30 avril 2014

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

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Premier jour

Préludes et Apparition

 

« Quand je fus seule, ajoutait Bernadette, je jetai quelques pierres dans le lit du ruisseau pour y appuyer les pieds, mais cela ne me servit de rien. Je dus alors me décider à quitter mes sabots et à traverser le canal comme avaient fait Jeanne et ma sœur. J'avais commencé à ôter mon premier bas, quand, tout à coup, j'entendis une grande rumeur pareille à un bruit d'orage. Je regardai à droite, à gauche, sur les arbres de la rivière, rien ne bougeait : je crus m 'être trompée. Je continuais à me déchausser, lorsqu'une nouvelle rumeur semblable à la première se fit encore entendre. Oh ! alors j'eus peur et me dressai toute droite. Je n'avais plus de parole et ne savais que penser, quand, tournant la tête du côté de la Grotte, je vis à une des ouvertures du rocher, un buisson, un seul, remuer comme s'il avait fait grand vent. Presque en même temps, il sortit de l'intérieur de la Grotte un nuage couleur d'or.... »

Précédée d'une contrariété, la première Apparition fut donc annoncée par des signes symboliques. Il fallait bien frapper, forcer l'attention de Bernadette ; de là, la grande rumeur d'abord incomprise, puis renouvelée. Elle était le symbole de l'Esprit Saint : spiration d'amour ineffablement rafraîchissante au sein de la Trinité ; souffle délicat qui caresse l'humble hysope ou, s'il est nécessaire, vent impétueux qui déracine les cèdres de l'orgueil. En vain est-on distrait, sourd, même systématiquement : il a de quoi se faire entendre. Il avait soufflé en tempête, au matin de la Pentecôte, pour réveiller de sa torpeur le vieux monde païen et en chasser les miasmes. Il souffla, à deux reprises, en faveur de Bernadette. Ses ondulations purifiaient aussi l'atmosphère et préparaient les éléments eux-mêmes à la visite de leur Reine...

L'agitation du buisson symbolisait les émois de l'âme sous l'action de l'Esprit de Dieu. Elle commence par trembler de crainte : le Surnaturel, avec ses mystères et sa transcendance, impressionne toujours. Et elle s'agite ensuite, contrainte qu'elle est, voulût-elle rester buisson épineux et ne produire que des roses sauvages, sans la greffe et la culture de la grâce, de subir la domination du Divin. Le nuage couleur d'or était également la figure du Saint-Esprit qui, par des transitions respectueuses de notre liberté et de notre faiblesse, s'insinue doucement dans l'âme, avant de l'embraser de ses feux. Lors de l'Incarnation, il avait couvert la Vierge de son ombre, comme jadis, au Temple, il enveloppait d'un nuage l'arche de l'ancien Testament...

« Et peu après, reprenait Bernadette, une Dame jeune et belle, belle surtout comme je n'en avais jamais vu, vint se placer à l'entrée de l'ouverture au-dessus du buisson. Aussitôt elle me regarda, me sourit et me fit signe d'avancer comme si elle avait été ma mère. La peur m'avait passé, mais il me semblait que je ne savais plus où j'étais. Je me frottais les yeux, je les fermais, je les ouvrais ; mais la Dame était toujours là, continuant à me sourire et faisant comprendre que je ne me trompais pas. Sans me rendre compte de ce que je faisais je pris mon chapelet dans ma poche et me mis à genoux. La Dame m'approuva par un signe de tête, et amena elle-même dans ses doigts un chapelet qu'elle tenait à son bras droit.

Lorsque je voulus commencer le chapelet et porter ma main au front, mon bras demeura comme paralysé, et ce n'est qu'après que la Dame se fut signée que je pus faire comme elle. La Dame me laissa prier toute seule ; elle faisait bien passer entre ses doigts les grains de son chapelet, mais elle ne parlait pas ; et ce n'est qu'à la fin de chaque dizaine qu'elle disait avec moi : « Gloria Patri, et Filio, et Spiritui Sancto ». Quand le chapelet fut récité, la Dame rentra à l'intérieur du rocher, et le nuage d'or disparut avec elle ».

A ceux qui demandaient le portrait détaillé de la Dame, Bernadette répondait : « Elle a l'air d'une jeune fille de seize ou dix-sept ans. Elle est vêtue d'une robe blanche, serrée à la ceinture par un ruban bleu glissant le long de la robe. Elle porte sur sa tête un voile également blanc, laissant à peine apercevoir ses cheveux et retombant ensuite en arrière jusqu'au-dessous de la taille. Ses pieds sont nus, mais couverts par les derniers plis de la robe, si ce n'est à la pointe où brille sur chacun d'eux une rose jaune. Elle tient à son bras droit un chapelet à grains blancs, avec une chaîne d'or luisante comme les deux roses des pieds ».

Précédée par une contrariété, annoncée par des signes symboliques, la première Apparition fut donc sanctifiée par la prière. La Dame se signe la première. Avec quelle perfection ce signe de croix dut être dessiné ! N'aurions-nous pas besoin d'aller à cette école pour y apprendre à faire, non pas seulement géométriquement, mais amoureusement, le signe rédempteur ?

Et Bernadette commença. Combien de nos jeunes chrétiennes contemporaines, même dans ce qu'on appelle le grand monde, auraient été embarrassées, en semblable occurrence, de prendre dans leur poche le chapelet ! Les objets de piété sont devenus trop encombrants, trop lourds pour la poche des jeunes filles, des femmes trop légères. Des articles de vanité, d'artistiques petits miroirs, des porte-bonheur, des amulettes, des flacons, des mouchoirs parfumés, des écrits ou imprimés compromettants, cela ne pèse point et ne gène pas du tout. Mais le chapelet !!!! ô temps, ô mœurs !... Avec quelle dévotion, devant une telle Assistante, l'enfant dut égrener les Ave ! Pour elle, comme dirait le barde de Bretagne, le ciel était si bas, si bas qu'elle y voyait monter sa prière... Les vaniteuses intempestives remplissent toutes les conversations de leurs faits et gestes ; le vide de leur cerveau ou de leur cœur fait sans cesse sortir le pronom personnel, je, moi, de leur bouche pleine. La Dame, ne voulant se louer elle-même, demeurait muette au cours de la dizaine et n'ouvrait les lèvres qu'à la Doxologie, pour laisser échapper, comme trois cris d'amour, les trois invocations glorieuses au Père et au Fils et au Saint-Esprit...

 

Examen

 

Ne sommes-nous pas de ceux que décourage l'insuccès des premiers efforts personnels ? Constante, Bernadette se décida à quitter ses sabots, à traverser le canal, après avoir constaté l'inutilité des premières pierres jetées dans le ruisseau.... Quelle est notre constance dans l'apport humain que Dieu et les hommes attendent de nous ?... Un jour ou l'autre, dans le courant de notre vie, n'avons-nous pas entendu intérieurement, au fond de l'âme, sinon extérieurement, comme Bernadette, avec nos oreilles de chair, quelque grande rumeur ?... Rien ne bougeait pour nous, au dehors ; tout était bouleversé en nous, au dedans. Interrogeons nos souvenirs....

N'avons-nous pas une peur excessive des manifestations même normales du Surnaturel, et pour bannir cette peur qui, corrigée dans son outrance, nous assagirait à la façon des Saints, n'entretenons-nous pas puérilement en nous les lâches distractions, les coupables paresses, les sottes confiances ?... Quelle est notre dévotion au Saint-Esprit, l'indispensable Ouvrier de toute sanctification ? Vivons-nous, par l'exemption du péché, dans sa grâce habituelle ? Correspondons-nous à chacune de ses grâces actuelles ? Faisons-nous, avec son divin concours, usage de ses dons ?... Rien n'échappe à Bernadette : ni la rumeur renouvelée, ni l'agitation du buisson, ni le nuage couleur d'or.... Que voyons-nous, que sentons-nous, qu'entendons-nous, dans le monde du Surnaturel ?...

Si la Vierge ici présente, quoique cachée, se manifestait à nos yeux, nous accueillerait-elle comme Bernadette ? « Elle me regarda, disait l'enfant, me sourit et me fit signe d'avancer ». Que seraient pour nous ses regards, ses sourires, ses signes ?... Portons-nous habituellement le chapelet ?... Le récitons-nous avec la ferveur de Bernadette devant la Dame ?... Comment prononçons-nous le « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto » après chaque dizaine ? Avons-nous pour les trois Personnes de l'adorable Trinité un respect un peu approchant de celui de la Vierge, à la Grotte ?... Que de résolutions à prendre sur tous ces points !...

 

Prière

 

O Notre-Dame, tout en chantant avec la nostalgie de l'exilé le cantique : « J'irai la voir un jour, au Ciel, dans ma patrie, oui, j'irai voir Marie, ma joie et mon amour », nous tenons à vous voir dès maintenant le plus possible à travers le nuage lumineux de la Foi !... Nous tenons aussi à ce qu'à notre vue, comme à celle de Bernadette, (car vous nous voyez tous mystérieusement, sans ombre;, vous ayez pour nous de gracieux sourires.... Rendez-nous persévérants dans les efforts humains, frappez nos âmes par de grands coups de grâce, livrez-nous tout entiers à l'Esprit, votre divin Époux, apprenez-nous l'art de vous plaire en effeuillant pour vous les Ave Maria, et méritez-nous de contempler, après notre mort, la Très Sainte Trinité, dans les siècles des siècles.

 

O Marie, conçue sans péché, Priez pour nous qui avons recours à vous.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

Texte extrait du « Mois de Marie à la Grotte de Lourdes », Abbé Archelet, Librairie P. Lethielleux, Paris, 1908

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29 avril 2014

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

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Veille du premier jour

L'arrivée à la Grotte

 

C'est donc à Lourdes que nous allons passer ce mois de mai tant désiré et enfin revenu. Pour le soin, souvent exagéré, du corps, on se ménage dans les stations balnéaires des cures d'eau, dans les stations climatériques des cures d'air. Remercions Dieu de nous avoir inspiré la pensée, fourni le moyen, d'entreprendre aux Pyrénées, en la station mystique la plus bienfaisante du monde, la cure d'âme dont notre esprit, notre volonté, notre cœur, plus ou moins fatigués, éprouvent le besoin. Quand on arrive au sommet des montagnes, dans les coins de forêt, sur la grève des plages, aux bords des sources, après lesquels on soupirait, la première chose qu'on fait, une fois installé en sa chambre d'hôtel, c'est de respirer en toute hâte le grand air, d'écouter le rythme, de regarder l'écume, de recevoir l'embrun des vagues, de se livrer, à l'orifice des fontaines, à d'impatientes libations. De même, sitôt arrivé à Lourdes, se hâte-t-on, avec une célérité plus légitime, de venir « voir le roc sauvage, où la Vierge un jour descendit, la Vierge au radieux visage qui nous console et nous bénit ». Et, tant qu'on a le bonheur de demeurer en cette ville sainte et d'y vivre en pèlerin, on fait de la Grotte le centre principal de ses journalières activités.

Ainsi ferons-nous, si vous le voulez, chaque jour de ce mois ! La Grotte de Massabielle explique d'ailleurs tout Lourdes, comme la grotte de Bethléem révéla aux Bergers tout le mystère de Noël, comme la grotte du jardin des Oliviers initia les trois Apôtres à l'agonie du Sauveur, comme le tabernacle, façon de grotte symbolique, contient toute l'économie cultuelle de nos églises par la présence de Jésus-Hostie....

Transportons-nous donc au 11 février 1858, et apprenons aujourd'hui de Bernadette elle-même les préliminaires de la Première Apparition.

« Le jeudi gras, il faisait froid et le temps était sombre. Après notre dîner, ma mère nous dit qu'il n'y avait plus de bois dans la maison, et elle s'en chagrinait. Ma sœur Toinette et moi, pour lui faire plaisir, nous nous offrîmes à aller ramasser des branches sèches sur le bord de la rivière. Ma mère nous répondit que non, parce que le temps était trop mauvais et que nous pourrions nous exposer à tomber dans le Gave. Jeanne Abadie, notre voisine et notre amie, qui gardait son petit frère à la maison et qui avait envie de venir avec nous, alla remettre son frère chez elle, et revint un moment après, en nous disant qu'elle avait la permission de nous accompagner. Ma mère se fit prier encore, mais voyant que nous étions à trois, elle nous laissa partir. Nous prîmes tout d'abord la rue qui conduit au cimetière, à côté duquel on décharge du bois, et où l'on trouve par moments des copeaux abandonnés.

Nous n'y trouvâmes rien ce jour-là. Nous descendîmes la côte qui mène près du Gave, et arrivées au Pont-Vieux, nous nous demandâmes s'il fallait aller vers le haut ou le bas de la rivière. Nous décidâmes d'aller vers le bas ; et prenant le chemin de la forêt nous arrivâmes à la Merlasse. Là, nous entrâmes dans la prairie de M. de Lafitte par le moulin de Savy. Une fois à l'extrémité de cette prairie, presque en face de la Grotte de Massabielle, nous fûmes arrêtées par le canal du moulin que nous venions de traverser. Les eaux de ce canal n'étaient pas fortes, car le moulin ne marchait pas, mais elles étaient froides, et, pour ma part, je craignais d'y entrer. Jeanne Abadie et ma sœur, moins peureuses que moi, prirent leurs sabots à la main et passèrent le ruisseau. Cependant lorsqu'elles furent de l'autre côté, ces drôles se mirent à crier au froid, et se baissèrent sur elles-mêmes pour réchauffer leurs pieds. Tout cela augmentait ma crainte, et je sentais que, si j'entrais dans l'eau, mon asthme allait me reprendre. Alors je priai Jeanne Abadie, qui était plus grande et plus forte que moi, de venir me passer sur ses épaules. « Oh ! Ma foi, non ! Répondit Jeanne ; tu n'es qu'une mignarde et une ennuyeuse, si tu ne veux pas passer, reste où tu es ». Ces drôles, après avoir ramassé quelques morceaux de bois sous la Grotte, disparurent le long du Gave ».

La première Apparition fut donc précédée pour Bernadette d'une contrariété. Un embarras matériel lui attirait une humiliation ; elle était traitée de mignarde, d'ennuyeuse. Ces aménités de langage ne sont-elles point aussi servies par le monde aux personnes qui font profession de piété ? Mignardes, ennuyeuses même, elles peuvent l'être, et le sont, pourquoi en disconvenir ? lorsque, dépourvues de l'habileté rudimentaire qu'ont les autres pour vaincre les obstacles, elles obligent leurs parents ou leurs amis, leurs serviteurs ou leurs servantes, à leur rendre des services dont, avec un peu d'intelligence et de bonne volonté, elles devraient se passer. Mais ces personnes, méticuleuses et importunes, ne représentent point la véritable piété. La piété véritable est, au contraire, large d'esprit et d'un commerce plein de délicatesses, de réserves et de charmes. Mais voilà ! Le monde ne se donne pas la peine de distinguer, et même, lorsque, comme Bernadette, nous nous heurtons à des difficultés réelles, il fait pleuvoir sur nous ses quolibets et ses ricanements.

C'est convenu : pour n'être ni mignard, ni ennuyeux, il faut être mondain. Heureusement, les contrariétés, grandes ou petites, suscitées par le monde, sont la rançon de prochaines récompenses, même temporelles. On s'applaudit alors d'avoir été traité de mignard, d'ennuyeux... Qui sait si vos assiduités au Mois de Marie ne vont point faire décocher contre vous, flèches peu malfaisantes, ces qualificatifs ? Réjouissez- vous, ce sont les préludes obligatoires des interventions du Surnaturel.

 

Examen

 

Quelles sont nos dispositions au début de ces exercices ? Ne les regardons-nous pas comme un usage de bon ton, comme un agréable passe-temps, comme une effusion de sentimentalité religieuse, au lieu d'y voir une série de pressantes invitations à la prière, à l'effort sanctificateur ?... Apprécions-nous le bienfait de cette cure d'âme qui commence, mille fois plus que les mondains et les mondaines n'apprécient les avantages corporels de leur séjour à la montagne, dans les bois, aux villes d'eaux, durant la belle saison que l'on devrait appeler souvent la saison laide du péché ?... Sommes-nous franchement décidés à suivre, quoi qu'il en coûte, le pieux traitement, le régime de vie plus sainte, prescrit par notre confesseur : sublime spécialiste, médecin des consciences dont la santé est à refaire ou à fortifier ?... Quelles prévenances avons-nous envers nos parents, surtout s'ils, sont tristes et dans le besoin ?... Bernadette, pour faire plaisir à sa mère, s'offrit, par un jour sombre et froid, à aller ramasser des branches sèches sur le bord de la rivière.... Avons-nous confiance en Dieu qui veille sur nos destinées à chaque instant de notre vie, et qui, nous crûssions-nous abandonnés, intervient en notre faveur, si magnifiquement ?... Le 11 février 1858 était, pour les Soubirous et leur fille, une date divine qu'ils ne soupçonnaient point.... Ah ! Si nous connaissions les grandes dates de la Providence sur nous !... Leur échéance est peut-être proche... Si nous savions, par notre docilité, les préparer...

 

Prière

 

O Notre-Dame, attirez-nous à vous, comme vous avez attiré, à son insu, Bernadette à la Grotte, vous proposant de vous montrer à ses regards. Quelle surprise vous lui réserviez, tout juste quand, son asthme la rendant raisonnablement craintive, elle encourait la raillerie de ses compagnes ! Surprenez-nous, pendant ce mois, par quelqu'une de vos gâteries maternelles, que nous importeront alors les critiques dont les superficiels, les vaniteux ou les jaloux pourront nous abreuver ?...

 

O Marie, conçue sans péché, Priez pour nous qui avons recours à vous.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

Texte extrait du « Mois de Marie à la Grotte de Lourdes », Abbé Archelet, Librairie P. Lethielleux, Paris, 1908

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28 avril 2014

Neuvaine à la Très Sainte Trinité pour obtenir des grâces par l'intercession du Saint Enfant Jésus Miraculeux de Prague

Neuvaine à la Très Sainte Trinité

pour obtenir des grâces par l'intercession du Saint Enfant Jésus Miraculeux de Prague

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« Tout ce que tu Me demanderas par les mérites de Ma Sainte Enfance te sera accordé ! » (L'Enfant Jésus à la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement).

 

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il !

 

Ô Dieu, venez à mon aide,
Seigneur, hâtez-vous de me secourir !
Gloire au Père...

 

Ô Père éternel, laissez-moi Vous rappeler les joies que Jésus Enfant causa à Votre Cœur de Père par Son existence ici-bas, et surtout par cette parfaite soumission à tous Vos ordres. Jésus Enfant ne négligea, en effet, absolument rien, pour Vous faire plaisir, et mérita d'être le Fils de complaisance, de tendresse, de sollicitude, de bénédiction et d'amour. Au nom de toutes les satisfactions que Jésus Enfant Vous procura, au nom de Ses mérites infinis, au nom de Ses sublimes Vertus, au nom de Sa parfaite Enfance, accordez-moi généreusement la grâce que je Vous demande pour la gloire de Son Enfance Sacrée.

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Ô Fils Eternel du Père, Vous n'avez pas craint en Vous incarnant de passer par l'état d'enfance, d'y vivre et de donner à tous les hommes l'exemple des vraies vertus ; Vous vous en glorifiez même, et Vous dites bien haut et à tous : « Plus vous honorerez Mon Enfance, et plus Je vous favoriserai », c'est à dire que Vous comblerez de faveurs ceux qui s'occuperont de Votre Enfance Sacrée, aussi nous voulons l'honorer, nous voulons l'imiter, et nous obtiendrons de Vous la grâce que nous Vous demandons instamment, et plus encore, pour Votre Gloire à Vous, et pour la Gloire de Votre Père.

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Ô Esprit Saint Eternel, qui Vous êtes manifesté par la perfection de Jésus Enfant quand Il résidait à Bethléem et à Nazareth, au milieu de Marie et de Joseph, et qui, dans le cours des siècles, avez continué cette manifestation dans la dévotion de l'Eglise et des Saints, en l'honneur de cette Enfance Sacrée, ô Vous qui avez surtout béni ceux qui ont honoré la forme de statue de l'Enfant Jésus qu'on appelle « Miraculeux de Prague », regardez, je Vous en supplie, d'un œil favorable la demande que j'adresse à Jésus Enfant, et pour Sa plus grande Gloire, exaucez-moi !

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Prions

Ô Jésus Enfant, Béni du Père, Privilège du Saint Esprit, Désiré des Nations, ô Jésus Enfant, Vous êtes notre Roi ! Prosterné devant Votre Sainte Image, jetez un regard de clémence sur mon cœur suppliant et plein d'angoisses. Que Votre Cœur si Bon, si incliné à la pitié se tourne vers moi et m'accorde la grâce que je Lui demande avec instance. Délivrez-moi de la tristesse et du découragement, de tous les maux et difficultés qui m'accablent. Par les mérites de Votre Sainte Enfance, daignez m'exaucer et m'accorder la consolation et le secours dont j'ai besoin, afin que je Vous loue avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur
Forojulii, die octava ascensionis 1928
H. Arene, V.G.

 

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18 avril 2014

La Miséricorde Divine

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La Miséricorde Divine du Coeur de Jésus

 

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L'icône du Christ Miséricordieux

 

La genèse de l'icône est liée à une vision du Christ Miséricordieux que soeur Faustine a eue le 22 février 1931, dans notre couvent à Plock. Au cours de cette vision, le Christ lui a commandé de peindre une image avec une inscription au bas: Jésus, j'ai confiance en Toi. L'image représente le Christ ressuscité portant les stigmates de la Passion aux mains et aux pieds. De son Coeur caché sur l'image sortent deux rayons: l'un rouge et l'autre pâle. Lorsque soeur Faustine avait demandé à Jésus la signification des rayons, Il lui a répondu: Ces deux rayons indiquent le sang et l'eau: le rayon pâle signifie l'eau qui justifie les âmes; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes. Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon coeur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance. Autrement dit, ces deux rayons désignent les Sacrements, mais aussi la sainte Eglise née du côté transpercé du Christ, ainsi que les dons de l'Esprit Saint dont l'Eau est un symbole biblique: Heureux, celui qui vivra dans leur ombre - dit Jésus - car la main juste de Dieu ne l'atteindra pas. L'image montre donc une grande Miséricorde Divine qui fut révélée dans le Mystère pascal de la Rédemption, et qui s'accomplit sans cesse dans les Sacrements de l'Eglise. L'image est un vase pour puiser des grâces et un signe qui rappelle aux fidèles le besoin d'avoir confiance en Dieu et de faire miséricorde aux autres. Les paroles situées en bas de l'image expriment elles-aussi, l'attitude de confiance: Jésus, j'ai confiance en Toi. L'image doit rappeler, par ailleurs, la nécessité de pratiquer la charité, d'après les paroles prononcées par Jésus Lui-même: Par cette image, je donnerai beaucoup de grâces aux âmes, elle doit leur rappeler les exigences de ma miséricorde, car même la foi la plus forte ne sert à rien sans l'action. La vénération de cette icône consiste en une prière pleine de confiance, liée à des actes de miséricorde. Au culte de l'image Jésus a attaché les promesses suivantes: la grâce du salut, de grands progrès sur la voie de la perfection chrétienne, la grâce de bien mourir ainsi que toutes sortes de grâces et de biens nécessaires pour vivre ici-bas, pourvu que l'on prie avec confiance. Je donne aux hommes un vase - dit Jésus à soeur Faustine - avec lequel ils doivent venir puiser la grâce à la source de la miséricorde. Ce vase, c'est cette image avec l'inscription: Jésus, j'ai confiance en Toi. Par cette image j'accorderai beaucoup de grâces aux âmes, que chaque âme ait donc accès à elle. Je promets que l'âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. le lui promets aussi la victoire sur ses ennemis dès ici-bas, et spécialement à l'heure de la mort, moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire. Les flammes de la miséricorde me brûlent, je désire les déverser sur les âmes humaines. Oh! quelle douleur elles me causent, quand elles ne veulent pas les recevoir (... ). Dis à l'humanité endolorie de se blottir dans mon coeur miséricordieux et je la comblerai de paix. L'humanité ne trouvera pas la paix tant qu'elle ne se tournera pas avec confiance vers ma miséricorde. Parle au monde de ma miséricorde, que l'humanité entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde. C'est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu'il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu'ils profitent du sang et de l'eau qui ont jailli pour eux. (848) Avant de venir  comme juge équitable, j'ouvre d'abord toutes grandes les portes de ma miséricorde. Qui ne veut pas passer par la porte de ma miséricorde, doit passer par la porte de ma justice...

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La Fête de la Miséricorde Divine

Le 1er Dimanche après Pâques

 

Elle doit être célébrée le premier dimanche après Pâques (le dimanche in albis), conformément à un voeu exprimé par le Seigneur Jésus à soeur Faustine. La date choisie par Jésus lui-même montre le rapport étroit qui existe entre le Mystère pascal de la Rédemption et cette Fête. En effet, la liturgie même de la Fête loue Dieu riche en miséricorde. La Fête de la Miséricorde doit être non seulement un jour où l'on honore Dieu dans ce mystère, mais aussi un jour de grâce pour tous et surtout pour les pauvres pécheurs. Le Seigneur Jésus a attaché à cette Fête de grandes promesses. La plus importante est intimement liée à la Sainte Communion reçue ce jour-là (après une confession valide). Elle consiste à obtenir une rémission plénière des fautes et des peines. Cette grâce égale uniquement celle que nous recevons au Sacrement du baptême. La grandeur de cette Fête réside aussi dans le fait suivant: tous, même ceux qui se sont convertis à l'occasion de cette Fête, peuvent implorer et obtenir toutes les grâces, à condition que leurs demandes soient conformes à la volonté divine. Je désire - dit Jésus à Sainte Faustine - qu'il y ait une fête de la Miséricorde. Je veux que cette image que tu peindras avec un pinceau, soit solennellement bénie le premier dimanche après Pâques, ce dimanche doit être la fête de la Miséricorde. Je désire que la fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde; toute âme qui se confessera et communiera recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur punition; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme de l'écarlate. La Fête de la Miséricorde a jailli de mes entrailles pour la consolation du monde entier (1517) et elle est confirmée dans les profondeurs de mon amour infini. Cette fête doit être préparée par une Neuvaine qui commence le Vendredi Saint; elle consiste à réciter le Chapelet à la Miséricorde Divine pendant neuf jours de suite; la neuvaine se termine le dimanche dit in albis.

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La Neuvaine à la Miséricorde Divine

 

La neuvaine est le dernier acte de lutte spirituelle pour les âmes qui se sont égarées sur le chemin de la vie et qui ont perdu la foi, l’espérance et l’amour. La neuvaine doit être une prière « pour la conversion du monde entier et la connaissance de la Miséricorde Divine » (PJ 1059). Elle doit être célébrée à compter du Vendredi Saint pour préparer la Fête de la Miséricorde Divine mais à tout autre moment de l’année aussi. Le désir du Seigneur est que Faustine amène les âmes à la source de la Miséricorde Divine « afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l’heure de la mort » (PJ 1209). Il annonce également qu’Il ne refusera rien à l’âme qui lui sera amenée à la source de sa miséricorde (cf. ibid.). Chaque jour de la neuvaine doit être une prière pour des groupes de personnes différents. Le désir du Sauveur est donc clair, il veut que nous nous souciions non seulement de notre salut, mais également de celui des autres. Comme nous pouvons facilement le remarquer, cet appel à la prière ne concerne pas uniquement les pécheurs, mais différentes catégories de personnes, y compris celles qui au quotidien plaisent à Dieu. Ainsi, l’humanité deviendrait une immense famille de prière unie par la glorification de la Miséricorde Divine et par l’imploration de cette miséricorde pour ceux qui en ont besoin. « Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu’elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l’heure de la mort. Chaque jour tu amèneras jusqu’à mon cœur un groupe d’âmes différent et tu les plongeras dans l’océan de ma miséricorde. Et moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon père. Tu feras cela dans cette vie et dans l’autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde. Et chaque jour par ma douloureuse passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes.» « J’ai répondu : Jésus, je ne sais comment faire cette neuvaine, ni quelles âmes conduire tout d’abord à Ton Cœur très compatissant. Et Jésus me répondit qu’il me dirait chaque jour quelles âmes je devrai conduire à Son Cœur. » (PJ 1209)

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L'Heure de la Miséricorde Divine

 

Voici comment Sœur Faustine note la demande de Jésus à la date du 10 octobre 1937, juste un an avant sa mort : « A trois heures implore ma miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie C’est là une heure de grande miséricorde pour le monde entier. Je te laisserai pénétrer ma mortelle tristesse ; en cette heure je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion… » (PJ 1320) En février 1938, Jésus demandait d’être invoqué dans sa miséricorde pour les pécheurs et le monde entier, à trois heures de l’après-midi. A cette médiation, il a attaché une grande promesse d’effusion de grâces spéciales pour toute âme et le monde entier. « Je te rappelle ma fille que chaque fois que tu entendras l’horloge sonner trois heures, immerge-toi tout entière en ma miséricorde en l’adorant et en la glorifiant ; fais appel à sa toute puissance pour le monde entier et particulièrement pour les pauvres pécheurs car à ce moment elle est grande ouverte à toutes les âmes ; à cette heure là tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres, à cette heure- là , la grâce a été donnée au monde entier, la miséricorde l’emporta sur la justice. Ma fille essaie à cette heure là de faire le chemin de croix autant que tes occupations te le permettent mais si tu ne peux pas faire le chemin de croix, entre au moins un moment à la chapelle et célèbre mon Cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement ; et si tu ne peux pas entrer à la chapelle, plonge toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment. J’exige de toute créature de vénérer ma miséricorde, mais de toi d’abord, car je t’ai fait connaître le plus profondément ce mystère.» (PJ 1572) Voilà comment nous pouvons sanctifier cette « heure du Golgotha » de tous les jours en mettant en pratique les recommandations du Christ Miséricordieux. « A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres; à cette heure, la grâce a été donnée au monde entier la miséricorde l'emporta sur la justice. » (PJ 1572) Cette heure permettra aussi à chacun d’unir ses activités et ses souffrances avec celles du monde entier à l’œuvre rédemptrice du Christ. Quel trésor de grâces pouvons-nous ainsi mettre à la disposition de l’Eglise ! Alors notre vie de chrétien revêtira une signification plus consciente de sa vraie valeur corédemptrice. Mais n’oublions pas que l’heure du Golgotha n’est pas le terme de la mission du Christ. Nécessairement, elle conduit à la rencontre personnelle du Ressuscité qui, de son Cœur transpercé, nous enveloppe de ses rayons de purification et de sanctification. Tel est d’ailleurs le message du Christ Miséricordieux.

 

Prière pour célébrer l’Heure de la Miséricorde

 

Ô Jésus, Tu T’es chargé Toi-même, uniquement par amour pour nous, d’une si terrible passion. La justice de Ton Père aurait été fléchie par Ton seul soupir, et Ton anéantissement est uniquement l’œuvre de Ta miséricorde et de Ton inconcevable amour… Au moment de Ton agonie sur la croix, à ce moment même, Tu nous as donné la vie éternelle; en laissant ouvrir Ton côté, Tu nous as ouvert l’inépuisable source de Ta miséricorde; Tu nous as donné ce que Tu as de plus cher: le sang et l’eau de Ton Cœur. Telle est la toute-puissance de Ta miséricorde, d’elle provient toute grâce pour nous. (Petit Journal, 1747)

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Chapelet à la Miséricorde Divine

 

Jésus a dicté cette prière à la Sœur Faustine à Vilnius la nuit du 13/14 septembre 1935. (Petit Journal 475-477) Il lui en parlé 14 fois, tout en expliquant son but et les promesses liées à elle. Dans ce chapelet nous offrons à Dieu le Père: « le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité » de Jésus Christ… « en réparation de nos péchés et de ceux du monde entièr. » Par cette prière nous nous unissons au sacrifice de la croix de Jésus, pour le salut de monde; nous invoquons cet amour que Dieu le Père a pour son Fils, et pour le monde. En demandant la miséricorde de Dieu pour nous et pour le monde entier, nous accomplissons un acte de miséricorde. En ajoutant à cela une attitude de confiance et en accomplissant les conditions d’une bonne prière (humilité, persévérance, accord avec la volonté de Dieu), avec attitude d’un sincère, regret des péchés commis, nous pouvons espérer la réalisation des promesses du Christ liées à la récitation de ce chapelet. Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles me demanderont en disant ce chapelet. (Petit Journal, 1541) Si ce que tu demandes est conforme à ma volonté. (Petit Journal, 1731) Les prêtres le donneront aux pécheurs comme une ultime planche de salut; même le pécheur le plus endurci , s’il récite ce chapelet une seule fois obtiendra la grâce de mon infinie miséricorde. (Petit Journal, 687) Les promesses particulières liées au chapelet concernent l’heure de la mort: la grâce de la conversion et d’une mort paisible; elles peuvent être obtenues par les personnes qui récitent ce chapelet et les mourants, auprès desquels l'on prie avec ces paroles.

 

Récitation du chapelet à la Miséricorde Divine

On récite les prières suivantes sur le chapelet ordinaire, et l'on méditera sur les Mystères Douloureux

 

Au début: Notre Père… Je Vous salue Marie…. Je crois en Dieu…

Sur les gros grains, une fois: Père Éternel, je Vous offre le Corps et le Sang, l’Âme et la Divinité de Votre Fils Bien-Aimé, notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier.

Sur les petits grains, 10 fois: Par Sa douloureuse Passion, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier.

Pour terminer, 3 fois: Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, ayez pitié de nous et du monde entier.

 

Jésus, j'ai confiance en Vous ( X3).

 

Jésus Miséricordieux, étendu sur la croix, souvenez-Vous de nous à l’heure de notre mort.

 

Méditation pour les Mystères Douloureux

 

L’Agonie au Gethsémani

 

Je suis entrée dans la passion que Jésus a subie au Jardin des Oliviers…. Pendant tout ce temps, je fus comme évanouie. Chaque frémissement de cœur de Jésus se répercutait dans mon cœur et transperçait mon âme…. Je L’ai accompagné au Jardin et au cachot, devant les juges, j’étais avec Lui dans chacun de Ses supplices; pas un de Ses mouvements, pas un de Ses regardes ne m’échappe, j’ai connu la toute-puissance de Son Amour et de Sa Miséricorde envers les âmes. J’agissais avec Lui, mais je ne pouvais trépasser. Le monde ignore tout ce que Jésus a souffert. (Petit Journal II, 102; III,14,15)

 

La Flagellation

 

J'aperçus Jésus attaché à un poteau, dépouillé de ses vêtements et tout de suite la flagellation commença. J'ai vu quatre hommes qui, tour a tour, frappaient le Seigneur avec des foutes…Son sang a coulé a terre et la chair commençait a se détacher en certains endroits. Et j’ai vu dans Son dos os a nu… Jésus gémissait en silence en souffrant…Et Jésus me fit connaître pour quels péchés accepta la flagellation, ce sont les péchés d’impureté. Oh quel souffrances morales de Jésus…quand Il se soumit à la flagellation! (Petit Journal I,93; I,185).

 

Le couronnement d'épines

 

Après la flagellation, les bourreaux emmenèrent le Seigneur et Lui ôtèrent son vêtement, qui déjà collait a Ses plaies; celles-ci se rouvrirent pendant qu’il ôtaient le vêtement, alors on jeta sur le épaules du Seigneur et sur Ses plaies ouvertes un manteau rouge, sale et déchiré. On fit asseoir le Seigneur sur une poutre, puis on tressa une couronne d’épines, qu’on Lui posa sur la tête, et on Lui mit dans la main un roseau et tous se moquaient de Lui et Lui rendaient hommage comme à un roi, ils Lui crachaient au Visage, d’autres prenaient le roseau et Le frappaient à la tête, d’autres encore Lui violaient la face et Le frappaient à coups de poing; Jésus supportait tout avec douceur. (Petit Journal I,170)

 

Le Portement de la Croix

 

Je vis tout une légion d’âmes crucifiées comme Jésus. Et je vis une deuxième et troisième légion d’âmes. La deuxième légion n’était pas clouée à la croix ; mais les âmes tenaient fermement la croix en mains; la troisième légion n’était ni crucifiée, ni ne tenait fermement la croix, mais ces âmes traînaient la croix derrière elles, d’un air mécontent. Alors Jésus me dit: Vois-tu, ces âmes qui me ressemblent dans les souffrances et dans les mépris, me ressembleront aussi dans la gloire; et celles qui sont le moins semblables à Moi dans les souffrances et le mépris, seront aussi moins semblables à Moi dans la gloire. (Petit Journal I, 186).

 

La Mort sur la Croix

 

A trois heures, je vis le Seigneur Jésus crucifié, qui me regarda et dit: J’ai soif (Petit Journal III, 8), soif du salut des âmes, Aide-Moi à sauver les âmes. Joins te souffrances à Ma Passion et offre-les au Père des Cieux pour le rachat des pêcheurs. (Petit Journal II, 104) Je vis sortir de son cote le deux rayons, telles qu’ils sont sur cette image. Alors je sentis dans mon âme la soif du salut des âmes, et de anéantissement de moi-même au profit des pauvres pécheurs. (Petit Journal II, 205)

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La diffusion du culte de la Miséricorde Divine

 

« Les âmes qui propagent la vénération de ma miséricorde, je les protège durant toute leur vie, comme une tendre mère son nourrisson, et à l’heure de la mort, je ne serai pas pour elles un juge, mais le Sauveur miséricordieux » (PJ 1075). Jésus adresse aussi un autre encouragement aux prêtres en les assurant que : « Les pécheurs endurcis se repentiront lorsqu’ils leur parleront de Mon insondable miséricorde, de la pitié que J’ai sur eux en mon cœur » (PJ 1521). Les prêtres et les fidèles sont les apôtres de la Miséricorde de Dieu d’abord par le témoignage de leur vie chrétienne authentique et profonde, qui s’exprime dans une attitude de confiance envers Dieu et d’amour miséricordieux envers le prochain. Jésus dit à Sœur Faustine : « Je désire la confiance de mes créatures. Exhorte les âmes à une grande confiance en l’abîme de ma miséricorde » (PJ 1059). « J’exige de toi des actes de miséricorde qui doivent découler de ton amour pour Moi. Tu dois témoigner aux autres la miséricorde, toujours et partout, tu ne peux pas t’en écarter, ni t’excuser, ni te justifier. Je te donne trois moyens pour exercer la miséricorde envers le prochain : le premier – l’action, le deuxième – la parole, le troisième – la prière ; ces trois degrés renferment la plénitude de la miséricorde » (PJ 742). Les adorateurs de la Miséricorde Divine doivent accomplir chaque jour des actes de miséricorde. On peut être un grand apôtre de la Miséricorde Divine sans utiliser beaucoup de paroles. Sœur Faustine nous a laissé l’exemple efficace d’un tel apostolat par sa vie vécue dans un esprit de confiance et de miséricorde, par ses prières et ses sacrifices, pour la plus grande gloire de la miséricorde divine dans son âme, dans les âmes des autres, mais surtout dans celles des autres pécheurs. Elle priait ainsi : C’est mon plus grand désir que les âmes sachent que Tu es leur bonheur éternel, qu’elles croient en Ta bonté et glorifient Ton infinie miséricorde (PJ 305). Sur elle s’est accomplie la promesse de Jésus : Toutes les âmes qui vénéreront ma miséricorde et propageront sa gloire en incitant les autres âmes à la confiance en ma miséricorde – ces âmes ne connaîtront pas l’effroi à l’heure de la mort. Ma miséricorde les abritera lors de cette dernière lutte (PJ 1540). « Parle au monde de ma miséricorde, que l'humanité entière apprenne à connaître mon insondable miséricorde. C'est un signe pour les derniers temps, après viendra le jour de la justice. Tant qu'il en est temps, que les hommes aient recours à la source de ma miséricorde, qu'ils profitent du sang et de l'eau qui ont jailli pour eux. » (PJ 848).

 

Appendice

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Sœur Marie Faustine du Saint Sacrement (Hélène Kowalska)

Sa vie et sa mission

 

Hélène Kowalska, connue sous le nom religieux de Sœur Faustine, fait partie aujourd’hui des saints de l’église, élevée sur les autels. Elle a été béatifiée et canonisée par Jean-Paul II . Elle appartient à ces personnes dont Dieu a fait son instrument pour sanctifier l’humanité et la rapprocher de Lui. Elle naît le 25 août 1905 dans une famille de paysans simples et pauvres dans le centre de la Pologne. Rien de particulier ne la distingue si ce n’est une remarquable vie de piété qui se développe très tôt. En raison des conditions familiales difficiles, elle ne peut recevoir une solide éducation, elle arrête sa scolarité en primaire au bout de 3 années. Elle entend pour la première fois la voix de Dieu à l’âge de sept ans. C’est cette voix qui se renforce en son cœur qui la conduit à choisir le chemin de la vie religieuse dans la Congrégation des Sœurs de Notre Dame de la Miséricorde à Varsovie. Elle y entre le 1er août 1925 dans la Congrégation des sœurs de Notre-Dame de la Miséricorde après une année passée comme domestique pour réunir sa dot. Elle est affectée aux tâches les plus humbles de cuisinière, jardinière, portière ou encore boulangère. Au gré des remplacements dans les différentes maisons de sa congrégation, elle sera amenée à vivre à Cracovie, Varsovie, Płock, Vilnius (en Lituanie actuellement, mais Pologne à son époque), Walendow, Derdy. Tout au long de sa vie de postulante puis novice, elle subit des purifications intenses, appelées « nuits ». A côté des apparitions de Jésus, la Vierge Marie ou de nombreux saints (St Michel (PJ 706), Ste Thérèse de l’Enfant Jésus (PJ 150), …), elle traverse sa vie de religieuse sous le signe de très nombreuses souffrances qu’elle accepte avec une admirable patience, confiance et fidélité à la volonté divine. Jésus la charge d’une mission particulière dans l’Eglise : « Tu es la secrétaire de ma miséricorde, je t’ai choisie pour cette fonction dans cette vie et dans la vie future. Je le veux ainsi malgré tous les obstacles que l’on dressera contre toi » (PJ 1605). Elle sera conduite par Jésus à sacrifier sa propre vie pour faire connaître au monde entier la miséricorde infinie que Dieu veut déverser sur le monde et en particulier intercéder pour les plus grands pécheurs en faisant réparation pour leurs péchés. Le 22 février 1931, à Płock, le Christ lui apparaît et lui demande pour la première fois de peindre un tableau selon ce qu’elle a vu dans sa vision. C’est à Vilnius, aidée par son confesseur le Père Michel Sopocko, qu’elle débute les démarches pour la réalisation de ce tableau. Faustine rapportait à ses confesseurs et à ses supérieures toutes ses actions liées aux visions et toutes ses expériences spirituelles. C’est à la demande du Père Sopocko qu’elle met par écrit ses visions et ses entretiens avec Jésus. Ces cahiers ont été rassemblés sous le titre de « PETIT JOURNAL » après sa mort. Elle a souvent été contrecarrée, mise à l’épreuve par ceux qui devait faire preuve de prudence qu’en à l’authenticité de ses visions et ses demandes. L’analyse des comportements et des contenus transmis par Faustine, évaluation psychiatrique y compris, ont permis de les rendre dignes de foi. Le tableau du Christ Miséricordieux a été réalisé selon ses indications en août 1934. Quelques mois plus tard, Faustine connaît pour la seconde fois la même vision qu’en 1931. Dans cette deuxième apparition, les rayons de la Miséricorde Divine embrassent le monde entier. En raison de son mauvais état de santé, elle est envoyée à Cracovie où elle sera hospitalisée pour une tuberculose déjà très avancée, inguérissable à l’époque. Elle meurt le 5 octobre 1938, à l’âge de 33 ans. Elle sera béatifiée le 18 avril 1993, puis canonisée par le pape Jean-Paul II le 30 avril 2000 comme elle en avait eu la vision (PJ 1044).

Faustine était sans aucun doute l’une des personnes qui, dans l’Histoire de l’église, ont appartenu, par une grâce spécifique de Dieu, aux « privilégiés » ayant connu une étroite communion mystique avec Dieu dès cette terre. En témoigne le Petit Journal qu’elle nous a laissé en héritage spirituel. Elle y raconte de manière simple et naturelle, sans aucune exaltation, ses rencontres exceptionnelles avec le Christ Miséricordieux. C’est justement elle que le Christ a utilisée pour rappeler au monde la nécessité de se détourner du péché et l’existence de Son insondable Miséricorde, qu’Il est prêt à déverser sur tous ceux qui font pénitence. Elle a été choisie pour être l’apôtre de la Miséricorde pour notre temps. C’était sa principale mission, mission qu’elle a payée par de grandes souffrances et d’humiliations mais en gardant toujours une très grande confiance en Dieu. Toute sa vie, elle a été de constitution fragile et la plupart du temps entourée de soins médicaux. Elle a offert toutes ses souffrances, tant physiques que spirituelles, au Seigneur pour les péchés du monde, pour sauver les pécheurs par le don de la Miséricorde Divine, pour le monde d’aujourd’hui qui s’efforce de ne compter que sur lui-même, qui croit si fort en ce qui est matériel et qui connaît en même temps un vide spirituel qu’il essaye à tout prix d’assourdir. Le message parlant de Dieu qui se penche sur chaque pécheur, prêt à tout pardonner par amour et à donner ce dont le monde a le plus besoin, est un message d’espérance et un remède pour les âmes meurtries.

 

Petite chronologie de Sœur Faustine (Hélène Kowalska)

 

25 août 1905 Naissance du 3ème enfant des Kowalski dans le village de Glogowiec 27 août 1905 Baptême d’Hélène dans la paroisse de St Casimir à Swinice Warckie 1912 Hélène entend pour la première fois l’appel à une vie consacrée à Dieu 1914 Première communion 1 août 1925 Après avoir travaillé pendant une année comme domestique afin de constituer sa dot, Hélène est acceptée au sein de la Congrégation des Sœurs de la miséricorde à Varsovie, rue Zytnia où elle commence son Postulat 23 janvier 1926 Départ pour le noviciat à Cracovie 30 avril 1926 Prise d’habit et prend le nom de Sœur Marie Faustine 30 avril 1928 Premiers vœux religieux temporaires 1928 Elle travaille à Varsovie 1929 Elle travaille à Vilnius (Lituanie), Kiekrz (Poznan) 22 février 1930 Elle travaille à Plock où elle reçoit la première demande de Jésus pour peindre un tableau suivant le modèle de l’apparition qu’elle a eu 1932 Elle revient à Varsovie pour sa probation 1 mai 1933 Vœux perpétuels à Cracovie devant Mgr Stanilaw Rospond 1933 Elle part pour Vilnius juin 1934 La première icône représentant Jésus Miséricordieux est peinte par E. Kazimirowski à Vilnius 8 janvier 1936 Elle visite l’archevêque dR. Jalbrzykowski pour lui annoncer la demande de Jésus de fonder une nouvelle congrégation 1936 – 1937 Maladie et hospitalisations 5 octobre 1938 Elle meurt à 22h45 18 avril 1993 Béatification à Rome par Jean-Paul II 30 avril 2000 Canonisation à Rome par le Pape Jean-Paul II en la fête de la miséricorde Divine et première canonisée du 2ème millénaire.

 

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Bienheureux Père Michel Sopoćko

sa vie et sa mission

 

Le père Michel Sopoćko est l’une de ces personnes que l’on ne peut omettre quand on parle du message de la Miséricorde Divine. Il naît en 1888, le jour de la Toussaint, à Nowosady (dans la région de Vilnius en Lituanie actuelle, à l’époque d’avant-guerre Pologne). Il reçoit l’ordination sacerdotale le 15 juin 1914 après de brillante étude au séminaire romain catholique de Vilnius. En 1926, après des études à l’Université de Varsovie, il obtient le titre de docteur en théologie et, en 1934, il soutient son habilitation à l’Université de Vilnius. Il étudie également à l’Institut Supérieur de Pédagogie. En 1928, le Ministère du Culte et de l’Education Publique confie au jeune professeur la chaire de théologie de l’Université Etienne Batory à Vilnius. Il est parallèlement nommé recteur de l’église Saint Michel. Il est également l’auteur de nombreux ouvrages dans le domaine de la pédagogie, de la théologie pastorale et de l’homilétique. Après la IIème guerre mondiale, il poursuit son activité dans les nouvelles frontières de la Pologne. A Vilnius il est également connu comme un pasteur zélé, il œuvre contre l’alcoolisme ; c’est également un confesseur apprécié par les séminaristes, les prêtres et les religieuses. C’est en tant qu’un des confesseurs de la Congrégation Notre-Dame de la Miséricorde, qu’il rencontre Sœur Faustine. Sœur Faustine a eu auparavant deux visions de ce futur confesseur, une première fois à Varsovie lors de sa 3ème probation (PJ 53)et la seconde à Cracovie (PJ 60). Dubitatif au début sur les révélations que lui rapporte Sœur Faustine, il devient convaincu que les inspirations qu’elle reçoit son d’origine divine et s’engage alors dans la propagation du culte de la miséricorde Divine tel que le demande Jésus avec insistance (PJ 422). Grâce à ses démarches, le peintre Eugène Kazimirowski a peint le premier tableau du Christ Miséricordieux. Ce tableau fut exposé pour la première fois à la porte dite « Notre-Dame de la Miséricorde » ou « Ostra Brama » à Vilnius le 1er dimanche après Pâques en avril 1935 qui correspondait aussi à la fin du jubilée de la Rédemption du monde (PJ 89, 416, 417, 420). Après la mort de Sœur Faustine, le père Sopoćko veille à ce que le culte de la Miséricorde Divine dans les formes voulues par Jésus soit propagé. Comme chaque grain jeté en terre, il a d’abord dû mûrir avant de donner des fruits. Comme Jésus l’avait annoncé à Sœur Faustine (PJ 1586), ce serviteur fidèle a dû faire face toute sa vie aux épreuves et en particulier de voir interdit officiellement par Rome en 1958 ce culte de la Miséricorde pour lequel il s’était intégralement donné. Jésus avait révélé à sœur Faustine le 9 juin 1935, son désir que soit fondée une Congrégation qui devait avoir pour but la proclamation de la Miséricorde Divine (PJ 436-439). Cette congrégation « les sœurs de Jésus Miséricordieux », a vu le jour dans les années 40. Elle est actuellement répandue dans plusieurs pays. Le père Sopoćko meurt le 15 février 1975. En 1987 son procès en béatification débute au niveau diocésain. En 2002, les actes sont transmis à la Congrégation pour la Cause des Saints à Rome et, en 2004, est proclamé le décret d’héroïcité de ses vertus. Nous fêtons sa béatification le 28 septembre 2008 à Bialystok (Pologne) où il repose au sein de sa congrégation. Son élévation aux autels est l’aboutissement tant attendu de celui qui, aux côtés de sœur Faustine, est devenu le plus grand propagateur de la Miséricorde Divine (PJ 1256).

 

Pour aller plus loin

 

« Le Petit Journal de Sœur Faustine » - Editions Paroles et Dialogues

« L’Icône du Christ Miséricordieux » de Maria Winowska - Editions Saint-Paul

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Liens

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-704163.html

 

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-540333.html

 

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-956238.html

 

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-956236.html

 

Sites et blogs recommandés

 

http://www.faustine-message.com

 

http://www.misericordedivine.org

 

http://divinemisericorde.com/doku.php

 

http://www.hommage-a-la-misericorde-divine.com

 

http://divinemisericorde.blogspot.com

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Jésus, j'ai confiance en Vous!

15 avril 2014

Neuvaine à la Miséricorde Divine et aux Bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II

 

Miséricorde Divine

 

Neuvaine à la Miséricorde Divine

et aux Bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II

 

Le Dimanche de la Miséricorde, 27 avril 2014, le Saint Père, le Pape François, élèvera au rang des Saints de l'Eglise, les Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII, papes qui incarnent très particulièrement l'image de la Miséricorde de Dieu. Cette année, donc, invoquons leur intercession, en préparant le dimanche de la Miséricorde par la Neuvaine révélée à Sai nte Faustine, à laquelle nous joindrons une prière par leur intercession.

 

« Je désire, dit Jésus à Soeur Faustine, que durant neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu'elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. Chaque jour tu amèneras un groupe d'âmes différent et tu les plongeras dans l'océan de ma miséricorde. Et moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père (...). Et chaque jour, par ma douloureuse passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes ».

 

Chaque jour de la Neuvaine

 

Les textes de chaque jour de la Neuvaine, puis réciter ensuite le Chapelet de la Miséricorde Divine, suivie de la prière aux Bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II, puis dire 3 fois l'invocation : « Bienheureux Jean-Paul II et Bienheureux Jean XXIII, témoins de la Miséricorde Divine, priez pour nous ! » Communier le 27 avril si vous le pouvez et accéder au Sacrement de la Réconciliation durant la neuvaine.

 

Le Chapelet de la Miséricorde Divine

 

Le 14 septembre 1935, Soeur Faustine entend les mots suivants: « Dis toujours le chapelet que je t'ai appris. Celui qui le dit fera l'expérience de ma Miséricorde, sa vie durant, et surtout à l'heure de sa mort ».

 

Au début : Notre Père... Je vous salue Marie... Je crois en Dieu...

 

Sur les grains du « Notre Père », on récite les paroles suivantes: « Père éternel je Vous offre le Corps et le Sang, l'Âme et la Divinité de ton Fils Bien-Aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ».

