30 septembre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 1/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Premier jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Parmi les titres que nous aimons à donner a la Vierge, les uns priment Sa grandeur comme Mère de Dieu, Reine du Ciel, d'autres nous rappellent Ses douleurs, comme Reine des Martyrs, Notre Dame de pitié ; d'autres nous font connaître Sa puissance, comme Notre Dame des Miracles, Notre Dame des Victoires ; d'autres enfin proclament Sa bonté, comme Notre Dame de grâces, Notre Dame de Consolation. Mais il semble qu'aucun ne soit plus propre à nous inspirer une confiance sans bornes, condition requise pour être exaucé, que le Nom si doux que nous donnons à Marie, Mère du Perpétuel Secours. Qu'elles que soient les difficultés des temps, des lieux, des circonstances, ce Nom nous rappelle que Marie peut toujours nous secourir. Ainsi, quand il se présentera des situations, des peines, des maladies, des dangers, où tout nous paraîtra désespéré, souvenons-nous qu'il y a encore lieu d'espérer en Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, à Son Saint Nom

 

O Mère du Perpétuel Secours, accordez-moi la grâce de toujours invoquer Votre Nom tout-puissant; car Votre Nom est notre secours pendant la vie et notre Salut au moment de la mort. O très pure Marie, ô très douce Marie, faites que Votre Nom soit désormais la respiration de ma vie. Ma Souveraine, ne tardez pas à me secourir chaque fois que je Vous invoquerai ; car dans toutes les tentations qui viendront m'assaillir, dans tous les besoins que j'éprouverai, je ne cesserai jamais de Vous invoquer en répétant toujours ; Marie ! Marie ! Quelle force, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ne réveillent pas dans mon âme votre seule pensée ! Je remercie le Seigneur, qui, pour mon bien, Vous a donné un Nom si doux, si aimable et si puissant. Mais je ne mécontenterai point de le prononcer avec amour, je veux que l'amour me rappelle sans cesse que je dois Vous invoquer, ô Mère du Perpétuel Secours !

 

Deuxième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours parce qu'elle est mère de Jésus-Christ

 

Ce Dieu infiniment et souverainement bon ne peut rien refuser à Sa Mère. Il Lui dit toujours : « Ma Mère, demandez-Moi tout ce que Vous voudrez, Vos prières sont des ordres pour Moi. Si Vous Me priez, Je suis Votre Fils Vous êtes Ma Mère ; en voilà assez pour que Vous ayez en quelque sorte le droit de Me commander, et pour que Je Me regarde comme obligé à Vous obéir ». C'est donc avec raison que Saint Bernard appelle Marie la « toute-puissance suppliante ». Elle est la Reine de l'Univers. Tout Lui est soumis, les Anges, les Saints, les hommes, les démons, les éléments, le Ciel, la terre, l'Enfer. Autant il y a de créatures qui servent Dieu, dit Saint Bernardin autant il y en a qui servent Marie. Rien ne résiste donc à Sa puissance, et par conséquent, Elle peut opérer tous les prodiges qu'Elle veut pour nous secourir.

 

Prière à Marie, a son Saint Nom (Voir Ci dessus, au 1er jour)

 

Troisième jour

Marie est vraiment notre Perpétuel Secours, parce qu'Elle a pour nous un Cœur vraiment maternel

 

Elle met Sa Gloire à être Mère d'Amour. « Je suis dit-elle, la Mère du bel amour ». (Ecclésiastique 24). Sa Bonté est si grande, que Ses entrailles maternelles ne peuvent cesser de produire des fruits de bonté en notre faveur. Que pouvait il, en effet, jaillir d'une source de bonté, sinon de la bonté ? L'Esprit Saint dit que Marie est semblable à un bel olivier planté dans les champs. (Ecclésiastique 24). Car de même que le fruit de l'olivier produit l'huile qui sert à nous éclairer, à nous nourrir et à nous guérir, ainsi du Cœur de Marie sortent toutes les grâces de lumière, de force et de Miséricorde dont nous avons besoins. Ce bel olivier se trouve au milieu des champs, et non dans un jardin entouré de murs ou de haies, afin que nous puissions tous nous en approcher pour obtenir les secours qui nous sont nécessaires.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères

 

Comment se peut-il, ô Marie, ma très Sainte Mère, qu'ayant une Mère si Sainte, je sois si pervers ; qu'ayant une Mère si embrasée d'Amour pour Dieu, je sois si porté à aimer les créatures ; qu'ayant une Mère si riche de mérites, je sois si pauvre en vertu ? O ma très aimable Mère, je ne mérite plus, il est vrai, d'être Votre enfant, je m'en suis rendu trop indigne par ma mauvaise vie ; il me suffit d'être admis au nombre de Vos serviteurs pour être le dernier de Vos sujets, je serais prêt à renoncer à tous les royaumes de la terre. Oui, je me contente de cette faveur ; cependant, ne me refusez pas celle de Vous appeler aussi ma Mère ; ce nom me console, me touche le cœur, et me rappelle l'obligation que j'ai de Vous aimer ; ce nom m'inspire une grande confiance en Vous ; quand le souvenir de mes péchés et de la justice divine me remplit de terreur, je me sens tout ranimé par la pensée que vous êtes ma Mère. Permettez-moi donc de Vous appeler: « Ma Mère, ma très aimable Mère ! » C'est le nom que j'aime à Vous donner, et que je Vous donnerai toujours. Après Dieu, c'est Vous qui serez mon Espérance, mon refuge et mon amour, tant que je serai dans cette vallée de larmes. J'espère mourir dans ces sentiments, en remettant à mon dernier soupir, mon âme entre Vos mains bénies, et en Vous disant : « O ma Mère, ô Marie, ma Mère, assistez-moi, ayez compassion de moi ». Ainsi soit-il.

 

Quatrième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Un ange l'a annoncé à l'univers, quand il l'a appelée pleine de grâces. Marie elle-même nous l'a appris par ces paroles que plus de dix-neuf siècles ont vérifiées : « Toutes les générations Me diront Bienheureuse ». Les fidèles le proclament à l'envi, en répétant la belle prière de Saint Bernard : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux, qui ont imploré votre secours, ait été abandonné ». La Sainte Eglise elle-même nous l'enseigne, car dans l'Oraison de la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, le 24 mai, elle dit que Dieu a placé en Marie un Perpétuel Secours pour la défense du peuple chrétien. Elle a même approuvé un Office spécial en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères (Voir ci-dessus au 3e jour)

 

Cinquième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours, parce qu'elle est le vaste réservoir de toutes les grâces

 

Dieu les a remises toutes entre Ses mains, pour les distribuer à qui Elle veut, quand Elle veut, et comme Elle veut. Elle est notre vie, notre douceur, notre espérance. En Elle se trouve toute grâce de vérité, de vertu, de Salut et de persévérance. Innombrables sont les merveilles opérées dans ces derniers temps par l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours. Procurez-vous une de ces belles images, et placez-la dans l'endroit le plus honorable de votre maison ; c'est là que vous irez chaque jour offrir vos hommages à la Reine du Ciel. Faites-vous inscrire dans sa confrérie, et soyez fidèles aux pieuses pratiques recommandées. Introduisez son culte dans votre famille et partout où vous le pourrez. Portez perpétuellement sur vous sa médaille comme un gage assuré de sa protection.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie

 

O Marie, Vous êtes la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus Sainte de toutes les créatures. Ma Souveraine, oh ! Si tous les hommes Vous connaissaient et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me console en pensant que tant de Bienheureux dans le Ciel et tant de Justes sur la terre sont embrasés d'amour pour Votre bonté et pour Votre Beauté. Je me réjouis surtout de ce que Dieu Lui-même Vous aime plus Vous seule que tous les hommes et tous les anges ensemble. Ma très aimable Reine, moi aussi, bien que misérable pécheur, je Vous aime, mais je Vous aime trop peu ; je désire Vous aimer davantage et plus tendrement ; mais cet amour, c'est à Vous de me l'obtenir ; car Vous aimer est un grand signe de prédestination ; c'est une grâce que Dieu accordent à ceux qui se sauvent. Je vois en outre, ô ma Mère, combien j'ai d'obligation à Votre Divin Fils ; je vois qu'Il est digne d'un amour infini. Vous ne désirez autre chose que de Le voir aimé : eh bien ! La grâce spéciale que Vous devez me procurer, c'est un grand amour pour Jésus-Christ. Obtenez-moi cette grâce, je Vous en conjure, Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez. Je ne Vous demande ni les biens terrestres, ni les honneurs, ni les richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur souhaite le plus, l'amour de mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez point m'aider à satisfaire un désir qui Vous est si agréable ? Non, car déjà Vous me secourez, déjà Vous priez pour moi ; priez ô Marie, priez, et ne cessez jamais de prier, jusqu'à ce que Vous me voyiez en paradis, assuré de posséder et d'aimer à jamais mon Dieu avec Vous, ô ma très tendre Mère. Ainsi soit-il.

