08 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Deuxième Semaine de l’Avent

 

Deuxième Dimanche de l’Avent

Jésus parle de la Messe

 

Ecoutons Jésus entretenir Gertrude de la grandeur inouïe du Sacrement de l’amour qu’est l’Eucharistie : « Je mets mes délices à être avec les enfants des hommes et c’est avec un grand sentiment d’amour que Je leur ai laissé ce Sacrement à accomplir et à soigneusement répéter en mémoire de Moi, M’étant d’ailleurs obligé par lui, à demeurer avec les fidèles jusqu’à la fin du monde » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXVII, 1). « La rigueur de Ma justice s’est laissé enfermer dans la douceur de Ma Miséricorde, car c’est celle-ci que, dans ce Sacrement visible, j’aime présenter à tous les hommes » (Héraut de l’Amour Divin III-XVIII, 13).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avant de communier, Gertrude dit au Seigneur : « O Seigneur, qu’allez-Vous me donner ? » Il répondit : « Tout Moi-même avec l’entière vertu de Ma divinité, comme au jour où m’engendra la Vierge, Ma Mère » (Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël : tu comptes beaucoup à Mes yeux, tu as du prix et je T’aime » (Isaïe 43, 3,4).

 

Dans ma vie

 

Nous ignorons à quel rythme communiait Sainte Gertrude, mais nous savons qu’elle s’y préparait plusieurs jours à l’avance. Parfois la maladie l’en empêche ; elle fait alors la « communion spirituelle ». « Fût-ce une préparation de 1000 ans ». Jamais nous ne serons dignes de communier, reconnaît-elle avec réalisme. « Pas de meilleure préparation à la communion que l’assistance à la Messe » dit-elle encore. « Le regard de miséricorde du Seigneur assure une préparation convenable ». Préparons les chemins du Seigneur, préparons-nous à bien communier en confiant notre indignité à l’Agneau de Dieu.

 

Résolution : Je soigne mon action de grâces à la messe : je la fais à genoux. Si j’ai perdu l’habitude de la faire, je demande à Sainte Gertrude de m’aider. Je demande conseil à un prêtre et je cherche dans un missel les prières après la communion.

 

Lundi

Intercession de Marie

 

Un 2 février, on chantait l’antienne : « Toi demeurée vierge après l’enfantement, intercède pour nous ». Aux mots « intercède pour nous », Gertrude voit la Bienheureuse Vierge Marie balayer de son manteau les souillures du coeur et de l’âme de toute la communauté, puis les déposer dans un coin et se placer elle-même devant, comme pour les dérober aux regards de la justice divine… Puis la Vierge de grâce offrir par un baiser au Roi des rois son Fils, tel un présent, la dévotion de toute la communauté unie à sa propre dévotion parfaitement pure (Héraut de l’Amour Divin IX-IX, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous loue, Seigneur, par la douce mélodie de votre coeur dans l’innocence de cette virginité parfaite, en laquelle, Vierge, elle vous a conçu, Vierge elle vous mit au monde, virginité qui demeura inviolée en elle, même après qu’elle eût enfantée… Je vous loue, de cette humilité toute paisible par laquelle la Vierge dans tache a été, chaque jour, digne de vous recevoir... » (Héraut de l’Amour Divin III-XLVI, 2-3).

 

Parole de Dieu : « Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune » (Cantique des Cantiques 4, 7).

 

Dans ma vie

 

Sainte Gertrude, qui vénérait tant la pureté éclatante de Marie, ne connaissait pas la Fête de l’Immaculée Conception. Saint Bernard, qu’elle lisait et qu’elle citait, refusait d’enseigner ce privilège marial que la théologie ne pouvait expliquer. Nous qui, depuis 1854, savons que c’est en vue de l’incarnation-rédemption de Son Fils que Dieu a préservé la Vierge Marie de la tache originelle et de tout péché (collecte du 8 décembre), intensifions notre prière à l’Immaculée. Demandons à son Coeur Immaculé la grâce d’un coeur qui se purifie par l’humilité, la lucidité de ses fautes, la vérité, l’adoration.

 

Résolution : Je décide d’aller à la Messe aujourd’hui pour fêter Marie Immaculée, je l’invoque plusieurs fois dans la journée à l’aide des litanies qui louent sa pureté : Mère très pure, Reine des vierges, Reine conçue sans péché...

 

Mardi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

« Les entretiens fréquents qu’elle a avec le Seigneur de majesté ont pour effet de l’enfoncer davantage dans l’humilité » écrit son chroniqueur. Jésus lui-même y veille : « Je t’exclus par moment de mes secrets pour le maintien de l’humilité ; afin que dans ma possession tu découvres ce que tu es par moi et, dans l’indigence, tu reconnaisses ce que tu es par toi-même » (Héraut de l’Amour Divin I-XVI, 1). Gertrude se tient d’ailleurs pour totalement indigne de la moindre grâce. « Considérant la misère multiforme de ses déficiences, elle se jette, avec le pus grand mépris d’elle-même, dans la profonde vallée de l’humilité qui lui est familière » (Héraut de l’Amour Divin III-XXVI, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le souvenir de toutes ses fautes passées la jetait dans une telle confusion qu’elle ne cherchait qu’à se cacher à jamais, et voilà que le Seigneur s’inclinait vers elle avec révérence… : « Je ne puis absolument pas m’empêcher de rejoindre celle qui, par les cordes solides de l’humilité, tire jusqu’à elle mon coeur divin ». (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 39).

 

Parole de Dieu : « Seigneur, je n’ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeur » (Psaume 130, 1).

 

Dans ma vie

 

À Hefta, Gertrude vit sous la Règle de Saint Benoît où le chapitre le plus long concerne l’humilité, vertu monastique par excellence. Chacun des douze degrés d’humilité peut être illustré avec des passages du Héraut de l’Amour Divin. Depuis sa rencontre avec Jésus ressuscité, Gertrude vit une transfiguration de tout son être ; unie à Jésus « doux et humble de coeur », elle réagit sans cesse avec humilité. L’Amour du Christ la purifie et, à son image, elle rayonne les vertus évangéliques de douceur et d’humilité ; vertus d’Avent, vertus du mystère de l’Incarnation célébrée à Noël.

 

Résolution : Je choisis de poser un acte d’humilité dans le sens contraire de la pente de mon orgueil : ne pas répondre, ne pas vouloir avoir toujours raison, laisser parler l’autre en premier...bref céder !

 

Mercredi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Une vision de l’arbre de la Charité dont bénéficia Gertrude nous apprend que « ses fruits sont les bonnes œuvres, sa floraison, les bonnes intentions, et le feuillage étincelant, les saintes pensées » à l’égard du prochain. Gertrude excelle à prier pour ses sœurs et ceux, nombreux, qui se recommandent à sa prière (Héraut de l’Amour Divin III XV, 1). Jésus lui apprend la délicatesse dans la correction fraternelle ; Il lui explique qu’il ne faut pas « mépriser son prochain à cause de ses défauts, ni dévoiler ses travers, ni le condamner intérieurement avec dureté et encore moins le noircir à l’occasion par quelques médisances » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIV, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Il ne suffit pas à l’homme de vaincre son jugement pour prendre la résolution de faire du bien à son ennemi ; il doit aussi chercher les occasions de passer à la pratique pour faire du bien à ceux qui nous persécutent… La Charité envers les ennemis ne doit pas être séparée de la douceur de goûter Dieu qui rend prêt à subir la mort pour le Christ » (Héraut de l’Amour Divin, II-I, 2).

 

Parole de Dieu : « La Charité ne tient pas compte du mal. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Corinthiens 13, 6-7).

 

Dans ma vie

 

La perfection de la Charité fraternelle, à savoir l’amour des ennemis, a priori semble difficile, voire impossible. Et que dire du support des injures, des injustices ? Pourtant ce sont des exigences de l’Evangile, celles du discours sur la montagne de Matthieu 5-7. Certes, ni le mal, ni la violence ne sont injustifiables. Jésus explique qu’il ne souffrirait aucun mal s’il ne pouvait le faire servir au salut éternel (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 22). Il apprend à Sainte Gertrude de ne pas s’en prendre aux persécuteurs, mais de jeter sur eux un regard de compassion. Pour nous, c’est le commencement de la paix de Noël.

 

Résolution : J’aborde avec un sourire tous ceux que je rencontre dans la journée, amis comme ennemis ! Je relis 1 Corinthiens 13, 4-7 en remplaçant par mon prénom le terme Charité : un bel examen de conscience !

 

Jeudi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Un jour, alors que Gertrude prie pour ceux qui ont causé de grands dommages et déprédations au monastère, le Seigneur aimant et miséricordieux lui apparaît avec un bras malade, tordu. Il lui dit : « Considère quelle douleur m’infligerait celui qui frapperait à coups de poing sur mon bras. Me causent une telle douleur ceux qui publient mes méfaits et le mal de leurs persécuteurs, en oubliant que ces ennemis sont aussi mes membres. Au contraire, ceux qui implorent ma clémence pour leur conversion oignent mon bras des plus doux onguents » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Quelle raison, Dieu d’infinie tendresse, peut justifier que des personnes si indignes soient appelées votre bras ? » - « Ils sont membres de l’Église dont je suis la tête… Contraint par ma propre tendresse d’en prendre soin, je souhaite, d’un incroyable désir, qu’ils reviennent à moi par la pénitence » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 2).

 

Parole de Dieu : « Garde ta langue du mal ; fais-le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Psaume 32, 15).

 

Dans ma vie

 

« Le Royaume des cieux subit la violence – dit Jésus dans l’Evangile de ce deuxième jeudi de l’Avent – et des vents violents cherchent à s’en emparer ». La prière de l’homme et de l’Église est la seule « violence » recommandée par l’Evangile. Issue de l’amour, elle hâte l’avènement du Royaume et du « Prince de la Paix » ; miséricorde incarnée, sa mission sera de faire miséricorde et de pardonner. Non seulement l’amour couvre la multitude des péchés, mais, selon l’enseignement de Sainte Gertrude, « l’amour rend l’aimé aimable ».

 

Résolution : En priant la Vierge Marie, je médite les mystères de l’enfance de Jésus, Reine de la Paix, l’arrêt de toutes les guerres et violences injustes dans le monde. Je cherche à devenir un artisan de paix.

 

Vendredi

Abandon dans la maladie

 

Tout en lui manifestant un tendre amour, Gertrude, si souvent et depuis si longtemps malade, demande, une nuit, au Seigneur pourquoi il est indifférents de vivre ou de mourir. Il lui répond : « Lorsque l’époux conduit l’épouse à sa roseraie pour y cueillir des roses afin de les tresser, celle-ci prend tant de plaisir au doux entretien de l’époux qu’elle ne s’enquiert nullement des sortes de roses qu’il a l’intention de cueillir ; promptement et sans autre réflexion, elle dispose dans la guirlande chaque rose que l’époux choisit (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ainsi conclu le Seigneur, l’âme fidèle, dont toute la joie est de faire ma volonté et de s’y conduire comme en une roseraie, est à coup sûr indifférente au jeu de mon bon plaisir, pouvant lui rendre la santé ou mettre un terme à sa vie d’ici-bas ; car dans la plénitude d’une absolue confiance, elle s’est tout abandonnée à la conduite paternelle » (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Pour moi, certes, la vie c’est le Christ, et mourir représente un gain. Cependant… j’hésite à faire un choix » (Philippiens 1, 21-22).

 

Dans ma vie

 

Gertrude demande souvent au Seigneur la guérison ou du moins la force de pouvoir assister à l’office ; mais elle est toujours prête à acquiescer à son bon vouloir. Si, le plus souvent, Jésus juge meilleur pour elle et pour les autres de ne pas atténuer ses épreuves, presque à chaque fois il la console en lui manifestant le bien qu’est l’offrande de ses souffrances pour autrui et en la faisant reposer tendrement sur son coeur. Demandons-lui de ne pas permettre « que la fatigue nous abatte, alors que nous attendons la venue bienheureuse de celui qui nous rendra les forces et la santé » (Collecte du 2e mercredi).

 

Résolution : J’offre toutes les fatigues de la journée pour les malades et je demande pour eux et pour moi une grâce d’abandon à la volonté de Dieu.

 

Samedi

L’attention du coeur

 

La nuit de la fête des 11 000 Vierges, alors qu’on lisait la parabole des Vierges Sages et qu’on la méditait dans plusieurs répons, eut lieu ce dialogue avec le Seigneur : « Où est ta lampe ? » Gertrude répondit : « Voici, Seigneur, que je vous présente mon coeur en guise de lampe ». Le Seigneur : « Je le remplirai jusqu’au bord de l’huile de mon Divin Coeur ». Mais elle : « Et quelle en sera la mèche ? » Le Seigneur : « Cette mèche qui luira doucement pour moi sera cette attention aimante qui te fait tendre tout droit vers moi en toute tes actions » (Héraut de l’Amour Divin IV-LIV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Bien que l’homme par fragilité de nature omette parfois de tendre son attention vers Dieu, celui-ci pourtant, dans sa bonté miséricordieuse, ne néglige pas de tenir toutes nos œuvres pour dignes d’une récompense éternelle, pourvu seulement que nous ne détournions pas délibérément de lui, et que nous nous repentions souvent de tout ce que nous reproche notre conscience » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 34).

 

Parole de Dieu : « Voici l’Epoux ! Sortez à sa rencontre… Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces ». (Matthieu 25, 6-10).

 

Dans ma vie

 

Dans notre attente de la venue de l’Epoux, retenons la leçon de vigilance de cet évangile lu en la fête de Sainte Lucie. Sommes-nous de ces veilleurs qui, selon la collecte d’hier, « vont à sa rencontre avec des lampes allumées » ? Cette parabole, Jésus l’explique donc lui-même à Sainte Gertrude. La vigilance n’est pas seulement un état physique, celui de ne pas céder au sommeil, puisque les dix vierges se sont endormies. C’est un état de l’âme, attentive à son Dieu toujours en train de venir ; la disponibilité intérieure permanente, « l’attention aimante d’un coeur toujours prêt.

 

Résolution :Pour être prêt, je pense à mon attitude de chrétien. Suis-je fidèle à faire de petites prières à Dieu, un acte quotidien d’humilité ? Je prépare l’évangile de demain pour être plus attentif lors de sa proclamation.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Gertrude

 

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