26 juillet 2017

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Le Mois de Saint Vincent de Paul

Lectures de piété sur ses vertus et ses œuvres pour chaque jour du mois de juillet

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Vingt-septième jour

Dévotion particulière de Vincent envers le très saint Sacrement de l'autel

 

Mais une des plus grandes et des plus particulières dévotions de Vincent, a été envers la très sainte Eucharistie, considérée non-seulement comme sacrifice, mais aussi comme sacrement, sous les espèces duquel le Fils de Dieu se rend réellement présent dans nos églises, et accomplit d'une manière autant véritable que merveilleuse la promesse qu'il a faite de demeurer avec nous jusqu'à la consommation des siècles. Cette dévotion s'est manifestée par le très grand respect avec lequel il se comportait dans les églises où reposait ce sacrement très adorable, et pour l'affection très grande qu'il avait pour ces saints lieux que Jésus-Christ honore de sa présence. Voici ce qu'un personnage de très grande vertu en a témoigné : « J'ai remarqué plusieurs fois, dit-il, lorsque Monsieur Vincent était en prière devant le Saint Sacrement, qu'on pouvait aisément reconnaître en son extérieur la véritable et sincère dévotion de son intérieur : il se tenait toujours prosterné à deux genoux, avec une contenance si humble, qu'il semblait qu'il se fût volontiers abaissé jusqu'au centre de la terre, pour témoigner davantage son respect envers la majesté de celui qu'il reconnaissait présent. Et certes, en considérant cette modestie respectueuse qui paraissait en son visage, ou eût pu dire qu'il voyait de ses yeux Jésus-Christ : et la composition de son extérieur était si dévote et religieuse, qu'elle était capable de réveiller la foi la plus endormie, et de donner aux plus insensibles des sentiments de piété envers cet adorable mystère ». Or, ce n'était pas seulement en offrant ses prières qu'il faisait paraître son respect et sa dévotion envers ce très saint Sacrement, mais toutes les fois qu'il se trouvait dans les églises pour quelque occasion que ce fût, il se tenait toujours dans une grande modestie ; et, autant qu'il lui était possible, il évitait de parler à personne en ces saints lieux ; que s'il se trouvait en quelque nécessité de le faire, il tâchait de faire sortir hors de l'église ceux qui lui voulaient parler ; ce qu'il observait même envers les personnes les plus qualifiées, comme les prélats, sans toutefois rien dire ou faire qui pût blesser le respect qui leur était dû.

Quand il sortait de la maison de Saint Lazare, il allait premièrement se prosterner devant Notre Seigneur au saint Sacrement, pour demander sa bénédiction; et aussitôt qu'il était de retour, il allait derechef se présenter devant lui, comme pour lui rendre compte de ce qu'il avait fait à la ville, le remercier des grâces qu'il avait reçues, et s'humilier des manquements qu'il pouvait avoir commis ; ce qu'il faisait, non par manière d'acquit, mais avec un véritable sentiment de religion et de piété, se tenant chaque fois un temps assez long devant le très saint Sacrement, avec une posture fort humble et dévote. Il a mis les siens dans cette pratique, disant qu'il était bien juste qu'on rendit ce devoir au maître de la maison.

Dans ses grandes maladies, lorsqu'il ne pouvait point marcher, ni se soutenir pour célébrer la sainte messe, il avait la dévotion de communier tous les jours, s'il ne survenait quelque empêchement insurmontable qui le privât de cette consolation ; et, dans ses communions journalières, il y apportait de si grandes dispositions, et témoignait un tel respect et une telle affection envers celui qu'il adorait et recevait dans ce sacrement, qu'il semblait être comme transporté et ravi hors de lui-même. Sur ce sujet, parlant un jour aux siens des effets que ce divin Sacrement opère en ceux qui le reçoivent avec les dispositions convenables, il leur dit : « Ne ressentez-vous pas, mes frères, ne ressentez-vous pas ce feu divin brûler dans vos poitrines, quand vous avez reçu le corps adorable de Jésus dans la communion ? » C'était de l'abondance de son cœur que sortaient ces paroles, qui faisaient assez connaître ce que, par sa propre expérience, il goûtait et ressentait en ces communions. C'était aussi ce qui le portait à exhorter un chacun de se bien disposer pour recevoir dignement et fréquemment la sainte communion du corps de Jésus-Christ ; car il n'approuvait pas qu'on s'en éloignât sans grande raison: et une personne de piété, qui prenait conseil et conduite de lui, s'étant une fois abstenue de communier, pour quelque peine intérieure qui lui était survenue, voici ce qu'il en écrivit le même jour dans un billet: « Vous avez un peu mal fait de vous être retirée de la sainte communion pour la peine intérieure que vous avez ressentie : ne voyez-vous pas que c'est une tentation, et que vous donnez, par ce moyen, prise à l'ennemi de ce très adorable Sacrement ? Pensez-vous devenir plus capable et mieux disposée de vous unir à Notre Seigneur, en vous éloignant de lui ? Oh ! Certes, si vous aviez cette pensée, vous vous tromperiez grandement, et ce serait une pure illusion ».

Comme ce dévot serviteur de Jésus-Christ était touché d'un grand ressentiment de l'excès d'amour et de charité d'un Dieu envers ses créatures, il exhortait souvent les siens de lui rendre des actions de grâces toutes particulières d'un si incompréhensible bienfait, tâchant de reconnaître cette incomparable obligation par de fréquentes adorations, humiliations et glorifications envers le Fils de Dieu, résidant en ce très saint Sacrement ; et, en se confessant même incapables d'y satisfaire, prier les saints anges de les aider à lui rendre ces justes reconnaissances.

Dans ce même sentiment, il les avertissait de s'acquitter soigneusement de tous les devoirs extérieurs de révérence envers le Saint Sacrement, reprenant ceux qu'il voyait y manquer : en quoi il était si exact, que s'il s'apercevait que quelqu'un, en passant devant le grand autel de l'église où il repose, ne fit pas la génuflexion jusqu'en terre, ou qu'il la fit trop brusquement, il l'en avertissait en particulier, ou même en public, comme il le jugeait expédient, disant qu'il ne fallait pas se présenter devant Dieu comme des marionnettes, auxquelles on fait faire des mouvements légers, et des révérences sans âme et sans esprit ; et ayant remarqué un jour, qu'un frère n'avait pas fait la génuflexion entière, il l'appela, et lui montra jusqu'où et de quelle façon il la fallait faire. Pour lui, il s'est acquitté toujours exactement de ce devoir, et a fait cette génuflexion autant qu'il l'a pu, et même au-delà, puisque souvent il avait besoin d'aide pour se relever ; et lorsque son grand âge et ses fâcheuses incommodités, ne lui permirent plus de la faire du tout, il en demandait pardon de fois à autre publiquement, devant toute sa communauté, disant que ses péchés l'avaient privé de l'usage libre de ses genoux.

Un jour après avoir parlé assez longuement sur ce sujet, il ajouta : « Je vous prie donc, Messieurs et mes frères, d'y faire grande attention, et de vous comporter en cette action de telle sorte, que la révérence intérieure prévienne et accompagne toujours l'extérieure. Dieu veut être adoré en esprit et en vérité, et tous les véritables chrétiens doivent se comporter de la sorte, à l'exemple du Fils de Dieu, lequel, se prosternant la face contre terre au jardin des Oliviers, accompagna cette dévote posture, d'une humiliation intérieure très-profonde, par respect pour la majesté souveraine de son Père.

 

Fleurs Spirituelles

 

« Un ami visite souvent son ami auprès de qui il demeure, lui souhaitant le matin le bonjour, le soir une bonne nuit, saisissant de plus l'occasion de s'entretenir avec lui dans la journée. Faites de même plusieurs visites à Jésus, au très-saint Sacrement, si vos occupations le permettent. C'est surtout au pied des autels qu'on fait bien l'oraison. Dans toutes les visites que vous ferez à Notre Seigneur offrez plusieurs fois son sang précieux au Père éternel; vous éprouverez que ces visites sont très propres à faire croître en vous l'amour ». (Sainte Madeleine De Pazzi).

« Que cherchez-vous, que vous ne trouviez en Jésus-Christ ? Vous êtes malade, il est médecin. Vous êtes exilé, il est votre chef. Vous êtes dans l'affliction, il est votre roi. Vous êtes attaqué, il est votre défenseur. Vous êtes dans les ténèbres, il est votre lumière. Vous êtes orphelin, il est votre père ; il est votre époux, votre ami, votre frère ; Notre Seigneur Jésus-Christ est tout ce que vous pouvez et devez désirer qu'il soit ». (Saint Bernard).

Pratique : Dans les visites que vous rendrez aujourd'hui à Jésus au très Saint Sacrement, dites-lui avec une profonde humilité et de toute la ferveur de votre âme : « Seigneur, celle que vous aimez est malade ! » Priez pour les personnes qui ont une dévotion particulière à Jésus-Christ au très Saint Sacrement de l'autel.

 

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