14 septembre 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 5/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Cinquième Dimanche

 

Considération

 

Saint François mourut le 3 octobre 1226. Toujours fidèle au Dieu qui m'avait stigmatisé, toujours amant passionné de la croix, il avait voulu qu'on l'étendit à terre dans la cendre et qu'on l'y laissât, les bras en croix, pour ressembler au Divin Sauveur mort sur le Calvaire pour le salut du monde. Dans ce corps inanimé, que l'âme venait de quitter en chantant l'hymne de la délivrance, étaient restées les marques indubitables de la prédestination.

Rien désormais n'empêchait de contempler ces plaies miraculeuses, que sur l'Alverne Jésus avait imprimées dans le corps de son serviteur. Dans les mains et dans les pieds de François on voyait les clous divinement formés de sa chair et tellement adhérentes, que poussée d'un côté, ils ressortaient de l'autre. Rien surtout, n'empêchait de contempler cette plaie du côté que son humilité avait tenue cachée avec tant de soin durant sa vie. Sur l'albâtre de sa chair virginale, rendue plus blanche par la mort, cette plaie se détachait comme une rose fraîchement éclose sous les gouttelettes de la rosée du matin. Les clous étaient d'une couleur grisâtre de fer. comme Jésus, François eût son incrédule Thomas. Le chevalier Jérôme voulut examiner de plus près : il toucha les clous, mit son doigt dans la blessure sanglante du côté ; il put rendre plus tard un témoignage incontestable sur la réalité du miracle.

Le 4 octobre, jour des funérailles, le cortège triomphal s'avança au monastère des Clarisses et ces admirables Vierges, qui avaient tout laissé à la voix de François, purent contempler à leur tour, pour la dernière fois, leur Père stigmatisé. Claire, à la tête de ses tilles, le cœur plein de douleur d'avoir perdu le père de son âme, vient avec les plus douloureuses effusions, baiser les plaies miraculeuses. qui disaient assez par elle, mêmes la sainteté de François. Elle essaya, mais en vain, d'arracher des mains du Père bien-aimé un des clous sacrés, afin de le conserver comme une relique ; toutefois sa filiale piété ne fut pas entièrement déçue, elle put tremper des linges dans le sang qui découlait de ses blessures.

L'authenticité des Stigmates, de Saint François a été constatée non feulement sur le témoignage de témoin, oculaire., mais encore par la sanction de l'Eglise elle-même. Grégoire IX et après lui Alexandre IV ont promulgué des bulles, où après mûre délibération et après des examens défiant toute critique, ils ont affirmé la vérité de ce miracle. Benoît XI ordonna à toutes les maisons de l'Ordre de Saint François de célébrer la Fête des Stigmates le 17 septembre, et Paul V étendit cette fête à l'Eglise universelle.

 

Élévation

 

Ô mon Père, si j'ai pu me prosterner à vos pieds et les baiser amoureusement, si j'ai pu recevoir de vos mains stigmatisées cette féconde bénédiction apportant avec elle la lumière et la grâce, ah ! laissez-moi surtout vénérer votre cœur, percé comme celui de Jésus ; laissez-moi, ô mon Père, appliquer mes lèvres sur cette plaie bénie qui me conduit au sanctuaire de vos affections. Vous avez tant aimé la nature créée qui loue et chante Dieu, vous avez tant aimé les âmes rachetées par le sang rédempteur du Christ Jésus, vous avez tant aimé Marie, Mère de Dieu et la nôtre, surtout vous avez tant aimé Jésus ! Père Séraphique, c'est le nom une vous a mérité l'amour, faites que j'aime tout ce que vous avez aimé : Donnez-moi ces flammes brûlantes qui s'échappent de votre cœur embrasé, de la divine charité, dans ces chants où vous allez au combat contre l'Amour même qui vous terrasse et vous blesse, vous fait son prisonnier et sa victime. L'amour divin vous condamne à vous consumer dans ses flammes ; et sous son fer qui torture votre cœur, il ne vous permet plus de vivre que de cette amoureuse torture. Communiquez à tous vos enfants le feu inextinguible de cet amour de séraphin, afin qu'ils imitent vos séraphiques ardeurs.

 

Pratique : Détachons notre cœur de tout amour terrestre pour ne plus aimer que Jésus notre bien suprême. Notre cœur n'est fait que pour Dieu.

 

Prière

 

Antienne : Saint, Bienheureux Père, gloire de votre Patrie, modèle des Frères Mineurs, miroir de la vertu, voie de la Justice, règle des mœurs ; de cet exil charnel conduisez-nous au Royaume des Cieux.

 

V. Ma chair et mon cœur,

R. Se sont réjouis dans le Dieu vivant.

 

Oraison

(Extraite de l'Office du Transitus)

 

O Dieu qui avez donné à l'âme de notre Bienheureux Père François les récompenses de la Béatitude éternelle, accordez à nos prières, qu'en célébrant dans les sentiments de notre piété filiale la mémoire de son trépas, nous méritions, nous aussi, d'arriver heureusement aux récompenses de la même béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Quinzième jour

Marie figurée par l'olivier

« (Israël) sera beau comme l'olivier » (Osée 14, 7).

 

L'olivier figure de Marie

 

« Je me suis élevée comme un bel olivier planté dans la campagne » (Eccl. 24, 19). L'Eglise et les Père, avec saint Jean Damascène, appliquent ces paroles à Marie qu'ils appellent un olivier fécond.

 

Réflexion

 

L'olivier ne vient pas dans les pays froids, et ses branches flexibles ne font pas de bruit au souffle du vent. De même, si je veux ressembler à Marie, dont l'olivier est la figure, je dois me garder, autant qu'il peut dépendre de moi, de la froideur et de l'indifférence spirituelles, et de m'efforcer de ne pas me laisser troubler ni émouvoir par les dires et les murmures du monde.