 

Sixième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

L'exemple suivant, entre mille, le prouve une fois de plus. En France, une personne se rendait de Saint Nicolas du Port chez elle en voiture. Chemin faisant elle tomba de son siège, et, dans sa chute, elle se cassa une jambe. La fracture fut tellement complète que son pied, prive de mouvement propre, allait en tout sens. Au fort de sa douleur, elle ranima ses forces et sa foi : « Notre Dame du Perpétuel Secours, s'écrie-t-elle, guérissez-moi ! Notre-Dame du Perpétuel Secours, venez à mon secours ». Cette prière terminée, la souffrante se fait replacer sur la voiture, rentre à la maison et fait de suite appeler le médecin. Celui-ci examine la jambe, et après avoir longtemps regardé cherché : « Mais, je ne remarque rien, dit-il, il n'y a rien de cassé, rien n'est démis. Votre pied n'a pas souffert de la chute : vous devez pouvoir vous en servir. Je sens bien que les os du bas de la jambe ont été cassés, mais je constate aussi qu'ils sont en ce moment parfaitement ressoudés ». La privilégiée de Marie pouvait effectivement marcher sa jambe était parfaitement guérie.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie. (Voir ci-dessus, au 5e jour).

 

Septième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, que, fussent-ils monarques, et eussent-ils un pouvoir absolu sur toutes les personnes de leur royaume, jamais les mères ne peuvent devenir sujettes de leurs enfants. Il est vrai que Jésus-Christ, maintenant dans les Cieux, où Il est assis à la droite de Dieu le Père, a le souverain domaine sur toutes les créatures, sans en excepter Marie ; néanmoins, il est vrai aussi qu'il fut un temps où notre Divin Rédempteur, vivant sur cette terre, voulut s'humilier jusqu'à se soumettre à l'autorité de Marie. De là, nous concluons que dans le Ciel, quoique Marie ne puisse plus commander à Son Fils, Ses prières seront toujours les prières d'une Mère, et par conséquent bien puissantes pour obtenir tout ce qu'Elle demande. Marie, dit Saint Bonaventure, a ce grand privilège, qu'elle est toute-puissante auprès de Son Fils ; et pourquoi ? précisément pour la raison que nous venons d'indiquer, savoir, que les prières de Marie sont les prières d'une Mère.

 

Prière, Consécration à Marie, la plus Miséricordieuse des reines

 

O Marie, Mère de mon Dieu et ma Souveraine, tel se présente à une grande Reine un misérable tout couvert de plaies et de souillures, tel je me présente à Vous, qui êtes la Reine du Ciel et de la Terre. Du haut de ce Trône glorieux où Vous êtes assise, ne dédaignez pas. je Vous en supplie, d'abaisser Vos regards sur moi, pauvre pécheur. Si Dieu Vous a rendue si riche, c'est pour secourir le pauvres, et si Il Vous a établie Reine de Miséricorde, c'est pour Vous mettre à même de soulager les misérables; regardez-moi donc d'un œil compatissant, et ne m'abandonnez pas que Vous ne m'ayez changé de pécheur en Saint. Je ne mérite rien, je le reconnais, ou plutôt, je mériterais, pour mon ingratitude, d'être dépouillé de toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur par Votre entremise ; mais en qualité de Reine de Miséricorde, Vous n'allez pas cherchant des mérites, mais des misères, afin de secourir les nécessiteux. Eh ! Qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ? O glorieuse Vierge, je sais que Vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à Votre service d'une manière toute spéciale, afin que Vous disposiez de moi comme il vous plaira. Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez point à moi-même ; commandez-moi, disposez de moi selon Votre gré, et même, châtiez-moi quand je ne Vous obéirai point. Oh ! Combien me seront salutaires les châtiments qui me viendront de Votre main ! J'estime plus le bonheur d'être Votre serviteur, que d'être le maître du monde entier. O Marie, acceptez-moi pour Vôtre, et à ce titre pensez à me sauver. Je ne veux plus m'appartenir : c'est à Vous que je me donne. Si par le passé je Vous ai si mal servie, en laissant échapper mille belles occasions de Vous honorer, je veux désormais m'unir à Vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Non, je ne veux pas qu'à partir de ce jour personne Vous honore et Vous aime plus que moi, ô ma très aimable Reine ; c'est ce que je promets, et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.

 

Huitième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Jésus exauce toutes les demandes de Sa Mère pour l'honorer. « Le Sauveur, nous dit Saint Pierre Damien, voulant honorer cette Vierge chérie qui l'a tant glorifié sur la terre, Lui accorde sans délai tout ce qu'Elle désire ». Selon Guillaume de Paris, il est certain qu'aucune créature ne peut nous obtenir autant de grâces, à nous malheureux pécheurs, que cette excellente avocate ; Elle est ainsi honorée de Dieu, non seulement parce que Elle est servante chérie, mais surtout parce qu'Elle est sa véritable Mère ! Oui, il suffit que Marie parle, pour que son Divin Fils exécute tout ce quelle désire. Pourquoi a-t-Il devancé le temps marqué pour les miracles ? Ce fut par déférence pour sa Mère. « Eh quoi ! S'écrie saint Augustin, n'est-ce pas une chose digne de la bonté du Seigneur de vénérer ainsi sa Mère, Lui qui est venu en ce monde, non pour abroger, mais pour accomplir la loi ? Or, entre autres choses, la Loi commande d'honorer ses parents ».

 

Consécration à Marie, la plus miséricordieuse des Reines. (Voir ci-dessus au 7e jour)

icon
Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous

 

Pour recevoir par les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières par e-mail, et pour être tenu au courant des mises à jours, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

9010S

Trente-et-unième jour

Marie figurée par l'aurore, la lune et le soleil

« Quelle est celle-ci qui s'avance comme l'aurore naissante, belle comme la lune, éclatante comme le soleil ? » (Cantique des Cantiques 6, 9).

 

L'aurore représente Marie

 

Avant la naissance de cette Bienheureuse Enfant, le monde, semblable à la terre durant la nuit, était enseveli dans l'obscurité et les ténèbres. L'erreur, le péché, la misère tenaient le genre humain comme accablé d'un sommeil léthargique et mortel. Marie Enfant, messagère du Soleil de la Grâce, éclaira le monde et fit naître la joie dans les cœurs.

 

Réflexion

 

Quand la dévotion à Marie Enfant commence à entrer dans une âme, si pécheresse soit-elle, au même moment commencent aussi pour cette âme l'oeuvre de la Miséricorde et l'espérance de la conversion et du Salut. Si donc cette sainte dévotion avait, au contraire, subi en moi quelque affaiblissement, quel signe serait-ce ? Un signe funeste. Je verrais par là que mon âme court à sa ruine et à sa perte. Aussi veux-je conjurer Marie de ne jamais permettre pour moi un tel malheur.

 

Marie est figurée, en second lieu, par la lune

 

La lune préside à la nuit, et vient en aide aux voyageurs en leur montrant, par sa douce clarté, où poser le pied sur la route, et en leur faisant apercevoir les précipices, ou encore en leur permettant de se défendre des voleurs. De même, la Très Sainte Vierge vient au secours des pauvres pécheurs, en leur obtenant la grâce de voir l'abîme vers lequel ils marchent, et de revenir dans le chemin du Paradis, qu'ils avaient abandonné ; Elle leur découvre les embûches des mondains, leurs ennemis visibles, et des démons, leurs ennemis invisibles, afin qu'ils s'en écartent, se défient de leurs trahisons, et sauvent leurs âme.

 

Réflexion

 

Marie, nous venons de le voir, est bien représentée par la lune. Heureux serais-je si, au milieu de mes égarements et des ténèbres de ma vie pécheresse, j'avais suivi les lumières, les inspirations et les secours spirituels de tous genres que cette lune resplendissante de Dieu est venue m'apporter. Mais hélas ! Il n'en n'a pas toujours été ainsi. Et pourquoi ? Parce que, pour ma part, imitant la lune qui paraît et disparaît et dont l'aspect change continuellement, j'ai agi comme un insensé. Mon inconstance dans le service de Marie m'a bien des fois mis dans le danger de devenir la proie de mes ennemis, et d'être entraîné par eux dans les feux éternels. Aidé du secours de Dieu et de la protection de la Très Sainte Vierge, je promets sincèrement de changer de conduite.

 

Marie est belle et radieuse comme le soleil

 

1° Par Sa Maternité, Elle participe à la dignité du Soleil Divin, c'est-à-dire de Dieu : de Dieu le Père, dont le Fils Jésus est aussi le Sien ; de Dieu le Fils, qui a voulu naître d'Elle et Lui être soumis ; de Dieu le Saint Esprit, avec qui Elle a coopéré à l'Incarnation du Verbe. 2° Par la plénitude de la Grâce qui est en Elle, par Sa Sainteté suréminente, par Sa Gloire incomparable, Marie resplendit, comme le soleil, d'un éclat qui fait pâlir celui de tous les autres astres, c'est-à-dire de tous les Saints.

 

Réflexion

 

Si j'aime véritablement Marie, je dois louer Dieu de l'avoir faite si grande, me réjouir de Son élévation et de Sa félicité, comme si ces avantages étaient mon propre bien, enfin me sentir pressé de la bénir, de l'honorer et de l'exalter sans cesse, dans un désir ardent de la voir connue, servie, aimée et glorifiée de tous.

 

Colloque

 

Aimable Petite Marie, quel est celui qui, connaissant Vos gloires futures, pourrait résister au besoin de Vous témoigner sa vénération, même en Vous voyant emmaillotée de langes, incapable de Vous aider Vous-même, et sujette à toutes les nécessités ? Mais, par ailleurs, si puissants sont Vos attraits qu'on se sent doucement pressé de s'approcher de Vous avec cet abandon et cette confiance qu'inspire une tendre enfant. Laissez-moi donc, ô Marie, Vous exprimer ma profonde admiration, comme à la Reine future de tous les Saints : laissez-moi, en même temps, cédant à l'amour qui me transporte, déposer un baiser tout brûlant sur Votre berceau, et Vous dire de cœur et de bouche : « O Marie Enfant, faites de moi un Saint. Régnez dès maintenant sur mon cœur, afin que je puisse Vous louer et Vous glorifier éternellement ». Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter avec beaucoup de dévotion ses prières journalières à Marie.

Aspiration : « Aimable Reine de tous les Saints, douce Enfant, conduisez-moi au Ciel ».

 

Exemple

Toute une série de grâces obtenues par la dévotion à Marie Enfant

 

Un Prêtre de Milan, pénétré d'une dévotion toute particulière pour Marie Enfant, est en mesure d'attester avoir reçu un nombre incalculable de grâces depuis le jour où il se sentit attiré vers Elle par les célestes charmes du visage de la Santissima Bambina vénérée chez les Sœurs de la Charité. Tantôt une inquiétude lui tourmentait l'esprit, et la Vierge Enfant, à sa prière, l'en délivrait avec une suavité surhumaine. Tantôt, de graves difficultés surgissant dans l'exercice de son ministère, il recourait à Marie Enfant et en recevait toujours une puissante assistance. D'autres fois les obstacles venaient à l'envi s'opposer aux projets qu'il formait pour honorer Sa céleste Bienfaitrice ; la peine où il se trouvait le conduisait aux pieds de la Sainte Image, afin d'y trouver le secours désiré, et jamais ce secours ne lui faisait défaut. En un mot, si ce digne Prêtre voulait raconter toutes les grâces extraordinaires reçues par lui de la très aimable Petite Madone, il ne pourrait y arriver. Et celle de ces grâces qu'il tient pour la plus insigne, c'est l'amour dont il est épris pour Marie Enfant, amour tel que, pour la faire aimer de tous, non seulement, lui semble-t-il, il offrirait volontiers ses fatigues et ses sueurs, mais de grand cœur il donnerait son sang et sa vie.

Dieu veuille que de tels sentiments soient le partage de tous, des Prêtres surtout. Du Clergé ils se répandraient facilement dans les cœurs des fidèles, et la dévotion à Marie Enfant deviendrait, entre les mains du peuple Chrétiens, une arme victorieuse pour briser l'orgueil des puissances infernales. Ainsi soit-il.

 

P3200035

Consécration à Marie Enfant

 

Douce Vierge Marie, nous venons humblement vénérer Votre Enfance. Sous ces faibles dehors Vous réjouissez le Ciel, et Dieu prenait en Vous ses complaisances les plus infinies en attendant Jésus, comme le disent de Vous les Livres Saints : « Parce que J'étais petite, J'ai plus au Très-Haut ».

Ô Doux Bijou de ce grand Dieu, Enfant chérie du Ciel, daignez nous associer à Votre Sainte Enfance. Puissions-nous par elle mériter de garder l'innocence, la sincérité et l'amour filial de cœurs d'enfants à l'égard de Dieu. Divine Vierge Enfant, donnez-nous d'attirer sur nous-mêmes, sur ceux que nous aimons, les regards complaisants du Seigneur.

Vierge Enfant, attente des Nations et du Ciel, effroi des enfers, daignez rendre aux familles Chrétiennes le sentiment de leurs plus nobles devoirs envers Dieu, envers l'Eglise, envers leur pays et envers eux-mêmes. Vierge Enfant, écartez des foyers Catholiques la mort qui vide les berceaux, écartez le péché qui tue les âmes et prépare la mort des corps.

Rendez, ô Vierge Enfant, au beau pays de France son âme sainte, chrétienne, vaillante, simple, laborieuse et héroïque des temps passés. Redonnez à notre cher et grand pays les nombreux foyers d'autrefois. Redonnez, ô Marie, à ces foyers de notre France, les légions d'Anges qui jadis peuplèrent son sol et, devenus hommes, firent à travers le monde rayonner la pensée libératrice du Christ Votre Fils.

Ô Vierge Enfant, douce Reine du noble Pays de France, prenez pitié de Votre Royaume, de Vos aimants sujets, et écartez-en toute trahison, toute perfidie, tout mal par la candeur, le charme et la faiblesse toute-puissante de Votre Enfance.

Soyez, ô Marie, à notre pays, l'aurore qui annonce le jour, la lune qui éclaire nos nuits, le soleil qui resplendit sur nos âmes et féconde leurs labeurs.

Aimable Vierge Enfant, sur Vous le Très-Haut ne peut jeter qu'un regard d'infini Amour ; Sa colère tombe et se désarme dès que Ses yeux voient la pauvre humanité en Votre douce Enfance. Protégez donc nos pères, nos mères, nos époux, nos épouses, nos enfants, nos frères, nos sœurs, tous nos amis. À Votre Enfance, ô Marie, nous remettons en toute confiance le soin de nos destinées temporelles et éternelles, l'avenir et le présent de notre patrie. Nous Vous consacrons nos vies, nos âmes, nos corps, nos pensées, nos familles, nos gloires, nos deuils, nos prêtres, nos hommes d'Etat, nos guerriers, nos écrivains, nos poètes, nos penseurs, nos artistes, nos ouvriers, nos artisans et nos laboureurs.

Ô Vierge Enfant, sauvez-nous, et sauve notre noble pays de France : Vous avez écrasé de Votre pied virginal toute hérésie en écrasant la tête du Démon. Vierge Enfant, écrasez les peuples hérétiques, les infidèles qui, par les armes, voudraient attaquer la liberté de Votre peuple, et faites de ce peuple roi, ô douce Enfant Marie, un peuple de saints en ce monde, pour qu'il soit éternellement le peuple chéri du Dieu dont Vous êtes la Mère, l'Epouse et la Fille. Ainsi soit-il.

 

Fin du Mois de Marie Enfant

284_001

Téléchargez l'intégralité du Mois de Marie Enfant (pdf), en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion, le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours, rendez-vous le 30 septembre, dans quelques instants...

 

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

La Foi prise au mot: "Sainte Claire d'Assise"

130

Emission la Foi Prise au mot

Sainte Claire d'Assise

Posté par fmonvoisin à 14:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

29 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

5928959435_8508e446a0_b

Trentième jour

Marie figurée par la Femme de l'Apocalypse

« Un grand signe apparu dans le ciel : c'était une femme revêtue de soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Apocalypse 12, 1).

 

La Femme de l'Apocalypse, figure de Marie

 

Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Bernard et plusieurs autres docteurs voient, dans cette mystérieuse femme, une admirable figure de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

Dieu, voulant manifester aux hommes Sa Miséricorde préférablement à Sa Justice, choisit parmi les plus pures créatures le sexe le plus faible, la femme, et, ayant formé Marie, il l'éleva si haut, l'orna de dons si sublimes et si rares, et la fit participer à ses divines perfections à un degré tel, qu'Elle ne saurait Elle-même comprendre Sa grandeur. Je puis donc prendre courage au milieu de mes misères, en pensant que, malgré cela et même précisément à cause de cela, le Dieu de Miséricorde voudra bien faire éclater en moi Sa Miséricorde infinie.

 

Raisons de cette ressemblance

 

C'est chose certaine : dans la Femme de l'Apocalypse, tous les Saints Pères reconnaissent l'Eglise. Mais, dans un certain sens, l'Eglise, c'est Marie : car la Sainte Eglise est, pour ainsi dire, résumée tout entière en Marie, en tant que Marie est Mère de Jésus, Chef Divin de l'Eglise et de tous les membres qui la composent. Comme l'Eglise, Marie est revêtue de soleil, c'est-à-dire de Jésus-Christ, qui l'investit entièrement et l'orne de Son Esprit, de Ses Vertus et des Dons de Sa Grâce. Comme l'Eglise, Marie a sous Ses pieds la lune, c'est-à-dire, selon l'explication de Saint Grégoire, toutes les choses terrestres et instables, qu'Elle méprisa, et dont Elle se servit, comme d'un marche-pied, pour arriver à la possession des biens immuables et éternels. Enfin, douze étoiles, représentant les douze Apôtres, lui forment une couronne, car, après avoir reçu le Saint Esprit, au jour où Il descendit en même temps sur Marie et sur eux, les Apôtres travaillèrent à étendre le Royaume dont Jésus est le Roi et Marie la Reine. (Les douze étoiles symbolisent aussi les douze Tribus d'Israël ndlr).

 

Réflexion

 

Quelle consolation n'est-ce pas pour moi de savoir que j'appartiens à cette Sainte Eglise représentée par Jésus comme Chef, et par Marie comme Mère de tous les membres de ce Corps Mystique ! Je me garderais donc d'être dans l'Eglise comme un membre gangrené et difforme, m'efforçant au contraire de travailler à me perfectionner chaque jour davantage dans la pratique des vertus.

 

Pensée morale

 

Puisque Marie représente l'Eglise, la dévotion à Marie est conséquemment une des marques les plus évidentes, les plus indubitables qu'on appartient à la véritable Eglise militante, et un des signes les plus certains qu'on est prédestiné à faire un jour partie de l'Eglise triomphante dans le Paradis.

 

Réflexion

 

Serai-je sauvé ? Telle est la préoccupation qui, de temps en temps, vient m'assaillir et remplir mon cœur de perplexité. Qu'ai-je à répondre ? Je ferai tout mon possible pour honorer, servir et aimer Marie, et j'aurai ainsi l'assurance de mon Salut éternel. Oui, la dévotion à Marie est la marque des prédestinés.

 

Colloque

 

O la douce et consolante pensée que celle-ci, ô Marie ! En Vous voyant, Dieu voyait et Il voyait encore toute l'Eglise, particulièrement toute la famille de Ses élus. En Vous, en effet, Il voyait encore la Mère de tous les fidèles, la Reine de tous les Saints, en Votre qualité de Mère de Jésus, de Mère de la Grâce et de la Miséricorde. Je dois donc, ô très Sainte et très Aimable Enfant, faire tous mes efforts pour me tenir uni à Vous, pour m'attacher à Vous, Vous servir, Vous aimer et Vous imiter. Malheur à moi si Vous n'accueillez sous Votre égide maternelle les imparfaits et les pauvres pécheurs ! Je serai perdu ; le Seigneur ne me reconnaîtrait plus que pour un des siens ; Jésus me rejetterait comme un étranger, et c'en serait fait de moi. Mais Vous, ô Céleste Petite, j'en ai l'assurance, Vous me protégerez et me reconnaîtrez pour vôtre, malgré ma misère, pourvu que je désire me corriger et devenir meilleur. Oui, ô Marie, je le désire, et je l'espère de Votre toute-puissante intercession, car Vous êtes la Mère du Bel Amour, de la crainte, de la science et de la Sainte Espérance. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Demander pardon à Marie des fautes commises pendant ce mois qui s'achève.

Aspiration : « Vous qui êtes la Reine des Martyrs, donnez-moi la force dans les maux qui m'arrivent ».

 

Exemple

Deux grâces merveilleuses obtenues par la dévotion à Marie Enfant

 

Une excellente femme se voyait dans l'impossibilité de se servir de son pied gauche, à cause d'une vive douleur qu'elle ressentait au talon. S'étant présentée au chirurgien d'un grand hôpital de Milan, celui-ci, après un examen attentif, lui déclara que le traitement serait long et douloureux. En attendant, il ordonna à la pauvre estropiée d'appliquer pendant quarante-huit heure un vésicatoire énergique sur la partie malade, de revenir ensuite se faire visiter, et là, il verrait, par l'effet du vésicatoire, quels remède employer. Une des parentes de l'infirme lui mit donc le vésicatoire, mais en même temps elle plaça par dessus un de coton bénit par le contact de l'image miraculeuse de la Santissima Bambina, en exhortant la patiente à se recommander avec Foi à Marie. La malade ne tarda pas à s'endormir et reposa tranquillement toute la nuit. Le lendemain matin, voulant se lever, elle prenait, comme d'habitude, de grandes précaution pour ne pas se faire mal au talon en le heurtant par mégarde, et elle n'osait se décider à poser le pied par terre, alors surtout qu'elle était sous l'action du douloureux médicament. Pourtant elle ne sentait plus aucune douleur, et il lui semblait être guérie. « Ô chère petite Madone, dit-elle, serais-je donc guérie ? Essayons ». Tout doucement d'abord, elle pose le pied sur le pavé ; elle l'appuie ensuite d'avantage, le talon surtout, mais elle n'éprouve aucun mal. « Il n'y a plus de doute, s'écrie l'heureuse femme, mon mal a disparu ; Marie Enfant m'a guérie ». En effet, ayant enlevé l'emplâtre, on trouva le vésicatoire encore intact ; la guérison était visiblement due tout entière au coton béni de Marie Enfant.

Voici une autre grâce obtenue par l'intercession de la Santissima Bambina : Le jour de la Nativité de la Très Sainte Vierge, en 1886, venait au monde, à Trévise, une enfant qui reçut au Baptême ne nom de Maria Bambina, car on attribuait son heureuse naissance à la Vierge Enfant, à qui sa pauvre mère s'était recommandée. La pauvre femme s'était vue à toute extrémité à la naissance de ses deux premiers enfants, et les avait perdu en leur donnant le jour. Ce troisième accouchement s'annonçait dans des conditions encore plus alarmantes, et néanmoins Marie Enfant ne se contenta pas de sauver la mère, mais elle préserva l'enfant de tout accident. Aussi, en régénérant cette petite dans les eaux du baptême, voulut-on imprimer sur elle, pour ainsi dire, le souvenir de la faveur obtenue, en lui donnant, comme nous l'avons dit, le nom de Maria Bambina.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

28 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

_____20121226_1794187549

Vingt-neuvième jour

Marie figurée par l'épouse du Cantique des Cantiques

« Vous êtes belle, ô ma bien-aimée, et pleine de douceur ; Vous êtes belle comme Jérusalem, et terrible comme une armée rangée en bataille » (Cantique 6, 3).

 

Marie est représentée directement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

L'Abbé Rupert et d'autres interprètes expliquent le Cantique des Cantiques de Salomon dans le sens particulier, mais principal (comme le remarque Cornelius a Lapide), de l'Amour mutuel de Jésus et de Marie. C'est aussi ce que fait la Sainte Eglise, qui, dans le culte d'hyperdulie qu'elle rend à Marie, se plaît à tresser avec les versets de ce Cantique sacré la couronne de louanges qu'elle lui décerne.

 

Réflexion

 

Quand on veut se former une idée, au mois vraisemblable, de l'amour réciproque de Jésus et de Marie, on doit se représenter d'un côté l'amour de tous les enfants pour leurs mères, de l'autre amour de toutes les mères pour leurs enfants, et, après cela, reconnaître que l'amour mutuel de Jésus et de Marie est au-dessus de toute comparaison. Pour tout dire en un mot, c'est un amour immense et sans mesure, un amour digne d'un Dieu et de la Mère d'un Dieu. Et moi, malheureux pécheur, je laisse mon cœur rester encore si froid dans l'amour de Jésus et de Marie !

 

Marie est figurée indirectement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

Dans le sens premier, total et adéquat, le sujet du Cantique des Cantiques, c'est l'amour réciproque de Jésus et de son épouse, la Sainte Eglise ; mais l'Eglise est représentée par Marie, comme la fille par sa mère. Pareillement, dans son sens second, partiel, le Cantique sacré nous chante l'amour de Jésus-Christ pour l'âme juste ; mais l'âme de Marie n'a-t-elle pas été formée par Jésus lui-même comme une parfaite image de la sienne, et comme le prototype de tous les élus et de tous les saints ?

 

Réflexion

 

Quelle reconnaissance ne dois-je pas à Dieu de m'avoir fait naître dans la véritable Eglise ! Hélas ! Sans cela je n'aurais pas appris à aimer Marie. Quel malheur c'eût été pour moi ! Ô Marie, Marie, je reconnais que Vous méritez un culte tout particulier, et je me sens dans une vraie nécessité de Vous aimer de tout mon cœur. Plutôt mourir que de ne pas aimer Marie !

 

Conséquence pratique

 

Penser à Marie, c'est penser à l'oeuvre la plus parfaite, qui, parmi les pures créatures, soit jamais sortie des mains du Tout-Puissant, et ait été produite par l'Amour infini de Dieu pour les hommes. La dévotion à Marie doit donc être sans mesure, comme le culte que lui décerne l'Eglise est incomparablement supérieur à celui qu'elle rend aux autres Saints.

 

Réflexion

 

Voici ce que je me propose de faire à l'avenir : chaque fois que je prierai Jésus, je Lui demanderai la grâce qui m'est la plus chère, celle de m'apprendre à aimer Marie d'un filial amour ; et, quand je parlerai aux hommes, je les prierai de m'aider à aimer Marie, et je ferai tous mes efforts pour que tous les cœurs soient embrasés d'un si beau, si profitable, si délicieux amour.

 

Colloque

 

Anges du Paradis, et vous tous Saints du Ciel et de la terre, unissez-vous à moi pour louer Marie Enfant. Ô bien-aimée Petite, quelles louanges Vous donnerai-je ? Je ne sais, car Votre grandeur est au-dessus de toute louange ? Vous êtes les délices de Dieu, qui Vous aima toujours, qui Vous sanctifia dès le premier instant de Votre Conception, qui répandit dans Votre âme la plénitude de Sa Grâce. Soyez donc aussi toutes mes délices, ô Marie. Ô très belle, très gracieuse petite Marie, oui je veux Vous aimer, Vous aimer toujours, Vous aimer de tout mon cœur et à tout prix, parce que Vous le méritez, parce que Jésus, dont je dois imiter l'exemple pour pouvoir me sauver, m'a appris à Vous aimer ainsi. Je Vous en conjure, ô Sainte Enfant, accordez-moi de connaître toujours plus votre ineffable amabilité, afin de toujours mieux Vous servir, Vous louer, Vous glorifier et Vous aimer du plus ardent amour. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Visiter Marie Enfant, ou, si on ne le peut, prier quelques instants devant son image.

Aspiration : « Vous êtes assise dans la Gloire, ô ma Mère, obtenez-moi d'être assis à Vos pieds ».

 

Exemple

Deux guérisons obtenues par l'intercession de Marie Enfant

 

Une personne de Milan, nommée E.R., languissait depuis six mois sur son lit, par suite d'une paralysie qui lui avait complètement enlevé l'usage des jambes. Se voyant dans cet état, absolument incapable de venir en aide à sa famille, et sans espoir de guérir, abandonnée qu'elle était des médecins, l'infortunée se laissait aller à une affliction profonde et faisait compassion à tous ceux qui venaient la voir. Nul ne pouvait parvenir à relever son courage, tant il lui semblait impossible de recouvrer à jamais la santé. Il était réservé à Marie Enfant d'apporter à la pauvre paralytique une complète consolation. En effet, entendant parler des grâces signalées, parfois même miraculeuses, que la Santissima Bambina accordait à pleines mains à ceux qui se recommandaient à son intercession, elle songea à prendre, elle aussi, pour obtenir sa guérison, ce moyens si conforme aux sentiments de Foi et de piété qui l'animaient. Elle pria donc une de ses amies de faire toucher au saint Berceau de la Vierge Enfant quelques linges qu'elle lui remit. A peine les eût-on rapportés ainsi bénis, qu'elle les appliqua sur les parties paralysées de son corps et aussitôt elle fut guérie.

Une autre grâce presque semblable fut accordée à une jeune femme de la province de Milan. Depuis cinq mois elle gardait le lit, retenue par une si énorme enflure des jambes, qu'il lui était impossible de faire le moindre mouvement sans des douleurs assez violentes pour occasionner des spasmes. Comme la malade dont nous avons parlé précédemment, elle recourut par la prière à la Vierge Enfant, et, s'étant procuré du coton qui avait touché au saint Berceau, elle en enveloppa ses membres enflés et continua à se recommander assidûment à la Céleste Petite pendant neuf jours. Ce temps écoulé, toute l'enflure disparut comme par enchantement, la malade se trouva complètement guérie, et ses forces étaient si bien revenues qu'elle voulu consacrer ses premiers pas à se rendre à la Chapelle de Marie Enfant, en action de grâces de la faveur qu'elle venait de recevoir.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


27 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

mediafile-496763-002

Vingt-huitième jour

Marie figurée par Esther

« Le roi (Assuérus) aima Esther plus que toutes ses autres femmes, et elle trouva grâce et faveur devant lui au-dessus de toutes » (Esther 2, 17).

 

Esther, figure de Marie

 

Saint Bonaventure reconnaît en Esther cette ressemblance avec Marie, quand il dit : « La Souveraine des Anges et des hommes est figurée par la reine Esther ».

 

Réflexion

 

Esther signifie « cachée ». Or Marie, considérée dans toute la suite de sa vie sur la terre, peut être appelée à juste titre l'âme cachée par excellence. Sa vie, en effet, fut entièrement ignorée du monde, et les Evangélistes eux-mêmes n'en parlent qu'avec une brièveté mystérieuse. C'est qu'il convenait que la Mère du Dieu véritablement caché l'imitât jusqu'à l'héroïsme dans Sa vie cachée et inconnue aux hommes. Mais à cette obscurité devait succéder pour Elle une glorification qu'on pourrait dire presque divine, après Sa triomphante Assomption. Heureux serais-je, moi aussi, si je sais vivre inconnu au monde et uniquement occupé à louer Dieu.

 

Traits de ressemblance entre Marie et Esther

 

La reine Esther plut au roi Assuérus, plus que toutes les autres femmes, et fut si agréable à ses yeux qu'il lui promit la moitié de son royaume, et la révocation du décret ordonnant la destruction du Peuple Juif. De même Marie, à qui l'Ange adressa ces paroles : « Vous avez trouvé grâce devant le Seigneur » (Luc 1, 30), a été établie par Dieu Corédemptrice du monde, Reine du Ciel et de la terre, et Dispensatrice de Sa Miséricorde.

 

Réflexion

 

La beauté véritable, c'est la Beauté Divine. Marie fut divinement belle, non seulement dans Son corps, chef d'oeuvre du Dieu qui l'avait choisie pour Mère, mais aussi et bien plus encore dans Son âme, toute remplie de Grâce, de Dons Célestes et de Sainteté. Celui dont l'âme est belle, est assuré d'être aimé de Dieu et de faire ses délices. Ô vanité du monde, qui n'estime que la beauté matérielle ! Puissé-je ne jamais tomber dans une telle illusion !

 

Pensée morale

 

Voulons-nous que Marie nous fasse participer aux effets de la Miséricorde Divine ? Imitons-la en étant miséricordieux envers les autres : « Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront eux-mêmes Miséricorde » (Matthieu 5, 7).

 

Réflexion

 

L'amour de miséricorde et de compassion le plus excellent, et qui révèle une vraie Charité envers le prochain, c'est celui qu'on pratique en compatissant aux peines des autres, quand leur défauts peuvent occasionner des désagréments et surtout leur faire perdre l'estime et la bienveillance. Je m'appliquerai donc de toutes mes forces à faire régner cet amour dans mon cœur.

 

Colloque

 

O Marie, quand je Vous contemple au Ciel, assise à la droite de Votre Divin Fils sur le Trône Auguste de Votre Gloire, et investie de cette Majesté ineffable qui convient à la Reine du Ciel et de la terre, j'éprouve une sentiment de souverain respect et en même temps de vive confiance, car, si Vous êtes Reine, Vous êtes aussi notre Avocate et le Refuge des pécheurs. Mais lorsque ensuite je Vous considère comme une toute petite Enfant, telle que Vous l'étiez aux premiers jours de Votre vie mortelle, ce que je ressent est plus que du respect, et je suis doucement pressé d'en user envers Vous avec tout l'abandon dont mon cœur est capable. Et alors, si je le pouvais, de combien de baisers ardents et pleins d'amour je couvrirais Votre gracieux visage ! Quelles caresses je Vous prodiguerais ! Comme je Vous embrasserais et Vous serrerais étroitement sur mon cœur ! Cependant, la Foi me découvrant sous ces dehors de l'enfance Celle qui doit être un jour la Mère de mon Dieu, vient arrêter mon élan, et me dire de me regarder comme indigne même de baiser le berceau où Vous reposez et les langes qui Vous enveloppent. Au milieu de ces sentiments différents, l'amour dont je suis enflammé pour Vous veut se faire une issue, et force ma langue à Vous répéter et à Vous protester que je Vous aime, ô très aimable Petite, que je veux Vous aimer toujours d'avantage, et Vous aimer toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire souvent des actes d'amour envers Marie.

Aspiration : «  O Mère aimable, Mère Tendre et Clémente, je Vous donne mon âme ».

 

Exemple

Marie Enfant console une mère qui la prie

 

Les grâces sont accordées à ceux qui prient avec dévotion et avec Foi. Et, parce que c'est un fait reconnu que, chez les femmes Chrétiennes, la prière réunit le plus souvent ces deux conditions, il n'y a pas lieu de s'étonner que souvent aussi, elles trouvent place dans les exemples de grâces que nous relatons ici. Celui que nous allons citer est encore une faveur obtenue par une mère au profit de sa jeune enfant.

Dans une ville de Lombardie, une femme dont les traits altérés annonçaient une grande douleur, se présenta à son Curé afin de savoir de lui quelle pratique de dévotion elle devait faire pour obtenir une grâce à sa petite fille : « « Si vous la voyiez, disait-elle, cette pauvre enfant ; elle est pleine de santé et belle comme un petit ange ; seulement, alors qu'à son âge les autres enfants balbutient déjà depuis longtemps quelques mots, ma petite continue à être complètement muette. Elle aura bientôt deux ans, et je n'ai pu l'entendre dire « maman » ou « papa ». Mon Dieu, quel malheur ! » Et, achevant ces mots, la mère toute émue se mit à pleurer. « Ne vous chagrinez pas, ma brave femme, lui répondit le Curé ; je connais un remède qui pet guérir même les enfants muets : c'est de prier la Santissima Bambina. Tenez, prenez ceci ». Et en même temps il lui présenta une médaille de Marie Enfant. « Suspendez cette médaille au cou de votre petite, ajouta-t-il, recommandez sa guérison avec confiance à Marie, et vous verrez que, par son intercession, le Bon Dieu vous consolera ». Encouragée par ces bienveillantes et saintes paroles, la bonne mère se retira, résolue à commencer sans délai une Neuvaine à la Vierge Enfant. Jusqu'à la fin de cette Neuvaine, sa ferveur alla toujours croissant. Le dernier jour arrivé, elle venait d'achever son pieux exercice, lorsqu'elle entendit soudain sa petite fille l'appelant de la chambre où elle était couchée, et prononçant distinctement le mot « maman ». Hors d'elle-même, la pauvre femme accourut, ne se possédant pas de joie, et de nouveau, à plusieurs reprises, l'enfant répéta : « Maman, maman... », au milieu des baisers dont la couvrait sa mère. La Santissima Bambina avait délié la langue de la petite fille de Sa servante.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

26 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

21450S

Vingt-septième jour

Marie figurée par Judith

« Et Judith dit :... Louez le Seigneur notre Dieu : Il n'a point abandonné ceux qui ont espéré en Lui, et, par moi sa servante, Il a fait éclater Sa Miséricorde » (Judith 13, 17-18).

 

Judith, figure de Marie

 

« Marie, dit Saint Bonaventure, a été bien représentée par Judith, cette femme dont le nom est si célèbre ».

 

Réflexion

 

Le nom de Judith signifie « qui loue Dieu », et, pour ce motif, Judith peut être déjà considérée comme une parfaite figure de Marie. Nous sommes, en effet, autorisés à le croire, Marie, depuis Sa Conception Immaculée, a toujours loué le Seigneur ; mais Sa louange revêtit un caractère plus sublime encore depuis le moment où Elle devint la Mère de Jésus. Son Cantique Magnificat devait être pour Elle comme une mélodie continuelle par laquelle Elle charmait le Cœur du Verbe Incarné. Et moi, jusqu'à présent ai-je imité Marie comme j'y étais obligé ? Tout devrait m'exciter à louer le Seigneur ; mais, au milieu de cet univers, immense concert de voix qui s'unissent pour bénir le Très-Haut, ne resté-je point muet et indifférent peut être pendant un temps considérable, ou, si quelque fois je loue Dieu, mon cœur de ne demeure-t-il point étranger à ce qu'expriment mes lèvres ? Combien j'ai mieux à faire à l'avenir !

 

Comment Judith a été la figure de Marie

 

Judith a été la figure de Marie d'abord par sa chasteté, louée en ces termes par le grand-prêtre et par le peuple : « Vous avez déployé un courage viril et vous avez eu un cœur ferme, parce que vous avez aimé la chasteté » (Judith 15, 11). Or, Marie fut un vrai prodige de chasteté. Par suite, Elle fut un prodige de force et de courage, et de même que Judith, en coupant la tête d'Holopherne, délivra Béthulie des Assyriens qui l'assiégeaient, de même Marie, en écrasant la tête du Serpent infernal, fut la Libératrice du monde entier.

 

Réflexion

 

Pour imiter Marie, il ne doit point suffire de ne pas obéir à mes passions, mais je dois, en outre, m'efforcer de leur couper la tête, c'est à dire travailler de tout mon pouvoir à mortifier celle qui domine toutes les autres ; le plus souvent cette passion est l'orgueil.

 

Application pratique

 

Le Démon est l'ennemi né de Marie, qui est destiné par Dieu à le combattre et à le vaincre, non seulement par son avantage personnel, mais encore pour le nôtre. Donc, un moyen assuré pour triompher des tentations, c'est le recours à Marie.

 

Réflexion

 

Pour résister aux tentations, il ne devra pas me suffire d'invoquer le Nom de Marie, si terrible à l'Enfer ; je ferai plus encore : afin de prévenir les assauts de l'Ennemi, je renouvellerai dons souvent cette salutaire invocation, et par là je me rendrai en même temps plus facile la pratique de la vertu.

 

Colloque

 

Quand je me rappelle, ô Très Sainte Petite Marie, l'action éclatante de Judith tranchant la tête d'Holopherne et délivrant ainsi ses concitoyens de la servitude et d'une ruine entière, je me sens pressée de louer le Dieu Tout-Puissant, qui, par la main d'une faible femme, a fait une œuvre si merveilleuse. Mais j'exalte bien plus encore cette puissance infinie de Dieu lorsque je pense qu'Il a voulu se servir de Vous, ô Marie, pour arracher à l'esclavage du tyran infernal l'humanité tout entière asservie à son empire. Ah ! Qu'il est vrai de dire : « Le Puissant fit pour moi des merveilles... Il a déployé la force de son bras ! » Louange donc et bénédiction au Seigneur ! Mais Vous, ô Bien-Aimée Petite, je Vous prie et Vous conjure de me retenir sur la pente du péché, qui aboutit à l'esclavage du démon. Il Vous suffit pour cela de me tenir à l'abri sous le bouclier de Votre Protection. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Dès qu'on est tenté, implorer aussitôt le secours de Marie.

Aspiration : « O Vous, la Vierge des vierges, rendez mes affections chaque jour plus pures ».

 

Exemple

Guérison d'un horrible mal obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Depuis longtemps déjà une excellente femme ressentait aux narines de vives douleurs. Ce quelle redoutait devint bientôt une réalité : ce mal n'était autre qu'un affreux cancer se développant progressivement. Malgré toute la patience et la résignation de la malade, la nature de son mal et la vivacité de la douleur, qui ne lui laissait pas un instant de repos, la mettaient dans un état à faire pitié à tous. Parmi les personnes qui, de temps en temps, venaient la visiter pour la consoler, se trouvait une amie dont le cœur était rempli de Charité et de solide piété. Cette dame, apprenant de la maladie l'inutilité des remèdes non moins douloureux que variés employés pour la guérir : « Eh bien ! Lui dit-elle, puisqu'il en est ainsi, c'est un signe qu'il fait faire usage des remèdes surnaturels, et recourir à la prière, plus puissante que tous les remèdes naturels ». « Et qui devrais-je prier ? », répondit la pauvre malade. « Mon cœur me dit, repartit son amie, que si nous confions votre guérison à Marie Enfant, nos vœux seront exaucés ». La malade eut à peine entendu prononcer le nom de Marie Enfant qu'elle sentit naître en son âme une douce espérance d'être guérie. Les deux amies commencèrent immédiatement une neuvaine à la Santissima Bambina, et en même temps elle se procurèrent un peu de coton bénit par le contact de la sainte image, afin de l'appliquer sur le mal. Quand la malade eut reçu un flocon de ce précieux coton, elle ressentit qu'il était le remède souverain destiné à la guérir. Se recueillant alors un instant, elle prononça du fond de son cœur ces paroles : « O Marie Enfant, guérissez-moi, s'il Vous plaît ». Puis, avec une grande Foi, elle posa et pressa le coton son son mal, en répétant toute émue la même prière. Un moment après, avec l'impression d'une personne qui se sent guérie, elle enleva le coton. Non-seulement le cancer s'était arrêté subitement, mais il avait entièrement disparu, sans même laisser l'ombre d'une cicatrice qui rappelât l'horrible mal. Au pieux lecteur de juger de la joie et de la reconnaissance excitées par une si merveilleuse guérison, dans le cœur de celle qui en était l'objet.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

25 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

santito-33

Vingt-sixième jour

Marie figurée par Ruth

« Ruth recueillait les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux » (Ruth 2, 3).

 

Ruth, figure de Marie

 

Ruth représente la Vierge Marie, comme le déclare Saint Bonaventure.

 

Réflexion

 

Le nom de Ruth signifie d'abord « rassasiée ». Or Marie, dans l'ordre des biens spirituels et surnaturel, mérite bien ce nom de « rassasiée », selon la parole de Son Divin Fils : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés ». La Très Sainte Vierge n'eut jamais d'autre désir que de plaire à Dieu, et toute son occupation fut d'accomplir de tout son pouvoir la Volonté Divine. Aussi s'éleva-t-Elle par là à un tel degré de Justice et de sainteté que nulle autre perfection, hormis celle de Dieu, ne surpasse la sienne. Quel stimulant pour moi, encore si peu avancé dans la voie de la vertu !

 

Traits de ressemblance entre Ruth et Marie

 

« Ruth, dit Saint Bonaventure, signifie aussi « qui voit et s'empresse ». Ainsi, Marie voit toutes nos misères et se montre tout empressée à nous témoigner Sa Maternelle Miséricorde. Ruth pouvait relever les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux : Marie sauve les âmes des pécheurs que d'autres n'ont pu convertir : « Oh ! S'écrie notre Saint Docteur, véritablement grande est la grâce de Marie, qui recueille pour la Miséricorde une multitude d'âmes, abandonnées comme incorrigibles par les docteurs et les pasteurs ».

 

Réflexion

 

Je dois l'avouer : à mes nombreuses imperfections, qui me rendent si peu semblable à Marie, se joignent encore deux défauts : d'abord une sorte d'aveuglement qui m'empêche de voir mes maux et d'opérer le bien, puis une lâcheté et une négligence que je porte partout et dont je suis l'esclave. J'en suis effrayé ; aussi je m'empresserai de recourir à Marie pour obtenir de me corriger.

 

Conséquence pratique

 

Quand nous sommes tentés de désespérer de notre conversion ou de celle du prochain, recourons à Marie. Elle est la Ruth mystique qui nous fera recueillir les fruits les plus merveilleux et les plus au-dessus de notre portée. Saint Anselme va jusqu'à dire que nous sommes quelques fois plus vite exaucés par l'invocation du Nom de Marie que par celle du Nom Adorable de Jésus : nous devons l'entendre en ce sens que Jésus le veut ainsi pour glorifier Sa Très Sainte Mère.

 

Réflexion

 

La plus dangereuse des tentations, il m'est important de le retenir, est celle qui me ferait oublier ma Mère du Ciel et m'empêcherait de recourir à Elle. Malheur à moi si j'y succombe ! Ah ! Si dans le passé j'y ai parfois cédé, quel regret ne dois-je pas en avoir !

 

Colloque

 

Sans vous, ô très Sainte Enfant, qu'en serait-il de moi ? Ma perte serait certaine. Malgré les soins si assidus dont Dieu et ceux qui me tiennent sa place m'ont environné, ma malice me fait encore rester attaché à la terre par toutes les fibres de mon cœur : par là je suis toujours en danger d'échapper aux mains de ce Dieu Miséricordieux, qui veut pourtant mon Salut et ma sanctification, et je m'expose à tomber entre celles d'un Dieu Juste et sévère, qui me jettera comme une herbe inutile dans les flammes dévorantes de l'Enfer pour y brûler éternellement. Mais heureusement Vous êtes là, ô Enfant bénie, et Vous y êtes pour les pécheurs, par conséquent pour moi. Oui, Vous me recueillerez à temps, Vous me relèverez sans retard, et, grâce à Vous, je pourrai devenir un froment choisi et me voir au nombre des élus. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Veiller soigneusement à ne jamais parler avantageusement de soi.

Aspiration : « Siège mystique de la Sagesse, nous Vous en conjurons, conservez-nous une Foi ardente ».

 

Exemple

Un enfant guéri d'une très dangereuse maladie par l'intercession de Marie Enfant

 

Chéri comme la prunelle de l'oeil, le jeune Vincent P., de Venise, grandissait sous le regarde de son père et de sa mère, dont il faisait l'unique bonheur. Seulement, la faible complexion de ce petit être faisait toujours redouter à ses parents qu'en grandissant il ne fût atteint de quelques unes de ces maladies auxquelles est exposé cet âge si frêle et si délicat. En effet, toute une complication de maux vint bientôt s'abattre sur lui, et avec une telle violence qu'en peu de temps sa vie fut mise en danger. Il n'avait rien de moins qu'une pleuropneumonie double. Les pauvres parents en étaient dans une extrême consternation. Par bonheur pour eux et pour lui, ils avaient, dès sa naissance, consacré ce cher petit à la Vierge Enfant. Ce fut pour toute la famille un motif d'espérance ; en recourant à Marie Enfant, se disait-on, on le sauverait. Marie devant le considérer comme son bien et sa propriété. Les pieux parents convinrent donc de demander sa guérison à la bien-aimée Madonnina, et firent vœu, s'ils obtenaient cette grâce, de faire porter à l'enfant les couleurs de la Vierge, c'est à dire le bleu et le blanc, pendant un an, à partir du jour de son complet rétablissement. On était déjà au dernier jour du triduum de prières fait en famille à cette intention, et, ce jour là, une Messe pour le petit malade était célébrée à Milan à l'autel de la Santissima Bambina. Or, à l'heure même où la Divine Victime était offerte pour lui dans cette sainte Chapelle, le petit Vincent encore étendu sur son lit de souffrance, à Venise, donnait soudain de signes évidents d'un mieux sensible. La fièvre, auparavant si ardente, commençait à se calmer pour disparaître bientôt entièrement, et, au bout de quelques jours à peine, l'enfant qu'on avait désespéré de sauver par les moyens naturels, était délivré de tout mal et jouissait de la plus parfaite santé. Le père et la mère ne pouvaient se lasser d'en remercier Marie Enfant. Pendant une année entière, ce fut un plaisir et une consolation tout ensemble de voir le petit Vincent, plein de vie, se montrer à tous avec une certaine fierté angélique, paré des couleurs de Marie, comme un monument vivant et animé de la bonté et de la puissance de la Vierge Enfant.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Lettres à mon frère en exil

ghika

Lettres à mon frère en exil

Un très beau et poignant documentaire sur le Bienheureux Vladimir Ghika

 

Posté par fmonvoisin à 14:10 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

beatificare_ghika_13

Bienheureux Vladimir Ghika

1873-1954

Fête le 16 mai

 

Vladimir Ghika est né le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe. Il arrive en 1878 en France, suit des études à Toulouse où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques. Il souhaite devenir prêtre, et après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie.

