26 mars 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

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Vingt-septième jour

Le directeur invisible des personnes religieuses

 

Les personnes vouées à l’état religieux peuvent et doivent chanter avec David : « La part qui m'est échue est délicieuse et mon héritage est excellent ». Saint Joseph a du parler de même quand il épousa Marie Immaculée, car elle était pour lui un trésor, un héritage d’un prix infini, puisqu’elle lui a donné pour fils et pour dot un Dieu incarné. C'est le même héritage qui est donné aux âmes consacrées au Seigneur dans la sainte religion. Âmes bienheureuses, qu’elle Sachent se contenter de Dieu et estimer leur bonheur. Qu’elles lui disent avec l’abbé Thiébaut, sur le texte précité : « Lorsque je vois, Seigneur, les choix que font les esclaves insensés du monde, que je les plains ! que je me félicite ! Ils choisissent pour la part de leur héritage, l'un des fonds de terre ; l'autre, de ces cens réels ou personnels ; peu lui importe ; un autre, une charge, un emploi, une commission; ils prennent pour la part de leur calice : celui-ci les plaisirs qui enivrent ; celui-là, les honneurs qui entêtent ; cet autre, les fortunes qui éblouissent. C’est là, grand Dieu ! Le vil partage des enfants de la terre. Celui des enfants du ciel, celui que je choisis, c’est vous, Seigneur ! En qui sont les vrais plaisirs, les vrais honneurs, les vrais biens ; disposez à mon égard, comme il vous plaira, des objets présents et sensibles, j'y consens ; mais il n'en est pas ainsi de l‘héritage céleste : je vous demande absolument de me le restituer, comme je me félicite de l’avoir choisi ! Oh ! qu’il m'est avantageux, le sort qui n'est échu ! Oh ! qu’il est excellent, l’héritage qui me vient ! Oui, Seigneur ! Je me trouve si heureux de vous avoir choisi pour partage, que tout autre me parait indigne des regards d'une âme qui a le bonheur de vous posséder.

Saint Alphonse de Liguori dit que sainte Madeleine de Pazzi baisait souvent les murs de son cloître en s'écriant : « O murs, ô murs sacrés, qui me protégez contre les tentations de l’enfer ! » Et elle avait raison ; car je ne saurais mieux comparer les couvents qu’à la sainte maison de Nazareth, où habitaient comme trois religieux, Joseph, Marie et Jésus. Joseph était le supérieur qui présidait à tous les exercices de cette sainte communauté. La l'enfer n’avait pas d’accès, et dans les communautés réglées sur la maison de Joseph, les démons, ni l’esprit du monde, poison mortel pour les religieux, n'y sauraient pénétrer, moins encore y séjourner.

Par le Baptême, les âmes religieuses sont unies étroitement à l’adorable Trinité du ciel ; car la grâce les rend filles du Père, épouses du Fils et temples du Saint-Esprit; mais par la vie de communauté, ces âmes sont consacrées d’une manière toute particulière à la sainte Famille de Nazareth Jésus, Marie et Joseph, Trinité de la terre, comme la nomme Gerson, d'où il suit qu’elles ont pris l’engagement d’imiter la vie de cette sainte Famille, comme aussi, à égale proportion, elles ont le droit de compter sur la protection de Joseph, Marie et Jésus ; Joseph sera leur supérieur et directeur invisible ; il sera même leur pourvoyeur et leur seconde providence, comme il le fut jadis de la famille de Nazareth. Que c'est consolant pour les personnes religieuses ! Il est vrai, les personnes religieuses ont des épreuves à soutenir, des difficultés pénibles à la nature à surmonter pour demeurer fidèles aux moindres points de leur règle ; mais la grâce de Dieu adoucit tout, et fait aisément surmonter toutes les répugnances. Jésus-Christ l’a dit : « Mon joug est doux et mon fardeau est léger », et sa Parole s’est toujours vérifiée. Tous les bons religieux l'ont déclaré à la face du monde entier, que le service de Dieu est préférable à tous les empires. D’ailleurs, s’il faut souffrir quelque chose pour le Seigneur, n’est-ce pas un assez grand honneur ? Saint Joseph n’a-t-il pas souffert sur la terre ? Mais en souffrant en religion, on a l’avantage inappréciable de satisfaire à la divine justice, d’augmenter la somme de ses mérites pour l’éternité. Le bienheureux César de Bus consolait ainsi un de ses neveux qui trouvait un peu dure la vie claustrale : « Mon cher neveu, quand tu regardes le ciel, souviens-toi du paradis, quand tu vois le monde, souviens-toi de l’enfer, où l’on souffre éternellement sans espoir de soulagement ; quand tu vois ton couvent souviens-toi du purgatoire, où l’on souffre, mais en paix et avec la certitude d’être heureux bientôt. Dans le cloître on souffre avec Jésus, Marie et Joseph, tandis que pour l’ordinaire dans le monde on souffre avec les démons/ la différence est à peser.

 

Exemples

 

Une communauté dévouée à saint Joseph a été gardée d’une manière miraculeuse, au milieu des périls épouvantables, des tempêtes affreuses qui ont causé de grands ravages aux environs d’un couvent et qui ont respecté les servantes du glorieux saint Joseph qui demeuraient dans cet asile de paix. Le choléra a exercé de terribles ravages dans tout le pays, mais saint Joseph les et préservées d’une manière merveilleuse.

Des Ursulines, appelées à Lambesc pour y fonder un monastère, s’y rendirent, pleines de con fiance dans les promesses que leur avaient faites des personnes de piété. Ces personnes avaient plus de zèle que de ressources. car rien n'était fait, et les fondatrices ne purent pas même trouver à louer une maison convenable. Se voyant trompées dans leurs espérances, elles concertèrent ensemble leur retour, et décidèrent que le lendemain elles se remettraient en route. Mais saint Joseph leur inspira de recourir à sa protection puissante. Elles commencent, en effet, une neuvaine en son honneur, et il n’attend pas qu’elle soit achevée pour exaucer leurs prières. Le huitième jour, elles reçoivent la visite d’un prêtre qui leur donne sa maison avec une église qu’il venait de faire bâtir pour une autre destination ;

 

Prière à saint Joseph, père et protecteur des personnes religieuses

 

Très glorieux saint Joseph ! Sur la terre, dans la communauté de Nazareth, Jésus vous honora, comme Marie votre Sainte épouse, de son obéissance, de ses respects et de son amour ; il ne peut donc plus rien nous refuser au ciel où vous avez reçu la pleine récompense de vos mérites ? C’est donc avec vérité que l'un de vos plus illustres serviteurs, le vénérable Jean Gerson a pu dire de vous, pour notre consolation : « Dans le séjour des bienheureux, Joseph commande plutôt qu’il ne supplie ». Touchante parole que la conscience des chrétiens qui vous connaissent et vous prient ne cesse de confirmer tous les jours par l’évidence même de vos bienfaits à leur égard. Votre famille spirituelle de prédilection, c’est-à-dire la grande famille des personnes religieuses ressent mieux et plus ordinairement vos soins paternels. Continuez-les, ô très doux Protecteur, et plus spécialement sur l’ordre et sur la communauté, dont j'ai l’honneur inappréciable d’être le membre. Faites la éprouve aussi, votre protection, à tous les chrétiens qu vous implorent avec amour et avec confiance Ainsi soit-il.

 

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