Le Mois de Marie de Notre-Dame de Lourdes

Henri Lasserre

 Bertrand-Sévère_Laurence

Vingt-deuxième jour

Le juge Jean D, réserve de l'Êvêque, murmures des multitudes, fermentation populaire

 

I. Il y avait à Lourdes un Juge de Paix. Cet homme se nommait Jean D. Il était aussi acharné contre la Superstition que les Dominique, les Pardoux, les Vital et autres autorités constituées. Ce juge, ne pouvant en telles circonstances condamner les délinquants qu'à une amende minime, imagina un moyen détourné de rendre l'amende énorme et véritablement redoutable pour les pauvres gens qui, de tous côtés, venaient prier devant la Grotte et demander à la Vierge, celui-ci, le retour d'une santé perdue; celui-là, la guérison d'un enfant bien-aimé; un troisième, quelque grâce spirituelle, quelque consolation à une grande douleur. M. Jean D., agissant au correctionnel, condamnait ces malfaiteurs à cinq francs d'amende. Mais, par une conception digne de son génie, il englobait en un seul jugement tous ceux, qui avaient violé la défense préfectorale soit en faisant partie de la même foule, soit même, paraît-il, en se rendant à la Grotte dans le cours de la même journée. Et il prononçait, contre eux tous, une condamnation solidaire aux dépens. De sorte que, pour peu que cent ou deux cents personnes se rendissent ainsi aux Roches Massabielle, chacune d'elles se trouvait exposée à payer non seulement pour elle-même, mais pour les autres, c'est-à-dire à verser une somme de 500 à 1000 francs. Et cependant, comme la condamnation individuelle et principale n'était que de cinq francs, la décision de ce magistrat était sans appel devant un tribunal supérieur et il n'y avait aucun moyen de la faire réformer. Le juge Jean D. était tout-puissant, et c'est ainsi qu'il usait de sa toute-puissance.

II. Le Clergé continuait à ne pas se rendre, à la Grotte et à se tenir entièrement en dehors du mouvement. Les ordres de Mgr Laurence à ce sujet étaient strictement observés dans tout le diocèse. Les populations, cruellement agitées par les persécutions administratives, se tournaient avec anxiété vers les autorités ecclésiastiques chargées par Dieu de la conduite et de la défense des Fidèles, et elles s'attendaient à voir l'Évêque protester énergiquement contre la violence faite à leur liberté religieuse. Attente vaine. Monseigneur gardait un silence absolu, et laissait faire le Préfet. Bien plus, M. Pardoux faisait imprimer dans ses journaux qu'il agissait de concert avec l'autorité ecclésiastique, et, à la stupéfaction générale, l'Evêque ne démentait point une telle assertion. L'âme des peuples était troublée. Déjà, dès les commencements, la foi ardente des multitudes avait peu compris l'extrême prudence du Clergé. Au point où en étaient les événements, après tant de preuves de la réalité des Apparitions de la Vierge, après le jaillissement de la Source, après tant de guérisons et de miracles, cette réserve excessive de l'Ëvêque en présence d'un Pouvoir persécuteur leur paraissait une inexplicable défection. Le respect qu'on avait pour son caractère ou pour sa personne ne suffisait pas complètement pour contenir l'expression des murmures populaires. Pourquoi ne pas se prononcer sur le fait, alors que les éléments de certitude affluaient de toute part? Pourquoi au moins ne pas ordonner une enquête, une étude de la question, un examen quelconque pour guider la foi de tous et l'empêcher de s'égarer? Les événements qui suffisaient pour bouleverser le Pouvoir civil et pour soulever d'innombrables populations n'étaient-ils donc pas dignes de l'attention de l'Évêque? Par la logique des événements et la pente naturelle du cœur humain, ce vaste mouvement d'hommes et d'idées, si essentiellement religieux dans son principe, menaçait de devenir anti ecclésiastique. Les multitudes s'irritaient de plus en plus contre l'abstention si prolongée du Clergé Mgr Laurence continuait cependant de demeurer dans son immobile réserve. Quelles étaient les raisons du prélat pour résister à cette voix du peuple qui est quelquefois la voix du Ciel? Était-ce prudence divine? Était-ce prudence humaine? Était-ce sagesse? Était-ce faiblesse?