 

Sur les grains du « Je vous salue Marie », on récite les paroles suivantes:« Par sa douloureuse Passion, ayez pitié de nous et du monde entier ».

 

Pour conclure, on dit trois fois: « Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Éternel, ayez pitié de nous et du monde entier ».

 

Prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Seigneur, nous Vous rendons grâce d'avoir suscité dans Votre Eglise les Bienheureux Jean XXIII et Jean Paul II. Au milieu des difficultés de ce monde, ils ont écouté Votre Parole et se sont mis à Votre Service, ils ont choisi de marcher humblement, au pas de la Charité. Béni êtes Vous, Seigneur notre Dieu, pour leur courage et leur Foi, leur annonce de l'Evangile a ce monde. Par l'intercession de la Vierge Marie, qu'ils ont tant aimé, nous vous demandons, qu'à leur exemple, nous accomplissions avec audace et fermeté l'oeuvre que Vous voudrez nous confier au service de nos frères. Par leur intercession et à leur exemple, faites enfin que nous avancions, résolument, chaque jour de notre vie, sur la voie de la sainteté, dans le souffle de l'Esprit. Et enfin, accordez-nous les grâces que nous sollicitons par leur intercession.

 

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Neuvaine à la Miséricorde Divine

 

Premier jour

Vendredi Saint

Prions pour les âmes des pécheurs et pour l'humanité tout entière

 

« Aujourd'hui, amène-Moi l'humanité entière, et particulièrement tous les pécheurs et immerge-les dans l'océan de Ma Miséricorde. Tu me consoleras ainsi dans cette amère tristesse dans laquelle Me plonge la perte des âmes ».

 

Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d'avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regardez pas nos péchés, mais la confiance que nous avons en Votre infinie Bonté et recevez-nous dans la demeure de Votre Coeur très compatissant et ne nous en laisse pas sortir pour l'éternité. Nous Vous en supplions par l'amour qui Vous unit au Père et au Saint Esprit.

 

Ô toute-puissance de la Miséricorde Divine,

Secours pour l'homme pécheur,

Vous êtes Miséricorde et océan de pitié,

Vous venez à l'aide à celui qui Vous prie avec humilité.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur toute l'humanité enfermée dans le Coeur très Compatissant de Jésus et particulièrement sur les pauvres pécheurs, et par Sa douloureuse Passion, témoignez-nous Votre Miséricorde afin que nous glorifions la toute-puissance de Votre Miséricorde pour les siècles des siècles. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Deuxième jour

Samedi Saint

Prions pour les âmes sacerdotales et religieuses

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes sacerdotales et religieuses, et immerge-les dans Mon insondable Miséricorde. Elles M'ont donné la force d'endurer Mon amère Passion, par elles comme par des canaux, Ma Miséricorde se déverse sur l'humanité ».

 

Très Miséricordieux Jésus, de qui provient tout ce qui est bon, multipliez Vos grâces en nous, afin que nous accomplissions de dignes actes de miséricorde, pour que ceux qui nous regardent, glorifient le Père de Miséricorde qui est au Ciel.

 

La source de l'Amour Divin,

Demeure dans les coeurs purs,

Plongés dans la mer de la Miséricorde,

Rayonnante comme les étoiles, claire comme l'aurore.

 

Père Eternel, jetez un regard de Miséricorde sur ce groupe d'élus de Votre Vigne, les âmes sacerdotales et religieuses, et comblez-les de la puissance de Votre bénédiction, et par le sentiment du Coeur de Votre Fils dans lequel elles sont enfermées, accordez-leur la force de Votre Lumière, afin qu'elles puissent guider les autres sur les chemins du Salut, pour chanter ensemble la gloire de Votre insondable Miséricorde pour l'éternité. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Troisième jour

Dimanche de Pâques

Prions pour les âmes pieuses et fidèles

 

« Aujourd'hui, amène-Moi toutes les âmes pieuses et fidèles et immerge-les dans l'océan de Ma Miséricorde; ces âmes M'ont consolé sur le Chemin de Croix, elles furent cette goutte de consolation au milieu d'un océan d'amertume ».

 

Très Miséricordieux Jésus qui accordez à tous avec surabondance les grâces du trésor de Votre Miséricorde, recevez-nous dans la demeure de Votre Coeur très Compatissant, et ne nous en laissez pas sortir pour les siècles. Nous Vous en supplions par l'inconcevable amour dont brûle Ton Coeur pour le Père Céleste.

 

Impénétrables sont les merveilles de la Miséricorde,

Insondables au pécheur comme au juste,

Sur tous, Vous jetez un regard de pitié,

Vous nous attirez vers Votre Amour.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes fidèles, héritage de Votre Fils, et par Sa Douloureuse Passion, accorde-leur Votre bénédiction et entourez-les de Votre incessante protection afin quelles ne perdent l'amour ni le trésor de la Sainte Foi, mais qu'avec le choeur des Saints elles glorifient Votre infinie Miséricorde pour les siècles des siècles. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Quatrième jour

Lundi de Pâques

Prions pour les âmes des païens et de ceux qui ne connaissent pas encore Jésus

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les païens et ceux qui ne Me connaissent pas encore, J'ai également pensé à eux durant Mon amère Passion, et leur zèle futur consolait mon Coeur. Immerge-les dans l'océan de Ma Miséricorde ».

 

Très compatissant Jésus qui êtes la Lumière du monde entier, recevez dans la demeure de Votre Coeur très compatissant les âmes des païens qui ne Vous connaissent pas encore; que les rayons de Votre grâce les illuminent, afin qu'elles aussi glorifient avec nous les merveilles de Votre Miséricorde, et ne les laissez pas sortir de la demeure de Votre Coeur très compatissant.

 

Que la lumière de Votre Amour,

Illumine les ténèbres des âmes,

Faites que ces âmes Vous connaissent,

Et qu'elles glorifient avec nous Votre Miséricorde.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes des païens et de ceux qui ne Vous connaissent pas encore, mais qui sont enfermés dans le Coeur très compatissant de Jésus. Attirez-les vers la Lumière de l'Évangile. Ces âmes ne savent pas combien est grand le bonheur de Vous aimer; faites qu'elles glorifient la largesse de Votre Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Cinquième jour

Mardi de Pâques

Prions pour les âmes des hérétiques et des apostats

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes des hérétiques et des apostats et immerge-les dans l'océan de Ma Miséricorde; dans Mon amère Passion, elles Me déchiraient le corps et le coeur, c'est-à-dire Mon Église. Lorsqu'elles reviennent à l'unité de l'Église, Mes Plaies se cicatrisent, et de cette façon elles Me soulageront dans Ma Passion ».

 

Très Miséricordieux Jésus qui êtes la Bonté même, Vous ne refusez pas la Lumière à ceux Vous la demandent, recevez dans la demeure de Votre Coeur très compatissant les âmes des frères séparés et attirez-les par Votre lumière à l'unité de l'Eglise, et ne les laissez pas sortir de la demeure de Votre Coeur très Compatissant mais faites qu'elles aussi glorifient la largesse de Votre Miséricorde.

 

Même pour ceux qui mirent en pièces le manteau de Votre Unité,

Coule de Votre Coeur une Source de Pitié.

La toute-puissance de Votre Miséricorde, ô Dieu,

Peut retirer même ces âmes de l'erreur.

 

Père Éternel, jetez un regard miséricordieux sur les âmes des frères séparés et surtout ceux qui persistant obstinément dans leurs erreurs, gaspillèrent Vos bontés et abusèrent de Vos grâces. Ne regardez pas leurs fautes, mais l'amour de Votre Fils et Son amère passion qu'Il souffrit également pour elles, puisqu'elles aussi sont enfermées dans le Coeur très compatissant de Jésus. Faites qu'elles aussi glorifient Votre immense Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Sixième jour

Mercredi de Pâques

Prions pour les âmes douces et humbles

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants et immerge-les dans Ma Miséricorde. Ces âmes ressemblent le plus à Mon Coeur, elles M'ont réconforté dans Mon amère agonie; Je les voyais veiller comme des anges terrestres qui veilleront sur Mes Autels, sur elles Je verse des torrents de grâces. Seule une âme humble est capable de recevoir Ma Grâce, aux âmes humbles J'accorde Ma confiance ».

 

Très miséricordieux Jésus qui avez dit Vous-même: « Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de Coeur », recevez dans la demeure de Votre Coeur très compatissant les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants. Ces âmes plongent dans le ravissement le Ciel entier et sont la prédilection particulière du Père céleste. Elles sont un bouquet de fleurs devant le Trône Divin où Dieu seul se délecte de leur parfum. Ces âmes demeurent pour toujours dans le Coeur très compatissant de Jésus et chantent sans cesse l'hymne de l'Amour et de la Miséricorde pour les siècles.

 

L'âme véritablement humble et douce

Respire déjà le paradis sur terre,

Et le parfum de son coeur humble

Ravit le Créateur Lui-même.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes douces et humbles, et sur les âmes des petits enfants, enfermées dans la demeure du Coeur très Compatissant de Jésus. Ce sont ces âmes qui ressemblent le plus à Votre Fils, le parfum de ces âmes monte de la terre et atteint Votre Trône. Père de Miséricorde et de toute Bonté, je Vous implore par l'Amour et la prédilection que Vous avez pour ces âmes, bénissez le monde entier, afin que toutes les âmes puissent chanter ensemble la gloire de Votre Miséricorde pour l'éternité. Amen.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Septième jour

Jeudi de Pâques

Prions pour les âmes qui honorent et glorifient particulièrement la Miséricorde de Jésus

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes qui honorent et glorifient particulièrement Ma Miséricorde et immerge-les dans Ma Miséricorde. Ces âmes ont le plus vivement compati aux souffrances de Ma Passion et ont pénétré le plus profondément dans Mon Esprit. Elles sont le vivant reflet de Mon Coeur compatissant. Ces âmes brilleront d'un éclat particulier dans la vie future, aucune n'ira dans le feu de l'enfer, Je défendrai chacune d'elles en particulier à l'heure de la mort ».

 

Très Miséricordieux Jésus dont le Coeur n'est qu'Amour, recevez dans la demeure de Votre Coeur très Compatissant les âmes qui honorent et glorifient particulièrement la grandeur de Votre Miséricorde. Ces âmes sont puissantes de la force de Dieu Lui-même; au milieu de tous les tourments et contrariétés, elles avancent confiantes en Votre Miséricorde, ces âmes sont unies à Jésus et portent l'humanité entière sur leurs épaules. Ces âmes ne seront pas jugées sévèrement, mais Votre Miséricorde les entourera au moment de l'agonie.

 

L'âme qui célèbre la bonté de son Seigneur,

Est tout particulièrement aimée de Lui.

Elle est toujours proche de la source vive,

Et puise les grâces en la miséricorde divine.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes qui glorifient et honorent Votre plus grand attribut, c'est-à-dire Votre infinie Miséricorde et qui sont enfermées dans le Coeur très Compatissant de Jésus. Ces âmes sont un vivant Evangile, leurs mains sont pleines d'actes de Miséricorde et leur âme débordante de joie chante l'hymne de la Miséricorde du Très-Haut. Je Vous en supplie mon Dieu, manifestez-leur Votre Miséricorde selon l'espérance et la confiance qu'elles ont mises en Vous, que s'accomplisse en elles la promesse de Jésus qui leur a dit: « Les âmes qui vénéreront Mon infinie Miséricorde, je les défendrai Moi-même durant leur vie et particulièrement à l'heure de la mort comme Ma propre Gloire ».

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Huitième jour

Vendredi de Pâques

Prions pour les âmes du Purgatoire

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes qui sont dans la prison du Purgatoire et immerge-les dans l'abîme de Ma Miséricorde, que les flots de Mon Sang rafraîchissent leurs brûlures. Toutes ces âmes Me sont très chères, elles s'acquittent envers Ma Justice; il est en ton pouvoir de leur apporter quelque soulagement. Puise dans le trésor de Mon Eglise toutes les indulgences, et offre-les pour elles; ô si tu connaissais leur supplice, tu offrirais sans cesse pour elles l'aumône de ton esprit, et tu paierais leurs dettes à Ma Justice ».

 

Très miséricordieux Jésus qui avez dit Vous-même vouloir la Miséricorde, voici que j'amène à la demeure de Votre Coeur très Compatissant les âmes du Purgatoire, les âmes qui Vous sont très chères, mais qui pourtant doivent rendre des comptes à Votre Justice, que les flots de Sang et d'Eau jaillis de Votre Coeur éteignent les flammes du feu du Purgatoire, afin que, là aussi, soit glorifiée la puissance de Votre Miséricorde.

 

De la terrible ardeur du feu du purgatoire

Une plainte s'élève vers Ta miséricorde,

Et ils connaissent consolation, soulagement et fraîcheur,

Dans le torrent d'eau à Ton sang mêlé.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes souffrant au purgatoire, mais qui sont enfermées dans le Coeur très compatissant de Jésus. Je Vous implore par la douloureuse Passion de Jésus, Votre Fils, et par toute amertume dont Son âme très sainte fut inondée, montrez Votre Miséricorde aux âmes qui sont sous Votre regard juste; ne les regardez pas autrement qu'à travers les Plaies de Jésus, Votre très cher Fils, car nous croyons que Votre Bonté et Votre Pitié sont sans mesure.

 

Chapelet de la Miséricorde Divine, suivi de la prière aux Bienheureux Jean Paul II et Jean XXIII

 

Neuvième jour

Samedi de Pâques

Prions pour les âmes froides

 

« Aujourd'hui, amène-Moi les âmes froides, et immerge-les dans l'abîme de Ma Miséricorde. Ce sont ces âmes qui blessent le plus douloureusement Mon Coeur. C'est une âme indifférente qui au Jardin des Oliviers M'inspira la plus grande aversion. C'est à cause d'elles que j'ai dit: « Père, éloignez de Moi ce calice, si telle est Votre Volonté ». Pour elles l'ultime planche de salut est de recourir à Ma Miséricorde ».

 

Très compatissant Jésus qui n'êtes que pitié, je fais entrer dans la demeure de Votre Coeur très compatissant les âmes froides, que dans ce feu de Votre pur amour, se réchauffent ces âmes glacées, qui ressemblent à des cadavres et Vous emplissent d'un tel dégoût. Ô très compatissant Jésus, usez de la toute-puissance de Votre Miséricorde et attirez-les dans le brasier même de Votre amour, et donnez-leur l'Amour divin, car Vous pouvez tout.

 

Feu et glace ensemble ne peuvent être mêlés,

Car le feu s'éteindra ou la glace fondra.

Mais Votre Miséricorde, ô mon Dieu,

Peut soutenir de plus grandes misères encore.

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes froides, qui sont cependant enfermées dans le Coeur très compatissant de Jésus. Père de miséricorde, je Vous supplie par l'amertume de la passion de Votre Fils et par Son Agonie de trois heures sur la Croix: permettez qu'elles aussi célèbrent l'abîme de Votre miséricorde...

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12 avril 2014

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 7/7

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 7/7

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Sixième Semaine de Carême

Semaine Sainte

 

Dimanche des Rameaux et de la Passion

13 avril

 

Méditation

Le Bienheureux Abbé Edouard Poppe, béatifié par Jean Paul II en 1999, fut un ardent disciple du Crucifié. Il nous aide à aimer la Croix, source de joie et de vie éternelle : « Mon Dieu, je me livre à Vous, moi qui n'ai même pas gravé le Calvaire, moi qui ose à peine regarder la Croix et qui ne l'ai pas encore embrassée. Je me ferai à l'austère pensée qu'il faut souffrir et s'attacher à la Croix avec Vous. Je me rappellerai chaque matin, au lever, le devoir de souffrir, et je m'empresserai d'embrasser Vos Plaies sur mon crucifix. Marie, ma Mère, je Vous ai tout donné ; arrangez, disposez tout en moi de façon que je sois prêt à la souffrance. Aimer sans souffrir est aussi vain que souffrir sans aimer... La paix nous dispose à la Croix. Il est dangereux d'oublier, au temps de la consolation, la venue prochaine de la Croix... hélas, nous ne sommes pas encore acclimatés à la rigueur de la Doctrine Evangélique : « Qui veut être mon disciple, qu'il prenne sa croix ». Jésus, je Vous en supplie, rendez Votre sanglant Crucifiement si présent à mon âme que je m'enflamme d'amour et d'une sainte ardeur à Vous suivre, en sorte que je ne cherche plus que la Croix et l'oubli ici-bas. Là-haut, ces croix se changeront en gloire, en bonheur et en ravissement ».

 

L'amour d'une mère

Maylenn, a fait une tentative de suicide en décembre 2001. ayant préféré la vie chaotique des gangs à la misère de ses proches, elle a quitté le foyer familial et sombré petit à petit dans l'engrenage de la rue. Désespérée d'avoir un jour la force de s'en sortir, elle a préféré ingurgiter une boîte de médicaments pour disparaître plutôt que de demander pardon. Maylenn était dans un état semi-comateux. Elle gardait les yeux fermés mais son corps réagissait de temps en temps. Nous étions désarmés. Soudain l'éducatrice qui l'avait suivie se leva : « Je pars chercher sa maman. Je sais où la trouver. Il faut qu'elle vienne ». Elle revint deux heures après, accompagnée de la maman, affolée. Elle approcha de sa fille et lui dit d'une voix tremblante d'émotion : « Maylenn, ma chérie, pourquoi as-tu fait ça ? Je t'aime tant. S'il te plaît reviens-nous ». Puis elle lui prit calmement la main et la serra très fort contre son cœur. Aussitôt nous vîmes couler de chaudes larmes des yeux de notre jeune désespérée. C'était incroyable, Maylenn semblait se battre contre l'inéluctable et le miracle eut lieu : défiant tous les pronostics médicaux, l'empoisonnement fut enrayé et l'injection jugulée. Aujourd'hui Maylenn a retrouvé les siens. Sa réconciliation est le fruit magnifique de l'amour d'une maman.

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Lundi Saint

14 avril

 

Toujours plus pauvres

En 1649, la Fronde fait se tarir beaucoup de petits ruisseaux d'où provenaient les ressources. Certaines nourrices rapportent les enfants parce que les salaires ne sont pas payés. Le pain, les vêtements et l'argent font défaut. Seules les dettes grandissent. Vincent veut une fois encore réunir les Dames. Beaucoup disent ne plus avoir d'argent. Mais elles ont encore beaucoup de bijoux, biens, cadres de prix, tapisseries multicolores, habits et serviteurs. Et une fois de plus, Vincent sait les persuader.

 

À l'école de Saint Vincent

« Chaque chose produit comme une espèce et image de soi-même, ainsi qu'on voit dans une glace un miroir, qui représente les objets tels qu'ils sont : un visage laid y paraît laid, et un beau y paraît beau. De même les bonnes ou les mauvaises qualités se répandent au-dehors ; et surtout la Charité, qui est d'elle-même communicative, produit la Charité ; et un cœur vraiment embrasé et animé de cette vertu fait ressentir son ardeur, et tout ce qui est dans un homme charitable respire et prêche la Charité ».

 

Parole de Dieu

« Contre toi s'avance un destructeur. Monte la garde au rempart, surveille la route, ceins-toi les reins, rassemble toutes tes forces » (Nahum 2, 2).

 

Dans ma vie

Par nature, l'amour pour les créatures est limité et le nombre des objets entre lesquels il se partage l'affaiblit. Notre humanité a besoin de la Force de l'Esprit Saint pour aimer de l'amour même de Dieu. La Bonté de Dieu suffit à tout, dépasse tout. Dieu a des milliards d'enfants et pourtant il les aime d'un amour unique, infini et débordant. Tout l'amour qui est en nous est participation à cet éternel Amour. Laissons la Sainte Trinité faire son œuvre de divinisation de notre âme. Notre amour sera alors vrai et, avec Saint Vincent, nous n'aurons plus peur de prendre les pauvres dans nos bras.

 

Résolution

Attentif à ceux qui me sont confiés, par la vigilance et la prière, je ferai en sorte de les protéger des attaques de l'ennemi. J'exercerai ainsi la responsabilité qui est la mienne à l'égard de mes enfants, de mes semblables, des plus vulnérables.

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Mardi Saint

15 avril

 

En mission

Tout homme a un point faible. Les pauvres sont le point faible de Vincent. Il ne peut refuser l'appel des esclaves de Tunis et d'Alger, pas plus que celui de Madagascar. Ses missionnaires partent bientôt pour Tunis et Alger où se trouvent des dizaines de milliers d'esclaves Chrétiens. À Madagascar ils ont pour mission de s'occuper de la vie chrétienne des colons Français et de l'évangélisation des Malgaches. En diverses vagues, Vincent y envoie vingt-cinq missionnaires.

 

À l'école de Saint Vincent

« Nous courons après la science comme si tout notre bonheur en dépendait. Malheur à nous si nous n'en avons ! Il faut en avoir, mais en suffisance, il faut étudier, mais sobrement. D'autres affectent l'intelligence des affaires, de passer pour gens de mise et de négociation au-dehors. C'est à ceux-là que Dieu ôte la pénétration des vérités Chrétiennes : aux savants et aux entendus du monde. À qui la donne-t-Il donc ? Aux simples du peuple, aux bonnes gens. Nous vouons cela vérifié dans la différence qu'on remarque en la Foi des paysans et la nôtre. Ce qui me reste de l'expérience que j'en ai est le jugement que j'ai toujours fait que la vraie religion, la vraie religion. Messieurs, la vraie religion est parmi les pauvres ».

 

Parole de Dieu

« Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as, donne-le aux pauvres et tu auras un trésor au Ciel ; puis, viens, et suis-moi » (Marc 10, 21).

 

Dans ma vie

Le grand avantage de la vie Chrétienne c'est d'avoir un Maître Divin aux pieds duquel nous pouvons recourir quand nous le voulons. Sans doute, nous avons notre Saint Patron, notre Bon Ange, notre confesseur, notre conjoint, des amis... Mais le Maître Suprême est le Bien-Aimé qui suivait avec une immense affection Sainte Marie Madeleine. Venons à Lui, enivrons-nous de Son Sang, plongeons-nous dans la Source intarissable qui jaillit de Son Côté, de Son Cœur qui a tant aimé les hommes. Cœur Sacré de Jésus, inondez-nous de Vos douceurs, guérissez nos âmes, donnez-nous la paix.

 

Résolution

Pourquoi ne pas profiter du « grand nettoyage de printemps » pour mettre de côté ce qui ne m'est pas utile à la maison afin de le partager avec ceux qui n'ont pas ou peu ? Une fois le sac rempli, j'ajouterai une chose, une « babiole » ou un vêtement qui me plaît bien et je donnerai le tout.

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Mercredi Saint

16 avril

 

Dans les épreuves

La chose qui accable le plus Vincent est le manque de nouvelles. Ses fils sont loin. Ils ne savent rien d'eux. Il prie et espère. Quand, dans l'été 1657, un bateau arrive à Nantes, il en parle à sa communauté : « Nous avons su qu'un bateau est arrivé à Nantes, mais n'ayant reçu aucune nouvelle, nous attendions pour savoir l'état de nos confrères lointains. Sont-ils morts ? Sont-ils vivants ? Nous ne le savons pas. En quelque état qu'ils soient, prions Dieu pour eux. Et quand bien même il serait vrai qu'ils fussent morts, devrions-nous pour cela abandonner cette œuvre, cette terre qu'eux et ceux qui les ont précédés ont commencé à défricher ? Ô Jésus, il faut bien s'en garder ».

 

À l'école de Saint Vincent

« C'est Dieu qui m'a fait l'honneur de m'appeler, il faut donc que j'écoute Sa voix ; c'est Dieu qui m'a destinée à ces exercices charitables, il fait donc que je m'y applique ». Il n'a pas voulu, Mesdames, que vos yeux aient vu le Sauveur, comme ceux de Saint Syméon ; mais Il veut que vous entendiez sa voix pour aller où Il vous appelle, sinon aveuglément, comme Saint Paul, du moins avec joie et tendresse, car de l'entendre et de n'y point répondre, ce serait vous rendre indigne de la grâce de votre vocation ».

 

Parole de Dieu

« Je suis la Résurrection, qui croit en Moi, fut-il mort, vivra ; et quiconque vit en croit en Moi ne mourra jamais » (Jean 11, 25-26).

 

Dans ma vie

Pour bien prier, il faut avoir l'esprit attentif et le cœur libre. Trop parler conduit à d'inutiles distractions : nous sommes comme une ville dont les remparts seraient ouverts de tous côtés, nuit et jour. À ce recueillement de l'intelligence, joignons le détachement du cœur. Pour rejoindre celui que son cœur aime, l'âme doit rejoindre la chambre haute et briser les liens qui le retiennent à l'esprit du monde. L'adage Cartusien Soli Deo, c'est-à-dire « Dieu seul », parle à toute âme éprise de Dieu : en amour on ne partage pas. Nous serons alors moins distraits et davantage transparents à la grâce.

 

Résolution

Où en suis-je de ma relation avec mes beaux-parents, avec les « pièces rapportées » (valeurs ajoutées!) de ma famille ? Est-ce que je donne des nouvelles ? Il n'est pas trop tard pour le faire, pour renouer un contact, donner un pardon...

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Jeudi Saint

17 avril

 

À l'approche de la mort

Vincent vit jusqu'à un âge fort avancé. On a l'impression que son lent vieillissement, comme son attachement à la vie, sont déterminés par sa volonté de ne pas abandonner le service. Jusqu'à la fin, il veut rester à son poste de travail. C'est surtout à partir de 1659 que sa santé se détériore. Il ne peut plus descendre à l'église et doit se résigner à célébrer la Messe dans la Chapelle de l'infirmerie. Plus tard, la faiblesse de ses jambes l'empêche de se tenir debout et de célébrer la Messe. On transforme alors la chambre contiguë à la sienne en Chapelle.

 

À l'école de Saint Vincent

« Faites out le bien que vous voulez, si vous ne le faites pas bien, il ne vous profitera de rien Saint Paul nous l'a enseigné. Donnez vos biens aux pauvres, si vous n'avez pas la Charité, vous ne faites rien, non donneriez-vous même vos vies... il faut imiter le Fils de Dieu, qui ne faisait rien que par le motif de l'Amour qu'Il avait pour Dieu Son Père... Toutes vos actions doivent tendre vers ce même amour ».

 

Parole de Dieu

« Mes enfants, comme il est difficile d'entrer dans le Royaume de Dieu ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou de l'aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume de Dieu » Marc 10 23-25).

 

Dans ma vie

Saint Vincent avait choisi Marie pour Reine de son cœur et de son apostolat. L'amour qu'il avait pour Elle donnait des ailes à son apostolat, à son action auprès des affamés. Le visage de Saint Vincent de Paul parle à tous de bonté. C'était l'homme de la bonté. Une explication est possible : il avait tellement l'expérience de la Bonté Maternelle de Notre Dame, sa Mère du Ciel, qu'il était pétrit de douceur et d'attention. En remettant à Marie nos bonnes œuvres, nos apostolats, nous sommes sûrs qu'ils seront protégés. Le manteau de Notre Dame est vaste comme le monde.

 

Résolution

Qu'est-ce que bien vivre ? Certains pauvres et malades vivent mieux que nombre de bien portants... Pourquoi ? Parce qu'ils ont choisi de recevoir leur jeunesse véritable de Celui qui est dans rides depuis l'aube des siècles. Aussi, aujourd'hui, je décide d'aller à la Messe ou, le cas échéant, de vivre une communion de désir, pour vivre vraiment.

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Vendredi Saint

18 avril

 

Sans une plainte

Les souffrances intenses le consument peu à peu. Sa seule plainte consiste en pieuses exclamations. Son visage toujours doux et affable ne laisse pas soupçonner la souffrance qu'il endure. Il dit à ses visiteurs : « Notre Seigneur a bien plus souffert que moi ». Et encore : « Ce n'est rien comparé à ce que mes péchés m'ont mérité ». De sa chambre il continue à recevoir, à écrire, à donner des conseils. La nuit il souffrait souvent d'insomnies et le jour il s'assoupit souvent.

 

À l'école de Saint Vincent

« Si le Fils de Dieu en Sa conversation paraissait si bon, combien plus a-t-Il fait éclater Sa douceur en Sa Passion ! Ayons donc cet exemple et ne quittons jamais de vue la mortification de Notre Seigneur, puisque nous sommes obligés, pour Le suivre, de nous mortifier après Lui. Formons nos affections sur les Siennes, afin que Ses pas soient la règle des nôtres dans la voie de la perfection. Les Saints sont saints pour avoir marché sur Ses traces, pour avoir renoncé à eux-mêmes et s'être mortifiés en tout. La mortification est une grande aide dans le chemin de la prière ».

 

Parole de Dieu

« Heureux est l'homme, celui-là qui ne va pas au conseil des impies, ni dans la voie des égarés ne s'arrête, ni au banc des rieurs ne s'assied, mais se plaît dans la Loi de Yahvé, et murmure Sa Loi jour et nuit ! » (Psaume 1, 1-2).

 

Dans ma vie

Le Christ ressuscité est venu pour racheter ceux qui ont confiance en Lui, « afin que ceux qui ont confiance en Votre Bonté, soient délivrés de toute adversité », dit une Collecte de la Messe. En effaçant le péché originel, Jésus a brisé le pacte qui nous liait à l'Enfer et nous pouvons échapper, si nous le voulons, aux griffes du Démon. Bénissons notre Dieu qui n'a pas craint d'envoyer Son Fils pour nous sauver. Quelle belle leçon ! À nous maintenant de donner notre vie pour nos frères en leur annonçant par notre parole, mais surtout par notre exemple, l'Evangile de la Vie Eternelle.

 

Résolution

Je décide d'offrir joies et contrariétés de cette journée pour le Souverain Pontife. Pour que le Seigneur lui donne la grâce et la force de gouverner la Barque de Pierre avec prudence et fidélité à la Doctrine Catholique. Et je renouvellerai intérieurement mon affection filiale envers lui.

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Samedi Saint

19 avril

 

Son dernier souffle

Le dimanche 26 septembre, il reçoit, au milieu de sa communauté, le Sacrement des malades, après quoi il ne fait que répéter « Dieu viens à mon aide » et « Jésus ». Il professe sa Foi et bénit ses enfants. Le 27, vers quatre heures du matin, à l'heure où habituellement il se levait, il entre en agonie. « Il mourut dans sa chaise, près du feu, tout habillé, sans effort ni convulsion. L'agonie, loin de défigurer ses traits, semblait lui avoir donné une beauté et une majesté, dont tout le monde s'étonnait ». Ainsi meurt celui que les pauvres vénéraient comme leur père, celui déjà entré dans la légende par ses services rendus aux pauvres, à l'Eglise et à la France.

 

À l'école de Saint Vincent

« Ressouvenez-vous que nous vivons de Jésus-Christ par la mort de Jésus-Christ et que nous devons mourir en Jésus-Christ par la vie de Jésus-Christ et que notre vie doit être cachée en Jésus-Christ et pleine de Jésus-Christ et que pour mourir comme Jésus-Christ, il faut vivre comme Jésus-Christ. Nous sommes en cette vocation fort conformes à Notre Seigneur Jésus-Christ qui, e semble, avait fait son principal, en venant au monde, d'assister les pauvres et d'en prendre soin. Et si l'on demandait à Notre Seigneur : « Qu'êtes-Vous venu faire en cette terre ? « Assister les pauvres. « Autre chose ? », « Assister les pauvres ! »

 

Parole de Dieu

« Il est trois choses que mon âme désire, qui sont agréables à Dieu et aux hommes : l'accord entre frères, l'amitié entre voisins, un mari et une femme qui s'entendent bien » (Siracide 25, 1).

 

Dans ma vie

Saint Vincent, sentant sa mort prochaine, était émerveillé par la puissance transformante de la grâce, à condition que l'homme ouvre son cœur à Dieu. Il contemplait les esprits célestes en adoration devant le Tombeau du Fils de Dieu, Tombeau devenu vide par l'extraordinaire miracle de la Résurrection. Saint Vincent méditait alors sur le mystère insondable de l'infinie Miséricorde envers la nature humaine à laquelle le Sauveur s'est unie, en la préférant à la nature angélique. C'est dire si notre race déchue à trouvé la grâce après de Dieu.

 

Résolution

Voulant servir la joie de mes frères, de ceux avec lesquels j'ai du mal à communiquer, je vais chercher à leur faire plaisir et à les écouter en me décentrant de moi-même, de mes petites idées, de mon moi. Et je leur sourirai.

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Dimanche de Pâques

Résurrection du Seigneur

Christ est ressuscité !

20 avril

 

Méditation

En 1978, au terme d'une longue et douloureuse maladie, s'éteignit un jeune Franciscain Français, le Frère Marie-Emmanuel de la Croix. Ceux qui l'ont croisé ont reconnu en lui les traits d'une belle figure, témoignant de la Résurrection jusqu'au bout. Voici quelques lignes de son testament spirituel qui se présente comme une supplique au Père : « Accordez-moi la grâce d'endurer avec patience et douceur Vos mystères douloureux en cet exil, afin d'avoir très vite accès à Votre gloire éternelle, car je sais bien que seul le chemin de la croix conduit à la porte du Ciel. C'est un bien raide sentier, il est vrai, mais l'assurance de Votre Amour inébranlablement fidèle me ramène sans cesse et inflexiblement à Vous qui voulez dispenser Vos trésors à ceux qui Vous aiment. Donnez-moi de rester toujours das l'humilité et l'obéissance à Votre Loi et d'accomplir ce que je Vous ai refusé dans ma faiblesse et mes égarements, de participer à Votre Sacerdoce éternel, afin de m'offrir sans cesse – par Jésus et Marie – Père, tout envahi par Vous, et chanter l'abîme de Vos Miséricordes in aeternum ».

 

L'identification au Christ

Il faut prier... J'aperçus la peur dans ses yeux. Un regard teinté d'une angoisse terrible. Darwin, notre jeune enfant de la rue atteint de la myopathie de Duchenne, était au crépuscule de sa vie. Nous avions vu la maladie évoluer petit à petit au cours des sept années passées à la Fondation. Notre petit héros qui ne parlait pas de son infirmité comme d'une maladie, mais la comprenait comme une mission, lui qui avait, dans son âme et dans son corps, une intimité avec le Crucifié que peu de grands priants connaissent, notre jeune Saint s'empoisonnait le sang petit à petit. Il allait bientôt s'éteindre et recevoir la couronne de lauriers qui ne se flétrit pas. Nous lui soutenions la main afin qu'il puisse écrire sur un cahier posé devant lui. Péniblement, avec une écriture maladroite, il m'écrit deux petites phrases : « Un immense merci » et « Je suis très heureux ». Bien plus que de simples mots, c'est un testament qu'il m'a ainsi laissé. Une joie irradiait effectivement de lui, une joie authentique. Une joie qui brillait au cœur de sa souffrance. Une joie inexplicable mais bien réelle. Darwin avait tout – extérieurement – pour être malheureux, même désespéré, mais il embrassait intérieurement une joie parfaitement spirituelle.

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Prière à Saint Vincent de Paul

Saint Vincent de Paul, apôtre et témoin de la Charité du Christ, donnez-nous d'aimer Dieu aux dépens de nos bras et à la sueur de nos visages. Aidez-nous à nous abandonner à Sa Providence, fidèles à découvrir Son action dans tous les événements de notre vie. Soutenez-nous dans notre désir de discerner et d'accomplir la Volonté de Dieu. Obtenez-nous un cœur tendre et compatissant aux lisères et aux souffrances des autres, spécialement des plus démunis de ce monde. Accompagnez-nous dans notre service des hommes et intercédez auprès du Fils de Dieu, pour que nous devenions dans notre travail, notre famille, notre quartier, notre paroisse, nos communautés, des passionnés de Son Evangile d'Amour. Amen.

 

Texte extrait du hors série de Parole Prière « Mon Carême avec Saint Vincent de Paul ». Pour vous le procurer ou vous abonner, cliquer ici

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Rendez-vous le 30 avril pour le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes.

Pour recevoir les méditations et prières du Mois de Marie dans votre boite mail, chaque semaine jour du mois de mai, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

05 avril 2014

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 6/7

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 6/7

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Cinquième Semaine de Carême

 

Cinquième Dimanche de Carême

Dimanche 6 avril

 

Méditation

Le Carême est un temps de réforme intérieure, de lutte contre soi-même. Pour cela, nous disposons d'armes de « destruction massives des péchés mortels et véniels » : le Sacrement de Pénitence. Nous avons aussi quelques bazookas dans ce que l'on appelle les Sacramentaux : un Signe de la Croix, une bénédiction, une consécration, un pèlerinage... pourront nous aider à vaincre ces péchés que nous faisons sans trop de gêne. En effet, il est difficile de ne pas rendre à son ennemi, cela semble tellement anormal, et pourtant... On ne peut vaincre le mal par le mal. Notre victoire serait alors une défaite. L'orgueil peut rendre colérique : comment ! On me fait cela ! À moi ! Si devant l'injustice notre premier réflexe sera l'indignation, le deuxième acte du drame consistera en un retour à la raison, en prenant de la distance, en invoquant le Prince de la Paix. Avec Saint Paul, nous tâcherons de ne pas rendre le mal pour le mal mais essaierons de vaincre le mal par le bien. Notre colère changera progressivement pour devenir action de grâce devant les dons de Dieu, et bénédiction à l'endroit du frère qui fut à l'origine d'un premier mouvement de colère. Sans oublier de se confesser régulièrement...

 

La Providence

Mario est un enfant de onze ans qui a rejoint de lui-même la fondation. Il vivait avec sa maman qui se prostituait tous les soirs près d'un centre commercial. Elle ne voulait pas de lui et le lui faisait lourdement sentir. Lorsque nous lui avons ouvert la porte, sa bouche était ensanglantée. Elle avait frappé fort, cette fois-ci. Mario entra et se mêla aux autres enfants sans difficulté. Pourtant un jour, à la surprise de tous, il fugua subitement sans raison apparente. De retour en paroisse le soir, j'étais chargé de reposer au Tabernacle le Très Saint Sacrement. Priant quelques instants avant, j'avais une intention de prière toute trouvée : « Mon Dieu, s'il Vous plaît, faites revenir Mario à la fondation. Qu'il ne lui arrive rien dans la rue ». Eh bien, je n'ai pas eu le temps de récupérer la clé du Tabernacle à la sacristie que le bedeau s'approche de moi et me dit : « Mon Père, il y a un enfant qui vous demande dehors ». Prière entendue. C'était Mario. J'ai assisté ensuite à une scène pleine d'émotion : Mario, pieds sales et visage barbouillé, est venu se mettre à genoux, tout près de l'ostensoir, à mes côtés. Puis, prenant un petit temps de prières, il joignit ses mains, ferma un instant ses yeux et murmura : « Jésus, prenez soin de maman ».

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Lundi de la Cinquième Dimanche de Carême

Lundi 7 avril

 

C'est Dieu qui est à l'oeuvre

Le courage de ses missionnaires l'empêche de vieillir. Mais quel est le secret de la vie des Missionnaires ? Pour Vincent, en premier lieu, c'est la conviction que tout est l'oeuvre de Dieu : « Qui est-ce qui nous a appliqués aux missions, aux ordinands, aux conférences, aux retraites, etc ? Est-ce moi ? Nullement. Est-ce Monsieur Portai, que Dieu a joint à moi dès le commencement ? Point du tout, car nous n'y pensions point, nous n'en avions fait aucun dessein. Et qui est-ce donc qui est l'auteur de tout cela ? C'est Dieu, c'est Sa Providence Paternelle et Sa pure Bonté ».

 

À l'école de Saint Vincent

« Ce grand Dieu a voulu mettre en nous le germe de l'amour, qui est la ressemblance. Cet amoureux de nos cœurs, voyant que, par malheur, le péché avait gâté et effacé cette ressemblance, a voulu rompre toutes les lois de la nature pour réparer ce dégât, mais avec un avantage si merveilleux qu'il ne s'est pas contenté de mettre en nous la ressemblance et la caractère de sa divinité, mais même Il a voulu, dans le même dessein que nous l'aimassions, se faire semblable à nous et se revêtir de notre humanité ».

 

Parole de Dieu

« Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils Unique, qui est dans le Sein du Père, Lui, l'a fait connaître » (Jean 1, 18).

 

Dans ma vie

Si nous désirons être aimés, ce qui est totalement légitime, il nous arrive cependant de succomber à la tentation de vouloir paraître parfaits aux yeux de notre entourage. Nous fermons les yeux sur nos imperfections et jouons un rôle : celui d'un être sans aspérités, qui ne dit non à personne, pour faire bref nous cherchons à plaire coûte que coûte. Jésus Lui-même ne répondit pas lorsque, Lui, le Parfait par excellence, était accusé de tous les maux durant les heures de Sa Passion. Il choisit d'aimer en donnant Sa Vie, en épousant un Supplice terrible : Sa Crucifixion. Il était tellement défiguré... Comment pouvait-Il plaire ? Et pourtant, c'est par Ses blessures que nous sommes guéris.

 

Résolution

Programmer la visite d'une personne seule. Tendre la main c'est saisir celle du Christ qui, par la médiation du pauvre, me relève. Je reviendrai d ma visite le cœur rempli d'amour et désireux de me donner davantage encore.

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Mardi de la Cinquième Semaine de Carême

Mardi 8 avril

 

Les Filles de la Charité

Vincent ne veut pas que l'apostolat soit l'apanage exclusif des hommes. Il désire faire un front unique, commun et compact. C'est pourquoi il y engage les femmes. Pour cet engagement il met en place deux moyens. Le premier est celui des « Charités ». Fondées à Châtillon en 1617, elles ont un accroissement imprévisible. Les plus grands noms de l'aristocratie Française en font partie. L'autre moyen est les Filles de la Charité.

 

À l'école de Saint Vincent

« Vous devez porter aux pauvres malades deux sortes de viandes : la corporelle et la spirituelle. Servant les pauvres, on sert Jésus-Christ. Ô, que cela est vrai ! Vous servez Notre Seigneur Jésus-Christ en la personne des pauvres. Et cela est aussi vrai que nous sommes ici. On ira dix fois par le jour voir les malades, et dix fois par jour, on y trouvera Dieu. Comme dit Saint Augustin, ce que nous voyons n'est pas ici assuré, parce que nos sen nous peuvent tromper ; mais les vérités de Dieu ne trompent jamais. Allez voir de pauvres forçats à la chaîne, vous y trouverez Dieu ; servez ces petits enfants, vous y trouverez Dieu ».

 

Parole de Dieu

« Oui, Je vais regagner Ma Demeure, jusqu'à ce qu'ils s'avouent coupables et recherchent ma Face : dans leur détresse, ils Me rechercheront » (Osée 5, 15).

 

Dans ma vie

Le malheur de l'homme vient de son entêtement à ne pas vouloir réfléchir, à ne pas se poser les questions qui devraient s'imposer à tous. L'interrogation du « pourquoi » a laissé bien souvent la place à celle du « comment ». « Si tu savais le don de Dieu » nous suggère Saint Vincent de Paul. Entendons notre Rédempteur qui, sur le point de mourir, manifeste l'immense soif qu'Il a de voir Son immolation profiter à toutes les âmes. Demandons-Lui la grâce de comprendre ce qu'un chartreux appelait : « la véhémence de ce divin Sitio (ou « J'ai soif »)... et d'y répondre par une Charité sans borne.

 

Résolution

Offrir une contradiction pour un défunt de ma famille, une personne que j'ai connue et aimée. L'oubli est un manque d'amour. La mémoire du cœur restaure les liens entre les êtres, par-delà la mort, dans le Christ.

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Mercredi de la Cinquième Semaine de Carême

Mercredi 9 avril

 

Louise, fondatrice à son tour

À partir de 1624, Vincent fait la connaissance de Louise de Marillac, une jeune veuve se sentant depuis longtemps appelée par les Ordres. En 1629, elle fait savoir à Vincent qu'elle se sent poussée à se donner aux pauvres. Elle commence à visiter les « Charités ». C'est ainsi que, visitant les « Charités » Louise s'aperçoit qu'il manque quelque chose au service des Dames. Elles sont engagées, elles y consacrent temps, donation et douceur. Elles donnent beaucoup et même tout. Mais elles ne donnent pas leur vie. Selon Vincent il est nécessaire qu'il y ait des personnes consacrées à plein-temps au service des pauvres. C'est cette œuvre qu'il confie à Louise.

 

À l'école de Saint Vincent

« Cela mes Sœurs, parle de soi-même, c'est-à-dire que vous devez traiter les pauvres avec une grande douceur et respect, pensant qu'ils vous doivent ouvrir le Ciel ; car les pauvres ont cet avantage d'ouvrir le Ciel ; (…) Il faut donc les traiter avec douceur et respect, vous souvenant que c'est à Notre Seigneur que vous rendez ce service, puisqu'il le tient fait à Lui-même... S'il est malade, je le suis aussi ; s'il est en prison, j'y suis ; s'il a des fers aux pieds, je les ai avec lui ».

 

Parole de Dieu

« Heureux les pauvres en esprit, car le Royaume des Cieux est à eux » (Matthieu 5, 3).

 

Dans ma vie

Ce qui est beau, bien et vrai attire l'amour. Pourtant, nous nous détournons souvent de Dieu. Notre premier mouvement ira d'abord vers lui, mais notre raison raisonnante, empêchée par le diable de se jeter pleinement en Dieu, nous fait retourner en arrière. Et nous disons alors avec le prince païen pourtant aidé par le Prophète Elisée : « Est-ce que les fleuves de Damas ne sont pas meilleurs que les eaux d'Israël ? » Nous hésitons. Et pourtant Dieu nous a rendus capables de Lui, selon la belle formule de Saint Augustin. Capax Dei. Retournons-nous vers Lui et cessons de boire aux eaux troubles, stagnantes, qui abreuvent le monde.

 

Résolution

Dans une conversation, un débat, je veillerai à « la mettre en veilleuse » en écoutant mon prochain et en estimant son propos. lorsque le service de la Vérité l'imposera, j'apporterai ma contribution, en toute simplicité. Humblement.

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Jeudi de la Cinquième Semaine de Carême

Jeudi 10 avril

 

Un père et un frère

Pour l'amélioration de la vie du Clergé, il importe de rappeler les « conférences du mardi ». Cette appellation vient du fait que, dès 1633, commencent à Paris des rencontres d'ecclésiastiques qui, sous la direction de Vincent, prient et ensuite mettent en commun leur pensées et leurs convictions sur leur manière d'être Prêtre. Ensemble, ils s'encouragent en partageant. Lorsqu'ils sortent de ces rencontres, tous sont galvanisés et pleins de courage.

 

À l'école de Saint Vincent

« Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et Sa Justice, et toutes les choses don vous avez besoin vous seront données par-dessus. Notre Seigneur nous ayant recommandé cela, nous devons nous y attacher ; Il le veut et c'est à nous d'être attentifs à Ses Paroles et à nous donner à Sa Majesté ! Cela dit soin, cela dit action. Cherchez Dieu en vous, car Saint Augustin avoue que, pendant qu'il a cherché hors de lui, il ne l'a pas trouvé. Cherchez-Le en votre âme, comme en Sa demeure agréable. Il faut la vie intérieure, il faut la tendre là. Si on y manque, on manque tout ».

 

Parole de Dieu

« Or, en ces jours-là, Il s'en alla dans la montagne pour prier, et Il passa toute la nuit à prier Dieu. Puis le jour venu, Il appela Ses Disciples et en choisit douze » 'Luc 6, 12).

 

Dans ma vie

Contemplons le Seigneur Jésus qui sourit à notre âme et lui fait envisager la possession d'un inestimable trésor : Lui-même. Demandons la grâce de fixer notre attention et notre regard là où est ce trésor. Mais au fond pourquoi est-ce un trésor ? Tout simplement parce qu'en Jésus nous avons les promesses de la vie éternelle. Il est à l'origine de notre vie et à son terme. De la même façon que Saint Vincent voulut aider ses confrères à reprendre conscience de la grâce de son Sacerdoce, Jésus nous invite chaque jour à nous plonger en Lui pour nous ressaisir dans notre grâce baptismale. Qu'Il en soit béni.

 

Résolution

Je prierai mon bon Ange de retenir toute parole ou tout geste déplacé qui pourrait advenir. C'est une bonne méthode pour éradiquer la tentation. Mon bon Ange Gardien, veillez sur moi et tenez-moi par la main durant cette journée.

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Vendredi de la Cinquième Semaine de Carême

Vendredi 11 avril

 

Sur tous les fronts

En 1636, quand arrive la nouvelle que les Espagnols sont devant Corbie, Vincent dit aux siens : « Voici le temps de la pénitence puisque Dieu afflige son peuple ». Et par solidarité avec les petits, il demande aux siens de fortes privations. Le bon pain disparaît de la table pour trois ou quatre ans. La guerre s'est étendue, elle a enflammé des régions entières. Vincent envoie des missionnaires pour fonder les « Charités » et amener les habitants à s'aider. Il envoie du grain, des habits et des charrues.

 

À l'école de Saint Vincent

Ce chemin nous est donné par Dieu Lui-même, car sans Lui, nous ne pouvons rien, et comme le dit si bien l'Apôtre : suivez la voie de l'Amour, à l'exemple du Christ qui vous a aimés. Nous savons, à la suite de nombreux Pères de l'Eglise et Saints de notre histoire, que notre Charité est toujours en devenir, elle est toujours appelée à grandir en perfection évangélique. Elle nous fait prendre conscience d'une progression nécessaire sur le chemin de l'amour vers les pauvres au chemin pour les pauvres, puis du chemin pour les pauvres au chemin avec les pauvres. Oui... la Charité peut toujours grandir, jusqu'à l'infini ».

 

Parole de Dieu

« Je suis ton serviteur et le fils de ta servante, un homme faible et de vie éphémère » (Sagesse 9, 5).

 

Dans ma vie

Le trésor de l'amitié sans faille se trouve dans la relation de communion que nous entretenons avec Dieu. Dieu seul est notre véritable Ami et toute amitié réelle « transite » par lui. L'expérience de l'amitié n'est possible que si elle est portée par la vérité, vérité sur la vocation de l'homme et de la femme, et finalisée par le bien de chacun. L'amitié ne doit pas répondre à un besoin d'exclusivité mais au contraire ouvrir sur les autres pour porter le Christ. Le vase d'argile que nous sommes nécessite des précautions quant à son usage : soyons délicats les uns envers les autres.

 

Résolution

La vie est un don de Dieu et la mort le passage vers Lui. Peut-être mourrai-je aujourd'hui... Qu'à cela ne tienne ! Je vivrai cette journée comme si c'était la dernière, simplement, en mettant le plus d'amour en tout et en rendant grâce.

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Samedi de la Cinquième Semaine de Carême

Samedi 12 avril

 

Les enfants abandonnés

À Paris beaucoup d'enfants sont abandonnés à la naissance. Les maigres moyens mis en œuvre ne permettent pas de faire front aux exigences de tant d'existences sans défense. Beaucoup meurent, certains sont pris et estropiés par des mendiants sans pitié qui contraignent ces pauvres créatures à mendier. Vincent s'occupe de ce problème. Les Dames ne sont pas d'accord pour se charger d'une telle œuvre. N'est-ce pas là favoriser les mauvaises mœurs ? Et puis, l'oeuvre demande des dépenses énormes. Malgré tout, l'oeuvre débute en 1638. d'abord il y eut peu d'enfants mais leur nombre croît vite.

 

À l'école de Saint Vincent

La Charité engendre la Charité. Tout le monde est appelé à devenir Charité pour son frère, telle est la conviction spirituelle, humaine et profonde de Vincent de Paul. Cela se traduit par une expérience hors du commun que d'aucuns considèrent, à juste titre, comme exemplaire pour l'exercice véritable et sans faux-semblant de la Charité, vertu évangélique par excellence. L'homme religieux parle d'expérience et c'est cela qui définit sa Foi et qui la fait transparaître pour ce qu'elle est vraiment : un suivi du Christ évangélisateur des pauvres.

 

Parole de Dieu

« Crie donc vers le Seigneur, gémis, Fille de Sion ; laisse couleur tes larmes comme un torrent jour et nuit » (Lamentations 2, 18).

 

Dans ma vie

Toute notre vie devrait être un acte perpétuel d'adoration. Qu'avons-nous de mieux à faire ? Adorons la Justice Souveraine de Dieu qui condamne à l'Enfer les anges rebelles et offrons-Lui le plus beau bouquet spirituel : notre vie en échange de Sa Grâce. Nous avons tout à y gagner ! Lorsqu'à sa première visite en l'église dévastée de Châtillon, Saint Vincent s'agenouillait aux pieds du Tabernacle vide, il invoquait Dieu de venir habiter les murs de sa paroisse, les âmes et aussi son propre cœur. Adorons nous aussi le Créateur et demandons-Lui de venir faire Sa demeure en nous, pour toujours.

 

Résolution

À la pause, au lieu de passer un coup de téléphone superflu, j'irai faire quelque pas, seul et en silence, pour méditer sur la Bonté de Dieu. Je prendrai quelques minutes, le temps d'une cigarette, d'un café, et je laisserai couler en mon âme les eaux vives jaillissant du Côté du Christ.

 

Texte extrait du hors série de Parole Prière « Mon Carême avec Saint Vincent de Paul ». Pour vous le procurer ou vous abonner, cliquer ici

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