07 septembre 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 4/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

tumblr_m55wuitNyW1qfg4oyo1_1280

Quatrième Dimanche

 

Considération

 

Au départ du Séraphin, François s'était trouvé portant dans son corps le signe du Dieu vivant. Il appréhendait de publier le secret de son Roi, et pourtant, ces marques visibles, il ne pouvait les dérober aux regards de ses compagnons. Il consulta le Frère Illuminé, un de ses disciples, comme s'il se fût agi d'un autre ; mais son émotion le trahissait. Frère Illuminé lui répondit donc : « Frère, sachez que ce n'est pas pou vous seul, mais aussi pour le prochain, que les mystères du Ciel vous sont dévoilés. Si vous les gardez exclusivement pour vous, vous aurez tout lieu de craindre, ce me semble, que Dieu vous demande compte du talent enfoui ». Touché de cette raison, François raconta la merveilleuse vision, mais il retint pour lui seul les secrets que l'Ange du Seigneur lui axait révélés.

Son carême était fini, il devait descendre de la montagne et retourner vers ses frères, pour reprendre ses travaux apostoliques. Nouveau Moïse, il descendait de ce face a Face avec Dieu, non plus seulement avec les splendeurs de la lumière divine, mais portant en son corps les plaies du Crucifié. Deux ans encore il devait vivre dans martyre perpétuel, endurant d'indicibles souffrances en union avec Celui qui était mort pour lui. Comme le grand A Apôtre et avec plus de raison que lui, il pouvait dire : « Avec le Christ je suis attaché à la Croix. Je porte dans mon corps les Stigmates de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». (Gal. 2, 19 ; 6, 17).

François avait beau tenir ses mains toujours couvertes et marcher avec des chaussures, il ne pouvait parvenir à celer entièrement les trésors du Ciel. Un grand nombre de Frères, plusieurs cardinaux et le pape Alexandre IV lui-même ont affirmés sous la foi du serment, avoir vu de leurs propres yeux les vénérables Stigmates du saint, pendant qu'il vivait encore. A sa mort, plus de cinquante Frères, l'illustre vierge Claire et ses Sœurs, et d'innombrables séculiers les ont touchés de leurs mains et ils y ont pieusement collé leurs lèvres, afin que rien ne manquât a la force de leur témoignage. « Quant à la blessure du côté, François la cacha si bien que de son vivant, nul ne put la voir qu'a la dérobée ». (Saint Bonaventure ch. 13).

Pendant ces deux dernières années de sa vie vivant crucifix, il continua, tant que ses forces le lui permirent, à parcourir les villages de l'Ombrie. Chacun voulut voir et honorer cet homme merveilleux, portant ainsi en sa chair l'image vivante du divin Crucifié ; on eût voulu baiser ses mains, mais il les tenait enveloppées avec soin, son humilité les mettait a l'abri de ces pieuses démonstrations. Cependant des ruses innocentes trompaient parfois sa vigilance et permettaient aux heureux qui l'approchaient et le servaient d'entrevoir un instant ces Stigmates sacrés.

 

Élévation

 

Aveugle et mourant, Jacob étendit sur ses enfants ses mains défaillantes, pour attirer sur eux les bénédictions du Ciel. Ô Père Séraphique, vous aussi, sur le point de rendre votre âme a son Créateur, vous avez étendu vos mains stigmatisées sur ceux qui vous entouraient, d'avance vous les avez étendues sur ceux qui devaient les suivre de génération en génération et perpétuer votre famille et votre genre de vie, vous les avez donc étendues sur nous. Ô mon Père, croisez entre vos mains perforées des clous du calvaire, croisez-les sur nos têtes !

Que des rayons lumineux sortent de ces plaies pour éclairer les œuvres de nos mains, qu'une chaleur bienfaisante s'en échappe, pour leur donner une vie plus active et plus sainte. Bénissez-nous de ces mains qui se sont levées souvent vers Dieu dans la supplication de la prière, et du haut du Ciel levez-vous toujours vers Dieu, le conjurant pour vos pauvres enfants encore exilés. Plus puissantes que les mains de Moïse, elles nous donneront la victoire, à nous qui combattons dans la plaine. Le Seigneur qui vous a stigmatisé se laissera toucher à la vue de vos plaies si semblables aux siennes !

 

Pratique : Souvenons-nous que le travail nous est ordonné par Dieu ; il est à la fois une punition et une gloire ; que nos mains ne s'y refusent pas, que notre travail suit toujours digne d'être offert à Dieu.

 

Prière

 

Antienne : O homme admirable en merveilles et en prodiges, qui chassez toutes sortes de langueurs, devant qui les démons s'enfuient, qui faites entendre la parole de votre prédication même aux oreilles des oiseaux champêtres. Ô vie recommandable, qui a tant exalte notre foi ! Vous qui même après votre trépas rendez les morts à la vie : faites, François, que nous entrions dans la société des citoyens de l'éternelle Patrie auxquels vous êtes réuni.

 

V. Vous m'avez transpercé de vos flèches.

R. Et votre main s'est affermie sur moi.

 

Oraison

(Extraite de la Liturgie Franciscaine)

 

O Dieu d'ineffable puissance, dont la Providence gouverne chacun des instants de notre vie, soyez propice aux prières de vos serviteurs, et accordez-leur qu'en vénérant la mémoire de votre très glorieux confesseur, notre Père Saint François, ils obtiennent par ces grands mérites de contempler avec bonheur l'éclatante Majesté de votre Fils unique qui vit avec Vous dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

media-317712-1

Pour recevoir dans votre boite mail les méditations des 5 dimanches des Stigmates des Saint François, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jours, abonnez-nous à la Newsletter d'Images Saintes.


Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

681_001

Huitième jour

Marie figurée par le buisson ardent

« Et le Seigneur apparut à Moïse dans une flamme de feu qui sortit du milieu d'un buisson, et Moïse voyait brûler le buisson sans qu'il se consumât » (Exode 3, 2).

 

Le buisson ardent, figure de Marie

 

Dans le buisson que Moïse vit brûler sans se consumer nous reconnaissons (ô Marie) Votre admirable virginité », ainsi chante l'Eglise au jour de la Purification de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

S'il est une grâce qu'on ait lieu d'espérer de l'intercession de Marie, c'est celle de garder la chasteté propre à l'état où l'on est engagé, mais surtout la chasteté virginale, car cette précieuse chasteté est comme le privilège distinctif de Marie, qui porte par excellence le nom de Vierge. Et cependant, combien ne font nul cas de ce don inestimable !

 

Rapport entre le buisson ardent et Marie

 

Le buisson que Moïse voyait tout enveloppé de flammes, conservait néanmoins sa fraîcheur et demeurait vert et intact : de même, Marie a miraculeusement gardé sa pureté et sa virginité, tout en devenant véritablement et réellement mère.

 

Réflexion

 

N'est-ce pas une sorte de prodige de pouvoir, avec une chair corruptible qui appesantit l'âme, vivre à la manière des Anges, en tenant, par une continence parfaite, la chair soumise à l'esprit ? Ce prodige, Jésus, qui a su allier en Marie les deux prérogatives de la maternité divine et d'une virginité sans tache, est tout disposé à l'opérer en nous par Sa grâce.

 

Application pratique

 

L'expérience a montré que si, tous les matins, on offre à la Très Sainte Vierge son esprit et son cœur pour qu'Elle les garde comme son propre bien et les préserve de toute faute contre l'aimable vertu, et si, en même temps, on récite la Salutation Angélique à cette intention, la journée se passe exempte de tout désordre, encore que les tentations soient fortes et fréquentes. Quelle est l'âme qui refusera d'user d'un moyen si simple et si facile ?

 

Colloque

 

Le cœur plein d'une douce joie, je loue e je remercie Dieu, ô très aimable Petite, de Vous avoir réservé la prérogative si merveilleuse d'une si merveilleuse virginité sans tache unie à la maternité. Oui, pour un tel privilège, ô Marie, Vous ferez toujours l'admiration du Ciel et de la terre, toutes les Nations Vous proclameront Bienheureuse, et moi-même je ne cesserai jamais de Vous exalter de de Vous glorifier. Mais, en raison aussi de ce même privilège, jamais non plus je ne cesserai de Vous conjurer de secourir un misérable tel que moi, exposé au milieu de tant de dangers intérieurs et extérieurs à subir les atteintes du feu impur. O Sainte Enfant, si Vous devez, pour me procurer cette grâce, renouveler le prodige du buisson ardent, faites-le, je Vous en supplie : ce sera un des plu beaux miracles accomplis par Votre amour en faveur de vos serviteurs. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter trois je Vous salue Marie en l'honneur de la Santissima Bambina, pour obtenir la grâce de la pureté.

Aspiration : « Vierge Fidèle, obtenez-moi de Dieu la grâce de Vous être toujours semblable ».

 

Exemple

Marie Enfant procure un moyen d'existence à un de ses serviteurs

 

Dans ces dernières années, un honnête employé put éprouver par lui-même quelle confiance on doit avoir en la Vierge Enfant, même pour le soulagement des nécessités temporelles où peut se trouver une famille, parmi tant de revers auxquels sont exposés, surtout aujourd'hui, ceux qui vivent d'un emploi.

Un caissier se vit soudainement, par suite de la chute de la maison à laquelle il était attaché, dépourvu de toutes ressources pour suffire à ses besoins et à ceux de sa femme et de son enfant encore en bas âge. En égard à l'affluence d'employés de toutes sortes, il ne put trouver de place nulle part, même sans autre rétribution que le pain de chaque jour. Aussi avait-il déjà songé à s'expatrier, dans l'espoir de rencontrer ailleurs un moyen de gagner honnêtement sa vie. Mais la pensée de quitter sa femme qu'il affectionnait tant, et son enfant, qu'il aimait comme la prunelle de ses yeux, lui causait une peine extrême. Longtemps il réfléchit au parti qu'il prendrait. Enfin, après en avoir délibéré avec sa vertueuse épouse, il résolut d'aller à Milan avec elle et son jeune enfant, visiter Marie Enfant dans sa belle et dévote chapelle. Il avait la confiance que là il trouverait le secours désiré. Il fit donc un pèlerinage au pieux sanctuaire, où on le vit prier longtemps et avec une extraordinaire ferveur. Cependant le temps pressait, et la grâce demandée se faisait attendre. « Pénitence, se disait à lui-même le pauvre homme, Marie Enfant me procurera autre part l'emploi que je ne puis trouver ici ». Ayant fait ses préparatifs de voyage, il allait se résigner à partir pour un pays étranger, quand il reçut une lettre venant d'une personne inconnue à laquelle il ne 'était jamais recommandé. Il lut, et, ô heureuse surprise ! C'était un commerçant qui lui proposait de venir chez lui pour remplir l'emploi de caissier, en lui offrant des conditions bien supérieures à son attente. Aussitôt il fit part de la bonne nouvelle à sa femme, et, tous deux ensembles, après avoir demandé pardon à Marie Enfant de leur peu de Foi, lui rendirent les plus vives actions de grâces.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes