18 septembre 2013

Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

Du 21 au 29 septembre

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Existence des Anges

 

Dire qu'il y a des Anges, c'est exprimer une vérité qui fait plaisir à tout le monde ; mais ce n'est rien apprendre à personne, pas même aux petits enfants à qui les mères, dont le cœur est toujours si bien inspiré, font, en quelque sorte, sucer avec leur lait cette croyance salutaire, et à qui elles ne manquent point de délier la langue en leur faisant balbutier le plus tôt possible les admirables paroles de la Salutation angélique, disant : « Ainsi parlait un Ange ». L'Église, cette autre mère, si soucieuse du bien de ses enfants et si sévère à l'endroit de tout ce qui pourrait offrir la plus légère ombre d'erreur, autorise et permet que l'on mette des images et des représentations d'Anges sous les yeux du premier âge, qui reconnaît sans peine, à leurs blanches ailes, les amis et les gardiens de son berceau. On ne se croirait pas chrétien si l'on ne mettait son repos du soir sous la protection des saints Anges, et si, le matin, on négligeait de réclamer leur assistance et leur secours pour la journée qui commence.

Tout nous ramène aux saints Anges. Le catéchisme, ce petit livre qui n'est certainement pas sans autorité, a son chapitre spécial des Anges, qu'un homme de beaucoup d'intelligence et de vertu appelait le chapitre de ses meilleurs amis. A côté du catéchisme vient tout naturellement se placer un autre petit livre dont l'importance surpasse encore la simplicité, c'est l'abrégé de l'histoire sainte, qui montre, pour ainsi dire, à son frontispice un Ange placé à la porte du paradis terrestre, pour ôter à nos premiers parents, chassés par leur désobéissance de ces lieux de délices, l'espérance d'y pouvoir jamais rentrer ; qui indique et fait voir dans le sacrifice d'Abraham l'Ange protecteur et sauveur du jeune Isaac ; qui transporte subitement dans la capitale des Pharaons, et permet d'en parcourir les rues, successivement éclairées, au milieu de la plus profonde nuit, par le glaive étincelant de l'Ange exterminateur; qui rappelle et rend présents plusieurs autres faits non moins authentiques, après lesquels l'existence des Anges n'est pas même une question.

L'Ancien et le Nouveau Testament sont pleins d'Anges. Vous qui aimez cette lecture sublime et grave, dites : « n'est-il pas vrai que vous ne pouvez presque ni jeter les yeux sur une de ces pages, ni tourner une de ces feuilles, sans y rencontrer des Anges, sans les voir, en quelque sorte, voltiger sous vos regards; tant il y est souvent question de ces intelligences célestes, tant il y en a ! » Nous avons déjà fait des citations, et nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de les multiplier davantage. On ne peut pas, d'ailleurs, tout citer ; mais Moïse, Josué, David, Salomon, Daniel et Tobie en ont rempli leurs récits et leurs chants. Jésus-Christ, comme nous le voyons dans son saint Évangile, en parlait très souvent. Les Actes des Apôtres les nomment plusieurs fois, et l'Apocalypse, cette admirable vision de l'île de Patmos, n'est pas autre chose qu'un long et merveilleux entretien entre le Disciple bien-aimé et les Anges de Dieu. Pourquoi les hommes ne se mettraient-ils pas, eux aussi, en rapport avec ces charitables et bienveillants esprits ?

La croyance aux Saints Anges est universelle, et je ne sais pas si, sans tenir compte des rationalistes et des philosophes modernes, elle rencontra jamais d'autres contradicteurs insensés que les Sadducéens. Pauvres aveugles ! Ils niaient ce qu'admettaient généralement tous les peuples anciens, malgré les profondes ténèbres du paganisme, à l'ombre desquelles ils étaient tristement assis. Il y a des Anges, disaient-ils tous. Ils le disaient autrement que nous ; mais il est aisé de voir que ce n'est entre eux et nous qu'une différence de nom. Les uns, et c'était le plus grand nombre, les appelaient génies, les autres les désignaient sous la qualification vague d'esprits ; mais tous avaient la même idée que nous quant à leur existence, qui seule nous préoccupe dans ce chapitre ; tous voulaient dire et disaient réellement que l'existence des Anges était pour eux comme pour nous chose indubitable et certaine. Rien de plus facile que de s'en convaincre.