En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique. Suite à une rencontre providentielle avec Sœur Pucci, il introduit Les Filles de la Charité en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité. Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés des blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

De 1920 à 1922, Vladimir fut de ceux qui œuvrèrent à la renaissance de l’Université de Louvain dont la bibliothèque avait été totalement détruite durant la guerre. Il fit partie du Comité international constitué en ce but et dirigé par le recteur, Mgr Deploige. En remerciement, le Cardinal Mercier, primat de Belgique, lui proposa d’inaugurer une chaire consacrée à la Roumanie. Vladimir y donna plusieurs conférences.

En 1923, en la Chapelle des Lazaristes, Vladimir Ghika est ordonné prêtre du diocèse de Paris par le Cardinal Dubois qui lui accorde l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites romain et byzantin. Il est nommé ensuite à l’église des étrangers (aujourd’hui l’église Saint-Ignace). A l’aise dans tous les milieux, il côtoie le Pape et les têtes couronnées, les intellectuels et les artistes ; il est notamment l’ami de Jacques Maritain, Paul Claudel, Francis James. Mais il va aussi à la rencontre des âmes les plus éprouvées, les plus anxieuses, les plus révoltées. Il est à l’origine de nombreuses conversions. Par son action œcuménique, il œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.

Il possédait un don spécial d’attirer la confiance et d’obtenir des conversions. Il avait un sens si vif du péché que, plus d’une fois, au confessionnal, comme le Curé d’Ars, devant l’aveu de leurs fautes plus lourdes, des pécheurs l’entendirent pleurer. Entre 1927 et 1939, Vladimir Ghika est aussi l’aumônier du Centre d’Études Religieuses, fondé en 1925 par Jean Daujat.

En 1931 le Pape Pie XI le nomme protonotaire apostolique. Il était depuis 1927 membre du Comité directeur des Congrès Eucharistiques. Son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites : avec une bonté sans frontières, disponible à tous les appels des âmes, il parcourt les cinq continents, mais toujours avec le cœur à Paris. De Villejuif à Auberive, de Rome à Sydney ou de Buenos Aires à Tokyo (où il participe à la fondation du premier carmel) toute circonstance est bonne pour parler de Dieu aux gens rencontrés sur sa route. Il a été l’inspirateur de l’Association Virgo Fidelis, destinée à promouvoir prières et sacrifices pour le sacerdoce.

En 1939, au début de la guerre, Vladimir Ghika se trouvait en Roumanie. Avec la permission de l’archevêque de Paris, le Cardinal Suhard, il décide d’y rester. Il y poursuit son activité sans relâche auprès des réfugiés, des malades, des prisonniers, des victimes des bombardements. Il est très proche de l’Église gréco-catholique, il instruit et guide spirituellement les étudiants. Il confesse et célèbre la messe dans une prison de femmes.

Après l’arrivée du communisme il fait le choix de rester dans son pays auprès de ses compatriotes en souffrance. Malgré une santé précaire il continue son activité sacerdotale. Le 18 novembre 1952 il est arrêté. Il subit plus de quatre-vingts interrogatoires nocturnes, il est menacé, battu et torturé et, après un simulacre de procès, est condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. Ici, il prêche, raconte ses souvenirs et un peu de joie illumine les visages qui l’entourent. Pour lui, les murs de la prison n’existaient pas. Il était libre, parce qu’il faisait la volonté de Dieu. Le 16 mai 1954, il meurt d’épuisement. La cause de sa béatification est ouverte en 2002, par l’Archevêché de Bucarest. Il a été béatifié à Bucarest, le 31 août 2013.

« Sa vie, son témoignage, sont d’une actualité extraordinaire […] Tous ensemble, continuons de supplier pour sa rapide glorification aux yeux de toute l’Église, lui qui déjà ne cesse de veiller avec tendresse sur nous et sur tout son peuple » (Daniel Ange). « Parce que l’Amour infini se donne totalement, nous devons aussi nous donner totalement. Mgr Ghika insistait beaucoup sur ce don total de soi à Dieu, sans restriction, sans réserve, sans partage, pour les laïcs comme pour les prêtres, pour les gens mariés comme pour les religieux, dans le monde comme dans le cloître : lui-même l’a vécu et réalisé dans sa vie bien avant de recevoir le sacerdoce. Au fur et à mesure que grandissait sa charité, il a voulu cette offrande volontaire de lui-même de plus en plus totale, il l’a poussée jusqu’à renoncer à sa fortune, jusqu’à la ruine de sa santé, jusqu’à risquer la lèpre au service des lépreux, jusqu’à rester sous la persécution au service des persécutés, finalement jusqu’à cette mort misérable dans un cachot de prison, fin logique en pays de persécution d’une vie donnée à Dieu et à ses frères et consommation définitive de l’offrande volontaire de lui-même par amour : certes, on ne peut parler de martyre au sens le plus strict du mot puisqu’il n’a pas été tué, mais au sens large la qualification de martyr lui convient bien puisqu’il s’est exposé volontairement à une mort qui devait résulter de la longue suite des privations et des mauvais traitements ». (Jean Daujat).

 

Biographie extraite du site du Diocèse de Paris : www.paris.catholique.fr

01

Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saints Cyrille et Méthode, apôtres des pays Slaves, priez pour nous.

 

Bienheureux Vladimir Ghika, priez pour nous.

Bienheureux Vladimir Ghika, serviteur obéissant de la Divine Volonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fidèle serviteur de l’Église du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, tout donné aux œuvres de Charité,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la voix nous appelle infatigablement à la conversion,

Bienheureux Vladimir Ghika, brillant directeur spirituel,

Bienheureux Vladimir Ghika, prophète pour notre temps,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui avez semé de l'esprit de l'évangile dans les cœurs,

Bienheureux Vladimir Ghika, rempli de prudence et de sagesse,

Bienheureux Vladimir Ghika, consolateur de ceux qui sont désespérés,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui conduisez vers Dieu tous ceux qui sont endurcis de cœur,

Bienheureux Vladimir Ghika, défenseur des faibles,

Bienheureux Vladimir Ghika, ange de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fleur de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, modèle de ceux qui se consacrent à l'exercice des devoirs d'état,

Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre dont le sacrifice fut agréable à Dieu,

Bienheureux Vladimir Ghika, missionnaire dans le monde entier,

Bienheureux Vladimir Ghika, confesseur du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, digne disciple de l'école de la souffrance,

Bienheureux Vladimir Ghika, phare lumineux pour l’Église d'Orient et d'Occident,

Bienheureux Vladimir Ghika, exemple de respect envers l'Eucharistie et la Vierge Marie,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la prière vous rendait inébranlable,

Bienheureux Vladimir Ghika, veillant au bien de tous,

Bienheureux Vladimir Ghika, pauvre parmi les pauvres,

Bienheureux Vladimir Ghika, déclaré coupable en raison de votre Foi dans le Christ et de votre fidélité en l’Église,

Bienheureux Vladimir Ghika, courageux défenseur de la vérité,

Bienheureux Vladimir Ghika, icône de l'apostolat discret et fructueux,

Bienheureux Vladimir Ghika, disciple dévoué dans l'amour de Dieu et du prochain,

Bienheureux Vladimir Ghika, protecteur des famille,

Bienheureux Vladimir Ghika, joie des enfants,

Bienheureux Vladimir Ghika, tuteur des jeunes étudiants,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui aidez tous ceux qui souffrent,

Bienheureux Vladimir Ghika, lumière pour ceux qui errent dans les ténèbres,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui soutenez l' union des chrétiens,

Bienheureux Vladimir Ghika, notre médiateur et notre intercesseur,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Bienheureux Vladimir Ghika,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.


Prions


Seigneur Dieu éternel et Tout-Puissant, qui avez donné au Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre et Martyr, le pouvoir de témoigner de la présence vivante de votre amour, même pendant la persécution, par son intercession et par son exemple, accordez-nous donne la grâce de persévérer dans votre service, dans la communion de la Foi apostolique. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Les personnes qui recevraient des grâces attribuées au Bienheureux Vladimir Ghika sont invitées à les faire connaître à :


Arthroscopie Romano-Catolica

Str. General Henri Berthelot Nr 19

R- 010164 Bucarest (Roumanie)

PrincipeSacerdoteMartireVladimirGhika

Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

Posté par fmonvoisin à 12:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,