III. Croire n'est pas facile. Malgré tant de preuves éclatantes, Mgr Laurence conservait encore des doutes et hésitait à agir. Sa foi très- savante n'allait pas aussi vite que la foi des simples. Comme l'apôtre Thomas, refusant de croire aux témoignages des autres Disciples et des saintes Femmes, Mgr Laurence aurait voulu voir toutes choses de ses yeux et les toucher de ses mains. Bien que, par moments, il fût vivement frappé de tant d'événements extraordinaires, il craignait tellement d'affirmer légèrement le Surnaturel, qu'il eût peut être risqué de le méconnaître ou de ne le confesser que trop tard, si la grâce de Dieu n'eût tempéré en lui et renfermé dans les limites d'une juste mesure cette pente native que nous venons d'indiquer. Non-seulement Mgr Laurence hésitait à se prononcer, mais il hésitait même à ordonner une enquête officielle. Evêque catholique, fortement pénétré de la dignité extérieure de l'Église, il avait quelque peur de compromettre la gravité de cette mère du genre humain, en l'engageant prématurément dans le solennel examen de tous ces faits singuliers dont il n'avait pas une connaissance personnelle suffisante, et qui pouvaient, après tout, n'avoir pour base que les enfantillages d'une petite bergère et les vaines illusions de pauvres, âmes fanatisées. Dans cet esprit de prudence et d'expectative, l'Evêque ordonna au Clergé diocésain de prêcher hautement le calme aux populations, et d'employer son influence à les faire se soumettre à l'Arrêté du Préfet. Éviter tout désordre matériel, ne créer aucun embarras nouveau, favoriser même, par respect pour le principe d'Autorité, l'exécution des mesures prises au nom du Pouvoir et voir venir les événements, paraissait à l'Évêque le plus sage de tous les partis. Peut-être, un autre en sa place eût-il raisonné d'autre sorte. Mais il était bon qu'il raisonnât et qu'il agît ainsi; il était bon qu'il ne crût pas encore.

Plus l'Évêque se tenait en dehors du mouvement, plus il était rebelle ou même un peu hostile a la foi populaire, et plus l'œuvre surnaturelle montrait sa force en triomphant sans aucune aide extérieure, par elle-même, par sa vérité intrinsèque, par sa puissance propre, et malgré l'animosité ou l'abstention de tout ce qui, en ce monde, porte le nom de Pouvoir. La Providence avait résolu qu'il en fût ainsi, et que le grand fait de l'Apparition de la Très-Sainte Vierge au dix-neuvième siècle, traversât, comme le Christianisme naissant, les épreuves et les persécutions. Elle voulait que la foi universelle commençât par les petits et les humbles, de façon que là, comme au Royaume du Ciel, les derniers fussent les premiers et les premiers les derniers. Il était donc nécessaire, dans la pensée divine, que l'Évêque, bien loin d'avoir l'initiative, fût des plus longs, j'allais dire des plus durs à se rendre, pour ne céder enfin, après tous les autres, qu'à la gravité irrécusable des témoignages et à l'irrésistible évidence des faits. Et voilà pourquoi il avait plu à Dieu de ne pas donner tout d'abord à Mgr Laurence la foi en l'Apparition et de le maintenir dans le doute, malgré tant de faits éclatants.

IV. Moins calmes et moins patientes que l'Évêque, emportées par l'enthousiasme des grandes choses qui se passaient sous leurs yeux, et^par l'émouvant spectacle des guérisons miraculeuses qui se multipliaient, les populations, cependant, ne se laissaient nullement arrêter par les mesures violentes de l'Administration. Les plus intrépides, bravant les tribunaux et leurs amendes, franchissaient les barrières et venaient prier devant la Grotte, après avoir jeté leur nom aux Gardes qui veillaient à l'entrée du terrain communal. Parmi ces Gardes, plusieurs croyaient comme la foule et commençaient, en arrivant, et avant de se mettre en faction, par s'agenouiller à l'entrée du lieu vénéré. Placés entre le morceau de pain que leur donnait leur modeste emploi de Sergent de ville ou de Cantonnier et la besogne répugnante qu'on leur imposait, ces pauvres gens, dans leur prière à la Mère des indigents et des faibles, rejetaient la responsabilité de la douloureuse consigne qu'ils exécutaient sur les Autorités qui les forçaient d'agir. Malgré cela, ils remplissaient strictement leur tâche et verbalisaient régulièrement contre les délinquants.

Bien que, dans leur zèle impétueux, beaucoup de croyants s'exposassent volontiers au péril pour aller publiquement invoquer la Vierge au lieu de l'Apparition, la jurisprudence de M. Jean D. dont l'amende, en apparence de 5 francs, pouvait s'élever, ainsi que nous l'avons expliqué, à des sommes énormes, était faite pour effrayer la multitude. Pour un grand nombre, pour tous ceux du menu peuple, une telle condamnation eût été une ruine complète. Aussi, la plupart essayaient-ils d'échapper à la rigoureuse surveillance du Pouvoir persécuteur. Parfois les croyants, respectant les barrières, où stationnaient les Gardes à la frontière du terrain communal, parvenaient à la Grotte par des chemins détournés. Quelqu'un d'entre eux, laissé en arrière, faisait le guet et prévenait, par un signal convenu, de l'arrivée de la Police. Des malades furent ainsi péniblement transportés jusqu'à la Source miraculeuse. L'autorité officielle, informée de ces infractions, doubla les postes, et intercepta tous les sentiers. On en vit alors, malgré la violence des eaux, traverser le Gave à la nage pour venir prier devant la Grotte et boire à la sainte Fontaine. La nuit favorisait de telles infractions qui se multipliaient de plus en plus, en dépit du bon vouloir et de l'activité des Agents.