 

Raisons de la ressemblance entre l'olivier et Marie

 

« De cet olivier mystique qui est Marie, dit le Cardinal Hugues, découle l'huile de la grâce, l'huile de la sagesse, l'huile de la joie ». Saint Bonaventure dit que « Marie est pleine de l'huile de la dévotion ». La Sainte Eglise, en effet, invoque Marie sous les titres de Mère de la grâce, de Trône de la Sagesse, de Cause de notre joie, et de Vase insigne de la dévotion.

 

Réflexion

 

Je m'appliquerai à retracer en moi ces trois qualités de Marie, et, pour y arriver, je tâcherai, moi aussi, d'obtenir par ma prière la grâce divine à mon prochain ; je veillerai sur moi pour parler et agir toujours avec sagesse et prudence, afin de ne pas offenser Dieu et d'être utile aux autres ; et enfin je me montrerai toujours calme et joyeux dans tous les événements, acceptant tout de la main de Dieu, qui, étant la bonté même, veut qu'on le serve avec joie.

 

Conséquence pratique

 

Pour adoucir l'amertume des tribulations et des épreuves auxquelles il plaît au Dieu tout à la fois Juste et Bon de nous soumettre, invoquons souvent le beau et très doux Nom de Marie, dont il est dit que, semblable à l'huile, il pénètre doucement dans le cœur de celui qui le prononce : « Votre nom est une huile répandue » (Cantique 1, 2).

 

Réflexion

 

L'invocation du Nom de Marie a une vertu secrète pour consoler. Il suffit même de penser à Celle qui, en raison de ses innombrables douleurs, mérita le nom de Consolatrice des Affligés et de Reine des Martyrs, pour trouver légères les peines de cette vie comparées aux souffrances endurées par Elle.

 

Colloque

 

Tout ce qu'on peut dire de beau, de gracieux et d'aimable, le Saint Esprit et ceux qui connaissent Votre grandeur et Votre excellence l'ont dit de Vous, ô Sainte Enfant. Mais quand on Vous compare à l'olivier, cet arbre calme, fécond et toujours vert de nos campagnes, mon âme est remplie d'une bien douce consolation. Sous cet emblème, en effet, Vous m'apparaissez comme une Céleste bienfaitrice, disposant en ma faveur de la Grâce de Dieu pour oindre mon âme, illuminer mon intelligence, et inonder mon cœur de joie. En un mot, semblable à l'olivier mystique, Vous embellissez le jardin de l'Eglise, et je Vous considère comme l'objet le plus digne de mon amour. Je Vous promets donc, ô Sainte Petite, de ne négliger aucun moyen pour conserver et accroître en moi Votre Amour jusqu'à mon dernier soupir, afin de pouvoir Vous aimer à jamais dans le beau Paradis. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Invoquer souvent le très doux Nom de Marie.

Aspiration : « Secours des Chrétiens, je puis tout espérer de vous ».

 

Exemple

Guérison merveilleuse d'une enfant obtenue par l'intercession de la Santissima Bambina

 

Il y a peu d'années, deux petites filles d'un riche négociateur, habitant une des principales villes de Lombardie, furent atteintes du croup en même temps. L'une d'elles ne tarda pas à succomber à la violence de ce mal si funeste aux enfants ; l'autre, malgré les soins empressés des hommes de l'art les plus expérimentés, paraissait vouée comme sa petite sœur à une mort certaine. Les médecins ayant un jour déclaré qu'il ne restait plus à cette enfant que quelques heures de vie, les parents désolés ne pouvaient se résigner à ce second sacrifice, et il leur semblait impossible de survivre à la perte de ce dernier fruit de leur amour. Par bonheur, une de leur parentes, personne de grande vertu et très dévote à la Vierge Enfant, se trouvait présente à cette scène déchirante. Elle suggéra à la pauvre mère de mettre son enfant sous la protection de la douce Madone, et en même temps, elle lui donna du coton béni par la Santissima Bambina, en lui conseillant de le placer sous l'oreiller de la petite malade. La mère le fit, toutefois, à dire vrai, plutôt par complaisance que par un sentiment de confiance en l'efficacité du moyen. Il lui semblait qu'il eût fallu bien autre chose qu'un peu de coton pour ressusciter une morte, selon son expression. Ainsi pensait cette mère affligée, mais elle ignorait combien grande était la Foi de sa parente en la puissance de Marie Enfant. Cependant quelques instants s'étaient à peine écoulés, et la petite malade auparavant inquiète et agitée, parut calme et s'endormit : c'était déjà d'une excellente augure. Les parents s'imaginèrent, au contraire, que ce sommeil était un assouplissement léthargique, précurseur de la mort. Pour la pieuse parente, elle continuait à prier, pleine de confiance. Au bout de trois heures, la petite fille s'éveilla, ouvrit les yeux, et, avec un sourire angélique, tournant la tête vers sa mère, qui se tenait pâle et consternée près du berceau, elle s'écria : « Maman, maman... » la grâce obtenue devenait évidente : tout symptôme du mal avait disparu. Aussitôt cette enfant, déjà vive et alerte, étendit ses petits bras vers sa mère, qui demeurait comme frappée de stupeur, les lui passe autour du cou en la couvrant de baisers, et donne ainsi à tous les assistants la certitude de sa parfaite guérison. La nouvelle d'un fait si merveilleux se répandit avec la rapidité de l'éclair dans le voisinage et par toute la ville. Les médecins n'hésitèrent pas d'ailleurs à déclarer qu'une guérison si soudaine ne pouvait être attribuée à une cause naturelle, et toutes les personnes qui en eurent connaissance demeurèrent pénétrées de dévotion envers Marie Enfant.

 

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