17 octobre 2013

Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla

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Bienheureux Ceférino Gimenez malla

Tertiaire Franciscain, Gitan, Martyr

1861-1936

Fête le 4 mai

 

Ceferino Gimenez-Malla, né en 1861 à Fraga province de Huesca, d'une famille gitane pauvre d’Espagne, s'était établi, car il était nomade, en 1880, maquignon à Barbastro, petite ville d'Aragon, à une heure de la frontière française. C'était un Gitan, surnommé « El Pelé » par les siens, ce qui signifie crûment « les couilles », afin de signaler sa grande force de caractère. Les bonnes relations qu'il savait entretenir tant avec sa communauté qu'avec les payos faisaient de lui un médiateur de premier ordre et lui valurent d'être surnommé « le Maire des Gitans ». Ceferino découvrit assez tardivement la foi en fréquentant les séances de prières d'un ordre franciscain. Ne sachant ni lire ni écrire, il s'était pourtant rendu célèbre pour sa foi profonde, pour sa capacité d'atténuer les conflits et, aussi, pour sa volonté d'aider tous les souffrants. Une histoire de sa vie raconte qu'en 1918, sur la place de Barbastro, un tuberculeux s'écroula sur terre en crachant du sang. En dépit de la menace de contamination, El Pele a accouru vers lui pour le nettoyer de son mouchoir. Aux dires de ses contemporains, c'était un homme grand et maigre, habillé avec soin et « distingué ». Il se maria et se sédentarisa peu à peu à Barbastro (Nord de l'Espagne). N'ayant pas d'enfant, il adopta « la Pepita », nièce de sa femme. Très pieux, il aimait l'Eucharistie (assistance quotidienne à la messe et adoration nocturne) et la Vierge Marie (chapelet). Il avait un don pour catéchiser les enfants en leur racontant des histoires. Homme de la paix, on l'appelle pour arbitrer des conflits entre gitans ou des conflits inter ethniques. L'évêque lui-même a recours à ses conseils. Devenu membre de Saint Vincent de Paul, il est généreux envers les pauvres. En 1936, il fut incarcéré par les Républicains pour avoir essayé de défendre un prêtre soupçonné de collaboration franquiste. En effet, pendant la révolution de 1936, il voit une foule de miliciens s'acharner dans la rue contre ce jeune prêtre. Il prend sa défense. On l'arrête. Quand on lui a demandé s'il avait une arme, il a sorti sans mot dire un chapelet de sa poche ! Un ami de la Pepita, anarchiste, essaie de le libérer : il lui suffirait d'être discret et de renoncer à son chapelet. N'étant pas ecclésiastique, il aurait pu avoir la vie sauve, mais il refusa de renier publiquement sa foi pour recouvrer la liberté. Il fut exécuté sommairement, à la nuit, le 9 août (il avait 75 ans) au bord d'une fosse commune creusée dans le cimetière de Barbastro. Au moment d'être fusillé en même temps que dix-huit autres personnes, Ceferino tenait un chapelet entre ses mains et s'exclama : « Viva el Cristo Rey ! ». « C´était quelque chose d´incroyable, a témoigné un soldat présent dans l´événement, qui fut ensuite Curé dans une paroisse à Zaragoza, ils avançaient, pleins de joie, on dirait qu´ils allait à une fête. Ils ne s´arrêtaient pas de chanter et de réciter des prières ». Ceferino Gimenez-Malla a été béatifié le 4 mai 1997, à Rome, par le Pape Jean-Paul II.

 

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Litanies du Bienheureux Ceferino Gimenez-Malla, Franciscain Séculier Martyr

(Pour un usage privé)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge, conçue sans péché priez pour nous.

Sainte Vierge Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint François d'Assise, priez pour nous.

Sainte Claire d'Assise, priez pour nous.

 

Bienheureux Ceferino, homme de paix, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, honnête dans votre travail, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à votre famille et vos amis, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, catéchiste des enfants, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, Gitan toujours fidèle à sa parole, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez aidé les pauvres, les personnes âgées et les malades, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, fidèle à la Messe et à la Communion, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, dévot constant et fidèle de la Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, confiant en Dieu dans les difficultés, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, emprisonné pour avoir défendu un prêtre, priez pour nous. 

Bienheureux Ceferino, qui avez prié le rosaire en prison, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui vous avez préféré perdre la liberté plutôt que de renoncer à votre Foi, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui, pour l'amour de Dieu, avez pardonné à ceux qui vous ont persécuté, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, qui avez été martyrisé pour votre foi en Dieu, priez pour nous.

Bienheureux Ceferino, modèle et protecteur des Gitans, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, ô Bienheureux Ceferino,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, qui avez accordé au Bienheureux Ceferino le courage et la force de confesser sa Foi chrétienne jusqu'à verser son sang pour le Christ, nous Vous en supplions, suscitez dans Votre Église, présente dans toutes les nations, de courageux témoins de la vérité de l'Évangile consacrant leur vie au service des autres. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

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Sainte Jeanne d'Arc

Patronne et libératrice de la France

1412-1431

Fête le 30 mai

 

Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d'Arc naquit à Domremy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412 ; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus ; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion ; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était « une bonne fille, aimant et craignant Dieu », priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle : « Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse ». La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés ; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent ; l'Archange protecteur de la France était accompagné de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère ; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée ; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre : elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son cœur ne fut pas touché par les flammes. L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.

 

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

 

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

 

Prière quotidienne

 

Sainte Jeanne d'Arc, votre martyre est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre Pays et des assauts contre notre Foi. Que la France se souvienne qu'elle est la fille aînée de l'Eglise.

 

Prions

 

Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d'Arc : suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Réciter ensuite un Notre Père, un Je Vous salue Marie et un Gloire au Père

 

Premier jour

 

Jeanne, le Seigneur a chargé l'Archange Saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le Royaume de France. Jeanne, votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « Fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d'accomplir cette mission. Le Ciel vous a donné une épée pour combattre et les voix de Sainte Catherine et de Sainte Marguerite pour vous guider. Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation. Amen.

 

Deuxième jour

 

Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu'il est le véritable héritier de France, et fils de Roi, qu'il sera couronné à Reims et que vous êtes venue l'aider à accomplir ce désir du Ciel. Vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse. Vous livrez également bataille au péché dans votre propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver l'état de grâce. Intercédez maintenant pour que notre pays se souvienne de son baptême et retrouve le chemin des Sacrements. Amen.

 

Troisième jour

 

La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix des Saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la Fête de Saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve. Vous êtes alors envahie d'angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver votre vie. Priez pour nous afin que nous fassions toujours la Volonté de Dieu et non la nôtre. Amen.

 

Quatrième jour

 

C'est le 26 mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l'Inquisition d'hérésie et d'idolâtrie. Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner. Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez leur intercession afin de répondre aux questions qui vous sont posées. Demandez à Dieu, pour nous, le courage et d'audace d'affirmer notre Foi. Amen.

 

Cinquième jour

 

Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de la cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises, sans avocat. Toujours docile aux conseils de vos voix, vous répondez sans crainte à ce que l'on vous demande. Intercédez pour que nous ayons toujours recours à la prière dans nos difficultés. Amen.

 

Sixième jour

 

Tous vos accusateurs s'acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent des heures durant ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu'au jour, où, n'en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout. Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur nos reniements. Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l'intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu. Priez pour que la France relève la face et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amen.

 

Septième jour

 

Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n'échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence. Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres ». Sur le bûcher, une fois liée, vous demandez pardon aux Anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d'une voix haute et claire, vous pardonnez à ceux qui vous ont condamnée. « Mes Saintes ne m'ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, Sainte Marguerite et Sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide... » Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée et vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir. Soyez notre modèle dans l'obéissance, dans la confiance en Dieu et la persévérance dans notre mission. Amen.

 

Huitième jour

 

Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés : votre cœur est là, rempli d'un sang vermeil et semblant vivre encore ! Du souffre et de l'huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s'éteint à nouveau, le laissant toujours intact. Inquiet de ce miracle et craignant l'émotion du peuple, le Cardinal d'Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine. Le bourreau dit alors : « J'ai grand peur d'être damné pour avoir brûlé une sainte ». Des cris s'élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! ». Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amen.

 

Neuvième jour

 

Après votre mort, mourut la prospérité des Anglais en France. Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites. A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu'ils avaient conquis. Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise fois la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne. L'évêque Cauchon, enrichi par le Roi d'Angleterre, mourut subitement ; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces. Ainsi s'accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours, vous serez délivrée par une brande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis ». Que la Résurrection soit le seul but de notre vie. Soyez présente à nos côtés et contribuez encore à la sanctification de notre pays. Amen.

 

Liens

 

Pour approfondir sur la vie de Sainte Jeanne d'Arc, visitez l'excellent et très complet site : www.stejeannedarc.net

Le Neuvaine est extraite du site de l'association universelle des Amis de Jeanne d'Arc : www.amis-jeanne-darc.org sur lequel vous trouverez d'autres prières et textes.

 

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