L'influence du Clergé était diminuée, presque compromise, par les raisons que nous avons exposées. Malgré les efforts qu'ils faisaient pour se conformer aux injonctions de l'Évêque, les prêtres étaient impuissants à cal- mer les esprits agités et à faire comprendre que les actes, mêmes arbitraires, du Pouvoir devaient être respectés. L'ascendant personnel du Curé de Lourdes, si aimé et si vénéré, commençait à échouer devant l'irritation populaire. L'ordre était menacé par les mesures mêmes que l'on avait prises sous prétexte de le maintenir. Les populations, froissées dans leurs croyances les plus chères, oscillaient entre la soumission et la violence. Si, d'un côté, on signait dans toutes les maisons des pétitions à l'Empereur pour demander, au nom de la liberté de conscience, le retrait de l'Arrêté préfectoral, de l'autre, à trois ou quatre reprises, les planches qui fermaient la Grotte furent brisées nuitamment et jetées dans le Gave. Dominique s'efforça en vain de découvrir les croyants, peu respectueux pour l'Autorité, qui se livraient à ce délit jusqu'ici inconnu dans nos Codes: la prière nocturne, avec effraction et bris de clôtures.

Un jour la foule plus nombreuse que de coutume ne put se contenir et franchit Ta barrière en niasse compacte, sais rien répondre aux interpellations et aux cris effarés des agents. La Police, se troublant devant ces milliers d'hommes, recula et laissa passer le torrent. Le lendemain, les ordres et les remontrances du Préfet vinrent réconforter la Police et prescrire une surveillance de plus en plus sévère. On augmenta les forces: on fit entendre aux agents le mot de destitution. La rigueur. redoubla. Des bruits sinistres, absolument faux mais habilement répandus et facilement acceptés par les multitudes, parlaient de prison pour les délinquants. La pénalité réelle ne suffisant pas, on essayait de faire naître dans l'âme des croyants une sorte de terreur par des menaces imaginaires. D'une façon ou d'une autre, on parvint à empêcher pendant quelques jours le renouvellement des infractions ouvertes. Parfois, des malheureux, venus de loin, des infortunés en proie à la paralysie, à la cécité, à quelqu'une de ces tristes infirmités que la médecine abandonne, et que Dieu seul a le secret de guérir, arrivaient chez le Maire, et ils suppliaient à mains jointes de leur permettre d'aller chercher une suprême chance de salut à la Source miraculeuse. Le Maire, obstiné dans la consigne préfectorale, et montrant, dans l'exécution des mesures prises, cette énergie de détail par laquelle les natures faibles se trompent elles-mêmes, le Maire refusait, au nom de l'Autorité supérieure, la permission demandée.

Le plus grand nombre allait alors sur la rive droite du Gave en face de la Grotte. Il y avait là, à certains jours, un peuple innombrable, sur lequel on n'avait aucune prise; car le terrain que foulaient ces multitudes appartenait à des particuliers, qui croyaient attirer sur eux la bénédiction du ciel en autorisant les pèlerins à venir s'agenouiller dans ces prairies, et à y prier les yeux tournés vers le lieu des Apparitions et la Fontaine des Miracles. Durant ce concours prodigieux, la jeune Bernadette, épuisée par son asthme, fatiguée sans doute aussi partant de visiteurs, qui voulaient la voir et l'entendre, tomba malade. Dans son vif désir de calmer les esprits et d'éloigner toute cause d'agitation, Monseigneur profita de cette circonstance pour faire conseiller aux parents d'envoyer Bernadette aux eaux de Gauterets qui sont toutes voisines de Lourdes. C'était un moyen de soustraire la Voyante à ces dialogues, à ces interrogations, à ces récits de l'Apparition dont tout le monde était avide et qui entretenaient l'émotion populaire. Les Soubirous, inquiets de l'état de Bernadette et trouvant, de leur côté, que ces perpétuelles visites la brisaient, la confièrent a une tante qui allait elle-même à Cauterets et qui se chargea gratuitement des menues dépenses de ce voyage, d'ailleurs très-peu coûteux à cette époque de l'année où les thermes sont encore presque déserts. Les privilégiés et les riches n'y viennent qu'un peu plus tard et il n'y a guère à Cauterets, pendant le mois de juin, que quelques pauvres gens de la Montagne. Malade, cherchant le silence et le repos, essayant de se soustraire le plus possible à la curiosité publique, Bernadette y prit les eaux pendant deux ou trois semaines.

