04 juin 2014

Le Mois de Saint Pierre

Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

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 Cinquième jour

Nécessité de l'influence de l'Eglise sur tous les actes de l'homme et de la Société

 

Notre Père... Je vous salue Marie...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous!

 

I. L'Eglise est l'intermédiaire par lequel Dieu, le soleil de justice, veut diriger tout homme qui apparaît dans ce monde. Elle n'a été instituée par son divin auteur que dans le but unique de guider et de soutenir l'homme et la société dans le voyage de la vie et de les conduire, par la réhabilitation du domaine de l'esprit sur la matière, à la félicité spirituelle et suprême du ciel. C'est l'Eglise qui, saisissant les âmes à leur entrée dans ce monde par le saint baptême, fait ensuite leur éducation spirituelle en leur apprenant à dompter la chair et à faire plier les choses temporelles sous le joug des espérances et des promesses éternelles. C'est là  la seule raison d'être de son établissement ; or, quel est l'homme, quelle est la société qui, soucieux de parvenir à la fin pour laquelle ils ont été créés, c'est-à-dire, d'arriver au souverain bonheur après le pèlerinage de cette vie, pourraient raisonnablement se soustraire à l'action de l'Eglise sur eux, pour suivre leurs propres lumières, ou celles que réprouvent la loi et le gouvernement donnés par Dieu lui-même ?

II. Mais, comme tous les actes privés de l'homme, et à plus forte raison les actes collectifs de la société, ont une portée positive, faible ou puissante, peu importe, sur le développement ou l'atrophie de l'esprit relativement au domaine qu'il doit avoir sur la matière, et qu'aucun de ces actes ne peut rester indifférent, puisque ne pas gagner de terrain dans une pareille situation, c'est en perdre ; il faut nécessairement en conclure que tous les actes humains, quelle que soit d'ailleurs leur importance, doivent subir l'influence salutaire de l'Eglise établie de Dieu, précisément pour les diriger vers le but qu'il s'est proposé, et pour soutenir la faiblesse humaine, jusqu'à ce qu'ils l'aient atteint.

III. De là, l'obligation rigoureuse où sont tous les hommes et la société tout entière de se conformer à  la volonté divine, en se soumettant à ses lois et au gouvernement de l'Eglise qu'il a fondée, sous peine de vivre ici-bas sous le joug tyrannique de la force brutale, et sous l'esclavage humiliant de la matière et des passions, sans autre perspective pour l'avenir que les redoutables châtiments que Dieu réserve, comme sanction de ses lois et de ses institutions, à ceux qui les auront méprisées, ou qui du moins auront agi selon leurs caprices et leur commodité, sans tenir le moindre compte de ses volontés. Hélas ! Le nombre de ces aveugles est grand ; car l'élément matériel de notre être est frappé plus vivement par les jouissances temporelles et présentes, que notre âme ne l'est par les promesses du souverain bonheur futur et éternel. Prions Dieu de ne pas partager cette folie et ce malheur.

 

Élévation touchant la nécessité de l'influence de l'Eglise sur tous les actes de l'homme et de la société

 

I. Que vous êtes bon, Seigneur, d'avoir jeté un regard plein de Miséricorde sur l'homme, qui, en vous désobéissant, avait perdu toutes les prérogatives de sa dignité originelle, et de lui avoir fourni les moyens nécessaires pour reconquérir ses titres de noblesse et de gloire. Comment pourrions-nous regarder comme une servitude la soumission aux lois et au gouvernement établis précisément pour nous arracher à l'esclavage de la chair, des sens et de la matière ? Comment, au contraire, tous les hommes ne conforment-ils pas leurs pensées, leurs projets, leurs actions, leur conduite et leur vie tout entière, aux règles si sages que vous leur avez tracées de votre propre main ? comment ne se laissent-ils pas diriger par cette autorité paternelle et salutaire que vous leur avez donnée pour les guider et les soutenir dans les voies de la vérité et de la félicité éternelles ?

II. Quels pourraient donc être les motifs qui sembleraient autoriser l'homme à se soustraire à l'influence de l'Eglise ! Serait-ce que l'humanité dont les vues sont si courtes, la science si bornée, le jugement si exposé aux illusions, remporterait en capacité sur Dieu et sur le gouvernement qu'il a établi pour diriger lui-même ses créatures vers le bien à travers le labyrinthe d'erreurs et l'aveuglement des passions qui inondent le monde ? Mais une semblable présomption serait le comble de l'absurdité et de la folie. L'homme réclamerait-il au nom de sa liberté ? Voudrait-il soutenir qu'il ne relève que de ses convictions et de sa volonté personnelle ? D'abord, qu'est-ce qu'une conviction qui peut produire et abriter la bonne foi ? C'est la conséquence d'une étude approfondie et sérieuse, et ceux qui se permettent de semblables allégations n'ont le plus souvent envisagé la question religieuse que d'une manière fort superficielle, si toutefois ils s'en sont jamais occupés. Dieu, d'ailleurs serait-il juste s'il n'avait promis et assuré à chacun de nous les grâces et les lumières suffisantes pour discerner la vérité et la faire luire dans notre cœur ? Ensuite ne relever que de sa volonté serait ne pas reconnaître le souverain domaine de celui qui est l'arbitre de nos destinées et qui tient notre vie et notre mort entre ses mains. Dieu, ne permettez pas que de semblables inepties abusent la faiblesse de ma raison ! Non, je le reconnais, vous ne portez aucune atteinte à ma liberté en daignant m'indiquer la route que je dois prendre pour arriver au bonheur suprême, ni en me donnant un guide charitable pour m'y conduire.

III. Oh ! Seigneur, vous êtes mon Créateur, mon Maître et mon Père, je vous appartiens donc comme l'ouvrage de vos mains, je suis votre serviteur et votre enfant ; quoi donc de plus raisonnable que de subir votre influence ou celle de votre gouvernement, c'est-à-dire de votre Eglise, dans mes pensées, mes projets, mes actes importants ou non ? Vous êtes mon Maître, donc rien ne m'appartient ; vous êtes mon Père, vous avez donc droit à tout mon amour ; et c'est parce que je vous aime que je vous soumettrai librement tout mon être, mon intelligence, ma volonté, mon cœur tout entier, ma conduite et ma vie. Qu'il s'agisse de mes intérêts matériels ou de ceux qui regardent mon âme ; de mes devoirs envers moi-même, ou de ceux qui lient les hommes entre eux au sein de la société ; que les questions les plus graves que puissent agiter les peuples et les empires soient en jeu, ou qu'on ne traite que d'une simple pratique de piété, tout relève de vous seul, ô mon Dieu, et par conséquent de l'autorité de vos lois et de votre Eglise, et je m'y soumets avec amour et respect.

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

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