16 septembre 2013

Messe de la Fête des Stigmates de Saint François

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Messe de la Fête des Stigmates de Saint François

(Extrait du Missel Franciscain, Editions Franciscaines, Paris, 2000)

 

Sur le Mont Alverne, au cours du Carême préparatoire à la Saint Michel, vers la Fête de la Sainte Croix 1224, François est en prière : « Mon Seigneur Jésus-Christ, je Te prie de m'accorder deux grâces avant que je meure : la première est que, durant ma vie, je sente dans mon âme et dans mon corps, autant qu'il est possible, cette douleur que Toi, ô Doux Jésus, Tu as endurée à l'heure de Ta cruelle Passion ; la seconde est que je sente dans mon cœur, autant qu'il est possible, cet Amour sans mesure dont Toi, Fils de Dieu, tu étais embrasé et qui Te conduisais à endurer volontiers une telle Passion pour nous pécheurs » (3e considération sur les Stigmates). Tout ce qui s'est passé ensuite est la réponse de Dieu à cette prière. Comparant François à Moïse, Saint Bonaventure achève ainsi le récit bien connu de la Stigmatisation : « François, l'homme évangélique, descendit de la montagne portant l'image du Crucifié non point sculptée sur des tables de pierre, mais reproduites en sa propre chair par le doigt du Dieu vivant (Légenda Minor 6, 4). Il importe d'aller toujours jusqu'au cœur du mystère : « Si les Stigmates s'étaient ouverts dans sa chair, c'est que la Croix s'était implantée au plus profond de son âme ». (Vita Seconda de Thomas de Celano, 211).

 

Antienne d'ouverture : « Que la Croix de notre Seigneur Jésus-Christ soit ma seule fierté ; par elle le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde ». (Galates 6, 14).

 

Prière d'ouverture

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Première Lecture

« Je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus »

 

Lecture de la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates (6, 4-18)

 

Frères, que la Croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde. Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir ou de ne pas avoir la circoncision, c'est la création nouvelle. Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

 

Psaume

(141, 2-3, 6-7, 8)

 

R. Avec le Christ, je suis fixé à la Croix

 

A pleine voix, je crie vers le Seigneur !

A pleine voix, je supplie le Seigneur !

Je répands devant lui ma plainte,

Devant lui, je dis ma détresse.

 

J'ai crié vers toi, Seigneur !

J'ai dit : « Tu es mon abri,

ma part, sur la terre des vivants. »

Sois attentif à mes appels.

 

Tire-moi de la prison où je suis,

Que je rende grâce à ton nom.

Autour de moi, les justes feront cercle

Pour le bien que tu m'as fait.

 

Evangile

« Celui qui veut marcher à Ma suite, qu'il prenne sa croix »

 

Alléluia, Alléluia. « Avec le Christ, je suis fixé à la Croix : je vis, mais ce n'est plus moi. C'est le Christ qui vit en moi » (Galates 2, 19-20). Alléluia.

 

Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (9, 23-26)

 

Jésus disait à la foule : « Celui qui veut marcher à ma suite, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie pour moi la sauvera. Quel avantage un homme aura-t-il à gagner le monde entier, si c'est en se perdant lui-même et en le payant de sa propre existence ? Si quelqu'un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l'homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire et dans celle du Père et des anges.

 

Prière sur les offrandes

 

A l'humble prière de notre Père Saint François, accorde-nous, Seigneur, par cette offrande, de ressentir les bienfaits de la Passion de Ton Fils. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne de la Communion : « Voici en quoi nous pouvons nous glorifier : c'est de nos infirmités, et de porter chaque jour la Sainte Croix de Notre Seigneur Jésus-Christ » (Admonition 5).

 

Prière après la Communion

 

Dans la personne de notre Père Saint François, Tu as révélé, Seigneur, la richesse du Mystère de la Croix. Fais qu'en suivant son exemple, nous soyons réconfortés par la contemplation de la Croix du Sauveur. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François 1/2

Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François

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Liturgie des heures

Extrait du « Sanctoral Franciscain », Editions Franciscaines, Paris, 1999

 

En septembre 1224, François d'Assise fut gratifié sur le Mon Alverne de la vision d'un séraphin ailé et crucifié en réponse à sa demande instante : « Que je sente dans mon âme et dans mon corps ce que Tu as ressenti toi-même : la souffrance de la Passion et l'Amour sans mesure dont Tu étais embrasé 3e Considération sur les Stigmates). Cette prière et cette réponse sont l'aboutissement d'une longue route : François, en vrai chevalier, veut servir le seul et vrai Seigneur. Il a découvert son modèle en Jésus. Il veut l'imiter, être à ses côtés et, avec Lui, comme Lui, combattre et remporter la victoire. C'est sa manière de suivre les traces du Christ (Admonition 6, 2), et cette manière fut agréée par Dieu en ce mois de septembre 1224 : les Stigmates de la Passion du Christ dont il resta marqué sont la confirmation divine de son combat et de sa vie.

 

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Office des Lectures

 

Invitatoire

 

Pour le premier office du jour

Seigneur, ouvre mes lèvres,

et ma bouche publiera ta louange,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia

 

Psaume 94

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,

acclamons notre Rocher, notre salut !

Allons jusqu'à lui en rendant grâce,

par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,

le grand roi au-dessus de tous les dieux :

il tient en main les profondeurs de la terre,

et les sommets des montagnes sont à lui ;

à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,

et les terres, car ses mains les ont pétries.

