03 juin 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 12/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Douzième Mardi

Les Reliques de Saint Antoine

 

Depuis la mort de Saint Antoine, la châsse, qui, à Padoue, renferme ses restes, n'a été ouverte que deux fois.

On l'ouvrit une première fois, en 1263, quand on transporta les ossements du Saint dans l'autel provisoire de la grande Basilique que Padoue venait d'élever en son honneur pour abriter son tombeau. Le ministre général des Frères Mineurs assistait à cette imposante cérémonie ; et ce général de l'Ordre franciscain était Saint Bonaventure, le Docteur Séraphique, dont le nom mérite d'être placé à côté de celui de l'ange de l'école, Saint Thomas d'Aquin. « Quand on eut élevé le corps de Saint Antoine, dit un vieux chroniqueur, on trouva toutes les chairs consumées, mais la langue était aussi fraîche, aussi rouge que si le Bienheureux Père fut mort une heure auparavant ». A cette vue, Saint Bonaventure laissa éclater son émotion, et il célébra ce miracle devant tout le peuple de Padoue, en disant: « O langue bénie, qui avez si souvent loué le Seigneur et qui l'avez fait louer par tant d'autres, maintenant nous voyons le trésor de mérites que vous avez amassé devant Dieu ».

La seconde translation eut lieu en 1350. Celle-ci fut définitive, et les restes du saint furent solennellement déposés dans l'autel où on peut encore aujourd'hui les vénérer. Dans l'Ordre séraphique, on célèbre, le 5 février, une fête qui rappelle cette translation. La première translation avait été présidée par Saint Bonaventure, la seconde le fut par un cardinal français, légat du pape, Guy de Montfort.

Vers 1570, le roi de Portugal demanda à Padoue une relique de son illustre et Saint compatriote. Cela était bien naturel. Lisbonne avait vu naître Saint Antoine, l'avait vu grandir dans la vertu et avancer dans la perfection chrétienne, Lisbonne gardait le tombeau de sa pieuse mère, sur la pierre duquel on lit ces simples mots : « Hic jacet mater Sancti Antonii. Ici repose la mère de saint Antoine », et dès lors, il était juste que cette ville possédât une parcelle des ossements de celui qui lui donnait renom et gloire. Toutefois, pour que Padoue consentit à faire ce don au Portugal, il fallut l'intervention de Venise, de qui elle dépendait alors.

Peu de temps après, l'impératrice d'Autriche et l'archiduc Ferdinand eurent la même faveur que le roi de Portugal, après avoir employé, pour l'obtenir, les mêmes moyens que lui. En 1609, Marguerite d'Autriche, reine d'Espagne, reçut aussi une petite relique du Saint. Enfin, en 1652, Venise elle-même, se trouvant dans un danger national, obtint, pour attirer sur elle les bénédictions et la protection de saint Antoine, qu'une petite partie de l'un de ses bras lui fut donnée ; mais en même temps, elle décida et décréta que les reliques du saint resteraient désormais intactes et qu'on n'en pourrait plus distraire la moindre parcelle.

Et la France a-t-elle donc été oubliée dans ce partage ? Antoine l'avait aimée, cette terre de ses vaillants aïeux, il l'avait évangélisée, il l'avait comblée de faveurs miraculeuses; sera-t-elle privée d'un souvenir visible et palpable de son grand missionnaire ? Non assurément. De même que notre pays avait eu une large part dans les affections de Saint Antoine, de même aussi il a eu une large part dans son héritage et dans le partage qui a été fait de ses saintes reliques. La France possède une portion considérable du crâne de Saint Antoine, et cette grande relique est à Cuges, dans le diocèse de Marseille. « C'est la plus précieuse du Saint en France, et il est même probable qu'il n'en est pas sorti de plus vénérable de Padoue, et qu'elle est, à ce point de vue, la seconde relique du monde chrétien ».

Cuges se trouve à trois lieues d'Aubagne, sur la route nationale de Marseille à Toulon. Les montagnes qui dominent la petite ville sont celles de la Sainte Baume. C'est sur le flanc septentrional de cette chaîne que se trouvent les grottes, où, suivant la tradition, Sainte Marie-Madeleine vécut de longues années de pénitence. Cuges se trouve au pied du versant méridional. Quand le voyageur venant de Marseille a franchi le Col de l'Ange, il aperçoit, au fond du vallon tout encadré de montagnes sauvages et pittoresques, le dôme de l'église qui abrite la relique de Saint Antoine, et qui semble protéger toutes les habitations qui se sont groupées à son ombre bien-aimée. L'auteur de cet opuscule a fait le pèlerinage de Cuges ; il a eu le bonheur de s'agenouiller dans l'église de Saint-Antoine ; il a eu même la faveur de tenir le reliquaire entre ses mains et de contempler de près la relique vénérée. Ce n'est pas le crâne entier, mais c'en est une portion notable, qui parait être l'os occipital. Mais comment cette petite ville de Cuges est-elle en possession d'un pareil trésor ?

En 1349, le pape Clément VI accorda au monde chrétien le jubilé séculaire pour l'année suivante. C'était la première fois que le terme de ce jubile était réduit à cinquante ans. Le Pape, qui séjournait à Avignon, envoya à Rome un cardinal pour y ouvrir les fêtes jubilaires. Ce cardinal était Guy de Montfort. Pour se rendre en Italie, l'illustre cardinal traversa la Provence, et là, il fut arrêté par une soudaine maladie, qui le mit aux portes du tombeau. II était alors sur le territoire de Cuges. Toute la population, les consuls en tête, se porta avec empressement aux secours du légat du Saint-Siège. Cependant le mal ne fit. que s'aggraver, et bientôt tout espoir sembla perdu du côté de la terre. L'auguste malade se tourna alors du côté du Ciel et se recommanda en particulier à Saint Antoine de Padoue.

Il faut remarquer ici qu'en partant pour Rome, Guy de Montfort avait reçu aussi la mission d'aller à Padoue, présider la translation solennelle des reliques du thaumaturge. La confiance du cardinal ne fut pas déçue : il revint à la santé, et considéra sa guérison comme une faveur de Saint Antoine. Il alla, avant de quitter Cuges, le remercier publiquement dans la petite église de Sainte Croix, qui existe encore. II remercia aussi les habitants de leurs soins hospitaliers, et il promit de leur envoyer de Padoue, en témoignage de sa reconnaissance, une relique du Bienheureux.

Le cardinal fut fidèle à ses engagements. Après les fêtes de Rome, il se rendit à Padoue, où, pour la seconde fois, comme nous l'avons dit déjà, la châsse du Saint fut ouverte. Le légat du Pape prit la tête de saint Antoine et il en plaça une partie dans un riche reliquaire d'argent qu'il offrit à la basilique. Puis, il obtint pour lui-même, une portion du crâne, et il en fit don à la petite ville de Provence, qui avait failli être son tombeau, et dont il voulut magnifiquement honorer l'hospitalité. Les autres reliques furent de nouveau scellées dans une arche d'argent, où elles reposent encore aujourd'hui. Depuis lors, le cercueil n'a plus été couvert. (Depuis la publication de ce livre, en 1896, le cercueil de Saint Antoine a été rouvert le 6 janvier 1981, à l'occasion de la reconnaissance canonique de ses ossements, puis ont été exposés à la vénération des fidèles en 2010 avant d'être replacés dans son tombeau).

Pendant plus de cinq siècles, la petite ville de Cuges a été la gardienne obscure et ignorée d'un vrai trésor, et l'heureux objet de ses bénédictions. Son histoire est remplie de faits providentiels, qui révèlent la main de son cher et bon protecteur. Aujourd'hui le culte de saint Antoine grandit, les foules pieuses courent à ses autels, les miracles se multiplient partout, les pauvres sont nourris et évangélisés, eh bien ! souhaitons que la grande relique de notre Saint ne soit pas oubliée, souhaitons que des flots de pèlerins aillent la vénérer et la baiser pieusement. Tous ceux qui donneront au saint ce témoignage d'amour, seront récompensés et couverts de bénédictions. Nous pouvons l'affirmer en toute vérité.

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Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.


Hymne


En ce jour, offrons avec joie nos hommages a Jésus ; Antoine triomphe dans la Cour du Roi des Rois.

II a marché sur les traces de son Père François ; il s'est identifié avec lui ; comme un ruisseau sorti de la même source, il porte les eaux de la vie.

II se répand de tous les côtés ; il fait entendre la parole du Salut à ceux qui étaient desséchés par le souffle de la mort. Cette rosée sacrée les a ranimés.

Tandis qu'il prêche sur le Mystère de la Croix, son Père Spirituel apparaît décoré des Stigmates du Sauveur.

Sous un tel chef, il fut toujours vainqueur de lui-même ; réuni à son Père, il n'a plus à redouter les fatigues de la guerre.

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Le Mois du Saint Sacrement

Le Mois du Très Saint Sacrement

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Neuvième jour

Le Mardi dans l'Octave du Saint Sacrement

 

Venez, Esprit Saint,

Lavez ce qui est souillé,

Baignez ce qui est aride,

Guérissez ce qui est blessé.

Je Vous salue Marie.

 

« Jésus-Christ était dans le monde, et le monde ne l'a pas connu. Il est venu dans Son propre héritage, et les siens ont refusé de le recevoir. La Lumière a brillé dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas comprise. Mais Il a donné à tous ceux qui l'ont reçu, le pouvoir d'être faits enfants de Dieu Ceux-là sont nés de Dieu même.... Ils ont vu la gloire du Fils unique du Père, plein de grâce et de vérité. Et tous, nous avons reçu de sa plénitude ». Le monde continue à ne vouloir pas de Jésus-Christ. Il ne le connaît pas, il refuse de le connaître. Cependant Jésus-Christ vit toujours au milieu du monde, parce que là il trouve les siens, ceux que Son Père Lui a donnés. Ils ne l'ont pas choisi, c'est Lui-même qui les a choisis et qui les a placés dans sa propre maison. Cette maison c'est l'Eglise. Le Sauveur étant toujours avec elle, continue à faire pour ceux qui veulent être les dociles de Dieu, ce qu'il faisait pendant les jours de sa mortalité.

Or, que faisait le Sauveur pendant ces trente-trois ans qu'Il a passés sur la terre, et surtout pendant les dernières années de sa vie ? Il parlait et Il agissait. « Jésus, dit l'historien sacré, commença à faire et à enseigner ». Il parlait pour instruire les peuples. Lumière éternelle venue en ce monde pour éclairer les intelligences, il dissipait les ténèbres que l'erreur, la superstition et les préjugés avaient amoncelées dans l'esprit de l'homme. Il révélait à ceux qui devaient former un peuple d'adorateurs fidèles en esprit et en vérité, les ineffables Mystères qui avaient été cachés depuis le commencement du monde ; il expliquait les sublimes maximes de cette morale divine que les hommes n'auraient jamais découverte par eux-mêmes.

Que faisait le Sauveur sur la terre ? Il travaillait pour le Salut des hommes. Il répandait sur eux des torrents de bénédictions ; Il opérait des prodiges, pour créer dans l'âme de Ses Disciples, ce sentiment indestructible d'une confiance sans bornes qui devait les soutenir dans tin état de fidélité inviolable, même en présence des plus affreux supplices. Chacun de Ses actes préparait de nouveaux triomphes à Son Eglise. Il sortait de toute sa personne une vertu qui se communiquait aux âmes et qui faisait, des plus pauvres enfants d'Adam, un peuple nouveau, une Nation Sainte, une Race royale et Sacrée.

Mais le Divin Sauveur, depuis Son Ascension au Ciel, a-t-il cessé de parler et d'agir ? Qui oserait le dire ? Il suffit d'entrer dans une Eglise, de regarder l'Autel, le Sanctuaire. On croit lire sur la porte du Tabernacle cette parole sublime : « Voilà le Trône de la Sagesse ». Voilà la Maison que la Sagesse éternelle a construite pour l'habiter, allons-y avec confiance. N'entendez-vous pas cette invitation si pressante : « Venez à Moi, vous Tous qui êtes fatigué et qui êtes chargés, et Je vous soulagerai. Le poids de vos péchés vous accable, la concupiscence vous fatigue, vos habitudes mauvaises vous font gémir. Eh bien ! Venez, Je soulagerai votre intelligence, en l'éclairant, votre cœur, en lui communiquant Ma propre Vie ». Les fidèles entendent cette voix, ils accourent au pied du Saint Autel, ils viennent entendre Jésus parler, recevoir ses grâces.

 

Premier Point

L'âme fidèle trouve la lumière et la vérité dans la Divine Eucharistie

 

Que d'obscurités dans notre pauvre intelligence ! Que d'incertitudes ! Combien de doutes sur notre état, sur notre conscience, sur nos devoirs, sur les déterminations à prendre dans mille circonstances ! Malheur à l'homme qui est seul ! Il n'aura pour guide que sa propre raison, et cette lumière incertaine, obscurcie à chaque instant par la fumée des passions, ne sera propre qu'à l'égarer. L'âme pénétrée d'une foi vive aperçoit dans le Saint Tabernacle, celui que le Saint Esprit appelle La Vérité. Il s'est fait notre docteur, notre maître. Je l'entends qui me dit : « Vous M'appelez votre Maître, et vous faites bien, car Je le suis en effet ; vous, vous êtes Mes Disciples ». Les Apôtres interrogeaient Jésus, et Jésus leur répondait avec bonté. Quand ce jeune homme dont parle Saint Mathieu, voulut savoir ce qu'il devait faire pour être agréable à Dieu, Jésus-Christ lui répondit. La Samaritaine lui adressa des questions, et quelle lumière admirable elle trouva dans les réponses de Jésus ! Où donc les plus grands Saints ont-ils puisé cette science du Salut, cette prudence consommée, cette sagesse qui les a rendus si utiles à leurs frères ? N'est-ce pas dans les entretiens fréquents avec Jésus-Christ caché dans le Saint Tabernacle !

