Saint Jour de la Nativité du Seigneur

589_001

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2 : 1-14)

 

En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime ».

 

1309

Méditation

Jésus enfant

Sermon Saint Antoine de Padoue pour la Nativité du Seigneur

 

Un enfant nous est né, devenons comme cet enfant. « Un enfant nous est né, un fils nous a été donné, Il a reçu le pouvoir sur ses épaules et on lui a donné ce Nom : Conseiller merveilleux, Dieu Fort, Père éternel, Prince de la Paix » (Isaïe 9 : 5). Et encore : « Voici la jeune femme est enceinte, Elle va enfanter un Fils et Elle Lui donnera le Nom d'Emmanuel ». «(Isaïe 7 : 14), c'est à dire « Dieu avec nous ».

Dieu s'est fait enfant pour nous et Il est né aujourd'hui, pour nous. Le Christ à voulu être appelé « enfant » pour plusieurs raisons, mais par brièveté, je n'en illustrerai qu'une. Si tu fais injure à un enfant, si tu le provoques par une insulte, si tu le frappes et tu lui montres ensuite une fleur ou une rose, et en lui montrant tu le lui donnes, il ne se rappelle plus l'injure qu'il a reçue, il laisse tomber sa colère et court t'embrasser.

De la même manière, s'il t'arrive d'offenser Jésus par un péché mortel ou une autre injure quelconque et que tu Lui offres ensuite la fleur de la contrition ou la rose de la confession accompagnée de larmes – les larmes ne sont-elles pas le sang de l'âme ? – Il ne se souvient plus de ton offense, remet la faute et court t'embrasser et te couvrir de baisers.

Ezéchiel dit en effet : « Si le méchant renonce à tous les péchés qu'il a commis, je ne me souviendrais plus de tous ses crimes » (Ezéchiel 18 : 21-22). Et Saint Luc écrit à propos de l'enfant prodigue : « Son père l'aperçut et, pris de pitié, courut se jeter à son cou et l'embrassa » (St Luc 15 : 20). Le deuxième Livre de Samuel raconte que David accueillit avec bienveillance Absalom qui avait tué son frère, et l'embrassa (Cf 2 Samuel 14 : 33). Un enfant nous est donc donné. Mais quelle utilité avons-nous de la naissance de cet enfant ?

Beaucoup en vérité et sous tous les aspects. Ecoute Isaîe : « Le nourrisson jouera sur le repère de l'aspic, sur le trou du basilic, le jeune enfant mettra la main. Il ne feront plus de mal ni de violence sur toute ma montagne sainte » (Isaïe 11 : 8-9). Le basilic, roi de tous les serpents, est le démon ; ses repères et ses trous sont les cœurs des mauvais ; notre Enfant y mit sa main lorsqu'Il arracha le démon Lui-même avec le pouvoir de Sa Divinité.

« Un fils nous a été donné... il a reçu le pouvoir sur ses épaules... » « Abraham, il est dit dans la Genèse, prit le bois de l'holocauste et le chargea sur son fils Isaac » (Genèse 22 : 6). Et Saint Jean : « Et Il sortit, portant Sa Croix, et vint au lieu-dit du Crâne » (St Jean 19 : 17).

O humilité de notre Rédempteur ! O patience de notre Sauveur ! Il porte, seul, à la place de tous, le bois pour y être suspendu, crucifié et y mourir. « Le juste périt, dit Isaïe, et personne ne s'en inquiète » (Isaïe 57 : 1). Il reçut le pouvoir sur ses épaules. « Je mettrai la clé de la maison de David sur ses épaules », dit encore (Dieu) le Père par la bouche d'Isaïe (Isaïe 22 : 22). La clé est la Croix du Christ, par laquelle Il nous ouvrit la Porte du Ciel. La croix est appelée en même temps clé et pouvoir : clé, parce qu'elle ouvre le Ciel aux élus ; pouvoir, parce qu'elle précipite les démons aux enfers.

Il sera appelé « Admirable », dans sa naissance ; « Conseiller » dans sa prédication ; « Dieu » par ses miracles, « Fort », dans Sa Passion ; « Père du siècle à venir » dans Sa Résurrection. En effet, en ressuscitant, Il nous laissa, en guise d'héritage à ses enfants, l'espérance certaine de la résurrection. Enfin, « Prince de la Paix », dans l'éternité. Que le même Dieu qui est béni dans les siècles daigne nous accorder cette paix. Amen.

 

Extrait de « Saint Antoine de Padoue, une parole Evangélique », de Valentin Strappazzon, aux Editions Franciscaines.

 

459_001

Saint Antoine de Padoue

 

Né à Lisbonne, il était chanoine régulier lorsqu’il entra dans l’Ordre des Mineurs, récemment fondé. Il pensait aller chez les peuples d’Afrique pour propager la foi, mais c’est en Italie et dans le midi de la France qu’il exerça avec beaucoup de fruits le ministère de la prédication, en attirant un grand nombre à la vraie doctrine. Il écrivit des sermons pénétrés de doctrine et de douceur et, sur l’ordre de saint François, enseigna à ses frères la théologie à Padoue, où il mourut en 1231. Saint Antoine de Padoue a été proclamé Docteur de l'Eglise en 1946.

 

523_001

Saint et Joyeux Noël à vous tous !

Que la Paix et la joie du Seigneur descendent dans vos cœurs et soient sur vos familles. Que le Seigneur vous bénisse et vous garde toujours...