11 novembre 2012

Le Mois des Ames du Purgatoire

Le Mois des Ames du Purgatoire

438_001 (2)

Douzième jour

Motifs qui doivent nous engager à secourir les âmes du purgatoire

 

Préparation : 1° Faites un acte de foi sur la présence de Dieu qui vous voit, adorez-le, consacrez-vous à lui. 2° Demandez pardon de vos péchés, qui sont le plus grand obstacle aux fruits de l'oraison; insistez sur quelques uns en particulier. 3° Invoquez les lumières de l'Esprit-Saint, le secours de la sainte Vierge, de votre bon Ange et de quelque Saint auquel vous avez plus de dévotion.

2° L'intérêt de ces âmes

On ne peut se figurer une misère pareille à celle d'une âme qui, d'une part, souffre des maux dont notre imagination ne pourrait se former la plus petite idée, des maux qui du Purgatoire lui feraient un enfer, si l'espérance ne la soutenait; et qui, d'autre part, est dans une entière impuissance de s'en délivrer, et même de se procurer le moindre soulagement. Tel est l'état des âmes du purgatoire : en existe-t-il de plus digne de compassion ? Aussi il se rencontrerait difficilement un cœur assez dur pour n'en être pas touché, s'il le comprenait ou si seulement il voulait y réfléchir. En effet, quelle impression n'éprouveriez-vous pas, si Dieu faisait paraître devant vous une de ces âmes affligées, et que vous fussiez témoin de leurs tourments ? si vous entendiez leurs gémissements et leurs plaintes, et si, du fond de leurs cachots, elles poussaient jusqu'à vous ce cri lamentable: « Miseremini mei !!! » Ayez pitié de moi !!! » Il est certain que plus une personne est pauvre, plus nous sommes obligés de la secourir. Or, qui est plus pauvre que celui qui n'a rien, qui doit beaucoup, et qui n'a aucun moyen de travailler, de gagner ou de demander; et qui cependant doit satisfaire jusqu'au dernier denier, en souffrant des tourments inexprimables jusqu'à ce qu'il ait satisfait. Méditons un instant cet état extrême de misère et de pauvreté, et nous aurons une idée de l'état de délaissement des âmes du Purgatoire et du besoin extrême qu'elles ont qu'on vienne à leur secours. Nous comprendrons aussi pourquoi Saint Thomas enseigne que les prières offertes pour les morts sont mieux reçues que celles que l'on fait pour les vivants, parce qu'ils ne peuvent s'aider.

Il y a une obligation étroite, et la Loi de Dieu le commande, d'assister ceux qui sont dans la dernière nécessité. Cette Loi est générale, et s'étend sur les personnes étrangères et inconnues : mais il y en a dans les flammes purifiantes qui sont de notre connaissance, envers lesquelles nous avons peut-être des obligations, ou qui ne sont dans ces flammes qu'à cause de nous : il y a de nos amis, de nos parents, des frères, des pères et des mères qui se voient au milieu des tourments, délaissés de ceux qui leur doivent leur existence, leur fortune, etc.; quelle douleur pour eux, parmi de si grandes peines, de ne recevoir aucun secours de tant de personnes que les liens formés par la parenté ou l'amitié leur faisaient considérer comme d'autres eux-mêmes ? Voyez quelle différence entre la conduite que nous tenons à leur égard depuis leur mort, et celle que nous tenions de leur vivant : au moindre petit mal qu'ils éprouvaient nous travaillions à les soulager ; aucune peine ne nous coûtait : si nous avions vu une étincelle les atteindre, nous eussions aussitôt volé pour l'éteindre : si la maladie violente qui a tranché leurs jours eût dégénéré en une longue infirmité, s'ils languissaient encore sur leur lit de douleur, oserions-nous leur refuser quelques veilles, quelques assiduités ? Et maintenant, misérables et aveugles que nous sommes, nous les abandonnons, malgré la facilité de les secourir, dans des supplices qui ne se comprennent point ! Partout si une maison brûle on y court de tous côtés ; on voit une agitation générale, et cela pour empêcher que du bois, que des meubles ne brûlent ; et des âmes créées à l'image de Dieu, et des personnes pour qui nous devons avoir la plus grande considération, elles ont beau crier, appeler au secours, l'on ne fait rien pour elles ; on les oublie, on les néglige, quoiqu'on soit convaincu qu'elles peuvent avoir le plus grand besoin d'être secourues !!!

Faites à autrui ce que vous voudriez qu'on vous fit. Or, réfléchissez un instant et supposez-vous mort en état de grâce : le souverain juge a trouvé votre conscience exempte ou purifiée de tout délit assez grave pour vous faire encourir son indignation ; mais d'anciennes fautes trop légèrement expiées, une vie un peu sensuelle, des passions encore vives, plusieurs omissions inexcusables, etc., vous empêchent de posséder l'héritage céleste, d'ici à un terme connu de Dieu seul, et peut-être éloigné. Vous voilà donc réduit à une captivité extrêmement douloureuse, vos pensées se portent vers la terre, où bientôt votre souvenir sera entièrement effacé. Vous y voyez tous les hommes remplis d'eux-mêmes, et occupés du présent, comme s'il n'y avait point d'avenir. Oh ! si vous le pouviez, que ne feriez-vous pas pour intéresser leur insensibilité, pour toucher leur cœur, pour solliciter des prières, des bonnes œuvres propres à soulager vos maux ? Vous sentiriez alors tout le prix de cette Divine Charité qui est l'âme du Christianisme, l'espoir des malheureux, la ressource et le lien des deux mondes. Eh bien ! Cette Charité admirable que vous ne cesseriez d'implorer dans la cruelle extrémité où il est à propos de vous contempler vous-même d'avance, cette Charité si sainte, si active, si compatissante, ne vous parle-t-elle pas au fond du cœur pour tant d'âmes souffrantes dont vous pouvez, à certains égards, être le sauveur ? Dieu Lui-même ne vous dit-il pas : « Ce que vous ferez au moindre des miens, je le réputerai fait à moi-même ? » Ne parlons plus de parents, d'amis, etc. ; oublions, s'il se peut, tous les égards humains, tous les intérêts de la chair et du sang ; ne voyons ici que Dieu qui nous presse, nous sollicite, et veut être l'objet de la Charité qu'Il nous inspire. Secourons ses enfants, ses élus qui n'ont plus d'autre ressource que nos mérites qui, unis à ceux de Jésus-Christ, sont tout-puissants auprès de Dieu pour la délivrance des âmes du Purgatoire. Notre Divin Sauveur ne promet-il pas le bonheur éternel à ceux qui nourrissent ceux qui ont faim, vêtissent ceux qui sont nus ? Et pourquoi ? parce que les services qu'on rend aux pauvres, aux malheureux, c'est à Jésus-Christ qu'on les rend. Or, si ce Dieu de bonté daigne se substituer à nos frères souffrants en cette vie ; à plus forte raison se substitue-t-il à ceux qui souffrent dans l'autre, et qui sont même les principaux membres de Son Corps mystique. Tous les autres motifs, quelque justes, quelque beaux, quelqu'importants qu'ils nous semblent, ne sont-ils pas moins forts que celui-ci ? Eh ! que sommes-nous donc, s'il ne détermine pas nos volontés à faire les plus grands efforts pour le soulagement de tant de justes, dans lesquels nous savons que Jésus-Christ souffre, en nous laissant le pouvoir de le soulager ?

Instruction

Habituons-nous à voir Jésus-Christ dans chaque membre de l'église souffrante. Que ne doit pas produire en nous cette pensée : « Je peux soulager Jésus-Christ souffrant !!!... » Elle réveillera sans doute notre Foi, et nous fera prendre la résolution de ne négliger aucun moyen de secourir les âmes du purgatoire, qui peuvent être soulagées et délivrées par nous avant le terme fixé par Dieu.

Prière

Oui, Seigneur, c'est Vous-même que j'aurai intention de secourir en secourant les âmes du Purgatoire : je Vous demande la grâce de ne perdre jamais de vue cette pensée qui redouble mon zèle et mon empressement à soulager mes frères souffrants. Ainsi soit-il.

Conclusion : 1° Remerciez Dieu des grâces qu'Il vous a faites, des bonnes pensées qu'Il vous a inspirées. 2° Demandez-lui pardon des négligences que vous avez eues. 3° Renouvelez les résolutions prises au début du mous des Ames du Purgatoire.

 

402_001

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois des Ames du Purgatoire ainsi que des prières et pour être tenu au courant de mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes


Neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire

Angel_Helping_Souls_Out_of_Purgatory_002

Neuvaine pour le soulagement des âmes du Purgatoire

D'après saint Alphonse de Liguori

 

Premier jour

 

Considération

Les peines que souffrent ces âmes bénies sont très-nombreuses; mais la plus grande de toutes est la pensée qu'elles ont été la cause elles-mêmes des souffrances qu'elles endurent par les péchés qu'elles ont commis pendant leur vie.

Prière

O Jésus, mon Sauveur, que j'ai souvent mérité l'enfer! qu'elle peine serait maintenant la mienne si j'étais déjà damné, avec la pensée que j'aurais opéré moi-même à ma propre damnation? Je Vous remercie pour la patience que Vous avez eue envers moi. Mon Dieu, parce que Vous êtes d'une Bonté infinie, je Vous aime par-dessus toutes choses, et je me repens de tout mon cœur de Vous avoir offensé. Je Vous promets de mourir plutôt que de Vous offenser; donnez-moi la sainte persévérance, ayez pitié de moi: ayez aussi pitié des âmes bénies qui brûlent dans le feu du Purgatoire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Deuxième jour

 

Considération

L'autre peine qui afflige beaucoup ces âmes bénies, c'est la vue du temps qu'elles ont perdu pendant la vie, temps par lequel elles pouvaient acquérir beaucoup de mérites pour le Paradis; tandis qu'elles ne peuvent plus remédier à cette perte, parce qu'avec le temps de la vie a fini le temps de mériter.

Prière

Ah! que je suis misérable Seigneur, moi qui vis depuis tant d'années sur cette terre, et qui ne mérite que l'enfer! je Vous remercie de ce que vous me donnez encore du temps pour remédier au mal que j'ai fait. Je m'en repens, ô mon Dieu qui êtes si bon, de Vous avoir déplu; donnez-moi Votre secours, afin que j'emploie le temps qui me reste à vivre uniquement à Vous servir et à Vous aimer: ayez pitié de moi, et ayez aussi pitié des âmes saintes qui brûlent dans le feu du Purgatoire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Troisième jour

 

Considération

Une autre grande peine tourmente ces âmes bénies, et cette peine est la vue épouvantable de leurs péchés, dont elles payent leur dette. Durant la vie présente, on ne connaît point toute la noirceur du péché; mais on la comprend bien dans l'autre vie, et c'est là une des plus grandes peines dont souffrent les âmes du Purgatoire.

Prière

O mon Dieu, parce que Vous êtes d'une Bonté infinie, je Vous aime par-dessus toutes choses, et je me repens de tout mon cœur de Vous avoir offensé. Je Vous promets de mourir plutôt que de retomber dans mes fautes passées : donnez-moi la sainte persévérance, ayez pitié de moi, ayez aussi pitié des saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgatoire. Et vous, ô Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Quatrième jour

 

Considération

La peine qui afflige encore plus ces âmes, épouses de Jésus-Christ, est de penser que les péchés qu'elles ont commis durant leur vie ont déplu à Dieu, qu'elles aiment tant. Il y a eu quelques pénitents, même sur la terre, qui sont morts de douleur en pensant qu'ils avaient offensés un Dieu si bon. Les âmes du Purgatoire savent bien mieux que nous combien Dieu est aimable, et elles l'aiment de toutes leurs forces; c'est pourquoi, lorsqu'elles pensent qu'elles l'ont offensé durant leur vie, elles en éprouvent une douleur qui surpasse toute autre douleur.

Prière

O mon Dieu, parce que Vous êtes infiniment Bon, je me repens de tout mon cœur de Vous avoir offensé. Je Vous promets de mourir plutôt que de retomber dans mes fautes passées: donnez-moi la sainte persévérance, et ayez pitié de moi : ayez aussi pitié des saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgatoire et qui vous aiment de tout leur cœur. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Cinquième jour

 

Considération

Une autre grande grande peine, que souffrent ces âmes bénies, est de demeurer dans ce feu pour y souffrir, sans savoir quand finiront leurs tourments. Elles savent très-bien qu'elles en seront délivrées un jour, mais l'incertitude où elles sont de ce jour, qui doit terminer leurs douleurs, est pour elles un grand tourment.

Prière

Malheur à moi, Seigneur, si Vous m'aviez envoyé en enfer, dans cette cruelle prison d'où je serais sûr de ne jamais sortir. Je Vous aime par dessus toutes choses, ô Bonté infinie, et je me repens de tout mon cœur de Vous avoir offensé. Je Vous promets de plutôt mourir que de retomber dans mes fautes : donnez-moi la sainte persévérance; ayez pitié de moi; ayez aussi pitié des saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgatoire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Sixième jour

 

Considération

Les âmes bénies sont bien consolées par le souvenir de la Passion de Jésus-Christ et du très Saint Sacrement de l'Autel, parce qu'elles ont acquis le Salut par la Passion, et qu'elles ont reçu, et qu'elles reçoivent encore une foule de grâces par la Communion, et par le Sacrifice de la Messe; mais autant cette consolation est grande, autant elles sont tourmentées par la pensée d'avoir été ingrates durant leur vie pour les bienfaits de l'Amour de Jésus-Christ.

Prière

O mon Dieu, Vous êtes mort aussi pour moi, et Vous Vous êtes donné si souvent à moi par la Sainte Communion; et moi, je Vous ai toujours payé en retour par mon ingratitude! Mais maintenant je Vous aime par-dessus toutes choses, ô mon Souverain Bien! Et je me repens par-dessus toutes choses de Vous avoir offensé. Je Vous promets de mourir plutôt que de Vous déplaire. Donnez-moi la sainte persévérance: ayez pitié de moi; ayez aussi pitié des saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgatoire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Septième jour

 

Considération

Ce qui augmente les peines de ces âmes bénies, c'est le souvenir des bienfaits qu'elles ont reçus de Dieu: comme d'avoir été rendues chrétiennes, d'être nées dans des pays catholiques; d'avoir été attendues à la pénitence, et d'avoir reçu le pardon de leurs péchés; oui, sans doute, parce que tous ces dons leur font mieux reconnaître leur propre ingratitude.

Prière

Qui donc a été plus ingrat que moi, Seigneur? Vous m'avez attendu avec tant de patience, Vous m'avez pardonné souvent avec tant d'amour, et moi, après tant de promesses, j'ai recommencé à Vous offenser: ah! Ne m'envoyez point en enfer; je veux Vous aimer, et ce n'est point en ce lieu que l'on Vous aime. Je me repens, ô Bonté infinie, de Vous avoir offensé, je Vous promets de mourir plutôt que de Vous offenser à nouveau. Donnez-moi la sainte persévérance; ayez pitié de moi; ayez aussi pitié des saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgatoire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu secourez-les par Vos puissantes prières.

 

Huitième jour

 

Considération: En outre, une peine extrêmement amère pour ces âmes bénies, c'est de penser que lorsqu'elles vivaient. Dieu leur a prodigué tant de Miséricordes particulières qu'il n'a point accordées aux autres; et que, par leurs péchés, elles l'ont contraint à les condamner à l'enfer, quoiqu'il ait voulu leur pardonner et les sauver ensuite par un pur effet de sa miséricorde.

Prière

Me voici, ô mon Dieu, je suis un de ces ingrats qui, après avoir reçu tant de grâces de Vous, ai méprisé Votre Amour, et Vous ai contraint a me condamner à l'enfer. O Bonté infinie, je Vous aime par-dessus toutes choses et je me repens de toute mon âme de Vous avoir offensé; je Vous promets de mourir plutôt que de Vous offenser; donnez-moi la sainte persévérance: ayez pitié de moi; ayez aussi pitié de ces saintes âmes qui brûlent dans le feu du Purgaroire. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières.

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Neuvième jour

 

Considération

En un mot, toutes les peines que souffrent les âmes bénies: le feu, l'ennui, l'obscurité, l'incertitude du moment où elles seront délivrées de cette prison, ces peines sont grandes; mais la plus forte douleur de ces saintes épouses est d'être loin de leur époux et privées de le voir.

Prière

O mon Dieu, comment ai-je pu vivre tant d'années loin de Vous, et privé de Votre Grâce! O Bonté infinie, je Vous aime par-dessus toutes choses, et je suis marri de tout mon cœur de Vous avoir offensé; je Vous promets de mourir plutôt que de retomber dans mes fautes passées: donnez-moi la sainte persévérance, et ne permettez pas que je puisse retomber dans Votre disgrâce. Je Vous prie d'avoir pitié des saintes âmes qui souffrent dans le Purgatoire: allégez leurs peines et abrégez le temps de leur exil en les appelant bientôt au bonheur de Vous aimer Face à face dans le Paradis. O Marie, Sainte Mère de mon Dieu, secourez-les par Vos puissantes prières, et priez encore pour nous, qui sommes dans le danger continuel de nous damner.

Notre Père, je Vous salue Marie

941_001

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 16:19 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Le De Profundis paraphrasé

935_001

Le De Profundis paraphrasé

 

Ce psaume est souvent récité pour les morts, cette paraphrase apprendra à en bien pénétrer le sens

 

Psaume 129

 

Des profondeurs je crie vers Vous, Seigneur, écoutez mon appel.

 

Du profond abîme de mes misères et des péchés où je suis plongé, j'élève mes cris vers Vous, ô mon Dieu! Que peut une âme affligée, si ce n'est de Vous faire entendre les soupirs de son cœur, et d'implorer le secours de vos grâces?

Que votre oreille se fasse attentive au cri de ma prière.

 

Prêtez enfin une oreille à la voix de mes gémissements, ô Dieu de Bonté! refuseriez-Vous d'exaucer une humble prière qui part d'un cœur contrit et brisé de douleur?

 

Si Vous retenez les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera?

 

Je sais, ô Dieu infiniment Saint, que si Vous pesez mes iniquités dans la rigoureuse balance de Votre Justice, Vous ne jetterez sur moi que des yeux d'indignation et de colère, aussi est-ce Votre Clémence que je réclame. Hélas! si Vous ne considérez que les droits de cette Justice, qui est-ce qui pourra subsister devant Vous et soutenir Vos regards?

 

Mais près de Vous se trouve le pardon, pour que l'homme Vous craigne.

 

Vous êtes la Bonté par essence, ô mon Dieu! Votre Clémence marche toujours devant Votre Justice : Vous Vous êtes fait une Loi digne de Votre Tendresse, de faire grâce à ceux qui reviennent à Vous dans la sincérité de leur cœur.

 

J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère et j'attends Sa Parole.

 

C'est cette consolante promesse qui me rassure dans mes craintes et mes justes alarmes. A cette douce pensée, l'espérance renaît dans mon âme, et, en calmant mes agitations, elle semble me retirer de la profondeur de l'abîme où j'étais plongé, et où je me croyais sans ressource.

 

Mon âme attend le Seigneur, plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, ô Israël.

 

O Israël! ô peuple chéri! établissez les fondements de votre espérance dans le Seigneur votre Dieu; que les premiers rayons de l'aurore vous annoncent Ses Miséricordes, et que jusqu'aux ombres de la nuit vous ne cessiez d'élever vos soupirs et vos vœux vers ce Dieu de Bonté, toujours plus prêt à exaucer vos prières, que vous n'êtes empressé de les Lui offrir.

 

Oui, près du Seigneur est l'amour, près de Lui abonde le rachat.

 

En vain, ô mon Dieu, adresserions-nous nos prières à des hommes mortels; en vain chercherions-nous un adoucissement à nos peines dans les bras de chair; c'est dans Vous seul que nous trouverons la Miséricorde et la compassion. Vous devez être un jour notre Juge, mais à présent Vous voulez bien encore être notre Rédempteur, et nous préparer une rédemption d'autant plus abondante, que nos misères ont été plus profondes.

 

C'est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

 

Oui, quelque grand que soit l'abîme de vos misères, quelque profond que puisse être l'abîme de vos iniquités, ô Israël! recourez au Dieu de vos pères: Il soulagera vos peines, Il pardonnera vos péchés, et vous éprouverez que, comme dans vous se trouvait une abondance de crimes, dans le Seigneur votre Dieu s'est trouvée une surabondance de grâces.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici