24 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 2/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Deuxième Dimanche

 

Considération

 

Plusieurs fois déjà François avait fait de l'Alverne le théâtre de ses pénitences autant que de son repos spirituel. Orlando son ami y avait fait construire une cabane de branches et, dès la première fois que François y avait paru, les oiseaux en grand nombres y étaient venus le saluer par leurs chants joyeux, leurs gazouillements et leur familiarité.

Au mois d'août 1224, François, déjà exténué par ses macérations, ses jeûnes et ses veilles, se sentit inspiré d'aller faire sur l'Alverne le jeûne de Saint Michel. Prenant avec lui deux compagnons, les Frères Léon et Ruffin, il gravit de nouveau les petites escarpes de la montagne. Il faisait sans le savoir l'ascension de son calvaire. Il se fixa dans la grotte la plus solitaire et la plus sauvage qu'il put découvrir, résolu d'y passer les quarante jours de son jeûne, dans la plus entière séparation du monde, uniquement occupé du Dieu de son amour. C'est de là que connaissant par révélation divine la tentation de son cher Frère Léon, qu'il se plaisait à appeler la « Petite Brebis du Bon Dieu », il lui envoya, écrite de sa main, une bénédiction qui le délivra d'une obsession diabolique. C'est là qu'un ange descendant du Ciel, vint s'asseoir sur la pierre qui lui servait de table et converser familièrement avec ce nouveau Séraphin de la terre.

L'Ange, entre autres secrets divins, fit à François ces trois promesses : « L'ordre subsistera jusqu'à la fin des temps, dégagé des scories des scandaleux qui n'y pourront persévérer. Les persécuteurs de l'Ordre ne vivront pas longtemps. De ceux qui l'aimeront sincèrement aucun ne sera damné ».

Là encore, Léon vit son Père s'entretenant avec un Etre mystérieux, lui répétant de temps à autre : « Qui êtes-Vous, Seigneur, et qui suis-je ? » Puis, il le vit mettre la main dans son sein, à trois reprises différentes, et l'étendre à chaque fois vers une flamme mystique, offrant ainsi au Seigneur qui lui apparaissait, trois pièces d'or miraculeusement formées dans son sein, figure des trois Ordres religieux éclos dans son âme brûlante, et qu'il offrait de bon cœur à Celui qui en est le seul véritable Auteur et Maître. Cependant François, dans les méditations de sa solitude se sentait de plus en plus porté vers la souffrance et vers la Croix. Un Ange l'avertit de rechercher dans l'Evangile ce que Dieu voulait de lui ; il ouvrit par trois fois le Livre Saint et tomba chaque fois sur la Passion du Sauveur. Il comprit alors que la Croix devait être sa vie. Il s'écria aussitôt : « Mon cœur est prêt Seigneur, mon cœur est prêt ! »

Jésus avait mis la dernière main à la préparation immédiate de son serviteur. Il n'avait plus qu'a imprimer Ses Stigmates sacrés dans ce corps virginal, le cœur de François était prêt !

 

Evélation

 

Comme les pieds du Divin Pasteur, les vôtres, ô mon Séraphique Père, ont couru après la brebis perdue, ils se sont meurtris aux pierres aiguës du chemin, mais heureux d'avoir trouvé la pauvre égarée, vous l'avez porté sur vos épaules jusque dans le bercail. Pieds bénis qui avez tant de fois marchés sur les traces du Sauveur des hommes, le suivant pas à pas, dans les conseils évangéliques, vous posant exactement dans cette empreinte visible que garde toujours le Saint Evangile ! Pieds bénis de notre Père, qui nous avez frayé à tous le sentier du devoir, de la vertu, du bonheur et du Ciel, nous vous suivons, non seulement au parfum de vos aromates, mais encore à a chaude trace de votre sang. Vos pieds stigmatisés, ô Père bien-aimé, ont laissé derrière vous un sillon sanglant pour nous dire que si nous voulons marcher après vous, nous devons porter notre croix, souffrir et mourir pour sauver nos âmes, et vous suivre ainsi jusqu'au Calvaire. Ô mon Père, puisque le sang de vos Stigmates nous marque le chemin du Ciel, faites que nous le suivions toujours sans jamais dévier vers des sentiers qui nous perdraient.


Pratique : Ayons un grand désir du Salut des âmes : prions pour les missionnaires, aidons à l'œuvre des missions selon notre pouvoir.

 

Prière

 

Antienne : Ô martyr de désir, François, avec quel zèle, plein de compassion ne suiviez-vous pas celui que, en ouvrant les Saints Livres, vous trouviez toujours dans Sa Passion ! Contemplant dans les airs le Séraphin crucifié, dès lors vous portiez dans vos pieds, dans vos mains et dans votre coté les manques visibles des plaies du Christ. Ah ! Veillez sur votre troupeau, vous dont la chair tout à l'heure encore amaigrie et livide, s'est trouvée après votre bienheureux trépas revêtue de toutes les apparences dune chair déjà glorifiée.

 

V. L'humble et pauvre François entre au Ciel chargé de richesses.

R. Il est célébré par les hymnes célestes.

 

Oraison

(Extraite de l'Office de la Translation)

 

O Dieu qui avez orné le corps de notre Bienheureux Père Saint François dans Stigmates de la Passion de Votre Fils et qui avez admirablement élevé son âme dans le Ciel, accordez-nous, nous Vous en prions, qu'en célébrant sa mémoire, nous puissions crucifier notre chair et ses vices et parvenir à la Céleste Patrie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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