votre fidèle serviteur, le Vénérable Frère Joseph, Vous l'avez introduit dans la gloire éternelle. Faites éclater et publier sa sainteté et son crédit auprès de Dieu, afin qu'il m'obtienne la grâce de..., que je sollicite avec confiance, malgré mes misères et toute mon indignité. Ainsi soit-il.

393341_336877882993126_336873919660189_1503379_2007055458_n
Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici