Le Mois de Saint Joseph

Avec la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

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Seizième jour

Circoncision

 

Pendant le Sabbat, plusieurs personnes vinrent à la grotte de la Crèche, et le soir, après la clôture, les Esséniennes et la servante de Marie apprêtèrent un repas dans une cabane de feuillage, à l’entrée de la grotte. Joseph l'avait dressée avec l’aide des bergers. Il avait aussi vidé la chambre située dans l’entrée de la grotte, y avait étendu des couvertures par terre, et avait tout arrangé comme pour une fête, autant que le comportait sa pauvreté. Il avait ainsi disposé les choses-avant l’ouverture du Sabbat ; car le lendemain était le huitième j0ur depuis la naissance du Christ, lequel devait être circoncis ce jour-là, conformément au précepte divin.

Joseph était allé vers le soir à Bethléem, et il en avait ramené trois prêtres, un homme âgé et une femme qui paraissait une sorte de garde ou d‘assistante, employée ordinairement dans cette cérémonie. Elle apportait un siège dent on se servait en pareille circonstance, et une pierre plate, fort épaisse et de forme octogone, qui renfermait les objets nécessaires. Tout cela fut placé sur des nattes, à l’endroit où la cérémonie devait se faire, c‘est-a-dire à l’entrée de la grotte, entre le réduit de saint Joseph et le foyer. Le siège était un coffre avec des espèces de tiroirs, qui mis à la suite les uns des autres, formaient comme un lit de repos avec un appui d’un côté : on y était plutôt étendu qu'assis. La pierre octogone avait plus de deux pieds de diamètre ; au milieu était une cavité également octogone, recouverte d’une plaque de métal, et qui renfermait, dans des compartiments séparés, trois boites et un couteau de pierre. Cette pierre fut placée a côté du siège, sur un petit escabeau à trois pieds, qui jusqu’alors était toujours reste sous une couverture à la place où le Sauveur était né.

Quand on eut fait ces arrangements, les prêtres saluèrent la sainte Vierge et l’Enfant ; ils s’entretinrent amicalement avec Marie, et ils prirent dans leurs bras 1’Enfant, dont la vue les toucha. Le repas se fit ensuite dans la cabane de feuillage, et une quantité de pauvres gens, qui avaient suivi les prêtres, comme il arrivait toujours dans de semblables occasions, entourèrent la table, et, pendant le repas, reçurent des présents de saint Joseph et des prêtres, en sorte que tout fut bientôt distribué. Cependant le soleil s’était couché, et, en s‘abaissant à l'horizon, il avait laissé pénétrer ses rayons jusque dans la grotte par la porte ouverte.

Pendant la nuit, des lampes furent allumées dans la grotte, et l’on y pria beaucoup et chanta longtemps. La circoncision eut lieu au lever du jour. La Sainte Vierge était attristée et inquiète. Elle avait apprêté elle-même les linges destinés à recevoir le sang et à bander la plaie ; elle les tenait devant elle dans un pli de son manteau. La pierre octogone fut recouverte par les prêtres d'un drap rouge et d‘un autre drap blanc par-dessus, avec différentes prières et cérémonies ; puis l’un des prêtres s’appuya plutôt qu’il ne s’assit sur le siège, et la Sainte Vierge, qui se tenait voilée au fond de la grotte, avec l’Enfant sur les bras, le donna à la servante avec les linges destinés au pansement. Saint Joseph le reçut des mains de la servante, et le donna à la garde qui était venue avec les prêtres. Celle-ci plaça l’Enfant recouvert d’un voile sur la couverture de la pierre octogone.

On fit encore des prières ; puis cette femme ôta à l’Enfant ses langes et le remit sur les genoux du prêtre qui était assis. Saint Joseph se pencha par-dessus les épaules du prêtre et tint l’Enfant par le haut du corps. Deux prêtres s’agenouillèrent à droite et à gauche, tenant chacun un de ses petits pieds : celui qui devait accomplir la cérémonie s’agenouilla devant lui. On découvrit la pierre octogone et on enleva la plaque de métal pour avoir sous la main les trois boîtes où il y avait des eaux vulnéraires et de l’onguent. Le manche et la lame du couteau étaient de pierre. Le manche, brun et poli, avait une rainure où l’on faisait rentrer la lame ; celle-ci, qui était de couleur jaunâtre, ne paraissait pas très affilée. L’incision se fît avec la pointe recourbée du couteau. Le prêtre fit aussi usage de l’ongle tranchant de son doigt, exprime le sang de la blessure, et y mit du vulnéraire et d’autres ingrédients de même nature qu’il prit dans les, boites. La garde prit alors l’Enfant, et, après avoir bandé la plaie, lui remit ses langes. Cette fois, on emmaillota aussi ses bras qui étaient libres auparavant, et en roula autour de sa tête le voile dont on l’avait couvert. Il fut placé de nouveau sur la pierre octogone, et en fit encore des prières.

L’Ange avait dit à Joseph que l’Enfant devait s’appeler Jésus ; mais le prêtre n’agréa pas d’abord ce nom, et se mit en prière pour consulter le Seigneur. Un Ange alors lui apparut et lui montra le nom de Jésus sur un écriteau, pareil à celui qui surmonta la croix sur le Calvaire. Puis, tout ému, il écrivit ce nom sur un parchemin, comme en cédant a une impulsion d’en-haut. L’Enfant Jésus pleure beaucoup après la cérémonie de la circoncision. Saint Joseph le reprit et le mit dans les bras de la Sainte Vierge, qui était restée au fond de la grotte avec deux femmes. Elle le prit en pleurant, se retira dans le coin où était;la crèche, s’assit, couverte de son voile, et apaise l’Enfant en lui donnant le sein. Saint Joseph lui remit aussi des linges teints de sang. On pria de nouveau et l’on chanta des cantiques. La lampe brûlait encore, quoiqu’il fît alors tout à fait jour. Bientôt la sainte Vierge revint avec l’Enfant et le posa de nouveau sur la pierre octogone. Les prêtres lui croisèrent alors les mains au-dessus de la tête de l’Enfant, et lui dirent qu’elle pouvait l’emporter.

Avant de retourner à Bethléem, les prêtres mangèrent quelque chose avec saint Joseph et deux bergers qui, pendant la cérémonie, étaient restés à l’entrée de la grotte, dans la cabane de feuillage. Il a été constaté que tous ceux qui avaient assisté à la sainte cérémonie étaient des gens de bien, et que les prêtres, plus tard, embrassèrent la doctrine du Sauveur. Toute la matinée, on fit encore des distributions aux pauvres qui venaient à la porte. Pendant la cérémonie, l’âne était resté attaché à l’écart.

Ce même jour encore, beaucoup de mendiants fort sales, portant des paquets et venant de la vallée des Bergers, passèrent devant la grotte de la Crèche. Ils semblaient aller à Jérusalem pour une fête. Ils demandèrent l’aumône très insolemment et proférèrent des malédictions et des injures près de la crèche, parce qu'ils ne trouvaient pas que Joseph leur eût donné assez.

La nuit suivante, l’Enfant fut souvent privé de sommeil par la douleur qu’il ressentait : il pleurait beaucoup. Marie et Joseph le prirent tour a tour sur leurs bras et le promenèrent autour de la grotte, en essayant de le calmer.

Le lendemain soir, Elisabeth arriva de Jutta a la grotte de la Crèche, montée sur un âne que conduisait un vieux domestique. Joseph la reçut très amicalement ; Marie et elle s’embrassèrent avec des sentiments de joie indicible. Elle pressa l’Enfant Jésus sur son cœur en versant des larmes. On lui prépara une couche près de la place où Jésus était né. Devant cette place il y avait un tréteau élevé, comme une espèce de tréteau de scieur, sur lequel était un petit coffre où l’on mettait souvent l’Enfant Jésus. Ce devait être une chose habituelle p0ur les enfants, car, déjà chez Sainte Anne, Marie, dans sa première enfance, avait reposé sur un tréteau semblable.

Mais, une fois arrivée, Elisabeth et Marie, assises à côté l’une de l'autre, ne se lassaient pas de s’entretenir affectueusement. La sainte Vierge raconta a sa cousine tout ce qui lui était arrivé jusqu’alors ; et quand elle parla de ce qu’elle avait souffert en cherchant un logement à Bethléem, Elisabeth pleura amèrement. Elle lui raconte, aussi beaucoup de choses touchant la naissance de Jésus. Elle dit qu’au moment de l’Annonciation elle avait été ravie en esprit pendant dix minutes et qu’elle avait eu le sentiment que son coeur devenait double et qu’un bien inexprimable entrait en elle et la remplissait tout entière. Au moment de la Nativité, elle avait eu aussi un ravissement avec le sentiment que les Anges la portaient en l’air agenouillée, et il lui semblait que son coeur était divisé en deux et qu’une moitié se séparait de l’autre. Elle avait perdu dix minutes l’usage de ses sens ; puis ressentant un vide intérieur et un désir immense d’un bien infini qu’elle avait eu jusque là au dedans d’elle et qui n’y était plus, elle avait vu devant elle une éclatante lumière dans laquelle son Enfant avait semblé croître sous ses yeux. Elle l’avait alors vu remuer et entendu pleurer ; puis revenant à elle, l’avais pris sous sa couverture et pressé contre son sein. Car au commencement il lui avait semblé qu’elle rêvait, et elle n’avait pas osé prendre l’Enfant au sein de la lumière où il était plongé. Elle dit aussi qu’elle n’avait pas eu la conscience du moment ou l’Enfant s’était séparé d’elle. Élisabeth lui dit : « Vous avez eu dans votre enfantement des grâces que n’ont pas les autres femmes ; celui de Jean a aussi été plein de douceur, mais les choses se sont passées bien autrement ».

Bien des personnes sont venues visiter la Sainte Vierge et l’Enfant. L’on vit aussi passer plusieurs fois de ces mendiants insolents qui se retiraient l’outrage à la bouche. Saint Joseph ne leur a plus rien donné.

Un autre jour, Marie se cacha encore avec l’Enfant Jésus et Elisabeth dans la grotte latérale, voisine de la grotte de la Crèche. Elles y restèrent toute la nuit. Marie s’y décida, parce que des gens de distinction de Bethléem venaient en foule à la crèche par curiosité. Elle ne voulut pas se montrer à eux.

Enfin la sainte Vierge, avec l’Enfant Jésus, sortit de la grotte de la Crèche et alla dans une autre grotte placée à droite. L’entrée en était très étroite ; quatorze marches en pente conduisaient d’abord dans un petit caveau, puis dans une chambre souterraine plus spacieuse que la grotte de la Crèche. Joseph la sépara en deux au moyen d’une couverture suspendue en l’air. La partie voisine de l’entrée était semi-circulaire ; l’autre partie était carrée. La lumière ne venait pas par en haut, mais par des ouvertures latérales qui traversaient une grande épaisseur de rocher. Les jours précédents, un homme âgé avait enlevé de cette grotte des fagots, des bottes de paille et des paquets de roseaux, comme ceux dont Joseph se servait pour faire du feu. Ce fut un berger qui leur rendit ce service. Cette grotte était plus claire et plus spacieuse que celle de la Crèche. L’âne n’y était pas. L’Enfant-Jésus y fut couché dans une auge creusée dans le roc. Pendent les jours précédents, Marie avait souvent montré aux visiteurs son cher Enfant enveloppé d'un voile et n’ayant sous ce voile d’autre vêtement qu'un linge qui lui entourait les reins. D’autres fois, il était entièrement emmailloté.

De son côté, la garde qui avait assisté à la circoncision est souvent venue visiter l’Enfant. Marie lui donnait presque tout ce qu’apportaient les visiteurs, afin qu’elle le distribuât aux pauvres de Bethléem.

 

Considération

Saint Joseph d’après Bossuet

 

Après et entre les saints et les maîtres de la vie spirituelle, les maîtres de la science et de la parole ont célébré également les louanges de saint Joseph. Le premier qui surgit à l’horizon, c’est leur prince à tous, Bossuet, que l’on a appelé le dernier Père de l’Eglise. C’est à ce titre sans doute que, dans ses Elévations sur les mystères, il a parlé de saint Joseph à la manière des anciens Pères, en exposant le texte sacré. Mais voilà qu’oracle des temps nouveaux, dans un siècle où l‘on ne parlait encore que bien timidement de l’excellence de saint Joseph, il lui consacre deux magnifiques Panégyriques, qui sont en même temps deux de ses plus admirables chefs d'œuvre. Il nous montre, dans le premier, comment saint Joseph a été le juste par excellence, ayant pratiqué à la perfection les trois vertus essentielles de l’homme juste: la simplicité, le détachement, l’amour de la vie cachée. Il aborde, dans le second, avec son coup d’œil d’aigle et sans sourciller, toutes les profondeurs de la théologie relatives au saint Patriarche, sans que son expression fasse jamais défaut à la sublimité de sa pensée.

Il commence cet incomparable panégyrique par établir que trois dépôts furent confiés au juste Joseph par la divine Providence : la sainte virginité de Marie, la personne de Jésus-Christ, et le secret du Père éternel dans l’Incarnation de son Fils. Il montre ensuite comment saint Joseph a gardé ces trois dépôts : le premier, par sa pureté angélique, répondant en quelque sorte à celle de Marie ; le second, par la continuation persévérante de ses soins à Jésus au milieu des persécutions qui l’attaquèrent dès son enfance ; le troisième, par son humilité et son amour de la vie cachée, qui lui firent conserver intact le secret du mystère de l’Incarnation.

Mais il faut l’entendre exposer ce qui regarde le céleste mariage de Marie et de Joseph, dans lequel il trouve, avec saint Augustin, le sacré contrat, l’amour conjugal, et, comme fruit de cette union, le Sauveur Jésus.

Le sacré contrat ! « Car Marie, dit-il, appartient à Joseph, et Joseph à la divine Marie ; si bien que leur mariage est très véritable, parce qu’ils se sont donnés l’un à l’autre. Mais de quelle sorte se sont-ils donnés ? Pureté, voici ton triomphe. Ils se donnent réciproquement leur virginité ; et sur cette virginité, ils se cèdent un droit mutuel. Quel droit ? Celui de se la garder l'un à l’autre. Oui, Marie a droit de garder la virginité de Joseph, et Joseph a droit de garder la virginité de Marie ; ni l’un ni l’autre n’en peut disposer, et toute la fidélité de ce mariage consiste à garder la virginité. Voilà les promesses qui les assemblent, voilà le contrat qui les lie. Ce sont deux virginités qui s’unissent pour se conserver éternellement l'une l’autre, par une chaste correspondance de désirs pudiques.

Qui pourrait, maintenant, nous dire quel devait être l’amour conjugal de ces bienheureux mariés ? Car, ô sainte virginité ! Vos flammes sont d’autant plus fortes, qu’elles sont plus pures et plus dégagées, et le feu de la convoitise qui est allumé dans nos corps ne peut jamais égaler les chastes embrasements des esprits que l’amour de la pureté lie ensemble. Mais où est-ce que cet amour si spirituel s‘est jamais trouvé si parfait que dans le mariage de saint Joseph ? Car dites-nous, ô divin Joseph ! qu’est-ce que vous aimez en Marie ? Ah ! Sans doute, ce n’était pas la beauté mortelle, mais cette beauté cachée et intérieure dont la sainte virginité faisait le principal ornement. C‘était donc la pureté de Marie qui faisait le chaste objet de ses feux ; et plus il aimait cette pureté, plus il la voulait conserver, premièrement en sa sainte épouse, et secondement en lui-même, par une entière unité de cœur ; si bien que son amour conjugal, se détournant du cours ordinaire, se donnait et s’appliquait tout entier a garder la virginité de Marie...

Mais comment le Sauveur Jésus fut-il le fruit sacré de ce saint mariage ? « C’est à cause de sa pureté, dit-il, que Marie a plu au Père éternel ; c’est à cause de sa pureté que le Saint Esprit se répand en elle, et recherche ses embrassements pour la remplir d’un germe céleste. Et, par conséquent, ne peut-on pas dire que c’est sa pureté qui la rend féconde ? Que si c’est sa pureté qui la rend féconde, je ne craindrai plus d‘assurer que Joseph a participé à ce grand miracle ; car si cette pureté angélique est le bien de Marie, elle est le dépôt, et non-seulement le dépôt, mais encore le bien de son chaste époux. Elle est a lui par son mariage, elle est à lui par les chastes soins par lesquels il l’a conservée. Ô féconde virginité ! Si vous êtes le bien de Marie, vous êtes aussi le bien de Joseph. Marie l’a vouée, Joseph la conserve, et tous deux la présentent au Père éternel comme un bien gardé par leurs soins communs. Comme donc il a tant de part a la sainte virginité de Marie, il en prend aussi au fruit qu’elle porte. C'est pourquoi Jésus est son Fils, non pas à la vérité par la chair, mais par l‘esprit, à cause de l’alliance virginale qui le joint avec sa mère ».

Et le reste, que nous n’entreprendrons pas même d’analyser ici.

 

Pratique

Anneau de saint Joseph

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La précieuse relique de l’anneau nuptial que saint Joseph donna à la sainte Vierge, lors de leur angélique mariage, se conserve à Pérouse, où il est l’objet de la pieuse vénération des fidèles, et surtout des époux chrétiens, qui sont trop heureux de pouvoir faire toucher leurs anneaux de mariage a celui de Marie et de Joseph, comme pour attirer sur leur mariage leur protection plus particulière. De là, pour les époux chrétiens de tous les pays, le pieux usage de porter aux doigts des anneaux bénits sous l'invocation du glorieux Patriarche.

Pour les personnes non engagées dans le mariage, elles peuvent aussi porter de ces anneaux, soit en vue de mériter davantage la protection de saint Joseph, soit comme témoignage de leur fidélité à son service, soit comme gage perpétuel de leur saint esclavage.

Tout prêtre peut bénir ces anneaux sans une autorisation spéciale. Voici une formule de bénédiction qui se trouve dans les Bréviaires de l’Ordre du Carmel, et qui est usitée dans les couvents de l’Association des Enfants de saint Joseph :

 

Bénédiction de l’anneau de Saint Joseph

 

V. Adjutorium nostrum, etc. R. Qui fecit, etc.

 

Oremus. Deus, cujus verbe sanctificantur omnia quæ percipimus, effunde, quæsumus, benedictionem tuam super nos et super hunc annulum, ut per intercessionem beatæ Mariæ semper Virginis, ac ejus sponsi Joseph, quæeumque præsentis vitae necessitas postulat, misericorditer cum gratiarum actione assequamùr. Per Christum Dominum nostrum. Amen.

 

Prière

Récitée dans l’Institut de Saint Jean-Baptiste de la salle

 

« Glorieux saint Joseph, qui avez été choisi de Dieu pour être le Père nourricier du Verbe fait chair, le fidèle Epoux et le gardien de la pureté de la très-sainte Vierge, obtenez-nous du Père une parfaite soumission à sa sainte volonté ; du Fils, une application intérieure à ses divins mystères ; et du Saint-Esprit, la pureté du cœur et du corps, ainsi qu’une entière fidélité à ses grâces ».

Telle est la prière, ô bon saint Joseph, que vous adressent tous les jours les pieux Enfants de Saint Jean-Baptiste de la Salle, nos admirables Frères des Écoles chrétiennes, qui savent si bien vous imiter et marcher dans cette voie de la simplicité et de l’humilité que vous avez tracée à la suite de Jésus et de Marie. Mais comme nous avons bien plus besoin qu’eux de ces vertus, qui vous sont chères, et dans le désir de les obtenir plus efficacement, nous nous unissons à eux pour vous les demander également pour nous, afin que, n0us aussi, nous parvenions à vivre, comme eux et comme vous, dans une parfaite soumission ai la sainte volonté de Dieu le Père, dans la vraie application intérieure aux divins mystères du Fils, et dans cette pureté de cœur et de corps que le Saint Esprit seul peut mettre en nous, en nous donnant l’entière fidélité à ses grâces. Obtenez-nous ces vertus, tout-puissant saint Joseph, de Celui qui, vous ayant adopté pour son Père, fait encore dans le ciel toutes vos volontés, comme il les faisait autrefois sur la terre.

 

Extrait du « Mois de Saint Joseph ou Vie de Saint Joseph d’après Anne-Catherine Emmerich » par C.F. Fouet. Saint Dizier, Paris, 1872

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