 

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,

adorons le Seigneur qui nous a faits.

Oui, il est notre Dieu ; +

nous sommes le peuple qu'il conduit,

le troupeau guidé par sa main.

 

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,

comme au jour de tentation et de défi,

où vos pères m'ont tenté et provoqué,

et pourtant ils avaient vu mon exploit.

 

« Quarante ans leur génération m'a déçu, +

et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,

il n'a pas connu mes chemins.

Dans ma colère, j'en ai fait le serment :

Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

Ceci est mon corps...

Pourquoi ces mots, toujours...

répétés nuit et jour ?

Pourquoi ce pain et ce vin,

ce rocher trois fois saint ?

Pourquoi cette montagne

surplombant la campagne ?

Et pourquoi tous ces gens

de partout accourant ?

 

Ceci est mon corps...

Un petit homme brun,

le corps et l'âme à jeûn,

s'est laissé consacrer

sur cette pierre, ancré

par les rayons ardents

d'un Séraphin brûlant,

et contemplant son Dieu,

aveuglé de ce feu,

est devenu sans prix

un autre Jésus-Christ.

 

Ceci est mon corps...

O terre qui frémit

quand fut jeté ce cri :

« Père, entre tes mains

je remets mon esprit ».

Profondeur souterraine,

dure couche sans laine,

silencieux sous-bois,

mousse dessous nos pas,

dites-nous le secret :

François stigmatisé.

 

Ceci est mon corps...

C'est au creux de la nuit

une flûte adoucie.

 

Psaume 2

Dieu donne la royauté au Messie

 

Antienne

A. « La main du Seigneur fut sur moi : il me conduit sur une haute montagne ».

B. « Sur la montagne aujourd'hui, François entre dans la Nuée ; la main du Seigneur est sur lui ».

 

Pourquoi ce tumulte des nations,

ce vain murmure des peuples ?

Les rois de la terre se dressent,

les grands se liguent entre eux

contre le Seigneur et son messie :

« Faisons sauter nos chaînes,

rejetons ces entraves ! »

 

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse,

le Seigneur les tourne en dérision ;

puis il leur parle avec fureur ,

et sa colère les épouvante :

« Moi, j'ai sacré mon roi

sur Sion, ma sainte montagne. »

Je proclame le décret du Seigneur ! +

 

Il m'a dit : « Tu es mon fils ;

moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

Demande, et je te donne en héritage les nations,

pour domaine la terre tout entière.

Tu les détruiras de ton sceptre de fer,

tu les briseras comme un vase de potier. »

 

Maintenant, rois, comprenez,

reprenez-vous, juges de la terre.

Servez le Seigneur avec crainte,

rendez-lui votre hommage en tremblant.

Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :

soudain sa colère éclatera.

 

Heureux qui trouve en lui son refuge !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 8

Majesté de Dieu et dignité de l'homme

 

Antienne

A. « J'ai contemplé une grande vision et je fus transfiguré ».

B. « Comme un ami parle avec son ami, François interroge : « Qui es-tu Seigneur, et qui suis-je ? Et le Seigneur passe dans le vent de l'Esprit.

 

R. O Seigneur notre Dieu, qu'il est grand Ton Nom par toute la terre.

 

Jusqu'aux cieux ta splendeur est chantée

par la bouche des enfants, des tout-petits :

rempart que tu opposes à l'adversaire,

où l'ennemi se brise en sa révolte.

 

A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,

la lune et les étoiles que tu fixas,

qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,

le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

 

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,

le couronnant de gloire et d'honneur ;

tu l'établis sur les oeuvres de tes mains,

tu mets toute chose à ses pieds :

 

les troupeaux de boeufs et de brebis,

et même les bêtes sauvages,

les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,

tout ce qui va son chemin dans les eaux.

 

R. O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre !

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 95

Dieu, Roi et Juge de l'univers

 

Antienne

A. « La gloire du Seigneur était comme un feu ardent au sommet de la montagne ».

B. « François a tenu caché le secret de Dieu ; mais son plus beau chant d'amour éclate dans sa chair brûlée au sceau du roi ».

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !

 

De jour en jour, proclamez son salut,

racontez à tous les peuples sa gloire,

à toutes les nations ses merveilles !

 

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,

redoutable au-dessus de tous les dieux :

néant, tous les dieux des nations !

 

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :

devant lui, splendeur et majesté,

dans son sanctuaire, puissance et beauté.

 

Rendez au Seigneur, familles des peuples,

rendez au Seigneur la gloire et la puissance,

rendez au Seigneur la gloire de son nom.

 

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,

adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :

tremblez devant lui, terre entière.

 

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »

Le monde, inébranlable, tient bon.

Il gouverne les peuples avec droiture.

 

Joie au ciel ! Exulte la terre !

Les masses de la mer mugissent,

la campagne tout entière est en fête.

 

Les arbres des forêts dansent de joie

devant la face du Seigneur, car il vient,

car il vient pour juger la terre.

 

Il jugera le monde avec justice, *

et les peuples selon sa vérité !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Tu as marqué, Seigneur, ton serviteur François, des signes de notre Rédemption.

 

De la Lettre aux Galates (5, 24-26 ; 6, 2-5, 7...18)

 

Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit. Ne cédons pas à la vanité : pas de provocation entre nous, pas de rivalité.

Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ. Si quelqu'un pense être quelque chose alors qu'il n'est rien, il se fait illusion sur lui-même. Que chacun examine sa propre action ; ainsi il trouvera ses motifs d'orgueil en lui-même et non pas en se comparant aux autres. Chacun doit porter le poids de sa propre existence.

Ne vous égarez pas : Dieu ne se laisse pas narguer. Ce que l'on a semé, on le récoltera : des semailles purement humaines aboutissent à une récolte purement humaine, la dégradation définitive ; des semailles spirituelles aboutissent à une récolte spirituelle, la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons si nous ne nous décourageons pas. Puisque nous tenons le bon moment, travaillons au bien de tous, spécialement dans la famille des croyants. Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde. Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir ou de ne pas avoir la circoncision, c'est la création nouvelle. Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

 

R. Je sais en qui j'ai foi,

je connais sa puissance,

Lui me gardera dans sa présence.

 

Crucifié avec le Christ,

Ce n'est plus moi qui vis,

C'est le Christ qui vit en moi.

Sa grâce fut puissante.

 

Ce que je vis maintenant dans ma chair,

Je le vis dans la Foi au Fils de Dieu.

Il s'est livré Lui-même pour moi.

 

Oubliant le chemin parcouru,

Je cours tout droit vers le Christ

Afin de pouvoir le saisir,

Déjà saisi par Lui-même.

 

Récit de Saint Bonaventure sur les stigmates

François, image du Crucifié

 

Deux ans avant de rendre son âme au Ciel, le fidèle serviteur du Christ, François, se rendit en un lieu écarté et très élevé, appelé Mont Alverne, pour y faire un Carême en l'honneur de l'Archange Saint Michel. Bientôt, il se sentit, plus abondamment encore que de coutume, envahi par la douceur de la contemplation divine, par le feu ardent des désirs célestes, par l'infusion des dons d'en-haut.

Tandis qu'il se sentait soulevé vers Dieu par l'ardeur des désirs séraphiques, un certain matin, vers la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, étant en prières sur le flanc de la montagne, il vit descendre vers lui du haut du Ciel comme la vision d'un séraphin muni de six ailes brillantes comme le feu. Cet être s'approcha d'un vol rapide jusqu'au dessus de lui... il lui apparut non seulement ailé, mais aussi crucifié. À cette vue il fut saisi d'une violente stupeur. Son âme fut parcourue e joie mêlée de douleur. Le gracieux visage du Christ sous un aspect si familier lui faisait concevoir une joie extrême. Mais en le voyant cruellement fixé à la croix, il était tout transi à la fois de compassion et de joie.

La vision disparut, après un entretien secret et familier. Intérieurement son âme était embrasée d'ardeur séraphique. Mais sa chair aussi était devenue extérieurement conforme au Crucifié : elle en portait le signe et l'effigie, comme la marque d'un sceau brûlant imprimé sur la cire. Aussitôt commencèrent à apparaître dans ses mains et dans ses pieds les marques des clous. La tête de ces clous était visible dans la paume des mains et le dessus des pieds, et les pointes de ces clous saillaient de l'autre côté. Au côté droit comme entr'ouvert par une lance, s'étendait une cicatrice rouge d'où coulait souvent un sang précieux.

François, l'homme nouveau, en vertu d'un nouveau et stupéfiant miracle, par un singulier privilège, jamais accordé dans les siècles passés, apparut ainsi marqué des saints stigmates. Il redescendit de la montagne portant l'image du Crucifié, non point gravé sur la pierre ou le bois par la main d'un artiste, mais écrite sur ses membres de chair par la main du Dieu vivant.

 

R. L'amour n'est pas aimé.

 

L'amour n'est pas aimé,

le sel n'est plus salé,

le feu ne brûle plus...

L'Amour n'est pas aimé,

ton corps est crucifié,

montre-le moi, Jésus !

 

Donne-moi de connaître

au profond de mon cœur

le Sang brûlant de ton amour ;

et donne-moi, ô Maître,

de vivre dans mon corps

les plaies qui

t'ont donné la mort...

 

En voici que ton ange

en ouvrant son trésor

fit naître la Croix

dans mon corps,

imprima son image

de lumière et de feu :

il me montra le cœur de Dieu !

 

Et Dieu refait le monde,

Il y plante un jardin

qui fleurit aux pieds

et aux mains,

Et de sa plaie profondeur

Le cœur donne la vie

Comme une source

au fond du puits.

 

Oraison

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Matin

 

Si ce n'est pas le premier office du jour :

Dieu, viens à mon aide,

Seigneur, à notre secours,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia.

 

Hymne

 

R. O Dieu, mon Dieu, qui es-tu ? Ton Nom est un vertige... O Dieu, mon Dieu, qui est-tu ? Et moi, ô Dieu, qui suis-je ?

 

Seigneur, Dieu de mon salut,

Je crie le jour et la nuit devant Toi.

C'est Toi qui m'as fait naître,

Toi mon espoir dès le premier jour.

Dès le sein de ma mère, mon Dieu c'est Toi,

Ne t'éloigne jamais de moi...

 

De toute ma voix je crie vers Dieu.

Devant Lui, j'expose ma détresse.

Sur la route où je marche ils m'ont tendu un piège.

Leur fouet s'est abattu sur moi, et moi j'ai pardonné.

Tu es mon Père, le Très Saint, le Très-Haut,

Vite à mon aide, ô Dieu mon sauveur.

