Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Douzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Foi

 

Il existe dans l'Église, un empire surnaturel partagé en trois provinces dont Marie a la régence. Ces trois dominations forment le plus grand fief dont une souveraine puisse être investie, car il comprend les vastes domaines sur lesquels Marie règne comme Mère de la foi, de l'espérance et de la charité.

Marie règne comme Mère de la Foi ; elle en est, en effet, le premier témoin, le premier champion, et elle la prouve. Et d'abord Marie témoigne pour la vérité catholique. Parce qu'elle a mis au monde cette vérité en son Fils Notre-Seigneur, elle la certifie et la montre aux peuples qui depuis dix-huit siècles la lui demandent. Évangéliste des Évangélistes, elle révèle aux historiens de Jésus les circonstances de sa maternité et la visite de l'ange, événement capital entre tous, événement qui constitue la pierre angulaire du christianisme. De témoin, Marie ne tarde pas à devenir champion. Maintes fois par son titre de Mère de Dieu proclamé par les conciles, elle terrasse les hérésies sur la notion et la divinité du Verbe. Et de nos jours comment Pie IX répond-il aux négations superbes de notre siècle ? En décrétant que Marie est Immaculée dans sa conception ; ce qui est affirmer à la fois et l'existence du péché d'Adam et la divinité de Jésus-Christ.

Non seulement Marie certifie la Foi et la défend, mais encore elle l'enseigne et la prouve. Comment et par quel procédé Marie enseigne la Foi, nous le savons. Dans le ministère de la vérité, Marie insinue et ne démontre pas ; au lieu de former des convictions avec des preuves, elle les forme avec sa parole et son amour. Un simple regard de cette divine Mère est toute une révélation, l'incrédule ne voit pas autre chose, et pourtant il comprend tout et se relève converti à la Foi. La voilà la maîtresse des maîtresses, le voilà le docteur plus qu'angélique de notre univers ; c'est elle qui met à mort les hérésies ; c'est elle qui répand la vérité dans le peuple chrétien.

Marie est Mère de la Foi, parce qu'elle la prouve. Point de preuve plus certaine de la vérité que le miracle, et Marie est le principal instrument de cette démonstration incessante dans l'Eglise. Prenez en main la chronique des gestes de Marie dans tous ses Sanctuaires depuis dix-huit cents ans, comptez tous ces ex-voto, ramassez en faisceau toutes ces grâces accordées, dénombrez cette immense série de bienfaits attribués à son intervention ; et vous verrez si la raison n'est pas sommée de s'incliner devant un tel ensemble, comme devant une évidence historique que l'on n'élude pas avec des sourires. Serviteurs de Notre-Dame du Bon Conseil, admirons combien notre douce Mère a magnifiquement prouvé notre Foi depuis plus de quatre cents ans par ses innombrables miracles devant l'image bénie de Genazzano.

 

Exemple

 

Un prêtre écrit à la date du 4 janvier 1892 : « Mgr Pifferi, Sacriste de Sa Sainteté, me fit connaître, l'année dernière, la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil ; que Sa Grandeur ait droit à ma plus vive reconnaissance, vous allez en juger. Dès mon retour de Rome, j'exposai à la vénération de mes paroissiens, la belle image grand format, bénite par Sa Sainteté, qui m'avait honoré du plus paternel accueil ; quelque temps après, Notre-Dame du Bon Conseil opérait, ce que j'appelle (sous toutes réserves) un éclatant miracle. Un jeune poitrinaire de vingt ans, protestant et parisien, venait recevoir dans ma paroisse les soins de sa nourrice. Ayant appris la présence de ce malade, dont l'état était désespéré, et ignorant qu'il appartenait à la religion protestante et à une famille de protestants endurcis, j'allai le voir et l'engageai à se mettre entre les mains de la Sainte Vierge. Quand je sortis, on m'éclaira sur la religion de ce jeune homme et sur l'obstination de ses parents, et on m'assura que je perdais mon temps à m'occuper de son âme, puisque ni lui ni les siens ne consentiraient à une conversion. Je le recommandai à Notre-Dame du Bon Conseil et attendis, mais je n'attendis pas longtemps ; le lendemain, sur les instances du jeune homme, on venait me chercher. Dès qu'il m'aperçut, mon pauvre malade me demanda de recevoir son abjuration et de lui administrer tous les sacrements de l’Église ; je l’instruisis sommairement sur les principaux articles de notre foi : la tâche n'était pas difficile, la grâce aidant merveilleusement ; je lui administrai le baptême sous condition, et, le lendemain, il fit sa première communion, reçut l’Extrême-Onction, l'indulgence plénière, et mourut aussitôt comme un saint ».

 

Prière

 

Ô Vierge admirable ! Mère du Bon Conseil, qui par une multitude de prodiges avez voulu rendre célèbre en tout le monde l’apparition de votre Sainte Image, qui pourrait compter les miracles et les grâces que vous avez daigné accorder jusqu'à nos jours à ceux qui vous invoquent ? Le ciel et la terre, ô Mère très miséricordieuse, sont les témoins de vos continuels bienfaits et mille voix font retentir des cris de joie et de reconnaissance à la vue de votre bonté maternelle. Oh ! Que de larmes ont été essuyées, que de peines ont été dissipées, que de dangers ont été éloignés, que de coeurs ont été éclairés par votre sainte et merveilleuse Image ! Daignez nous faire éprouver les mêmes bienfaits ô notre Mère bien-aimée ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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