13 décembre 2021

Le Mois des Bergers

Le Mois des Bergers

 

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Quatorzième jour

Les apostasies

14 Décembre

 

« Malheur au pasteur du néant qui abandonne le troupeau ! L'épée tombera sur son bras et sur son œil droit. Son bras séchera certainement, et son œil droit sera entièrement obscurci ». (Zacharie 11, 17).

 

I. Nous disions hier que le sacerdoce, pour n'être pas un vain mot, un don de Dieu rendu stérile, doit, après avoir été reçu, être exercé. Ceux qui, au détriment du troupeau, ne font pas fructifier ce don, l'Ecriture les appelle « des pasteurs de néant ». En effet, ils ne sont les apôtres de rien. Ils ont reçu mission de parler, et ils se taisent ; mission d'offrir le saint Sacrifice pour les péchés du peuple, et ils désertent les saints autels ; mission de diriger les âmes dans les voies du salut et d'administrer les sacrements, et leur troupeau gît abandonné ou erre loin de son berger. C'est l'apostasie par abstention. Elle est criminelle et sacrilège ; mais ce n'est pas encore l'apostasie arrivée à ce degré, où Dieu, la prenant en abomination, lui réserve d'affreux châtiments…

Quand nous désertons nos devoirs et surtout quand cette désertion est nuisible aux intérêts spirituels ou temporels de notre prochain, nous commettons un des plus grands péchés qu'il soit possible de commettre... Nous péchons à la fois contre Dieu, contre nos frères et contre nous- mêmes. Rien n'est de rigueur comme l'accomplissement d'un devoir... Si un seul jour tous les hommes manquaient à tous leurs devoirs, toute harmonie sociale serait détruite…

II. Il y a aussi les pasteurs qui s'inquiètent plus d'eux-mêmes que de leurs brebis ; des pasteurs « qui se repaissent eux-mêmes et qui ne font point paître les brebis », « qui en mangent la graisse, qui en tondent la laine, qui tuent ce qui est gras et qui ne paissent point le troupeau ». « J'en veux à ces pasteurs, dit l'Eternel, et je redemanderai mes brebis de leurs mains ; je les ferai cesser de paître mes brebis et ils ne se repaîtront plus eux-mêmes ». C'est l'apostasie par égoïsme. Ce n'est pas pour nous-mêmes que Dieu nous enrichit. Le jour où la surabondance des biens spirituels ou temporels vient à nous, nous pouvons être certains que notre mission est de répandre ces biens dont nous ne sommes plus que les dépositaires. Nous sommes, par cela même, des pasteurs ; la charge d'âmes nous incombe. Il faut, de toute rigueur, que nous donnions de notre superflu aux brebis qui manquent de tout à nos côtés. Si, au lieu de cela, nous prenons encore aux brebis leur graisse et leur laine pour nous enrichir, nous commettons une apostasie par égoïsme. Nous désertons notre devoir vis-à-vis de nos frères et nous trahissons leurs intérêts pour ne songer qu'aux nôtres; bien plus, nous nous faisons un trésor en prenant un peu sur les besoins de chacun.

III. Enfin, il y a des pasteurs qui, au lieu de conduire leur troupeau dans de bons pâturages, le mènent paître dans des champs remplis d'herbes vénéneuses ; de sorte que les brebis tombent malades, dépérissent et meurent. Ce sont ceux qui, ayant reçu mission de prêcher la vérité, dont ils sont les ministres, se séparent de la science et de la doctrine de l’Église, et publient une science et une doctrine nouvelles, en opposition absolue avec l'enseignement catholique. Ils érigent chaire contre chaire, et se consacrent au triomphe de l'erreur. C'est l'apostasie dans tout ce qu'elle a d'infâme et de hideux. Misérables pasteurs ! Non-seulement ils ne nourrissent pas les brebis, mais ils les trompent et leur tendent des pièges, pour se donner l'infernale satisfaction de les voir périr. C'est bien à ce pasteur que Dieu dit « que l'épée tombera sur son bras et sur son œil droit ; que son bras séchera certainement et que son œil droit sera entièrement obscurci ». Lorsque non- seulement nous ne faisons pas à notre prochain le bien que nous sommes chargés de lui faire mais qu'au contraire nous lui ravissons son bien et l'accablons de maux ; nous commettons une véritable apostasie devant Dieu, et nous tombons sous le coup des anathèmes dont il menace les apostats.... Oh ! Prenons bien garde à cette pente fatale, qui commence par la désertion du devoir, se continue par l'égoïsme au détriment d'autrui, et aboutit à la perte de celui que nous avions mission de sauver !…

 

solution : De peur de tomber jamais dans aucun de ces degrés de l'apostasie, je remplirai mon devoir, quel qu'il soit, avec le plus grand scrupule de conscience.

Bouquet spirituel : « Je paîtrai mes brebis dans de bons pâturages, et leur parc sera dans les hautes montagnes d'Israël ; et là, elles coucheront dans un bon parc, et paîtront dans les pâturages gras sur montagnes d'Israël ». (Ezékiel 34, 44).

 

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