Ah ! Je viendrai souvent pour Vous parler, pour Vous consulter, ô mon Adorable Maître. Je ne veux rien faire, rien entreprendre, rien décider, sans m'être auparavant entretenu avec Vous. Mon Dieu, que de lumières sortiraient du Divin Tabernacle si l'on voulait se recueillir et écouter Jésus ! N'est-ce pas pour parler à l'âme du fidèle que le Sauveur est toujours avec nous ?

 

Deuxième point

L'âme livrée à la tristesse trouve sa consolation dans la Divine Eucharistie

 

Pourquoi Jésus-Christ appelle-t-Il auprès de Lui tous ceux qui pleurent, qui souffrent, qui sont dans la douleur ? Je le comprends ; je le sais ; Il veut être le consolateur des affligés. Peut-on se rappeler sans attendrissement la veuve de Naïm et le fils qui lui est rendu ! Et vous, Marie, Marthe, je vous vois encore aux pieds de Jésus, je vous entends; vous vous écriez d'une voix entrecoupée de sanglots: Seigneur, si Vous aviez été ici, mon frère ne serait pas mort ». Et quelle douce parole sort de la bouche de Jésus : « Votre frère ressuscitera ! » Qu'ils viennent donc arroser de leurs larmes les marches du Sanctuaire, tous ceux dont le cœur est livré à la tristesse, dont l'âme est en proie à la douleur. L'Esprit de Dieu leur dit, en leur montrant la Sainte Eucharistie : « Le Maître est là, et Il vous appelle ». Le pécheur viendra, comme Madeleine chez le Pharisien. A la vue de ses larmes , le Sauveur dira encore : « Beaucoup de péchés lui sont remis, parce qu'il a beaucoup aimé ». Celui qui craint une chute prochaine criera comme les Apôtres : « Seigneur, sauvez-nous, nous périssons », et le calme sera rendu à ce pauvre cœur... Toutes les victimes de l'injustice du monde trouveront là un vrai consolateur, un ami plein de compassion... Aveugles, lépreux, paralytiques, tous viennent, et tous confessent qu'après avoir ouvert leur cœur à Jésus, ils sont bien.

Oui, Seigneur, quelques instants passés à Vos pieds procurent plus de consolation que tous les discours du monde, et tous les conseils de la sagesse humaine ! Oh ! Comme j'ai été aveugle, lorsque je n'ai pas vu cette vérité ! C'en est fait, désormais c'est dans Votre Sein que je répandrai les douleurs de mon âme ; je ne veux de consolateur que Vous seul.

 

Troisième Point

L'âme faible trouve la force dans la Divine Eucharistie

 

La Parole de Jésus n'est pas seulement une lumière pour l'intelligence, un doux soulagement pour le cœur ; elle est encore une nourriture substantielle qui fortifie les âmes, et les rend capables de pratiquer les plus héroïques vertus. Qui dira l'énergie, le courage, communiqué aux âmes de bonne volonté qui ont mis toute leur espérance dans la Sainte Eucharistie ! Là les plus petits des enfants de Dieu deviennent les héros du Christianisme. Demandons à Sainte Thérèse, à Saint Alphonse de Liguori, les trésors qu'ils ont puisés dans le Saint Sacrement. Demandons-le à tous les Saints. Ah ! Tous les jours on entend des plaintes amères ! La vertu est trop difficile !.. Les mauvais penchants entraînent au mal. Le monde, par ses exemples, attire, comme malgré soi ; on tombe de lassitude ; le combat est trop violent, il est trop long !... Qui parle ainsi ! Des âmes qu'on ne voit presque jamais devant le Saint Sacrement. Quoi ! avec la présence réelle, avec la Messe, s'il y a beaucoup de Chrétiens faibles et infirmes, comme ceux de l'Eglise de Corinthe ; n'est-ce pas leur éloignement de la Sainte Eucharistie qui est la cause de ces infirmités et de cette faiblesse ?

« Le Pontife que nous avons, nous dit le grand Apôtre, n'est pas tel, qu'il ne puisse compatir à nos faiblesses, car il a éprouvé comme nous toutes sortes de tentations, hormis le péché. Allons donc nous présenter avec confiance devant le trône de la grâce, afin d'y trouver le secours de sa grâce dans nos besoins ». L'âme qui cherche ce secours divin le trouve infailliblement dans la Sainte Eucharistie. Elle s'écrie, transportée de joie : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; qui pourrai-je donc craindre ? Le Seigneur est le défenseur de ma vie ; qui pourra me faire trembler ? Quand des armées nombreuses s'élèveraient contre moi, mon cœur n'en serait point effrayé, car j'ai demandé au Seigneur une seule chose, et je la chercherai uniquement : c'est d'habiter dans sa maison, tous les jours de ma vie. Il m'a caché dans son Tabernacle ; il m'a protégé au jour de l'affliction, en me mettant dans le secret de son Sanctuaire ».

 

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