20 octobre 2021

Le Mois de Saint François d’Assise

Le Mois de Saint François d’Assise

 

42 La fondazione del Terz Ordine

 

Vingt-et-unième jour

Le Tiers-Ordre

 

Prélude : Représentons-nous les premiers Tertiaires aux pieds du saint fondateur, recevant de ses mains bénies l'habit religieux et écoutant ses pieuses exhortations.

 

Réflexions

 

C'était en 1221. Déjà, le premier des trois ordres du séraphique Patriarche comptait douze années d'existence. La fondation du second ordre avait suivi de près celle du premier, à la grande admiration du peuple, émerveillé de la sainteté des pauvres Clarisses. Mais, les simples fidèles, retenus dans le monde par des liens qui les empêchaient de suivre cet entraînement universel vers le sacrifice, s'affligeaient de ne pouvoir suivre ce mouvement de la foi et de l'amour. De là vint la fondation du troisième ordre.

Saint François rencontra un jour sur sa route un de ses anciens amis de jeunesse, le marchand Luchesio. Cet homme, autrefois renommé pour son avarice et ses passions politiques, s'était converti et édifiait tous ses concitoyens par une vie exemplaire. Plus d'une fois, sa compagne et lui avaient supplié François de leur tracer une règle de perfection appropriée à leur état. Le saint entra chez eux et leur dit : « J'ai songé depuis peu à instituer un troisième ordre où les personnes mariées pourront servir Dieu d'une manière parfaite ; et je crois que vous ne sauriez mieux faire que d'y entrer ». Luchesio et Bona Donna furent les premiers tertiaires franciscains. Le fondateur leur fit prendre un habit simple et modeste, de couleur cendrée, avec une corde à plusieurs nœuds pour ceinture, et leur prescrivit la pratique de différents exercices de piété, en attendant une règle spéciale. Il la composa l'année suivante, et un grand nombre de laïques fervents s'inscrivirent parmi ses religieux observateurs.

Approuvé d'abord verbalement par Honorius III, le Tiers Ordre reçut de ce même Pontife une approbation solennelle, qui combla de joie le séraphique Père.

Dès lors, sans se détourner de sa vie de continuelle oraison et des soins que réclamaient le premier et le second ordre, il s'employa avec zèle jusqu'à la fin de sa vie à développer et à affermir cette grand œuvre. Il formait aux vertus de leur nouvel état les Frères et les Sœurs, déjà revêtus du saint habit Tertiaire ; il les réunissait et présidait leurs assemblées. À la tendre sollicitude dont il les entourait, il était aisé de voir qu'il les confondait dans une même affection avec les nombreux disciples que Dieu lui avait donnés dans ses deux premiers ordres. Au milieu des nombreuses souffrances et des angoisses de ses longues maladies, il les recommandait sans cesse au Seigneur, et, à l'exemple de Jésus-Christ, son modèle, il priait, avec la tendresse d'un père, non-seulement pour les tertiaires, ses contemporains, mais aussi pour tous ceux qui dans la suite des siècles viendraient prendre place au sein de l'innombrable famille dont il était le patriarche. Il les bénit encore une fois de son lit de mort ; et mesurant alors d'un regard prophétique les trésors de grâce et les immenses ressources de salut que ces trois ordres devaient assurer aux générations à venir, il en rendait grâces à Dieu et se réjouissait en quittant la terre d'y laisser après lui une arche sainte à trois compartiments, où viendraient se réfugier de véritables enfants de Dieu, pour se dérober au déluge d'erreurs et d'iniquités qui couvre et souille le monde, et se préserver plus efficacement de la perdition éternelle.

 

Pratique : Favoriser autour de soi l'entrée dans le Tiers Ordre.

Invocation : Saint François, père du Tiers Ordre, priez pour tous les Tertiaires Franciscains.

 

Icône de l'Engagement Franciscain

 

Fioretti

Jésus et le Tiers Ordre

 

Notre séraphique Père François d'Assise s'était retiré sur le mont Alverne, pour s'y appliquer plus librement à la contemplation. Le Frère Léon, dont il ne se séparait jamais, vit un soir la cellule de notre saint éclairée d'une brillante lumière. Une flamme très pure ceignait la tête de François d'une éclatante auréole. Il entendait comme un colloque entre deux ou plusieurs personnes, et il voyait ce séraphin de la terre mettre par trois fois la main dans son sein et l'étendre ensuite vers la flamme. Désireux de connaître le sens caché de cette mystérieuse vision, il pria son bienheureux Père de lui en donner l'explication. « Dieu, dit alors François, m'est apparu au milieu de la flamme que vous avez aperçue. Dans son infinie bonté, il m'a développé d'impénétrables mystères, et m'a donné une très profonde connaissance de lui-même, en me demandant de lui offrir quelque chose en retour de toutes les faveurs dont il me comblait. Ah ! Seigneur, lui disais-je, ma pauvreté est extrême ; je n'ai rien à mon usage, si ce n'est le pauvre habit qui me couvre ; mon corps et mon âme sont à vous, dès longtemps je vous en ai fait le sacrifice. Alors il me pressait de lui offrir ce que j'avais dans mon sein ; y portant la main, grande a été ma surprise d'en retirer une belle pièce d'or dont je lui ai fait aussitôt hommage, j'y en ai trouvé deux autres encore, et, comme la première, je les lui ai offertes avec bonheur. Tout cela se passait au moment où vous m'avez vu étendant le bras vers la flamme. Pendant que je remerciais le Seigneur de tant de bienfaits, il a daigné me faire connaître que les trois pièces d'or dont je venais de lui faire hommage étaient le symbole des trois ordres établis par moi, depuis peu, avec le secours de sa grâce, et qu'il les avait pour agréables ». (Manuel du Tiers Ordre de la pénitence de saint François d'Assise, par le Père Salvator d'Ozieri).

 

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