Hésiode, ce poète historien d'une date si reculée, ne se contente pas d'affirmer qu'il y a des génies ou des Anges ; mais il se fait un devoir d'ajouter que c'est là une tradition universellement reconnue et professée. Quels que soient les divers systèmes sur le génie familier de Socrate, le grand Tertullien nous rapporte que Platon, se faisant l'écho de son maître, admet solennellement l'existence des Anges. Saint Cyprien nous assure que ce dogme entrait dans la profession de foi obligée de tous les auteurs païens, et il rapporte ces paroles du célèbre Hostanes : On ne peut pas voir Dieu tel qu'il est ; mais il est certain que des esprits ou des Anges entourent son trône. Ammonius, dans son commentaire sur les catégories d'Aristote, met en scène Socrate et Timée. Socrate demande : « Qu'est-ce que Dieu ? » Timée répond : « Je sais ce qu'il n'est pas, mais je ne sais pas ce qu'il est ; car il n'a ni corps ni couleur, et il n'est pas non plus un génie ou Ange ».

Regrettons maintenant que les bornes resserrées et sévères d'une lecture qui doit être abrégée et courte, ne nous permettent pas de placer ici des citations de quelques Pères de l'Église. Ils ont beaucoup écrit sur les Saints Anges ; mais c'était évidemment moins pour prouver leur existence, dont personne ne doutait, que pour engager les hommes, en vue de leurs intérêts les plus chers, à établir de fréquents et intimes rapports avec ces puissants ministres du Ciel et ces généreux amis de la terre. Cependant, si vous tenez à interroger vos pères dans la Foi, donnez-vous cette douce et innocente satisfaction ; ils vous diront non-seulement qu'il y a des Anges, mais encore que, dociles et prompts sous la main de Dieu qui les dirige, ils ne cessent point de vous faire du bien, et qu'ils méritent toute votre reconnaissance et tout votre amour.

Il est doux de croire à ce qui est bon, aimable et généreux ; et les Anges sont si généreux, si aimables et si bons ! Il est facile de croire aux Saints Anges, quand, après des autorités nombreuses et puissantes, on entend Jésus-Christ, leur roi et leur maître, proclamer hautement leur existence; quand tous les peuples qui couvrent la surface du globe, tous, ou peu s'en faut, s'accordent sur ce point ; quand toutes les générations passées, se redressant dans leurs tombeaux, nous crient énergiquement : « Nous avons cru aux saints Anges ». Nous y croyons tous ; mais ce n'est pas assez de croire et de dire qu'il y a des Anges, laissons-nous heureusement influencer par eux ; et, sous leurs auspices salutaires, épurons notre foi, sanctifions nos âmes et élevons nos cœurs jusqu'au plus haut des cieux, où pour la première fois il fut dit : « Il y a des Anges ».

 

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Hiérarchies des Anges

 

Le nombre des Anges est considérable. David s'écrie à la vue de l'arche sainte : « Elle est comme le char de Dieu, plus forte que dix mille chariots de guerre, parce que des milliers d'Anges, l'oeil toujours ouvert, veillent à sa conservation ». Daniel déclare qu'il aperçut un million d'Anges qui servaient l'Éternel, et mille millions qui se tenaient respectueusement debout devant lui. Saint Jean dit qu'il avait déjà vu beaucoup d'Anges, mais que, regardant encore, il en vit des milliers de millions autour du trône de Dieu. Dieu seul a le secret de leur nombre. Ils sont tous saints ; mais, selon la pensée de Saint Thomas, ils ne le sont pas tous au même degré ; et c'est cette variété de perfections qui a donné lieu au classement que les Pères de l'Église et les auteurs ascétiques en ont fait, s'appuyant tous soigneusement sur l'infaillible autorité de l'Écriture Sainte.

