03 juin 2012

Apparitions à Fatima 2/9

Apparitions à Fatima (2/9)


Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Quatrième jour

Bonté ineffable de Son Cœur

 

Voix de Jésus

 

« Je t'ai parlé de Ma Divinité, ô mon fils; mais que t'en ai-je dit?... Rien, en comparaison de la réalité: pour t'en faire comprendre quelque chose, il faudrait t'enlever de la terre et te transporter au milieu de Mes Saints; et quand même il entrerait dans les vues de Ma Providence de te ravir au troisième ciel, comme l'Apôtre des nations, l'éclat de la beauté du Dieu Trois Fois Saint laisserait ton âme éperdue dans un éblouissement qui accablerait ta débile nature. Mais pour te consoler de ton impuissance, pour t'aider à prendre, même dans ton exil, un avant-goût du souverain bien, je Me suis fait chair Dans ta faiblesse, tu ne pouvais monter jusqu'à Moi; je suis descendu vers toi jusqu'à prendre la nature humaine; Je Me suis donné un cœur d'homme, et Je te l'offre plein de grâce et de vérités; et Mon grand désir est de contracter avec toi l'union la plus intime. Oh ! Si tu savais comme ton cœur est fait pour Mon Cœur... comme Mon Cœur veut ton amour, ton ardent amour!... C'est Lui qui tient sans cesse Mes yeux pleins de douceur et de bienveillance fixés sur toi, pauvre créature, toi Mon affranchi par Mon Sang, toi l'enfant de Mes Douleurs, devenu Mon fils au prix de la vie du meilleur des pères. C'est Lui qui tient Mes oreilles toujours ouvertes à tes gémissements et à tes larmes, toujours à tes demandes, à tes désirs: tu ne saurais jamais les lasser. C'est Lui qui fait distiller de Mes lèvres sur tes infirmités, sur tes dégoûts, sur tes amertumes, sur toutes tes peines, le vin de Ma force et l'huile de Ma Charité; Lui qui te fait entendre quelques-unes de ces paroles intérieures si douces et si puissantes pour guérir les plaies même les plus profondes. C'est ce Cœur qui Me fait tendre constamment les bras pour te soutenir, pour te relever, pour aider tes pas mal assurés dans la voie étroite du Ciel, pour accueillir tes regrets après tes faiblesses, après tes ingratitudes, et te presser dans les douces étreintes de Ma Miséricorde et de Mon Amour; c'est Lui qui, nuit et jour, ressent pour toi la plus vive tendresse, et te présente sa blessure pour verser dans ton âme l'onction d'une piété pure et forte, qui se nourrit au milieu des épines, et qui se plaît au milieu des lys. Il est donc vrai: tu es Mon unique, mon bien-aimé. C'est Toi que Je veux et que Je chéris; c'est toi, toujours toi... Ton amour répond-il à Mon Amour? Est-ce Moi, toujours Moi que tu veux et que tu chéris?... »

 

Réflexion

 

Comment résister à cet appel si tendre que Jésus fait à mon amour? Je n'ai qu'à donner pour m'enrichir : je donnerai bien peu en donnant mon misérable cœur, et je recevrai un don au-dessus de tous les dons, je posséderai Jésus, qui fait les délices des Anges et des Saints; et avec Lui j'aurai le gage certain de mon éternelle félicité. Ah! que j'ai lieu de rougir ici de confusion. Il est si naturel de répondre à un bon cœur, à un cœur compatissant et dévoué: ce n'est pas un devoir qui coûte à remplir, c'est un doux penchant à suivre. Hélas! quel cœur fut jamais bon, compatissant et dévoué comme le Cœur de Jésus?... Et j'ai pu si longtemps Lui refuser le mien, ou ne le Lui donner qu'à moitié, ou le reprendre après le Lui avoir donné ! Oh ! jamais plus, non jamais plus ni partage, ni inconstance Désormais Jésus seul : dans la joie et dans les larmes Jésus; à la vie et à la mort Jésus....

 

Pratique

 

1° Pénétrez-vous de cette consolante vérité, que Jésus pense continuellement à vous, qu'il veille constamment sur vous, et que son cœur adorable est toujours ouvert à vos besoins et à vos prières. 2° Soyez fidèle à la sainte pratique des âmes pieuses qui, à neuf heures du matin et à quatre heures du soir, invoquent le Sacré-Cœur, et offrez-lui, en union avec elles, l'hommage de toutes vos affections.

 

Tendre dévotions de quelques Saints envers le Cœur de Jésus

 

Les Saints se sont plu à choisir le cœur de Jésus pour leur asile et leur demeure, et à exprimer dans les termes les plus touchants leur tendre dévotion à ce trésor de charité. Saint Bonaventure portait une sainte envie au fer de la lance qui ouvrit, sur le Calvaire, ce divin cœur, et il s'écriait avec transport: « Oh! si j'avais été à sa place, je n'eusse plus voulu en sortir; mais je me serais dit : Voici mon repos à jamais ; ici je fixerai ma demeure, ma demeure de prédilection et de choix ». « Si vous voulez me trouver, écrivait Saint Elzéar à Sainte Delphine, son « épouse, cherchez-moi dans la plaie du côté de Jésus-Christ: c'est le lieu de mon repos ». « Approchons-nous, dit Saint Bernard, approchons-nous de Jésus, tressaillons, soyons ravis de joie au souvenir de son cœur... Oh! qu'il est bon, qu'il est délicieux d'habiter dans ce cœur! Votre cœur, ô Jésus, a été blessé pour nous offrir un sûr asile !... Il a été percé afin que, par cette blessure extérieure, nous pussions découvrir la blessure invisible que l'amour lui a faite... Qui donc n'aimerait pas ce cœur ainsi blessé » » Saint François d'Assise (comme notre divin Sauveur le fit connaître à Sainte Marguerite-Marie, choisie du ciel pour propager la dévotion au Sacré-Cœur) vivait intimement uni à ce cœur adorable et en obtenait des grâces toutes particulières. Saint François de Sales faisait son séjour habituel dans cette retraite d'amour, et le repos qu'il y goûtait ne pouvait être interrompu même par les plus grandes occupations. Sainte Mechtilde, Sainte Gertrude, Sainte Catherine de Sienne, Sainte Claire d'Assise, Saint Ignace, Sainte Thérèse d'Avila, Saint François Xavier, et une infinité d'autres saints, qu'il serait trop long de nommer, eurent aussi une dévotion toute spéciale à cet aimable cœur. Qu'il nous suffise de citer encore Saint Louis de Gonzague, dont la piété envers le Sacré Cœur de Jésus, dans l'exercice d'une vie intérieure et d'union continuelle avec Dieu, fut le caractère distinctif. Dans l'année 1765, un novice de la compagnie de Jésus, Nicolas Louis Célestini, étant attaqué d'une maladie très-grave, et se trouvant presqu'à l'agonie, vit lui apparaître l'angélique Louis qui lui adressa les paroles les plus consolantes, et l'exhorta à aimer le Sacré-Cœur et à en propager la dévotion, qu'il lui dit être fort agréable au Ciel. Nicolas le lui promit, et reçut en récompense la guérison miraculeuse de sa maladie. (Mois consacré au Sacré-Cœur, A. M. D. G.)

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