Le Mois de Saint Joseph

Avec la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

3scene

Treizième jour

Naissance du Sauveur

 

Il était déjà tard quand Joseph et Marie arrivèrent à 'la grotte. La jeune ânesse, qui, depuis qu’ils étaient entrés dans la maison paternelle de Joseph, avait couru de côté et d’autre autour de la ville, vint alors à leur rencontre et se mit à sauter joyeusement auprès d’eux. Alors la sainte Vierge dit à Joseph : « Voyez, c’est certainement la volonté de Dieu que nous entrions ici ». Joseph mit l‘âne sous l’espèce de toit qui était en avant de l’entrée de la grotte, puis, ayant préparé un siège pour la sainte Vierge, elle s’y assit pendant, qu’il se procurait de la lumière et entrait dans la grotte. L’entrée était un peu obstruée par des bottes de paille, et des nattes posées contre les parois. Il y avait aussi dans la grotte même divers objets qui l’encombraient. Joseph la débarrassa de manière à préparer à la sainte Vierge une place commode du côté oriental de la grotte. Il attache une lampe allumée a la paroi, et fit entrer Marie, qui se plaça sur le lit de repos qu’il lui avait préparé avec des couvertures et quelques paquets. Il s’excusa humblement de n’avoir pu lui procurer qu’un si mauvais gîte ; mais Marie, intérieurement, était contente et joyeuse.

Quand elle se fut installée, Joseph sortit avec une outre de peau qu‘il portait avec lui, et alla derrière la colline, dans la prairie où coulait un petit ruisseau. Il remplit l’entre d’eau et la rapporta dans la grotte. Il alla ensuite a la ville pour y acheter un peu de vaisselle, des fruits et du bois à brûler. Le sabbat était proche, et à cause des nombreux étrangers qui avaient à se procurer des provisions, on avait dressé au coin des rues des tables chargées des objets les plus indispensables.

Joseph revint, portant des charbons allumés dans une espèce de boîte grillée. Il les plaça à l’entrée de la grotte, et allume du feu avec un petit fagot de morceaux de bois sec. Il apprêta ensuite un repas qui se composait de petits pains et de quelques fruits cuits. Quand ils eurent mangé et prié, Joseph prépara un lit pour la sainte Vierge ; il étendit sur une litière de jonc une couverture semblable a celles que nous avons vues dans la maison de sainte Anne, et plaça une autre couverture roulée pour appuyer sa tête. Après avoir fait entrer l’âne et l’avoir attaché dans un endroit où il ne pouvait pas gêner, il boucha les ouvertures de la voûte par où l’air venait, et disposa la place où lui-même devait reposer à l’entrée de la grotte.

L’heure du Sabbat étant arrivée, il se plaça avec la sainte Vierge sous la lampe, et récita avec elle les prières du Sabbat. Après quoi ils prirent ensemble leur modeste repas. Puis Joseph repartit pour la ville, et Marie s’enveloppa pour se livrer au repos. Pendant l’absence de Joseph, la sainte Vierge pria à genoux. Elle s’agenouilla sur sa couche ; puis elle s'étendit sur la couverture, couchée sur le côté. Sa tête reposait sur son bras, qui était posé sur l’oreiller. Joseph revint tard. Il pria encore et se jeta humblement sur son pauvre grabat à l’entrée de la grotte.

La sainte Vierge passa le Sabbat dans la grotte de la Crèche, priant et méditant avec une grande ferveur. Joseph sortit plusieurs fois ; il alla probablement à la Synagogue de Bethléem. Ils ne mangèrent ce jour-là que des aliments préparés les jours précédents et, prièrent ensemble. Dans l’après-midi, temps où les Juifs font ordinairement leur promenade du jour du sabbat, Joseph conduisit la sainte Vierge à la grotte du tombeau de Maraha, nourrice d’Abraham. Elle resta quelque temps dans cette grotte, qui était plus spacieuse que celle de la Crèche, et où Joseph lui arrangea un siège ; elle se tint aussi sous l’arbre qui était auprès, toujours priant et méditant, jusqu’après la clôture du sabbat. Marie avait dit à Joseph que la naissance de l'Enfant aurait lieu ce jour même, à minuit ; car c‘était à cette heure que se terminaient les neuf mois écoulés depuis que l'Ange du Seigneur l’avait saluée. Elle l’avait prié de faire en sorte qu’ils pussent honorer de leur mieux, à son entrée dans le monde, l’Enfant promis par Dieu et conçu surnaturellement. Elle l’engagea aussi à prier avec elle pour les gens au cœur dur qui n’avaient pas voulu lui donner l’hospitalité. Joseph offrit a la sainte Vierge de faire venir pour l’assister deux pieuses femmes de Bethléem qu’il connaissait. Elle ne le voulut pas, et lui dit qu'elle n’avait besoin du secours de personne.

Joseph alla à Bethléem avant la fin du sabbat et aussitôt que le soleil fut couché, et y acheta Quelques objets nécessaires, une écuelle, une petite table basse, des fruits et des raisins secs, qu'il rapporta à la grotte de la Crèche. Il alla de la à la grotte de Maraha, et ramena la sainte Vierge à celle de la Crèche, où elle s’assit sur la couvcrture. Joseph prépara encore des aliments. Ils mangèrent et prièrent ensemble. Il établit alors une séparation entre la place qu’il avait choisie pour reposer et le reste de la grotte, à l'aide de quelques perches auxquelles il suspendit des nattes qu’il avait trouvées dans la grotte même. Il donna à manger à l‘âne qui était à gauche de l’entrée, attaché à la paroi de la grotte ; puis il remplit la mangeoire de la crèche de roseaux et d’herbe ou de mousse, et étendit dessus une petite couverture dont les extrémités retombaient sur les côtés.

Comme alors la sainte Vierge lui dit que son temps approchait et l’engagea à se mettre en prière dans sa chambre, il suspendit à la voûte plusieurs lampes allumées, et sortit de la grotte parce qu’il avait entendu du bruit devant l‘entrée. Il trouva là la jeune ânesse qui, jusqu’alors, avait erré en liberté dans la vallée des Bergers. Elle paraissait toute joyeuse, et jouait et bondissait autour de lui. Il l‘attache sous l‘auvent qui était devant la grotte et lui donna du fourrage.

Quand il revint dans la grotte, et qu’avant d’entrer dans son réduit il jeta les yeux sur la sainte Vierge, il la vit qui priait a genoux sur sa couche, lui tournant le dos, et regardait du côté de l’orient. Elle lui parut comme entourée de flammes, et toute la grotte ; semblait éclairée d’une lumière surnaturelle. Il regarda comme Moïse lorsqu’il vit le buisson ardent ; puis, saisi d’un saint effroi, il entra dans sa cellule et S’y prosterna la face contre terre.

Et la lumière qui environnait la sainte Vierge devint de plus en plus éclatante. La lueur de la lampe allumée par Joseph n’était plus visible. Marie, ayant sa large robe sans ceinture étalée autour d’elle. était à genoux sur sa couche, le visage tourné vers l’orient.

Quand vint d’heure de minuit, elle fut ravie en extase. Elle était élevée de terre a une certaine hauteur. Elle avait les mains croisées sur la poitrine. La splendeur allait croissant autour d’elle ; tout, semblait ressentir une émotion joyeuse, même les êtres inanimés. Le roc qui formait le sol et les parois de la grotte paraissaient s’animer dans la lumière. Mais bientôt la voûte ne fut plus visible ; une voie lumineuse, dont l’éclat augmentait sans cesse, allait de Marie jusqu’au plus haut des cieux. Il y avait là un mouvement merveilleux de gloires célestes, qui, s’approchant de plus en plus, se montrèrent distinctement Sous la forme de chœurs angéliques. La sainte Vierge, élevée de terre dans son extase, priait et abaissait ses regards sur son bien dont elle était devenue la Mère, et qui, faible Enfant nouveau-né, était couché sur la terre devant elle. Et Notre Seigneur apparut comme un petit Enfant lumineux, dont l’éclat éclipsait toute la splendeur environnante, couché sur le tapis, devant les genoux de sa Mère. Il semblait qu’il était tout petit et grandissait de plus en plus ; mais tout cela n’était que le rayonnement d‘une lumière ineffable qui échappait, aux regards mortels.

La Sainte Vierge resta encore quelque temps dans son extase. Puis elle mit un linge sur l’Enfant, mais ne le toucha pas, et ne le prit pas encore dans ses bras. Après un certain intervalle, l’Enfant-Jésus commença à se mouvoir et à pleurer ; ce alors que Marie sembla reprendre l’usage de ses sens. Elle prit l’Enfant, l’enveloppa dans le linge dont elle l’avait recouvert, et le tint dans ses bras contre sa poitrine. Elle s‘assit ensuite, s’enveloppa tout entière avec l'Enfant dans son voile, et se mit à l’allaiter. L’on vit alors autour d‘elle des Anges, sous forme humaine, se prosterner devant le nouveau-né et l’adorer.

Il s’était bien écoulé une heure depuis la naissance du Sauveur, lorsque Marie appela saint Joseph, qui priait encore la face contre terre. S’étant approché, il se prosterna plein de joie, d‘humilité et de ferveur. Ce ne fut que lorsque Marie l’eut engagé à presser contre son cœur le don sacré du Très-Haut, qu’ils e leva, reçut l‘Enfant dans ses bras et remercia Dieu avec des larmes de joie.

Alors la sainte Vierge emmaillota le divin Enfant. Marie n‘avait que quatre langes avec elle. Marie et Joseph s‘assirent ensuite par terre l’un pres de l‘autre. Ils ne disaient rien et semblaient tous deux absorbés dans la contemplation. Devant Marie, emmailloté ainsi qu’un enfant ordinaire, était couché le nouveau-né, beau et brillant comme un éclair... Mais quoi ! Ce lieu contenait le salut du monde entier, et personne ne s’en doutait.

Ils placèrent ensuite l‘Enfant dans la Crèche. Ils l’avaient remplie de roseaux et de jolies plantes,v sur lesquels étaient étendue une couverture ; elle était au dessus de l’auge creusée dans le roc, à droite de l’entrée de la grotte, qui s’élargissait là dans la direction du midi. Quand ils eurent mis l’Enfant dans la crèche, tous deux se tinrent à côté de lui, versant des larmes de joie et chantant des cantiques de louange. Joseph arrangea alors le lit de repos et le siège de la sainte Vierge à côté de la crèche. Elle était, avant et après la naissance de son divin Fils, habillée d’un vêtement blanc qui l‘enveloppait tout entière, et elle resta là pendant les premiers jours, assise, agenouillée, debout ou même couchée sur le côté et dormant, mais jamais souffrante ni fatiguée. Quand on venait la voir, elle s'enveloppait encore davantage dans ses vêtements et se tenait assise sur le tapis qui avait reçu le Sauveur à sa naissance.

 

Considération

Saint Joseph d'après le chanoine de Verdun

 

Un pieux auteur du XVIIe siècle, le bon M. Dognon, chanoine de Verdun, a dit des choses délicieuses sur notre saint Patriarche dans un petit ouvrage qu’il publia en 1633, sous ce titre : « Le Modèle du ménage heureux en l'histoire du mariage de saint Joseph ». Entendons-le :

« Dieu, dit-il, tient parfois les grandeurs et les excellences de ses premiers serviteurs cachées sous le sceau de sa providence pendant certain temps et jusqu’à ce que, pour le bien de son service et l’édification de son Église, il les étale et révèle à tout le monde, de l’un en l’un siècle, de l’autre en un autre, et de tous en la saison la plus avantageuse et commode pour l’avancement de sa gloire et de la leur.

Le Saint Esprit, qui a déterminé comme autant d'articles de foi certaines propositions en un siècle, qui au précédent avaient été laissées indifférentes et problématiquement disputées, n’a pas donné une vérité nouvelle à ces propositions, mais a seulement déclaré celles qu’elles contenaient dès le commencement.

Ainsi en est-il, en certain sens, de la gloire d‘aucuns saints, laquelle a demeuré un long temps comme éclipsée et couverte aux hommes jusqu’au jour où il a plu à Dieu la leur découvrir, non comme une excellence dont il les eût nouvellement doués, mais comme un rayon partant naturellement de la gloire qu‘ils possèdent de longtemps et qui était empêchée de se répandre ici-bas, par l'opposition du grand sceau de la sagesse divine pour l’empêcher de nuire en un temps, où il a grandement servi en un autre.

Qui n’avouera que cela est vrai particulièrement au fait de saint Joseph, dont les éminences ayant plusieurs siècles durant été quasi généralement inconnues, viennent nouvellement avec éclat a se manifester tous les jours ; si bien que désormais, avec l’applaudissement de toute l’Eglise, il va être reconnu l’un des premiers chefs d’oeuvre de la nature et de la grâce et le plus élevé de tous les hommes, après la sainte Vierge son Epouse, dans les splendeurs des saints et la gloire des bienheureux au ciel.

Ces prérogatives pourtant que l'on ne fait presque que commencer d’admirer en lui ne sont pas des bienfaits récents de la magnificence de Dieu a son égard. Les perfections qu‘il s’est acquises dans l‘exercice de la vertu et qui servent aujourd’hui à étoffer la couronne de sa gloire, ne lui sont pas des nouveaux acquêts, et le degré de béatitude duquel il jouit à présent est celui même dont le Roi de gloire, son cher nourrisson, le mit en possession dès il y a seize siècles, au jour de Son ascension au ciel.

Ce sont des étoiles qui, quoiqu’elles fussent enchâssées dès le commencement en cette belle contemplation, ont été toutefois (au moins pour la plupart) tenues cachées sous le sceau de Dieu un fort longtemps, ou, si elles ont été aperçues, ce n’a été que par des yeux extraordinairement aigus, forts et pénétrants, de quelque aigles, je veux dire de saint Augustin, de Saint Bernard, de saint Ambroise et autres pareils, qui, levant leur vue et l’arrêtant fixement en la contemplation de ce grand astre, y ont découvert, dès leur temps (mais plus pour leur consolation que pour l’instruction des peuples), beaucoup plus d’étoiles que le commun n’y en voyait. En même façon m‘est-il avis que saint Augustin lui-même dit que ceux qui ont les yeux vifs et perçants font journellement, sans l'emploi des lunettes, de nouvelles découvertes d’un nombre sans nombre d‘étoiles, qui se multiplient et comme se produisent a la foule, à mesure de l’attention et du loisir que l'on prend pendant le serein d‘une belle nuit à les regarder fixement et à les compter.

Mais, comme cette attention et cette force de vue n’a été que pour les aigles, que pour ces grands Docteurs qui ont par la force et la bonté de leur esprit le même avantage sur les autres hommes que l‘aigle sur le reste des oiseaux, aussi ces grandes merveilles de saint Joseph ont-elles été communément inconnues jusqu’à tant que Dieu ait levé le cachet, publié le secret, et rompu le voile (comme parle saint Bernard), pour manifester ces grandeurs à tout le monde...

Dire maintenant pourquoi 1’Eglise a différé si longtemps les honneurs que Jésus-Christ voulait qu’on rendit enfin à son cher nourricier, c‘est un mystère ; duquel nous ne savons pas assurément la raison. L’esprit de Dieu, assistant perpétuel de l’Eglise, le lui ayant ainsi ordonné, parce qu‘ainsi lui a plu et qu’il a jugé meilleur et plus expédient pour la gloire de Dieu et celle de son serviteur qui est avantageusement désintéressé, s’il faut ainsi parler, et reçoit bien les arrérages de ce délai en la grandeur des reconnaissances que l’on a commencées et que l’on continue de lui rendre partout... »

Après quoi le pieux auteur allègue pourtant les raisons de l'honneur de Notre Seigneur et de sa sainte Mère, qui eût pu être compromis, si l’on eût, dans les commencements, tant glorifié saint Joseph, dont il exalte enfin l’excellence, la gloire dans le ciel en corps et et l'âme, l‘estime dans laquelle nous devons le tenir, et les grands biens que nous procure sa dévotion.

 

Pratique

Messes et communions en l’honneur de Saint Joseph

 

La sainte Messe est, comme chacun sait, le sacrifice du Corps et du Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, offert sur la Croix d’abord, mais continué tous les jours sur nos autels pour nous appliquer à tous, jusqu’à la consommation des siècles, les fruits et les mérites de sa rédemption. Ce sacrifice ne s‘offre qu’à Dieu, mais on l‘offre souvent à Dieu en l‘honneur des saints, en le remerciant des grâces qu’il leur a accordées, et lui demandant par leur intercession celles dont nous pouvons avoir besoin. Non, les suffrages des saints n’ajoutent rien à l’infinie vertu du divin sacrifice, mais le parfum de leur mémoire, déjà si précieuse devant Dieu, venant à s‘imprégner de cette vertu infinie, lui devient bien plus agréable, et le dispose à accueillir bien plus favorablement les suppliques que nous lui adressons par leur médiation, médiation d’autant plus efficace, que ces saints occupent dans le ciel un rang plus élevé. Qui dira alors la puissance du saint sacrifice offert soit en l’honneur de la Très Sainte Vierge, soit en l’honneur de saint Joseph ?

Voulez-vous donc vous ménager la puissante intercession de saint Joseph auprès de Dieu, assistez à la sainte messe en son honneur. Assistez-y surtout dans Tes jours qui lui sont spécialement consacrés.

Voulez-vous que cette intercession de saint Joseph devienne encore plus efficace, et, pour ainsi dire, toute-puissante, célébrez ou faites célébrer le saint sacrifice à la même intention. Également, pour plaire à saint Joseph, faites de bonnes et saintes communions a sa gloire.

 

Prières

Récitées dans l’Institut de Saint Vincent de Paul

 

Glorieux saint Joseph, noble rejeton des rois de Juda, héritier des vertus de tous les Patriarches, auguste chef de la sainte famille du Verbe incarné, véritable modèle des âmes intérieures et ferventes, agréez, je vous en supplie, mes vœux et mes hommages. Vous êtes, et vous serez toujours, après Jésus et Marie, l'objet de mes plus profonds respects et de ma plus entière confiance. Je m’unis aujourd’hui à tous ceux qui vous invoquent, qui vous honorent et qui vous aiment, je vous félicite avec eux des grâces et des privilèges dont le Seigneur vous a comblé. Vous êtes mon protecteur et mon père. Je me consacre a votre culte et à votre service, et je veux tous les jours renouveler cette consécration et cet engagement, afin d’obtenir votre puissante intercession pendant,.ma vie, et surtout à l‘heure de ma mort.…

Oui, je vous consacre mon cœur , bienheureux Joseph, céleste Epoux de la Mère de Dieu, Père nourricier de son adorable Fils, confident, imitateur et coopérateur de l’un et de l’autre, mon illustre patron et très parfait modèle, et veux qu’après Jésus et Marie, vous soyez l’objet de mon amour. Que ne puis-je enchaîner mon cœur et celui des autres à votre trône ! Je vous l’offre et le soumets à votre empire. Offrez-le à Jésus et à Marie. Jamais cœur ne fut plus désireux que le vôtre de voir régner leur amour en nous ; enflammez-le dans le mien ; qu’il le possède, qu’il l’embrase, qu’il le consume... Obtenez-moi aussi un cœur contrit, une ferme confiance dans la miséricorde de mon Dieu, l’intelligence de la vie intérieure et du mystère de la Croix. Faites-moi vivre avant tout de l’esprit de Jésus crucifié, et qu’après avoir travaillé par Jésus, avec Jésus, pour Jésus, mes dernières paroles soient : « Jésus, Marie, Joseph ». Ainsi soit-il.

Extrait du « Mois de Saint Joseph ou Vie de Saint Joseph d’après Anne-Catherine Emmerich » par C.F. Fouet. Saint Dizier, Paris, 1872

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