La Genèse parle de Chérubins ; Isaïe, de Séraphins. Daniel et Tobie, d'Anges et d'Archanges. Saint Paul, de Trônes, de Principautés, de Puissances, de Vertus et de Dominations : c'est de là qu'est venue la locution si connue des neuf Chœurs des Anges, desquels on a formé encore trois catégories ou classes qui se composent, d'après le sentiment commun, la première : des Trônes, des Chérubins, et des Séraphins ; la seconde, des Principautés, des Puissances et des Dominations ; la troisième, des Vertus, des Archanges et des Anges. Il y a donc trois hiérarchies distinctes, avec des attributs et des fonctions également bien distincts. Cependant tout s'explique et tout édifie. Reprenons.

Les Trônes, dont le nom signifie paix inaltérable et repos parfait, élévation et sublimité, se pressent tellement autour de Dieu qu'ils paraissent le porter ; ou, comme dit saint Bernard, ils forment le siège sur lequel Dieu brille de tout l'éclat de sa gloire. Cassien, Isidore de Péluse, Hugues de Saint-Victor et Pierre Lombard ont rendu la même idée avec des expressions toutes semblables de force et d'énergie.

Le nom de Chérubin exprime profusion de sagesse et de science ; et la chose est si parfaitement d'accord avec le nom, que les Chérubins, semblables à des réservoirs trop pleins, répandent continuellement autour d'eux une prodigieuse abondance de science et de sagesse. Ils en ont la plénitude, dit Saint Grégoire.

Les Séraphins doivent leur nom au feu qui les embrase et qu'ils communiquent aux autres. Saint Grégoire les nomme ardents ou brûlants, et saint Bernard, cherchant à se rendre compte d'une merveille si étonnante, nous livre ces réflexions : ils sont tellement unis à Dieu qu'il n'y a point d'espace entre eux et lui : l'amour de Dieu les brûle d'autant plus ardemment qu'ils sont plus près de son foyer, qu'ils s'y alimentent et s'y nourrissent.

Dieu a imprimé très spécialement dans les Principautés le cachet de sa majesté suprême. Cette distinction les fait respecter de tous les autres esprits, et leur vaut le privilège de présider dans tous leurs conseils. Heureuse serait la terre si elle imitait le ciel, si les Principautés présidaient aussi dans les conseils des hommes !

Que dire des Puissances ? Dieu les chargea d'une façon toute particulière de résister aux esprits mauvais, de les combattre et de les vaincre pour les empêcher de nous faire du mal et de ruiner notre salut. Est-il rien de plus propre à toucher le cœur des hommes ? Cependant, il faut bien en convenir, il y a des hommes qui n'y pensent pas, il y a des hommes qui vivent et meurent sans seulement songer à tant de bonté et d'amour. Veillons à ne pas être de ce nombre.

Les Dominations jouissent d'un pouvoir surprenant, et Saint Bernard, dans son livre de la Considération, nous les représente exerçant le commandement et distribuant au nom de Dieu les ordres et les emplois. Jamais elles ne rencontrent ni opposition ni résistance. Il est vrai que dans ces admirables hiérarchies des cieux, ceux qui dominent et commandent sont plus doux et plus humbles, plus prévenants et plus simples que les autres. Bel exemple pour la terre.

Les Vertus sont douées de force, de courage et d'énergie. Ce sont les Vertus qui forment les armées du Seigneur, ces redoutables Sabaoth de l'Ecriture. Saint Bernard leur attribue, toujours sous les ordres et la volonté de Dieu, les miracles et les prodiges, tous les événements et tous les faits qui ne peuvent trouver leur explication que dans une raison supérieure et surnaturelle. C'est surtout dans les cœurs que les Vertus aimeraient à faire des miracles. Il n'y aurait qu'à les en prier ou seulement qu'à leur permettre d'agir.