 

Ils ont percé mes mains, mes pieds,

Ils ont compté tous mes os.

Ils ont ouvert la bouche et hurlé contre moi.

Mon cœur s'est amolli comme la cire,

Ma force se dessèche comme terre cuite au four.

Ils m'ont couché dans la poussière de la mort.

 

Je me suis endormi mais je suis ressuscité.

Père Saint, Tu m'as pris par la main droite,

Quelle est ma récompense dans le Ciel, sinon Toi ?

Et sur la terre que pis-je vouloir d'autre que toi ?

Voyez, voyez, « Je suis Dieu », dit le Seigneur,

Je serai exalté parmi les peuples !

 

Psaume 62

« L'eau que Je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle » (Jean 4, 14).

 

Antienne

A. « Je suis crucifié avec le Christ, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ».

B. « J'ai levé les mains vers Toi, et Tu m'as abrité de Tes ailes ; Tu es fort, Tu es grand, et toute ma douceur ! »

 

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :

mon âme a soif de toi ;

après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.

 

Je t'ai contemplé au sanctuaire,

j'ai vu ta force et ta gloire.

Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !

 

Toute ma vie je vais te bénir,

lever les mains en invoquant ton nom.

Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

 

Dans la nuit, je me souviens de toi

et je reste des heures à te parler.

Oui, tu es venu à mon secours :

je crie de joie à l'ombre de tes ailes.

Mon âme s'attache à toi,

ta main droite me soutient.

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Cantique des Trois Enfants (Daniel 3)

Hymne de l'Univers

« La création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des fils de Dieu » (Romains 8, 19).

 

Antienne

A. « J'ai été saisi par le Christ afin de le connaître : montagnes et collines, bénissez le Seigneur ».

B. « Le flanc du rocher s'est ouvert, toute la terre accueille avec François le Salut de Dieu ».

 

Toutes les oeuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !


Vous, les cieux, bénissez le Seigneur,

et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur,

et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur !


Et vous, le soleil et la lune, bénissez le Seigneur,

et vous, les astres du ciel, bénissez le Seigneur,

vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur !

 

Vous tous, souffles et vents, bénissez le Seigneur,

et vous, le feu et la chaleur, bénissez le Seigneur,

et vous, la fraîcheur et le froid, bénissez le Seigneur !

 

Et vous, le givre et la rosée, bénissez le Seigneur,

et vous, le gel et le froid, bénissez le Seigneur,

et vous, la glace et la neige, bénissez le Seigneur !


Et vous, les nuits et les jours, bénissez le Seigneur,

et vous, la lumière et les ténèbres, bénissez le Seigneur,

et vous, les éclairs, les nuées, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Que la terre bénisse le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, montagnes et collines, bénissez le Seigneur,

et vous, les plantes de la terre, bénissez le Seigneur,

et vous, sources et fontaines, bénissez le Seigneur !


Et vous, océans et rivières, bénissez le Seigneur,

baleines et bêtes de la mer, bénissez le Seigneur,

vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur,

vous tous, fauves et troupeaux, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Toi, Israël,bénis le Seigneur !

Et vous, les prêtres, bénissez le Seigneur,

vous, ses serviteurs, bénissez le Seigneur !


Les esprits et les âmes des justes, bénissez le Seigneur,

les saints et les humbles de cœur, bénissez le Seigneur,
Anias, Azarias et Misaël, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !


Bénissons le Père, le Fils et l'Esprit saint :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Bénis sois-u, Seigneur, au firmament du Ciel :

A Toi, haute gloire, louange éternelle !

 

Psaume 149

Louange à Dieu par les chants de victoire

« Le vainqueur, celui qui restera fidèle à Mon service jusqu'à la fin, Je lui donnerai pouvoir sur les Nations » (Apocalypse 2, 26).

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !

En Israël, joie pour son créateur ;

dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,

jouez pour lui, tambourins et cithares !

 

Car le Seigneur aime son peuple,

il donne aux humbles l'éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,

criant leur joie à l'heure du triomphe.

Qu'ils proclament les éloges de Dieu,

tenant en main l'épée à deux tranchants.

 

Tirer vengeance des nations,

infliger aux peuples un châtiment,

charger de chaînes les rois,

jeter les princes dans les fers,

leurs appliquer la sentence écrite,

c'est la fierté de ses fidèles.

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

La Parole de Dieu

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates (6, 14, 17-18)

 

Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

 

R. Nous l'avons vu transpercé, sans beauté ni éclat !

V. Méprisé et souffrant, gage de notre paix. R.

V. Comme un agneau muet, il n'ouvrait pas la bouche. R.

V. Dans le sang de ses blessures se trouvait notre guérison. R.

V. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. R.

 

Cantique de Zacharie

 

Antienne

A. « François, tendu vers le martyre, l'astre d'en-haut t'a visité, il a marqué ton corps des Stigmates de la Passion ».

B. « La terre a tressailli devant Ta gloire, ô Christ, et le chant de Ta Pâque a devancé l'aurore. Ton immense tendresse a visité François ».

 

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël

qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve

dans la maison de David son serviteur,


Comme il l'avait dit par la bouche des Saints,
Par ses prophètes, depuis les temps anciens :


Salut qui nous arrache à l'ennemi

à la main de tous nos oppresseurs.


Amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,


Serment juré à notre père Abraham

de nous rendre sans crainte,


afin que délivrés de la main de nos ennemis, +
nous le servions dans la justice et la sainteté,

en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé

prophète du Très-Haut,
Tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,


pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés.

Grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu :
quand nous visite l'astre d'en-haut.


Pour illuminer ceux qui habitent ténèbres et l'ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Louange et intercession

 

Célébrons Dieu qui prend le chemin de l'humble amour pour venir jusqu'à nous/

 

R. Tu es pour nous, Seigneur, vie et Salut !

 

Dieu, notre Père, Tu révèles Ton Mystère aux humbles et aux petits :

Sois béni d'avoir associé François au mystère de la Pâque de Ton Fils et d'avoir marqué sa chair du signe de la Croix.

 

Tu baptises l'Eglise dans la mort et la Résurrection de Jésus :

Sois béni de révéler en elle le mystère de fécondité qui traverse la souffrance et la mort des hommes.

 

Tu accompagnes l'homme en son chemin vers Ta Gloire :

Sois béni de nous convertir à Toi, de nous façonner à l'image et à la ressemblance du Fils de Ton Amour et de nous conformer à Sa Passion/

 

La Croix de Jésus éclaire nos nuits comme un brasier d'amour :

Sois béni par tous ceux qui consentent à se laisser transformer par l'Amour pour que vive Ta présene en notre terre.

 

Intentions libres.

 

Notre Père

 

Oraison

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Suite de l'Office ci-dessous

Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François 2/2

Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François

 

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Milieu du jour

 

Dieu, viens à mon aide,

Seigneur, à notre secours,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia.

 

Les Psaumes sont ceux du jour de la semaine

 

Antienne : « Dieu l'a fait Seigneur et Christ, ce Jésus que vous avez crucifié ».

 

La Parole de Dieu

 

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (6, 4-6)

 

Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix.

 

Ou

 

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates ( 2, 20-21)

 

Je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi. Il n'est pas question pour moi de rejeter la grâce de Dieu. En effet, si c'était par la Loi qu'on devient juste, alors le Christ serait mort pour rien.

 

Ou

 

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains 6, 8, 11)

 

Si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ.

 

V. Nous T'adorons Seigneur Jésus-Christ, Tu as racheté le monde par Ta Croix.

 

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Soir

 

Dieu, viens à mon aide,

Seigneur, à notre secours,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia.

 

Hymne

 

Frère François

qui parles de la joie parfaite

en parfait dénuement,

que rien n'arrête notre élan vers le partage,

le pur courage et la transperce du cœur

jusqu'au jour du Seigneur.

 

R. Ta prière nous garde

et nous aide à prier.

Ton amour nous regarde :

Il nous aide à prier.

 

Frère François

les clous de la croix pesante

son entrés dans ton corps !

Que chacun tente son effort jusqu'à l'usure

de sa mesure et souffre l'entière douleur

pour l'amour du Seigneur.

 

Frère François

qui chantes Ta Foi sereine

à la face du Ciel,

que nous entraîne l'éternel don de lumière

à cette terre dans l'universelle ferveur :

bénissons le Seigneur !

 

Frère François,

quand il reviendra en gloire

celui qui t'a choisi,

pour qu'il s'empare de tes fils, mets à l'avance

ta ressemblance dans leur âme

offerte à l'ardeur

de l'Esprit du Seigneur.

 

Psaume 11

Eloge de la crainte de Dieu

 

Antienne

A. Dieu a manifesté en François le mystère de Son Fils Crucifié.

B. Illuminé par la vision du Séraphin, François a éprouvé la puissance de la Résurrection ; et blessé par la douceur du Crucifié, il s'est écrié : « Mon Seigneur et mon Dieu ! ».

 

Heureux qui craint le Seigneur,

qui aime entièrement sa volonté !

Sa lignée sera puissante sur la terre ;

la race des justes est bénie.

 

Les richesses affluent dans sa maison :

à jamais se maintiendra sa justice.

Lumière des cœurs droits, il s'est levé dans les ténèbres,

homme de justice, de tendresse et de pitié.

 

L'homme de bien a pitié, il partage ;

il mène ses affaires avec droiture.

Cet homme jamais ne tombera ;

toujours on fera mémoire du juste.

 

Il ne craint pas l'annonce d'un malheur :

le cœur ferme, il s'appuie sur le Seigneur.

Son cœur est confiant, il ne craint pas :

il verra ce que valaient ses oppresseurs.

 

A pleines mains, il donne au pauvre ; +

à jamais se maintiendra sa justice,

sa puissance grandira, et sa gloire !

 

L'impie le voit et s'irrite ; +

il grince des dents et se détruit.

L'ambition des impies se perdra.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 115

Action de grâce pour une guérison

 

Antienne

A. Je n'ai voulu savoir parmi vous que Jésus, le Crucifié.

B. François, le Seigneur t'a parlé, et tu lui as répondu. Maintenant, de tes yeux, tu connais le Mystère ; comment rendre à ton Dieu tout le bien qu'Il t'a fait ?

 

Je crois, et je parlerai,

moi qui ai beaucoup souffert,

moi qui ai dit dans mon trouble :

« L'homme n'est que mensonge. »

 

Comment rendrai-je au Seigneur

tout le bien qu'il m'a fait ?

J'élèverai la coupe du salut,

j'invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,

oui, devant tout son peuple !

 

Il en coûte au Seigneur

de voir mourir les siens !

Ne suis-je pas, Seigneur, ton serviteur,

ton serviteur, le fils de ta servante, *

moi, dont tu brisas les chaînes ?

 

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâce,

j'invoquerai le nom du Seigneur.

Je tiendrai mes promesses au Seigneur,

oui, devant tout son peuple,

à l'entrée de la maison du Seigneur,

au milieu de Jérusalem !

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Cantique de Saint Pierre (1 Pierre 2)

 

Antienne : Mis à mort selon la chair, Christ a été vivifié par l'Esprit.

 

C'est pour nous que le Christ à souffert ; +

il nous a marqué le chemin*

pour que nous allions sur ses traces.

 

R. Par ses blessures, nous sommes guéris.

 

Il n'a pas commis le péché ;

dans sa bouche, on n'a pu trouver de mensonge.

 

Insulté, sans rendre l'insulte, +

maltraité, sans proférer de menace, *

il s'en remettait à Celui qui juge avec justice.

 

C'était nos péchés qu'il portait, dans son corps, sur le bois, +

afin que morts à nos péchés *

nous vivions pour la justice.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

La Parole de Dieu (Galates 2, 19b-20)

 

Avec le Christ, je suis fixé à la croix : je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi. Ma vie aujourd'hui dans la condition humaine, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est livré pour moi.

 

R. Portons sa croix dans nos vies et suivons-le jusqu'à la fin !

V. Dans Ta Volonté, Seigneur, Tu m'as conduit et Tu m'a emporté dans la gloire. R.

V. Par Ton propre Sang, Tu as racheté mon âme. R.

V. Sainte Marie, prie pour nous le Roi, Ton Fils, livré à la mort. R.

V. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. R.

 

Cantique de Marie

 

Antienne

A. Je suis mort au monde. Ma vie est cachée avec le Christ en Dieu.

B. Réjouis-toi, montagne inaccessible ! Réjouis-toi, buisson non consumé ! Dame Sainte, Servante du Seigneur, intercède pour nous.

 

Mon âme exalte le Seigneur,
exulte mon esprit en Dieu mon sauveur !

 

Il s’est penché sur son humble servante,
désormais tous les âges me diront bienheureuse.

 

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !

 

Son amour s’étend d’âge en âge
sur ceux qui le craignent.

 

Déployant la force de son bras
Il disperse les superbes.

 

Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.

 

Il comble de biens les affamés,
renvoie les riches les mains vides.

 

Il élève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour,

 

de la promesse faite à nos pères,
en faveur d’Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit
pour les siècles des siècles. Amen.

 

Intercession

 

Marqués de la Croix, prions avec confiance le Fils Bien-aimé du Père :

 

R. Par Ta Croix, Seigneur, sauve-nous.

 

Christ Jésus, Tu nous as aimé le premier en prenant le chemin de la Croix :

Que Ta grâce ne manque jamais à ceux qui vivent aujourd'hui Ta Passion.

 

Tu as posé sur François les signes de Ta pâque :

Que naissent au creux de notre pauvreté les marques de Ta vie qui passe la mort.

 

Tu plonges dans le feu de l'amour ceux qui acceptent de te suivre :

Que ta seule présence convertisse nos cœurs et féconde nos vies.

 

Tu offres la surabondance de Ta Vie à l'homme qui se dépouille de tout pour ne vivre que de Toi :

Accueille dans Ta demeure ceux qui ont quitté cette terre dans l'abandon confiant à Ta Grâce.

 

Intentions libres.

 

Notre Père

 

Oraison

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 6/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

19 Stigmatisation de François sur l'Alverne

Fête des Stigmates de Saint François

17 septembre

 

Considération

 

La mort du Séraphique Patriarche n'arrêta pas l'action bienfaisante de ses Stigmates. Un rayonnement de grâces continue à se projeter de ces plaies, sur les dévote serviteurs de François, qui l'invoquent avec confiance. Ce sentiment de filiale confiance naît, tout naturellement, du pouvoir que Dieu a donné au ciel à son fidèle serviteur. Ce crédit, le Christ lui-même l'assura comme un héritage au Patriarche des Pauvres, le jour de la stigmatisation ; et c'est là un secret que François ne révéla qu'après sa mort.

Un saint Frère, lisant dans la vie de St François le chapitre des Stigmates, se demanda quelles pouvaient bien être les paroles et les choses secrètes dites par le Séraphin, dans sa glorieuse apparition. Il se disait donc à lui-même : « Ces paroles, Saint François ne voulait les redire à personne pendant sa vie, mais maintenant, après sa mort, peut-être les dirait-il, s'il en était dévotement prié ». Dès lors il pria Dieu et Saint François de lui faire cette révélation, pour la consolation de ses enfants. Le Frère persévéra huit ans dans sa prière.

Un jour, qu'il priait plus dévotement qu'à l'ordinaire, il fut appelé par un Frère qui lui demanda de sortir en ville avec lui. Comme il sortait avec le mérite de l'obéissance, il rencontra à la porte deux Frères Mineurs, paraissant venir d'un long voyage. Avec la permission du Supérieur, il s'offrit aussitôt pour laver les pieds des voyageurs. Pendant qu'à genoux, le saint Frère lavait les pieds du plus âgé, sous la boue qui les couvrait, il vit les Sacrés Stigmates, il s'écria dans sa joie : « Ou vous êtes le Christ, ou vous êtes Saint François ! ». Alors le Séraphique Patriarche lui révéla ce qu'il désirait savoir depuis si longtemps :

« Sache, mon très cher Frère, qu'étant sur la montagne de l'Alverne, tout absorbé dans le souvenir de la Passion du Christ, je fus, par le Christ Lui-même, ainsi stigmatisé sur mon corps, dans cette apparition séraphique. Et alors le Christ me dit : « Sais-tu ce que Je viens de te faire ? Je t'ai donné les marques de Ma Passion, pour que tu sois Mon gonfalouier. Au jour de Ma mort Je suis descendu dans les limbes, et toutes les âmes que J'y ai trouvées, Je les ai, en vertu de Mes stigmates, retirées et conduites en Paradis ; de même Je t'accorde dès maintenant pour que tu sois semblable à Moi dans la mort, comme tu l'as été dans la vie, que tous les ans, après que tu auras passé de cette vie, tu ailles en Purgatoire le jour de ta mort. Là, toutes les âmes que tu trouveras de ceux qui auront fait partie de tes trois Ordres, Frères Mineurs, Sœurs et Pénitents, et en outre, les âmes de tous ceux qui auront eu de la dévotion pour toi, tu pourras les tirer du Purgatoire en vertu des Stigmates que je t'ai donnés et les conduire au Paradis ». Ces paroles je ne les ai jamais répétées tant que j'ai vécu dans le monde ».

Huit Frères entouraient alors le religieux qui lavait les pieds à son Séraphique Père, ils entendirent la révélation et en rendirent témoignage.

 

Élévation

 

O mon Père,qu'elle est grande votre puissance au Ciel ! Je vous vois sur le trône de gloire que dut un jour déserter Lucifer l'orgueilleux, ce trône fut réservé à votre humilité. Je vois la ravissante clarté qui vous environne ; dans cette éblouissante lumière brillent surtout vos Stigmates sacrés, joyaux dont le Christ orna votre chair virginale, que de fois, prosterné devant le trône de la Divine Majesté, n'avez-vous pas arrêté la colère divine justement irritée contre les hommes. Pour les pécheurs vous demandez le pardon, pour les religieux tièdes vous demandez la ferveur, pour les fervents vous demandez un redoublement de générosité, vous offrant à être leur guide dans les voies de l'Amour Divin. Le Cœur de Jésus lui-même vous donne à ses élus comme le plus parfait modèle de l'amour qui lui est dû.

Et n'ai-je pas moi-même éprouvé bien souvent les effets de votre puissante intercession ? Ô mon Séraphique Père, Christ de l'Ombrie, Stigmatisé de l'Alverne, je viens encore à vous, implorant votre assistance, vous recommandant mes pressantes nécessités. Je suis votre enfant. Présentez-vous de nouveau devant le Trône de la grâce et par les mérites de vos Stigmates, demandez pour moi le pardon, la ferveur et l'amour. A mon heure dernière, venez éclairer les ténèbres de la mort du rayonnement de vos bienheureuses plaies et introduisez-moi près de vous dans la Céleste Patrie.

 

Pratique : Soyons fidèles dans les plus petites choses afin d'éviter le Purgatoire et de ne point contrister le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prière

 

Antienne : La splendeur des cieux s'est illuminée, un nouvel astre a brillé, Saint François a paru, lui à qui un Séraphin s'est montré, le marquant de divines blessures aux mains et aux pieds et au côté, pendant qu'il veut porter l'image de la Croix dans son cœur, sur ses lèvres et dans ses œuvres.

 

V. Seigneur, vous avez marqué votre serviteur François,

R. Du sceau de notre Rédemption

 

Oraison

(De la Fête)

 

O Seigneur Jésus-Christ, qui, lorsque le monde sa refroidissait, avez renouvelé les Stigmates de votre Passion dans la chair de notre très bienheureux Père Saint François afin d'embraser nos cœurs du feu de votre amour, daignez nous accorder en vertu de ses mérites et de ses prières, de porter la croix avec persévérance et de produire de dignes fruits de pénitence. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Fin des 5 dimanches des Stigmates des Saint François

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Téléchargez l'intégralité des méditations des 5 dimanches (pdf) en cliquant ici

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-septième jour

Marie figurée par la rose de Jéricho

« Portez des fruits comme le rosier planté sur le bord des eaux » (Eccl. 39, 17).

 

La rose symbole de Marie

 

« Je me suis élevée comme les plants des rosiers de Jéricho » (Eccl. 24, 18). La Sainte Eglise invoque Marie sous le titre de Rose Mystique, et Saint Epiphane écrit que « c'est à juste titre qu'Elle est appelée Rose de Jéricho ».

 

Réflexion

 

La beauté de la rose vient de la délicatesse et de la vivacité de ses couleurs, non moins que la variété et la multitude de ses pétales étroitement unis les uns aux autres ; elle représente la beauté d'une âme parvenue à la Charité parfaite, dont toutes les vertus sont les filles et les servantes. Je travaillerai donc à rendre chaque jour plus éclatante en moi cette belle rose de la Charité, dont l'épanouissement dans mon âme y perfectionnera en même temps les autres vertus.

 

Ressemblance entre la rose et Marie

 

La rose, par sa beauté et l'exquise délicatesse de son parfum, est considérée comme la reine des fleurs. De même, Marie est appelée par les Saints, spécialement par le Bienheureux Hermann, « Rose d'une merveilleuse beauté », et, par Saint Jean Damascène, « rose qui, par l'odeur divine de ses vertus, embaume toutes les âmes d'un parfum céleste ».

 

Réflexion

 

C'est un fait certain, l'âme qui agit par un principe de vraie vertu, surtout de Charité, procure, par le mystique parfum de son exemple, des délices ineffables à ceux qui sont témoins de sa conduite. Les moins vertueux eux-mêmes se sentent comme stimulés par les œuvres de la Charité, et doucement excités par ce suave attrait à imiter ceux qui le pratiquent. Si je veux édifier mon prochain, je dois donc avant tout animer mes actes par la Charité

 

Pensée morale

 

Il n'y a pas de vraie dévotion à Marie si l'on ne s'exerce à imiter Ses Vertus. Ainsi, nous devons méditer souvent les grands exemples de Marie, afin de pouvoir être, comme Elle, autant de roses mystiques, et de nous rendre, par le parfum de nos bonnes œuvres, un sujet d'édification pour ceux qui nous entourent.

 

Réflexion

 

Que devient un rosiers dont les fleurs sont cueillies ou tombées ? Un arbuste sans beauté, extrêmement désagréable par ses épines, qui blessent ceux qui le touchent. Or, n'étiez-vous point autrefois un rosier garni de belles fleurs, et aujourd'hui, par suite de votre négligence et de votre tiédeur, n'êtes-vous point devenu cet arbuste qui n'a plus que les épines acérées du remords ?

 

Colloque

 

O belle et gracieuse, ô suave Rose, ô Marie ! Votre pensée délecte mon cœur ; la méditation de Vos Vertus incomparables est pour mon âme un parfum du Paradis ; l'amour que j'ai pour Vous, quelque faible, quelque imparfait que soit cet amour, me fait jouir déjà par anticipation de la béatitude éternelle. De grâce, bien-aimée petite Marie, daignez me parler. Et si, parce que Vous êtes encore toute Enfant, Vous ne voulez me faire entendre que Vos vagissements, eh bien ! Ils me suffisent, et c'en serait assez pour m'enivrer d'un bonheur céleste. Cependant, ô Marie, même si Vous gardez les silence, Vos petits yeux, si brillants de beauté, ont encore un langage qui m'envivre d'amour : Votre doux regard me répète que, comme Vous, je dois être une rose, mais une rose sans les épines du péché, une rose embaumée des vertus exemplaires, une rose éclatante de beauté par la ferveur de la dévotion. Oui, je Vous le promets, ô très aimable Petite, aidé de Votre secours, je satisferai Votre désir le mieux qu'il me sera possible. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Veiller avec le plus grand soin à ne jamais scandaliser en rien le prochain.

Aspiration : « Rose du mystique du Paradis, rendez-moi digne de l'un de Vos sourires ».

 

Exemple

Grâce d'une bonne mort obtenue en faveur d'un jeune homme par l'intercession de Marie Enfant

 

Au mois de juin 1885, un excellent jeune homme, d'une famille très chrétienne et des plus honorables de Lombardie, tomba malade. On peut penser dans quelle profonde affliction furent plongés tous les siens, d'autant plus que les médecins ne donnaient aucun espoir de guérison. Ce jeune homme, dont l'esprit était vif et le caractère très ardent, était loin de songer que cette maladie dût l'emporter. L'amour de la vie, si facilement entretenu dans la jeunesse par les ardentes espérances d'un avenir plein de charme, tenait son cœur bien éloigné de prendre la plus grave des déterminations, celle de se préparer à une mort prochaine. Personne dans la famille ne se sentait le courage d'annoncer franchement et sans détour au malade la fatale nouvelle, tant il se montrait inaccessible à toute parole qui, même indirectement, aurait pu lui inspirer quelque crainte de la mort. En attendant, le mal faisait des progrès, et le malade s'affaiblissait rapidement ; peut s'en fallait qu'il n'eût plus assez de forces pour songer à son âme. Dans une si triste situation, ses parents désolés, souhaitant avant tout le Salut éternel de leur enfant, commencèrent une neuvaine à la Santissima Bambina, pour obtenir à ce fils chéri la grâce de la mort des Justes. Or, plus la Neuvaine s'avançait, plus le malade donnait des signes évidents de résignation Chrétienne et de soumission à la Volonté de Dieu. Les pieux exercices n'étaient pas encore terminés quand, de son propre mouvement, ce bon jeune homme, appelant sa mère et la faisant approcher de son lit, lui dit tout bas et d'une voix émue : « Maman, je veux me confesser ». La grâce demandée à la Vierge Enfant était donc obtenue, et non d'une façon quelconque, mais d'une manière si extraordinaire que, et le Confesseur qui assista le mourant jusqu'au dernier soupir, et les parents, et les personnes présentes en furent au comble de la joie et de l'admiration. Il était, en effet, impossible d'expliquer naturellement un tel changement dans les dispositions de ce jeune homme, d'abord si rebelle à la pensée de la mort, et ensuite, si transporté du désir de quitter la vie ; d'abord si inquiet, si effrayé, et ensuite, si calme, si heureux, qu'on eût envié son bonheur. Cette mort édifiante engage beaucoup de personnes à embrasser la dévotion à Marie Enfant, dont tous se plaisaient à reconnaître l'aimable intervention dans ce prodige.

 

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