02 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Troisième jour

Marie figurée par le Paradis terrestre

« Le Seigneur Dieu avait planté dès le commencement un jardin délicieux, dans lequel il mit l'homme qu'il avait formé » (Genèse 2, 8).

 

Le Paradis terrestre, figure de Marie

 

« Dieu, dit Saint Bernard, forma Marie comme un monde tout spécialement réservé pour Lui » Et Saint Grégoire de Néocesarée : « Marie est le paradis de Dieu ».

 

Réflexion

 

Le Paradis de Dieu, c'est Dieu Lui-même : mais comme, par sa grâce il demeure dans ses créatures raisonnables, il trouve en elles ses délices, tant qu'elles vivent en grâce avec Lui. Marie était donc destinée à devenir le Paradis terrestre de Dieu, car seule, entre les créatures humaines, Elle devait être, dès le premier instant de Sa conception, ornée de la grâce sanctifiante, seule Elle devait demeurer exempte de tout péché. Hélas ! Qui saurait dire combien de fois, au contraire, moi, à cause de mes péchés, j'ai pu être assimilé à une forêt inculte et sauvage ?

 

Ressemblance entre le Paradis terrestre et Marie

 

Suivant l'Abbé Rupert, Dieu, jardinier du premier paradis terrestre, le fut aussi d second tout céleste, qui est Marie. Dans le Paradis terrestre, il plaça l'homme qu'il avait créé : dans le sein de Marie, il forma l'humanité de Son Fils unique. Dans le premier jardin, il y avait toutes sortes de fruits et l'arbre de vie : dans le sein de Marie sont les fruits de toutes les plus belles vertus, et le Fruit de Vie, qui est Jésus.

 

Réflexion

 

Pour pouvoir être, mois aussi, comme un paradis pour mon Dieu, je dois cultiver en moi les vertus qui rendent l'âme agréable à ses yeux et chère à son cœur ; et ainsi, loin de me contenter de voir seulement en moi les fleurs des bons désirs, il me faut travailler à enraciner dans mon âme les habitudes des vertus, et à leur faire produire en abondance les fruits des bonnes œuvres.

 

Application morale

 

La véritable dévotion envers Marie nous procure en cette vie des biens non moins précieux et abondants que ceux du Paradis terrestre ; car, protégés par Marie, nous goûterons, même dans ce lieu d'exil, la paix et la joie intérieure. Aidés par Elle, nous deviendrons dignes du Paradis céleste, où Marie conduit sûrement tous ses vrais serviteurs : la dévotion à la Très Sainte Vierge n'est-elle pas, de l'aveu de tous, un signe de prédestination ?

 

Réflexion

 

Heureuse la vie d'une âme qui sait demeurer intérieurement unie à Marie, et d'habiter pour ainsi dire en Elle, comme dans un délicieux Paradis ! L'âme qui pense à Marie ne peut-elle pas penser à Jésus ? Le cœur qui brûle incessamment d'amour pour Marie, se porte irrésistiblement aussi vers Jésus. Mais la pensée et l'amour de Jésus unis à la pensée et à l'amour de Marie sont pour l'âme une source de jouissances ineffables : ce double objet suffit, en effet, à épuiser entièrement toute la puissance d'aimer dont le cœur de l'homme est capable.

 

Colloque

 

O Sainte Enfant, quel bonheur serait le mien, si mes premiers parents ne m'avaient fait perdre le beau paradis que Dieu Lui-même avait préparé pour m'y faire jouir de tous les délices ! Mais, par suite de cette première faute, me voici, au contraire, dans l'exil et dans cette vallée de larmes, et, pour comble d'infortune, je me vois dans un danger continuel de perdre encore le Paradis du Ciel. Cependant, aidé et protégé par Vous, ô Marie, je puis néanmoins vivre joyeux, vivre consolé, car si je Vous sers fidèlement, je Vous aime d'un amour sincère, Vous-même Vous me promettez le bonheur. Vous qui êtes le Paradis où Dieu trouve ses délices, n'êtes-Vous pas aussi la consolation des affligés et l'espérance des pauvres enfants d'Eve? Il n'est pas jusqu'aux amertumes de cette vie que Vous ne sachiez, par ce fruit de suavité qui est la grâce de Votre Fils, changer en douceurs et convertir en un moyen propre à me faire mériter les délices du Paradis. En ce moment donc, ô très Sainte Enfant, je Vous promets d'employer toutes mes forces à Vous servir avec une inviolable fidélité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Avant de sortir de votre chambre ou de vous coucher, mettez-vous à genoux pour demander la bénédiction de Marie, en récitant un je Vous salue Marie et en faisant le Signe de la Croix.

Aspiration : « O Miroir de Justice, faites-moi, je Vous en conjure, pratiquer le bien véritable.

 

Exemple

Marie Enfant guérit un de ses serviteurs de la goutte

 

La relation de cette guérison a été écrite par le prêtre lui-même, N.N., de Parme, qui en a été l'objet :

« Le 29 mars 1889, dit-il, je fus pris d'une violente attaque de goutte, qui augmentant de jour en jour, avait envahi toutes les parties de mon corps, de telle sorte que je me trouvais dans l'impuissance de faire le moindre mouvement, de remuer même le doigt. Je me remis entre les mains d'un médecin en qui se réunissaient l'expérience et la science ; mais ni les soins assidus qu'il me donna, ni tous les remèdes qu'il employa ne me procurèrent aucun soulagement. Après quinze jours et plus de douleurs aiguës, quelques personnes de piété me conseillèrent de recourir aux moyens surnaturels. En conséquence, on me donna un peu de coton béni ayant touché à la Santissima Bambina vénérée à Milan, dans la Maison-Mère des Sœurs de la Charité, et quelques gouttes d'huile d'une des lampes qui brûlent devant la gracieuse et miraculeuse Image. C'est de ce coton et de cette huile que se composa le médicament auquel la confiance en Marie Enfant allait donner, pour ma guérison, une efficacité qui tient du prodige. En effet, une onction fut faite sur ma main droite, qui n'avait plus de mouvement, et le coton fut posé dessus et assujetti au moyen d'une bande ; à ce moment, les assistants, pleins de confiance, récitaient à genoux trois fois l'Ave Maria. Je sentis alors la vie circuler pour ainsi dire dans ma main, et, un instant après je pus faire le Signe de la Croix librement et sans douleur. De la main, me semblait-il, se communiquait ensuite doucement à tous les autres membres, et ainsi, au bout de fort peut de temps, je me trouvais parfaitement guéri. Je rends à Marie Enfant les plus affectueuses actions de grâce pour un tel bienfait ».

 

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