Les Archanges tiennent le milieu entre les Vertus et les Anges. Dieu leur confia toujours les missions les plus importantes et les plus sublimes. C'est Michel qui découvre au prophète Daniel les secrets les plus impénétrables et les plus cachés. Et, quand les temps marqués pour la rédemption des hommes sont accomplis, Gabriel reçoit de Dieu l'ordre d'en apporter la nouvelle à l'heureuse Vierge destinée à y concourir.

Viennent enfin les Anges, qui terminent glorieusement cette longue et brillante série d'esprits bienheureux. Anges ou envoyés, c'est la même chose, nous dit saint Paul. Dieu envoie les Anges sur la terre dans des vues toutes pleines de miséricorde et d'amour, et ils y viennent, eux, avec le dévouement le plus généreux et le plus complet, véritablement heureux et assez payés de leur zèle, si, nous trouvant dociles à leurs inspirations et franchement disposés à les seconder, ils peuvent nous faire pratiquer toutes les vertus, gagner beaucoup de mérites et conquérir glorieusement le ciel. Désirons-le comme ils le désirent, et prions. Prions les Anges en tout temps et à toute heure, si à toute heure et en tout temps nous sentons le besoin de leur protection et de leur assistance.

La société à laquelle nous appartenons est elle atteinte ou seulement menacée d'une calamité ou de quelque fléau, appelons sur elle la faveur des Archanges. Éprouvons-nous quelque faiblesse, allons aussitôt nous refaire et nous fortifier auprès des Vertus. Pour rompre avec les habitudes nuisibles et redresser les penchants vicieux, défions-nous de nous-mêmes, mais ayons pleine et entière confiance dans les Dominations. Que les mauvais esprits trouvent toujours notre cœur gardé et défendu par les Puissances, devant lesquelles ils tremblent et fuient. Dans nos perplexités et dans nos doutes, consultons les Principautés, dont le plaisir, comme le privilège, est d'éclairer la lampe du bon conseil. Si nous désirons posséder la plus précieuse des sciences, celle qui vient d'en haut et constitue la véritable sagesse, demandons-la aux Chérubins. Si nous aspirons, comme cela doit être, à nous élever jusqu'à l'amour parfait, empruntons leurs puissantes ailes aux Séraphins. Si, las des agitations de cette pauvre et triste vie, nous soupirons après le calme et la paix, reposons-nous en esprit sur les Trônes, et nous aurons infailliblement le bonheur de régner avec tous les saints Anges dans le séjour même de Dieu.

(Extrait du « Mois ds Saints Anges, ou les Anges plus connus et mieux honorés », M. Lassalle, Librairie Catholique de Périsse Frères, Paris, 1849)

 

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Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

 

Chaque jour

 

Réciter le Confiteor ou « Je confesse à Dieu :

 

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères que j'ai péché, en pensée, en paroles, par action et par omission. Oui, j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

Puis dire cette prière et la prière du jour :

 

Saint Michel Archange, rempli de la Sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et mon protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l'intercession du Bienheureux Archange Saint Michel, je Vous supplie, Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit, de m'accorder la grâce...

 

Finir chaque jour en récitant un Notre Père, un je Vous salue Marie, suivis de l'invocation : « Saint Michel Archange, priez pour nous et défendez-nous ».

 

Premier Jour

En l’honneur des Séraphins

 

Prince très Glorieux de la Milice Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l'air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l'image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Ainsi soit-il.

 

Deuxième Jour

En l’honneur des Chérubins

 

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l'accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l'enfer. Ainsi soit-il.

 

Troisième Jour

En l’honneur des Trônes

 

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l'Église, terrassez l'hérésie, exterminez les schismes et confondez l'incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre Foi. Que l'Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s'agrège des royaumes entiers afin qu'elle puisse peupler le Ciel d'âmes élues, pour la plus grande Gloire du Divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

Quatrième Jour

En l’honneur des Dominations

 

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l'ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Cinquième Jour

En l’honneur des Puissances

 

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d'introduire dans la Céleste Félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l'Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse Miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l'abîme, pour qu'il ne séduise plus les nations. Ainsi soit-il.