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Prière pour les Evêques

 

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

Qu'elle est grande, ô Notre-Dame de Lourdes, la responsabilité qui pèse sur les Évêques du monde chrétien! Et combien ils ont besoin de grâces particulières et surabondantes pour accomplir dignement leur charge redoutable. Ne sont-ils pas parmi la grande multitude des âmes, attaquées par Satan et ses anges, ce que sont les généraux dans une armée en bataille. Leurs vertus, leur vigilance, leur savoir, leur courage sont le salut des peuples; leurs fautes, même légères, leurs négligences, leurs défaillances devant un devoir ont des conséquences incalculables, et compromettent invisiblement tantôt quelques êtres isolés, tantôt des groupes considérables, tantôt le troupeau tout entier confié à leurs soins, et dont ils répondent âme pour âme. Les hommes voient chaque jour de tels désastres s'accomplir à la lettre dans les armées où il s'agit du salut matériel. Dieu les voit s'accomplir mystérieusement dans le sein de l'Église, où il s'agit du salut moral et de l'éternelle vie. O notre Mère, qu'elle est terrible la responsabilité qui pèse sur les Évêques! Priez pour eux. Priez pour eux, Épouse du Saint-Esprit, et faites pénétrer jusqu'en la substance de leur âme les sept Dons divins qu'au sacrement de Confirmation leurs mains épiscopales ont le pouvoir de faire descendre sur le Fidèle agenouillé. Obtenez-leur le don de Sagesse afin que, n'aimant en ce monde que la volonté de Dieu, et ne trouvant de saveur qu'aux joies de la vertu, ils gouvernent la terre avec une âme toute céleste. Obtenez -leur le don d'Intelligence pour qu'ils comprennent la Vérité, qui est Dieu même, et qu'ils sachent la préserver de toute attaque, violente ou captieuse, de tout piège inventé par la malice des hommes. Obtenez-leur le don de Conseil, afin que, pénétrés de la gravité de chacun de leurs actes, ils s'inspirent toujours d'une prudence divine quand il s'agit du choix des hommes ou de la direction des choses. Qu'ils ne se laissent abuser, ni par les ruses des habiles, ni par l'intrigue des ambitieux, ni par les sophismes profanes qui essayeraient de mêler les scories de la terre à l'Église de Jésus-Christ. Qu'ils ne fassent que des œuvres saintes, qu'ils les fassent saintement, et qu'ils ne les confient qu'à des saints. Obtenez-leur le don de Force. Qu'à l'extérieur, nulle puissance ne les intimide quand il s'agit de défendre les droits de Dieu et de son Église. Qu'à l'intérieur nul abus ne les trouve faibles, que nulle influence, nulle considération humaine, nulle difficulté, nul obstacle ne les arrêtent quand il faut arracher les méchantes herbes, et émonder les mauvais rameaux dans la vigne de Jésus-Christ. Obtenez-leur le don de Science, afin que leurs paroles et leurs écrits soient, au milieu de nos ténèbres, comme des lampes ardentes éclairant toute la maison. Obtenez-leur le don de Piété, afin que leurs âmes étant continuellement en commerce avec Notre-Seigneur, ils ne vivent plus de leur vie propre, mais que, comme dans le cœur de saint Paul, ce soit Jésus-Christ lui-même qui vive en eux. Obtenez-leur le don de la Crainte de Dieu, afin qu'ils ne redoutent rien en ce monde, sinon de manquer en quoi que ce soit à leur devoir et d'encourir les jugements du Seigneur. Priez pour les Évêques, ô Marie, surtout en ces temps difficiles, pleins d'embûches et de périls. Ils sont Je sel de la terre: ne permettez jamais qu'il s'affadisse. En ce siècle d'incrédulité, de désolation et d'égoïsme, qu'ils soient des hommes de Foi, des hommes d'Espérance, des hommes de Charité. Que l'Évêque n'aime que Jésus-Christ, ne comprenne que Jésus-Christ, ne consulte que Jésus-Christ, ne sache que Jésus-Christ, n'adore que Jésus-Christ, ne craigne que Jésus-Christ, ne croie que Jésus-Christ, n'espère que Jésus-Christ et, encore une fois, à la fin comme au commencement, au point d'arrivée comme appoint de départ, n'aime que Jésus-Christ. Que chaque matin l'Evêque se dise: « Ce que Jésus-Christ ferait aujourd'hui à ma place, je le ferai ». Que chaque soir il puisse se dire: « Ce que Jésus-Christ aurait fait à ma place, je l'ai fait ». Ô Marie, Reine des Apôtres, bénissez les Evêques. Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous. Ainsi soit-il.

 

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