Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Vingt-neuvième jour

Marie figurée par l'épouse du Cantique des Cantiques

« Vous êtes belle, ô ma bien-aimée, et pleine de douceur ; Vous êtes belle comme Jérusalem, et terrible comme une armée rangée en bataille » (Cantique 6, 3).

 

Marie est représentée directement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

L'Abbé Rupert et d'autres interprètes expliquent le Cantique des Cantiques de Salomon dans le sens particulier, mais principal (comme le remarque Cornelius a Lapide), de l'Amour mutuel de Jésus et de Marie. C'est aussi ce que fait la Sainte Eglise, qui, dans le culte d'hyperdulie qu'elle rend à Marie, se plaît à tresser avec les versets de ce Cantique sacré la couronne de louanges qu'elle lui décerne.

 

Réflexion

 

Quand on veut se former une idée, au mois vraisemblable, de l'amour réciproque de Jésus et de Marie, on doit se représenter d'un côté l'amour de tous les enfants pour leurs mères, de l'autre amour de toutes les mères pour leurs enfants, et, après cela, reconnaître que l'amour mutuel de Jésus et de Marie est au-dessus de toute comparaison. Pour tout dire en un mot, c'est un amour immense et sans mesure, un amour digne d'un Dieu et de la Mère d'un Dieu. Et moi, malheureux pécheur, je laisse mon cœur rester encore si froid dans l'amour de Jésus et de Marie !

 

Marie est figurée indirectement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

Dans le sens premier, total et adéquat, le sujet du Cantique des Cantiques, c'est l'amour réciproque de Jésus et de son épouse, la Sainte Eglise ; mais l'Eglise est représentée par Marie, comme la fille par sa mère. Pareillement, dans son sens second, partiel, le Cantique sacré nous chante l'amour de Jésus-Christ pour l'âme juste ; mais l'âme de Marie n'a-t-elle pas été formée par Jésus lui-même comme une parfaite image de la sienne, et comme le prototype de tous les élus et de tous les saints ?

 

Réflexion

 

Quelle reconnaissance ne dois-je pas à Dieu de m'avoir fait naître dans la véritable Eglise ! Hélas ! Sans cela je n'aurais pas appris à aimer Marie. Quel malheur c'eût été pour moi ! Ô Marie, Marie, je reconnais que Vous méritez un culte tout particulier, et je me sens dans une vraie nécessité de Vous aimer de tout mon cœur. Plutôt mourir que de ne pas aimer Marie !

 

Conséquence pratique

 

Penser à Marie, c'est penser à l'oeuvre la plus parfaite, qui, parmi les pures créatures, soit jamais sortie des mains du Tout-Puissant, et ait été produite par l'Amour infini de Dieu pour les hommes. La dévotion à Marie doit donc être sans mesure, comme le culte que lui décerne l'Eglise est incomparablement supérieur à celui qu'elle rend aux autres Saints.

 

Réflexion

 

Voici ce que je me propose de faire à l'avenir : chaque fois que je prierai Jésus, je Lui demanderai la grâce qui m'est la plus chère, celle de m'apprendre à aimer Marie d'un filial amour ; et, quand je parlerai aux hommes, je les prierai de m'aider à aimer Marie, et je ferai tous mes efforts pour que tous les cœurs soient embrasés d'un si beau, si profitable, si délicieux amour.

 

Colloque

 

Anges du Paradis, et vous tous Saints du Ciel et de la terre, unissez-vous à moi pour louer Marie Enfant. Ô bien-aimée Petite, quelles louanges Vous donnerai-je ? Je ne sais, car Votre grandeur est au-dessus de toute louange ? Vous êtes les délices de Dieu, qui Vous aima toujours, qui Vous sanctifia dès le premier instant de Votre Conception, qui répandit dans Votre âme la plénitude de Sa Grâce. Soyez donc aussi toutes mes délices, ô Marie. Ô très belle, très gracieuse petite Marie, oui je veux Vous aimer, Vous aimer toujours, Vous aimer de tout mon cœur et à tout prix, parce que Vous le méritez, parce que Jésus, dont je dois imiter l'exemple pour pouvoir me sauver, m'a appris à Vous aimer ainsi. Je Vous en conjure, ô Sainte Enfant, accordez-moi de connaître toujours plus votre ineffable amabilité, afin de toujours mieux Vous servir, Vous louer, Vous glorifier et Vous aimer du plus ardent amour. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Visiter Marie Enfant, ou, si on ne le peut, prier quelques instants devant son image.

Aspiration : « Vous êtes assise dans la Gloire, ô ma Mère, obtenez-moi d'être assis à Vos pieds ».

 

Exemple

Deux guérisons obtenues par l'intercession de Marie Enfant

 

Une personne de Milan, nommée E.R., languissait depuis six mois sur son lit, par suite d'une paralysie qui lui avait complètement enlevé l'usage des jambes. Se voyant dans cet état, absolument incapable de venir en aide à sa famille, et sans espoir de guérir, abandonnée qu'elle était des médecins, l'infortunée se laissait aller à une affliction profonde et faisait compassion à tous ceux qui venaient la voir. Nul ne pouvait parvenir à relever son courage, tant il lui semblait impossible de recouvrer à jamais la santé. Il était réservé à Marie Enfant d'apporter à la pauvre paralytique une complète consolation. En effet, entendant parler des grâces signalées, parfois même miraculeuses, que la Santissima Bambina accordait à pleines mains à ceux qui se recommandaient à son intercession, elle songea à prendre, elle aussi, pour obtenir sa guérison, ce moyens si conforme aux sentiments de Foi et de piété qui l'animaient. Elle pria donc une de ses amies de faire toucher au saint Berceau de la Vierge Enfant quelques linges qu'elle lui remit. A peine les eût-on rapportés ainsi bénis, qu'elle les appliqua sur les parties paralysées de son corps et aussitôt elle fut guérie.

Une autre grâce presque semblable fut accordée à une jeune femme de la province de Milan. Depuis cinq mois elle gardait le lit, retenue par une si énorme enflure des jambes, qu'il lui était impossible de faire le moindre mouvement sans des douleurs assez violentes pour occasionner des spasmes. Comme la malade dont nous avons parlé précédemment, elle recourut par la prière à la Vierge Enfant, et, s'étant procuré du coton qui avait touché au saint Berceau, elle en enveloppa ses membres enflés et continua à se recommander assidûment à la Céleste Petite pendant neuf jours. Ce temps écoulé, toute l'enflure disparut comme par enchantement, la malade se trouva complètement guérie, et ses forces étaient si bien revenues qu'elle voulu consacrer ses premiers pas à se rendre à la Chapelle de Marie Enfant, en action de grâces de la faveur qu'elle venait de recevoir.

 

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