 

Sixième Jour

En l’honneur des Vertus

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Septième Jour

En l’honneur des Principautés

 

Ô Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d'organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j'abandonne le sentier qui conduit aux Cieux; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi mes misères et mes malheurs. Ainsi soit-il.

 

Huitième Jour

En l’honneur des Archanges

 

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, – si semblable à celle de Dieu, qu'après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, – à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l'homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse. Ainsi soit-il.

 

Neuvième Jour

En l’honneur des Anges

 

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l'Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu'ils m'épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l'Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux. Ainsi soit-il.

 

Vous pouvez retrouver cette Neuvaine dans l'excellent livre « Priez avec les Archanges », de Thierry Fourchaud, Editions la Bonne Nouvelle, 2013 (Pour se le procurer cliquer ici)

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

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Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-neuvième jour

Marie figurée par Eve

« Adam donna à sa femme le nom d'Eve, parce qu'elle était la mère de tous les vivants » (Genèse 3, 20).

 

Eve, figure de Marie

 

Il semblerait plus juste, dit l'Abbé Rupert, d'appeler Eve la mère des morts que la mère des vivants » ; il n'en est rien cependant, « car, ajoute Saint Epiphane, Eve pouvait porter ce nom en sa qualité de figure de celle qui devait être la véritable mère de tous les vivants, c'est à dire de Marie ».

 

Réflexion

 

Eve tomba dans le péché malgré sa sainteté et les dons de Dieu dont elle était enrichie. C'est une leçon pour moi : si je m'expose à l'occasion du péché, se serait une présomption de croire que je ne succomberai pas à mon tour. J'examinerai donc si de temps en temps, je ne me jette pas volontairement dans le danger d'offenser Dieu, et, si ma conscience me fait quelque reproche à cet égard, tout aussitôt et sans chercher de prétexte, j'y mettrai ordre et je fuirai généreusement l'occasion.

 

Traits de ressemblance entre Eve et Marie

 

Eve a été créée par Dieu dans un état d'innocence, et, avant sa chute, elle était ornée de la justice originelle, exempte de la concupiscence, et toute sainte : enfin, dans l'ordre naturel, elle était véritablement la mère de tout le genre humain. De même, Marie a été conçue sans la tache du péché, préservée de la concupiscence, établie dans une parfaite sainteté, et, en sa qualité de Mère de Dieu, Elle est devenue la Mère de l'Eglise Universelle.

 

Réflexion

 

Combien grande est la Miséricorde de Dieu envers l'homme ! Au lieu d'abandonner à la rigueur de Sa Justice Adam et Eve devenus pécheurs, et de laisser à la postérité l'héritage de Sa malédiction, ce Dieu de Bonté avait déjà décrété l'oeuvre de la Rédemption, et nous réserverait la seconde Eve pour en faire la réparatrice des maux que la première nous avait causés. Marie, la nouvelle Eve, est l'expression la plus belle de la Divine Miséricorde : Marie doit donc être tout mon amour.

 

Pensée pratique

 

Si dans les difficultés sans nombre qui se rencontrent au service de Dieu, nous avons soin de recourir à la protection de Marie en lui rappelant nos misères, comme étant l'héritage laissé à ses enfants par la première Eve, Marie, soyons-en certains, nous accordera Sa Miséricordieuse assistance.

 

Réflexion

 

Dans l'ordre de la Divine Providence, Marie est sans aucun doute destinée à être le Refuge des pécheurs ; Elle sert de contre-poids à la première mère universelle, dont la faute contribua à faire de nous des pécheurs. Oui, l'idéal de Marie est tout ce qu'il y a de plus cher et de plus consolant pour notre cœur. En Marie, les innocents ont un Refuge qui les met à l'abri de toute chute : en Marie, les pécheurs ont une protectrice efficace qui les aide efficacement à se relever ; en un mot, Marie est toute notre espérance.

 

Colloque

 

Quelle est merveilleuse, quelle est admirable cette prérogative par laquelle Dieu Vous a donné un rang à part entre toutes les femmes, ou plutôt entre toutes les créatures, ô très Sainte Petite Marie ! Vous aussi, selon la nature, Vous êtes fille d'Eve, oui, de la coupable et malheureuse Eve ; mais, prédestinée à la Maternité Divine, Vous lui avez obtenu la grâce qui l'a sanctifiée, et la vie éternelle qui l'a rendue bienheureuse. Vous méritez donc à bon droit, ô Marie, le titre de Mère de tous les vivants, des vivants de la vie surnaturelle et de la vie éternelle. Ah ! Je Vous en conjure, très gracieuse Petite, jetez un regard de Miséricorde sur moi, fils malheureux de la première Eve, sur moi l'héritier de son péché et de ses infortunes ! Que ce regard me dise tout de l'Amour que Vous me portez, et fortifie dans mon cœur l'espérance certaine que Vous m'aiderez à mériter ici-bas la mort des Justes, et ensuite la vie éternelle avec Vous dans le Ciel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Lire quelque ouvrage traitant de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « O Marie, Vous êtes la Mère du Créateur, c'est Sa Volonté que Vous soyez aussi la mienne ».

 

Exemple

Guérison miraculeuse d'un enfant opérée par la Santissima Bambina

 

Il y a quelques années, la Vierge Enfant remplissait d'une indicible consolation les cœurs de ses pieux serviteurs, en opérant une de ces guérisons qui font jaillir spontanément sur les lèvres des témoins le mot : « miracle ! » Le fait eut lieu à Milan dans la Chapelle des Soeurs de la Charité, voici comment :

Un jeune garçon âgé de moins de quinze ans, du nom de C.D., atteint de la spinite ou inflammation de la moelle épinière, était si étrangement courbé qu'il ne pouvait se tenir sur ses pieds et inspirait la pitié à tous ceux qui le voyaient. Son père et sa mère surtout en ressentaient une extrême affliction. Comme ils étaient profondément chrétiens, il n'y avait pas en Lombardie, leur Patrie, de sanctuaire de la Sainte Vierge où ils ne conduisissent leur pauvre enfant, dans l'espoir que Celle qui est la Santé des infirmes, la Consolatrice des affligés, les consolerait en le guérissant. Mais ce n'était dans aucun de ces sanctuaires que Marie voulu faire éclater la puissance de son intercession et la Tendresse de Son Cœur Miséricordieux. Le lieu choisi par cette Céleste Mère était la petite Chapelle des Soeurs de la Charité à Milan, devenue Sanctuaire de Marie par les grâces nombreuses qu'y ont reçues les pieuses personnes de toutes conditions qui la fréquentent depuis de plusieurs années, et dans laquelle on vénère avec une grande dévotion la gracieuse statue de la Vierge au berceau. Les parents du jeune infirme apprirent l'existence de ce Sanctuaire, et entendirent raconter les guérisons miraculeuses obtenues par ceux qui avaient recours à la Madonnina. Il y volèrent, eux aussi, pour recommander leur pauvre enfant à Marie, avec l'assurance d'être enfin exaucés. Ce qui se passa alors eut alors quelque chose de vraiment merveilleux et contribua puissamment à la gloire de la Santissima Bambina, en même temps qu'il excita dans les cœurs une dévotion qui alla jusqu'à l'enthousiasme. Le petit rachitique arriva tout courbé et difforme à la Sainte Chapelle, plutôt porté par ses parents que marchant. Dans le cher Sanctuaire régnait un pieux silence, interrompu seulement par les soupirs des parents et de l'enfant. Mais bientôt, dans cette atmosphère de dévotion et sous le gracieux regard de Marie, le petit malade parut se ranimer et revenir à la vie. Quelques moments s'écroulèrent encore dans la prière, et la transformation était complète : toute trace de difformité avait disparu, la spinite était guérie, et l'enfant, devenu agile, se tenait droit, comme si jamais il n'avait eu aucun mal.

 

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