Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

S

Deuxième Mardi

Enfance et adolescence

 

Au sortir du baptême, le petit Ferdinand fut remis à sa mère, qui, avec bonheur, déposa sur le front de ce nouveau Chrétien un baiser plein de toutes les tendresses de son cœur. Cette mère était de la race de celles qui pensent que la Religion est la seule chose nécessaire, parce que, seule, elle conduit au Salut ; elle était du nombre de ces ferventes Chrétiennes qui vivent dans une atmosphère de piété, et dont le cœur débordant d'amour pour Jésus-Christ, pour Sa Sainte Mère et pour l'Eglise, fait sentir à ceux qui les approchent l'influence bienfaisante de cet amour divin. Et ce fut cette mère qui se chargea de l'éducation du jeune Ferdinand.

A cette douce et pieuse école il puisa cette piété angélique qui, tout d'abord, le fit remarquer entre tous les enfants de son âge, ces élans affectueux pour la Sainte Vierge, élans qui se manifestaient par ces paroles, qu'il avait sans cesse sur les lèvres : « O glorieuse Souveraine, Vous êtes la Porte du Roi des rois, et c'est par Vous que les hommes vont à la vraie Lumière ». C'est cette prière qu'il répéta toute sa vie et même au moment de rendre le dernier soupir ; c'est cette prière que sans doute il adressait à Marie, au pied de Son autel de la Cathédrale de Lisbonne, le jour où Satan, comme pour l'éloigner de ce Saint lieu, lui apparut sous une forme menaçante. A l'instant, l'enfant appuya sa petite main sur le marbre des degrés sur lesquels il était agenouillé, et y traça le Signe de la Croix pour mettre en fuite l'esprit malin. Sa confiance dans le Signe sacré de notre Rédemption fut récompensée, et non seulement Satan disparut, mais, sous son doigt, le marbre s'amollit et, sur ce marbre, la Croix resta gravée. « Aujourd'hui encore, dit un historien de Saint Antoine, les fidèles continuent à baiser avec amour ce premier témoignage de l'empire reconquis par le fils des Bouillon sur la création, révoltée depuis la chute originelle ».

La formation du cœur ne fit pas oublier aux parents du jeune Ferdinand la culture de son esprit, et, de bonne heure, ils le mirent entre les mains des chanoines de Lisbonne, qui dirigeaient et instruisaient avec autant de soin que de sagesse les enfants confiés à leur sollicitude. A l'ombre des Autels, auprès du Tabernacle, fortifié dans l'amour du bien et de la vertu par les paroles et les exemples de ses vénérables maîtres, Ferdinand, comme le Divin Sauveur à Nazareth sous les regards de Marie et de Joseph, avança en âge et en sagesse. Un annaliste, cité par Mgr Ricard, nous semble résumer admirablement bien l'état d'âme de l'adolescent dans les dernières années de son séjour dans cette pieuse école. « Ferdinand faisait marcher de front, dit-il, dans son esprit et dans son cœur, l'obéissance aux lois de sa patrie et aux commandements de ses parents, les sentiments de révérence envers les évêques et les prêtres, le respect pour les vieillards, l'amour de la pureté, de la retraite, de l'humilité, de la souffrance, de la douceur, de la charité, de la tempérance, des jeûnes et l'horreur du mensonge, même joyeux ». Ferdinand n'a que quinze ans. Arrivés à cette époque de sa vie, en contemplant la beauté de son âme, nous sentons que nous allons entrer dans une phase de merveilles. Nous en serons sans doute éblouis, mais nous n'en serons pas surpris. « Le doigt de Dieu est là ».


P
rières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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Hymne favorite de Saint Antoine à la Très Sainte Vierge


O Glorieuse Souveraine, Vous êtes élevée au-dessus des astres.

Celui qui Vous a créée, devenu petit Enfant, a été nourri de Votre substance.

Ce qu'Eve coupable nous a enlevé, Vous nous le rendez par Votre Fruit béni ;

pour que les hommes entrent dans les Cieux,

Vous êtes devenue la Porte du Ciel.

C'est par Vous que le grand Roi est venu à nous,

par Vous que nous jouissons de la Lumière :

La vie nous est donnée par la Vierge :

Réjouissez-vous, nations rachetées de l'enfer.

Jésus, gloire à Vous qui êtes né de la Vierge,

gloire au Père et au Saint-Esprit dans les siècles éternels. Amen.

 

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